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L’affaire de l’Arche de Zoé : « Non, je ne connais pas cet homme », disent-ils en chœur !

« Non, je ne connais pas cet homme ! », lit-on dans la Bible. Et quand pour la troisième fois, Simon Pierre nia toute relation avec le prévenu, le coq chanta. Est-ce une nouvelle version de cette scène biblique de « la Passion du Christ » que jouent M. Kouchner, Mme Yade et Mme Dati ? Les déclarations à divers médias de M. Éric Breteau, président de « L’Arche de Zoé », récemment gracié et libéré, conduisent à se poser la question.

Des moyens hors de l’ordinaire

On le suit en tout cas sans peine quand il soutient que pour mener à bien une opération de « sauvetage » ou d’ « enlèvement » - selon le point de vue - de 103 enfants supposés orphelins, aux confins du Tchad et du Darfour, il faut « bénéficier de soutiens politiques haut placés ».

1- Affréter un Boeing, le faire atterrir sur l’aéroport d’un pays africain, et disposer sur place des moyens de déplacement aériens de l’armée française, voilà qui n’est pas à la portée du premier « coopérant » venu.

2- Puis quand on est arrêté et emprisonné, voir le président de la République en personne se démener, y compris sur place, jusqu’à la libération des personnes incarcérées, n’est pas fréquent non plus.

3- Enfin, entendre annoncer à l’avance le déroulement chronologique des étapes qui conduisent à la solution du problème et en vérifier l’exactitude, depuis la tenue du procès avec la certitude d’une peine raisonnable jusqu’à l’octroi de la grâce du président du pays concerné, en passant par le rapatriement en France dès la fin du procès, pareil agenda ressemble fort à un protocole d’accord entre deux États, servant les intérêts de l’un et feignant de ménager les susceptibilités de l’autre.

Des portes ouvertes

Le responsable de « L’Arche de Zoé » paraît bien n’avoir pas été un inconnu pour les autorités françaises et leurs palais. Le moins qu’on puisse dire est qu’il y avait ses entrées. M. Éric Breteau est formel dans son interview au Figaro, le 7 avril 2008 : « J’ai été reçu, dit-il, par le conseiller politique de Bernard Kouchner, qui a trouvé l’idée très intéressante. Puis, je suis allé voir un conseiller de Nicolas Sarkozy à qui j’ai remis un dossier complet et qui m’a dit : "Banco, on va envoyer Cécilia Sarkozy". Par ailleurs, j’avais reçu un "feu vert" officieux du ministère de la Justice. Il était même prévu que, le 25 octobre 2007, Cécilia Sarkozy et Rachida Dati se déplacent en personne pour accueillir les 103 enfants à l’aéroport de Vatry. Pour moi, il est donc clair que l’État français était parfaitement informé de nos intentions.  »

Dans ce cas, pourquoi ces dénégations de Mme Yade, Mme Dati et de M. Kouchner qui se réserve même le droit d’engager des poursuites contre l’accusateur ? Est-ce une nouvelle application du principe de toute opération clandestine : « S’il vous arrive un problème, je ne vous connais pas » ?

"Une opération d’influence clandestine"

M. Breteau fait justement une deuxième révélation qui cadre avec cette hypothèse : cet enlèvement d’une centaine d’enfants prétendument abandonnés s’inscrivait dans une opération d’influence clandestine. Encore un complot ! diront les partisans de « la thèse du complot ». « Ce n’était pas, dit-il, un rapatriement organisé pour notre plaisir ou pour celui de quelques familles. En montant cette opération, nous avons voulu dénoncer haut et fort la passivité des autorités internationales sur le drame du Darfour. Certains pays, comme la France, loin d’être neutres dans ce conflit, sont en réalité complices, comme ils l’ont été au Rwanda.

Notre objectif était de créer une crise afin de susciter une prise de conscience de la communauté internationale. Contrairement à ce qui a été dit, il s’agissait d’une opération parfaitement légale et légitime, parce que conforme à la Déclaration universelle des droits de l’homme et à la Convention de Genève. » À quel article est-il fait allusion ? Ce n’est pas précisé.

Un rapprochement avec « l’affaire du Rainbow-Warrior » ?

Les autorités françaises auraient-elles donc approuvé le projet ? Éric Breteau souligne qu’en tout cas il n’a nullement été dissuadé de le poursuivre, y compris lors de son audition par la brigade des mineurs au cours de l’été 2007 : « Si on voulait m’empêcher de passer à l’acte, objecte-t-il, il était très simple de me faire mettre en examen et placer sous contrôle judiciaire puisque j’avais commencé à récolter de l’argent auprès des familles d’accueil. »

L’opération paraît s’être effectuée en tout cas selon les prévisions, avec l’appui de l’armée française stationnée au Tchad, jusqu’à l’arrestation des responsables. Et quand elle a capoté, le 25 octobre 2007, les autorités françaises, selon É. Breteau, les auraient « complètement lâchés ». Ce lâchage n’a pas toutefois été jusqu’à abandonner à leur triste sort ces humanitaires qui auraient joué, somme toute, le rôle d’agents spéciaux. Cinq mois après, non seulement ils sont en France, mais ils sont graciés.

On songe aux « faux époux Turange » qui ont eu moins de chance dans « l’affaire du Rainbow-Warrior ». Condamnés à dix ans de prison par la Cour d’appel d’Auckland (Nouvelle-Zélande), le 22 novembre 1985, les deux agents français impliqués dans le sabotage du bateau de l’organisation humanitaire Greenpeace qui a causé la mort d’un homme, Alain Mafart et Dominique Prieur, n’ont été transférés qu’en juillet 1986 sur l’atoll de Hao en Polynésie avant d’être rapatriés en France. Éric Breteau fait justement le rapprochement entre les deux affaires, promettant un livre pour la fin du mois intitulé L’Arche de Zoé, les dessous d’une affaire d’État.

Le coq est-il donc près de chanter pour les trois ministres ? Il faut reconnaître que le président de « L’Arche de Zoé » n’est pas sans argument. En un temps où le Parlement français apprend d’une déclaration faite par le chef de l’État devant un parlement étranger l’engagement de troupes françaises en Afghanistan, ne pourrait-il pas au moins, par une commission parlementaire, servir à faire la lumière sur cette curieuse affaire ? Seulement pour cela, il faudrait que la justice française n’en soit pas saisie.

Paul Villach




par Paul Villach mercredi 9 avril 2008 - 62 réactions
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  • Par hihanhihanhihan (---.---.---.23) 9 avril 2008 11:04
    hihanhihanhihan

     

    -Texte diffusé le dimanche 25 novembre 2007 de 12 heures à 13 heures, dans l’excellente émission « La Planète Bleue » sur la chaîne de radio suisse romande « Couleur 3 », qui est une chaîne de radio très fiable à tous niveaux.

     

    - Quand la fameuse affaire de l’Arche de Zoé a éclaté, curieusement, le Président Sarkozy n’est pas venu au secours des enfants victimes, ni des familles abusées, mais des voleurs d’enfants.

    - Pourquoi ? Pour protéger qui ? Pourquoi Nicolas Sarkozy est-il allé au Tchad chercher les journalistes français et les hôtesses espagnoles ? Pourquoi le président français a-t-il annoncé, haut et fort, qu’il irait chercher lui-même les membres de l’association « Arche de Zoé », quoi qu’ils aient fait, mettant ainsi le feu à un baril qui n’avait pas besoin d’arrogance pour s’enflammer.

    - S’agit-il d’une maladresse due à la précipitation, ou l’affaire des illuminés de l’Arche de Zoé cacherait t-elle une autre affaire autrement grave, bien plus glauque, qui aurait conduit le président français à la gaffe internationale ?

    - Y aurait-il des imbrications entre l’exfiltration d’enfants tchadiens vers l’Europe, l’industrie pharmaceutique, et les milieux d’affaire ?

    - Chaque jour qui passe voit apparaître de nouvelles questions. Pourquoi et comment l’association l’Arche de Zoé, a-t-elle bénéficié de passe-droits au ministère des affaires étrangères, au ministère de la défense, voire au ministère de l’intérieur ? Pourquoi et comment l’association l’Arche de Zoé, a-t-elle pu utiliser les avions Transal de l’armée française, pour transporter son matériel de N’Djaména à Abéché ? Pourquoi les services du ministère français de la défense, connaissaient-ils le plan de vol du Boeing affrété par Eric Breteau, le président de l’Arche de Zoé ?

    - Le Boeing atterrit à Abéché, un aérodrome sous contrôle militaire tchadien … et français, certains gradés français étant présents dans la tour de contrôle. C’est depuis Abéché, que, grimés en blessés, les gamins devaient embarquer dans l’avion garé en bout de piste.

    - Est-ce que les moyens tout à fait étonnants dont a profité l’Arche de Zoé, est-ce que la précipitation maladroite du président Sarkozy, à s’impliquer personnellement dans l’affaire, aurait un rapport avec le financement trouble de l’association l’Arche de Zoé ? Cette affaire, qui est tout le contraire d’une histoire de pieds nickelés, soulève tellement de questions, que certains se demandent aujourd’hui, si derrière cette bavure humanitaire, ne se cache pas une affaire d’une toute autre ampleur, une affaire d’expérimentations thérapeutiques sur des patients pas du tout volontaires.

    - L’association l’Arche de Zoé est une initiative d’un organisme français Paris Biotech Santé. Elle est financée par une société de développement de produits pharmaceutiques BioAlliance Pharma, dont le propre frère du président, François Sarkozy, est vice-président du conseil de surveillance. Certains observateurs se demandent si BioAlliance Pharma, qui mène des recherches sur le sida et pratique des essais thérapeutiques, n’aurait pas un lien avec l’affaire des infirmières bulgares, dont la libération avait déjà été négociée par la famille Sarkozy. Quelles sont les réelles activités de BioAlliance Pharma, dont fait partie le frère du président Sarkozy ?

    - La compagnie développe des médicaments pour traiter des maladies décrites comme mille fois plus virulentes en Asie du Sud-Est et dans l’Afrique subsaharienne que chez nous. Pour développer ces traitements la société pratique des expérimentations sur des patients, comme par exemple pour le Loramic, cinq cent quarante patients répartis sur quarante sites différents à travers le monde. Stéphanie Lefèvre, la secrétaire générale de l’Arche de Zoé, est directrice adjointe de Paris Biotech Santé. Et François Sarkozy, le frère du président, figure avec elle parmi les membres du comité d’évaluation de cet organisme spécialisé dans la recherche bio-médicale. D’où les questions qui enflent sur le web. Y aurait-il un rapport entre ces sociétés pharmacologiques, et l’intervention du président Sarkozy au Tchad. C’est comme la maladie d’Alzheimer, devenue grande cause nationale française, aussitôt après l’élection de Nicolas Sarkozy. Cette déclaration surprise aurait-elle un rapport avec le fait que son frère, François Sarkozy, siège à AEC Partners, dont le principal client est l’américain Pfeizer, leader mondial de l’industrie pharmaceutique, et spécialiste du traitement de la maladie … d’Alzheimer.

    - Au printemps dernier, le Nigéria a attaqué devant la justice internationale le géant Pfeizer, qui aurait je cite : « effectué en 1996, de façon illégale, l’essai clinique d’un médicament, le Trovan, sur deux cents enfants » fin de citation. L’inventeur du Viagra aurait secrètement utilisé des enfants comme cobayes, pour tester de nouvelles molécules, sous couvert d’aides humanitaires. Onze enfants sont morts lors de ces tests. D’autres ont subi de graves séquelles : surdités, paralysies, lésions cérébrales, cécités. Le Nigéria réclame dix milliards de dollars à Pfeizer. C’est le Washington Post qui a révélé le scandale.

    - Le journal belge sept sur sept s’interroge lui aussi sur le rôle de Paris Biotech Santé, où travaille Stéphanie Lefèvre, la secrétaire générale de l’Arche de Zoé, et François Sarkozy le frère du président. Je cite « L’Arche de Zoé n’est pas une histoire d’amateurs. Ils sont très professionnellement organisés, et ne manquent pas de fonds et de soutiens, en tout genre. La soit disant « petite » association semble avoir préparé cette opération au Tchad, avec beaucoup de relations d’influence, et de moyens techniques et financiers. » Fin de citation.

    - Pourquoi le président Sarkozy veut-il aller récupérer les militants de l’Arche de Zoé au Tchad ? Pourquoi a-t-il voulu aller récupérer les infirmières bulgares en Lybie ? Est-ce que c’est juste pour faire le beau, pour parader devant les caméras du monde entier, ou est-ce que tout en haut de l’état français, on redouterait que des choses finissent par se dire dans les geôles africaines. On évoque notamment des expérimentations humaines financées par de puissants labos de biotechnologie, sous couvert d’aide humanitaire.

    - Non, non, bien sûr, çà se serait de la science fiction ! 

    - Fin de citation

     

     

     

     

  • Par valere (---.---.---.24) 9 avril 2008 11:23
    valere

    Cette histoire est plus que "louche". Il y a forcement eu des complictés au sein du gouvernement, car on affrète pas un avion militaire sans quelques autorisations !!

    Mais vu le tournant de cette "opération humanitaire", on va nous dire que personne n’était au courant. Evidemment !

    Le laboratoire soupçonné d’expérimentation n’appartient-il pas à un des demi- frère de sarko ???

    Qui va réellement payer la facture de ce cirque ???

    Supersarko (défenseur des voleurs "d’orphelins") n’a rien a dire à ce sujet ??

  • Par Annie (---.---.---.204) 9 avril 2008 12:48

    Si Bioalliance Pharma voulait vraiment tester des médicaments, il me semble qu’il lui aurait été plus facile de le faire dans le cadre d’une mission humanitaire au Tchad. Les autorités là-bas sont moins regardantes, surtout si c’est fait sous le couvert d’une intervention humanitaire. Et pourquoi vouloir ramener les enfants en France ? Mais toute cette affaire sent le souffre, je suis d’accord ; seulement je n’arrive pas à voir quel en était l’ultime dessein, et a en comprendre toutes les ramifications. 

  • Par pseudo (---.---.---.171) 9 avril 2008 10:54
    pseudo

    @Lerma

    J’ai du mal à saisir le lien avec le MODEM.

    Y aurait-il une subtilité au 2nd degré que je n’aurais pas saisie ?

    Ou s’agit-il simplement du TSB (tout sauf Bayrou) de la part de quelqu’un qui accuse tous ses contradicteurs de faire systématiquement du TSS  ?

    En faut, je me demande si vous ne faites pas du TSCQEAGDS (tout sauf ce qui est à gauche de Sarkozy).

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