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Accueil du site > Tribune Libre > Kenya : vers l’horreur d’un génocide ou une grave crise (...)

Kenya : vers l’horreur d’un génocide ou une grave crise structurelle ?

L’étoile montante de l’économie libérale version africaine, le Kenya est le théâtre tragique et effrayant d’une violence soudaine. Récemment encore, ses paysages constellés de savanes, d’étendues verdoyantes s’exposaient aux voyageurs émerveillés. Sa discrétion dans les médias internationaux ne faisait que mettre en exergue les tensions et les conflits guerriers de ses voisins (Somalie, Soudan, entre autres.) Le 27 décembre 2007, jour de l’annonce de la victoire du président sortant, Mwai Kibaki puis le 30 décembre, soir des premières émeutes d’une jeunesse issue de l’opposition dénonçant les fraudes dans le scrutin, furent les étincelles d’un feu de colère qui jamais ne s’était éteint. Nairobi fut envahie d’une foule révoltée armée de pierres et autres instruments de fortune, rapidement encerclée par la force policière du gouvernement. Premiers morts, des blessés, le terme de « déplacés » n’est pas encore prononcé. De nombreuses voix officielles et internationales susurrent une forte probabilité dans l’inexactitude du scrutin. Les opposants de Kibaki demandent l’annulation de l’élection. Ils sont guidés par le perdant, Odinga. Quelque 5 jours de violences se poursuivent et soudainement tout semble s’apaiser. Il est avant tout demandé que les deux hommes apaisent leurs sympathisants respectifs. Des conciliabules s’opèrent, des transactions chimériques piétinent. Kibaki, arrivé au pouvoir en 2002, s’obstine, il veut garder le précieux siège ; les partisans d’Odinga et Odinga lui-même sont ouverts à la négociation à la seule condition que les élections soient annulées. Voici donc le terreau de l’injustice dans lequel les violences les plus atroces explosent avec véhémence, alimentées par le cercle vicieux du pouvoir et de la propagande.

Aujourd’hui, plus de 900 personnes sont officiellement mortes, 250 000 déplacés et la crise semble avoir pris un tournant ethnique enrobé dans une réalité économique déséquilibrée. Kikuyu (partisans de Kibaki) contre Kalenjin (partisans d’Odinga). Le conflit qui s’est propagé vers le Nord-Ouest, dans la douce vallée du Rift, se pare de toutes les spécificités d’un génocide. Maisons de Kibaki pillées, puis brûlées, des femmes et des enfants brûlés dans une église, des populations fuyant car se sentant en grand danger ; des bâtons, des machettes, des armes viennent anéantir les corps, des voisins, des amis qu’ils appartiennent à telle ou telle ethnie s’entretuent... Le génocide rwandais a commencé avec les mêmes effroyables ingrédients. Toutefois, une telle violence que l’on peut qualifier de tribale pose toujours des questions dubitatives. Quelle force profonde pousse à tuer des personnes avec lesquelles on partageait un quotidien de voisinage ? D’où vient cette capacité subite à tuer sans réfléchir ? Comment le regard peut-il ainsi changer au point qu’on puisse tuer des enfants ? Tout simplement d’où vient cette violence spontanée ? Une certitude est que la haine doit couver depuis des décennies pour qu’un jour coulent de telles attaques meurtrières et sauvages.

Ainsi, sans faire de rapprochements hâtifs qui n’auraient aucune légitimité analytique n’étant pas un spécialiste des questions géopolitiques, il est intéressant d’autopsier rapidement l’économie de ce pays, ancienne colonie anglaise indépendante depuis 1963. Le Kenya a connu une croissance spectaculaire, locomotive de l’Afrique, presque un exemple à suivre (5,5 % de croissance encore en 2007). L’ombre de cette lumineuse ascension a été une explosion des inégalités. Selon le Sunday Nation, 60 % des habitants de Nairobi vivent dans des bidonvilles, le Kenya est le 10e pays au monde à observer les écarts les plus indécents entre les pauvres et les riches. L’étalage de richesses snobe les bidonvilles et s’est accompagné d’une inflation assassine induisant une augmentation des loyers (même dans les bidonvilles) et des produits de premières nécessités. L’économie a été d’un dynamisme surprenant essentiellement dans les domaines des services (immobiliers, banques, tourisme). En sachant que l’analphabétisme est encore prégnant dans ce pays, l’accessibilité à cette bouffée d’oxygène s’est concentrée sur une population ayant accès à l’école. Certains rajoutent que l’ethnie des Kikuyu (la tribu la plus importante au Kenya) a été favorisée durant ces cinq années étant donné que le président en est issu.

L’exemple du Kenya illustre deux points qui me paraissent essentiels :

· La fin de la colonisation qui finalement est récente (qu’est-ce que 44 ans dans l’histoire d’un pays ?), laisse les pays concernés dans des marasmes politiques et identitaires désastreux. En effet, comment retrouver une autonomie et des capacités démocratiques quand l’ensemble d’un peuple a été dominé sur plusieurs générations puis mis sous perfusion à coup de subventions, laissant encore croire à ces mêmes peuples qu’ils n’ont effectivement aucune propension à pouvoir s’assumer ? La colonisation non plus politique et idéologique, mais financière ! L’obséquieux cercle vicieux du dominant exigeant des ordres et donnant quelques offrandes, et du dominé quémandant son dû par habitude. Cette hypothèse est renchérie quant à l’appropriation du pouvoir par des hommes aux comportements plus dictatoriaux que démocratiques, s’accaparant les subventions distribuées, en toute impunité.

· Le libéralisme économique n’est pas pourvoyeur d’équilibre économique, social et culturel et ne permet que l’écrasement de la majorité d’une population par une frange ridicule de nantis. Les pays dits développés s’obstinent depuis des siècles à imposer leur doctrine économique, basée sur la consommation et la croissance en refusant toutes autres alternatives ; en effet, que cela soit dans les Amériques ou en Afrique, les populations ont toujours été nommées « sauvages ». Derrière ce terme se cache l’impossible acceptation d’autres règles économiques, sociales, humaines, culturelles.

Ces deux constats démontrent qu’une inévitable tension est persistante et latente dans le cœur de tous ces peuples. Que se sont transmis toutes ces générations d’individus vis-à-vis du colon et des autres tribus (il y en a plus de 40 au Kenya) ? Quel système structurel existait avant la colonisation ? Quelles places ont-elles eues, chacune, lorsque l’Angleterre dirigeait le pays ?

L’humiliation est un sentiment qui, je pense, se nourrit de frustrations personnelles et intergénérationnelles et qui souvent provoque un besoin viscéral de vengeance. Malheureusement, au fil des années, quand celui qui est à l’origine de l’humiliation n’a plus de visage et que les motifs primaires sont troubles et déformés par le temps, les actes de vengeance peuvent être totalement aveugles et s’adresser à des inconnus. Cette spécificité comportementale humaine est dérangeante surtout quand elle a un caractère non plus intime, mais collectif. L’absence de perspective est le sel qui vient piquer les plaies béantes.

Il est important de regarder notre propre histoire européenne pour ne pas glisser vers une trop naïve et facile conclusion en affirmant que les violences au Kenya sont un simple conflit tribal.


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12 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 29 janvier 2008 10:06

    Comment se fait-il que les africains passent leur temps à s’entretuer sur des problèmes de racismes

    Ce ne sont que tribus et ethnie qui s’entretue et cela sur tout le continent africain

    Comment se fait-il que le continent asiatique ne connait pas ce scénario alors qu’ils ont connu le colonialisme sauvage et criminel du Japon et d’un colonialisme paternaliste européen (anglais,français..)

    Voila les vrais questions à ce poser

    L’africain est-il fait pour un monde moderne comme nous le concevons ?

     


    • Didier B Didier B 29 janvier 2008 10:42

      tu es un peu rapide dans ta "catégorisation" de l’Afrique et de ses ethnies...

      As tu déjà entendu parler des Karen ou des Hmong ? Ce sont des ethnies asiatiques qui ont eu, et ont encore, de graves "différents" avec les ethnies majoritaires des régions dans lesquels ils vivaient.

      L’Asie n’est certainement pas exempte de conflits ethnique, non plus que l’Europe, d’ailleurs.


    • Djanel 29 janvier 2008 20:40

       

      Lerma est comme lucki luck, il poste plus vite qu’il ne pense mais rate toujours la cible.

       

      Lerma l’Afrique c’est 900 millions d’habitants. C’est 2 fois plus que la population européenne.

       

      Il y a beaucoup de guerre mais il y a aussi beaucoup de paix. Quelle différence y a t’il entre ethnie et nation ? Aucune chacun des 2 mots désignant une communauté humaine.


    • Georges Yang 30 janvier 2008 16:49

      Quand on ne connait rien à l’Afrique, on n’en parle pas !


    • fourminus fourminus 29 janvier 2008 11:25

      @ l’auteur

      Vous ecrivez : "Il est important de regarder notre propre histoire européenne pour ne pas glisser vers une trop naïve et facile conclusion"...

      Je crois que c’est un peu la limite de votre article. Justement, vous analysez la situation du point de vue europeen. Les mechants se sont les europeens profiteurs et liberaux. Les gentils se sont les Kenyan qui se debrouillerez tellement mieux si on les laissez tranquile.

      J’ai peur que vous ne perceviez pas la specificite africaine... Les africians ne sont pas des europeens egares...

      Je crois que le vrai probleme c’est le mode de scrutin que l’occident impose a l’afrique. Les elections presidentielles qui aboutissent a donner la totalite du pouvoir a un seul homme ne correspondent pas aux attentes des africains. Ca n’a pas fonctionne en RDC, ca ne fonctionne pas au Kenya.

      La specificite africaine necessite a mon avis des dipositifs de pouvoir partage fonde sur la recherche du consensus. Mais l’occident prefere s’adresser a un seul homme, un seul chef, avec qui il est plus facile de negocier les contrats et les alliances... Sauf, que les africians n’en veulent pas...


      • jakback jakback 29 janvier 2008 11:53

        Le monde est en guerre, partout sur la planète des gens s’entre-tuent a longueur d’année, pour des raisons évidentes ( les puissants ne sont plus a l’abri des dommages collatéraux ) une 3eme guerre mondiale est peu probable, ce qui n’empêche pas les forces géopolitiques de continuer a défendre ,ou prendre des positions dominantes sur certaines parties du globe.

        La chute du mur de Berlin a redistribué les cartes, terminé le monde binaire, les prétendants au leadership sont nombreux, pays, philosophie, croyance, chacun cherche a s’imposer. Soyons certains que tout cela ne fait que commencer.

        La lucidité n’empêche pas la compassion, bien maigre consolation pour tous ceux qui souffrent ou vont souffrir.

        Pendant ce temps un gauchiste helvétique, ponds un article de propagande anti-raciste.

        La belle âme, comme notre veille Europe repentante, aimant son prochain comme elle même, selon la tradition judéo-chrétienne dont elle issue, prête tendre l’autre joue, après la gifle.

        Nous ne sommes pas a l’abri de ce de conflit sur notre continent, tout les feus indiquent que nous y courrons tête baissée, pas la fleur au fusil !! non l’internationale a la bouche. Comme disent les verts complices !! quel monde laissons nous a nos enfants


        • pallas 29 janvier 2008 12:53

          Pour le Kenya et donc l’afrique, avant la colonisation, les ethnies, tel que le royaume d’etiopie, formai de veritables peuplades, avec des regles, des lois, un etat veritable. La colonisation de notre monde occidental a fait voler en eclat le monde de l’afrique noir, nous avons fait le me jeu qu’aux ameriques, monté les peuples les uns contre les autres, pour mieux les asservir, l’afrique sa dure encore, car c’est un grand acheteur d’arme, la France fait parti des 5 leaders mondiaux au niveau de l’armement, donc un mort en afrique, c’est de l’argent de gagner. Les africains, sont aussi reponsable de leurs sorts a la base, car contrairement aux Japonais, qui etait a l’epoque medieval formé de clans disparates, eux ils se sont allier contre l’invasion occidental et nous ont repousser totalement, le peuple Japonais est un des rares a avoir vu la menace que nous representons derriere notre idéeologie de moderniste, les Chinois se sont tres bien defendu mais ils ont mis bcp plus de temps que nous a reagir, l’Afrique noir etait la proie des nations arabes qui etaient tres puissantes et ainsi que celle occidental, donc doublement pieger, tous les grands royaumes d’afriques, tel que l’Etiopie furent detruit, atomisé, avant il y avait des villes, une vaste civilisation, ce n’etait pas des pauvres tribus qui se massacraient pour un oui pour un non, sa remet en cause de notre excuse sur l’apport de la civilisation que nous aurions soit disant apporter a des primitifs, malheureusement pour ceux pronant cette etude excuse, les africains n’etaient pas des sauvages, ils etaient cultivé. A l’antiquité, le royaume d’Ethiopîe, existait et avait meme conquis le royaume d’Egypte avec pendant un moment des Pharaons Noirs, sa peut de personnes le savent. L’histoire nous ne la connaissons pas. Les raisons actuels des massacres en Afrique, est que le peuple africain n’a plus de culture, nous l’avons detruite, detruit son passé, detruit ces traditions, tout cela en quelques siecles, il y a un phenomene, c’est la destruction des sols, qui sont de moin en mon fertile et de l’eau qui commence a manqué, le carnage qui se passe la bas, est du au manque de ressources alimentaire. Il faut faire attention car ce qui se passe la bas, va arriver petit a petit chez nous car les ressources energitiques, alimentaires, l’eau, commence a manquer, c’est un image du futur que nous voyons la bas, une sorte de phenomene "d’ile de Paque" a l’echelle d’un continent entier.


          • jakback jakback 29 janvier 2008 13:10

            communautarisme et racisme sont des cousins germains, voici un lien qui confirme mon post précédent , n’en plaisent a certains.

            http://www.20minutes.fr/article/209414/High-Tech-The-Root-et-Afrik-TV-des-medias-crees-pour-les-communautes-noires.php


            • fourminus fourminus 29 janvier 2008 16:39

              Bonjour Thierry,

              Oui et non... Oui c’est vrai que l’occident n’est pas la solution à leurs problèmes, c’est à eux de trouver leurs propes solutions. Mais je n’oublions pas tout de meme que l’occident impose des processus electoraux a ces pays. Quand je dis impose c’est qu’ils confditionnent un certain nombre d’aides a la tenue d’elections. Le probleme c’est que le type d’election ne convient pas a ces pays là.

              Je prend uen image europeenne pour expliquer mon point de vue. Imaginez une election d’un president avec face a face un candidat francais et un candidat anglais. Les francais n’auraient ils pas du mal a accepter que l’anglais soit elu et obtienne tous les pouvoirs ? (Et vice versa...)

              Finalement ca n’est pas tres loin du cas Belge... N’oublions pas que toutes ces "nations" africaines sont recentes.. . basees sur des decoupages qui datent de la colonisation et qui ne tenaient pas compte de la capacité des peuples a svivre ensemble...

              Evidemment il faudrait "retailler" ces pays en zones plus homogenes. Mais certains pays puissants s’y opposent de peur de creer des precedents et de voir leurs minorités reclammer la meme chose (Russie, Chine...)

              Donc d’accord avec vous pour ne pas rejeter la "faute" sur l’europe et les mechants capitalistes (ca c’est de l’angelisme qui n’aide pas vraiment...), d’acord avec vous que la solution doit etre trouvee par les Kenyans eux meme, mais soyons realistes et honnetes et ne negligeons pas que ces pays sont faibles et subissent de nombreuses pressions externes qui ne les aide pas vraiment...


            • Georges Yang 30 janvier 2008 16:48

               

              C’est rare de lire quelque chose sur le Kenya sur Agoravox, contrairement au Darfour sur lequel se répandent ceux qui n’y connaissent rien ou très peu. Curieusement, les droits de l’hommistes dans la lignée BHL, Kouchner et Mamou sont bien silencieux sur le sujet.
              Le conflit du Kenya est avant tout politique et traduit le mécontentement des électeurs devant une élection truquée de façon malhabile. En effet, les partisans de Kibaki ont bourré les urnes alors que le candidat Odinga menait après dépouillement de près de 80% des bulletins. La fraude aurait été organisée avant le scrutin et non dans l’urgence, qu’elle serait passée inaperçue et Kibaki élu sans problèmes.
              La dérive ethnique est postérieure même si des animosités entre tribus préexistaient.
              Il ne faut pas oublier que Uhuru Kenyatta, le fils de Jomo, le père de l’indépendance est kikuyu et a longtemps combattu Kibaki, que Wangari Mathai, le prix Nobel est aussi kikuyu. Arap Moi, le successeur de Jomo Keyatta est kalenji et n’a jamais montré particulièrement d’affection et pour Kibaki et pour Odinga qui est luo ! Bien sûr, il y a des jeux d’alliance momentanés, mais l’affairisme et le désir d’enrichissement sont les principales motivations des politiciens, même si les citoyens éduqués ont une forte conscience politique et lisent une presse assez libre et variée.
              Il faut faire la différence entre Nairobi et le reste du pays. A Nairobi, beaucoup de kikuyu soutenaient la coalition orange et ont voté contre Kibaki. Les querelles ethniques en province sont avant tout des conflits de terre, des jalousies, la peur due à la sorcellerie et des contentieux anciens qui ont avivé des haines interethniques. L’arrivée sur le champ du conflit de la secte des Mungiki, Kikuyus combattus par la police de Kibaki il y a encore quelques mois trouble encore plus le paysage politique du conflit. Les Mungikis s’étant tardivement ralliés à Kibaki.
              Le principal problème du Kenya est l’extrême disparité entre les riches et les très pauvres dans un pays où émerge une classe moyenne de plus en plus active. Kibaki a traqué sans grande distinction d’ethnie, les commerçants ambulants, les possesseurs de kiosks en bois et les prostituées durant les trois dernières années de son mandat. Il a pratiqué le népotisme et le clientélisme, mais Odinga n’a pas meilleure réputation.
              Finalement, on ne peut parler de génocide, mais de règlement de comptes interethniques consécutifs à une fraude électorale sur fond de grave crise économique avec réparation inégale des richesses dans un pays prospère. Il y a une industrie, une pêcherie, une production de fleurs assez importante qui prenaient de plus en plus de part de marché en dehors du tourisme.
              Le Kenya va s’en sortir, car il a une élite, en dehors des politiques, des professionnels qualifiés. Par contre, les pauvres vont s’enfoncer encore dans la pauvreté.
               

              • Frédéric B effervescences 30 janvier 2008 17:44

                Bonjour Georges Yang,

                je vous remercie pour votre apport d’informations et surtout pour le sérieux de votre témoignage. En effet, l’Afrique ne semble pas intéressé grand monde....

                Cordialement


              • Georges Yang 30 janvier 2008 18:56

                Le Kenya n’est pas un pays de sauvages comme on voudrait nous le faire croire, mais un pays moderne avec ses injustices et inégalités.

                c’est la misère et l’incurie des hommes politiques qui a créé cette triste situation

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Frédéric B

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