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Accueil du site > Tribune Libre > Je suis homosexuel. Je veux des enfants. Et je suis contre la loi sur le (...)

Je suis homosexuel. Je veux des enfants. Et je suis contre la loi sur le mariage pour tous

     Je ne suis pas militant politique. Je ne suis dans aucune association de défense des droits de qui que ce soit. Je n'ai jamais suivi le cortège d'aucune manifestation. Je ne prends pas activement part au débat public. Pourtant, cette fois, j'ai envie de prendre la parole. 

 Oui, la loi sur le mariage homosexuel va être votée d'ici quelques mois. Oui, ça fait des semaines qu'on ne parle que de ça. Oui, la France a sûrement des préoccupations plus importantes. Et pourtant. Pourtant face au niveau du débat, d'un côté comme de l'autre, j'ai envie de prendre la parole. Et ayant aussi peu de légitimité que les tribuns que l'on entend dans chaque camp, ce débat étant un débat citoyen avant tout, laissez moi crier un peu aussi avec les loups. 

 

 Il importe de le rappeler, le mariage, dans le droit français en tout cas, est une institution, désormais purement laïque, intrinsèquement articulée autour de la question de la filiation et des enfants.

Carbonnier, juriste de renom s'il en est, affirmait que "la clef de voûte du mariage ce n'est pas le couple, c'est la présomption de paternité." Cette présomption, qui pose que l'enfant né pendant le mariage a pour père le mari, quelle que soit la nature du lien qui unit la mère de cet enfant avec son facteur ou son collègue de travail. Le mariage, c'est l'enfant, à l'origine, et c'est l'argumentation de base des opposants à cette réforme.

 

 Mais voilà, et beaucoup le font heureusement remarquer, les mariés de 2012 ne sont plus ceux de 1804. 6 enfants sur 10 naissent hors mariage. Les statistiques des couples qui divorcent explosent. Les gens se marient de moins en moins et préfèrent d'ailleurs le PACS. Le mariage n'est plus, dans les faits, le cadre de la cellule familiale de base. Il est en train de devenir la reconnaissance ultime du couple, l'officialisation suprême de l'amour unissant deux êtres. L'amour unissant un homme et une femme. Mais aussi l'amour unissant deux hommes. Ou l'amour unissant deux femmes. Et pourquoi pas, lorsque la société en éprouvera le besoin, l'amour unissant un homme et deux femmes, ou une femme et deux hommes, comme c'est le cas au Brésil.

 Puisque aujourd’hui le mariage est là pour permettre à ceux qui s'aiment de s'aimer dans un cadre protecteur solide, s'il n'est en réalité plus qu'une sorte de PACS amélioré, de quel droit pouvons nous leur interdire de bénéficier de la défense de leurs droits lors d'une procédure de divorce, du devoir de contribution commune à la vie du ménage, de l'obligation de fidélité, des sanctions particulières entourant les violences faites aux conjoints ?

 Pour toutes ces raisons là, et sans doute bien d'autres, il semble tout à fait légitime d'étendre enfin ces dispositions protectrices à ceux qui s'aiment. C'est un des devoirs de la République que d'assurer l'égal accès aux droits pour tous.

 

 Mais tout n'est malheureusement pas si simple.

 Parce que si dans les faits les mariés de 2012 ne sont plus du tout deux de 1804, le mariage de 2012 reste - en dehors de la question du divorce, et abstraction faite de l'évolution du droit de l'épouse au sein de ce mariage - très proche du mariage de 1804. Très proche du mariage de 1804 en ce sens qu'il est toujours articulé sur la notion de filiation. L'article 346 al. 1 du Code civil nous apprend en effet que "Nul ne peut être adopté par plusieurs personnes si ce n'est par deux époux." Oui, c'est un fait, malgré les évolutions qu'a pu connaître la société en plus de deux siècles, l'adoption d'un enfant par plusieurs personnes reste réservée aux couples mariés. Autrement dit, toute personne mariée peut partager la parenté adoptive d'un enfant avec son conjoint.

 Vous voyez sans doute où je veux en venir. Et on ajoutera que l'adoption d'un enfant anéanti le lien de parenté qui l'unissait à ses parents biologiques. Et que Claude* ne peut donc pas rester le papa de Grégoire si Grégoire est adopté par Emmanuel(le). Or jusqu'à preuve du contraire, et croyez le bien, ce n'est pas faute d'essayer, les couples homosexuels ne peuvent avoir d’enfants de façon naturelle. Et si on trouve aujourd'hui des couples homosexuels vivant avec un enfant, juridiquement, un seul des membres de ce couple est la mère ou le père de cet enfant. Cette différence - discrimination peut-être mais là n'est pas la question - entre couples mariés et non mariés est le fer de lance des partisans de l'adoption homosexuelle.

 Ainsi, la seule façon pour deux personnes de même sexe de devenir juridiquement les parents d'un enfant, c'est de se marier. Et la conséquence directe du mariage, en dehors de toutes les adaptations purement sémantiques qui devront être faites, sera d'ouvrir l'adoption aux couples homosexuels.

 

 On a ainsi tort de dissocier les questions. De se prononcer en faveur de l'une, et contre l'autre. Ou de ne pas se prononcer du tout sur l'autre d'ailleurs. Les deux questions sont liées. Peut-être pas dans le droit hollandais, belge, portugais, ou espagnols. Le problème n'a peut-être pas eu à se poser de la même façon. Mais en France si. Défendre mordicus le mariage homosexuel, c'est aussi défendre mordicus l'adoption homosexuelle.

 

 Le mariage, dans les faits, a évolué, beaucoup évolué, perdu de son sens premier, et on peut légitimement estimer que la législation doit s'adapter à ces évolutions. Je le disais plus haut : institution laïque, purement légale, elle est là pour servir la société, pas pour imposer des normes auxquelles la société ne souhaite plus se conformer : c'est la démocratie. On peut aussi, par conséquent, considérer et affirmer que les couples homosexuels doivent avoir le droit de se marier. Le droit de se marier, et d'être parents ?

 

 La construction de l'enfant, elle, ne varie pas. Depuis des millions d'années, la naissance d'un enfant résulte d'un rapport hétérosexuel. Peut-être sans raison autre que la nécessité chimique, technique, qu'un ovule soit fécondé par un spermatozoïde, sans aucune considération pour celle qui produit ces ovules, et celui qui produit ces spermatozoïdes. Les escargots sont bien hermaphrodites, la question de l'altérité homme-femme est une question qui leur est relativement contingente. Seulement les escargots n'élèvent pas leurs petits. Et jusqu'à preuve du contraire, nous, si.

 

 De quoi l'enfant a besoin ? On le sait : de présence, d'amour, d'affection, de protection. Et ça, un couple homosexuel le lui donnera, naturellement. Et Grégoire, 4 ans, sera sûrement plus heureux entre Frédéric, enseignant et Michel, commercial, ou avec Frédérique, avocate et Michelle, comédienne, qu'avec Frédérique, au chômage depuis 3 ans, et Michel, alcoolique et violent. Est-ce tout ? Peut-être. Ce serait heureux. Ce serait plus simple. En est-on sûr ? Non. Rien ne permet d'affirmer avec certitude que les enfants ont besoin de ce qu'apporterait la différence de sexe entre ses parents. Rien ne permet non plus d'affirmer avec certitude que les enfants n'ont absolument pas besoin de ce qu'apporterait cette différence de sexe entre ses parents. On fait dans l'empirique. Dans le "pourtant moi je connais un enfant qui". Dans le "J'ai des ami(e)s qui sont en couple depuis longtemps et qui". On fait dans l'affect. On prend des situations de fait - car il y a, dans les faits, des familles monoparentales - pour en tirer des conclusions que l'on veut définitives.

 L'enfant mérite-t-il cela ? Cette absence de débat ? Cette absence de questions de fond ? Cette absence de concertation sur le sujet ?

 

 Qu'on ne me taxe pas de qualificatifs méprisants. Je suis homosexuel. Je n'ai aucun problème avec ma sexualité, qui ne regarde d'ailleurs que moi. Je sais que s'il m'est donné d'avoir un enfant dont je serai le père, cet enfant ne manquera jamais de mon amour, de ma présence, de mon écoute. Je sais aussi que le garçon avec lequel je ferai ma vie sera le papa le plus présent, le plus aimant, le plus compréhensif du monde. Je sais que notre enfant ne manquera de rien. Je sais que nous formerons une famille unie. Je sais que nous ferons tout ce qui est en notre possible pour qu'il soit heureux. Je sais que nous serons toujours là pour lui. Et je sais que je serai digne de cette paternité que j'aurai à assumer.

 Ce que je ne sais pas, en revanche, c'est s'il ne suffit que d'amour, de présence, d'écoute, de compréhension, à un enfant. Ce que je ne sais pas, c'est si la dualité, l'altérité homme-femme n'est pas une composante essentielle pour le développement d'un enfant comme elle l'est pour sa conception. Ce que je ne sais pas, c'est dans quelle mesure le fait pour cet enfant d'être un enfant adopté n'impose pas qu'il grandisse dans une famille hétérosexuelle, basée sur cette dualité homme-femme, pour compenser le traumatisme de cet abandon (car la demande de couples hétérosexuels en matière d'adoption étant sans commune mesure avec le très faible nombre d'enfants pouvant être adoptés, on ne peut raisonnablement admettre l'argument selon lequel "il vaut mieux avoir deux papas ou deux mamans que rien du tout"). Ce que je ne sais pas, c'est si tout l'amour que je mettrai à l'éducation de cet enfant, tout l'amour que le garçon avec lequel je vivrai et que j'aurai épousé, mettra dans l'éducation de cet enfant, suffira. Ce que je ne sais pas, en effet, c'est s'il y a éventuellement des choses qui me dépasse, dans l'éducation et l'épanouissement d'un enfant.

 

 Si je dois faire dans le pathos, je nous inviterai à mettre de côté nos désirs égoïstes d'être parent. Désir que je comprend. Désir auquel je suis en proie, au moins autant que vous. Désir qui fait que je ne comprends pas que Frédérique ait le droit d'être la maman de Grégoire, qu'elle délaissera et auquel elle ne manifestera aucune affection, tout ça parce qu'elle a couché avec Michel qui battra cet enfant et sa mère en rentrant rond comme une queue de pelle du bistro d'en face. Désir qui fait que j'aurai toujours sans doute le sentiment que je passe à côté de quelque chose parce que je sais que je serai sûrement le papa le plus génial qu'un enfant pourra avoir la chance d'avoir. Et, puisqu'il n'est pas question que d'amour mais que cet amour reste malgré tout au coeur de tout, ayons le courage d'aimer assez cet enfant pour ne pas le priver de ce dont il pourrait avoir besoin, avec deux parents hétérosexuels.

 

 Plus simplement, sans faire dans le pathos, je vous dirai simplement qu'on ne peut pas ainsi prendre le risque. Le risque que l'enfant ait besoin de cette altérité. Demandons à ce qu'il y ait des débats. Qu'il y ait des études. Qu'il y ait des recherches. Sérieuses. Indépendantes. Sans arrière-pensées militantes. Que l'on ne "vérifie" pas si cette altérité sexuelle est nécessaire dans dix vingt ans, en prenant le risque qu'effectivement il ne suffit pas, malheureusement, pour un enfant, d'avoir au dessus de lui des gens attentionnés qui l'aiment. Que l'on fasse en sorte d'avoir à ne pas se rendre compte trop tard que les choses ne sont pas aussi simples, qu'il y a des choses qui dépassent notre seule volonté, notre bonne volonté.

 Et que lorsque des résultats tomberont alors oui, prenons une décision. Ouvrons le droit à l'adoption pour les couples homosexuels. Ou au contraire maintenons la dualité père-mère. Mais après. Quand on saura.

     C'est facile pour nous. Nous sommes construits. Nous ne sommes pas touchés par les effets de cette paternité. Alors ne parions pas sur l'avenir, ne parions pas sur nous quand ce sont eux qui en subiront les conséquences, quelles qu'elles soient. Ne leur faisons pas payer le prix de notre empressement et de nos petits désirs.

 

* Les prénoms ont été changés.


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185 réactions à cet article    


  • oncle archibald 24 novembre 2012 09:41

    Ouf ! Enfin un article digne de ce nom sur ce sujet difficile ... Il y a longtemps que l’on attendait une analyse censée sur ce projet de loi. Merci Monsieur. 


    • oncle archibald 24 novembre 2012 11:00

      Dura lex sed lex : nous ne sommes plus au temps préhistoriques et  les hommes savent comment se font les enfants ... Ces chromosomes qu’un homme et une femme décident de mélanger pour faire un petit, ça n’est quand même pas rien, ne vous déplaise. C’est un excellent ciment pour le couple et entre le couple et ses rejetons .. Et ça ne s’efface pas avec une loi !


    • tf1Goupie 24 novembre 2012 11:46

      Il n’y a pas propriété, il y a « construction ».
      Aujourd’hui on connait l’influence que l’on a sur le développement d’un enfant que l’on élève.

      Un enfant est souvent un projet de vie, c’est quand même quelque chose de positif.

      La différence entre un couple hetero et un couple homo qui « a » un enfant c’est que le premier ne sait pas toujours pourquoi il « fait » cet enfant, parfois même il ne l’a pas voulu.


    • oncle archibald 24 novembre 2012 11:56

      « La différence entre un couple hetero et un couple homo qui »a« un enfant c’est que le premier ne sait pas toujours pourquoi il »fait« cet enfant, parfois même il ne l’a pas voulu. »

      A-t-on besoin de savoir ou de vouloir pour aimer ? Ma réponse est non ! 

      Mon âge relativement avancé me permet de vous dire que lorsque nous étions de jeunes adultes la grande crainte de la plupart d’entre nous était de « mettre enceinte » la copine avec laquelle nous partagions de bons moments .. Et lorsque cela arrivait ceux qui avaient quelque honneur épousaient la jeune fille que sans doute, ou peut être, ils n’auraient pas épousée quelques années plus tard, constituant ainsi un couple « de hasard ».

      Ces couples ont-ils été moins heureux que ceux qui ont réfléchi pendant des années avant de se décider ? non ! Ont-ils divorcé plus que ceux quia avaient murement réfléchi leur décision ? non ! Ma fille a eu un troisième enfant « par surprise » suite à un raté de contraception ... L’aime-t-elle moins que les deux autres ? non ! La vie, l’amour, la mort, ne se maitrisent pas et c’est fort heureux !

    • tf1Goupie 24 novembre 2012 12:07

      Et bien moi je ne suis pas d’accord l’Oncle.

      Je connais nombre de couples mariés qui ont dit devant le Maire « c’est pour la vie » et qui ont explosé peu après la naissance du premier enfant.
      Pourquoi ? Parce les 2 mariés ne s’étaient pas vraiment posé la question de ce qu’ils voulaient faire ensemble.
      Et quand la question s’est posée ils ont pris conscience qu’ils n’étaient pas faits pour vivre ensemble, pas faits pour affronter ensemble les difficultés, pas faits pour assumer à deux.
      Bien fait pour eux, dommage pour le gosse.

      Moi quand j’ai fait mon premier enfant je me suis demandé où j’allais ... et puis je l’ai fait, sans avoir de réponse. Mais pour un hétéro c’est plus simple : tu procrées et c’est tout.

      Je ne suis pas marié, même pas pacsé, mais c’est l’auteur qui a mis le doigt sur quelque chose que j’avais oublié : quand je suis allé déclaré mon fils à la Mairie, personne ne m’a demandé d’explications. Parce que c’est l’évidence qu’un hétéro ait un enfant.

      Mais, éventuellement on aurait pu me demander : y avez-vous bien réfléchi, êtes-vous prêt à supporter les défauts de votre conjoint pour le bien de cet enfant ?


    • tf1Goupie 24 novembre 2012 12:08

      Excusez-moi l’Oncle, je viens de constater qu’il y a probablement un décalage générationnele entre vous et moi.

      cordialement


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 24 novembre 2012 12:49

      « Cette idée de “vouloir des enfants” est une aberration car les enfants devraient n’appartenir à personne, c’est quand même un scandale que l’enfant soit l’otage de sa famille. »


      Tu sais Durae, une bonne psychanalyse te serait plus profitable qu’à venir ici nous les casser à longueur de posts pour tenter de résoudre tes propres problèmes émotionnels et familiaux.

      Et pour info, un enfant n’appartient qu’à lui-même, il n’est la propriété de personne. Il est juste sous la responsabilité et la protection de ses parents le temps pour lui de devenir assez autonome pour avoir sa propre vie.



    • Marie-Claire 24 novembre 2012 13:54

      allez plus loin dans votre raisonnement : « ... c’est une notion très récente dans l’humanité dont la découverte a été une catastrophe notamment pour les enfants qui sont devenus la propriété de celle qui s’est désormais appelée “mère”. »


    • oncle archibald 24 novembre 2012 14:08

      @ TF1 groupie : dommage que vous ne m’ayez pas lu jusqu’au bout ... Je répète donc que la vie, l’amour, la mort, ne se maitrisent pas et c’est fort heureux !

      Vous me dites : « Je connais nombre de couples mariés qui ont dit devant le Maire »c’est pour la vie« et qui ont explosé peu après la naissance du premier enfant. Pourquoi ? Parce les 2 mariés ne s’étaient pas vraiment posé la question de ce qu’ils voulaient faire ensemble. »

      Je vous réponds : oui certes, j’en connais, mais je connais aussi nombre de couples mariés (ou pas mariés d’ailleurs !) qui auraient explosé s’il n’y avait eu la naissance de leur premier enfant . Les réponses à la question de savoir ce que nous voulons faire ensemble sont très influencées par cet événement majeur de la vie de tous les couples qu’est de fabriquer ensemble un nouveau petit bonhomme ...

    • Aldous Aldous 25 novembre 2012 16:02

      Cette idée de “vouloir des enfants” est une aberration car les enfants devraient n’appartenir à personne, c’est quand même un scandale que l’enfant soit l’otage de sa famille.



      Et donc ils appartiendrait au système de les élever... Adolf en a rêvé, duralex l’a fait ! 

    • King Al Batar King Al Batar 24 novembre 2012 10:50

      Merci beaucoup à l’auteur pour ce questionnement sincère, profond et intelligent.
      J’espèrait bien un jour lire un temoignage de la sorte.

      Je vous avoue, sans être homosexuel, m’être déjà posé la question. Pour ma part, je penses que tout s’articule autour de la mère. L’élement qui me parait de penser ainsi est la justice Française. En effet, pour les enfants en bas age, lorsqu’il y a divorce et que les deux parents sont exemplaires (ni alcooliques, ni drogués, ni ingrats, ni profession à risque comme policier ou pompier etc...), Dans ce cas là la justice Francaise confie la garde de l’enfant à la mère plutot qu’au père. C’est donc que du point de vue de la justice, la preuve que la mère est le pilier de l’education de l’enfant.
      Alors il existe bien sur de nombreux cas ou des pères élèvent des enfants seuls, et y arrivent très bien. Mais il s’agit de tragédies (décès, maladie, ou effectivement le juge estime que la mère pour divers éléments n’est pas apte à remplir son role), et elles sont le fait d’éléments naturels.
      Je trouve cela dommage que la justice puisse se permettre de confier un enfant abandonné à une famille sans mère. Tout le monde devrait avoir le droit à une maman.
      Voila pourquoi je suis un peu nuancé en ce qui concerna l’adoption, et je penses que seules les couples de femmes devraient pouvoir en bénéficier.
      Toutefois, la femme étant l’être reproducteur, je ne suis même pas sur que l’adoption soit la solution la plus simple pour elle, dans la mesure ou l’inséminitation ou la reproduction naturelle doit certainement aller beaucoup plus vite...

      Néanmoins, compte tenu de votre sincérité, de votre amour, et de votre intelligence (que votre article met totalement en valeur) je reste persuadé que vous ferez les meilleurs choix pour cet enfant.
      Bien cordialement 


      • sleeping-zombie 24 novembre 2012 12:19

        Dans ce cas là la justice Francaise confie la garde de l’enfant à la mère plutot qu’au père

        C’est pas parce que la justice le fait que c’est juste. Tu ne fais qu’un état des lieux, et prend appuie sur cet état des lieux pour justifier une résistance au changement.
        C’est d’ailleurs aussi ce que fait l’auteur dont l’argument principal est « on ne sait pas quel effet cela fera sur l’enfant, donc dans le doute abstenons-nous ».

        Cette posture intellectuelle s’appelle la réaction. Et c’est malheureusement tout aussi peu justifiable que vouloir le changement pour le changement.

        Maintenant, si on s’écarte des postures crispées « c’est nouveau donc c’est bien, ou c’est nouveau donc c’est mal », qu’est-ce qui reste ?
        L’égalité de droits entre citoyens. Ca me parait être un concept important...

        (mon opinion personnelle, c’est que les enfants sont pas des petites poupées de cristal qui se cassent si elles ne sont pas élevées dans des conditions optimales, le « bien être de l’enfant », c’est un machin qu’on a inventé dans la 2eme moitié du 20eme siècle, et encore, seulement dans la sphère culturelle occidentale)


      • tf1Goupie 24 novembre 2012 13:14

        Heureux de savoir que José Bové est un réactionnaire quand il demande le principe de précaution contre les OGM ....


      • sleeping-zombie 24 novembre 2012 14:56

        @tf1groupie
        Parce que tu crois que José Bové est contre les OGM uniquement parce que c’est nouveau ?
        Si c’est le cas, alors oui il est réactionnaire, si c’est pas le cas, ça implique des choses pas agréables à ton sujet.


      • King Al Batar King Al Batar 24 novembre 2012 15:02

        Donc si on arrive à prouver scientifiquement, ou psychologiquement, que le role de la mère est essentiel dans l’équilibre psychologique d’un jeune enfant, je ne serais plus réactionnaire.
        Il ne s’agit pas simplement de justice injuste, alors, mais quand même quand on regarde ne serait ce que la nature, et les grands mamifère, la mère a le même role que chez les hommes...

        Je suis plutot d’accord avec vous concernant l’éducation des enfants, et la conception occidentale. Néanmoins la il ne s’agit pas de culture, mais de fonctionnement naturel, l’homme demeure malgrés son libre arbitre, la science et notre intelligence, un animal. Un mammifère même. Les grands mammifère sont elevés par leur mère, la nature est faite ainsi.
        La justice peut eventuellement servir à retablir des injustices naturelles, mais certainement pas à en creer. Ne pensez vous pas ?


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 24 novembre 2012 21:11

        « Heureux de savoir que José Bové est un réactionnaire quand il demande le principe de précaution contre les OGM .... »


        Bové n’est pas réactionnaire, c’est un passéiste. Pour lui, l’agriculture c’était mieux avant.

        En plus, c’est un véritable abruti. Il clame sa lutte contre la mondialisation en détruisant des MacDo alors que ces restaurants achètent leurs produits en France, et bien souvent dans les régions ou ils sont implantés.

        Mais bon je ne sais pas si ces fournisseurs adhèrent à son syndicat. C’est peut-être un début d’explication.


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 25 novembre 2012 01:19

        « Dans ce cas là la justice Francaise confie la garde de l’enfant à la mère plutot qu’au père. C’est donc que du point de vue de la justice, la preuve que la mère est le pilier de l’education de l’enfant. »


        C’est peut-être aussi parce que les juges sont en majorité des vieux cons qui pensent toujours que la place naturelle de la femme est entre la cuisine, l’ eglise et l’enfant ( le KKK allemand ).

      • sleeping-zombie 25 novembre 2012 12:00

        @King
        Les grands mammifère sont elevés par leur mère, la nature est faite ainsi.
        ...
        Peut-être, je suis pas zoologue. Bien qu’ayant une petite idée de la diversité du monde animal, ça ne me surprendrait pas qu’on puisse trouver un petit paquet de contres-exemples.
        Le rôle « naturel » de la femelle dans le monde des mammifère, c’est d’allaiter. Ca fait belle leurette qu’on a inventé les biberons, rien donc qu’un homme ne puisse faire.

        Mais de toute façon, j’ai pas envie de te suivre sur cet argument, car la question n’est pas là, car ça fait plus de 5000 ans qu’on s’éloigne de la nature. Regarde la sécu, les retraites, et l’héritage. Aucun équivalent dans le monde animal, et pourtant ce sont des piliers bien plus solide que le « mariage homo ».

        Donc si on arrive à prouver scientifiquement, ou psychologiquement, que le role de la mère est essentiel dans l’équilibre psychologique d’un jeune enfant, je ne serais plus réactionnaire.
        Oui, mais comme on n’a pas le droit de conduire des expériences sur des bébés... (heureusement d’ailleurs)


      • Spitoven Spitoven 3 janvier 2013 01:00

        Être « réactionnaire » n’est pas une tare en soi.

        « réactionnaire /ʁe.ak.sjɔ.nɛʁ/ masculin et féminin identiques(Politique) Qui sert à opérer une réaction ; qui travaille à une réaction politique : à un mouvement d’opinion qui agit dans un sens contraire au mouvement qui a précédé. »

        Posons-nous la question : Au début des années quarante, qui étaient les « réactionnaires » (souhaitant un retour à l’ordre précédent), et qui étaient les « progressistes » (soutenant le renforcement de l’ordre actuel) ?


      • tf1Goupie 24 novembre 2012 11:23

        merci pour cet article qui est, ENFIN, un vrai article sur le sujet : un article qui essaye d’aborder les questions plutôt que d’aligner des convictions.

        Après, on est d’accord ou pas avec les arguments, mais c’est un peu ça le débat.
        Donc Respect.

        Moi j’ai un commentaire ; vous dites : « De quoi l’enfant a besoin ? On le sait : ... ».

        Pour avoir moi-même des enfants et en fréquenter beaucoup d’autres, je dirais que j’ai moins de certitudes que vous. ça fait des années que les psychologues font des erreurs sur les enfants et continueront à en faire. La recette pour « élever » un enfant je ne la connais pas.

        Il y a en tout cas un terme que vous avez (à mon sens) oublié quand vous listez les besoins d’un enfant : « repères » .


        • BlackMatter 24 novembre 2012 13:55

          Il y a quand même une erreur importante de jugement de la part de l’auteur.

          C’est de croire que l’éducation de l’enfant ne tient que des parents.
          Or, rien n’est plus faux. La société a un rôle important depuis le plus jeune âge jusqu’à la majorité. Un enfant, même vivant au sein d’un couple de même sexe, « subira » le formatage de l’école, de la télévision, etc. Il comprendra que les couples de même sexe, ça existe et que l’homosexualité fait partie de la nature humaine. Elle est certes minoritaire mais elle n’est pas plus et pas point anormal que l’hétérosexualité. Un enfant s’identifie à ces parents mais aussi au reste de la société.

          Ca me fait penser à une psychanalyste qui passe souvent en ce moment à la télé et qui nous raconte que l’enfant doit pouvoir s’imaginer une filiation naturelle et qu’il ne faut pas lui mentir à ce sujet. Certes. Mais alors, arrêtons de dire à nos enfants que les garçons naissent dans des choux et les filles dans les roses ou encore que c’est une cigogne qui a déposé le bébé. Un peu de cohérence.

        • tf1Goupie 24 novembre 2012 15:57

          « C’est de croire que l’éducation de l’enfant ne tient que des parents. »

          Faudra quand même montrer où dans l’article ce que vous affirmez est écrit ...

          En tout cas les « opposants » à l’auteur sont ici besogneux , sortent leur calculette, fouillent le Net et les études diverses, inspectent le profil de l’auteur, font appel aux psychanalystes.
          C’est bien ça les pousse à réfléchir et ils n’ont pas l’habitude.

          Mais ça montre aussi à quel point un article honnête et entier DERANGE.

          On ne se limite pas aux commentaires éculés sur les curés, la droite et la gauche, Marx, la couleur des préservatifs.

          Merde sur Avox il y a parfois de la réflexion —> Panique à bord !!


        • BlackMatter 24 novembre 2012 16:55

          Vous dites n’importe quoi.


          Ne vous rendez vous pas compte des inepties de l’auteur ?

          Il faut interdire aux homos le droit d’avoir des enfants parce qu’il est possible que ces enfants grandissent mal (ce qui n’est pas démontré au contraire) ou pas mais que le principe de précaution s’applique.

          Moi je dis qu’à ce moment là, compte tenu des nombreux enfants malheureux -familles pauvres, enfants battus, pédophilie intra-familiale- il faudrait, au nom de ce principe de précaution interdire à toute personne d’avoir des enfants. Il faut aller au bout des raisonnements pour voir à quel point ils sont stupides.

        • tf1Goupie 24 novembre 2012 17:14

          « Vous dites n’importe quoi.

          Ne vous rendez vous pas compte des inepties de l’auteur ? »

          C’est vraiment un plaisir de débattre avec vous ... on sent l’envie d’avancer, vraiment !

          Je repete ma question, où ce que vous attribuez généreusement à l’auteur est-il écrit ?

          Petite astuce technique : Ctrl C Ctrl V, pour copier coller



        • BlackMatter 24 novembre 2012 17:32

          Ah bon ?


          Et ça :
          « Plus simplement, sans faire dans le pathos, je vous dirai simplement qu’on ne peut pas ainsi prendre le risque. Le risque que l’enfant ait besoin de cette altérité. Demandons à ce qu’il y ait des débats. Qu’il y ait des études. Qu’il y ait des recherches. Sérieuses. Indépendantes. Sans arrière-pensées militantes. Que l’on ne »vérifie« pas si cette altérité sexuelle est nécessaire dans dix vingt ans, en prenant le risque qu’effectivement il ne suffit pas, malheureusement, pour un enfant, d’avoir au dessus de lui des gens attentionnés qui l’aiment. Que l’on fasse en sorte d’avoir à ne pas se rendre compte trop tard que les choses ne sont pas aussi simples, qu’il y a des choses qui dépassent notre seule volonté, notre bonne volonté. »

          Ça ne revient pas à dire appliquons d’abord et en priorité le principe de précaution même si aucun élément aujourd’hui ne nous permet de dire qu’il y a des risques pour un enfant à vivre au sein d’une famille homoparentale ? Arrêtez la mauvaise foi.

          Alors si c’est l’argument pour interdire au couple de même sexe d’avoir des enfants -à savoir que certains pourraient être perturbés par la situation- alors j’exige qu’il soit interdit à n’importe quelle personne d’avoir des enfants, tant le risque pour l’enfant d’être malheureux (parce que battu, parce qu’un père alcoolique, parce qu’une mère incompréhensive, parce qu’il y a des risques pédophiles etc) existe et est élevé. Je demande le principe de précaution, au nom des droits de l’enfant !

        • tf1Goupie 24 novembre 2012 19:24

          Et bien je confirme : ce n’est pas une ineptie et c’est même très pertinent de la part de l’auteur.

          Parce qu’aujourd’hui le débat étant forcément biaisé par les considérations partisanes il est évident que les études peuvent difficilement être réalisées de manière véritablement ouverte.

          Un fait qui est aujourd’hui archi-connu c’est que toutes les études ont lieu sur des familles homoparentales aisées ; or il est très hatif de dire que cela n’a aucune influence.

          Et l’auteur ne dit pas, dans ce passage que vous avez (enfin) copié, que l’éducation de l’enfant ne tient QUE des parents, c’est vous qui avez déformé ses propos.

          Alors avant de traiter d’inepties ou de mauvaise foi un avis différent du votre il faut être moins approximatif.

          Le principe de précaution est ici évident, de la même façon qu’il y a principe de précaution dans beaucoup de domaines pour un enfant par la seule évience qu’un enfant est plus fragile qu’un adulte.


        • BlackMatter 25 novembre 2012 13:56

          Vous dites ça pour défendre le droit des hétérosexuels d’avoir des enfants.

          Je ne suis pas convaincu par vos arguments.
          Ou le principe de précaution s’applique ou il ne s’applique pas.
          En ce qui concerne vos arguments comme quoi les études auraient été faites sur des couples homos aisés, ils sont faux. Et même s’ils étaient vrais, qu’est ce que ca change ? Chez les hétéros aussi il y a des disparités suivant le pouvoir d’achat des parents. C’est évident.

        • jluc 24 novembre 2012 11:49

          Merci pour cet article raisonnable et responsable.

          Je pense qu’il faut ne pas oublier de distinguer le mariage religieux et le mariage civil.
          Le mariage religieux consacre les valeurs morales de l’union de deux personnes qui s’aiment.
          Le mariage civil le complète (ou peut se suffire à lui-même) en lui donnant un cadre juridique et fiscal.

          D’autre part, au 21ème siècle la notion de famille est complètement dissociée de celle du mariage.

          Dès lors le mariage des homos n’apporte pas de valeur supplémentaire au Pacs (à moins que de signer un contrat devant le maire n’apporte une valeur que je ne saisis pas ?)

          J’imagine que les homos attendraient plutôt autre chose comme ’avancée sociétale’

          Promettre le mariage aux homos est donc (pour moi) se moquer d’eux... en taclant au passage les valeurs morales catholiques (religieuses)...

          La politique est faite pour faire le ménage (d’ordre légal...) de la vie sociale, elle ne devrait pas vouloir modifier la société. Les politiciens sont les personnes les moins indiqués pour nous faire la morale.


          • Jules Elysard Jules Elysard 24 novembre 2012 12:28

            « Si je dois faire dans le pathos, je nous inviterai à mettre de côté nos désirs égoïstes d’être parent. »

            Sans faire dans le pathos : La technique médicale permet la Procrération médicalement assistée et la service de la société marchande l’encourage comme n’importe quelle consommation. Ce n’est pas pour autant qu’elle est progrès moral, un progrès pour l’humanité.


            • Mmarvinbear Mmarvinbear 24 novembre 2012 13:00

              «  Demandons à ce qu’il y ait des débats. Qu’il y ait des études. Qu’il y ait des recherches. Sérieuses. Indépendantes. Sans arrière-pensées militantes. Que l’on ne »vérifie« pas si cette altérité sexuelle est nécessaire dans dix vingt ans, en prenant le risque qu’effectivement il ne suffit pas, malheureusement, pour un enfant, d’avoir au dessus de lui des gens attentionnés qui l’aiment. »


              A mon avis, tu es autant gay que moi évêque...

              Si tu avais enfilé de moins gros sabots, tu aurais pu faire illusion. 

              Des enfants adoptés et élevés par des couples de même sexe, il en existe depuis plus de trente ans aux USA. Les sociologues, ethnologues, psychologues et tout un tas d’autres trucs en -logues étudient ces rejetons de couples pas comme les autres.

              Et ils sont unanimes quand à la conclusion : la composition sexuelle du couple parental n’a aucune influence quand au devenir de l’enfant.

              Cette histoire d’altérité parentale obligatoire est une pure fiction conservatrice visant à culpabiliser les gens pour les forcer à maintenir une fiction sociale alors qu’il n’existe plus aucune raison de le faire. Des dizaines de milliers d’enfants sont élevés dans des familles monoparentales, et ne voient pas la queue d’un père ou d’une mère pendant leur enfance et leur adolescence. Et vous savez quoi ? Ils n’en souffrent pas car s’ils ont un manque, ils se cherchent et se trouvent d’eux-même le référent qui leur manque dans leur entourage.

              Vous seriez plus crédible si vous cessiez de penser que les enfants sont un genre de poupée en porcelaine à mettre sous une cloche catholiquement correcte.

              • tf1Goupie 24 novembre 2012 13:21

                Toujours aussi honnête le nounours : tes arguments me plaisent pas alors je te démolis personnellement, belle technique de merde.

                c’est ça que t’apprends aux enfants ??

                Sinon les études que tu revendiques sont intéressantes mais insuffisantes pour en tirer des conclusions sur toute une société, tout le monde le sait. Ton qualificatif « unanimes » est pitoyable.

                Toi ton pseudo n’est pas d’hier sur Avox, mais c’est pas à ton avantage : on sait depuis longtemps que tu n’es pas crédible. Tu passes ton temps à faire le mec qu’à tout compris.
                Retourne sur les articles où on on fait du lobbying à la con.


              • King Al Batar King Al Batar 24 novembre 2012 14:14

                Votre argumentation est plus que honteuse...
                Pensez vous réellement que tous les homos pensent pareil, et qu’un homo serait incapable de tenir un tel discours.
                J’espère du fond du coeur que tous les homos ne vous ressemblent pas sinon ils seraient tous des cons. Et je suis persuadé que ce n’est pas le cas.

                Néanmoins votre comportement est interessant, il montre à quel point certains individus dans les communautés peuvent être fascisant, et exclure de fait de leur communauté ce qui ne vont pas dans le sens que vous avez défini.

                Vous qui revendiquez le droit à la différence, il est surprenant et meme abhérant que vous n’acceptiez pas et niez totalement la différence au sein de votre communauté. Marvin, vous devirez sincèrement reflechir à votre comportement pour réaliser à quel point vous êtes nuisible au votre, et par conséquent pour les autres.


              • volt volt 24 novembre 2012 14:51

                habemus papam.. smiley !


              • volt volt 24 novembre 2012 14:52

                sans oublier ce dernier mot sur « les prénoms qui ont été changés »...


              • A. C. A. C. 24 novembre 2012 17:28

                Merci pour votre retenue et la grande élégance de votre réponse.

                Je ne savais pas qu’on devait justifier son orientation sexuelle, après avoir dû la cacher pendant si longtemps. 
                Je me réjouis en tout cas de votre nomination en tant qu’évêque.

                Votre position est plus qu’à vomir. Excusez moi de vous apprendre que tous les pd ne pensent pas de la même façon, que ce sont des gens normaux, qui ont des opinions différentes, des vies différentes, qui ne sucent pas tous les militants d’Act Up tous les matins, ou s’essuient les pieds sur les chasubles des prêtres en sortant de chez eux, des gens quoi. 

                Quand je vois des articles comme ceux-là, je me dis qu’il est vraiment temps d’apaiser le débat et de poser les bonnes questions... 

                « N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi. » Cioran

              • BlackMatter 24 novembre 2012 18:24

                Ah ben c’est sûr que fournir un lien vers un site prétend « servir son pays en dehors des partis à travers des actions militantes et une réflexion politique cohérentes avec la doctrine sociale de l’Église. » est une preuve d’objectivité. Qui y a t il de plus neutre dans ce débat qu’un site contre l’avortement, contre la procréation médicalement assistée et contre le mariage pour tous en toute cohérence avec la doctrine de l’église ?


                Non, vous devez accepter la vérité. Aucune étude objective et reconnue scientifiquement ne démontre un danger pour l’enfant vivant dans une famille homoparentale de tel sorte qu’il aurait moins de chance socialement à s’épanouir et fonder une famille. Et si vous prétendez qu’il y a danger, vous devez le prouver. C’est comme cela que réfléchit une personne raisonnable et cartésienne. On ne peut priver quiconque d’un droit sur la base d’hypothèse non démontrée ou ésotérique.



              • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 24 novembre 2012 18:32

                Et allons-y ga(y)ment...
                « ...altérité homme-femme... », « ... dualité père-mère... » hou la-laaaaaa

                Obsession de la différence, ou quoi ? automutilation, peut-être ?
                Franchement, je ne vous suis pas... ce n’est pas avec des « eh merde, et si je faisais une connerie, là... ? »  à chaque fois qu’on s’apprête à faire quelque chose, qu’on risque d’avancer beaucoup.
                C’est sûr, vous avez bien raison.
                 smiley


              • A. C. A. C. 24 novembre 2012 18:34

                C’est une question de responsabilité et de savoir qui paiera éventuellement les pots cassés.

                En l’occurrence, toi tu t’en fous, ça te concerne pas, t’es déjà assez vieux.
                C’est ce que j’explique dans l’article : ça n’empêche pas de regarder un peu plus loin que le bout de son nez.


              • Muriel74 Muriel74 24 novembre 2012 19:06

                @blackmatter : « fournir un lien vers un site... »
                le daily mail , le nouvel obs..et plein d’autre sites parlent de cette étude
                « la vérité ne se possède pas, elle se cherche » A.Jacquard

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