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Accueil du site > Tribune Libre > Itinéraire d’un météore (suite)

Itinéraire d’un météore (suite)

Résumé de l’épisode précédent : Rachida est passée de son travail de nuit au Fouquet’s, via pas mal de contacts et de rencontres, dont celle du patron de Veolia. Mais ces rencontres n’ont jamais été chez elle fortuites. Son ambition démesurée n’a rien laissé au hasard pour son accession à un poste à très grande responsabilité.

Les clubs et le mercato

Les relations et les petites fiches découpées citées comme exemple d’obstination de carrière ne suffisent plus à une ambition aussi démesurée ? Autant créer de toutes pièces un réseau, se dit notre future ministrable. Au mercato des clubs d’influence, Rachida Dati monte alors très vite en cotation. Ça sera tout d’abord le passage obligé du Siècle, puis à l’Institut Montaigne de Claude Bébéar dont elle est l’une des « protégées » dit-on. Un Claude Bébéar qui obtient en octobre dernier (en récompense du soutien à la candidature présidentielle ?) le « droit » de préfacer le nouveau Code de déontologie du Barreau de Paris... à la surprise effarée de toute la profession en robe noire : quelques jours auparavant, Rachida Dati vent d’annoncer son projet de dépénalisation du droit des affaires (l’idée de Marsaud)... ce qui n’a pas l’heur de plaire à tout le monde, mais à d’anciens collègues de droite. Au Siècle, à la liste des contacts est éloquente selon Emmanuel Ratier, c’est bien "le club le plus influent de France« . Pour Rachida, c’est simple »J’y suis depuis près de cinq ans. J’y suis entrée au moment où je devenais conseillère au cabinet de Nicolas Sarkozy" (p.76). La liste des adhérents vaut largement tous les diplômes du monde. C’est mieux et plus efficace que de se perdre dans les confréries des Maîtres Rôtisseurs ou des Chevaliers du Taste Vin ou du Houblon d’Or, où se noient la moitié des édiles français, obnubilés par leur image et leur aura... et qui leur permet surtout de digérer leur éviction du cercle trop fermé de la Franc-maçonnerie. N’est pas coopté qui veut. Chez Rachida, l’aveu du « recommandeur » est de taille : « J’avais été parrainée par Gérard Worms » (p.76). Worms, c’est Rotschild. Ça sert toujours les relations : pendant ses vacances américaines, Rachida Dati et son président se sont vus recommander une villa plutôt cossue par Frédéric Otto ; le directeur général de la banque privée Edmond de Rothschild Luxembourg...

Mais ça ne lui suffit pas : son club à elle, ce sera donc le le club du XXIe Siècle en allusion au précédent, fondé avec Hakim el-Karaoui, l’ex-nègre des discours de Jean-Pierre Raffarin à Matignon et Béchir Mana, ex-secrétaire adjoint au ministère de la Défense et devenu depuis, adjoint du Haut responsable à l’intelligence économique (HRIE). Un organisme dirigé par Alain Juillet, cet officier parachutiste, passé chez Ricard de 1967 à 1982, et qui a été aussi le patron de Marks and Spencer France, qu’il a vendu en 2001. En 2002, il a été nommé directeur du renseignement à la DGSE (sous les ordres de... Pierre Bousquet de Florian) : le pastis et les vêtements mènent à tout (on l’a bien compris depuis Charles Pasqua). Un bon club, on le sait, ça sert à tout. Le club du XXIe, épaulé benoîtement par SOS Racisme, se chargera de mettre en marche dès les premiers déboires de Rachida Dati, à peine arrivée au ministère, une campagne active de contre-publicité, dénonçant un « complot raciste » à son égard. Ce qui évite facilement de parler d’incompétence ou d’hystérie, il est vrai. En réalité, on peut parler, sans équivoque, à propos de ce club, et de ses membres, de « beurgeoisie ». « Belle villa, grosse Mercedes » comme le dit L’Express. On y ajoutera les montres Chaumet, les bracelets, les colliers Dinh Van... et les tailleurs de chez Dior. C’est en réalité aussi Patrick Gaubert, l’ancien conseiller de Charles Pasqua (et mentor de Sarkozy), ce député UMP, devenu le surprenant président de la Licra, qui avait fait à l’origine cette surprenante déclaration et pris position : Rachida était selon lui « victime, du fait de la consonance de son patronyme, d’une campagne injuste ». Il avait pourtant accepté lui-même, l’argument de l’usage de l’ADN comme "moyen de débloquer une situation exceptionnelle", sans sourciller. Lui aussi figure dans l’affaire Clearstream, cité par Gergorin dans ses auditions. En cas de procès, il devrait donc lui aussi comparaître, qui sait. On retiendra surtout de l’épisode la position du tireur couché de Rachida : toute critique la concernant ravivant les germes du racisme, la voilà immunisée contre ses possibles détracteurs, qui dénonceraient son incompétence ou son inculture, aussi vaste que la présidentielle (elle avoue sans vergogne écouter des chansons de hit-parade de variété, et écouter un répertoire de midinette). Et ce sont les gens venus à son secours, telle Esther Benbassa, qui vont véhiculer l’idée des « diplômes achetés », ce que s’empressera Rachida Dati de reprendre dans son émission de télé dominicale, l’occasion étant trop belle. Seul Mouloud Aounit, président du Mrap, c’est simple, il n’y croit pas, à cette version des faits. Nous aussi, bien entendu, même si d’aucuns sur internet ont eu des propos très violents à son égard (mais ce n’est pas pire que chez certains esprits obtus, lecteurs d’Agoravox).

Pour Le Nouvel Observateur, le club reste le « club des minorités » agissantes. Mais avant tout celui des...ambitieux ! Elle quitte plus tard le club, dans le livre, on attend une explication, on ne l’a pas « on a convaincu pas mal de monde, je crois. Ensuite, j’ai eu beaucoup de travail. Je suis passé à autre chose » (p.101). Il y a un côté gesticulatoire chez la personne, qui ne tient pas longtemps en place, ou qui se fait des ennemis, on ne sait la part des choses. Un peu beaucoup à l’image de son mentor, en fait.

Cela n’empêche pas d’affirmer en interview avec aplomb et non sans cynisme que "c’est le travail qui favorise la promotion. Sinon, quoi d’autre ? Si vous n’avez pas la bonne adresse, les bons réseaux, le bon nom, la bonne ascendance, vous faites comment  ?" dit-elle : or c’est exactement l’image en négatif de son parcours. Car toute la vie de Rachida Dati démontre que ce qui a prédominé chez elle, pour sa réussite personnelle, ce sont bien les relations, les deux diplômes obtenus en faculté ne suffisent pas, en général : sinon il y aurait eu davantage de garde des Sceaux putatifs. Contrairement à ce qu’elle peut affirmer, Rachida Dati s’est donc trouvée elle-même « les bonnes adresses » et "les bons réseaux", quitte à en créer d’autres si besoin était. Tenter de faire croire que SA promotion provient de son SEUL travail est une gigantesque escroquerie intellectuelle, rien d’autre. Manque encore l’ascendance, mais ça viendra, à ce rythme-là. Pour le nom, on peut toujours suggérer un (vrai) mariage avec une personnalité en vue. Un président, pourquoi pas, après tout, ne pas dès aujourd’hui viser au plus haut, tant elle lui ressemble (écoutez le surprenant portrait d’Ilana Moryoussef et Olivier Bost) ? Mais que faire, en ce cas, du « grand patron d’entreprise » ?

Détail à ne pas oublier, elle est aussi fondatrice, à Argenteuil, de l’association « Bleu Blanc Rouge ». Association rondement créée, établie pour ne répondre qu’à un seul but : faire revenir Sarkozy sur la dalle d’Argenteuil, avant son élection, ce que fera en définitive Jean-Marie Le Pen ! Une association pour rien donc, présidée par un personnage décrié, Tarek Mouadane, qui se fait depuis surnommer « Tarko » par tout le quartier, et qu’on retrouve dans une vidéo élégiaque au meeting de Caen du candidat Sarkozy. Au total, 40 000 euros de subventions pour débiter mot à mot le programme électoral sarkozien, cela revient un peu cher à la nation. Ce qui ne l’empêche aucunement de vanter en mars dernier « l’apolitisme » (sic) de son association. Milieu 2007 toujours, on le retrouve cette fois fervent supporter de Linda Asmani, candidate UMP (berbère d’origine) dans le 10e à Paris. Un candidate à l’écriture assez étonnante : "J’ai conscience que toutes nos politiques de la ville n’ont été qu’un saupoudrage de subventions et que sans doute Nicolas sarkozy a eu des mots un peu dures pour une situation tellement hallucinante..." à croire que décidément les fautes d’orthographe, chez les filles d’immigrés... ou employer d’autres systèmes plus, euh, « élaborés » : dans sa profession de foi reçue par les électeurs de la circonscriptions, la candidate UMP n’a pas hésité à publier les soutiens imaginaires de Bernard Kouchner et de Martin Hirsh, signés de leur main, qui seront obligés de faire un démenti officiel. Une candidate plus portée encore que Rachida Dati vers une admiration sans borne pour son chef suprême : "ll est d’abord un humaniste et un féministe" proclame-t-elle en meeting. On frise le Pol-Potisme de peu, là. Le 23 mai dernier, Linda la pétulante annonçait la venue de... Rachida Dati à son meeting sur le féminisme. Une venue imaginée de toutes pièces, bien entendu : la nomination de Rachida donnant des ailes à Linda, tout simplement. Le mauvais exemple ? Sa dernière invention, mettre son slogan électoral sur des sacs à baguettes chez les boulangers... forts marris depuis de faire de la publicité pour l’UMP sans en avoir été prévenus ! Bon d’accord, on n’apprend pas la politique en un seul jour, mais de là à faire de pareilles bourdes.. Finalement, c’est bien Rachida qui en aura fait.... le moins. À part certaines photos de campagne...

Magistrate : une vocation tardive

Après la BERD, ELF et la Lyonnaise des eaux, voici que Rachida se laisse convaincre de faire une carrière de magistrate, poussée par Simone Veil, elle-même ancienne avocate. Son recrutement tardif à l’École nationale de la Magistrature n’est pas dû à une place obtenue lors d’un concours, mais à ce que l’on appelle « un recrutement sur titres ». Selon Le Point, en la circonstance, Dati a bénéficié là d’une aide précieuse, à deux reprises, pour accéder au poste envisagé."La voie de recrutement empruntée permet à toute personne ayant une expérience dans le domaine du droit - avocat, commissaire de police, directeur de prison, éducateur, etc. - de présenter un dossier. Chaque année, une vingtaine de candidats sur les 200 que compte la promotion de l’ENM entrent par ce biais. La candidature de Rachida Dati est sujette à discussions, et c’est Maryvonne Caillibotte, aujourd’hui conseillère de François Fillon à Matignon, qui la soutient" affirme avec précision l’hebdomadaire. Pour Rahida, p.175 ça se résume à « j’avais de bons soutiens ». On n’en saura pas plus.



On retrouve la même Caillibote en 2007 comme pressentie par la nouvelle garde des Sceaux à un poste important : comme plusieurs autres femmes magistrats, elle fait partie des relations de l’ex-procureur Yves Bot, attendu comme futur "procureur général de la nation", et ardent sarkozyste (après avoir été ardent... chiraquien). Le Point n’indique pas quelle est la nature des « discussions » lors de l’entretien de recrutement de Rachida. On peut quand même songer à une enquête familiale et de proximité, car pour devenir simple gendarme, on effectue la même enquête sur la famille. Et la famille Dati peut déjà poser question : en 1997, Rachida a été l’objet d’un redressement fiscal, ayant déclaré aux impôts pendant 6 ans des « pensions alimentaires » à ses frères et sœurs, une situation étonnante pour quelqu’un qui va se spécialiser en même temps sur les droits d’entreprise, et les problèmes de succession par exemple. Quelque temps en effet après, un de frères Dati, Jamal, va défrayer la chronique judiciaire. En 2001, l’année du décès de sa mère, il est condamné à trois ans d’emprisonnement, dont 18 mois fermes, pour un trafic d’héroïne dans la région de Chalon-sur-Saône, trafic remontant à 1999, date à laquelle Rachida poursuivait encore ses études de magistrate ! Ce qui n’empêche Rachida, un tantinet provocatrice ou franchement inconsciente, d’affirmer que "les concours sont les mêmes pour tous ». Un peu facile quand il n’y a pas eu... concours véritable en ce qui la concerne, et aucune enquête familiale de menée. Maryvonne Caillibote semble depuis coutumière du grand écart avec la jurisprudence. Ou comment on peut s’arranger avec la loi, quand on est du bon côté du manche. Et pas pour de simples permis de conduire : "Je constate d’ailleurs l’importance de la filière liée à Yves Bot puisque Maryvonne Caillibotte, qui s’était illustrée en accompagnant sur son ordre le juge Burgaud pour son audition par la Cour d’assises de Saint-Omer, se retrouve au cabinet de François Fillon", écrit le perspicace Philippe Bilger. Pour Bakchich, le facétieux, les nominations prévues par Rachida Dati pour « féminiser la profession » sont un leurre, ce sont avant tout celles des « Bot’People ». Selon lui, en effet, "Maryvonne Caillibotte fut longtemps la chargée de presse d’Yves Bot". Les nominations, à ce stade, sont essentiellement politiques, et ce, depuis toujours. Juste avant l’élection présidentielle, de Chirac ou de Sarkozy, c’était à qui allait placer ses pions. Pour savoir quelle est la position d’Yves Bot vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, il faut lire ce qu’en a écrit un dénommé Gérard Davet dans Le Monde du 16 mars 2007. Plutôt dithyrambique, mais... normal : Davet, c’est le pseudonyme de presse... d’ Yves Bot . Un procureur qui avait déjà absous en 1999... Jacques Chirac. En voilà un qui a tout compris à la politique, et qui ne risque pas de perdre son poste.

Dans son livre, Rachida résume ses deux entretiens : « l’un avec le secrétaire général du tribunal du lieu où j’habitais »... le premier s’est bien passé« . Le deuxième n’a pas été un tel succès ». Or le premier c’est avec Caillibotte ! « Nous sommes restées une heure à parler comme si nous nous connaissions. Elle m’a encouragée : ’je vais mettre un avis favorable’. La magistrature a besoin de gens comme vous ». Même dans le livre, les propos sonnent faux : d’avouer que la discussion est celle de femmes qui se connaîtraient sans se connaître est difficile à avaler : Caillibote agit là encore sur recommandation. Avec le magistrat de Versailles (où habite donc Dati à l’époque), « manifestement mes motivations ne l’intéressaient pas vraiment... l’entretien a été très court ». Il faut croire que Me Caillibote avait déjà beaucoup d’influence, car « j’ai pourtant été intégrée » (p.176).


Pour ce qui est du dernier poste de Rachida, c’est à l’issue d’études de deux années seulement qu’est délivré le diplôme. Rachida entre donc en 1997, à 32 ans à l’École nationale de la Magistrature, et en ressort en 1999, comme "juge commissaire aux procédures collectives". Certains affirment que son parcours ne s’est pas passé si facilement que ça : en fin de parcours, elle reçoit l’avis défavorable du haut magistrat responsable de son stage probatoire. Ce qui ne l’empêche d’obtenir pourtant le diplôme final. Le juge-commissaire n’est pas un juge du parquet, mais du Tribunal de Commerce. Elle est alors nommée dans le Nord, à Péronne. Elle y restera 2 ans, de 1999 à 2001. Elle passe ensuite au Tribunal de grande instance de Bobigny comme auditrice de justice. « J’ai d’abord fait mon stage d’un an à Bobigny » , précise le livre (p.192). L’auditeur, selon les textes « assiste le juge », « assiste les magistrats », mais n’a aucun pouvoir décisionnaire : ils " participent sous la responsabilité des magistrats, à l’activité juridictionnelle, sans pouvoir toutefois recevoir délégation de signature". Bref, à ce poste, Rachida Dati n’est pas responsable. C’est encore bel et bien une... stagiaire : "Les auditeurs de justice relèvent également du statut des fonctionnaires stagiaires". À la fin, une épreuve est organisée, "comprenant une épreuve écrite, consistant en la rédaction en six heures d’une décision de droit civil (coefficient 2), une épreuve orale de vingt minutes consistant en un réquisitoire pénal (coefficient 2) et une épreuve orale de conversation de quinze minutes avec des membres du jury (coefficient 2). Le but de l’examen final est de déclarer ou non le candidat « apte aux fonctions judiciaires ». En résumé, Rachida Dati n’obtient qu’en 2002 le droit d’exercer réellement des fonctions de juge dans un tribunal... Ce qui lui ouvre alors la possibilité de devenir substitut, au Parquet. Pour le livre, elle va à Péronne après Bobigny. (p. 194). Elle tient à ajouter qu’elle y était aussi « juge des affaires familiales », et de « faire l’intérim d’un juge d’instruction ». Intérim ou stage, mais toujours pas de poste en place, en fait.

Elle devient effectivement substitut du procureur de la République au Tribunal de grande instance d’Evry... en 2003, où elle est subitement propulsée le 1er septembre (par décret du président de la République en date du 8 juillet 2003, avec l’avis du Conseil supérieur de la magistrature), en y effectuant véritablement une carrière-éclair : 3 jours plus tard, en effet, elle est mise à disposition du cabinet du ministère de l’Intérieur, rencontré l’année précédente, en 2002. Sa nomination parle d’un délai de trois ans de mise à disposition. Un décret l’atteste, qui ne sera promulgué que le 18 décembre de la même année. Dans le livre, Evry est expédié en une ligne : « Et après Péronne ? Evry, cette fois au Parquet. J’étais substitut à la section financière ». Si on revoit le parcours, cela fait donc 4 années d’exercice de la justice à peine, dont deux en Tribunal de Commerce, qui a fort peu à voir avec les tribunaux habituels de justiciables tels qu’on les entend, et 2 d’auditeur-stagiaire à pouvoir restreint... et seulement... 3 jours au parquet véritable, ce qui peut paraître un peu court pour exercer le poste suprême de la catégorie. Comme le souligne Le Monde, "Sortie de l’École nationale de la Magistrature en 1999, elle n’a effectué qu’un trop bref passage dans le corps judiciaire pour être considérée parmi les pairs« . »Trop bref passage" est un euphémisme : c’est trois jours seulement. Et c’est essentiellement cela qu’on lui reproche, rien d’autre. Elle n’a pas assez de connaissances pour faire le métier, voilà tout. Depuis les années 80, à part Alain Peyrefitte (Enarque), Albin Chalandon (pétrolier), Pierre Méhaignerie (ingénieur agronome !), Jacques Toubon (Enarque), Elisabeth Guiguou (diplômée de l’institut d’études politiques), Maryslise Lebranchu (Diplômée en aménagement du territoire !), Dominique Perben (Enarque et préfet), tous les gardes des Sceaux ont été soit avocats plusieurs années, soit diplômés en droit, à des degrés divers. Dans la catégorie, la maîtrise de droit et les seuls 3 jours d’exercice de la fonction qu’affiche Rachida au compteur font un peu mince, en comparaison. Jeunesse et inexpérimentation totale pour engager des réformes de fond, sur un des sujets les plus sensibles en République ; c’est tenter le diable et prendre de biens grands risques avec une profession que l’on sait fort susceptible. C’est aussi la méthode Sarkozy, celle de passer en force. Il semble bien que c’est ce qu’a fait aussi Rachida, mais pour passer son concours de magistrate : recrutée sur titres, a-t-on dit pour le premier, qui lui ouvre les portes du système judiciaire. Or on apprend aujourd’hui en matinée même que lors de ce recrutement, elle aurait fait part de l’obtention du MBA dont on sait désormais qu’elle ne l’a jamais eu, selon L’Express. Évidemment, le soir, le ministère dément aussi sec. On ne comprend pas pourquoi elle aurait pu le faire : une simple maîtrise suffit pour se présenter au concours ! Évidemment aussi, les critiques à peine dévoilées, les accusations de racisme resurgissent aussitôt. Cercle vicieux.

Certains médisants y ajoutent encore des enquêtes disciplinaires dont Rachida Dati aurait été l’objet lorsqu’elle était auditrice de justice à Bobigny, mais rien à ce jour ne confirme ni n’infirme l’affirmation, aux journalistes de terrain de confirmer ou non. Le caractère particulièrement ombrageux vécu au démarrage de son ministère par ses propres conseillers laisse cependant planer le doute sur son fonctionnement préalable : son caractère n’est pas tendre, et elle a l’insulte facile, un humour discutable (la vilaine blague sur le kärcher) et une tendance à s’enfermer dans ses certitudes (ou dans son bureau pour déjeûner, comme le rappelle Rue89), et un art de la provocation assez élaboré "À Bobigny, où elle avait fait son stage, on se souvient qu’elle portait ostensiblement la robe de juge de Simone Veil".. Reste la présence et les dons de convaincre : or là aussi, la dame fait pschitt. Entre le discours talentueux et qui force l’admiration de Robert Badinter du 17 septembre 1981, devant un pays pourtant opposé à ses idées et la présentation hésitante, malgré le prompteur, du rôle de Rachida Dati au sein de son ministère, il n’y a pas photo. Pour mémoire, le prédécesseur de Dati, Pascal Clément, avait 23 ans de compteur d’avocat et passé 2 années à la Haute Cour de Justice comme juge et suppléant quand il a hérité du titre de garde des Sceaux en 2005. Pour mémoire encore, sous Badinter, en 1981, il était encore favorable... à la peine de mort. Un Clément versé aujourd’hui dans la vive critique, après les sourires de façade.

À partir de ce moment, pourtant, elle scelle son avenir à celui de Nicolas Sarkozy, et ce pendant les 5 années qui précèdent l’élection présidentielle. Racontée dans le livre, la scène de la rencontre vaut son pesant de mouron : Rachida Dati explique qu’elle y va... au charme ! « Je le regarde aussi intensivement que je peux, je veux lui faire passer mon envie, ma détermination ». En y ajoutant une louche de flagornerie :« je lui dis combien j’ai apprécié ce qu’il avait dit sur l’insécurité » (p.198). Et le problème, c’est que ça marche comme ça a marché avec les autres, qui souhaitaient eux aussi entendre leur propre miroir en fait. On peut parler de procédé rachidien.

Tout d’abord donc en qualité de conseillère technique "en charge du projet de la loi sur la prévention de la délinquance au cabinet du ministre de l’Intérieur", de 2002 à 2004. Puis aux finances, l’homme ayant changé de poste ministériel, toujours comme « conseillère ». Dans les Hauts-de-Seine ensuite, le fief électoral de Nicolas Sarkozy, comme "directrice générale adjointe en charge des marchés publics, des affaires juridiques et des affaires foncières et immobilières au Conseil général" de 2004 à 2005. Une gestion des marchés publics qui lui valent en 2006 une enquête sur la gestion des fournitures informatiques des collèges et de l’instance départementale. L’enquête est toujours en cours, comme on le dit habituellement.

Enfin, à partir de 2005, elle est à nouveau au ministère de l’Intérieur comme "Conseillère en charge du projet de loi sur la prévention de la délinquance". Cinq années au total à répéter la même chose que le ministre tant admiré, et cinq années aussi passées à passer du statut de « conseillère technique » à celle d’intime de la famille Sarkozy, via une amitié profonde avec Cécilia. Au point de se demander aujourd’hui laquelle des deux a le plus admiré le troisième. Vient enfin la période de la campagne électorale où elle hérite d’un poste inattendu, celui de porte-parole du candidat, épaulée au départ par un fidèle Xavier Bertrand, dont elle aura bien besoin lors des ses premières interventions , où elle ne pipe mot. Un mot revient, celui de la paraphrase présidentielle, terme qui hante encore aujourd’hui n’importe laquelle de ses interventions. Lors de son discours devant un congrès de magistrats, elle peine pour évacuer les dires télévisuels provocateurs de son mentor sur les « petits pois », dont certains portent ostensiblement déjà des cravates... à pois. L’aisance verbale ou d’écriture n’est pas la sienne, on est très loin d’un Badinter, avocat brillant s’il en est. Un peu d’ailleurs comme le président, qui débite du Guaino depuis des mois maintenant. La ressemblance est là aussi frappante. Sorti de l’écrit, le discours présidentiel est... pauvre. Idem pour Rachida, ou son piètre discours face aux larmes de l’évincé Pascal Clément, applaudi à tout rompre par ses subordonnés. On a beaucoup glosé sur ces larmes, présentées comme une "émotion provoquée par la jeunesse de son successeur" : elles n’avaient rien à voir avec le cas Dati, c’étaient celles d’un homme profondément touché par l’hommage de ses collègues et de ses collaborateurs. La nomination de Rachida Dati en 2006 comme porte-parole du candidat Sarkozy provoque donc une surprise, d’autant plus que la dame n’était pas au préalable encartée à l’UMP. Elle le devient le jour seulement de sa nomination, à sidérer les plus anciens militants. L’année où sa mise à disposition de substitut prend fin, lui obligeant à réintégrer le corps des magistrats. Fort heureusement, un autre décret bienvenu de la présidence de la République la détache à nouveau. La carrière de Rachida Dati est désormais décidée en plus haut lieu. A noter que le décret comporte de façon surprenante une erreur de date : "afin d’exercer les fonctions de directrice générale adjointe des services du 1er janvier au 8 juin 2005 inclus", peut-on y lire, or nous sommes alors en 2006 ! Un décret rétroactif ? Un décret entaché d’une aussi grossière erreur est-il valable juridiquement parlant ? On laissera le garde des Sceaux l’évaluer, nous ne sommes pas juristes.

Vie privée, vie publique :

Reste la dernière part d’ombre, rarement évoquée. En ce qui concerne sa vie privée, ce n’est plus de l’ombre, c’est le black out complet : il semble bien que Rachida n’a pas été tout le temps célibataire : "À ses intimes, elle parle d’un mariage malheureux, à la fin des années 1980, où ’elle n’avait cessé de pleurer tout au long de la cérémonie’ ". En clair, un mariage forcé, comme il est de coutume dans la famille marocaine d’origine (par son père). Selon certains, le mariage date de 1992 et sera annulé en 1996 seulement (Rachida a donc alors 27 ans, c’est un peu tard pour ce type de mariage). Un mariage raté, donc qui ne sera pas prononcé, faute de... consentement mutuel effectif. Rien n’est dit sur les raisons de l’annulation, rien ne sort de la bouche de celle qui est allée jusqu’à la cérémonie pour se dédire le jour même. Le livre qui est sorti depuis l’explique un peu plus quand même "pour le dire très vite : un jour j’ai accepté de me marier" (p. 36). En fait, c’est la plus longue explication de ce livre, mais on ne saura rien de sa vie de couple actuelle : une question semble-t-il a échappé à l’imprimeur. Comme elle expliquera ses sentiments religieux : "Celle qui fait le ramadan et respecte les règles par tradition (à Essaouira ?)", comme le glisse un de ses proches, ne veut faire aucun commentaire là-dessus. Tout juste accepte-t-elle de dire qu’elle a beaucoup de respect pour le parcours de Begag, et qu’il est "d’une génération, celle de la marche des beurs, qui a beaucoup morflé". Est-ce une raison pour être devenue aussi suffisante, hautaine et prétentieuse comme elle peut l’être aujourd’hui avec ses proches collaborateurs ? Rien sur ses amis, dont Pierre-Yves Gilleron, ancien de la DST. L’homme a un passé assez sulfureux.

Aux dernières nouvelles, la garde de Sceaux hérite d’un autre dossier fort embarrassant, qui empoisonne les services depuis plus de deux ans maintenant : au lycée français de Marrakech, des jeunes gens de la "bonne société" sont accusés de viol en réunion. Or, il faut entendre par "bonne société" des notables français ou marocains, aux moeurs qui rappellent parfois ceux de la Côte d’Azur française, les truands étant les mêmes. Sa visite sur place lui permettra peut-être de démêler elle-même l’écheveau. On y trouve aussi Alain Carignon, à Marrakech, mais ça n’a rien à voir paraît-il. C’est Paulette Brisepierre, 90 ans, doyenne du Sénat et résidente à Marrakech et ardent soutien UMP ("la reine des nuits de Marrakech"), qui va déchanter.

Elle n’en est pas au bout de ses peines : s’est ouvert le procès d’Yvan Colonna, qui pourrait s’avérer explosif pour le ministre de l’Intérieur de l’époque, et le 19 novembre, c’était celui d’un autre frère de la ministre de la Justice, Omar Dati, 35 ans, sous contrôle judiciaire depuis juin 2005 pour un trafic de cannabis, qui comparaissait devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône. C’était le second de la famille à comparaître, le premier a déjà été condamné à deux reprises.

Sans oublier les méandres de l’affaire Clearstream, où, on vient de le voir, certains proches de Rachida Dati sont impliqués, à des degrés divers, des proches dont le président a déjà dit ce qu’il en pensait... en les faisant muter ou perdre leur poste. Le suivi de l’affaire Veolia semble aussi périlleux pour notre nouvelle icône médiatique qui n’a oublié qu’une seule chose : les carrières météoritiques se terminent toujours de la même façon, après avoir traversé le ciel avec panache, il ne reste pas grand-chose de l’objet venu de loin.

Aux toutes dernières nouvelles encore, Rachida Dati s’est trouvée un autre moyen de combattre la presse, peu amène à son égard ces dernières semaines... en engageant ce jour... une journaliste de L’Expansion, Gaël Tchakaloff, pour chanter chaque jour ses louanges, comme les écrivains ou poètes faisaient au XVIIe à la cour du roi. Le fait du prince continue donc à l’Elysée, ou la mainmise sur TF1 et les journaux de Bolloré ne suffit déjà plus à enjoliver la réalité. Si on recherche les hauts faits de la dame, ou les critères qui ont servi à Rachida Dati pour retenir sa plume, c’est simple : c’est l’auteur de l’article le plus dithyrambique jamais écrit à l’égard de l’actuelle garde des Sceaux. Un article qui contenait néanmoins cette sublime perle : "Désormais, il ne lui reste qu’une crainte, enfouie : retourner d’où elle vient...". Nous concluerons quand même que l’adage qui veut que "la répartition de la flatterie suit celle du pouvoir" tient toujours. Ou conclure en faisant appel à La Fontaine, qui sur le sujet (le Roi Soleil) en connaissait... un rayon :

"On ne peut trop louer trois sortes de personnes,
Les dieux, sa maîtresse, et son roi.
Ésope le disait ; j’y souscris quant à moi :
Ce sont maximes toujours bonnes"
.



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122 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 10 décembre 2007 11:40

    Aucun intéret ton article et franchement cela devient une cabale.

    Pourquoi autant de haine contre cette femme qui ne fait que son travail ,c’est à dire mettre en application le programme judiciaire du Président élu

    Cela devient même malsain car derrière c’est du racisme que je lis


    • Zalka Zalka 10 décembre 2007 12:27

      Lerma qui dénonce le racisme ?! On aura tout vu !

      Pour le coup, accuser de racisme les détracteurs de Rachida Dati, c’est vraiment l’utliser purement et simplement comme un « alibi bougnoule ».

      Si cela peut vous aider, remplacez « Rachida » par « Françoise » et relisez l’article. Peut être que vos reproches seront sur des affirmations bien réelles et pas sur une utilisation malhonnêtes des origines de la ministre.


    • Wlad Wlad 10 décembre 2007 14:46

      Je ne pense pas que le « travail » de Rachida soit de sourire niaisement devant les appareils photo en Chine et de siffler le champagne et les petits fours (elle n’avait que ça à foutre, me direz-vous) pendant que tout le monde se demandait où était Rama Yade.

      Pour « faire son boulot », comme tu dis, elle se contente de déclarer une ou deux conneries à peine réfléchies, puis de s’enfuir en vacances avec NS pendant que les autres font le boulot... Quels autres, d’ailleurs ? A part les 2 ou 3 pipoles du gouvernement, les ministres (à commencer par le premier) n’ont le droit que de fermer leur gueule.

      ’Bien fait de voter blanc au 2ème tour, moi...


    • nick 10 décembre 2007 14:57

      @Lerma,

      « car derrière c’est du racisme que je lis »

      J’en étais sûr, Lerma ne sait pas lire !!!


    • brieli67 10 décembre 2007 15:07

      notre hydre pieuvre Michel ne sait même pas ce que c’est qu’un !!Kapo !! et comment on le devient !

      Le gros problème de la Shoah et des descendants de l’ Algérie Coloniale ce sont ces renégats qui sont devenus garde-chiourmes.

      Stp Michel reste définitivement dans ta Droite SONNY DOLL !


    • ZEN ZEN 10 décembre 2007 11:54

      « Et ce sont les gens venus à son secours, telle Esther Benbassa, qui vont véhiculer l’idée des »diplômes achetés« , ce que s’empressera Rachida Dati de reprendre... »

      Connaissant un peu E.Benbassa , je m’étonne de son soutien, ou je n’ai pas compris le sens de l’allusion . Sur quoi vous appuyez-vous ?


      • brieli67 10 décembre 2007 17:05

        même l’équipe d’Avox s’adonne à la curée et ce ne n’est pas le premier article non signé

        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=32858


      • brieli67 10 décembre 2007 13:08

        In

        http://rimbusblog.blogspot.com/2007/07/mon-amie-rachida-dati.html

        Anonyme a dit...

        Laissez un peu Rachida de côté, même si c’est vrai qu’elle est sur le devant de la scène actuellement avec ses deux frères toxicos et dealers. Revenons en arrière et parlons d’un autre toxico qui vient de quitter l’Elysée. Celui là, on ne risque pas d’évoquer son accro à la cocaïne car ses « livreurs » sont toujours en activité et servent dorénavant un autre locataire récemment élu. Cette info n’est pas de l’intox, mais la triste vérité.Ceux qui, par le passé, ont eu le courage de dévoiler ce« secret d’Etat », l’ont payé très cher (politiquement et financièrement. 14 juillet 2007 19:14


        • rimbus 10 décembre 2007 13:27

          bonjour je ne suis pas responsable des commentaire, a fortiori anonymes, qui apparaissent sur mes petites reflexions... Tant qu’il n’y a pas un lien internet ou une référence quelconque, on peut bien dire n’importe quoi, hein ?


        • brieli67 10 décembre 2007 14:16

          quoi de neuf depuis le 14 juillet

          en non anonyme ?

          plus très bavard ! aux abois ?

          Dupont et Dupond inséparables ne font jamais les choses à moitié, mais au moins en double ...



        • brieli67 10 décembre 2007 15:17

          http://poliblog.canalblog.com/archives/2007/12/10/7182847.html

          Tu voyes Rimbus si tu veux....... tu peux !

          Engrangez vite ce « torchon » que d’aucuns prétendent je ne pense pas qu’il tiendra longtemps sur Avox. Déjà qu’il doit être sévèrement aseptisé vu le temps mis pour couler une nouvelle mouture. Morice reste de marbre.


        • morice morice 10 décembre 2007 13:10

          Ce qui me rassure, ce sont les commentaires « c’est du Morice », je trouve ça flatteur, Calmos L jour où on pourra dire c’est du Calmos, comme article, n’est pas encore arrivé. Qu’on me trouve une once de racisme la-dedans. Je dénonce dans cet article, justement, la pratique qui consiste à se servir du racisme comme bouclier. J’ai même spécifié les origines de la cabale montée par l’UMP. Quand à notre ami Jacob, qui nous a avoué récemment lire le Monde, on lui conseille de changer de journal pour un magazine, en particulier Paris-Match,qui, cette semaine en fait un peu beaucoup sur le sujet : mi-Gala, mi-potins, mi-Voici... pourrait-on dire. Faudra aussi qu’il apprenne l’expression « shooting glamour ». http://www.20minutes.fr/article/199250/Debats-Votre-avis-sur-le-shooting-glamour-de-Rachida-Dati.php Pour Benbassa c’est là et ailleurs aussi : http://www.cite-u.info/index.php?option=com_content&task=view&id=79&Itemid=36 Vous remarquerez qu’elle dit des choses que je ne dis pas.


          • Zalka Zalka 10 décembre 2007 16:33

            Bref, Calmos, vous aimez vivre dans les poubelles. C’est votre droit.


          • adeline 10 décembre 2007 16:58

            Bonsoir à Zalka ma commentatrice préférée....


          • toubakouta 12 décembre 2007 15:55

            Bien vu Super-Résistant, et comme vous je me demande si elle serait pas un peu arabe sur les bords cette Dati !


          • Nemo 10 décembre 2007 13:31

            Ce qui serait beaucoup plus éclairant, ce serait de savoir pour quelles raisons Mme Dati passe son temps à partager les voyages présidentiels, en Chine, aux Etats-Unis, sans que les prérogatives de sa fonctions ne l’exigent de près ou de loin.

            Lorsqu’elle a été interrogée à ce sujet par un auditeur lors d’une interview radio, elle a botté en touche.

            C’est bien simple, elle est toujours deux pas derrière le Président.

            Quelqu’un a-t-il une explication à cela ?


            • morice morice 10 décembre 2007 13:40

              J’en ai une, elle vaut ce qu’elle vaut : tant qu’elle est dans un avion, ses concurrentes sont au turf, pas elle. Yade ou Amara se coltinent le travail sur le tas, en banlieue principalement. Et récoltent toutes les critiques. Finalement, de voyager en avion, ça repose. C’est fatiguant d’être ministre en fait : dans l’article de Match, on précise que ses proches ne la reconnaissent pas, tant elle est fatiguée. Désolé, j’en n’ai pas d’autre.


            • toubakouta 10 décembre 2007 15:10

              Super-Résistant

              Vilain language : « au turf », « sur le tas »... que d’allusions peu élégantes. Etes-vous un apprenti proxénète ou un vrai malotru ?


            • tortue 11 décembre 2007 06:06

              Mais alors ça commence à bien faire, si Madame Dati est toujours près du Président c’est qu’il a besoin d’elle, elle est joli et cela embête bien les petites gens, de plus elle est très intelligente, merci Monsieur Sarkosy ! Pour une fois nous avons au moins quelque chose à écouter et à voir. Jusqu’à présent nous avons toujours eu des présidents qui dormaient dans leur fauteuil pour attendre la retraite, cette fois nous n’allons surtout pas nous plaindre.


            • olivier cabanel olivier cabanel 10 décembre 2007 13:39

              quand les journalistes (qu’ils soient « indépendants », bénévoles, ou encartés") à fouiller la couleur des slips, ils n’honorent personne, et doivent se poser la question de ce qu’ils veulent dénoncer.


              • brieli67 10 décembre 2007 16:20

                http://www.michele-rivasi.com

                ce que la fréquentation du beau monde peut changer une homme ou une femme !

                Bon courage et bonne campagne !


              • tvargentine.com lerma 10 décembre 2007 14:04

                on a l’impression de lire un rapport de la stasi !



                • brieli67 10 décembre 2007 15:56

                  ah non tu confonds avec philosophe Sylvain R. qui parle de l’intérieur alors qu il séjourne en terres SPD.

                  Dame Royal fait son travail de sape toute seule. Météore elle aussi. Plus que poussières d’étoiles au prochain Congrès.

                  Dommage la France aurait pu s’offrir les services d’une vraie cheftaine-scout catho quasi de gauche selon la célèb’ interview de Bourdieu.


                • morice morice 10 décembre 2007 14:13

                  Dom 22, question fachos vous allez être bientôt servis. Vous avez oublié les jours fériés et les vacances. Y’a plein d’autres sujets en préparation !


                  • Sigefroid 10 décembre 2007 14:35

                    Vous êtes tous marrants quand même ... on vous met les nez dans la m... et vous vous persuadez à y sentir du Chanel ! « Toujours agitez le peuple avant de s’en servir » disait Talleyrand. Le parvenu Sarko vous a niqué avec ses discours pour enfants demeurés, il a casé ses frères de sang socialo afin qu’ils puissent continuer à vous gruger allègrement (LA revanche somme toute), il vous tape une courtisane de quartier pas trop mal roulée comme garde des sceaux et qui ne doit pas trop savoir comment lire un Code... (diplômée par discrimination positive, c’est ça le truc, non ?)et vous vous persuadez que votre nouvelle idole est Louis XIV ! Elle a bien raison la politicaille de tondre le peuple ... les plus malins se cassent sous d’autres cieux et les nigauds s’inventent un Montesquieu ou une de Sévigné là où il n’y a qu’un Rastignac de galeries marchandes et une Goulue de série TV ! On est loin des Francs de Clovis !


                    • brieli67 10 décembre 2007 14:58

                      Le nom de Clovis vient du francique Hlodowig, composé des racines hlod (« renommée », « illustre ») et wig (« combat »), c’est-à-dire « Illustre dans la Bataille », « Illustre au Combat » : il donne en français moderne Louis, prénom de la majorité des rois de France, et en allemand Ludwig, aussi latinisé en Ludovic. Fréquemment utilisée par les Mérovingiens, la racine hlod est aussi à l’origine de noms tels que Clotaire (et Lothaire Lien vers homonymie), Clodomir, ou encore, Clotilde Lien vers homonymie

                      un seul auteur ! Grégoire de Tours. C pas de l’histoire...

                      Clovis Le chef franc qui est présenté le seul catholique chrétien de Rome. Tous les autres teutons en Orient et en Occident étaient arianistes ...

                      Notre gueuse la République est laïque. C’est fou ce qu’il faut dire et le redire ces derniers jours !


                    • Sigefroid 10 décembre 2007 15:07

                      C’est quand même utile Wikipédia !


                    • brieli67 10 décembre 2007 16:02

                      pour une fois que Wiki n’est pas si mauvais à ton oeil inquisiteur.

                      merci ! lis aussi l’hagiographie magyare de NS et de son paternel. Quelle bataille rangée pour un protestant.


                    • arturh 10 décembre 2007 17:50

                      Clovis est surtout à l’origine du principal nom de monarque qui va suivre, Louis.


                    • arturh 10 décembre 2007 17:57

                      Elle en fait pas assez je trouve. Cette vieille France ultraréactionnaire, ultraconservatrice qui n’en fini pas couiner en la voyant, moi je me régale. Continuez Rachida Dati ! Avec une opposition de ce calibre, vous êtes tranquille pour longtemps. Et bravo d’avoir su ouvrir ces portes que ces vieux ringards espéraient au moins étroitement verrouillées pour des gens comme vous, puisque leur médiocrité ne leur permettait même pas d’espérer y mettre le pied.


                    • jrr 10 décembre 2007 23:53

                      Rachida ? Une perle sauvage... un diamant noir...

                      Evidemment, cela fait ressortir d’autant plus cruellement certaines médiocrités...

                      Vas-y Nico ! S’ils veulent de la croissance, ils en auront... ça change des belles paroles de tes prédécesseurs...


                    • Philou017 Philou017 11 décembre 2007 03:00

                      Elle me fait de plus en plus penser à Condoleeza Rice. La dureté, le cynisme, l’obéissance servile à son maitre, la froideur calculatrice. Copie conforme ?


                    • tortue 11 décembre 2007 20:33

                      Dis voir sigfroid, tu as vraiment chaud dans la tête, ça bouillonne, tu es carrément un c... la manière que tu parles de la garde des sceaux. Tu ne dois pas être très bien, tu dois être un pauvre parvenu, moche, con et tous les vilains qualificatifs. Tu es jaloux, tu ne pourras jamais te la faire car ta b... doit être inversement proportionnelle au volume de ta connerie, c’est pour cette raison que tu parles de fille de banlieue de diplômes douteux etc....Tu oses traiter ton président de parvenu alors quitte le pays, on ne te retient pas ! vas chercher ailleurs, tu nous traites tous de cons, c’est toi le plus con ! Si tu es marié, je plains ta pauvre femme, car tu n’as aucune retenue face à elle, tu traites la femme comme moins que rien à moins que tu es un con de raciste et ça t’en merde de voir qu’une Arabe d’origine mais Francaise...est plus intelligente que toi. Je tiens à préciser que Madame Dati est une femme magnifique et de plus très intelligente. Monsieur le Président et un homme qui mérite sa place et je suis fière de MON Président.


                    • morice morice 11 décembre 2007 20:57

                      Tortue : « Tu oses traiter ton président de parvenu alors quitte le pays, on ne te retient pas ! vas chercher ailleurs, tu nous traites tous de cons, c’est toi le plus con ! ». Vous ne trouvez pas que c’est un peu facile, là ? Selon vous, on n’a donc pas le droit à l"opposition ? Vous savez que lorque vous dites ça, vous cautionnez une dictature ? Aucune opposition possible ? je crois que vosu oubliez la vertu même de la démocratie : celle de laisser exprimer tout le monde. Et votre candidat, à ce que je sache, n’a pas gagné à 90%, et fort justement je dirais : qu’il accepte au moins, et vous avec , d’être contredit. Sinon, je le répète, c’est.. la dictature.


                    • morice morice 10 décembre 2007 14:49

                      C’est pour rire Morice : ma réponse était aussi pour rire. Sauf pour les fachos, y’a du matériel sur la machine à écrire.


                      • ZEN ZEN 10 décembre 2007 14:50

                        Dati : version glamour sur papier glacé (Paris-Match) :

                        "Sous le rose se cache une impression panthère... Avec l’aide de Dior, madame la garde des Sceaux renouvelle le style ministre de la Justice. Rachida Dati aurait pu se réduire à un symbole, la nécessité de prouver aux enfants de l’immigration que l’ambition était possible.

                        Si elle règne sur un des plus petits budgets du gouvernement français, 6,5 milliards d’euros - dix fois moins que l’Education nationale -, elle est devenue une figure de proue de la présidence.

                        Nommée avec la mission de mettre en place une carte judiciaire « simplifiée » avant les municipales, elle accélère la cadence malgré les mouvements de contestation. Mais cette guerrière sait aussi jouer du sourire et occupe une place d’honneur dans toutes les visites d’Etat.

                        On pourra la critiquer, l’attaquer, rien, désormais, n’attentera à son bonheur. La petite fille des cités a réalisé le rêve impossible. A 42 ans, Rachida Dati sait qu’elle a un destin. "


                        • Sigefroid 10 décembre 2007 15:03

                          C’est marrant. Lors du premier mandat de Chirac je crois, il y avait une nichée de perruches dans le 1er gouvernement Jupé (qui a vite disparu d’ailleurs), dont un espèce de bel oiseau des îles (un peu flétri déjà mais sapée chic)du même genre que la gardienne du Temple (de la Justice) de Sarko. Elles avaient fait « la une » de Parich Match à l’époque avec un « En avant les femmes... » ... Pas mal sont parties en marche arrière ou bien rentrées dans leur cuisine ! Hum ! Comique cette presse pour bibliothèque d’hôpital ou bien pour W-C chics !


                        • brieli67 10 décembre 2007 15:27

                          n’oublie pas les Jupettes de Giscard une certaine Simone avec son fabricant de mines anti-personnelles Antoine toujours aussi lion des salons parisiens.

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