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Jésus crie et la caravane passe

Cette assertion, destinée à être prononcée sur le ton de la plaisanterie, est amusante de par le jeu de mots qu’elle contient.

Mais une erreur serait de croire que son contenu se limite à sa sonorité comique.

En effet, la phrase a un sens philosophique caché, non perceptible à celui se limite à savourer sa seule forme, sans déguster le fond des choses.

Elle signifie que les variables binaires ne sont pas liées.

La maxime ici discutée et qui se hisse de par la présente explication au rang d’apophtegme, se compose de deux variables booléennes.

La première, le cri de Jésus : en effet, Jésus crie ou Jésus ne crie pas.

La deuxième, le passage de la caravane car la caravane passe ou la caravane ne passe pas.

Comme il y a deux variables binaires, il y a en tout quatre combinaisons possibles.

On peut donc dresser la table de vérité suivante :

  • Jésus crie et la caravane passe.
  • Jésus crie et la caravane ne passe pas.
  • Jésus ne crie pas et la caravane passe.
  • Jésus ne crie pas et la caravane ne passe pas.

On constate que la sentence systématiquement choisie n’est que la première de la tétralogie.

Mais cette formulation sous-entend les trois autres.

En d’autres termes, la triade exclue est inconsciemment incluse dans l’énoncé, toujours préféré pour sa positivité absolue puisque la négation en est totalement absente, ce qui veut dire qu’il n’y a aucun lien de cause à effet entre les variables booléennes, entre le cri de Jésus et le passage de la caravane.

Ces deux événements, si ce sont des événements, n’ont pas de liaison entre eux.

L’aphorisme se garde bien de dire “Jésus crie donc la caravane passe” mais affirme tranquillement “Jésus crie et la caravane passe”.

Le choix de la monosyllabe qui relie les deux termes de la formule est en réalité la leçon masquée du dicton.

Sauf à passer pour un extra-terrestre, il est difficile de mettre en œuvre cette pensée dans la vie ordinaire car l’absence de relation entre les situations est précisément ressentie comme très blessante par les Terriens, ce pourquoi je m’abstiendrai de donner ici un exemple de conjoncture où cette parole aurait sa place dans la logique absolue.

Car puisque seule la Joie vaut, il ne faut désobliger personne.




par durae.leges.sed.leges (son site) mercredi 4 juillet 2012 - 12 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Alinea (---.---.---.143) 4 juillet 2012 18:02
    Alinea

    Je vous ai lu et j’en suis restée comme deux ronds de flan ou
    je ne vous ai pas lu et je ne suis pas restée comme deux ronds de flanc ( vérité il y a trois minutes) ou
    Je vous ai lu et je ne suis pas restée comme deux ronds de flan ; là il faut tirer la phrase par les cheveux pour en inverser la concordance des temps : je vous ai lu ( c’est définitif et inguérissable), « j’en suis restée comme deux ronds de flan » va se guérir très vite, dans quelques secondes donc : je vous ai lu mais je ne vais pas en rester comme deux ronds de flan ou
    Je ne vous ai pas lu et j’en suis restée comme deux ronds de flan : distorsion inverse : « je ne vous ai pas lu » est un souhait, par exemple, et« j’en suis restée comme deux ronds de flan » fait pour le coup référence à toute autre situation passée !
     C’est beaucoup plus compliqué qu’on ne pense la vie !

  • Par Michel Maugis (---.---.---.153) 5 juillet 2012 04:03
    Michel Maugis

    @l’ auteur


    L’ auteur nomme la phrase du titre successivement et dans l’ ordre : Assertion, maxime, sentence, énoncé, apophtegme, aphorisme, formule, dicton, formule, pensée. Aucune de ses nominations convient.


    « cette assertion, destinée à être prononcée sur le ton de la plaisanterie, est amusante de par le jeu de mots qu’ elle contient »


    Cette phrase du titre est un jeu de mot mal écrit, du type calembour ou boutade.

    Pour qu’ il y est jeu de mot il eut fallu écrire Jésus Christ et non « Jésus crie. » (surtout si prononcé sur le ton)


     Le jeu de mot est avant tout verbal, et lorsqu’il est écrit les vrais mots doivent être employés. Sinon, il n’ y aurait pas de « jeu » à découvrir le sens caché qui justifierait un énoncé qui, à première vue, n’ a pas de sens pertinent.


    Car il y a jeu de mot seulement si le récepteur doit deviner le mot qui doit se substituer à celui utilisé (avec la même phonie) par l’ émetteur pour lui donner un côté humoristique.


    « la phrase a un sens philosophique caché »


    S’ il y en a un, c’ est un sens anti-chrétien. car cette phrase est avant tout un calembour ou une boutade, qui est souvent produit gratuitement, l’ histoire de faire un jeu de mot facile. Souvent d’ ailleurs un calembour, très bon du point de vue calembouresque, a un caractère raciste , anti-religieux ( comme c’ est le cas) pas forcément voulu par un auteur, enclin à montrer son « esprit » sans prendre garde aux reproches auxquels il s’expose. 


    il est évident que ce calembour repose sur le proverbe « les chiens aboient, la caravane passe » que l’ auteur ignore superbement.


    Ce proverbe est utilisé par des gens qui de leur point de vue agissent pour une bonne cause et qui se foutent des critiques de leurs ennemis. C’ est une manière de mépriser et de frustrer l’ adversaire qui s’attendrait plutôt à une réaction.


    Comparer Jesus Christ aux loups n’ est pas très gentil pour les chrétiens, si c’ est le sens caché ? De plus si Jésus crie, c’ est que la caravane serait une pour une mauvaise cause.


    « La maxime .. se hisse ..au rang d’apophtegme »


    Une maxime n’ est jamais un jeu de mot, encore moins un calembour.


    Ce calembour ne peut donc être un apophtegme. Un apophtegme est une parole, une sentance mémorable de personnage antique, une parole mémorable exprimée de façon claire et brève.

    Exemple « Paris vaut bien une messe » (Henri IV), l’Etat c’est moi ( Louis XIV).


    Une explication fumeuse et totalement tautologique


    L’auteur se lance dans une explication fumeuse qu’ il croit logique, alors qu’ elle est tautologique, pour essayer de démontrer un sens qui serait caché, sans jamais faire référence au proverbe archi connu qui donne un sens au calembour, ou boutade. Il semble ignorer ce proverbe. Je lui recommande de se laisser de temps en temps formater par les médias et journaux ( voir sa description). L’ abstinence complète peut être dommageable.


    L’ auteur montre l’ existence de deux assertions considérées comme deux variables binaires, qui sont forcément indépendantes l’ une de l’ autre par hypothèse. Notons que toute assertion est forcément binaire. Elle est vraie ou fausse.Mais l’ auteur nous le rappelle.


    Ces assertions sont « jésus crie (ou non) », est indépendant de « la caravane passe (ou non) » 


    Il nous informe que quand il y a deux variables binaires, il y a forcément 4 possibilité de couples, qu’ il appelle une tétralogie alors que c’est en logique un quadruplet.


    Pour constater que « la sentence systématiquement choisie n’ est que la première de la tétralogie » 


    Faire un choix dans un quadruplet, ne justifie pas qu’ il soit qualifié de systématique et en plus minimisé (n’est que). Surtout s’ il s’agit de faire un calembour bâti sur la connaissance d’ un proverbe qui impose le seul choix possible sur les quatre présentés


    Dire que « cette formulation sous-entend les trois autres » est une lapalissade pour démontrer que le triplet de possibilités restantes ( qu’ il appelle triade) est inconsciemment ( au lieu de dire implicitement) dans l’ énoncé.

    Belle tautologie !!! 


    Pour l’ auteur, la possibilité choisie l’ est pour « sa positivité absolue puisque la négation en est totalement absente ».  ?? Il ne lui vient pas à l’ esprit que c’ est par analogie avec le fameux proverbe. Et que n’ importe laquelle des trois autres possibilités n’ aurait constitué quelque chose ayant un sens. De plus on ne peut établir une preuve sur l’ absence de quelque chose ailleurs, même dans un choix.


    Tout cela pour déduire magistralement qu’ il « n’ y a aucun lien de cause a effet entre le »cri de Jésus et le passage de la caravane".


    Et de conclure « ces deux évènements n’ont pas de liaison entre eux ». Ce que tout le monde sait depuis le début, mais seulement si on ne tient pas compte du fameux proverbe qui les relie !


    L’ auteur insiste en disant que ce qu’ il appelle maintenant aphorisme « se garde bien de dire Jésus crie donc la caravane passe mais affirme tranquillement jésus crie et la caravane passe »


    De là l’ auteur en déduit que le « et » qui relie les termes de la formule est la leçon masquée du dicton !!.



    Et voilà pourquoi votre fille est muette.



    Mais quelle est donc la leçon ? L’ auteur oublie que le « et » est superflue et pourrait être absent, une simple apposition comme dans le proverbe est suffisant :  « les chiens aboient, la caravane passe ».


    En fait, pour être clair, l’ auteur se trompe sur toute la ligne. 


    Les deux affirmations SONT LIÉES IMPLICTEMENT en ce sens que MALGRE que les chiens aboient la caravane continue de passer alors même que l’ ambition des chiens étaient que ces aboiements CAUSENT l’ arrêt de la caravane.

    Il en est de même s’il s’ agit de Jésus et non des chiens, d’où le calembour pas très gentil.


    Quant à la conclusion de l’ auteur, je n’ ai rien compris.

  • Par Michel Maugis (---.---.---.153) 5 juillet 2012 04:40
    Michel Maugis

    évidemment, il n’ y a que le diable qui ait compris quelque chose.


    profiteur !!

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