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Accueil du site > Tribune Libre > L’abolition de la prostitution est-elle un progrès ?

L’abolition de la prostitution est-elle un progrès ?

Le sujet revient régulièrement sur le tapis et si l'on met de côté la probable volonté politique de le jeter régulièrement en pature aux citoyens comme un os à ronger - à défaut de lui donner parole sur des sujets bien plus essentiels-, il n'en reste pas moins un vrai sujet de société.

Les deux bords s'affrontent et il faut bien en convenir : Aucune des deux positions n'est vraiment défendable. Soit elle est pragmatique et elle renonce à un idéalisme peut-être illusoire, mais néanmoins essentiel car générateur de progrès. Soit elle se place sur le plan des principes, de l'idéal, et refuse une partie de la réalité.

Soyons pour l'abolition de la prostitution, et nous voilà accusés de bigoterie - comme vient de le publier un article caricatural de rue89-, mais surtout de ne pas reconnaître le travail des prostitués et de le précariser encore davantage en punissant leurs clients potentiels.

Soyons contre, et nous voici complices d'un métier qui reste dégradant, aliénant, et avilissant. Car soyons honnêtes : aimerait-on voir sa fille, par exemple, devenir prostituée ?

2 députés, un de l' UMP et une du PS, ont décidé de proposer un projet de loi visant à punir d'amendes les clients des prostitués.

Personnellement, après tout ce que j'entends des débats, je suis pour et je vais dire pourquoi.

Déjà, je trouve assez aberrant l'accusation de vieux fonds catholique des pro-légalisation, de " retour à la police des moeurs" comme le dit Elisabeth badinter, envers ceux qui sont contre.

Les premières à s'élever contre la prostitution sont justement les féministes et en général, ce ne sont pas vraiment des catholiques, puisqu'elles s'élèvent contre tous les condtionnements qui entravent l'émancipation des femmes. La lutte contre la prostitution relève de la même lutte que celles qui consistent à posséder son corps : le droit à l'avortement, par exemple. Et ce n'est pas parce qu'il y aurait encore quelques convaincues anti-IVG ou contraception qui ponderaient 9 ou 10 enfants dans leur vie, qu'on doit pour autant en faire une loi générale. Parmi ces pondeuses, combien le revendiquent et en fait sont soumises à leur mari, à leur famille, leur éducation, etc... En d'autres termes, malgré les petits 10% de prostituées qui font ce travail librement, par choix, on peut bien sûr mettre en doute cette soi-disant liberté... Le point commun de ceux qui sont contre la légalisation est sans doute d'abord, avant un quelconque fond catho, le refus de l'avilissement de la femme, et la conscience aigue, - juste, à mon avis- que la prostitution est avant tout une aliénation, un acte traumatisant, même chez celles qui se targuent du contraire. C'est indigne de l'être humain. On ne vend pas son corps pour de l'argent comme si on allait travailler à l'usine ou au bureau tous les matins. Pardonnez moi l'expression mais on ne se fait pas " passer dessus" plusieurs fois par jour, comme ça, sans dommage. Le point de vue des psychologues et des psychanalystes est d'ailleurs sur ce point assez unanime. Il y a beaucoup de souffrance au départ pour en arriver là. Même chez celles qui s'en défendent, qui paraissent fortes et l'assumer...allons un peu au delà des apparences, par pitié ! Quand j'entends olivier Py ou M. Caubère, artistes, hier soir invités à l'émission de frédéric taddei, faire semblant d'ignorer cet état de fait, cela me scandalise assez. Personnellement, je préfère de loin la politique de la suède qui tente de lutter contre la prostitution qu'aux pays bas où les jeunes femmes sont exposées en vitrines comme des objets avec 15 types vicelards devant, qui tirent des langues de grand méchant loups...

Le vieux crédo qui consiste à pointer du doigt les "contre" de réacs cathos est non seulement injuste - on peut trouver la prostitution indigne de la femme, non ? sans être catho...- mais on pourrait renvoyer le compliment à ceux qui sont "pour" qui me paraissent bien plus hypocrites.

Déjà, l'époque est beaucoup moins catholique aujourd'hui...les maisons de passes, les bordels, etc...ont existé, que je sache, dans une france beaucoup plus conservatrice et catholique qu'aujourd'hui...où tout était bien rangé, à la bonne place...la petite famille modèle d'un coté, qui allait à la messe, et les putes que l'on allait voir de temps en temps. Le vice, d'un coté, et la vertu de l'autre, tout cela bien séparé et bien caché, et institutionnalisé puisqu'autorisé.

Cette hypocrisie commence déjà par les mots employés...tous ceux qui vont voir les prostituées et les défendent, et qui tiennent maintenant, par on ne sait quel rattrapage obscur de vertu, à les appeler les "travailleurs du sexe".

 Appelons un chat un chat : on appelle ca une "pute". On disait même " putain" auparavant. Une prostituée, c'est une pute, c'est à dire une femme qui vend son corps pour de l'argent et qui, dans 95% des cas, n'a pas pu faire autre chose, par faiblesse que l'on ne doit d'ailleurs pas juger. Chacun a son histoire et sa souffrance personnelle. Et à tous ceux qui se targuent d'être libéraux et modernes, tous ceux qui défendent le travail du sexe - " sexwork is work", comme un travail qui serait un travail comme un autre, que diraient-ils, tous ces clients, si demain leur femme ou leur fille avaient décidé d'être pute pour gagner leur vie ? Après tout, puisque c'est un travail comme un autre ?

La vérité, c'est que ceux qui défendent la prostitution défendent d'abord leurs pulsions et leur assouvissement sexuel, avant tout, et qu'ils se cachent derrière leur petit doigt - j'ai pas dit autre chose mais j'aurais pu-. Si demain, oui, leur fille ou leur femme décidait de devenir pute, ils se poseraient alors là les BONNES questions.

A savoir pourquoi elles font cela, qu'est ce qui a pu faire qu'elles en soient arrivées là, etc...etc...et ils le vivraient, assurément, comme un vrai choc et ils auraient raison.

Pour ma part, et la politique étant une oeuvre de civilisation, de progrès, il m'apparait plus que légitime, de faire reculer, diminuer à maximum la prostitution qui reste un état indigne.

Après, bien sûr, quelles lois appliquer pour ne pas précariser davantage les prostituées est une question essentielle. Mais, et tout le monde est d'accord là dessus, le but est quand même au départ de casser les réseaux de prostitution de filles étrangères qui sont de vraies esclaves et qui constituent...90% de la prostitution.

Pour les autres, qui sont donc indépendantes et l'ont librement choisi - qu'elles disent...je ne leur jette pas la pierre à elles mais à leurs clients qui font semblant de les croire-, la question est plus difficile. Mais responsabiliser autant leurs clients qu'elles ne le sont, elles, me parait une bonne chose.

Elisabeth badinter avait dit à ce sujet que l'état n'avait pas à intervenir à partir du moment où deux adultes étaient consentants, quant à la commercialisation du corps d'une prostituée. J'ajoute au passage qu'elle est pour les mères porteuses rémunérées. En termes de liberté, pourquoi pas ? mais ce n'est pas parce qu'on est adultes d'une part et consentants de l'autre qu'on est libre pour autant. Cela me parait manquer de la plus élémentaire psychologie, tout de même !

Dans le cadre des mères porteuses, comment ne pas croire que ce sera, pour certaines femmes, un vrai crève coeur de donner leur enfant après avoir accouché, même si, à priori, elles n'en voulaient pas au départ ?

Je m'éloigne du sujet mais l'état, bien sûr, a une responsabilité morale dans tout cela. En ce cas, on pourrait alors excuser le travail rémunéré malhonnêtement en dessous du SMIC ? après tout, un patron et un employé sont deux adultes consentants, quant à la commercialisation d'un service ou d'un travail rendu. Pourquoi l'état interviendrait, alors ?

Il intervient parce que c'est du devoir moral de l'état de défendre les gens, quand bien même, ils seraient à priori consentants. Un travailleur au noir va accepter la situation parce qu'il n'aura pas le choix. Parce qu'il a aura besoin de bouffer, de se loger, parce qu'il n'a pas de papier.

Et que dire alors de la prostitution étudiante qui explose ? là aussi, on peut parler d'adultes consentants alors qu'en réalité, on sait très bien que c'est la misère des étudiants qui les amènent à cela puisque cette réalité là n'existait pas il y a encore 10 ou 15 ans.

Je reste convaincu, que malgré la soi-disant conscience et liberté des prostituées, il n'en est rien et que l'état doit agir, en fonction de cela, et non au nom d' une soi-disant liberté illusoire.

A ce titre, on pourrait aussi se poser la question du proxénétisme, interdit, en france.

Et pourquoi, alors ? si une femme décide, d'elle même, de vendre son corps et qu' un tiers lui propose une clientèle, un réseau, qu'elle n'aurait pas, quel mal y aurait-il à cela ?

Cela démontre une certaine incohérence.

La vérité, c'est que les pro-légalisation de la prostitution, en se targuant de vouloir faire sauter les hypocrisies, se heurtent à l" anormalité" de la prostitution qui leur pète à la figure dès qu'on va au fond des choses.


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45 réactions à cet article    


  • Harfang Harfang 8 décembre 2011 11:54

    Quand les gamines en question, poussées à la clandestinité par les lois abolitionnistes, finiront égorgées dans une ruelle, au fond d’un bois, ou dans une chambre d’hôtel miteuse, on en reparlera.
    Vouloir abolir, c’est très bien. Encore faut-il le pouvoir, et surtout s’en donner les moyens.
    Et pendant ce temps là, que fait-on contre les réseaux mafieux de prostitution ? Et surtout quelle alternative propose-t-on à ces jeunes femmes ?


  • Harfang Harfang 8 décembre 2011 16:08

    Ah oui, suis-je bête, j’oubliais à quel point les politiques de prohibition s’étaient montrées efficaces dans le passé. La lutte contre la drogue est une réussite éclatante, et je ne parle pas de la prohibition de l’alcool et du tabac aux USA dans les années 30 que le monde entier envisage de suivre désormais !

    Blague à part : merci de ne pas confondre le but à atteindre et les moyens. Je n’ai jamais prétendu que la prostitution était une bonne chose, et je n’ai certainement pas dit qu’il ne fallait pas lutter contre. Maintenant je trouve qu’assimiler les clients systématiquement à des pervers est très réducteur. Et je précise que je ne suis pas et n’ai jamais été client de prostituées.
    Ne nous trompons pas d’objectif par pitié !


  • Mor Aucon Mor Aucon 8 décembre 2011 11:57

    « Appelons un chat un chat : on appelle ca une « pute ». On disait même «  putain » auparavant. Une prostituée, c’est une pute, c’est à dire une femme qui vend son corps pour de l’argent et qui, dans 95% des cas, n’a pas pu faire autre chose, par faiblesse que l’on ne doit d’ailleurs pas juger. »

    Ah oui, respectons-les et ne les jugeons surtout pas, n’est-ce pas ? J’en ai une du même tonneau. 95% des femmes évaluent le compte en banque du futur conjoint de leur choix avant de signer quoi que ce soit. Par faiblesse, que l’on ne doit pas juger, naturellement.

    « La vérité, c’est que ceux qui défendent la prostitution défendent d’abord leurs pulsions et leur assouvissement sexuel, avant tout, et qu’ils se cachent derrière leur petit doigt - j’ai pas dit autre chose mais j’aurais pu-.  »

    Bien sûr que vous pouvez vous exprimer clairement et cesser de tourner autour du pot. Ceux qui défendent la liberté sont-ils aussi des michetons ? Peut-on être en désaccord avec une pratique et contre son interdiction à la fois ?

    « Elisabeth Badinter avait dit à ce sujet que l’état n’avait pas à intervenir à partir du moment où deux adultes étaient consentants, quant à la commercialisation du corps d’une prostituée. J’ajoute au passage qu’elle est pour les mères porteuses rémunérées. »

    Oh, la vilaine ! Heureusement que vous êtes là, au passage... hop, un petit crachat.

    Au début de cette histoire, je ne comprenais pas du tout l’expression « abolition de la prostitution ». Une loi aurait-elle été promulguée pour la rendre obligatoire ? Puis, je me suis rendu compte que cela n’était que la suite logique des efforts que fait la morale à la petite semaine pour se décomplexer. Les progressistes abolissent des choses que l’on aimerait bien voir retomber d’un grand coup sur la nuque des méchants, alors nous aussi. Les racistes et fascistes de tout poil sont déjà décomplexés depuis belle lurette, qu’attendons-nous, nous les purs ? Taille haut ! Abolissons le stupre et la fornication, sinon réhabilitez la Veuve. 

    Quelle hypocrisie !

    Signé : un fils de pute.


    • brieli67 8 décembre 2011 12:30

       LE SOLEIL AU BOUT DE LA NUIT

      spectacle et livre témoignage

      Sixième circonscription des Français établis hors de France ( Suisse)
      Madame Nicole Castioni

      • Ariane Walter Ariane Walter 8 décembre 2011 12:52

        neptune,

        Je partage entièrement votre opinion et vos arguments. je vous remercie de les exprimer.


        • Harfang Harfang 8 décembre 2011 13:43

          Une fois n’est pas coutume, je suis en désaccord avec vous. Pas sur le fond : la prostitution forcée, qui constitue l’immense majorité des cas, doit être combattue avec véhémence, car ça n’est ni plus ni moins qu’une forme d’esclavagisme.

          Mais la position abolitionniste ou prohibitionniste sans nuances est intenable. Intenable en pratique, car elle ne pourra jamais être appliquée dans toute sa rigueur, sauf à entrer dans un état totalitaire (et même comme ça...). Elle est aussi intenable sur le principe : au nom de quoi l’état peut-il décréter qu’un acte entre adultes consentant (moyennant finance certes) doit être prohibé ?
          Pour une défenseuse de la liberté et des libertés, votre position sur la question m’étonne.

          D’autant que les lois abolitionnistes vont surtout favoriser les réseaux mafieux qui disposent déjà des moyens financiers pour contourner ces lois et qui font leur beurre de la clandestinité. Souvenez-vous des résultats de la Prohibition aux USA : des milliers d’américains rendus aveugles ou paralytiques à cause de l’alcool frelaté, et des mafias qui se sont enrichies dans des proportions phénoménales. Joli bilan n’est-ce pas ?


        • oncle archibald 8 décembre 2011 15:14

          Pour sauver notre AAA et rétablir nos finances publiques vacillantes sans aller ennuyer Monsieur BOLORE ou Madame BETTENCOURT je propose des bordels nationalisés employant des femmes, des hommes et des moitié-moitié recrutés dans la foule des chomeurs qui encombrent les agences pour l’emploi.

          Suivant l’âge et le physique des prestataires de services la TVA facturée pourrait être à 33% (produits de luxe), 19.6% (taux ordinaire), ou 5.5% (produits de première nécessité). 

        • grenouille 8 décembre 2011 16:55

          « Mais la position abolitionniste ou prohibitionniste sans nuances est intenable. Intenable en pratique, car elle ne pourra jamais être appliquée dans toute sa rigueur, sauf à entrer dans un état totalitaire (et même comme ça...) ».

          Ceci n’est pas un argument. Exemple : le crime ne pourra jamais être empêché. Faut-il pour autant abandonner de lutter contre ?

          « Elle est aussi intenable sur le principe : au nom de quoi l’état peut-il décréter qu’un acte entre adultes consentant (moyennant finance certes) doit être prohibé ?
          Pour une défenseuse de la liberté et des libertés, votre position sur la question m’étonne. »

          Le problème est que l’acte n’est pas libre car il n’est consenti qu’en échange de monnaie de la part de femmes ou d’hommes dont les choix sont très limités.

          « D’autant que les lois abolitionnistes vont surtout favoriser les réseaux mafieux qui disposent déjà des moyens financiers pour contourner ces lois et qui font leur beurre de la clandestinité. Souvenez-vous des résultats de la Prohibition aux USA : des milliers d’américains rendus aveugles ou paralytiques à cause de l’alcool frelaté, et des mafias qui se sont enrichies dans des proportions phénoménales. Joli bilan n’est-ce pas ? »

          Ces lois ne favorisent pas l’enrichissement des réseaux qui s’enrichiront de toutes façons et de manières cette fois ci légales ; autant dire qu’ils attendent la fin du consensus sur l’abolition avec impatience. De plus la comparaison avec l’alcool frelaté est plutôt malvenu. Proposeriez vous de remplacer les prostituées frelatées (usées ?) par des filles de joie de bonne tenue et à la chair ferme ?

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        • oncle archibald 9 décembre 2011 09:29

          Certains et/ou certaines sont complètement hermétiques à l’humour, à la dérision et au second degré ! Desproges au secours !! Ils, elles ne comprennent rien à ce que j’ai écrit !

          J’ai travaillé un temps dans un bureau qui était sur les Allées Jean Jaurès à Toulouse. En rentrant ou en sortant du bureau nous disions tous bonjour à ces dames que nous connaissions très bien pour les voir arpenter leurs 50m de trottoir tous les jours. Il se trouve que l’un de mes collègues ayant son bureau près d’une fenêtre était à l’école primaire avec l’une de ces prostituées et la connaissait d’autant mieux. Il comptait combien de fois dans l’après-midi elle « montait » avec un client et connaissant le prix de la « passe » il comparait son salaire mensuel et le sien .. Il concluait invariablement « ah que ne suis-je né avec un petit trou au lieu d’un petit bout » avant de replonger dans son dossier.. 

          C’était aussi de la dérision .. Personne n’enviait leur sort. Et bien qu’on ne les voient jamais ces dames avaient derrière elles des « messieurs » qui « soutenaient » leur activité et n’intervenaient que pour chasser une « nouvelle » qui essayait de s’installer dans ce petit commerce bien organisé .

        • jymb 8 décembre 2011 13:04

          Il est désespérant de constater la récurrence des clichés prostituée = femme, client = homme façon années 50
          en 2011 tous les chassé-croisés existent, couples libertins dédommagés, hommes entre eux, taxi boys bons danseurs et plus si affinités ...une brève promenade sur le web est instructive.

          Et pro ou anti, je ne traite personne de bignole, de larbin, de pute ou de Mme pipi . Une injure reste une injure.


          • Pi@h 8 décembre 2011 15:21

            Et moi je remarque que toutes personnes favorables à une « pénalisation » de la prostitution n’ont aucun argument ou analyse fondée du phénomène si ce n’est une floppée de bons sentiments et d’humanismes mal placés.

            Vous avez toujours pas pigé que ce débat est bien au dessus de vos basses considérations du POUR ou CONTRE la prostitution ?


          • Harfang Harfang 8 décembre 2011 16:18

            @Shamika

            « Pssst... 100% des voix qui s’élèvent contre ce projet de loi sont masculines. »

            Elisabeth Badinter est un homme ? Mince, je n’aurai pas cru...
            Ce qui est sur c’est tous ceux et celles qui défendent le projet sont pour. Et que ceux qui s’y opposent sont contre. 100% dans les deux cas.
            Se gausser de ceux qui ne partagent pas vos idées ne les rendront pas plus vraies, et se draper dans de beaux principes ne les rend pas plus applicables.


          • Pi@h 8 décembre 2011 16:55

            Si vous abordez un phénomène aussi complexe que la prostitution, donnez vous en les moyens et traitez le sujet de manière cohérente et mature, sinon on vous traitera de manière aussi simpliste que vos réponses.

            Les gens qui n’ont rien d’autre à dire que la « prostitution c’est mâââl », sont aussi stupides et immatures que les politicards demeurés qui vous donnent ça en pature pour vous faire oublier leurs incompétence sur d’autres sujets...

            Bien sur que la prostitution c’est mal...Mais la prostitution ça ne s’interdit pas, comme one ne peut interdire la pauvreté, la famine ou la guerre. Si c’était aussi simple, on serait tous heureux, on passerait notre vie à danser chanter et fumer des joints en regardant les étoiles. On est pas sur un forum de CM2 ici...

            Il faut se poser des questions simples :

            - Quelles sont les causes ? Les conséquences ?
            - L’interdire solutionnera t-il le problème ?
            - A partir de là quels moyens intelligents et appalicables peuvent-ils etre mis en place pour controler le phénomène.

            Les émotions et les bonnes intentions sont louables, et rien que de lire le mot "mor mais elles n’ont rien à faire sur des sujets aussi complexes.


          • oncle archibald 8 décembre 2011 17:35

            OUI trois fois oui Pi@h ! Le vrai gros problème c’est le souteneur, l’obligeur, le donneur de baffes, le mafieux, qui tire les ficelles et perçoit les bénéfices, pas la pauvre fille sur le pavé qui ne demanderait pas mieux que d’être ailleurs ... Mais comment le coincer sans s’attaquer à son cheptel et à ses clients, bien plus faciles à repérer ?


          • oncle archibald 8 décembre 2011 18:52

            @ Shamika : j’ai bien lu et j’ai répondu oui trois fois oui à ce paragraphe en particulier :
            « Il faut se poser des questions simples :
            - Quelles sont les causes (de la prostitution) ? Les conséquences ? 
            - L’interdire solutionnera t-il le problème ?

            - A partir de là, quels moyens intelligents et applicables peuvent-ils etre mis en place pour controler le phénomène. »

            La seule chose qui me gène dans la prostitution c’est l’absence de consentement de la prostituée. S’il ne restait « sur le marché » que les 5, 10 ou 20% de prostituées ayant fait librement le choix de pratiquer ce « commerce du corps », je ne m’en offusquerai pas. 

            En revanche l’esclavage, sous quelque forme qu’il prenne, est intolérable. Et malgré les proclamations solennelles de ces dames qui plaident devant des caméras pour le libre exercice, on peut se demander combien en réalité ne sont pas esclaves .. Je pense qu’il y en a très peu ...


          • Pi@h 8 décembre 2011 16:57

            raté sur la dernière ligne

            Les émotions et les bonnes intentions sont louables mais n’ont rien à faire sur un sujet aussi complexe et délicat, et rien que de lire le mot « moral » me donne envie de distribuer des baffes...


            • Pi@h 9 décembre 2011 09:52

              Oui, que nos élus se permettent d’utiliser le mot « moral » est mauvais signe, nauséabond et totalement hypocrite.

              En période de crise, il y a toujours 1 ou 2 nanard qui veut rétablir un code moral...On sait très bien ou ce genre de discours tendancieux a pu mener par le passé.

              Et puis quelle moral ??! Qui sont-ils eux pour nous faire la leçon ? D’autant que la fréquentation des prostitués chez les politiques et les grands patrons est du même niveau que chez les footballeurs. 


            • easy easy 8 décembre 2011 17:32

              Dans les sociétés où il n’y a ni argent ni fortune, où il n’y a donc pas de bagarre ou de compétition pour l’obtenir, personne n’y fait de fantasmes à la Picsou.

              Dans les sociétés où il n’y a ni silicone ni prothèses, où il n’y a donc pas de bagarre ou de compétition pour en obtenir, personne n’y fait de fantasmes à la Lara Croft

              Dans les sociétés où il n’y a ni caviar ni champagne, où il n’y a donc pas de bagarre ou compétition pour en obtenir ; personne n’y fait le fantasme de nager dedans.

              Il naît donc des cultes ou idéaux (sociétaux, ethniques, familiaux, clubistes) des fantasmes et des désirs qui sans ces implants intellectuels, n’existeraient pas ou seraient très faibles.


              Et bien entendu, les cultes et idéaux -de toutes échelles- varient au fil des expériences de l’Histoire et des modes.

              Le désir sexuel peut sembler très physiologique, basique, presque aussi fatal que celui de manger, de boire ou de pisser.
              Mais vu la marge qu’il y a entre le fait de copuler et le fait d’enfanter, il est largement possible d’inventer des idéaux autour de cette base.

              Alors que manger deux fois par jour semble fatal et suffisant, il a été possible à certains (assez rares sur la Planète) d’inventer un idéal autour du manger et ils en sont venus à pratiquer le vomissement pour pouvoir manger continuellement. Ceux qui ne pratiquent pas cet idéal peinent à imaginer tout ce qu’un tel culte peut avoir comme implications dans le mode de vie à la fois de l’individu et du groupe qui y croit. Surmanger, soit en vomissant soit en engraissant, a des tas de corollaires. Sursexer aussi.

              Alors que copuler trois ou cinq fois dans sa vie semble fatal et suffisant, il a été possible à certains (très nombreux sur la Planète) d’inventer un idéal autour de la copulation. Il y a eu une très grande variété de cultes autour de la copulation à travers le Monde.
              Certains versant plutôt dans la cosmologie, d’autres dans l’endroit où copuler, d’autres dans les catégories sociales avec qui copuler, d’autres dans les cadences, d’autres dans les poses, d’autres dans l’attachement, d’autres dans le turn-over, d’autres dans le détachement...
              Mais tous ceux qui baignent dans ces divers chaudrons cultivant quelque sursexualisme ne peuvent plus saisir à quel point leur désir en a été conditionné tant en termes d’objet, que d’éthique, que de puissance, que de durée. Ils croient tous éprouver un désir sexuel naturellement paramétré alors qu’il est aussi culturel que le désir de voyager ou d’avoir une belle maison.

              En France comme dans beaucoup de pays, un énorme package de cultes et donc de fantasmes divers ont été inventés à partir de la copulation de base. Ces cultes et fantasmes provoquent un surdésir qui va bien au-delà du désir basique. Ces cultes et fantasmes rendent le désir si obligatoire qu’il devient alors indispensable de le réveiller, de l’amplifier ou de le soutenir de béquilles, de mantras et de comprimés. 

              En France, en son énorme partie cultuelle et fantasmatique, l’activité copulatoire ressort comme seul culte relationnel largement pratiqué (sous mille versions mais le plus souvent intimes) qui serait non vénal et qui serait, surtout ces derniers temps, très partageur-égalitariste de plaisir sensuel hors temps, hors contexte, hors racisme, hors castes et codes barres...
              Quiconque ne serait ni sursexuel ni amplificateur du désir, (en tant qu’émetteur, récepteur ou marabout-sexologue) du désir, serait has been.
              Et comme il se veut gratuit, il est également militant contre le tout fric, dans la lignée du mouvement hippie.
              Tous acteurs-victimes du tout argent, nous profitons du sursexualisme actuel pour y réaliser notre part de geste gratuit et généreux.



              Les sursexeurs-égalitaristes-gratuistes, fidèles ou infidèles, exclusifs ou partouzards, qui utilisent toutes sortes de médecines générant ainsi tout un commerce, deviennent de plus en plus nombreux et il est logique qu’ils agressent les adeptes de la prostitution qui chantent l’aria inverse.

              Les sursexeurs de l’échange payant se défendent de ces attaques en brandisant le bouclier de la liberté et affirment qu’ils ont le droit de choisir. Les gratuistes martèlent que ces travailleurs du sexe ont le droit mais pas le choix et qu’il faut alors leur supprimer le droit. Ces derniers leur répondent que les caissières ont le droit mais pas le choix et que les épouses sont intéressées, yaka les voir lors des divorces.

              C’est de toutes manières une bagarre entre sursexeurs.

              Sans culte sursexeur, pas de surdésirs. Sans guerre des désirs, pas de prostitution.

              Je pense que les sursexeurs de l’échange payant devront s’enfoncer dans la clandestinité et que deux avatars surgiront de cette bataille (même les vainqueurs des guerres en ressortent transformés).
              L’un proposera la voie de la jouissance sexuelle anonyme et sans contact direct (elle sera très voire entièrement cybernétique).
              L’autre proposera de sortir de la sursexualisation.

              Fidélistes et infidélistes sauront, comme d’habitude, tirer partie de ces deux avatars






              Petite remarque annexe

              Il paraît donc que les Romains pratiquaient la partouze. Or, dans une partouze, chacun se retrouve à s’exciter non plus à la vue de l’autre sexe mais à la vue des deux sexes en affaire.
              Après Constantin Ier, ces spectacles n’ont plus été proposés qu’à de rares regards. Mais à partir de 1900, le cinéma a pprogressivement invité tout le monde, même le plus gueux des gueux, à s’exciter à la vue de deux sexes s’affairant. Je vois mal comment les esprits ainsi formés à l’excitation bi sexuelle voyeuriste ne deviendraient pas à la fois bisexuels et partouzards.

              Il y a 30 ans, même en Allemagne, il n’y avait jamais que des femmes nues dans les peep show. Puis, avec les Boys Band, sont apparus des spectacles de strip masculins face à des salles exclusives de femmes. Tout ça formant l’esprit à l’excitation devant le sexe opposé et par une seule personne à la fois.
              Alors que ça n’apporte rien de plus au scénario, le cinéma a offert de regarder des gens faire l’amour.et parfois que ça.

              Au point que depuis 5 ans, fleurisent des spectacles de strip mixtes. Il n’y a certes pas de copulation sur scène mais les esprits des spectateurs se forment à une excitation vers un sexe autant que vers l’autre. Pourvu que le corps soit buildé, il excite.
              Et du coup, l’air de rien, le focus n’est plus ni sur le genre ni sur le sexe. La focalisation va de plus en plus à la plastique du corps entier. Et ce ne sont pas les jeux vidéos, les piercings et les tatouages qui entament cette tendance plasticiste unisexiste où homme femme peu importe.

              Tendance très distincte de celle des Précieux, eux aussi égalitaristes, mais qui ne s’excitaient que d’une manière de faire danser le verbe. 
              Tendance qui pose d’énormes problèmes à l’énorme masse de ceux dont le corps s’affaisse et qui pousse donc aussi au jeunisme.
              Le discours à la mode, que tiennent même les vieux singes, verse en ce moment dans le reproche fait aux anciens d’avoir conduit le Monde là où il est. Plus rien de ce qu’ont fait les vieux n’a de valeur -mais on ne crache pas sur les héritages pécuniaires pour autant.
              Cf Severn Suzuki.
              C’est un phénomène inédit dans l’Histoire

              Au-delà donc de la guerre entre les sursexeurs gratuits et les payants ou après elle, je crois que nous finirons divisés entre le pôle des bisexuels-plasticistes et le pôle des allergiques à la sexualité qui n’accepteront peut-être même plus le concept de mariage avec Dieu.


              • Rémi Manso Manso 8 décembre 2011 20:35

                Pour commencer, les statistiques 90% « d’esclaves » contre 10% de personnes « libres » sont fausses, car basées uniquement sur celles et ceux que la police a interpellés. Or, fort heureusement il existe de nombreuses personnes qui travaillent par internet ou d’autres façons et qui ne sont pas répertoriées. Ensuite, sur celles qui se voient contraintes d’un façon ou d’une autre, il y a plusieurs catégories (dont aucune n’est reluisante je reconnais), mais qui correspondent à des degrés divers, qui vont de l’esclavage pur et simple au remboursement d’une dette contractée pour pouvoir migrer en France. 

                Ensuite, cette façon qu’ont nos parlementaires et les « bonnes âmes » qui les suivent de savoir ce qui est le mieux pour les Travailleurs de Sexe (TDS) est infantilisante et extrêmement désagréable. Rappelons que le même raisonnement était utilisé, il n’y a pas si longtemps que cela, à l’encontre des homosexuels que l’on considérait comme des malades auxquels il fallait venir en aide contre leur gré. 

                A l’argument « tarte à la crème » « que diriez-vous votre fille décidait de devenir prostituée », je ne répondrais qu’une chose : visionnez ces interventions de Morgane Merteuil, porte parole du Syndicat des TDS (Strass) sur La Chaîne Parlementaire, sur i Télé ou encore sur Canal + ou bien lisez son interview sur Le Monde et vous pourrez, me semble-t-il, ne dire qu’une chose (tout comme moi) : je serais très fier d’avoir une fille comme elle.

                Maintenant, si un tel projet passait, nous irions vers des pratiques sexuelles normatives, car on n’imagine même pas ce qu’il adviendrait des nombreux couples dont un des conjoints se verrait obligé d’effectuer un stage de sensibilisation (réinsertion ?), comme il est prévu dans la loi présentée : « Art. 225-20-1. – Les personnes physiques coupables des infractions prévues à la section 2 bis du présent chapitre encourent également l’obligation d’accomplir un stage de sensibilisation aux conditions d’exercice de la prostitution, selon les modalités prévues à l’article 131-35-1. »

                Il y aurait encore de multiples arguments à développer qui vont du droit fondamental à disposer librement de son corps, au concept de relations sexuelles entre personnes consentantes en passant par tous les risques qui seront encourus par le fait de faire passer les TDS dans la clandestinité (puisqu’évidemment on ne supprimera pas la prostitution), mais la pétition contre la pénalisation des clients des prostituées, lancée par le STRASS, parle de ce sujet encore mieux que moi... 


                • foufouille foufouille 8 décembre 2011 22:38

                  faudrait voir le texte complet apres changement


                • Rémi Manso Manso 9 décembre 2011 03:34

                  @ЕкатеринаSelenaOndirignee, votre réponse est-elle un blague ?

                  Je cite ces émissions pour que vous (et les autres commentateurs) ayez accès à la parole des prostituées libres et ce, par l’intermédiaire des propos de leur représentante. En effet, comme je l’ai indiqué dans mon post, celle-ci est totalement détournée par des personnes qui les infantilisent ou les considèrent comme des malades qu’il faut sauver d’eux-mêmes.

                • Annie 8 décembre 2011 21:40

                  La première question à se poser à mon avis, est celle de l’utilité de la loi. Celle-ci va-t-elle régler le problème de la prostitution ? Pas vraiment. Mais on se sentira tellement mieux après cela.
                  C’est un peu comme la question de la burqa. Entre prendre des positions morales tout à fait défendables qui ne mènent strictement à rien et essayer de gérer un problème en retroussant ses manches parce que ni la prostitution ni la burqa ne vont disparaître parce qu’on décrète qu’elles le devraient, la réalité est que la prostitution fait partie de nos sociétés. On peut la criminaliser, ou criminaliser les clients, forcer les prostitués à exercer leur métier à l’abri des regards, et au-dessous du radar des statistiques, au bout du compte, on n’aura rien changé, simplement déplacer géographiquement le problème. La Suède fait figure d’exemple, dommage que les seules victimes en soient les prostitués suédoises.


                  • Pie 3,14 8 décembre 2011 21:52

                    Je suis complètement d’accord avec vous.


                  • Cristophe Cristophe 8 décembre 2011 23:10

                    Vous dites :
                    "Elisabeth badinter avait dit à ce sujet que l’état n’avait pas à intervenir à partir du moment où deux adultes étaient consentants, quant à la commercialisation du corps d’une prostituée. J’ajoute au passage qu’elle est pour les mères porteuses rémunérées."

                    C’est un lamentable mensonge, qui de plus est hors sujet. Pour rappel, Elisabeth Badinter défend le libre choix pour une femme de décider de porter l’enfant d’autrui dans un cadre altruiste. Ceci n’a rien à voir avec une prestation rémunérée comme vous l’indiquez faussement.

                    Ceci éclaire votre manque pitoyable d’arguments pour défendre une position moraliste.


                    • Cristophe Cristophe 8 décembre 2011 23:16

                      Vous dites :
                      "La vérité, c’est que ceux qui défendent la prostitution défendent d’abord leurs pulsions et leur assouvissement sexuel, avant tout, et qu’ils se cachent derrière leur petit doigt - j’ai pas dit autre chose mais j’aurais pu-. Si demain, oui, leur fille ou leur femme décidait de devenir pute, ils se poseraient alors là les BONNES questions."

                      Voilà une démonstration de paternalisme moralisateur. Qui illustre au plus haut point l’intrusion sur la vie sexuelle d’adultes responsables par des ayants familiaux en abus de puissance paternelle. Cela a plus à voir avec l’inceste où la pédophilie (ce qui nous renvoie au catholicisme débordant bien connu pour sa propension à abuser des enfants dans un rapport hiérarchique) qu’à l’humanisme ou la bonté d’âme que l’auteur essaye de nous vendre.


                      • Neptune 9 décembre 2011 00:42

                        quelle agressivité, cristophe !...gardez votre violence pour vous et discutons de manière courtoise si vous voulez bien...
                        vous me dites que je n’ai pas d’argument. Il y en a dans mon texte. si vous ne voulez pas les voir ou y répondre, comme vous voulez...vous, vous avez éructé votre mépris sans m’en dire un seul !
                        je remarque, en général, comme l’a dit quelqu’un très justement au dessus, que beaucoup ici ont une agressivité et une violence très disproportionnées. frustrations et colères personnelles qui se déchargent sur la toile, hein ?

                        Quand on me fait le procès d’un paternalisme moralisateur, ca me fait bien rire...c’est ce que je dénonce justement dans tout mon article...cette espèce de bonne conscience des pro-légalisation, qui, sous des dehors très libertaires, est à mon sens très réac.
                        où sont passées les belles valeurs progressistes de la gauche ? elles me semblent bien loin...caricaturer mon propos alors que j’ai dit dès le départ que de toutes facons, d’un bord comme de l’autre, chaque posture est imparfaite, me parait un mauvais procès. je me suis juste élevé dans cet article contre ceux qui font un procès en pudibonderie aux pro-abolition de la prostitution alors qu’ils tentent juste de voir plus loin que les apparences et qu’ils défendent une certaine dignité de la femme.
                        je confesse - j’ai vérifié- mon erreur sur Elisabeth badinter. Elle est effectivement pour les mères porteuses NON rémunérées, en effet. ce qui rend la chose plus défendable, en effet. j’ etais, et tout simplement pour avoir lu plusieurs de ses ouvrages que je trouve toujours du plus grand intérêt, persuadé qu’elle défendait la rémunération des mères porteuses.
                        mais là aussi, quelle étroitesse d’esprit... ! certains ici ont immédiatement interprété mon hostilité à mme ;badinter...alors que c’est une dame dont j’aime beaucoup les idées, notamment dans son dernier livre « le conflit, la mère et la femme » auquel j’adhère sur pratiquement tout... et ce sont des idées très très loin d’un quelconque paternalisme moralisateur...mais c’est peut-être vous qui avez un problème avec ça...Perso, j’ai été élevé par des parents divorcés, très libres dans leur manière de fonctionner, athées, etc...mais il y en a beaucoup qui continuent de combattre leurs propres démons en les projetant sur les autres. je remarque souvent cela sur les forums. Il y en a qui ont besoin de se faire la guerre pour se prouver des choses.
                        enfin, pour en revenir à elisabeth badinter, Sur les mères porteuses, je suis effectivement plus réservé sur ses positions, qu’elles soient rémunérées ou pas, même si le fait de ne pas l’être me parait, je le répète, bien plus digne et acceptable. j’adhère, là, bien plus à ce que dit sylviane agincinski dans « corps en miettes ». Même si badinter a affirmé le droit au regret pour les mères porteuses. Que peut-on savoir du regret d’une femme ? elle en aura peut-être dans 2, 5 ou 10 ans et là, il sera trop tard...
                        et sur la prostitution, je maintiens que dire qu’un rapport sexuel tarifé entre deux personnes simplement parce qu’elles sont adultes et consentantes ne pose pas de problème est simpliste. je ne suis pas du tout d’accord avec elle là dessus. là, pour le coup, je la trouve très de droite dans son raisonnement.
                        enfin, vos délires - auxquels je n’ai rien compris mais vous, ca doit surement faire écho en vous- sur le catholicisme, l’inceste, et la pédophilie me laissent...pantois ! je vous laisse régler vos propres...gargouillis incompréhensibles !

                        Et je réitère ce bon gros argument qui parait énervant de bon sens - comme si le bon sens était de droite, hein...et trop facile pour être crédible- : effectivement, si demain, votre femme décidait de se prostituer pour gagner sa vie - car une prostituée a une vie sentimentale comme tout le monde-, qu’est ce que vous ressentiriez... ???

                        je re-pose la question à tous ici, et très sérieusement, car c’est tellement plus simple de parler de gens qui ne nous sont pas proches...question a laquelle un seul seulement a daigné à moitié répondre en louvoyant et en affirmant que la jeune femme qui représente le strass, il serait fier qu’elle soit sa fille ! ce qui est facile à dire puisqu’elle n’est pas sa fille, précisément...

                        enfin, et ce sera ma dernière remarque, je constate quand même que tous ceux qui ont défendu mon article...sont des femmes...
                        et qu’elles sont, quoi qu’ on en dise, la très grande majorité chez les prostitués....
                        à bon entendeur !


                      • Mor Aucon Mor Aucon 9 décembre 2011 05:18

                        Vous ne manquez pas d’air, Neptune. Votre article n’est qu’une insulte kilométrique à des milliers de femmes, qui ont pourtant déjà suffisamment de problèmes pour remplir quelques vies, et vous versez deux larmes de crocodile geignard en vous plaignant de l’agressivité et la violence du terme pitoyable.

                        Mais vous l’êtes, pitoyable et beaucoup, je vous assure. Ce que vous n’êtes pas est abolitionniste sinon prohibitionniste et donc usurpateur, du même coup. Vous n’êtes pas non plus un moraliste puisque votre sens moral passe par l’imposition de vos préjugés à autrui. Vous êtes un moralisateur, hypocrite et fourbe donc très lâche, qui s’installe confortablement assis sur toute notion d’humanisme. Qui êtes-vous pour décider, en lieu et place des intéressées, de ce qu’elles veulent faire de leurs vies ? Vous ne leur accordez, ni le droit à la parole, ni la moindre capacité autonome de raisonner mais vous voulez jouer au sauveur de la féminité, du monde spirituel, et de tout le saint-frusquin de l’amour courtois médiéval.

                        Mais mon vieux, achetez-vous un coin de terre, invitez vos groupies et allez y faire la loi. Ou alors, ouvrez des livres, cherchez des explications, interrogez ces femmes, essayez de comprendre quelque chose. Ce n’est tout de même pas sorcier.


                      • vinvin 9 décembre 2011 01:28

                        P*tain, on se croirait su NEPTUNE !...



                        Non, je partage certains avis de l’ auteur, mais loin d’ être dans son intégralité.

                        La prostitution est pet-être certe un problème, mais a ce compte-là il faut également débattre de l’ assistanat sexuel des handicapés, des célibataires, des célibataires qui sont « trop vieux, moches et con » pour draguer des filles dans des lieues fait pour cela, et qui ont besoin d’ amour et de sexe malgré-tout comme chaque être humain normalement constitués.

                        Faire la chasse au prostituées, ou foutre des amendes a leurs clients, ne fera qu’ augmenter le nombre de viols en France.

                        D’ une part les filles et femmes sont libre de leur c*l, tout comme les hommes sont libre de leur b*te.

                        En plus, a cela il faut rajouter l’ augmentation du prix du coût de la vie actuelle, et cela influe également beaucoup sur le fait que beaucoup de femmes, ( et meme certains hommes,) choisissent de se prostitués afin de pouvoir avoir une vie normale concernant leurs pouvoirs d’ achats.

                        (Vous préféreriez que ses gens ne se prostituent pas, mais braquent des banques ou attaquent de fourgons blindés) ?

                        (Vous préféreriez que des gens comme moi, handicapés, vieux, moche, et con aillent violés une pauvre fille qui n’ a rien demandée a personne, sous prétexte de manque de sexe) ?


                        Réfléchissez un peu avant de juger s’ il vous plais


                        Pour ce qui me concerne, j’ ai toujours préféré « payé » plutôt que de (péter un câble un jour) et violer une pauvre fille.

                        J’ ai une amie de 25 ans (plutôt canon,) qui me rend visite de temps en temps, mais je sais qu’ elle ne vient pas pour ma gueule, ( j’ ai 49 ans, et je suis moche,) donc chacune de ses visites fait fumer ma carte bleu. Mais cela me permet de passer une nuit (très agréable,) et a elle de payer son loyer, et d’ acheter a manger pour ses enfants.

                        Vous voyez un mal a ça ?...

                        Pas moi !




                        VINVIN. 

                        • easy easy 9 décembre 2011 13:44

                          Salut Vivin

                          J’apprécie les livraisons d’expérience personnelle telle que la vôtre mais elles sont hélas trop rares sur ce site où chacun se tait sur son compte et préfère mouliner des divers mainstreams.

                          Pourrriez-vous aller un peu plus loin et répondre à la question suivante ?

                          Il est certes très difficile quand on est né dans un chaudron, de faire la part ce qui en soi relève de l’intrinsèque (histoire personnelle spéciale incluse) et de ce qui en soi relève du chaudron, de la culture, de l’acquis.

                          C’est donc un effort surhumain que je vous demande d’accomplir pour essayer de nous dire si oui ou non une part du désir sexuel que vous ressentez, avec les fantasmes afférents (« Il faudrait que ça se passe comme ci, il faudrait que ça se passe comme ça ») provient de la culture.

                          Seriez-vous d’accord pour convenir que, pour les handicapés par exemple, plus le courant affirmant qu’ils ont, eux aussi, besoin « que le corps exulte » grandit, plus ils ressentent effectivement ce besoin ?
                           (Besoin ou désir qui, sans ce courant émergeant, serait éteint par un deuil de plus)





                          En ce qui me concerne, je crois que la part cultuelle est très importante dans toutes nos sortes de désirs et répulsions.

                          Je pense par exemple au cas des religieux qui, ayant mis le pied dans un certain milieu cultivant l’abstinence, finissent, pour une grande part d’entre eux, par ne plus ressentir ce désir. Ils sont rarement totalement isolés et ils continuent de se faire doucher par la culture commune qui affirme que le sexage est une nécessité. Certains d’entre eux trahissent leur voeux ou doivent mener une énorme lutte intérieure (comparable à la lutte pacifique, passive, que mènent ceux d’entre nous qui renoncent plus ou moins volontairement, plus ou moins glorieusement, au consumérisme). Mais une belle proportion de ces engagés de la chasteté parviennent bel et bien à ne pas ressentir le désir (en se gardant, c’est logique, d’approcher de trop près l’haleine fruitée des autres)

                          Pour ma part, je me souviens qu’un jour, alors que je découvrais encore la France, une amie m’avait dit la « misère sexuelle » des immigrés, contraints de faire la queue au bas des immeubles de la Goutte d’Or pour une passe.
                          « Misère sexuelle »
                          Jusqu’à ce jour là, j’ignorais ce concept. J’ignorais que si l’on ne sexait pas on était non seulement dans la misère mais qu’en plus, on inspirait de la pitié (pas la pitié issue de la tendresse mais la pitié issue du mépris ou de l’arrogance, celle qu’on pratique beaucoup depuis deux siècles)

                          Ainsi, tout au contraire du petit courant abstinent qui voit une certaine gloire, un certain honneur, une certaine probité, une certaine pureté ou une certaine écologique au non sexage (plus ou moins choisi), il existe un grand courant copuliste qui méprise ceux qui ne copulent pas.

                          Juger en Bien / Mal de ce phénomène qui nous déchire, nous divise et nous radicalise assez violemment me semble impossible ou non juste (le principe de majorité ne me semblant garant que de valeur relative, non absolue). Mais, sans le juger, je pense qu’il existe et qu’il n’est pas inutile de le dire. En parler offre d’accéder à la tolérance aussi bien des rigidités maintenues jusqu’au bout que des faillites, des errements, des ambivalences et des hésitations.


                          (Les histoires personnelles, pour très conséquentes qu’elles soient, ne nous conduisant qu’à nous inscrire plutôt dans un courant qu’un autre, soit très jeune sans plus en changer, soit de manière alternative à la suite de quelque choc ou rupture)



                          Allez, pour la route, je rappelle un peu le cas de Madame de Maintenon.
                          Après un début de vie singulier (épisode en Martinique), après s’être mariée à Scaron qui décède à 50 ans, la voilà encore très jeune à s’occuper des bâtards de Louis XIV, élevés hors Cour. Lors d’une visite à ses petits, le roi remarque la grande affection maternelle qu’exprime cette veuve et en fait sa maîtresse, son égérie.
                          Cette femme, sans avoir été aussi intrigante que bien d’autres, se sera tout de même vue trop intéressée et aura progressivement accompli une sorte de virage vers plius de probité.
                          Au point qu’elle s’est mise en tête de créer un collège regroupant des jeunes filles de petite noblesse pauvre pour en faire une cohorte de femmes éduquées, instruites de toutes choses, talentueuses, aptes à servir tous les ministères, mais probes.

                          Madame, qui n’était pas appréciée de la Cour, découvrit qu’en grandissant ses jeunes filles réputées attiraient les courtisans qui les entreprenaient alors.
                          Fâchée d’un si facile dévergondage de ses filles, elle devint plus ferme et les orienta de plus en plus fortement vers un mariage avec Jésus.

                          Madame et le roi convenant qu’ils avaient abusé d’arrogances en tous genres, s’entendaient parfaitement pour se racheter en soutenant leur fabrique de saintes de Saint Cyr.
                          Tous deux pratiquaient certes toujours le sexage, le roi estimant qu’il avait besoin de ça pour tenir son rôle. Tous deux ont révoqué l’Edit de Nantes et ont donc martyrisé les protestants mais ce couple royal est bien allé vers l’abstinence ou la frugalité par procuration.

                          Je crois qu’il ne faut ni en rire ni en juger, le Monde n’étant fait que de cas similaires.




                        • Neptune 9 décembre 2011 15:11

                          vinvin,

                          on peut être sensible à vos arguments, notamment sur les handicapés. Eeffectivement, la question peut se poser.
                          mais quand vous évoquez votre situation, vous dites que vous avez 49 ans, que vous êtes vieux et moche et que la fille qui vient vous voir en a 25 est est canon. le noeud du problème n’est-il pas plutôt là ?? Vous mélangez les célibataires moches et les handicapés...
                          j’en connais plein de mecs de 50, au physique de leur âge, qui préféreraient, c’est certain, se taper une jolie fille qu’une vieille rombière...
                          vous mêlangez un peu les deux, non ?
                          d’autre part, j’ai l’exemple - même s’il ne fait pas office de loi générale mais comme vous parlez de votre expérience perso- d’un couple de 35 ans dont lui est handicapé et en fauteuil roulant. Et il a rencontré sa nana alors qu’il était déjà en fauteuil.
                          en fait, même si je ne nie pas la réalité des handicapés, je trouve le discours un peu avilissant pour eux. ce n’est pas parce qu’on est en fauteuil - ou sans être en fauteuil d’ailleurs- qu’on est défiguré ou moche pour auant. il y a toutes sortes de handicap... je préfère un(e) handicapé(e) avec une belle gueule - même si je ne nie pas que ca puisse compliquer certaines choses, selon le handicap- que des tas de gens bien portants dans la rue qui ne me font aucun effet. On parle beaucoup de sexe mais pas beaucoup d’amour, d’affinités, ou même de simple attirance...le sexe n’est pas qu’une question purement physique. C’est souvent le prolongement d’un sentiment...
                          et tous les goûts sont dans la nature, en plus...tous les vices aussi, d’ailleurs. Et la curiosité sexuelle... Sans que l’argent y rentre en ligne de compte. les gens ne sont pas aussi « classiques » dans leur gôut...
                          après, je dis pas...mais le droit au sexe m’énerve un peu... ca veut dire quoi ??il y a eu une intervention très juste au dessus qui parle un peu de ca...tout comme limiter la sexualité des handicapés à des rapports avec des prostitués me parait aussi limité, même si c’est une réalité.
                          enfin, quand vous dites que vous préférez payer que violer une pauvre fille...Vous sentiriez vous capable de violer une fille si jamais vous n’aviez pas de rapport sexuel ??
                          y a un coté un peu chantage, là dedans, qui, j’avoue, me gêne et en plus me parait faux car il y a de très fortes chances, et vous le savez surement, que vous ne violeriez personne. l’absence de sexualité ne condamne pas à la mort...
                          bientôt, on va proner le droit au sexe chez les vieux - qui ne se gênent pas, pour certains, et c’est rassurant, à continuer à baiser joyeusement entre eux dans les maisons de retraites !-
                          mais pour les autres ? bientôt on va dire « pauvres vieux, tous moches et fripés, n’ont ils pas droit, eux aussi, à du sexe avec de jolies petites créatures » ? le droit au sexe pour tous...

                          globalement, je trouve que la société de consommation qui est la nôtre manque un peu de spiritualité, de dépassement de soi. De philosophie. de distance, aussi...et de confiance en la vie aussi...
                          C’est comme le droit à l’enfant pour les homosexuels - et j’en suis un, donc je parle en connaissance de cause-. Ces couples qui revendiquent leur droit à l’enfant sont bien égoistes et surtout bien sûrs d’eux !! pensent-ils à l’intérêt de l’enfant de lui -même ? moi, c’est la première question qui me vient à l’esprit et je serai bien incapable de savoir où est la vérité... ils se braquent sur leur droit qu’ils estiment légitimes et basta...et là aussi, la majeure partie des psychanalystes sont « contre » alors que c’est une profession, pour la plupart, qui a une sensibilité de gauche.


                        • mortelune mortelune 9 décembre 2011 01:36

                          Savez-vous que vous pouvez acheter des prostituées Ukrainiennes ?

                          Des esclaves sexuelles. C’est ce que sont devenues de jeunes Ukrainiennes pour avoir répondu à une annonce qui leur promettait de devenir serveuses à l’étranger. Enquête sur un terrible trafic d’êtres humains.

                          Si vous voulez voir de jolies filles dirent comment elles sont recrutées prenez un moment pour visionner cette vidéo

                          http://la-sentinelle.blog4ever.com/blog/lire-article-522032-3253957-ukraine___sur_la_piste_de_l_esclavage_sexuel.html

                          La loi Française a-t-elle pour objectif de combattre la vente des jeunes femmes ?



                          • Veaulubiliator99 Veaulubiliator99 9 décembre 2011 08:02

                            Allez tous les biens pensants vont se coucher se soir ravi, d’avoir gagné un combat contre les méchants macros...

                            Moui, en tout cas ce soir des milliers de prostitués ont perdu une chance de ne pas être torturé, maltraité, de pouvoir exercé devant tout le monde la tête haute... On aurait pu en sauver 60 % des conditions moyenâgeuses dans lesquelles elles vivent, mais non la morale est sauvent !

                            ET LES VRAIS PUTES QUI ONT FAIT RECULE LEURS CHANCE DE S’EN SORTIR VONT DORMIR FIER DE LEURS CONNERIES


                            • Pi@h 9 décembre 2011 10:17

                              " Annie :

                              La première question à se poser à mon avis, est celle de l’utilité de la loi. Celle-ci va-t-elle régler le problème de la prostitution ? Pas vraiment. Mais on se sentira tellement mieux après cela.
                              C’est un peu comme la question de la burqa. Entre prendre des positions morales tout à fait défendables qui ne mènent strictement à rien et essayer de gérer un problème en retroussant ses manches parce que ni la prostitution ni la burqa ne vont disparaître parce qu’on décrète qu’elles le devraient, la réalité est que la prostitution fait partie de nos sociétés. On peut la criminaliser, ou criminaliser les clients, forcer les prostitués à exercer leur métier à l’abri des regards, et au-dessous du radar des statistiques, au bout du compte, on n’aura rien changé, simplement déplacer géographiquement le problème. La Suède fait figure d’exemple, dommage que les seules victimes en soient les prostitués suédoises. « 


                              Vous avez tout à fait raison, je désesperais de lire une intervention censée sur ce fil. La moitié des »pro pénalisation« n’ont toujours pas saisi le fond du débat, trop aveuglés par des convictions et des valeurs personnelles louables mais déconnectées de la réalité.

                              Un fois encore, il n’est pas question d’être pour ou contre la prostitution. Vous pourrez hurler autant que vous voulez que c’est moche, malsain et inhumain ça ne la fera pas disparaitre pour autant.

                              La question est de savoir quels moyens pouvons nous mettre en place pour la réguler et la contrôler. Pénalisation des clients ? Vous allez déplacer le problême à 50km de votre petit nid douillet, et après ? Vous pouvez tout aussi bien fouttre un keuf derrière chaque cul de prostituée que ça ne réglera absolument rien. Elles finiront par aller bosser en Italie, Espagne et Belgique.

                              Ceux qui doivent etre poursuivis et condamnés sont les souteneurs, réseaux et mafias qui organisent la traite d’êtres humains. Et en retournant le probleme dans tous les sens, le seul moyen de lutter efficacement est de légaliser et controler la prostitution.

                              En ouvrant des maisons dans un cadre réglementaire stricte au niveau juridique, fiscal et sanitaire vous courcicuitez une partie des réseaux mafieux.

                              La prostitution ne disparaitra jamais, car il y a eu, il y a, et il y aura toujours une demande, à partir de là une offre se mettra en place par n’importe quel moyen. Après suffit de savoir par qui doit etre contrôlée cette »offre", l’Etat ou les mafias ?


                              • yvesduc 9 décembre 2011 22:12

                                Le dialogue de sourds souvent observé sur la question de la prostitution vient du fait qu’il y a deux sortes de prostitution tout à fait différentes, la prostitution volontaire et la prostitution forcée (réseaux). Si tout le monde s’accorde à dénoncer la deuxième, personne ne prend de mesures efficaces pour cela, les hypocrites se donnant toutefois bonne conscience en luttant contre la première, avec l’espoir que ces nuances échappent au public. D’où la colère à la fois des prostituées volontaires et des associations, qui voient la deuxième forme s’enfoncer dans une clandestinité encore plus dure.


                                • Mor Aucon Mor Aucon 10 décembre 2011 02:09

                                  Tout à fait d’accord ! J’ajouterai que réclamer l’abolition de la prostitution est un non-sens car on ne peut abolir qu’une contrainte.

                                  Il faudrait alors parler d’abolition de la prostitution forcée mais on ne peut présumer de la connaissance, de la part du client, de la contrainte que pourrait souffrir la personne qui se prostitue. Comme le but de la manœuvre de ces nouveaux prohibitionnistes est, à l’évidence, de faire cesser cette activité dans son ensemble et non pas de protéger la liberté des personnes de s’y adonner ou pas, le terme abolition joue le rôle d’un grand sac et la première mesure spectaculaire est de criminaliser le client. C’est une erreur grave d’aiguillage car les effets d’une telle mesure ne sauraient évoluer autrement que de manière similaire à ceux que provoquèrent, et provoquent toujours, d’autres mesures prohibitives affectant la demande comme celles prises pour combattre le marché des drogues au sens large. Renforcer la puissance des réseaux qui alimentent cette activité. Ce fut vrai pour l’alcool, pour les drogues, pourquoi serait-ce différent pour la prostitution ? La lutte contre le crime organisé coûte très cher et dans le cas de la traite des personnes, encore plus, car il faut d’abord proportionner aux victimes une possibilité de dénoncer une situation d’exploitation sexuelle sans mettre en péril sa propre vie. Voilà la triste réalité. Une histoire de sous que l’on veut régler à grands coups de morale douteuse et de démagogie, comme souvent.

                                  Je pense que ce déferlement de morale ringarde provient de ce besoin impératif de culpabiliser la demande car il importe beaucoup plus à cette bonne conscience hypocrite, de ne plus avoir à supporter cette activité plutôt que d’abolir la contrainte que les personnes pourraient subir.


                                • Mor Aucon Mor Aucon 10 décembre 2011 15:35

                                  En parlant des USA, cette absurdité d’abolition de la prostitution vient de chez eux, concrètement d’une organisation appelée Prostitution Research & Education, fondée par Melissa Farley, activiste feministe qui lutte pour la prohibition de la prostitution au Nevada, seul état américain ou celle-ci est légale. Ses thèses sont reprises par le Mouvement du nid, organisation religieuse française, à la pointe de cette lutte irréaliste et sectaire en France. Pourtant, les conditions dans lesquelles se déroule la prostitution au Nevada n’ont absolument rien à voir avec la situation en France. Cette association ne fait pas dans la dentelle, comme il peut être vérifié sur son site où, dans un décalogue ( que personne ne s’inquiète, il fut élaboré autour d’une table et n’est pas gravé dans la pierre ) de recommandations, on peut trouver des perles de rare profondeur intellectuelle comme :

                                  [citation]
                                  3/ Mettre en place des campagnes de dissuasion des « clients » prostitueurs

                                  ... affirmant que l’achat d’un acte sexuel constitue une violence faite aux femmes

                                  Pourquoi ? / Le constat : payer pour ça, c’est...
                                   ARCHAÏQUE Que représente l’achat d’un acte sexuel, qui fonde le rapport prostitutionnel ? C’est la mise à disposition du corps des femmes pour les hommes, indépendamment du désir de celles-ci, garantie et organisée par la coercition de ceux-là, dans la lignée du « droit de cuissage » et du viol.
                                  Loin d’être réductible à une transaction entre deux individus, au « consentement » de l’une à se plier aux exigences de l’autre, il s’agit d’un rapport fondamentalement inégalitaire, inscrit dans la domination sexiste.

                                   VIOLENT Quel que soit le niveau de contraintes subi par la personne prostituée et l’étendue de son « consentement », de nombreuses recherches ont établi que les rapports sexuels non désirés constituent en soi une violence et entraînent des séquelles graves.
                                  Ce constat exige une réponse des pouvoirs publics, qui ont la responsabilité de nommer les prostitueurs « agresseurs » et les amener à prendre conscience de la portée de leur acte.

                                   INEXCUSABLE La nature violente du rapport prostitutionnel ruine également les démarches entreprises pour « civiliser » les prostitueurs, dans les pays où le proxénétisme est légalisé, mais aussi en France où quelques expériences de ce type ont été tentées [1]. Il s’agirait de demander aux « clients » d’être propres et polis, d’utiliser un préservatif, d’éviter les persnnes prostituées susceptibles d’être « contraintes » par un proxénète.
                                  Ces propositions sont ubuesques et parfaitement impraticables dans les faits. On se demande bien comment ces hommes s’y prendraient pour vérifier le consentement et l’autonomie de la personne puisqu’ils la payent précisément pour échapper à toute responsabilité, ne pas se soucier de ses désirs, de sa volonté.

                                   CRIMINEL Les études menées sur les attitudes et motivations des prostitueurs [2] montrent d’ailleurs que ceux-ci usent volontiers de personnes trafiquées, soit qu’ils se fichent des violences qu’elles subissent, soit qu’ils y trouvent un bénéfice : elles sont moins chères, plus dociles, ou bien ils recherchent une beauté « exotique »
                                  [fin de citation]

                                  Il serait bon de se souvenir que les mêmes réflexes prohibitionnistes prônés par le même secteur triomphèrent au États-Unis et provoquèrent la prohibition de l’alcool, criminalisant le consommateur. Le résultat est connu de tous. Les mêmes prohibitionnistes, effrayés des désastreuses conséquences pour la propre morale qu’ils défendaient, durent réclamer eux-mêmes l’annulation de ces mesures.

                                  C’est cette même Melissa Farley qui a introduit l’amalgame, absurde et arbitraire, entre la prostitution et l’esclavage. Aux États-Unis, ce genre d’amalgame fonctionne toujours très bien, l’esclavage jouant, chez eux, un rôle similaire au racisme chez nous. Nous devons déjà supporter une immense bouillie conceptuelle provoquée par la mauvaise foi et la désinformation de la propagande sournoise de toutes sortes de constructions moralisatrices particulières à certains groupes qui luttent pour la suprématie morale dans la société. Pourquoi y rajouter celles des autres ?

                                  La réclamation de l’abolition de la prostitution au lieu de l’abolition de la traite des personnes revient à réclamer l’abolition du travail au lieu de l’abolition de l’esclavage.


                                • Mor Aucon Mor Aucon 10 décembre 2011 15:47

                                  Á noter que les nombreuses études que ces intellectuels avancent, sont pour la plupart des enquêtes faites à l’étranger ( Londres, par exemple ) portant sur pas plus d’une centaine de personnes. Source : leur site.


                                • Mor Aucon Mor Aucon 10 décembre 2011 19:55

                                  « On ne peut pas comparer l’alcool et la prostitution, la prostitution ne concerne qu’une minorité d’habitués, ces « consommateurs » ne vont pas faire de pétition sur le web ou défiler sur les Champs...  »

                                  Je n’ai pas fait la comparaison dans le sens que vous avez compris, sinon en ce qui concerne les conséquences d’une prohibition, quel qu’en soit l’objet, sur le renforcement de la puissance des réseaux clandestins. Je vois mal quel serait l’argument qui pourrait réfuter la très haute probabilité qu’une abolition de la prostitution ne dégénère, en la pratique, en déni de Justice envers les victimes de ces réseaux.

                                  « De plus l’alcool abrutit les masses, il était donc « bénéfique » pour nos élites de légaliser ce marché... »

                                  Cela ressemble à du conspirationisme. L’abrutissement des masses fut l’argument avancé pour la prohibition de l’absinthe. L’abruti ne travaille plus.

                                  « Ce n’est pas comme ça que je vois la chose, pour lutter contre le trafic d’êtres humains il faudrait une attente au niveau de l’Europe (en particulier des Kosovo, Italie, Ukraine, Rep Tchèque...), car interdire ce trafic en France seulement serait ridicule vu qu’il n’existe pas. »

                                  Vous plaisantez ? Cet argument n’est recevable que si l’on prédique que la Justice, à l’intérieur du territoire français, ne concerne que les ressortissants français.

                                  « Ensuite si l’État décide d’interdire la prostitution, ce n’est bien évidemment pas pour des raisons morales, mais parce que c’est une forme de travail au black qui ne rapporte à rien à l’État et vu les temps difficiles qui sont à venir... »

                                  Même remarque au sujet du conspirationnisme. Il faut faire attention. Tout le monde a ce réflexe, c’est naturel mais il faut se contraindre à raisonner.


                                • Mor Aucon Mor Aucon 10 décembre 2011 21:35

                                  Ah bon ? Je constate qu’au contraire vous résumez la réponse aux arguments que j’ai pu vous envoyer dans votre magnifique conclusion. D’autre part relisez Zola, concrètement l’Assommoir.


                                • Mor Aucon Mor Aucon 10 décembre 2011 22:35

                                  À quoi jouer vous ? J’ai cité Zola pour essayer de vous remettre les idées en place au sujet de l’absinthe et des abrutis.

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