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Je n’aime pas cette France : ce n’est plus la mienne !

Je n’aime pas l’idée de ces générations sacrifiées sur l’autel de la médiocrité.

Je n’aime pas cet esprit mesquin et étriqué érigé en mode de vie et brandi en étendard sur fond de bleu, blanc, rouge.

Car s’il est un sang impur, ce n’est pas celui qu’on croit...
 
Mais qui d’ailleurs pourrait aimer un pays où le maire d’un petit village confond les élèves de l’école communale avec des droits communs et les condamne au pain et à l’eau sous prétexte que leurs parents ont oublié de payer la cantine ?

Qui pourrait aimer un pays où des policiers appréhendent un grand-père sous les yeux de son petit-fils à la fin de la classe au motif qu’il est en situation irrégulière ?

Qui pourrait aimer un pays où le directeur d’une succursale de banque dénonce un sans-papier à la police sans que sa hiérarchie ou ses clients ne s’en offusquent davantage ?

Qui pourrait aimer un pays où des journalistes et des directeurs de publication sont lourdement condamnés pour s’en être pris à un juge d’instruction responsable de la plus grande faillite judiciaire des trente dernières années ?

Qui pourrait aimer un pays où le simple fait de chercher un logement s’apparente à un parcours du combattant pour qui ne dispose pas d’un statut de fonctionnaire ou d’un pedigree établi sur cinq générations ?

Qui pourrait aimer un pays où le moindre crétin disposant du plus petit pouvoir de nuisance est toujours prêt à le mettre au service de sa rancœur et de son impuissance ?

Qui pourrait aimer un pays qui prélève près de cinquante pour cent de la richesse nationale et n’est même pas capable d’éradiquer la pauvreté ?

Qui pourrait aimer un pays où la suspicion et la peur alimentent la xénophobie et le racisme ordinaires ?
 
Goût de l’ordre, préoccupations sécuritaires, apologie de l’État fort, affichage du drapeau tricolore, Marseillaise en sautoir, peur du libre-échange, condamnation de la mondialisation, repli sur soi, rejet de l’étranger, nostalgie de privilèges échus, n’en jetez plus, la coupe est pleine.

Et si, selon un mot célèbre, il y a toujours eu dans ce pays « plus de servilité que de servitude », on est en droit de se demander si l’on n’est pas en train de toucher le fond.

La peur tenaille tellement la population qu’elle n’est même plus capable d’imaginer un autre possible.

Mais qui peut se sentir bien dans une société sclérosée, stérilisée, cautérisée, anesthésiée ? Les animaux domestiques ? Les esclaves ? Les cloportes dont Audiard moqua jadis la métamorphose ?

Je n’éprouve pour ma part aucune gloire ou satisfaction personnelle au fait d’être Française. Les hasards de la génétique et de la géographie conjugués ne constituent pas pour moi un motif de fierté ou un sentiment d’appartenance. Et je n’hésite pas à dire que je me sens affectivement et intellectuellement plus proche de nombre d’étrangers que de ces faux frères qui revendiquent en braillant la pureté de leur sang.

Sommes-nous revenus à la belle époque de Vichy ?

Les historiens – c’est bien commode ! – ont coutume de placer le régime de Vichy en marge de l’histoire. Vichy n’était ni la France ni l’État français, mais une douloureuse parenthèse sur laquelle il est de bon ton de jeter un voile pudique. Années durant lesquelles les Français se seraient « oubliés », reléguant du même coup les valeurs et les sacro-saints principes de la république et de la révolution aux oubliettes.

Certes Pétain est mort et enterré, mais ses principes ne sont-ils pas restés…
Et revenus en force ?

Les français n’ont-ils pas de mémoire !!!

Les français n’ont-ils plus de courage !!!


Le peuple Français a-t-il perdu sa fibre révolutionnaire ?


Non ! Décidément JE N’AIME PLUS CETTE FRANCE : CE N’EST PAS LA MIENNE !
Je ne la reconnais plus !

Mais je ne la quitterai pas…pas encore ! Car L’ESPOIR vit toujours en moi !
 
 
 
par FLORILEGE1975 (son site) vendredi 16 octobre 2009 - 262 réactions
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  • Par roquetbellesoreilles (xxx.xxx.xxx.185) 16 octobre 2009 11:37
    roquetbellesoreilles

    Pour résoudre le problème, il suffirait peut être de remplacer "J’accepte" dans le texte qui suit par "Je refuse" !

    Contrat tacite des gens qui dorment...

    Peu importe nos croyances ou nos idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l’approbation tacite d’une sorte de contrat passé avec chacun d’entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu :
     
    1) J’accepte la compétition comme base de notre système, même si j’ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants.

    2) J’accepte d’être humilié ou exploité à condition qu’on me permette à mon tour d’humilier ou d’exploiter quelqu’un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale.

    3) J’accepte l’exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites.

    4) J’accepte de rémunérer les banques pour qu’elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu’elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j’accepte implicitement). J’accepte aussi qu’elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l’argent qui n’est autre que celui des autres clients.

    5) J’accepte que l’on congèle et que l’on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s’écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année.

    6) J’accepte qu’il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu’on le fasse lentement en ingérant ou en inhalant des substances toxiques autorisées par les états.

    7) J’accepte que l’on fasse la guerre pour faire régner la paix.
    J’accepte qu’au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J’accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d’armes et faire tourner l’économie mondiale.

    8) J’accepte l’hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu’il s’agisse d’une énergie coûteuse et polluante, et je suis d’accord pour empêcher toute tentative de substitution s’il s’avérait que l’on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l’énergie, ce qui serait notre perte.

    9) J’accepte que l’on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu’il s’agit d’un ennemi et nous encouragent à le tuer.
     
    10) J’accepte que l’on divise l’opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l’impression de faire avancer le système. j’accepte d’ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu’elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux.

    11) J’accepte que le pouvoir de façonner l’opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd’hui aux mains d’affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu’ils en feront.

    12) J’accepte l’idée que le bonheur se résume au confort, à l’amour, au sexe, et la liberté d’assouvissement de tous les désirs, car c’est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie.

    13) J’accepte que la valeur d’une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu’on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu’on l’exclue du système si elle n’est plus assez productive.

    14) J’accepte que l’on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l’éducation et de la santé des générations futures.

    15) J’accepte que l’on mette au banc de la société les personnes agées dont l’expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l’univers) nous savons que l’expérience ne se partage ni ne se transmet.
     

    16) J’accepte que l’on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j’ai de la chance de vivre en occident. Je sais qu’entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous.

    17) J’accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l’avenir de la vie et de la planète.

    18) J’accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu’on me le signale explicitement. J’accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l’agroalimentaire de breveter le vivant, d’engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l’agriculture mondiale.

    19) J’accepte que les banques internationales prêtent de l’argent aux pays souhaitant s’armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu’il vaut mieux financer les deux bords afin d’être sûr de gagner de l’argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s’ils ne peuvent pas rembourser les emprunts.

    20) J’accepte que les multinationales s’abstiennent d’appliquer les progrès sociaux de l’occident dans les pays défavorisés. Considérant que c’est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu’on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l’homme et du citoyen, nous n’avons pas le droit de faire de l’ingérence.

    21) J’accepte que les hommes politiques puissent être d’une honneteté douteuse et parfois même corrompus. Je pense d’ailleurs que c’est normal au vu des fortes pressions qu’ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise.
     
    22) J’accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l’agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident.

    23) J’accepte que le reste de la planète, c’est-à-dire quatre milliards d’individus, puisse penser différemment à condition qu’il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins de tenter d’expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives.

    24) J’accepte l’idée qu’il n’existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et si nous sommes doués d’une conscience et d’un langage, ce n’est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte.

    25) J’accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu’aujourd’hui tout ceci n’existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l’entendons sans cesse dans nos discours politiques.

    26) J’accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l’explication du mystère de nos origines. Et j’accepte que la nature ait pu mettre des millions d’années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants.

    27) J’accepte la recherche du profit comme but suprême de l’Humanité, et l’accumulation des richesses comme l’accomplissement de la vie humaine.

    28) J’accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J’accepte l’augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d’éléments radioactifs dans la nature. J’accepte l’utilisation de toutes sortes d’additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c’est qu’ils sont utiles et sans danger.

    29) J’accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu’elle nous mène vers une catastrophe sans précédent.

    30) j’accepte cette situation, et j’admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l’améliorer.

    31) J’accepte d’être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux.

    32) J’accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J’accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez.

    33) J’accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m’empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie.
     

  • Par Gabriel (xxx.xxx.xxx.98) 16 octobre 2009 10:18
    Gabriel

    Le désespoir commence à toucher une majorité de la population. Exprimez le à chaque élection. C’est à ce jour, malheureusement, le seul moyen que nous ayons.

  • Par Eleutheros (xxx.xxx.xxx.184) 16 octobre 2009 11:14

    J’ai bien entendu votre opinion à ce sujet. Je m’étonne simplement que vous ne poursuiviez pas plus avant ce qui vous choque : est-ce l’amour d’un pays ou l’amour pour des papiers qui font que vous puissiez prétendre être Français, d’ailleurs qu’est-ce qu’être Français ? On devrait demander à l’Académie Française qui saura probablement nous faire un petit Vade Mecum sur la question.

    Dire que cette France ci n’est plus la sienne, c’est d’abords dire qu’elle a ce sentiment d’appartenance à une langue, un sol, un ensemble de valeurs appelés vaguement France, c’est aussi dire qu’elle ne reconnaît plus dans les faits, les évènements, les valeurs qui font l’identité de la France, une France qui invitait chacun à être fier de ce sentiment d’appartenance. Cette histoire de papiers ne font rien à l’affaire, tout juste permettent-ils d’avoir un prétexte pour confisquer la parole d’un amour authentique pour la France.

    Moi-même qui ait des papiers en bonne et due norme et qui ne puis décemment me revendiquer d’aucun autre sol ni aucune autre langue, je peux me reconnaître dans ce qu’elle écrit - dans l’idée que cette France-ci se révèle incapable d’être à la hauteur des valeurs qu’elle suggère et qui font son identité depuis moult décades.

  • Par Paul Cosquer (xxx.xxx.xxx.178) 16 octobre 2009 10:39

    ça ! On doit reconnaître à Sarkozy d’avoir fait éclater ces hypocrisies et d’évoir poussé au bout de leur logique certaines tendances de la société . Mais, il n’empêche que moi non plus je ne reconnais plus le visage de la France. Fort heureusement, je peux me réfugier dans le repli identitaire puisque je suis breton. Mais ce n’est pas la solution à long terme et tout le monde ne peut en faire autant. Parce que si tu es "pays-de-loirin" ou "PACASsienne" ou berrichon, bôf !

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