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Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood !

Comment osez-vous, vais-je entendre, pour sûr ! Les décors de Gazallywood ? Après ceux d’Hollywood ou Bollywood ? Dit tout de go, il y a en effet de quoi surprendre, à comparer ce qu’on a vu récemment avec les studios où l’on trouve les plus grands décors au monde. Un manque de respect, me direz-vous à juste raison, pour les victimes, dont une grande partie des femmes et des enfants. Mais si je me suis permis ce titre infâme, c’est qu’il y a une raison à cela : j’aimerai vous faire part de ma découverte : oui, les israëliens ont bien répété avant de la faire, comme dans un film, leur attaque de Gaza. Dans cette guerre éclair atroce qui vient de se tenir, nous ne sommes pas au bout de nos surprises, avions-nous dit. C’en est une de plus... On vous a déjà à peu près tout dit en effet sur les nouvelles armes employées, des journalistes comme nous en avons eu ici ont fait un travail remarquable à ce sujet. Bombes au phosphore ou à éclats de tungstène, Tsahal a bel et bien profité de ce conflit pour tester de nouveaux engins de mort. La plupart interdits par les conventions internationales qu’Israël comme les Etats-Unis ont bien pris soin d’ignorer.

Des armes nouvelles, utilisées avec un réel souci du résultat, dirons les cyniques : quatre cents enfants et une centaine de femmes ont payé de leur vie la folie meurtrière israélienne, et la mise au point de nouvelles stratégies liées à ces nouvelles armes. Un arsenal nouveau auquel j’ajouterai le Tavor, amplement vu aux mains des soldats israëliens lors de cette offensive. Un fusil-mitrailleur en plastique testé de 1998 à 2002, au mécanisme reporté dans la crosse (bullpup)  qui emploie des chargeurs classiques de M-14 en 5,56 mm. Un engin « maison » très ergonomique, décliné en 3 modèles aperçu également au Cachemire, aux mains des forces indiennes, qui s’en étaient équipées récemment (sans qu’on ne le voit à Mumbaï !). Il a été aussi vendu en Georgie, où Israël est ultra-représenté, mais aussi en Colombie où 30 000 armes ont été commandées, et en Albanie, qui regorge pourtant de stocks d’armes anciennes. La Thaïlande aussi est sur les rangs : l’arme est un franc succès !!! La vente d’armes rapporte en effet, et c’est même la principale source de revenus de l’état israélien. Pour le Tavor, il faut savoir que l’arme, sortie en 1998 a vu sa répartition au sein de Tsahal freinée en raison d’un achat massif de M-4 américains vers les années 90 (et donc sous l’ère Clinton !) , ceux des stocks de la guerre du Viet-Nam, vendus à bas prix et en nombre considérable. En fait quand je dis vendus, je devrais dire cédés dans le cadre de l’aide américaine à Israël... A Gaza, lors de l’offensive, on a surtout vu le modèle Micro-Tavor, destiné au combat rapproché, un modèle à canon court de 330 mm seulement, converti parfois à la munition de 9 mm... C’est la première fois, en tout cas, que l’arme a été autant vue : en 2006, au Liban, les M-16 et M-4 étaient encore dominants. Pour éliminer ces stocks encombrants, on a rendu le Tavor compatible avec les anciens chargeurs de M-4. Bref, à Hollywood il faut des vedettes, et chez Tsahal ce fut cette fois-ci le Tavor. Un documentaire à 1400 victimes réelles, il fallait oser y penser... pour faire de la publicité à un fusil pareil...

Pour mieux « vendre » son offensive meurtrière et disproportionnée aux télévisions mondiales, Tsahal, on l’a vu, s’est empressée de verrouiller l’accès aux images de la presse. Comme vient juste de l’indiquer précisément comme à son habitude notre ami Charles, ici-même. Tsahal, qui a en même temps ouvert la veille de l’offensive son propre site YouTube, où tournent toujours en boucle les frappes dites chirurgicales de ses avions ou de ses hélicoptères. On sait par exemple aujourd’hui, grâce à la télévision israélienne, qu’il n’a fallu que 220 secondes aux 88 avions de l’IDF lancés en même temps pour signifier que l’offensive serait massive, à coups de bombes au phosphore où de bombes à bunkers. Le chirurgien palestinien qui a vu mourir ses trois filles en direct à la télévision a dû apprécier moyennement ce type de couverture médiatique et ces chiffres sans âme. Car Tsahal n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, question communication, laissant filtrer dès les premières heures des images chocs, dont les premières concernent cette école de la police du Hamas jonchée de cadavres. Israël nous fait comprendre dès le début que cette offensive de 2009 nous ramenait dix-neuf ans en arrière, avec la « vente » médiatisée du concept de « guerre propre » instauré par Bush père pendant les premières heures de la guerre du Golfe. On tue, certes, mais on tue « proprement », paraît-il. Du moins au début de l’offensive, dirons nous, où c’est ce qu’on souhaite nous faire croire. Mais on tue étrangement : les victimes ont des membres inférieurs éclatés ou soufflés, les corps sont criblés de petits éclats qui ne se distinguent pas à l’œil nu. Bonjour les bombes DIME ! Mais ces détails, on ne nous les montre pas. Tout est théâtralisé, jusqu’à ces spectateurs des colonies adjacentes qui viennent prendre l’apéro sur des chaises de jardin en regardant au loin les bombardements. Des images que des lecteurs offusqués et attentifs ont remarqué. Abject, bien sûr, mais révélateur du dédain profond pour les personnes concernées. Des journaux israéliens vont réagir pourtant contre ces images, et des journalistes israéliens faire des éditoriaux courageux, allant à l’encontre de la large majorité du pays qui soutient l’offensive.

Cette guerre a été théâtralisée comme jamais, on a réussi à présenter les hélicoptères Apache sur fond de Lune pour faire joli et faire admirer les salves d’obus au phosphore comme de véritables feu d’artifices inoffensifs. Voire des couchers de soleil poétiques sous la fumée des explosions. Des conseillers israéliens omniprésents dans les médias sont venus expliquer chaque jour cyniquement que ce n’est que répliquer aux attaques du Hamas, et qu’Israël faisait ce qu’il pouvait, je cite, « pour épargner les populations ». Devant les caméras, pour justifier l’intervention, on trouvait à chaque fois un dénommé Uzi Moskovich, venu vanter les vertus de ses soldats aux visages barbouillés de noir comme des acteurs d’un film d’aventure. Or l’homme n’est pas totalement un inconnu comme nous le verrons plus loin.... Deux écoles bombardées et plusieurs maisons de civils volatilisées plus loin, on se prend à se dire que la scène de théâtre a beau avoir un metteur en scène efficace, les acteurs jouent faux. Dan Harel, le chef d’état-major adjoint Israélien, finit quand même par lâcher que ce seront bien des bombardements massifs qui auront lieu. A Gaza, cette enclave minuscule, cela veut dire obligatoirement de nombreuses victimes civiles. Pour s’en défendre, Tsahal s’enfonce dans le grotesque en annonçant que les points de chute seront prévenus par mails... si, si, c’est bien ce qui a été dit et écrit !! Cynique ! Ou encore de créer de faux impacts dans une PUBLICITE.... Manipulation ! Pire encore : pour mieux monter sur les planches du théâtre meurtrier de Gaza, les israéliens ont répété des mois dans un décor leur rôle d’agresseurs. C’est la grande leçon de ces massacres, et l’une des grandes surprises également.

Car ce ne sont pas l’usage des 5 200 tonnes de bombes envoyées en express, comme j’ai pu vous l’indiquer qui aujourd’hui me chagrine le plus : ce que je viens de découvrir après coup est encore plus grave, puisqu’il implique bien davantage les Etats-Unis dans les préparatifs de ces combats. Je n’avais qu’à être plus attentif, me direz-vous : on l’avait clairement annoncé il y a quelques mois déjà (en 2004 !). Le modèle avait été déposé ailleurs : aux USA ! On comprend mieux aujourd’hui, en tout cas, le lourd silence de la diplomatie américaine durant tout le temps des combats. Les USA n’avaient aucun intérêt à se montrer durant l’offensive. Car cela aurait peut-être montré trop vite une réelle implication dans ces massacres organisés. Or nous pouvons vous le révéler aujourd’hui : les détails de l’invasion de la bande de Gaza étaient connus des américains de nombreux mois avant sa réalisation, car les troupes américaines ont participé activement à leur répétition minutieuse, aidé par leurs habituels contractants, dont... Blackwater. Une répétition dans les moindres détails des combats de rue auxquels Tsahal aurait dû nécessairement avoir à se confronter, répétition tenue en un endroit assez surréaliste situé au bord du désert, à peine à une dizaine de km seulement de la portion Ouest de l’enclave de la bande de Gaza. Dans un un endroit incroyable, l’ Urban Warfare Training Center, sorte de mini-ville arabe reconstituée, à faux minarets et fausses maisons cubiques, entièrement construit par non pas les israéliens mais par... des américains, en l’occurrence l’United States Army Corps of Engineers, venu bâtir cette ville de carton-pâte afin d’entraîner les soldats de Tsahal au corps à corps en situation urbaine ! Un clone de Ramallah aux portes du désert nous dit un site ! « According to the IDF, the city’s structures were influenced by many Arab cities, but mostly by Ramallah ». Une sorte de Cinecitta en béton, aux portes de Bersheeba.

Cette révélation est à la fois sidérante et consternante : les Etats-Unis sont bien davantages impliqués dans l’invasion de la bande de Gaza qu’ils nous l’ont laissé croire ! Ayant construit les édifices d’entraînement, ils ne pouvaient en ignorer le but. Ce n’était pas pour y faire du tourisme à court terme. Car ce sont eux qui ont payé les édifices, tout simplement : « There is nothing exceptional about architects regurgitating pastiche copies of traditional styles. What makes Baladia exceptional is that it was built by US army engineers, and US taxpayers funded most of the 45 million cost ». L’endroit a été tenu secret pendant plusieurs années, et on est même allé plus loin pour ne pas laisser filtrer trop vite son existence : sur Google, visiblement, de petites mains adroites ont déplacé à l’outil tampon de Photoshop des masses de sable pour que l’on ne s’aperçoive pas de l’existence de ce camp d’entraînement de 19 km2, situé à Tze’Elim, appelé également Baladia City. Une ville surgie des sables, aux maisons inhabitées où tout est faux, et où des haut-parleurs disséminés partout lancent des phrases en arabe ou des bruits de tir, histoire de faire local. La présence de faux minarets indique bien que pour Tsahal ces endroits pouvaient aussi être des objectifs militaires, des minarets dotés d’étranges lumières vertes le soir tombé. « Known by its Hebrew acronym MALI, the Baladia City NUTC features 472 structures, 1,200 doorways, 2,500 windows, multiple elevator shafts, and four miles of paved streets and semi-paved roads. For added realism, charred automobiles and burned tires litter the roadways. In the near future, planners will add donkeys, sheep, dogs and other live animals that often provide early warning of approaching Israeli troops. » A noter que question désinformation, Israël insiste beaucoup sur la présence d’armes dans les mosquées de Gaza : dans un reportage télévisé, j’ai vu ainsi un ancien affût de DCA égyptien sur roues proposé comme une de ces armes... Etrange apparition. Israël en avait saisi des tonnes en 1973 !



Pour faire plus « vrai » encore, dans notre incroyable décor, on a disposé des voitures calcinées dans les rues de Baladia City (intitulée aussi Fire Moutain). On comprend mieux le phosphore, aujourd’hui... et invariablement, au milieu du béton, on tombe sur l’ineffable Uzi Moskovich, le directeur de ce fameux « Ground Training Center » (GTC). L’homme omniprésent dans les téléviseurs pendant l’offensive de ce mois ! Le même Brigadier-Général rencontré en 2005 à Gaza.... déjà, en train de discuter les ordres de Sharon demandant de faire partir les 21 colonies installées. Notre homme connaît donc bien la zone... semble-t-il. Comme d’autres la connaissaient avant, lui, tel notre bien connu Yisrael Ziv. En 2005, ce major général avait déjà organisé l’offensive « Opération Première Pluie »sur les lieux, avant de quitter l’armée et de fonder avec Yossi Kuperwasser sa société de mercenaires, Global CST, aperçue en Colombie comme en Géorgie... Les armes israéliennes se vendent bien, leurs utilisateurs encore mieux. Quant à nos fameux « Corps of Engineers », on en trouve également énormément en Irak... où ils paradent souvent, escortés par des escouades de mercenaires de Blackwater : ils y sont chargés de la reconstruction, avec le succès que l’on sait. Dès l’offensive de Gaza, on les retrouve également  : les premiers à visiter les réseaux de tunnels non encore détruits, ce sont eux...

Une ville factice, donc, façon Hollywood, où Tsahal a répété pendant trois ans son offensive en milieu urbain, aidé par les conseillers militaires américains présents. Car la ville de décor de carton-pâte (de parpaings plutôt) a toujours connu une affluence américaine, et a même été visitée par de hautes personnalités : notamment le 14 janvier dernier (alors que l’offensive est déjà en cours !) par le Lt. Gen. H Steven Blum, le chef du National Guard Bureau, ce qui nous laisse fort songeur comme découverte. Rappelons qu’aux Etats-Unis les Gardes Nationaux , cette unité de réservistes, sont chargés avant tout de défendre les citoyens en cas d’attaque sur le territoire. Que venait donc faire ce Général Blum, en qualité d’envoyé spécial présidentiel ? Nul ne le sait à ce jour... Onze mois auparavant, c’est Ehud Barak qui était venu saluer ses troupes... à l’entraînement, déjà... Selon Blum, l’endroit a surtout servi à se familiariser au combat de rues. Les américains en seraient-ils à envisager cette éventualité chez eux ? « I’d like to see Soldiers go through a facility like this somewhere before they deploy to counterinsurgency missions abroad, » Blum said. « You get the advantage of the identical climate, the same geography, topography. You have the benefit of being in the environment, yet you’re totally secure and you’re able to train. » Et si l’environnement ne suffisait pas, là-bas, quelques pelletées de sable pouvaient améliorer le décor : « When the topography doesn’t exactly match training requirements, the Israelis bring in bulldozers that move the desert sand until it more closely resembles what trainers need. »It’s a first-rate place,«  Blum said. »It couldn’t be more realistic unless you let people actually live there.«  Quelques heures après, notre bon soldat Blum était reçu par le maire de Haifa, Yona Yahav, qui lui expliquait comment résister à 34 jours de lancement de Kassams. L’armée américaine, déjà fortement privatisée, s’intéresse beaucoup ses dernière années au monde civil, semble-t-il : »National Guard military-to-military, military-to-civilian and civilian-to-civilian initiatives undertaken by the SPP are closely coordinated with the staff of the combatant commander and U.S. country teams to ensure consistency with other American interests.«  Il est de l’intérêt américain de transformer les civils en militaires ? Première nouvelle ! A quoi cela peut-il bien vouloir rimer ??? Selon certains, c’est bien un centre d’entraînement américain, destiné à entraîner aussi des soldats US : »There is one other feature of Baladia which might give further pause for thought. Although it is located in the Negev desert in Israel and will be used initially by the Israeli Defence Forces, it is actually an American project. The entire « town » has been constructed by the United States army corps of engineers and paid for mainly through US military aid to Israel. It will, in due course, become a training center for the US Army and Marine corps, readying them for deployment in Iraq or anywhere else in the Middle East that US security policy takes them." 

Parmi les constructeurs du décor de cet incroyable Gazallywood, Rafael, la société israélienne spécialisée dans l’armement et l’électronique, (et l’inventeur du détecteur sonore de Sniper équipant les Humvees en Irak, et du Samson, un affût automatique disposé tout le long de la frontière... des Palestiniens) et Cubic Defense Applications, une entreprise de San Diego, en Californie.. commissionnée par les militaires US, sous l’égide du Pentagon Foreign Military Sales, firme qui a fourni les PCs de surveillance et les caméras nichées partout, toutes capables de vision infra-rouge. On est en droite ligne des jeux vidéos cette fois ! Voilà qu’un Hollywood électronique se profile à l’horizon, à part qu’au bout, on décomptera plus de 1400 vrais morts et non des décès virtuels ! Sur son site, Cubic Defense Applications se présente comme fournisseur de solutions d’entraînement à la guerre : « Backed by five decades of experience, Cubic’s Defense Group supplies live, constructive and virtual military training systems, mission support services and communications technologies to the U.S. Department of Defense, government agencies and allied nations. » En précisant être également fournisseur de L’Otan, spécialisé dans les nouveaux arrivants (la France est prévenue !). « Our mission support services include planning and operational support for theater and worldwide exercises, computer-based simulation, curriculum and leadership development, force modernization for NATO entrants, open source data collection, and engineering and technical support ». Evidemment, dans ses contrats, on trouve 18,7 millions de dollars pour équiper.. les Gardes Nationaux US, pour de l’entraînement au tir... urbain. En 2003, Cubic avait déjà reçu 500 millions de dollars pour du matériel lié au  »P5 combat training system". En mai 2008, la Pologne, à qui les USA avaient demandé l’installation de batteries anti-missiles, obtenait le même matériel et le même entraînement : au total, la Pologne héritait de 200 millions de dollars d’équipements seulement pourrait-on dire : la contrepartie de l’autorisation d’installer les missiles, à coup sûr ?

La trace de la Pologne nous donne une idée du deal qui a dû prévaloir à la construction d’un ensemble à 45 millions de dollars sans un seul shekel versé en plus par l’état israëlien. Regardons la carte où est implanté le centre d’entraînement : à l’Ouest, la centrale nucléaire de Dimona d’où sont sorties plus de 200 ogives nucléaires mais personne n’a le droit de le dire (même Holmert !)... Au milieu, le Negev, avec le centre d’entraînement. Et au Sud, près de la frontière égyptienne.... un énorme radar FBX-T (pour Forward Based X-Band Transportable) apporté, construit et installé par les américains en 12 voyages de C-5 Galaxy, base arrière comprise, via la piste israélienne d’Hatzerim AB.  Le C-5 avait déjà sauvé Israel en 1973, me direz-vous, ça devient le transporteur préféré de Tshahal. Ce radar n’a pas que sa technologie pour lui : il est intégralement piloté par une équipe américaine de 120 personnes, et ne communique qu’avec le quartier général US et non avec l’armée israélienne !!! Ce qui a froissé quelques généraux de Tsahal sur place, mais pour la façade seulement  : que ne ferait-on pas pour 5 200 tonnes de bombes (gratuites) et 45 millions de dollars de base d’entraînement, offerts en cadeaux, sans oublier l’énorme dépôt de munitions et de véhicules, découvert une fois terminé seulement en 2005 à Nachshonimprès de l’autoroute numéro 6 qui mène à Haifa ou Aashdod, les deux ports de ravitaillement israëliens (et de l’armée). Selon une étude, cette base aurait déjà coûté 125 Milions de dollars aux contribuables US. Or chose encore plus surprenante : c’est un projet qui remonte en fait à octobre 2000... sous...l’ère Clinton !!!! Le mari de l’actuelle secrétaire aux affaires étrangères d’Obama ! voilà qui promet... Les Etats-Unis ont commencé il y a bien longtemps un drôle de jeu avec Israël, et l’administration Bush n’a fait que prolonger ce qui avait été décidé bien avant son arrivée ! Et comme on le laisse entendre ici depuis longtemps, de toute manière c’est bien le lobby militaire qui dirige le pays, et non pas le président !

 

Il va sans dire que ce dépôt de munitions gigantesque et ce nouveau radar à très grande portée ne présage rien de bon. Ce radar américain en lui-même ne sert à rien vis à vis de la sécurité intérieure d’Israël : la firme Elbit a développé un radar détecteur de départs de Kassams, le Thel, une adaptation de son Green Pine, déclinable aussi pour bateaux, qui a commencé à équiper les unités de Tsahal début décembre. Le radar américain a été proposé comme assurant la détection d’un missile nucléaire iranien, et non comme un détecteur de roquettes artisanales. A la limite, l’introduction du Thel aurait pu se permettre de se passer de ce massacre gigantesque : désormais, dès le départ de roquette connu, une contre-attaque rapide (par missile également) peut être lancée immédiatement. A terme, les Kassams auraient pu devenir obsolètes, avec des engins tels que ceux-ci. . Un laser à la place d’un contre-missile. Le projet a été abandonné en 2006, mais bizarrement Israel l’a réactivé depuis, les américains l’ayant "downsizé" depuis pour en faire un "Skyguard".  En Novembre, Les américains rajoutaient deux paraboles noires à côté du site de Dimona. Par peur d’une attaque iranienne, où par peur d’une riposte iranienne à une attaque israélienne ? Le radar installé en plein Negev ne l’est-il pas non plus pour surveiller l’activité de l’aviation de l’état hébreu ? Sans nul doute également !

A Gaza, les crimes de guerre avérés ont donc été faits avec préméditation et à deux, car l’implication américaine a été bien plus grande que prévue ; on peut parler à ce stade de complicité manifeste. Il y avait deux agresseurs à Gaza, pas un seul. Les conseillers américains étaient présents à tous les stades d’élaboration de l’attaque du territoire palestinien, et ont fourni les munitions interdites, ont organisé les répétitions et en les ont facilitées, en conseillant Tsahal, en offrant les infrastructures nécessaires et en les construisant même. G.W.Bush, juste avant de partir, avait donc ouvertement déclaré la guerre à un état qui n’existe toujours pas. Que va faire son successeur d’un tel héritage ? Son lourd silence de ces dernières semaines en a dit déjà assez long sur la question... sa passivité a été notable. Quelle influence exerce sur lui son tout premier conseiller, qui dispose de la double nationalité israëlo-américaine ? Dirige-t-il vraiment le pays pour le moins, ce président ? Pour Eisenhower, ce n’était plus le cas en 1958 déjà...


Documents joints à cet article

Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood ! Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood ! Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood ! Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood ! Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood ! Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood ! Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood ! Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood ! Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood ! Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood ! Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood ! Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood ! Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood ! Israël : tout avait été répété aux studios de Gazallywood !



par morice mardi 27 janvier 2009 - 462 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par E-fred (---.---.---.58) 28 janvier 2009 09:34
    E-fred

    Avec 10 milliards de dollars de ventes à des pays étrangers en tout juste deux ans, Israël, via son industrie militaire, confirme son rang de quatrième puissance exportatrice d’armes au monde derrière les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne.

    D’après le Ministère de la Défense, les contrats d’armements décrochés par Israël depuis 2007 ont atteint des records, notamment auprès de clients privilégiés comme l’Inde et les Etats-Unis, dont les divers achats ont rapporté à l’Etat hébreu près de 3 milliards de dollars.

    Dernièrement, la plupart des armements exportés par Israël ont été des systèmes de radar, des drones, ainsi que des missiles anti-tanks.

    Au premier semestre de 2008, l’industrie militaire confirme son assise mondiale avec d’ores et déjà 5,3 milliards de dollars de ventes d’armes à des pays étrangers. A titre comparatif, le chiffre était de 4,7 milliards pour tout l’exercice de l’année 2007.

    Ces exportations sont par ailleurs extrêmement porteuses pour l’économie israélienne, puisque pour chaque milliard de dollars enregistré, ce sont 20.000 emplois qui sont générés.—

     

  • Par morice (---.---.---.184) 27 janvier 2009 22:26
    morice

    Si on avait voulu renforcer le Hamas dans la population, on ne s’y serait pas pris autrement ... le Hamas saute sur l’occasion en organisant secours et approvisionnements... le grand penseur Barack doit s’en mordre les doigts là !!!... en prime, comme on voit déjà les reportages sur les tunnels qui marchent encore, il perd des points dans la population : le gagnant c’est ce taré de Lieberman, et Netanyahou, qui attend derrière la porte pour se faire élire dans un fauteuil : la perdante est.. Lipni. Qui aujourd’hui, réclamait déjà des bombardements pour venger le soldat abattu ce jour. Avec toujours la même idée, n’oublions pas : un soldat de Tsahal pèse ses 200 équivalents au Hamas, sinon c’est plus du jeu... toute la HAINE est là : même morts, ils ne faut PAS qu’ils soient pareils ! c’est une HONTE ces valeurs différentielles imposées par Israël ... de la prétention et du dédain !!!! Pour Netznyahou, la guerre le débarrasse d’un autre problème !!

  • Par E-fred (---.---.---.58) 28 janvier 2009 09:39
    E-fred

    Paris interroge Israël

    sur des ventes d’armes

    NOUVELOBS.COM | 12.02.2005 | 18:04

    Selon le Haaretz, cette démarche française fait porter indirectement à des entreprises israéliennes d’armement la responsabilité de la mort de soldats français en Côte d’Ivoire.

    Le gouvernement français a exigé que l’Etat hébreu lui fournisse des informations sur des entreprises israéliennes ayant vendu des armes à la Côte d’Ivoire, a indiqué vendredi 11 février le quotidien Haaretz, citant des responsables de la défense israélienne.

    Cette exigence a été transmise au responsable des questions de sécurité au ministère de la Défense Yehiel Horev, a confirmé un responsable du ministère israélien de la Défense cité par journal.

    L’ambassade de France à Tel-Aviv s’est refusée à tout commentaire.

    Selon le Haaretz, cette démarche française, qui fait porter indirectement à des entreprises israéliennes d’armement la responsabilité de la mort de soldats français en Côte d’Ivoire, a été faite "apparemment" par l’attaché militaire de l’ambassade ou le représentant des agences de renseignements français lors de discussions avec le ministère israélien de la Défense.

    Gel annoncé

    Il y a trois mois, le gouvernement français avait demandé aux ministères israéliens de la Défense et des Affaires étrangères de cesser les exportations d’armes israéliennes vers la Côte d’Ivoire, a poursuivi le quotidien israélien.

    Le directeur général du ministère de la Défense Amos Yaron avait ensuite annoncé un gel de ces ventes.

    Selon le Haaretz, plusieurs entreprises israéliennes sont impliquées dans les ventes d’armes à la Côte d’Ivoire. Aeronautics Defense Systems a vendu des drones et a envoyé du personnel entretenir ces avions de reconnaissance sans pilote. Le marchand d’armes Moshé Rotschild a pour sa part vendu des armes, des pièces détachées, des munitions acquises en Europe de l’Est, tandis que l’homme d’affaires Hezi Betzalel a fourni du matériel de surveillance produit par la société israélienne Verint Systems.

    Selon les responsables français, des soldats français ont été tués lorsque des drones et des systèmes de surveillance ont permis à l’aviation ivoirienne d’attaquer une base où ils étaient stationnés.

  • Par François M. (---.---.---.68) 27 janvier 2009 21:08

    Excellent article !

    Je veux vous dire ceci très clairement, ne vous en faites pas à propos de la pression américaine sur Israël, nous, les Juifs, contrôlons les États-Unis, et les Américains le savent.” - Ariel Sharon parlant à Shimon Peres, le 3 octobre 2001, rapporté à la radio Kol Yisrael.

    Dans le présent cas qui nous concerne, à Gaza, ils ont essayé d’établir par répétition constante que le point de départ du conflit était le 19 décembre, soit la fin du cessez-le-feu de six mois, qu’Israël a décrit comme “unilatéralement terminé par le Hamas”. Ce faisant, ils ont ignoré le fait qu’ils ont brisé le cessez-le-feu en premier le 4 novembre 2008 en tuant six militants palestiniens, fait confirmé par l’ONU et CNN, alors qu’ils ont admis que le Hamas avait respecté en tous points les termes, qu’aucune roquette ne fut lancée pendant les six mois de la trêve. Les autorités israéliennes ont bien sûr ignoré leur refus d’honorer les termes du cessez-le-feu et d’ouvrir les frontières de Gaza qui est sous un véritable état de siège, créant ainsi une catastrophe humanitaire sans pareil tout en gardant à genoux les Palestiniens dans une dépendance totale pour tout ce qui entre et sort de Gaza, incluant médicaments, pétrole, électricité, nourriture.

    Ce processus a débuté bien avant le retrait des Israéliens de la bande de Gaza en 2005 et s’est poursuivit jusqu’à maintenant. On ignore aussi le fait que le Hamas dans ses débuts fut une création du Mossad, que plusieurs de leurs agents ainsi que des soldats israéliens se font passer pour des “terroristes” du Hamas et que finalement, le Hamas n’a pas pris le pouvoir de force par un coup d’état, mais fut bel et bien démocratiquement élu par les Palestiniens qui les perçoivent comme étant les seuls capables de les protéger.
     

    Dans cette guerre, hommes politiques et généraux ont cité à plusieurs reprises les mots suivants : “Le patron est devenu fou !” crié à l’origine par les vendeurs de légumes sur le marché, dans le sens de “Le patron est devenu fou et il vend les tomates à perte !” Mais, le temps passant, la plaisanterie s’est transformée en une doctrine meurtrière implacable qui apparaît souvent dans le discours public israélien. Pour faire reculer nos ennemis, nous devons nous comporter comme des fous, tout saccager, tuer et détruire sans merci.

    Dans cette guerre, c’est devenu un dogme politique et militaire : ce n’est que si nous “les” tuons disproportionnellement – mille d’entre “eux” pour dix des “nôtres” – qu’ils comprendront qu’il vaut mieux ne pas se frotter à nous. Ce sera “marqué dans leur conscience” (phrase israélienne favorite ces temps-ci). Après quoi, ils réfléchiront à deux fois avant de lancer d’autres roquettes Qassam contre nous, même pour riposter à ce que nous ferons, quoi que nous fassions.

    Il est impossible de comprendre la brutalité de cette guerre sans prendre en compte son arrière-plan historique : le sentiment d’être des victimes après tout ce qui a été fait aux Juifs à travers les âges, et la conviction qu’après l’Holocauste ceux-ci ont le droit de tout faire, absolument tout, pour se défendre, sans aucune restriction légale ou morale. (Source : Le patron est devenu fou)

    Noam Chomsky écrit aussi dans un texte intitulé “Exterminer toutes les brutes : Gaza 2009” qu’Israël a fait le calcul qu’il serait avantageux d’avoir l’air de devenir “fou”, causant une terreur largement disproportionnée, une doctrine remontant aux années 1950. Jonathan Cook décrit comment, après avoir rapidement manqué de nouvelles cibles à attaquer dans les premiers jours de l’agression de Gaza, la définition des cibles reliées au Hamas a été élargie pour inclure mosquées, universités, cours de justice, écoles, ambulances, hôpitaux, ponts, routes, station de production d’électricité, égouts, manufactures, boutiques et endroits de travail. Mieux encore, selon le Jerusalem Post, le président israélien Shimon Peres a déclaré lors d’une rencontre avec une mission de l’AIPAC en visite en Israël que “l’objectif des attaques était de livrer un dur coup aux habitants de Gaza pour leur faire passer le gout de tirer sur Israël“. Ceci explique la joie de Shimon Peres à propos du déroulement du processus : “La mise en place des opérations courantes ont procédé à 90% en accord avec les plans“. Dans un article publié dans le journal israélien Haaretz en octobre 2008, les militaires israéliens ont exposé leur plan “d’utiliser une force disproportionnée” contre tous les villages qui résisteront dans une prochaine guerre prévue contre le Liban, de “causer d’immenses dommages et destruction“. (Source)

    Une nation folle, mais tout de même aux commandes d’armes nucléaires, faut-il le rappeler, avec l’appui financier et militaire des États-Unis et le consentement des médias.

    Pour tous les détails :

    La déchéance d’Israël & l’indécente partialité des médias

     

     

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