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Ils Disent Qu’Ils Ont Entendu Le Message Des Français

Or donc voilà, c’est fait, ils ont voté.
Et puis après, chantait Ferré ?

Eh bien après, les politiques sont venus s’exprimer sur les plateaux télé, radio, politiques de droite, de gauche, du centre, de nulle part, ou revenus du diable vauvert, ils sont venus nous dire qu’ils avaient “entendu le message des français” qu’il convenait de l’analyser avec “sang-froid” et “lucidité” pour les uns, avec “humilité” pour les autres, égard aux “devoirs” que ce “message” (leur) confère. Mais .. de quel “message” parlent-ils ?

Comme si de rien n'était .....jpgEh bien il suffit de les écouter. C’est édifiant. Tenez, Xavier Bertrand, qu’a-t-il entendu ?
Un machin étrange.
Que par ce vote, “les français n’ont pas dit non aux réformes”. Moi qui croyais qu’on votait pour dire “oui à” j’apprends, stupéfait, que nous voterions pour “ne pas dire non à” ; ici : aux réformes.
Mais de quelles réformes parle-t-il ? On n’en sait rien. Ce mot-là, réforme, est un mot magique, peu importe ce qu’il contient, juste ou pas, il est synonyme d’action. Paraît-il.
Dans ce vote qualifié de “crise” par le même Bertrand, “les français, ce soir, n’ont pas voulu le retour aux 35 heures. Ils n’ont pas voulu, non plus, la fin des heures supplémentaires. Les français, ce soir, n’ont pas voulu que l’on revienne sur l’exonération des droits de succession".
Diantre !
Mais comment fait-il pour entendre tout ça ? C’est écrit, noir sur blanc, sur un bulletin de vote, ces choses-là ? Je veux dire qu’il se passe un truc, une fois que notre bulletin est glissé dans l’urne ? Il est transformé en “message” par une machine, il est Google translaté ou quoi ? Non mais franchement ! Est-ce que, au moins, il entend ce qu’il dit, ce monsieur Bertrand, nonobstant le fait que, chose certaine, cet homme-là s’écoute avant tout parler. Or, comment entendre l’autre, son soit-disant “message”, quand on n’écoute que soi ?

Le message nous devons l’analyser, l’entendre, et apporter les bonnes réponses” nous dit le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, qui donc, visiblement, n’a pas entendu Xavier Bertrand qui, on vient de le voir (et de l’entendre, surtout) n’a pas perdu de temps à l’analyser, lui.
Mais Lefebvre, non plus.
Puisque deux phrases plus loin, il apporte la réponse :

Il faut qu’on aille plus vite et plus fort, qu’on amène des résultats aux français sur l’emploi, et la sécurité, par exemple”.

Plus fort” (que les autres) ça c’est bien la marque de fabrique de Frédéric Lefebvre, car non seulement il “entend” le message de ceux qui ont voté dimanche, mais aussi, celui des abstentionnistes ! Lundi matin, sur France Info, après avoir affirmé que l’un des faits marquants de cette élection était l’abstention, et que bien malin celui ou celle qui pourraient dire ce qu’elle signifie (mettons ça sur le compte de la “lucidité”) il osa, quelques minutes suivantes, nous assurer que les abstentionnistes, “ce qu’ils nous disent, c’est qu’ils en ont marre que la droite et la gauche se déchirent alors que le pays est en crise” (nous mettrons ceci sur un autre compte, qui n’a, cette fois, rien à voir avec la politique, puisqu’il relève de l’extra-lucidité soit, vulgairement, d’une vaste fumisterie).
De fait, comment croire à une éventuelle lecture d’un “message” envoyé par les français, quand dans un même entretien, l’homme qui prétend s’y pencher, nous dit tout et son contraire ?

Je cite messieurs Bertrand et Lefebvre, comme j’aurais pu tout aussi bien citer Nadine Morano, Rama Yade, peu importe, la musique est la même, ils ont TOUS entendu “le message des français” : oui aux réformes et aux heures supplémentaires, non aux 35 heures, et non, pas du tout, mais qu’est-ce que vous me chantez-là, enfin c’est une élection régionale, pas une législative, ni une présidentielle, Nicolas Sarkozy n’est en aucun cas désavoué, comment pouvez-vous dire une chose pareille, sous-entendu, ce n’est pas “le message des français”. Bref, ce n’est pas un “vote sanction”.

Ah bon ?

Oui, je marque mon étonnement, car Xavier Bertrand n’a pas vu “non plus, dans cette élection, un vote d’adhésion, un vote d’envie vis-à-vis du Parti socialiste”.
Si c’est le cas, que signifie donc la victoire du Parti socialiste et de ses alliés (qu’il reconnaît) ?
Si ce n’est pas un “vote d’adhésion”, et qu’en même temps l’électeur “n’a pas voulu sanctionner le gouvernement (alors que TOUS les ministres participant à ces régionales ont été battus, quand ce n’est pas balayés) qu’est-ce c’est ? Quel est le “message” ?
On y revient.
On tourne en rond, surtout.
Mais la faute à qui ? A ceux qui délivrent un “message” ou à qui veut bien l’entendre ?

Et la “remontée” du Front National, au fait ? Y aurait-il, là aussi, un “message” ?
Non.
Juste une explication technique. 
Car à en croire Xavier Bertrand “la remontée du Front National est due à la crise” .. Dans ce cas-là, monsieur Bertrand, je suppose que, l’hiver qui, cette année, s’est un tantinet éternisé, c’est aussi dû à la crise, n’est-ce pas ? L’hiver, il s’est dit que, tiens, comme c’est la crise, que sur le front de l’emploi, il fait froid et que gèlent les salaires, ben je vais rester plus longtemps, ils n’y verront que du feu … Qu’attendez-vous pour réformer l’hiver, monsieur le gouvernement ? Puisque tout passe par elle, la réforme ?

Et si moi, un français parmi les autres, je disais que, voilà, j’en ai marre. Marre de vos discours. Marre de tout. D’être pris pour un con. Que je vote ou non. Qu’est-ce que ça change ? Puisque vous ne m’entendez pas. Ni moi, ni personne. Vous venez me prêter, comme ça, des intentions, un message, que je n’ai jamais envoyé, jamais pensé. Ce que je ressens, ce que je vis, ce que je souffre et ce dont je ris, vous vous en moquez. Oui, parfaitement, vous vous en moquez ! Et la preuve c’est que le jour où par voie référendaire le peuple français a dit non au Traité pour l’élaboration d’une constitution européenne, et où, là encore, vous êtes venus nous dire, plus condescendants que jamais, que vous aviez entendu “le message”, quelques mois plus tard, via le parlement, vous le faisiez passer, ce traité, car oui, celui de Lisbonne est peu ou prou celui proposé le 29 mai 2005. Et vous me direz, bien sûr, ou bien entendu (puisque : “vous entendez” ..) que ça rien à voir ! … Vraiment ? … Pourtant, elle est là, la fracture. Le divorce entre le peuple et le politique. La désaffection, celle des urnes. La présidentielle n’était qu’un leurre. Un sursaut, si vous préférez. Parce que naïfs que nous sommes, nous avons cru à tous ces boniments, une nouvelle génération qu’on nous disait, une nouvelle façon de faire de la politique ! Foutaises ! Vous nous avez trahis, une fois de plus, une fois de trop, et “le message”, s’il y en a un, c’est que demain, vos urnes, vous n’aurez plus à vous en soucier, tellement dedans les bulletins y seront maigres. Plus d’audience, sale conséquence de votre déficit d’audition. Comme vous ne manquez pas d’air, c’est couru, vous nous accuserez, de désertion, d’incivilité, que sais-je encore, de faire le lit de la tyrannie, des extrêmes, vous brandirez la menace qui nous guette, celle d’un totalitarisme, considérant que le vôtre, si tant est que vous le reconnaissiez un jour, est acceptable, dans la mesure où il s’appuie, lui, sur une idée avec laquelle, cependant, vous vous torchez allégrement, celle dite de démocratie, celle où, à vous entendre, vous lisez comme dans un livre.
Eh bien continuez à lire ce que jamais nous n’avons écrit. Continuez à analyser des messages que nous n’avons jamais envoyés. Poursuivez votre tâche, sans vous préoccuper des souffrances, des petites gens, de ceux qui tombent, qui renoncent, qui s’en vont, oui, poursuivez dans le déni. Après tout, quelle importance ! Nous savons bien que c’est fini, c’est cuit, votre démocratie, qu’on vote ou non, vous ne changerez rien, on a bien compris … 
Nos cris comme nos silences, vous ne les entendez pas.
Ce que vous entendez, c’est vous. Et vous seuls.

par Philippe Sage (son site) mardi 23 mars 2010 - 28 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Vilain petit canard (xxx.xxx.xxx.66) 23 mars 2010 11:28
    Vilain petit canard

    C’est bien vu. Moi aussi, je suis toujours épaté par ces devins du lendemain, qui font "parler les urnes" et annoncent avoir "compris le message". D’ailleurs, ils ont toujours "compris le message des Français". Le pompon cette année étant que les Français auraient ainsi voté pour "plus de réformes territoriales", et demanderaient d’ailleurs "encore plus de réformes". En prime, ils auraient, tout aussi "clairement", demandé la tête de ... Xavier Darcos, le pauvre, qui n’en demandait pas tant.

    C’est d’ailleurs assez commode : quoique les Français votent, on en tire la conclusion qu’ils approuvent vigoureusement. Quand je pense que je me suis embêté à faire des études longues ! La politique, c’est tellement simple !

    A ce niveau de conneries, il n’y a plus qu’à faire chapeau bas, et se retirer sur la pointe des pieds. Un jour, ils se feront casser la figure, et ils se demanderont pourquoi... à moins qu’ils ne "comprennent le message" avec leur grille habituelle !

  • Par sisyphe (xxx.xxx.xxx.17) 23 mars 2010 13:27
    sisyphe

    Faut dire qu’ils ont envoyé les cadors, pour s’exprimer ; les Bertrand, Lefebvre, Morano ; rien que du très haut niveau...

    Il n’est pire sourd que qui ne veut entendre et, à ce niveau, c’est un concours de Professeur Tournesol, dans la majorité...

    De toutes façons, qu’est-ce que vous voulez qu’ils disent ?
    Ben oui, on est des nazes, on fait une politique de merde, d’accroissement des inégalités ; les Français en ont ras le bol, Sarkozy est à côté de la plaque, les réformes sont foireuses ; on arrête tout, on change tout le monde, et on remet notre mandat en jeu ?

    Laissons les s’enferrer, s’auto-persuader, mentir ; c’est encore le meilleur moyen de les faire se discréditer eux-mêmes ; leur connerie dénégatrice est leur pire ennemie...

    Faudra seulement ne pas les laisser , le temps qu’il leur reste, continuer la démolition systématique du pays et de l’état ; user de notre pouvoir de résistance active ; manifestations, grèves, boycotts, plaintes en justice, recours aux Conseil Constitutionnel, Conseil d’Etat, Cour de Justice Européenne (quoi que... mais bon...) ;tous les moyens légaux pour essayer de limiter au maximum leur pouvoir de nuisance.

    Après, ce qu’ils racontent ; plus personne n’en est dupe ; même pas eux, d’ailleurs...

    N’empêche ; ça fait du bien, cette bonne grosse déculottée ; ça ne change pas grand-chose, certes, mais ça soulage...

  • Par Philippe Sage (xxx.xxx.xxx.135) 23 mars 2010 13:55
    Philippe Sage

    En vous lisant, et notamment sisyphe, je voudrais ajouter ceci :
    Voilà (coming-out) cela fait des années que je ne vote plus. Cela fait longtemps que j’ai compris qu’il y a dénaturation du vote, déni. Il y a une politique (économique). Une seule (et c’est d’autant plus vrai depuis la victoire du "Reaganisme" et du "Thatcherisme"). Et quoi qu’on dise, qu’on glisse dans l’urne, c’est cette politique-là, qu’on veut nous faire avaler. Et si on vote non, majoritairement, comme d’autres (les irlandais, les hollandais) soit ils passent pas derrière, soit ils nous refont voter jusqu’à ce qu’on dise oui. Alors pourquoi, dites-moi pourquoi, j’irais mettre ma voix, un dimanche. Pour quoi faire ? Puisque tout est plié d’avance ? (Allez-y, crachez moi dessus ! ..)
    Après 2002, je me suis dit, bon, il faut y retourner. Même si Le Pen, c’est nib ! Faut pas raconter de conneries. Ce type ne passera jamais. Et sa fille, non plus. Tout ce que le FN peut faire c’est emmerder les autres partis. Et les médias. C’est une force de nuisance. Mais à qui la faute, bordel ?
    Nonobstant, me suis dis que merde, on avait l’air fins, nous qui donnions des leçons aux autrichiens, aux italiens avec l’alliance Berlusconi/Fini (Fini, qui préface les livres de Sarkozy en Italie, mais tout le monde s’en fout, bien sûr !). Donc, retournons aux urnes. Et là, que vois-je ? Le 29 mai 2005, et ce déni incroyable. Merde ! MERDE ! Qu’ils aillent se faire foutre ! Voilà mon bulletin !
    Et alors, quand j’entends l’argument, attention, les abstentionnistes, vous faites le jeu du FN, c’est tellement malhonnête intellectuellement ! C’est digne de Frédéric Lefebvre et d’une Morano (deux insultes à la politique). Ceux qui font le jeu des extrêmes, messieurs, ce ne sont pas les électeurs, ni les abstentionnistes, ce sont ceux qui se torchent avec le vote des citoyens.
    Or donc, la rue, voilà notre voie ! La seule ! Et c’est pas gagné ! Parce que abrutis de télé, de jeux à la con, égoïstes comme jamais, il faudra je ne sais quel chaos pour que cela se produise. Parce que l’on nous monte, constamment, les uns contre les autres, les petits contre les petits, public contre privé, ah regarde l’autre, il touche 50€ de plus que ta pomme, et cet étranger qu’a droit à ci, à ça, ah comme c’est pervers, comme on sait bien jouer du pire de la nature humaine, et comme ça marche, nom de Dieu ! C’est à pleurer !
    Je dis que oui, ils nous méprisent, et copieux, peut-être que ça finira mal, peut-être pas.
    Peut-être pas parce que pour ramper, c’est clair, on n’est pas les derniers. Et je fais partie des moutons. Ce n’est pas parce que je tiens un blog à la noix que je m’absous. Je fais partie des lâches. je fais partie de la masse. Je suis dedans, fait comme un rat. Point barre.

  • Par sisyphe (xxx.xxx.xxx.17) 23 mars 2010 13:36
    sisyphe

    Quand au fait devenu majoritaire de toutes les élections qui se succèdent ; à savoir l’abstentionnisme, voilà ce que j’en pense...(déjà posté, mais bon..)

    La culture du sauve-qui-peut-chacun pour soi, jointe à la désignation factuelle de boucs émissaires, et la capacité du "politique" de plus en plus restreinte d’influer réellement sur le cours des choses, une fois la soumission au "financier" définitivement entérinée par l’ensemble des partis, a conduit à vider toute consultation pseudo-démocratique de tout sens ; ce que ne manquent pas d’éprouver la grande majorité des citoyens, pris dans la nasse de choix interchangeables.

    Cette culture, totalement relayée par des médias aux ordres, n’offre plus qu’une apparence démocratique, une "façade" derrière laquelle se jouent les vrais enjeux, inatteignables par de quelconques élections ; le vrai pouvoir étant détenu par une caste de dominants non-élus, cooptés entre eux, installés aux manettes de la marche du monde, et voyant défiler, goguenards, les élus et dirigeants successifs, réduits à la marge de la mise en forme d’un pouvoir totalitaire transnational, imposant sa dictature de l’exploitation de la grande masse, au profit d’un système de bénéfices pour quelques uns.

    Le renflouement des banques, à la suite de la crise par leurs errements mêmes provoquée, n’a pu manquer d’être interprétée dans ce sens, par les citoyens, conscients du marché de dupes dans lequel des élections de coquilles vides continue de tenter de les leurrer.

    Dès lors, les processus et relais anciennement démocratiques se sont vidés de tout effet ; les élus et gouvernements se succèdent, les mêmes tenanciers de la mise sous le joug de la planète, eux, subsistent.

    Face à cet ordre mondial inique et imposé sans contestation possible, le citoyen lucide n’a guère que son impuissance, son rejet, son dégout à opposer ; d’où le progressif absentéisme, et lé délitement de tout lien collectif ; chacun n’ayant plus que la capacité à gérer sa propre survie, à s’organiser en système personnel d’auto-défense.

    Système implacablement huilé, ayant réussi à morceler totalement toute opposition, à diviser le monde en citoyens isolés, quand ce n’est pas à les faire opposer entre eux ; par groupes d’intérêt, par communautés, par sectorisations, par catégories.

    Mais quand tous les processus et relais démocratiques sont ainsi vidés de toute substance, et que l’oppression atteint des niveaux touchant à la survie même, le risque d’explosions en est d’autant plus grand.

    Les insurrections à venir, oui, très probablement, comme ces émeutes de la faim", dans 35 pays, pas vieilles mêmes de deux ans, déjà reléguées aux oubliettes de l’histoire par ceux qui l’écrivent au quotidien, quand les conditions de leur résurgence sont encore aggravées.

    Mais des insurrections tellement séparées, coupées les unes des autres, qu’il suffira aux maîtres de l’oppression, d’enclencher, par l’intermédiaire des gouvernants complices et asservis, le cycle des répressions, lois martiales, puis l’instauration de régimes totalitaires, qui est la véritable nature de ce système.

    Le capitalisme néolibéral, dominé par la toute-puissance du financier, est, de toutes façons, destiné à s’exercer de cette façon ; il EST, par définition, un système totalitaire, dictatorial ; ne reste plus qu’à le formaliser, pour appliquer son écrasante hégémonie ; enfin débarrassé des simulacres démocratiques.

    QUI, et de quelle façon, pourra se lever, dans ce magma volontairement créé, pour arriver à mobiliser les citoyens, les faire se regrouper entre eux, leur faire prendre conscience de leurs intérêts communs, et de la force de leur nombre ; c’est la question du siècle qui vient.

    En attendant, il reste les quelques armes dont disposent encore les citoyens, ravalés au rang de cibles consommatrices ; les boycotts, les associations de consommateurs, de citoyens, les réseaux parallèles (financiers, alimentaires, de troc, d’échanges), les coopératives, les plaintes en justice en nom collectif, les résistances passives et actives, la désobéissance civique....

    Si nous ne nous saisissons pas de ces armes là, susceptibles et capables de vider de leur pouvoir les forces de l’oppression (qui ne tiennent que par la coercition liée à leur seule arme de destruction massive ; L’ARGENT), l’avenir risque de n’être qu’un chaos de luttes pour la survie individuelle ; la loi inexorable du chacun pour soi aura définitivement imposé son ordre mondial.

    Sursaut républicain ou soumission ; le choix s’impose ; seules ses conditions sont encore à faire advenir.

    Mobilisation et solidarité.

     

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