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Accueil du site > Tribune Libre > L’agonie programmée de l’hospitalisation chirurgicale

L’agonie programmée de l’hospitalisation chirurgicale

JPEG Il faut faire des économies coûte que coûte.

C’est une consigne orale qui est donnée par la direction générale de l’offre de soins qui a adressé en septembre 2015 une note aux établissements de santé.

Explicitement cette instruction rappelle et précise tout ce qui concerne les orientations et les objectifs du programme national de développement de la chirurgie ambulatoire.

Il s’agit là d’un plan quinquennal 2015-2010

Il faut attendre un taux global de chirurgie ambulatoire de 66,2%

Au fait, précisons ce qu’est cette chirurgie ambulatoire :

« La chirurgie ambulatoire est un mode de prise en charge permettant de raccourcir votre hospitalisation pour une intervention chirurgicale à une seule journée. Vous rentrez donc le matin pour être opéré le jour même et ressortir le soir. La durée de séjour à l'hôpital est de quelques heures à moins de 12 heures. »

Le taux sera de 54,7% en 2016

Après une phase d’adaptation pour cette année, la progression sera plus soutenue de 2017 à 2020 pour atteindre un rythme croisière de 2,9 points par an.

Tout est précisé pour chaque établissement de santé et naturellement il s’agirait d’encourager l’innovation et de maintenir un haut niveau de qualité et de sécurité des soins !

DE FAIT, LES AUTORITES DE SANTE ESTIMENT QUE L’ECONOMIE DE FONCTIONNEMENT REALISEE SERA DE 600 MILLIONS D’EUROS ….

 C’est là l’essentiel.

Le reste c’est du verbiage comme l’affirmation qui consiste à écrire et faire croire que l’hospitalisation à domicile (HAD) qui peut suivre est un mode d’hospitalisation à part entière.

Que se passera-t-il pour les patients qui résident en campagne loin d’un hôpital ou de personnels médicaux disponibles ?

Ils se débrouilleront avec les moyens du bord !?

Il ne s’agit pas de vouer aux gémonies cette chirurgie ambulatoire qui peut présenter des avantages pour le malade qui se retrouve chez lui avec les siens.

Le danger c’est que l’on passe d’une logique médicale à une logique comptable et qu’on incite les centres hospitaliers à multiplier cette démarche afin de faire des économies et de « libérer » définitivement des lits.

Jean-François Chalot


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16 réactions à cet article    


  • sarcastelle 19 février 14:29

    Merci professeur pour cette opinion médicale solidement argumentée. 




    • sylvie 19 février 15:22

      Pour votre information, en Belgique un débat prend naissance sur le dé-remboursement des soins chez certaines personnes ayant une mauvaise hygiène de vie, en premier lieu les fumeurs...


      • Alren Alren 19 février 19:47

        @sylvie

         Quel rapport avec l’article ?

        Sinon qu’il s’agit toujours de donner moins aux malades pauvres, alors là d’accord.
        Les riches échapperont toujours à à cette baisse de soins dans des cliniques privées où ils resteront tout le temps nécessaire à un complet rétablissement.
        Les progrès de la chirurgie endoscopique diminuant les ouvertures et donc le temps de consolidation ne permettent pas une telle augmentation de cette chirurgie qui pourrait n’avoir d’ « ambulatoire » que le nom.


      • mmbbb 19 février 19:50

        @sylvie je vais rebondir sur votre argument Les agriculteurs manifestent. Les gouvernements occidentaux ont promu une agriculture intensive et desormais la France est touchée par cette malbouffe Le gouvernement fait il une comptabilite analytique Evidemment non Je vais jouer les vieux cons Lorsque j’etais mome les cas d’obesite etait rare Desormais 14.5 % de la population francaise est atteinte selon les criteres scientifiques J’habite pres de Lyon et lorsque je vois des ados deja obese je me dit ceci : la secu va prendre en charge ces personnes pendant 40 50 ans au minimum avec des traitements onereux contre les maladies cardio vasculaires Aux USA c’est quelques 200 milliards de dollards que l’ etat debourse en arret maladie .Donc en appliquant votre raisonnement on ne soigne plus les fumeurs, alcooliques et surtout drogues ’( une fortune si l on compte la délinquance induite ) et les personnes « bouffant » et ne sachant que se remplir la panse La Secu sera vite beneficiaire Je ne suis pas souvent d’accord avec Chalot mais il et toujours delicat de prendre des positions tranchees lorsqu il s’agit de la sante L’etat devrait etre le promoteur d’une alimentation saine cela resoudrait deja quelques problemes mais c’est un choix de societe Alors bouffons de la merde 


      • Aristide 19 février 19:54

        Encore un article d’un spécialiste auto proclamé de la médecine. Comment peut on aligner autant d’affirmations sans avoir le début du commencement de la compétence nécessaire pour le faire ?Comment peut on avoir cette prétention à juger un sujet aussi pointu que la médecine ?


        Sur le seul sujet discutable, c’est à dire l’économie au sens strict, comment ne pas se préoccuper de la meilleure utilisation des fonds ?

        Encore du Chalot ....

        • Rincevent Rincevent 19 février 23:58

          « Le danger c’est que l’on passe d’une logique médicale à une logique comptable »  Mon pauvre Chalot, il faut se réveiller, il y a bien longtemps que c’est fait ! Avec des « logiques » à géométrie variable. Le Ministère de la Santé avait d’abord imposé l’enveloppe globale : chaque hosto touchait un budget et se débrouillait pour répartir en définissant lui-même ses priorités. Ça devait générer des économies. Puis, ça a été la tarification à l’acte (son exact contraire). Là aussi, des économies, comprenne qui pourra.

          Avec la dernière (?) réforme, les directeurs d’hôpitaux ont beaucoup plus de pouvoirs. Or, ce sont de purs gestionnaires à des postes hautement sensibles. Il faut savoir qu’ils sont nommés en Conseil des Ministres (rien de moins) et chapeautés par les Agences Régionales de Santé dont les directeurs sont de véritables super-préfets : https://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_r%C3%A9gionale_de_sant%C3%A9#Instances

          Pour finir, un seul chiffre : dans les hôpitaux publics (tous plus ou moins à la limite de la cessation de paiement), le personnel représente 64 % du budget donc, moins de lits = moins de personnel…


          • tf1Groupie 20 février 01:17

            Il est au courant du trou de la sécu Chalot ?

            Bien sûr qu’il y a une logique comptable ; le personnel ne vit pas d’air et d’eau fraîche, le matériel n’est pas fabriqué par des stagiaires.

            Occulter les contraires financières c’est irresponsable.

            Surtout quand d’un autre côté on veut accueillir tant de monde à qui on offre la santé haut de gamme gratuite.


            • Le p'tit Charles Le p’tit Charles 20 février 08:32

              Explications vaseuses comme d’habitude...Le problème est complexe et l’auteur (pour satisfaire son EGO) tente une sortie (de route) sur ce sujet délicat, ou une chatte ne reconnaîtrait pas ses petits... !


              • Aristide 20 février 10:18

                En fait, Chalot n’est pas assez futé pour présenter ces sujets, il se contente de régurgiter un disours mal assimilé sur la réaction de certains syndicats irresponsables qui confondent la protection des droits des salariés avec la lutte contre le pouvoir quel qu’il soit.


                Il a publié ici même un article sur la diminution des personnels d’accueil aux impôts, qui est de la même veine. Incapable de comprendre que la mise en place de la relation directe par Internet, la déclaration en ligne, ... génère des gains de productivité qui permettent de dégager des économies et de réorienter les agents vers de nouvelles fonctions telles que la lutte contre la fraude.

                La nécessaire adaptation aux progrès médicaux, les énormes améliorations de l’anesthésie qui permettent de limiter les séjours, ... sont autant de raison qui expliquent que l’on peut réorienter les services vers de nouveaux objectifs, par exemple la lutte contre les maladies nosocomiales qui va d’ailleurs de pair avec le raccourcissement des hospitalisations. 

                Nul besoin d’en appeler à la fin des services aux citoyens avec des titres racoleurs et manipulateurs.

                Enfin, Chalot déblatère sur des sujets dont il ne connait que le nom et nous restitue sans grande intelligence un discours des plus anachroniques, croyant que l’administration de la république est gérée par des incapables, inaptes à s’adapter aux nouvelles technologies et aux exigences du meilleur usage des fonds publics.



                • Griffon Jaune Kylo Ren 20 février 10:21

                  @Aristide

                  C’est vrai !!!!!!

                  A qui ai je l’honneur sinon ?


                • Griffon Jaune Kylo Ren 20 février 10:22

                  @Aristide

                  Et tu sais ce qu’il advient au premier qui dit la vérité toute crue ?


                • roby 20 février 11:33

                  @chalot,
                  "Le danger c’est que l’on passe d’une logique médicale à une logique comptable et qu’on incite les centres hospitaliers à multiplier cette démarche afin de faire des économies et de « libérer » définitivement des lits."
                  C’est déjà le cas !

                  Merci d’attirer l’attention sur ce qui va devenir un véritable fléau !

                  Je sors d’un quintuple pontage coronarien effectué au NHC de Strasbourg ,lamentable ....

                  Chapeau aux Chirurgiens mais pour le reste ....


                  • benedicte_gab 20 février 15:45

                    @roby
                    effectivement, la collègue d’un ami a été opérée d’un cancer de l’utérus à Toulouse, et devait être virée le jour même de l’opération de l’hôpital, alors qu’elle habite à 2h de route de celui-ci, le médecin qui la suit a réussi à obtenir qu’elle y passe au moins la nuit pour qu’on vérifie qu’il n’y avait pas de problème mais n’a pas pu obtenir plus. 



                  • Shawford Shawford 20 février 15:50

                    @roby

                    Ah des histoires de cancer, de coucougnettes, de cet empaffé d’HOEPFFNER, voilà qui me parle et m’intéresse au premier chef.

                    Réglons les comptes maintenant !

                    PS : les smarties, souffrez en silence, un peu de dignité bordel, et on s’entend plus ici ! smiley


                  • Aristide 20 février 15:52

                    Et voilà les affabulateurs qui veulent nous faire croire que les chirurgies lourdes passent en ambulatoire.



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