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Karzaï, le Parrain de l’Afghanistan (14) l’enquête embarrassante

Le bilan des courses est donc catastrophique pour Hamid Karzaï, le parrain de l’Afghanistan, comme nous venons d’en conclure, pour ce pays que sa famille aura dépecé, mais aussi et surtout pour ceux qui l’on soutenu et porté sur les fonts baptismaux de la république afghane, bancale et ingérable. A savoir bel et bien la CIA et le gouvernement américain qui l’a mis en place. Le mal est là qui ronge le pays, un mal qui finalement se retrouve très bien analysé par une partie de l’armée américaine, qui se demande vraiment ce qu’elle fait là. Les statistiques manquent sur le pays, c’est pourquoi j’ai jugé important d’ajouter à ma conclusion (provisoire !) cette analyse menée par un organisme certes lié à l’armée américaine, mais qui apporte un éclairage assez saisissant sur les maux du pays et les remèdes à y apporter. Les afghans, selon un des membres de cette enquête, sont perçus comme les indiens l’étaient lors de la conquête de l’Ouest !

Nous avons suivi les remarques intelligentes du responsable des renseignements des armées, Michael Flynn, dont le questionnement est plus que salutaire, et s’oppose en ce cas complètement à ce qu’à pu faire jusqu’ici sa voisine la CIA. Visiblement, le désaccord sur le fond est patent. Pour ajouter de l’eau au moulin de Flynn, voilà qu’un rapport au vitriol émanant des services sociaux de l’armée (de l’ HTS, pour Human Terrain System exactement (1) ) dresse un bilan plus que négatif de l’action américaine en Afghanistan. Selon ce rapport, la corruption rampante et l’insécurité omniprésente ruinent tout espoir de voir le pays s’améliorer : c’est un lourd réquisitoire contre Karzaï. Des phrases qui semblent faire écho chez Mc Crystal, qui ne cachait plus non plus un certain pessimisme. Avant de se faire virer pour avoir un peu trop parlé !
 
Comme ce document de 65 pages est le premier analysant en détail le régime Karzaï, je vous propose aujourd’hui, en conclusion de notre enquête, de l’étudier en détail. L’Afghanistan, tel qu’il est conduit aujourd’hui, ne peut pas s’en sortir. Et une fois les américains partis, les talibans reprendront le pouvoir, c’est, hélas, une certitude. Entre temps, des milliers de morts civiles, victimes d’un conflit qui les dépasse.
 
Dans cette enquête sur ma seule province d’Helmand, donc, ressort très nettement le problème essentiel : la corruption, on s’en serait douté. Elle est perçue "comme un problème très répandu et est cité régulièrement par l’ensemble des répondants ". Le point majeur de la corruption dans la région se situant... à Kandahar même : la ville présente le plus haut niveau de corruption selon le sondage (71%). Cette corruption "mine la confiance dans le gouvernement afghan. Une majorité des personnes interrogées pensent que c’est la corruption du gouvernement qui force les Afghans à rechercher des solutions alternatives aux problèmes". Voilà qui expliquerait sans peine les réactions d’un gouverneur populiste, prêt à tout pour reconquérir des voix, y compris de tenter de se débarrasser d’une ONG qui lui démontre tous les jours son inaction et ses collusions mafieuses.
 

Dans les chiffres, cela donne des impression très nettes : 53% des sondés déclarent qu’elle les gêne dans leur vie de tous les jours, ce qui est assez conséquent. Chiffre qui grimpe à plus de 7 enquêtés sur 10 des districts de Maywand et de Zhari. C’est du bakchich obligatoire pour tout et tous les jours, à ce stade. Le sommet étant atteint dans la capitale du district, ce qui n’est pas pour surprendre et doit sérieusement embarrasser notre "fameux" gouverneur... tous les jours, ou lors des actes administratifs en tout cas : les deux tiers des sondés ont déclaré avoir versé un bakchich (61%) pour obtenir un document d’identité, dans le Maywand, et on monte dans le Zhari à 67% et dans le Shah Wali Kot à 63%. Une fois encore, la pratique est notable en ville et non à la campagne, ce qui n’en ferait donc pas un procédé traditionnel mais bien une pratique urbaine récente. Les hospitalisations en pâtissent donc aussi énormément, obligatoirement. On comprend doublement la haine féroce du régime contre l’ONG italienne et ses traitements gratuits !

Ce qui est patent, c’est la découverte de ce qui est effectif dans ce pays : et c’est loin d’être l’action gouvernementale, dans la tête des habitants. "Dans les districts de Kandahar cinq éléments anti-gouvernementaux (AGE) ont plus d’influence que le gouvernement afghan". Karzaï compte donc pour "peanuts", dans la tête des afghans, dépassé par les maîtres locaux et une économie essentiellement mafieuse et par ses chefs. Et dans cet implacable bilan, oh surprise, la religion apparaît peu en compte : "les résidents de la province de Kandahar pensent que le Gouvernement National respecte les valeurs islamiques, à l’exception des résidents d’Arghandab, Shah Wali Kot et de certains quartiers de la ville de Kandahar, qui voient les talibans comme étant plus étroitement alignés avec l’Islam que le gouvernement ne l’est." Le pays est encore loin d’être fondamentaliste : la greffe talibane des années 90 n’a pas vraiment pris. Leurs excès les ont rendus impopulaires.

Sur le thème de la réconciliation, "Il y a un large soutien pour les négociations avec les talibans et d’une Loya Jirga pour relancer la négociation"  : on tombe là sur le nœud du problème afghan. Avec ses gros souliers, l’administration Bush n’a rien trouvé de mieux que d’importer et d’imposer une démocratie à l’occidentale dans un pays qui fonctionne tout autrement depuis des siècles. Les afghans discutent tout le temps, et de tout. Leur fameuse Loya Jirga * (la grande assemblée ou la grande réunion), est d’origine Pashtoune, et elle désigne une assemblée convoquée afin de prendre les grandes décisions pour le pays, considéré alors comme un gigantesque village : une discussion où on l’emporte sans vote, par une sorte d’assentiment consenti après des heures de palabres, où les joutes orales en elles-mêmes ont autant d’importance que le message a faire passer. 

Bref, ce n’est pas un Parlement, et encore moins une assemblée de députés. Par tradition, donc, les afghans prennent les occupants des assemblées élues comme n’ayant aucune importance dans la vie du pays. L’import de la démocratie à l’américaine, plaquée sans concertation est dans ce pays une erreur fondamentale. Cela aurait pu constituer un but, à obtenir dans une vingtaine d’années, pas une réalité concrète imposée d’emblée. Il aurait fallu laisser le temps au temps... pourrait-on dire en paraphrasant des sentences célèbres !

On a affaire avant tout à une population qui est excédée par les actions contre les civils des américains, qui finit par comprendre pourquoi certains prennent les armes contre eux : "La plupart des répondants ont de la sympathie pour les raisons que donnent les AGE de prendre les armes contre le gouvernement.. " Karzaï et son gouvernement en prennent pour leur grade, mais l’armée américaine également. C’est très net sur des graphiques. Quand on demande aux gens quel est l’endroit le plus dangereux, quand ils circulent, ils citent en premier... les checkpoints américains ! Les endroits où, logiquement, ils devraient se sentir en sécurité, s’ils n’étaient le lieu d’échanges de tirs à l’aveuglette, comme ont l’habitude de le faire les employés de Blackwater en Irak. Les hommes à la gâchette facile sont toujours là comme en Irak, hélas. Les talibans ont les leurs aussi : or, dans l’enquête, ceux de l’armée ou de la police afghane recueillent 58% de dangerosité, contre 37% aux checkpoints talibans : cette population n’a véritablement aucune confiance à sa police !

Pour ce qui est des indices de satisfaction, l’étonnant est que dans la province de Kandahar, la distribution d’eau est jugée acceptable à 74%, et le téléphone à 57%. A contrario, ce sont les écoles pour filles manquantes qui sont le plus décriées : voilà qui remet en place l’idée d’une population rétrograde qui déteste l’éducation pour les filles. Et paradoxe encore, dans une région pionnière des barrages hydro-électriques apportés par les américains dès les années 50, ce qui manque le plus c’est... l’électricité. Ça, et l’absence de projets de développements. Or, il y en a eu, des projets depuis l’arrivée des américains : qu’ils n’aient débouché sur rien est explicable très facilement par les détournements effectués à tous les stades par la clique de Karzaï, qui a gangréné tous les rouages de l’administration. On retombe sur la corruption ! Il y en a eu, des millions de dollars versés, mais ils n’ont jamais atterri dans des conduites d’eaux, mais dans les poches des élus locaux...

Une raison qui peut aussi expliquer les résultats sur la perception des soins médicaux, jugés bien meilleurs à la campagne qu’à la ville, où s’exerce davantage cette corruption endémique : les hôpitaux des centres villes, pourtant bien mieux équipés que les petits dispensaires éparpillés dans le pays sont jugés moins performants par la population : doit-on aussi y voir le rôle primordial des petites ONG, seules capables de se rendre dans ses dispensaires, comme ceux d’Emergency, organisation si décriée par le pouvoir en place, pourtant !

Résultat, politiquement, la confiance dans le gouvernement Karzaï est plus que partagée dans le district. Une courbe typique de Gauss est dessinée par les résultats : la moitié y croit, l’autre pas du tout. Les plus jeunes vont dans le sens d’un support à Karzaï, les plus vieux ne lui font pas confiance : on peut y voir le résultat de la propagande journalière dans le pays : les jeunes y sont sensibles, les anciens pas du tout. Ce n’est pas un franc accessit, surtout que dans la foulée la population se prononce à une écrasante majorité pour des négociations avec les talibans à 94%, une position jugée meilleure que de continuer à les combattre ! A Kandahar, il est vrai la majorité est pachtoune comme le sont les talibans, jugés comme étant des "frères" par beaucoup.

Au final, dit l’Human Terrain System, "les résultats de cette enquête indiquent une corruption endémique, avec un manque de sécurité et de services de base dans la province de Kandahar. Collectivement, cela fixe les conditions pour pousser la population démunie à réagir, soit en ne soutenant pas la gouvernement, en raison de son incapacité à fournir des l’amélioration de la qualité de vie ou, soit, pire encore, en soutenant les talibans. Il est clair qu’une action réfléchie, et délibérée doit être prise pour obtenir des solutions durables en Afghanistan, qui devraient être mises en œuvre par un gouvernement qui, au minimum, montre quelques progrès accomplis pour démontrer sa légitimité". Le nœud du problème reste bien le système Karzaï. Le système de la famille Karzaï, qui s’est rendu indispensable... et inamovible. C’est incontournable.

L’épilogue de cette étude est donnée le 15 février dernier dans CounterPunch, avec l’interview dévastateur de John Allison, membre de l’Human Terrain System, qui venait juste de jeter l’éponge de l’association, après avoir été des années un anthropologie et un archéologue du Cultural Resource Management, qui avait étudié l’Afghanistan dans les années 70. Au début assez réticent, l’homme avait accepté l’offre de l’armée, pensant pouvoir apporter ses connaissances à une meilleure compréhension du pays. Il devait former une équipe de recherches, mais il s’est très vite aperçu que ce n’étaient pas les afghans qui devaient être étudiés, mais plutôt les réponses données par l’armée à ses propres besoins. Les heurts se sont produits assez vite, sur la notion de valeur différentielles des vies afghanes et américaines. J’avais déjà abordé ici le problème avec l’histoire des compensations dérisoires accordées aux bavures, c’est exactement ce à quoi a été confronté John Allison. C’est ce à quoi viennent d’être confrontés les français.

Selon lui, ses cours devaient insister avant tout sur "la pression pour se conformer à la mentalité militaire dominante et la mentalité de classe propre aux militaires, soit en uniforme soit en en civil. Si vous n’adhériez pas à la notion bien verrouillée qu’une vie américaine est beaucoup plus précieuse qu’une vie en Afghanistan, alors vous obteniez d’être marginalisé et stigmatisé au sein de la classe et d’être rétrogradé, lors de l’’examen final de vos connaissances par vos supérieurs. La plupart des civils venus des "sciences sociales" (qui comprennent les historiens, les psychologues et les psychologues d’entreprises) se sont fondus dans cet état d’esprit militaire. Les quelques uns qui ne le ressentaient pas ainsi étaient mis à part. Si j’avais bien le droit effectivement de partir au fond de la classe, ceux qui étaient mes chefs d’équipe sautaient sur la première occasion pour se débarrasser de moi, à la première différence d’ opinion". L’armée américaine formate les esprits de ses soldats, on le sait, mais rien n’a changé en ce sens depuis des années, et Allison en a fait les frais.

Une autre anthropologue de renom a elle aussi fini par claquer la porte : Patricia Omidian, qui a déclaré après avoir participé à l’étude que l’anthropologie des militaires n’était pas de l’anthropologie, mais la recherche du contrôle des individus. L’exemple le plus frappant qu’elle reprenait était celui de l’effet désastreux des fameuses PRT ("Provincial Reconstruction Team"), ces groupes de soldats qui font le travail des ONGs, notamment dans la reconstruction du pays. Ou en Afghanistan, on l’a vu,de "Development Alternatives Inc" ou DAI. Avec eux, la frontière entre militaire et civil avait disparue : à partir de là le discours sur un adversaire tenant des "boucliers humains" s’effondrait tout autant ! En fait, selon elle, tout était biaisé dès le départ avec le concept de base qui résume l’intervention US : celui de "guerre à la terreur". "Dans la « guerre contre la terreur" déclarée, de nombreuses normes éthiques (y compris les droits de l’homme et l’opposition à la torture) ont été mis de côté. L’anthropologie militarisée est juste un élément de plus dans cette longue liste" affirme-t-elle. HTS, en ce sens, ne servirait qu’à colmater les erreurs de l’armée. La semaine passée, un centre de la DAI a été attaqué par un commando kamikaze : les talibans ne se font aucune illusion sur les vertus purement humanitaires de la DAI, agent caché de la CIA. En mélangeant à l’origine humanitaire et soldats déguisés, l’arme américaine met en danger toutes les autres ONG. En somme, lorsqu’elle accuse l’ONG italienne d’être à la solde des talibans, c’est bien parce qu’elle sait que l’une des siennes n’est autre qu’un paravent pour des opérations de fichage et de renseignements !

Le constat que dresse Allison, lui, est encore plus clair : c’est celui d’une attitude déplorable et constante de terrain conquis. Les afghans étant ...les nouveaux indiens  : "ce n’est finalement pas si différent de ce que les Américains d’origine européenne ont fait aux Amérindiens. Maintenant, plusieurs générations plus tard, les histoires se sont transmises et sont profondément enfoncées dans la conscience collective de ces peuples indiens et leur façon de voir les Européens-Américains d’aujourd’hui, et ont un effet sur la façon dont ils perçoivent les programmes gouvernementaux, tentent de modifier leur point de vue sur le travail, l’alcool et la drogue, etc’. Globalement, la situation en Afghanistan a empiré, comme le note l’ONU : "La situation sécuritaire s’est détériorée récemment", a-t-il déclaré aux journalistes au siège de l’UNHCR à Genève. "L’accès de notre personnel international au terrain est désormais réduit de 50%". Le mois dernier, l’ONU a annoncé qu’elle transférait plusieurs employés étrangers de Kandahar (sud du pays) à la capitale Kaboul, ajoutant que plus de 200 travailleurs afghans avaient été priés de rester chez eux à cause des menaces sécuritaires. "M. Guterres a estimé que les travailleurs humanitaires sont devenus la cible de violences, du fait notamment de la frontière de plus en plus floue entre l’armée étrangère et les organisations humanitaires. Les campagnes de l’armée, qui visent à gagner le soutien des populations locales par la construction de ponts et le creusement de puits, peuvent être aisément confondues avec le travail que mène les organisations humanitaires et rendre plus difficile la distinction, par les villageois, entre soldats étrangers et travailleurs humanitaires, a précisé M. Guterres". En mai, l’armée souhaitait néanmoins toujours étendre son programme Human Terrain System mais ce n’est plus l’avis du House Armed Service Committee : or c’est lui qui tient les cordons de la bourse des sociologues recrutés.

Il n’y a donc en l’état des choses aucune solution possible pour l’Afghanistan : débarquer Karzaï ne ferait rien changer, au final, du système corrompu jusque la moelle. La seule solution serait de s’en prendre au trafic de drogue, à bras le corps. Mais on sait pourquoi ça ne se fera pas : la CIA y brasse une bonne partie de ces ressources cachées, et n’a aucun intérêt à tuer a poule aux œufs d’or. L’Afghanistan ne sortira donc jamais du marasme dans lequel on l’a enfoncé et maintenu.

(1) Human Terrain System fait partie du lot de "conseillers" recrutés par le général Petraeus, gros consommateur de sociétés-conseils, pour tenter de résoudre les problèmes de l’armée US, essentiellement des sociologues. HTS, asé à Fort Leavenworth, au Kansas, a été créé par Montgomery McFate, un anthropologue formé à Yake et Harvard. Il a été recruté par Petraeus à la suite d’un d’article écrit en 2005, à la base de la création de l’agence HTS (lisible ici). La mission de son organisation était définie comme ayant pour but de "Comprendre les intérêts du peuple, parce la recherche des intérêts de la population sera plus efficace ensuite pour l’influencer". Dans son article, McFate dénonçait un "système inadéquat" de contacts avec la population. Il donnait comme exemple ceci, assez amusant sinon surprenant  : "Par exemple, les Marines à qui ont appris que les musulmans sont très pieux et priaient cinq fois par jour ont perdu le respect des Irakiens quand ils ont trouvé une brasserie à Bagdad et des hommes avec leurs maîtresses. En réalité, l’Irak a été une société laïque pendant six decades, et il y a relativement peu de musulmans pieux".

(2) "A l’origine", dit Wikipedia, "ses membres étaient uniquement les chefs de tribu. Mais depuis, plusieurs personnes publiques ont pu l’intégrer comme des membres d’Organisations non gouvernementales (ONG). Au 31 mars 2002, la Loya Jirga compte 1 551 membres, dont 160 sièges réservés spécialement aux femmes. Les décisions prises par la Loya Jirga le sont par consensus, il n’y a pas véritablement de vote qui est réalisé"

 

PS : le rapport intégral est ici :

http://www.wired.com/images_blogs/d...

Une enquête nationale sortie entretemps aboutit aux mêmes conclusions, menée par Lorenzo Delesgues, membre d’Integrity Watch Afghanistan. Le dernier graphique montré ici en est issu. en 2008, il avait déjà eu vent des détournements de l’aide, deux ans avant que le Congrès ne le découvre, et l’avait clairement dit à Claire Billet "des constructions faites à la va-vite" "un projet de 3 millions de dollars pour 40 km de chaussée"... dit l’efficace journaliste. Sur la route de Kapisa, celle où se font tuer nos soldats... selon Lorenzo, le compte est vite fait : "on se retrouve sur 100 euros à dépenser 20 euros pour la sécurité, 15 euros en salaires, plus 10 à 15 euros liés au nombre de sous-contractants. Donc nous pouvons nous retrouver avec une différence de déjà la moitié de l’aide qui est partie avant même que le projet soit mis en place"...

 

Documents joints à cet article

Karzaï, le Parrain de l'Afghanistan (14) l'enquête embarrassante Karzaï, le Parrain de l'Afghanistan (14) l'enquête embarrassante Karzaï, le Parrain de l'Afghanistan (14) l'enquête embarrassante Karzaï, le Parrain de l'Afghanistan (14) l'enquête embarrassante Karzaï, le Parrain de l'Afghanistan (14) l'enquête embarrassante Karzaï, le Parrain de l'Afghanistan (14) l'enquête embarrassante Karzaï, le Parrain de l'Afghanistan (14) l'enquête embarrassante Karzaï, le Parrain de l'Afghanistan (14) l'enquête embarrassante Karzaï, le Parrain de l'Afghanistan (14) l'enquête embarrassante Karzaï, le Parrain de l'Afghanistan (14) l'enquête embarrassante Karzaï, le Parrain de l'Afghanistan (14) l'enquête embarrassante Karzaï, le Parrain de l'Afghanistan (14) l'enquête embarrassante Karzaï, le Parrain de l'Afghanistan (14) l'enquête embarrassante Karzaï, le Parrain de l'Afghanistan (14) l'enquête embarrassante
par morice mercredi 21 juillet 2010 - 75 réactions
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