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Il y a 50 ans, Charles de Gaulle décidait de retirer la France du commandement militaire intégré de l’Otan

Il y a un demi-siècle jour pour jour, - le 21 février 1966 -, lors d'une conférence de presse mémorable à Paris, Charles de Gaulle annonça au monde entier le retrait de la France du commandement militaire intégré de l'OTAN. 

CONFÉRENCE DE PRESSE DU GÉNÉRAL DE GAULLE (Paris, 21 février 1966)

Il le fit dans ces termes (la vidéo de ce passage peut être visionnées dans les archives de INA en cliquant ici)

charles-de-gaulle-otan

Conférence de presse du 21 février 1966

Extrait du verbatim de la conférence de presse :

Rien ne peut faire qu’une loi s’impose sans amendement quand elle n’est plus en accord avec les mœurs.

Rien ne peut faire qu’un traité reste valable intégralement quand son objet s’est modifié.

Rien ne peut faire qu’une alliance demeure telle quelle quand ont changé les conditions dans lesquelles on l’avait conclue.

Il faut alors adapter aux données nouvelles la loi, le traité, l’alliance, sans quoi, les textes, vidés de leur substance, ne seront plus, le cas échéant, que de vains papiers d’archives, à moins que ne se produise une rupture brutale entre ces formes désuètes et les vivantes réalités.

Eh bien ! Si la France considère, qu’encore aujourd’hui, il est utile à sa sécurité et à celle de l’Occident qu’elle soit alliée à un certain nombre d’États, notamment à l’Amérique, pour leur défense et pour la sienne dans le cas d’une agression commise contre l’un deux, si la déclaration faite en commun à ce sujet, sous forme du Traité de l’Alliance Atlantique signé à Washington le 4 avril 1949, reste à ses yeux toujours valable, elle reconnaît, en même temps, que les mesures d’application qui ont été prises par la suite ne répondent plus à ce qu'elle juge satisfaisant, pour ce qui la concerne, dans les conditions nouvelles.

Je dis : les conditions nouvelles. Il est bien clair, en effet, qu'en raison de l'évolution intérieure et extérieure des pays de l'Est, le monde occidental n'est plus aujourd'hui menacé comme il l'était à l'époque où le protectorat américain fut organisé en Europe sous le couvert de l'O.T.A.N.

Mais, en même temps que s'estompaient les alarmes, se réduisait aussi la garantie de sécurité, autant vaut dire absolue, que donnaient à l'Ancien Continent la possession par la seule Amérique de l'armement atomique et la certitude qu'elle l'emploierait sans restriction dans le cas d'une agression. Car, la Russie soviétique s'est, depuis lors, dotée d'une puissance nucléaire capable de frapper directement les États-Unis, ce qui a rendu, pour le moins, indéterminées les décisions des Américains quant à l'emploi éventuel de leurs bombes et a, du coup, privé de justification - je parle pour la France - non certes l'alliance, mais bien l'intégration.

D'autre part, tandis que se dissipent les perspectives d'une guerre mondiale éclatant à cause de l'Europe, voici que des conflits où l'Amérique s'engage dans d'autres parties du monde, comme avant-hier en Corée, hier à Cuba, aujourd'hui au Vietnam, risquent de prendre, en vertu de la fameuse escalade, une extension telle qu'il pourrait en sortir une conflagration générale. Dans ce cas, l'Europe, dont la stratégie est, dans l'O.T.A.N., celle de l'Amérique, serait automatiquement impliquée dans la lutte lors même qu'elle ne l'aurait pas voulu.

Il en serait ainsi pour la France, si l'imbrication de son territoire, de ses communications, de certaines de ses forces, de plusieurs de ses bases aériennes, de tels ou tels de ses ports, dans le système militaire sous commandement américain devait subsister plus longtemps.

Au surplus, notre pays, devenant de son côté et par ses propres moyens une puissance atomique, est amené à assumer lui-même les responsabilités politiques et stratégiques très étendues que comporte cette capacité et que leur nature et leurs dimensions rendent évidemment inaliénables.

Enfin, la volonté qu'a la France de disposer d'elle-même, volonté sans laquelle elle cesserait bientôt de croire en son propre rôle et de pouvoir être utile aux autres, est incompatible avec une organisation de défense où elle se trouve subordonnée.

Par conséquent, sans revenir sur son adhésion à l'Alliance atlantique, la France va d'ici au terme ultime prévu pour ses obligations et qui est le 4 avril 1969, continuer à modifier successivement les dispositions actuellement pratiquées, pour autant qu'elles la concernent.

Ce qu'elle a fait hier à cet égard en plusieurs domaines, elle le fera demain dans d'autres, tout en prenant, bien entendu, les dispositions voulues pour que ces changements s'accomplissent progressivement et que ses alliés ne puissent en être soudain et de son fait incommodés.

En outre, elle se tiendra prête à régler avec tels ou tels d'entre eux, et suivant la façon dont elle a déjà procédé sur certains points, les rapports pratiques de coopération qui paraîtront utiles de part et d'autre, soit dans l'immédiat, soit dans l'éventualité d'un conflit. Cela vaut naturellement pour la coopération alliée en Allemagne.

Au total, il s'agit de rétablir une situation normale de souveraineté, dans laquelle ce qui est français, en fait de sol, de ciel, de mer et de forces, et tout élément étranger qui se trouverait en France, ne relèveront plus que des seules autorités françaises. C'est dire qu'il s'agit là, non point du tout d'une rupture, mais d'une nécessaire adaptation.

Charles de Gaulle, 21 février 1966

Comme on le voit, l’Homme du 18 juin appela un chat un chat en avançant 5 arguments pour justifier la sortie de la France du commandement militaire intégré de l’OTAN. Ces 5 arguments furent les suivants :

  • 1°) L'O.T.A.N. est en fait « un protectorat américain sur l’Europe », que l’affaiblissement de la menace des pays du bloc de l'est ne rend plus aussi utile qu’auparavant,
  • 2°) L'arme nucléaire soviétique et la capacité de l’URSS de frapper le territoire américain constituent une situation nouvelle qui jette un doute sur la volonté réelle des Etats-Unis d’engager leur armement nucléaire pour protéger l’Europe de l’ouest au risque de mettre en jeu leur propre survie,
  • 3°) L’O.T.A.N. impose à l’Europe et à la France la « stratégie de l’Amérique », c’est-à-dire des guerres voulues par les États-Unis ; l’appartenance de la France au commandement militaire intégré de cette organisation risquerait donc d’entraîner la France dans des guerres, voire dans « une conflagration mondiale » que notre pays « n’aurait pas voulu ».
  • 4°) La possession de l'arme nucléaire par la France lui permet d’assurer elle-même sa sécurité, ce qui est incompatible avec une position de « subordonnée » dans les structures intégrées de l'Alliance,
  • 5°) L'appartenance au commandement intégré de l'Alliance est contradictoire avec la volonté française d'indépendance nationale, incompatible avec « une situation normale de souveraineté ».

Ce qui est fascinant lorsque l’on relit ces propos tenus il y a un demi-siècle, c’est qu’ils sont toujours d’une brûlante actualité :

  • plus que jamais, l'O.T.A.N. est « un protectorat américain sur l’Europe » ; et la disparition de l’URSS et du Pacte de Varsovie aurait même dû conduire à sa dissolution (ce que de Gaulle avait prophétisé devant Alain Peyrefitte, preuve qu’il n’était pas infaillible et qu’il sous-estimait, malgré tout, la volonté de domination mondiale de Washington et la soumission des élites européennes ),
  • plus que jamais, on peut douter de la volonté réelle des États-Unis de protéger l’Europe, notamment lorsque l’on voit les liens étroits entretenus par Washington avec l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, qui fournissent armes, logistique et financement aux terroristes salafistes,
  • plus que jamais, l’O.T.A.N. impose à l’Europe et à la France la « stratégie de l’Amérique », c’est-à-dire des guerres voulues par les États-Unis : Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Ukraine,…
  • plus que jamais, l’appartenance de la France au commandement militaire intégré de l’O.T.A.N. risque d’entraîner la France dans des guerres, voire dans « une conflagration mondiale » avec la Russie, que le peuple français « n’aurait pas voulu »,
  • plus que jamais, la possession de l'arme nucléaire par la France lui permet d’assurer elle-même sa sécurité, ce qui est incompatible avec une position de « subordonnée » dans les structures intégrées de l'Alliance,
  • plus que jamais, l'appartenance au commandement intégré de l'Alliance est incompatible avec l'indépendance nationale et « une situation normale de souveraineté » .

Ce qui est non moins fascinant, c’est que le fondateur de la France Libre ne pourrait plus faire la même analyse publique de nos jours sans se faire immédiatement taxer « d’anti-américanisme primaire » par des Léa Salamé ou sans être accusé séance tenante de « complotisme » par des Rudy Reichstadt, Ornella Guyet et autres petits soldats de l’impérialisme américain.

L’UPR en sait quelque chose puisque les analyses que nous faisons, qui constituent souvent de simples reprises actualisées de celles de Charles de Gaulle, sont précisément celles qui nous valent ce genre de calomnies.

UNE AMBIGUÏTÉ DÉLIBÉRÉE

La conférence de presse du 21 février 1966 de Charles de Gaulle comprenait une autre bombe, un peu plus discrète. C’était le moment où il précisait que, « sans revenir sur son adhésion à l'Alliance atlantique, la France va d'ici au terme ultime prévu pour ses obligations et qui est le 4 avril 1969, continuer à modifier successivement les dispositions actuellement pratiquées, pour autant qu'elles la concernent. »

Les commentateurs retinrent de ce passage que le fondateur de la Ve République ne voulait pas sortir de l’Alliance atlantique. Mais est-ce si sûr ? Volontairement ambiguë, la formule retenue pouvait en réalité signifier deux choses :

  • soit que la France allait procéder à des modifications la concernant pendant le laps de temps courant jusqu’au 4 avril 1969 – c’est-à-dire sortir du commandement militaire intégré -, sans remettre en cause son appartenance à l’O.T.A.N. elle-même après cette date,
  • soit au contraire que la France ne « reviendrait pas sur son adhésion à l'Alliance atlantique » jusqu’au 4 avril 1969, allait sortir du commandement militaire intégré dans l’intervalle de 3 ans entre le 21 février 1966 et cette date, puis sortirait ensuite de l’Alliance atlantique elle-même après le 4 avril 1969.

Même si les deux lectures sont possibles, j’ai pour ma part tendance à privilégier la seconde, du fait que Charles de Gaulle mentionna le « terme ultime prévu pour ses obligations et qui est le 4 avril 1969 ».

Ce détail n’en est pas un. Car il fait clairement allusion à l’article 13 du traité de l’Atlantique nord du 4 avril 1949, que mes lecteurs et mes auditeurs connaissent bien, car j’en parle souvent puisque c’est l’article qui prévoit la procédure de sortie de l’O.T.A.N . Cet article est ainsi rédigé :

« Article 13 -

Après que le Traité aura été en vigueur pendant vingt ans, toute partie pourra mettre fin au Traité en ce qui la concerne un an après avoir avisé de sa dénonciation le gouvernement des États-Unis d’Amérique, qui informera les gouvernements des autres parties du dépôt de chaque instrument de dénonciation. »

Comme on le voit, cet article 13 signifie qu’il était interdit juridiquement à un pays de sortir de l’O.T.A.N. pendant vingt ans à partir de sa date d’entrée en vigueur (4 avril 1949), soit jusqu’au 4 avril 1969. Si de Gaulle parlait du « terme ultime prévu pour [les] obligations [de la France ] qui est le 4 avril 1969 », c’était donc bien qu’il avait à l’esprit de faire sortir la France de l’organisation sitôt après cette date, lorsque cette sortie serait devenue juridiquement possible.

AVRIL 1969 : SORTIE DE LA FRANCE DE L’OTAN, OU SORTIE DE DE GAULLE DU POUVOIR ?

Du reste, si de Gaulle n’avait pas envisagé de faire sortir la France de l’O.T.A.N. purement et simplement après le 4 avril 1969, pourquoi bigre aurait-il mentionné cette date ? S’il n’avait voulu que sortir du commandement militaire intégré, il lui aurait parfaitement suffi de dire : « sans revenir sur son adhésion à l'Alliance atlantique, la France va modifier successivement les dispositions actuellement pratiquées, pour autant qu'elles la concernent », sans mentionner la moindre date et sans faire référence au « terme ultime prévu pour les obligations » de la France.

Sans doute de Gaulle préféra-t-il user d’une formule sciemment ambiguë, afin de ne pas trop heurter Washington d’un seul coup d’une part, et afin de se conserver une marge de manœuvre, et la possibilité de changer d’avis le moment venu, d’autre part. Mais il prévoyait certainement de conduire la démarche jusqu’à son terme : après avoir fait sortir la France du commandement militaire intégré dans un premier temps, il aurait fait sortir la France de l’O.T.A.N. dans un second temps, lorsque les Américains n’auraient plus eu de motif juridique de s’y opposer.

On notera que plusieurs confidences faites par de Gaulle à Alain Peyrefitte pendant les années 1963-1966 tendent à confirmer que telle était bien son intention.

Il n’est pas interdit enfin d’imaginer que cette date butoir d’avril 1969 a pu peser dans la décision de Charles de Gaulle d’organiser son référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation le même mois, référendum dont l’échec entraîna sa démission.

Peut-être l’objectif secret de de Gaulle était-il, s’il avait gagné le référendum, de profiter de cette nouvelle légitimité du suffrage universel pour mettre à bien son projet de sortir de l’O.T.A.N. dans la foulée, sans que Washington ne puisse alors décemment protester ?

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CONCLUSION : EN 2017, MOBILISONS-NOUS POUR CHASSER CEUX QUI TRAHISSENT LA FRANCE

Comme on le sait, hélas, le formidable héritage de souveraineté, de rayonnement et d’indépendance de la France que nous avait légué Charles de Gaulle a été dilapidé par ses successeurs, les uns après les autres, et tout spécialement par les deux derniers. En 2007, Nicolas Sarkozy a décidé d’effacer la décision du 21 février 1966 en assurant le retour de la France dans le commandement intégré de l’O.T.A.N. Cette décision devint effective en avril 2009.

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Le maître pose la main sur son domestique, qui sourit avec soumission et veulerie.

Et le 4 janvier 2016, le Conseil des ministres réuni sous la présidence de François Hollande a donné son accord sur un projet de loi « autorisant l’accession de la France au protocole sur le statut des quartiers généraux militaires internationaux, créés en vertu du Traité de l’Atlantique Nord ».
 
Ce projet a été aussitôt déposé pour examen à la Présidence du Sénat. Sans l’avoir jamais proposé dans son programme présidentiel de 2012, sans l’avoir jamais annoncé dans la moindre conférence de presse, sans avoir jamais demandé aux Français s’ils étaient d’accord, François Hollande a ainsi décidé - en catimini - que la France allait réintégrer l’ensemble des instances militaires de l’Alliance atlantique.
 
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Une décision autoritaire, illégitime, antidémocratique et très dangereuse.

La discrétion honteuse de l’actuel président français s’explique : fin 2008, François Hollande, alors premier secrétaire du Parti “socialiste”, avait en effet défendu bec et ongles une motion de censure portée par le groupe socialiste contre le retour de la France dans le commandement intégré de l’O.T.A.N. décidée par Sarkozy !

Mais il ne s’agissait que d’une opposition factice puisque François Hollande et les dirigeants du Parti “socialiste” ont approuvé les traités européens qui placent la “politique européenne de sécurité et de défense” sous la tutelle de l’O.T.A.N. (article 42 du T.U.E.). Totalement illégitime du point de vue démocratique, cette décision autoritaire de François Hollande parachève la destruction de l’héritage gaulliste, consacre le renoncement à notre souveraineté nationale, et l’abandon de notre indépendance militaire.

En se vautrant dans la soumission à Washington, François Hollande place en outre la France dans la situation très dangereuse d’où de Gaulle l’avait justement fait sortir : il entraîne la France et le peuple français – qui ne l’a pas voulu - dans des guerres qui ne sont pas les nôtres, voire dans « une conflagration mondiale » avec la Russie. En 2017, les Français devront se mobiliser pour chasser du pouvoir cet homme qui trahit la France et pour empêcher un de ses clones « made in USA » de lui succéder.

 

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158 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 22 février 10:02

    « plus que jamais, l’O.T.A.N. est « un protectorat américain sur l’Europe » »


    Formule concise et éclairante.
    Les ex états européens se trouvent dans une situation semblable à celle de l’a Tunisie et le Maroc avant la « décolonisation ».
    La question est de savoir si les gesticulations de de Gaulle traduisaient une tentative de stratégie réelle d’indépendance (alors que la France restait membre de l’OTAN tout en se retirant du commandement militaire et que le plan Marshall l’intégrait de facto dans l’empire américain), ou s’il tenait un discours complaisant comme celui d’Alger destiné aux pieds noirs) et agissait discrètement dans un autre sens. 
    Le paquebot France, le Concorde, la filière nucléaire et le procédé SECAM, fers de lance de la technologie nationale, auront fait long feu face à la puissance de tir américaine et à cause d’un entêtement à valoriser des techniques obsolescentes ou sophistiquées : croire à la fois à la traversée de l’Atlantique en paquebot et à une vitesse supérieure à celle du son est une contradiction).
    Le personnage de Gaulle a eu son heure de gloire dans la résistance. Il aurait dû s’en tenir là, comme Pétain.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 février 10:28

      @M de Sourcessure
      Il faut croire que les USA ont reçu le message 5/5...
      1966 - Le siège de l’ OTAN installé en France depuis 1952, déménage à Bruxelles.
      On peut se poser la question sur les liens entre Mai 68 et la sortie de la France du commandement de l’ OTAN. Mai 68 a-t-il été une révolution colorée, pour faire payer à De Gaulle son refus de soumission ??


      Le rapport anti-empire par William Blum.
      Quand on lit la liste des pays bombardés par les USA depuis la fin de la Guerre ( 30 pays bombardés), le nombre de gouvernements renversés ( plus de 50) alors que nombre d’entre eux étaient élus démocratiquement ; le nombre de Chefs d’états assassinés ( plus de 50) ... , on ne peut que se poser des questions.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 février 11:01

      @M de Sourcessure
      Le billet porte sur l’ OTAN, pas sur le Concorde.... Aujourd’hui, la situation est bien différent de cette époque. « La puissance de feu » des USA est dans les choux :
      **  économiquement

      ** et militairement.


    • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 22 février 11:15

      @Fifi Brind_acier

      Le billet porte sur de Gaulle dont il fait l’apologie

      Or de Gaulle était un personnage plein de duplicité, prêt à tenir tout discours démagogique (vive le Québec libre) irréaliste pourvu qu’à court terme il jouît d’une petite popularité. Cette duplicité a laissé des souvenirs confus et discordants selon le camp dans lequel on se trouvait quand il avait le pouvoir.

      Sa seule conviction inébranlable était son anti-communisme, et l’obligation de composer avec cette famille idéologique envers laquelle il avait une dette considérable à la libération a été son plus gros dilemme.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 février 11:29

      @M de Sourcessure
      S’il est allé au Québec, s’il a reconnu la Chine communiste, s’il est allé au Mexique et à Moscou, c’était pour trouver des alliés contre les USA. Lisez « C’était de Gaulle », vous comprendrez.


      L’ UPR n’est pas gaulliste, De Gaulle est un personnage qui divise. Mais ce qu’on peut lui reconnaître, c’est d’avoir toujours combattu pour l’indépendance et la souveraineté de la France. Pendant que tant d’autres se sont vautrés et se vautrent encore dans leur soumission aux USA.

      D’ailleurs Poutine, confronté aux menaces des USA, et qui défend la souveraineté de la Russie, ne s’y est pas trompé, il reconnaît que De Gaulle a toujours défendu la souveraineté française..

    • Odin Odin 22 février 15:21

      @Fifi Brind_acier

      « De Gaulle est un personnage qui divise. Mais ce qu’on peut lui reconnaître, c’est d’avoir toujours combattu pour l’indépendance et la souveraineté de la France. » Il a toujours été dans le consensus avec les étatsuniens. Sa spécialité était le « buzz » médiatique. Si son objectif réel avait été l’indépendance et la souveraineté de la France, il n’aurait pas nommé, pour amadouer les étatsuniens, un illustre inconnu, haut responsable de la banque Rothschild, premier ministre. Ce n’est pas une fixation sur Pompidou mais une réalité historique. De Gaulle a fait rentrer le loup dans la bergerie France. Maintenant les moutons se demandent comment se sortir de ce merdier qu’est le NOM. Il est trop tard sans une union citoyenne de différents partis politiques. Un seul parti, c’est l’échec assuré. « Diviser pour mieux régner ». 

    • Shawford Shawford 22 février 15:26

      @Odin C’est bien vrai ça sinon t’as réfléchi pour le job et tu me suis toujours sur Twitter ?


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 février 17:57

      @Odin
      De Gaulle n’a pas été dans un consensus avec les USA  !
      « Le MAI 68 dont les médias n’ont pas voulu parler ».


    • mmbbb 28 février 10:33

      @M de Sourcessure Vous etes severe avec de Gaulle . La France sous de Gaulle etait respectee La France sous Hollande fait sourire. Mitterrand qui a tant combattu de Gaulle s’est glisse dans le costume du president de la 5 eme et n’a pas bouge d’un iota la doctrine de la dissuasion nucleaire S il est un homme politique " plein de duplicité comme vous le dite c’est Mitterrand dont la trajectoire est une sinusoide Il a y eut dans ce media Cluny qui s’attacha a demontrer que de gaulle fut le pire des personnages politique, c’est son opinion Mais il est paradoxale que cet auteur communiste ne vit pas : c’est Mitterrand qui torpilla le PC En cela je salue Mitterrand le PC est trop con Hollande lui se couche devant Obama comme Sarko le fit avec Bush Des toutous comme vous semblez les aimer


    • mmbbb 28 février 10:52

      @Fifi Brind_acier Les francais par nature sont toujours divises Connaisez vous l’adage lorsque 4 francais parlent il y a quatre France . De Gaulle ne divise pas il fut au dessus des partis et a redonne une fierte a la France Poutine apprecie de Gaulle, Poutine est l’homme qui a su redonner une fierte a la Russie Il y a un parallèle historique entre ces deux personnages d’autant plus que Poutine ne s’aplatit pas devant les USA Lorsque l OTAN installa des missiles en Pologne sous le prétexte fallacieux de la menace Iranienne , personne ne broncha Ce sont les USA qui ont crée une nouvelle guerre froide et les européens ces moutons n’ont pas bouge Nous sommes veules Mais comme les francais sont des veaux nous retournons vite a nos querelles instestines et en contrepoint du salon de l’agriculture comme des boeufs d’antan nous sommes fiers de porter le joug de ceux qui nous font avancer a la badine


    • Alren Alren 28 février 17:32

      @Fifi Brind_acier

      Mai 68 a-t-il été une révolution colorée, pour faire payer à de Gaulle son refus de soumission ??

      La révolte de mai 1968 a commencé parce que les étudiants majeurs (plus de 21 ans à l’époque) de l’université de Nanterre voulaient pouvoir rejoindre la nuit dans leurs chambres les étudiantes majeures et que le ministre de l’Éducation nationale de l’époque le leur interdisait au mépris de toute législation, mais seulement au nom d’un moralisme catholique autoritaire. Dans ce sans de répression de la sexualité (des autres !) n’oublions pas que le parti politique du gaullisme, le très droitier UDR, était hostile à la pilule contraceptive et que la loi l’autorisant ne sera adoptée qu’avec l’appoint des députés de gauche.

      Ce moralisme mesquin n’empêchait pas au contraire toutes sortes de scandales d’éclater, comme par exemple celui de la garantie foncière ou l’assassinat de Ben Barka par des truands protégés par le ministre Foccart et le SAC (service d’action civique), une organisation gaulliste ’’barbouze’’ bénéficiant d’une quasi impunité.

      La réponse toujours aussi stupide et bornée du ministre fut de fermer l’université de Nanterre, au mépris des professeurs et du rôle social essentiel que jouent dans une nation les études supérieures !!! Les étudiant(e)s de Nanterre allèrent alors occuper la Sorbonne. Bien que l’université soit hors de la zone police, ils y furent délogés par la force. Alors les étudiants commencèrent les manifestations dans la rue et notamment sur le célèbre boulevard St-Michel. Manifestations qui furent réprimées avec sauvagerie par une police qui sélectionnait ses entrants sur critères politiques (pas question d’accepter des policiers communistes par exemple.) Les parents de ces étudiant(e)s prirent fait et cause pour leurs enfants bientôt suivis par l’opinion publique et rapidement la protestation pris un caractère social et national.

      Que les ennemis étasuniens de la France aient pu, d’une manière ou d’une provoquer la gaffe initiale du ministre de l’ Éducation nationale en prévoyant la suite des événements est totalement irréaliste.

      Je pense que de Gaulle s’est retiré du commandement unifié de l’OTAN pour des raisons patriotiques mais aussi personnelles.

      Raisons patriotiques :

      Bien qu’il soit fermement anticommuniste et qu’il sache que l’Europe de l’Ouest ne résisterait pas à une offensive à armes conventionnelles de l’URSS (raison pour laquelle il ne s’est pas retiré de l’OTAN comme groupement militaire) et qu’il fallait donc conserver l’appui étasunien pour dissuader le Kremlin de l’idée de cette offensive (idée qu’il n’a d’ailleurs jamais eue), de Gaulle souffrait d’être le chef d’un État officiellement subordonné alors que la France avait été une grande puissance européenne et coloniale.

      Raisons personnelles :

      Pendant la Seconde guerre mondiale, de Gaulle a énormément souffert de l’hostilité (injustifiée) de Roosevelt et de son entourage, hostilité qui a failli lui faire manquer le pouvoir à Alger en 1943. Et même si les relations avec le général puis président Eisenhower, plus diplomate et plus au fait des réalités du continent européen parce que sur place, de Gaulle gardait un profond ressentiment pour le pays des cowboys incultes, lui le (grand) écrivain.

      Cela l’a aidé à prendre cette décision qui constituait une certaine humiliation pour le gouvernement US, lequel avait vu d’un très mauvais œil les savants français doter leur patrie, en quelques années et malgré les terribles destructions de la guerre, les pillages nazis, de l’arme atomique miniaturisée, de lanceurs pour cette bombe et même d’un sous-marin nucléaire capable de tirer en plongée.


    • fred.foyn Le p’tit Charles 22 février 10:31

      De Gaulle l’homme politique de la France..Une stature au dessus de la moyenne qui relègue très loin tous les suivants après son départ...Un géant..un titan, le reste étant des « couilles molles » qui se croyaient à la page alors que seulement l’argent était leur but ultime... !

      Il n’y aura plus jamais d’homme comme lui.. !

      • Croa Croa 22 février 17:16

        À Le p’tit Charles,
        Si ce n’étaient que des « couilles molles » encore... Ces gens sont des traîtres, traîtres à la nation, traîtres vis à vis de leur peuple !  smiley
         smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley


      • porcinet 23 février 22:04

        @Croa et le P’tit Charles et Fifi,

        Là, bien sûr, je me crois obligé d’intervenir et ça me peine énormément, de Gaulle n’était peut-être pas tout blanc, mais il avait , comme vous le dites très bien chacun à votre façon , de la stature et du répondant, ce qui n’est pas le cas des chacals puants qui l’ont suivi en commençant par Pompidou qui n’était encore pas le pire, mais quand même un agent des Rothschild : cf surtout les marionnettes sinistres qui occupent l’Elysée depuis 2007.

        Ce que je lui reconnais de mieux est d’une part le partage avec le PCF et d’autres signataires du socle social et sociétal de 1945 (est-ce la vraie bonne date ?) qui reste encore le dernier rempart avant la curée généralisée des vautours de la finance sur le monde. La curée a déjà commencé depuis plusieurs lustres, sur les pays pauvres surtout, mais là, ça commence, elle s’attaque à l’os des acquis sociaux des ex-pays préservés du désastre, c’est à dire nous autres. Ca va faire mal car il n’y aura aucune pitié !

        -la sécurité sociale, c’est ringard, allez out !!!

        -les allocations de chômage, c’est de la confiture aux cochons, allez out !!!

        -le droit du travail et les acquis sociaux, ça freine la compétitivité, allez out !!!

        -les freins aux bénéfices des sociétés doivent être éliminés, allez out !!!

        -le droit de s’exprimer et d’ester en justice doit être réduit au minimum pour ne pas freiner la croissance exponentielle quine souffre aucun retard, allez out !!!!

        De Gaulle avait au moins le très grand mérite de déplaire aux huiles du Pentagone, aux élites atlantistes et savait en même temps qu’il encourait de gros risques (le nombre d’attentats manqués contre sa personne est assez significatif). Il nous a foutu dehors les bases amerloques qui n’avaient rien à faire sur notre territoire et surtout dégagé la France du commandement intégré de l’OTAN. Merci qui ?? 

        Il faut reconnaître que le Général tant décrié (c’est à la mode) nous a sorti d’un bourbier innommable et sans fin, la guerre d’Algérie. Combien de détracteurs pleins de verve que nous entendons actuellement seraient prêts à être enrôlés dès demain pour partir à la guerre en Algérie si cette saloperie ne s’était jamais arrêtée ? 

        Aujourd’hui nous sommes un pays dirigé par des vendeurs d’esclaves qui font des ronds de jambes devant les acheteurs de viande humaine qui se ruent sur notre pays : Arabie Saoudite, Quatar, Israel, GB, Canada, Australie, USA dont les intentions sont déguisées derrière le TAFTA, la plus grande escroquerie du XXIème siècle. 


      • Passante Passante 22 février 10:57

        belle France de la formule et du phrasé, une virgule tranchant des continents, 

        où est-elle encore ? quels lambeaux ?.. 
        car la vraie question, du stratège, c’est : 
        comment procéder, sachant les données imposées par votre équation finale, 
        quand on constate combien nombreux - et surtout bien bariolés - 
        sont ces clones divers que vous épinglez ? 
        ailleurs, le chas de l’aiguille est tenu par léa et consorts, 
        il faut qu’enfin la belle entre dans son bois dormant, 
        une incursion s’impose.

        • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 22 février 10:59

          Bonjour,


          François Asselineau (FA), comme souvent, vient de procéder à une analyse fine des faits.

          Pourtant quand il écrit en fin d’article :
          « En 2017, les Français devront se mobiliser pour chasser du pouvoir cet homme qui trahit la France et pour empêcher un de ses clones « made in USA » de lui succéder. »
          À qui pense-t-il, si les Français devaient « empêcher un de ses clones « made in USA » ? »
          À lui, bien entendu. Lui qui a les ambitions, fort honorables au demeurant, d’obtenir déjà les fameux 500 parrainages en 2017. On sait qu’il échoua, et de très loin en 2012.
          On sait que le pouvoir fait tout pour compliquer la tâche des candidats émergents(loi de modernisation de l’élection présidentielle).
          On sait aussi qu’il n’y aura aucune remise en cause de la politique de soumission aux EUA, comme du reste à celle de Bruxelles, par le prochain locataire de l’Élysée, s’appellerait-il François Hollande, Alain Juppé ou Marine Le Pen.

          Pourtant, là où FA se fourvoie complètement, et rien ne permet à ce jour de penser le contraire, c’est quand il nourrit quelque ambition pour 2017 avec sa candidature.
          Je démontre dans mon article récemment publié sur AV, qu’il aurait tout intérêt, lui, mais aussi et surtout la France, à chercher une alliance avec les quatre autres formations qui partagent les vues de l’UPR : la triple sortie UE, Euro et OTAN, que sont Solidarité et Progrès, le Parti de l’émancipation du peuple, le Pôle de Renaissance communiste en France, et le Parti ouvrier indépendant afin de mettre en place une plateforme de gouvernement, baptisée Nouveau CNR.

          Vouloir servir son pays, c’est d’abord savoir faire abstraction de toute ambition personnelle.
          Oui mais voilà, il semble qu’à l’UPR on ne soit pas du tout dans cette logique-là. Pour l’instant du moins.
          Et c’est fâcheux. Plus grande sera alors la désillusion : soit à la mi-mars 2017 (avec la quantité de parrainages recueillis, et surtout validés par le Conseil constitutionnel) soit au soir du premier tour.

          Cordialement.

          Thierry Saladin




          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 février 11:18

            @Thierry SALADIN
            Ce n’est pas l’ UPR qui refuse des alliances, ni les débats publics.
            Vous passez votre temps à faire porter à l’ UPR des responsabilités qui ne sont pas les siennes. L’UPR ne refuse ni les alliances, ni les débats, ce sont les autres qui n’en veulent pas ! « UPR les 5 conditions d’une alliance ».


            Tous ceux auxquels vous pensez, « les souverainistes », ne veulent que « renégocier les Traités », pas en sortir. Ou bien ils veulent changer la Constitution avant de sortir de l’ UE, ou bien ils ne sont pas d’accord sur l’ article 50, ou ils veulent violer les Traités, ou ils veulent en sortir par la révolution etc etc. Ils ont d’autres priorités.

            Mais leur point commun, c’est qu’ils refusent tous un débat public avec l’ UPR depuis 9 ans. Allez donc leur demander pourquoi ? Au lieu d’attaquer sans cesse l’ UPR.

          • Michele D 22 février 12:07

            @Fifi Brind_acier
            Pourquoi continez-vous à écrire (et peut-etre à croire) des contre-vérités ?

            Le M’PEP a débattu publiquement avec F Asselineau, à l’invitation du M’PEP, à Aix en Provence, avec le PRCF, les Clubs Penser la France, les Patriotes optimistes sur la nécessité de créer un rassemblement pour la sortie de l’UE et de l’euro et de l’OTAN. 
            Ensuite c’est F Asselineau qui a refusé de poursuivre tout débat et toute alliance. 
            On n’est pas débiles on a compris : il trace son chemin perso et le reste il s’en fout !
            Quant au M’PEP, comme vous ne pouvez l’ignorer, il affirme depuis plusieurs années la sortie de l’euro, de l’UE et de l’OTAN comme préablables à la reconquête de la souveraineté nationale et populaire. Jacques Nikonoff, son porte-parole a d’ailleurs publié un livre en 2011 intitulé « Sortons de l’euro ».
            Bref, reprenez-vous chère dame. Usez d’arguments de fond et pas de gros vilains mensonges qui n’honorent pas l’UPR et ses militants sincères.

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 février 12:39

            @Michele D
            ** En septembre 2011, Nikonoff responsable du M’PEP a refusé toute alliance avec l’ UPR.
            que lui proposait François Asselineau. Cela tombe bien, il y a des preuves, c’était enregistré à la fin d’une émission de radio.


            ** Depuis, le M’PEP a appelé à l’abstention à TOUTES les élections auxquelles l’ UPR présentait des listes.

            ** Cette année, le M’PEP a déclaré son opposition à l’article 50, qu’il comprend tout de travers.
            •  
            PS question subsidiaire :
            Le M’PEP est une filiale d’ ATTAC ?

          • Doume65 22 février 13:04

            @Fifi Brind_acier
            @Michele D

            Les amis, vous parlez pour vous et entre vous, pour vous convaincre chacun que vous avez raison. C’est pénible et stérile !

            @Fifi

            Alors que l’UPR passe son temps à scruter les professions de foi des candidats, considérant que les déclarations sont de peu d’importance, tu bous renvoi vers une vidéo ! C’est pas sérieux. (et en plus chiant : plus de cinq minutes de lecture d’un conférence mal enregistrée) Si ces cinq points existent dans des textes, c’est vers ceux-ci que tu dois nous diriger.

            @Michele D

            Il est vraisemblable que si Asselineau et votre mouvement n’ont pas su s’entendre le débat portait sur au moins un sujet. Lesquels ? Tu n’en dis rien.

            Ton parti a un site sur lequel dans la section « Qui sommes-nous » on n’obtient aucune réponse à cette question ! Tout ce que j’ai pu constater sur ce site c’est qu’il est clairement très à gauche (ce qui n’est pas une tare) et qu’il est donc très clivant. Difficile dans ces conditions de faire alliance avec l’UPR qui se veut « non clivant ».


          • Michele D 22 février 13:33

            @Fifi Brind_acier
            Vous faites un super raccourci ! 

            Des preuves de l’invitation au débat public par le M’PEP existent : une vidéo sur www.m-pep.org
            Asselineau a cassé le processus de discussion entre plusieurs organisations dont le M’PEP (cf. Erick Mary) ; je vous l’ai déjà écrit précédemment
            Fallait il soutenir F Asselineau aux élections europééennes ? C’était une contradiction complète de notre point de vue.
            Faut-il être d’accord avec l’UPR sur l’utilisation de l’article 50 ? Non ! On peut être d’accord sur l’objectif sans être unanime sur les moyens d’y parvenir. Peut on en débattre ? Oui. F Asselineau accepte-t-il d’en débattre ? Non ! Sauf si vous me dites quand et où.
            Quant à la filiale d’Attac permettez moi de sourire doucement. Attac est-elle favorable à la sortie de l’euro, de l’UE et de l’OTAN ? Non ! Même si certains de ses membres sont en désaccord avec la ligne de la direction très « altereuropéiste ».
            Tous vos sous entendus ne changeront rien à l’affaire : l’UPR, via son dirigeant, est une organisation qui ne veut rien faire avec d’autres, tellement persuadée qu’elle est d’être dans la pure vérité. Dommage pour ses militants qui, d’ailleurs, sont régulièrement nombreux à quitter l’UPR.

          • Ar zen Ar zen 22 février 14:17

            @Michele D

            Le niveau d’analyse de Jacques Nikonoff est lamentable dans l’extrait qui je mets ici à disposition. Comment une personne telle que Nikonoff est-elle capable de dire de telles contrevérités ? Ce qu’il dit sur DLF et sur l’UPR est à côté de la plaque. Cela ressemble davatange à une vengeance qu’à une analyse objective de la situation. Chacun pourra se faire son idée par lui même ! Visiblement Nikonoff ne connait rien à l’article 50. Il dit de très grosses bêtises ! Comme disait Desproges : « étonnant non ? ».

            https://m.youtube.com/watch?v=OeR9AqP4GCE


          • Donbar 22 février 14:30

            L’article 50 n’est qu’une entourloupe de plus : il servirait à Bruxelles à gagner du temps pour obtenir une marche arrière. L’insistance de l’UPR à ce sujet a quelque chose de suspect. Asselineau aurait-il peur de son ombre ? Pour sortir de l’OTAN (pour dire vite) De Gaulle a-t-il eu besoin d’un « article 50 ».
            Il nous faut moins de juridisme et de plus de caractère.


          • taktak 22 février 15:02

            @FA

            l’UPR a par le passé à plusieurs reprises choisi la voie de l’isolement au service d’une ambition personnelle, celle de son chef. Refusant de fait l’action commune, le rassemblement, pour la sortie de l’UE. Cela a été constaté par les autres mouvements pour la sortie de l’UE mais également dénoncé par de nombreux cadre de l’UPR. Cela regarde les militants de l’UPR, mais je pense qu’en agissant comme cela il font fausse route et ne servent pas l’objectif de la sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN. Mais je ne doute pas que ses militants prennent leurs responsabilité.
            Comme ceux du PRCF, ceux du M’PEP etc...

            Par exemple en signant et en faisant signer la pétition pour exiger un referendum sur l’UE et l’euro, une manière de mener campagne pour la sortie de l’UE et de l’euro.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 février 18:02

            @Michele D
            A partir du moment où Nikonoff a refusé toute alliance, je ne vois pas pourquoi ce serait à Asselineau à proposer quoi que ce soit ?? Nikonoff sait très bien comment le contacter, s’il ne le fait pas, c’est qu’il n’a pas changé d’avis.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 février 18:12

            @Donbar
            Désolée, mais la démocratie va de pair avec le respect du Droit.
            Ce sont les dictatures qui passent leur temps à violer les Traités qu’elles ont signés. Du temps de De Gaulle il n’y avait pas de clauses de sortie aux Traités.


            L’article 50 sert à divorcer pacifiquement d’avec 27 pays, dont il ne s’agit pas de se faire des ennemis, ils ne nous ont rient fait ! Il s’ agit de discuter du sort des 521 accords et Traités signés depuis 70 ans avec eux , et au nom de la France ; de prévoir le sort des fonctionnaires et députés français qui ne seront plus payés, de récupérer le solde des milliards versés au budget européen etc

            Les négociations ne portent pas sur la sortie, qui est de droit, mais sur les problèmes techniques à résoudre. Du moins quand on a le sens de responsabilités.

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 février 18:21

            @taktak
            Vous comptez sur Ôllandouille pour organiser un referendum de sortie de l’ UE ?
            Je croyais que vous comptiez sur la révolution ... ?

            Le PRCF est ouvert aux alliances tous azimuts ? C’est nouveau, ça vient de sortir !
            ** Asselineau est allé faire une conférence à Lens, le 30 mai 2009, à l’invitation de Georges Gastaud. Si le PRCF l’invite à nouveau, il s’y rendra volontiers.


            ** Le PRCF a été invité à toutes les Universités de l’ UPR, il a toujours refusé d’y venir.

            ** Le PRCF refuse toute alliance avec l’ UPR qu’il considère « comme de Droite ».

            ** Le PRCF propose comme programme d’union celui de la III Internationale communiste, qui ne peut faire consensus, contrairement au programme du CNR.

          • Ar zen Ar zen 22 février 18:21

            @Donbar

            Vous pouvez développer ? Je ne vous comprends pas du tout.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 février 18:52

            @taktak
            Vous reprochez à l’ UPR de ne pas vouloir sortir du capitalisme, alors que le programme du CNR ne le prévoyait pas non plus.
            Mais vous vous référez quand même au programme du CNR !
            Il faudrait peut-être commencer à mettre de l’ordre dans vos idées.... 


            Il n’y a aucune trace dans le programme du CNR de dictature du prolétariat, ni d’appropriation collective des moyens de production, ni de soviets etc.

            C’était un programme de libération nationale et de réformes sociales faisant consensus signé par c TOUS les Partis politiques, TOUS les Mouvements de Résistance et TOUS les Syndicats.
            Et pas un programme communiste, même si le PCF a largement contribué à sa rédaction.

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 février 19:00

            @Doume65
            Le sujet qui fait débat avec le PRCF et le M’PEP, c’est la sortie légale par l’article 50.
            Ils n’en veulent pas.


            Pour le PRCF, il reproche à l’ UPR de ne pas vouloir sortir du capitalisme, alors que le programme du CNR ne le prévoyait pas non plus. CF discussions sur un autre fil avec le PRCF.


          • Donbar 23 février 19:57

            @Fifi Brind_acier
            La démocratie ne consiste pas à respecter un traité dont on dénonce l’instauration comme une forfaiture. Le Gouvernement et le Parlement français ont respecté la lettre du Droit, pas du tout son esprit. NON c’était NON. La dictature se situe là et Asselineau s’y soumet.Quand on a le sens des responsabilités les plus hautes, on refuse les entourloupes juridiques.
            Bien entendu qu’il ne s’agit pas de se faire des ennemis des autres pays.
            Quant à l’intendance, elle suivra.


          • Donbar 23 février 20:06

            @Ar zen
            Voici une façon d’aborder la question :
            http://www.gaullistelibre.com/2012/10/la-fausse-bonne-idee-de-larticle-50.html
            Lisez en particulier, à la fin, les propos de De Gaulle sur les couillons.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 février 21:00

            @Donbar
            Et alors, vous comptez régler comment les accords avec les 27 autres pays, si vous ne discutez pas avec eux ?


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 février 21:06

            @Donbar
            Il n’y avait pas de clause de sortie aux Traités européens, du temps de De Gaulle. Il n’est d’ailleurs sorti d’aucun Traité, sauf du commandement de l’ OTAN, qui lui, a une clause de sortie, l’article 13.


            Vous en faites des histoires ! Comment comptez- vous récupérer le solde des milliards versés à Bruxelles sans en discuter ? Et régler le sort des 521 accords avec les 27 autres pays, sinon en les rencontrant ? Vous voulez une nouvelle Corée du Nord ? Pourquoi faudrait-il se fâcher avec les 27 pays, alors qu’on pourra signer des accords de coopération avec certains ensuite ?

          • Donbar 23 février 22:21

            @ Fifi
            On règle les problèmes amicalement, en toute liberté. On ne se soumet pas, par exemple, à des délais imposés par avance et qui constituent le ressort même de l’entourloupe.


          • Ar zen Ar zen 23 février 23:15

            @Donbar

            Je connaissais la phrase : « ... lorsque l’on est couillonné, on sort ».

            Considérez pourtant que De Gaulle a été « couillonné ». Pour autant, je vous pose la question : « est-il sorti du traité de Rome ? » Et savez-vous pourquoi ? Il n’avait pas la majorité à l’assemblée pour le faire ! Il a donc bien été couillonné et il n’a jamais remis en question l’existence du traité de Rome. Il a pratiqué la politique dite « de la chaise vide » parce qu’il ne pouvait pas faire autre chose. Il l’a assumé le traité de Rome ! Voilà la vérité historique : De Gaulle a t-il jamais dénoncé le traité de Rome ! Oui ou non ?

            Concernant l’analyse de l’article 50, objet du lien, c’est un véritable sophisme. En effet, dès l’instant où un pays annonce sa volonté de mettre en oeuvre cet article pour sortir de l’UE, il annonce la couleur. Les négociations entre l’UE et ce pays ne concernent pas les actes souverains de ce dernier. Par exemple l’article 121 qui indique que c’est la commission qui fixe la politique économique des pays membres.

            "Article 121

            (ex-article 99 TCE)

            1. Les États membres considèrent leurs politiques économiques comme une question d’intérêt commun et les coordonnent au sein du Conseil, conformément à l’article 120.

            2. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, élabore un projet pour les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union et en fait rapport au Conseil européen.

            Le Conseil européen, sur la base du rapport du Conseil, débat d’une conclusion sur les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union.

            Sur la base de cette conclusion, le Conseil adopte une recommandation fixant ces grandes orientations. Le Conseil informe le Parlement européen de sa recommandation. "

            De facto, cet article n’est plus respecté parce qu’il n’y a rien à négocier, absolument rien : c’est la France qui décide de sa politique économique. Comment voulez vous « négocier » cet article ? On fait moitié-moitié ? Ceci n’a aucun sens.

            Un autre exemple, l’article 106 sur les services publics.

            "Article 106

            (ex-article 86 TCE)

            1. Les États membres, en ce qui concerne les entreprises publiques et les entreprises auxquelles ils accordent des droits spéciaux ou exclusifs, n’édictent ni ne maintiennent aucune mesure contraire aux règles des traités, notamment à celles prévues aux articles 18 et 101 à 109 inclus.

            2. Les entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général ou présentant le caractère d’un monopole fiscal sont soumises aux règles des traités, notamment aux règles de concurrence, dans les limites où l’application de ces règles ne fait pas échec à l’accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie. Le développement des échanges ne doit pas être affecté dans une mesure contraire à l’intérêt de l’Union.

            3. La Commission veille à l’application des dispositions du présent article et adresse, en tant que de besoin, les directives ou décisions appropriées aux États membres."

            Immédiatement cet article n’est plus respecté. Il n’y a rien à « négocier » dans celui ci. La France reprend les rennes de ses services pubics.

            Il en va de même pour l’article 63 du TFUE. C’est la France qui reprend la main.

            Parce qu’en effet, les négociations de sortie par l’article 50 ne peuvent que concerner les aspects « non souverains » des traités. Les questions des délais de cessation de versement de fonds à l’UE, la question des fonctionnaires, agents et élus de nationalité française exerçant dans l’UE, la question des traités internationaux engageant la France et l’UE, de multiples autres questions. Ce qui est exposé dans le lien que vous mettez à disposition est, par conséquent un sophisme, un raisonnement qui a l’air de se tenir mais qui repose sur une ou des propositions fausses. Comme la phrase de De Gaulle disant « lorsque l’on est couillonné, on sort ». Et pourtant, il n’a jamais pu se défaire du traité de Rome ! CQFD !


          • Hermes Hermes 24 février 12:59

            Bonjour à tous,

              j’ai déjà posté plusieurs fois sur le contenu réel de l’article 50 qui demande que la constitution du pays qui veut l’appliquer soit en accord avec cette sortie.

            L’article 50 :

            Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.

            Selon SES règles : il y a quelques années la constitution Française a été modifiée avec intervention du parlement et du sénat pour intégrer dans son corps l’appartenance à l’EU, car le traité de Lisbonne était une atteinte non constitutionnelle à la souveraineté nationale qu’il fallait résoudre. Aujourd’hui il faudrait détricoter tout ça pour avoir la possibilité d’appliquer l’article 50.

            C’est en réalité quasi impossible, car toutes les modifications de la constitution doivent être proposées au niveau gouvernemental et revalidées par les assemblées, ce qui nécessité des majorités anti-européistes au parlement et au sénat. Il n’y a aucun mouvement suffisamment populaire pour obtenir cettte position, et on voit bien d’ailleurs que les petits partis qui pourraient s’allier sont dans des positionnements d’opinions trop disparates pour arriver à s’allier entre eux.

            J’aime beaucoup les analyses de Fifi (si, si !), mais le fond de commerce « article 50 » est invendable. Si une sortie se fait un jour, cela se fera par une rupture qui brisera le piège législatif et constitutionnel. A quel niveau ? Français ? Européen ? Régional ?

            L’avenir nous le dira.

            Bonne journée.


          • Morpheus Morpheus 28 février 19:24

            @Hermes
            Les révisions initiées par le président de la République peuvent être approuvées par référendum ou par la majorité des 3/5e des suffrages exprimés des deux chambres du Parlement réunies en Congrès.
            Par conséquent il suffit d’organiser un référendum pour approuver les révision de la constitution initiée par le président de la république. C’est donc assez simple de sortir de l’UE par l’article 50 à partir du moment ou les citoyens français le souhaitent ! smiley


          • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 22 février 11:18

            L’OTAN n’est qu’un symbole.

            Derrière la géopolitique, la politique se cachent des intérêts financiers. Ce qui diffère 50 ans plus tard :
            - C’est que le pouvoir économique de la France est dilué dans les méandres de la mondialisation
            - Que le jeu mondial des intérêts financiers semble de plus en plus évident au plus grand nombre

            La sortie de l’OTAN serait fortement symbolique face à l’intrication actuelle des intérêts financiers. Tout comme une sortie de la bureaucratie européenne.
            Non ?

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