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Johnny Hallyday pour 2 millions d’euros sur nos impôts (qu’il ne veut pas payer)

 

Sa Majesté Sarkozy est trop bonne avec ses sujets : peu après son sacre, elle a décidé que se tiendrait un grand concert sous la tour Eiffel à l’occasion de la fête nationale. Gratuit pour la plèbe, donc payé sur nos impôts. Il y a deux ans, le chef de l’État l’avait vainement proposé à Yannick Noah - tentative avortée de ce qu’il appelle "ouverture" mais n’est que débauchage -, avant de se rabattre sur Michel Polnareff. L’an dernier, les têtes d’affiche étaient Laurent Voulzy et James Blunt. Cette année, ce sera Johnny Hallyday, photographié ci-contre par Bruno Souillard pour La Provence au stade Vélodrome de Marseille lors de son concert du 12 juillet dernier. On sait les liens qui unissent le vieux chanteur et le président, qui l’avait par exemple invité à sa sauterie du Fouquet’s au soir de son élection. C’est Le Point qui révèle l’information le 25 mars dernier, reprise ensuite par Le Figaro ou 20 minutes et non démentie par la Château : "Le concert du 14 juillet au Champ-de-Mars accédera cet été au rang de tradition républicaine : à la demande de Nicolas Sarkozy, les cérémonies de la Fête nationale seront une nouvelle fois enrichies d’un grand spectacle gratuit, deux ans après le concert exceptionnel de Michel Polnareff qui avait réuni un million de spectateurs sous la tour Eiffel. À la fois ordonnateur et programmateur, le président de la République a, cette fois encore, choisi lui-même la tête d’affiche : ce sera Johnny Hallyday, avec qui il entretient de longue date des relations amicales - et qui lui a apporté son soutien durant la campagne présidentielle. Comme en 2007 aussi, l’organisation du concert a été confiée au producteur Jean-Claude Camus dans le cadre d’un accord de gré à gré - c’est-à-dire sans appel d’offres - et sera financée sur le budget du ministère de la

Culture et de la Communication, au titre des "fournitures pour les fêtes nationales". Le coût de la manifestation est estimé à 1 million d’euros (...). Ainsi décrété par le président de la République, le privilège consenti au chanteur d’Allumer le feu d’artifice risque de susciter la polémique : Johnny Hallyday s’était installé en Suisse à l’hiver 2006 sans dissimuler que son expatriation obéissait avant tout à des considérations fiscales. "Je suis d’accord de payer des impôts, mais il y a une limite", déclarait-il encore au début du mois au journal suisse Le Matin."

Puisque vous aurez décidément tout lu sur Plume de presse, une citation de Gala, d’ordinaire plus hagiographique que perfide, qui surtitre Johnny cachetonne pour l’État : "La Fête de la fin des privilèges n’enlève pas celui du choix à Nicolas Sarkozy". Bien vu ! On apprend enfin dans Le Monde du 11 juillet que le coût du concert est en réalité presque deux fois plus élevé que ce qu’écrivait Le Point : "1,9 million d’euros entièrement sur les deniers du ministère de la culture. "C’est la même enveloppe que l’an dernier, fait valoir l’Elysée. Johnny a accepté de prendre un tout petit cachet." Le chanteur, qui entame sa tournée d’adieux, se contentera de 30 000 euros". Pour moins de trois heures de spectacle, ça nous fait quand même dans les 10 000 euros de l’heure ! (mise à jour : deux heures, en fait) Mais comme l’écrit Gala (encore !) : "alors que tout augmente, le pouvoir d’achat reste une priorité nationale"... Cette question du cachet palpé personnellement par la vedette fait débat : Le Point annonçait en mars pas moins de 500 000 euros - précisant qu’il en touche pour chaque concert de sa tournée 200 000 -, bien loin des 30 000 dont parle Le Monde. Coup de griffe au passage au Télégramme, qui écrit : « C’est la même enveloppe que l’an dernier. Johnny a accepté de prendre un tout petit cachet », précise l’Elysée sur LeMonde.fr. Mais on ignore toujours ce que l’Elysée entend par « petit cachet ». Incroyable : le quotidien régional cite l’article du Monde en prétendant ignorer le montant pourtant précisé par ce même article ! Il y a vraiment des confrères qui font n’importe quoi.

Quelle que soit la somme perçue par Hallyday, le mystère plane donc finalement sur la cause de l’écart du coût global du concert, passé d’un million à 1,9 million d’euros entre mars et juillet. Et encore ne figurent pas dans cette somme les 600 000 euros que coûterait le remplacement des pelouse du Champ-de-mars si elles étaient par malheur endommagées (précision apportée par Le Monde : "On met des cierges pour qu’il ne pleuve pas !", rigole un conseiller"). Sans doute qu’il n’était pas à l’origine prévu que soit présenté le même spectacle que celui du Stade de France - ce qui sera le cas, ainsi que le précise au Télégramme le producteur Jean-Claude Camus. Un show à l’esbrouffe, très coûteux, avec force effets spéciaux, comme ce monumental aigle (ici photographié au Vélodrome). Mais c’est bien connu : quand on aime, on ne compte pas, même si "les caisses sont vides". Et Johnny, Sarko aime. D’où ce désagréable sentiment de fait du prince, le président décidant seul du choix d’un artiste qui lui est politiquement tout acquis et ne mégottant pas avec les deniers de l’État, donc avec nos impôts, quand bien même le chanteur en question ne veut pas en payer. Lors de la campagne présidentielle, Johnny avait pourtant promis de revenir en France si Sarkozy instaurait son bouclier fiscal. Domicilé à Gstaad (Suisse) et Los Angeles, il n’a pas tenu parole. Il est néanmoins convié ce soir à célébrer notre fête nationale, avec notre argent. Sarkozy, mécène de ses amis !

 

par Olivier Bonnet (son site) mercredi 15 juillet 2009 - 64 réactions
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  • Par Philou017 (xxx.xxx.xxx.72) 15 juillet 2009 14:10
    Philou017

    Attribuer à un riche chanteur qui refuse de payer ses impôts le spectacle du 14 Jullet, après que celui-ci se soit évadé fiscalement vers la Suisse, envisagé de se localiser ensuite en Belgique où à Monaco, et maintenant à Los angeles tant qu’on y est. Tout cela en touchant un confortable pactole venant du montant de nos impôts qu’il fait tout pour ne pas payer.

    Quand je pense que la révolution de 1789 visait surtout à abolir les "privilèges"....

    Faut-il y voir la compensation d’une certaine "déveine" dans ses errances fiscales ?

    Depuis hier, un autre tabou les concernant est tombé. Johnny Hallyday a révélé qu’il payait « autour de 900 000 francs suisses » (607 000 €) d’impôts par an à la Confédération helvétique mais qu’il garderait son chalet à Gstaad même s’il ne bénéficiait plus d’avantages fiscaux. À l’origine de sa réaction, la suppression des dits avantages dont bénéficient les riches étrangers résidant dans le canton de Zurich.

    Le Point nous apprend :
    Cependant, ce concert est sans doute une bonne nouvelle pour Johnny car « en dépit de sa double domiciliation à Gstaad et à Los Angeles, Johnny a récemment appris que l’essentiel de ses gains resteraient assujettis à l’impôt français. Cette mauvaise surprise l’aurait même conduit à se séparer de l’un de ses principaux conseillers en matière fiscale », précise Le Point.

    Johnny ose tout  :
    En France, « on est taxé sur ses opinions. Pour un pays qui proclame liberté, égalité, fraternité, ça me surprend. Mais où elle est la liberté, là ? », a-t-il dit.

    Même de parler d’égalité et de fraternité au détour d’une phrase.

    Cependant, Johnny, outre la préoccupation de son devenir fiscal, a aussi des opinions politiques :
    Or, nous connaissons tous maintenant la triste réalité financière qui est celle de notre pays", estime le chanteur. "Les seuls intérêts de la dette publique atteignent des montants astronomiques, tellement astronomiques que je les ai oubliés", ajoute-t-il.

    Quel dommage de ne pas lui avoir demandé ce qu’il pensait de l’emprunt de Sarkosy, qui va sans doute alléger la dette Française ....

    Johnny en avait marre :

    "J’en ai marre de payer et c’est tout. (...) Soixante-dix pour cent de ce que je gagne va à l’impôt", poursuit-il. Hallyday, qui soutient Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2007, espère que ce dernier "tiendra parole". "S’il réforme l’impôt sur la fortune et les droits de succession, comme il me l’a souvent répété, eh bien, je reviendrai en France", affirme-t-il. Hallyday a enfin regretté "l’hypocrisie dans les commentaires qui entourent (son) départ".

    Toujours pas revenu pourtant (cette belle phrase date de 2006).
     Ah si, Johnny est revenu pour toucher les recettes de sa "dernière tournée" où il a pu utiliser les stades Français construits avec les impôts qu’il ne veut plus payer et aussi donc pour un 14 Juillet grassement rémunéré.

    Pourtant, Thierry Breton s’était montré arrangeant :

    "Que Johnny vienne me voir et je lui expliquerai toutes les réformes fiscales et les réformes économiques qui ont été faites", a lancé le ministre de l’Economie sur RMC jeudi. Le chanteur aura ainsi "des réponses à toutes ses questions et j’ai bon espoir qu’au premier janvier nous voyions encore Johnny en France, ce qui sera une bonne nouvelle pour tout le monde", a ajouté Thierry Breton.

    C’est pas tous les jours qu’un ministre de l’économie s’adresse en ces termes à un ancien délinquant :

    En 1975, le fisc exige le remboursement de cent millions de francs d’arriérés, ce qu’il ne finira toutefois de rembourser que dans les années 1990.

    En 1998, il avoue, après coup, avoir été consommateur de cocaïne[15], mais n’est pas poursuivi.

    Nous dit Wikipédia.

    Il faut croire que Nicolas Sarkosy est tres sensibilisé aux avanies fiscales des chanteurs, puisque c’est le deuxieme "expatrié fiscal" apres Polnareff qui bénéficie de sa préférence.
    Pourtant Polnareff n’était pas à plaindre :
    "Le Figaro" a répertorié les chanteurs les mieux payés de l’année 2007. Son édition de lundi révèle ainsi que Johnny Hallyday a été supplanté par Michel Polnareff !
    ......
    Le fantaisiste Michel Polnareff amasse une fortune (pour 2007) qui s’élève à 5, 71 millions d’euros contre 3,02 millions pour Johnny le Rocker qui gagnait l’année d’avant 8,75 millions !

    Du reste, ce pauvre Johnny est-il si à plaindre que cela :

    Johnny possède plusieurs résidences, à Gstaad (estimée à 5 millions d’euros), à Saint Barthélemy aux Antilles (3 millions d’euros), à Marnes la Coquette (7 millions d’euros) et est assujetti à l’impôt sur la fortune. Le chanteur aurait gagné plus d’un milliard d’euros tout au long de sa carrière.
    Nous apprend LCI-TF1.

    C’est un investisseur actif  :
    En 1992, le Trésor public l’a empêché d’investir 26,8 millions de francs dans un complexe hôtelier sur l’île de la Réunion. Le chanteur espérait des exonérations fiscales liées aux investissements outre-mer et rêvait d’une économie fiscale immédiate de 5,4 millions sur ses revenus de 1990.

    On peut se poser des questions sur l’attention amicale du pouvoir envers les fortunes Françaises. Pourtant cela ne touche que peu de personnes  :

    il ne s’agit que de la partie symbolique de l’exil fiscal. Car ce phénomène touche, selon les estimations, environ 300 à 350 personnes par an. La plupart sont des héritiers et des patrons peu médiatisés mais très riches.

    Nabotléon n’avait-il pas dit qu’il serait le président de tous les Français ? Oui, je sais, il le disent tous.

    Entre ses vacances chez des Nababs et sa riche épouse, il faut dire qu’il est mal entouré.

    A moins qu’il ait fallu comprendre que Sarkosy était le candidat du fric quand il se présentait comme celui du "pouvoir d’achat" ?

  • Par Abraracoutrix (xxx.xxx.xxx.224) 15 juillet 2009 12:10

    J’aime bien Johnny, mais là trop c’est trop. Besoin de sous, allez vite une petite tournée en France, des euros dans la caisse et ensuite je me ca(i)sse en Suisse ou là-bas aux "states". Et pour l’argent de poche et le coup à boire aux copains, un concert aux frais de la Nation. J’aime pas Sarkozy, mais alors pas du tout et les deux se rejoignent dans le monde du gling gling, l’un avec "Oooptic 2000... l’autre avec Fouquet’s et Rolex, talonettes et garden party. La République n’est plus que l’ombre d’elle-même. Bien triste 14 juillet 2009 !

  • Par Gabriel (xxx.xxx.xxx.98) 15 juillet 2009 14:05
    Gabriel

    Personnellement, j’ai du mal à m’en foutre quand il s’agit de mes impôts et qu’ils servent à remplir les poches d’un rockeur milliardaire sous le couvert d’un président dont les décisions sont dignes des meilleures républiques bananières !

  • Par Gilbert Spagnolo dit P@py (xxx.xxx.xxx.60) 15 juillet 2009 12:48
    Gilbert Spagnolo dit P@py

    En regardant le feux d’artifice du 14 juillet sur les hauteurs de Saint-Aygulf, j’ai écouté la fin de son concert.. et là l’artiste... nous a bien prit pour des « snoc » quand il a déclaré au micro... c’est beau la France ... alors pourquoi la Belgique, la Suisse et Monaco » !!!!


    Johnny tu pousses un peu trop la mémée dans les orties... surtout qu’elle n’a pas de culotte.. par contre toi du culot tu en as !



    @+ P@py

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