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Accueil du site > Tribune Libre > L’Atlantide ? Je le réaffirme, c’était la Gaule, c’était (...)

L’Atlantide ? Je le réaffirme, c’était la Gaule, c’était la Gaule de Gergovie !

Dans son dossier de février, Science et Vie relance une "quête sans fin" sur le sujet de l'Atlantide de Platon. Pourquoi ce toujours sans fin ? J'ai donné mon interprétation dans mon "Histoire de Gergovie" auto-éditée en 1993. Agoravox a bien voulu me publier trente articles sur l'antique capitale arverne et sur l'Atlantide. À ce moment-là, j'espérais encore un retour d'enthousiame, un renouveau touristique, des créations d'emplois etc... Que n'avais-je pas dit et écrit ? Comme je mettais en même temps en doute la localisation du site de Bibracte, FR3 Bourgogne me fit passer pour "un amateur non averti". Les archéologues du mont Beuvray et de Corent en rajoutaient pour me décrédibiliser. Le professeur au Collège de France fustigeait les historiens amateurs et condamnait leurs livres au bac des bouquinistes. Le 16/1/2010, Samosatensis m'insultait dans un débat sur Agoravox, me traitant d'imposteur et Luscianusbeneditus, universitaire, m'écrasait sur Wikipédia. Face à une telle mafia qui contrôle toute l'archéologie française, que faire ? Au moins, on ne pourra pas me reprocher de n'avoir pas prévenu.

Venons aux faits ! Platon est un philosophe grec d'Athènes qui a écrit son Atlantide vers l'an 400 avant notre ère. Que connaissait-on de la Gaule à cette époque ? Principalement la côte méditerranéenne avec un retour d'expéditions par le couloir rhodanien. Du côté de l'Atlantique, une navigation par cabotage en suivant la côte avait permis à Pythéas d'aller vers l'an - 330 jusqu'aux régions polaires. On peut raisonnablement penser qu'il a eu des précurseurs et que l'un d'entre eux s'est aventuré juqu'au pays arverne en remontant la Loire.

De quels renseignements disposait Platon pour écrire son Atlantide ? Des comptes-rendus de marchands ou d'explorateurs, sommaires, pas toujours précis et surtout sujets à interprétations, c'est tout.

Première hypothèse : supposons un premier explorateur qui, précédant Pythéas, aurait réussi à atteindre la pays arverne par la Loire, premier informateur dont Platon se serait inspiré. Supposons une deuxième expédition qui aurait voulu renouveler l'opération mais qui se serait égarée dans le marais poitevin le prenant pour l'estuaire de la Loire précitée. Platon n'en aurait-il pas déduit que le continent, dans sa partie arverne, a été englouti par un cataclysme ? Dans l'idée qu'il se fait de l'histoire de la Grèce, n'est-ce pas une succession de cataclysmes qui fait se succéder une civilisation à une autre ? C'est comme si Dieu répétait sans cesse le déluge de Noë en faisant disparaître une surface de la terre pour la remplacer par une autre. Bref, Platon nous raconte l'histoire d'un pays atlante disparu.

Dans cette logique, il est amené à penser de la même façon pour la partie méditerranéenne de ce continent... mais, soyons réaliste, il est bien évident que la forme sous-jacente du sol n'a pas fondamentalement changé. Par contre, il n'y a rien d'illogique à ce que notre continent européen à l'ouest du Rhin ait pu être une île avant le cataclysme.

M. Luc Brisson est spécialiste du philosophe. Je lui ai fait remarquer que si la description que Platon fait de l'Atlantide, en deça les colonnes d'Hercule - détroit de Gibraltar - ne corrsepond pas au littoral méditerranéen, elle s'applique très bien à la rade du port de Marseille. Le port atlante au "goulet resserré" est donc bien à situer dans le fond de la rade au même emplacement que la Marseille grecque, une Marseille grecque qui était connue pour son passage difficile. Platon ne donne évidemment pas au port atlante le nom de Massilia puisque ce nom ne date, selon lui, que d'après le cataclysme. M. Luc Brisson ne m'a pas contredit.

Deuxième hypothèse : ce port au" goulet resserré" d'avant Massilia serait donc le port de l'Atlantide qui aurait occupé le même emplacement. Avant le cataclysme, toute la côte - en réalité de colonisation phénicienne - aurait été, selon Platon, au pouvoir des Atlantes, ce que Strabon confirme d'ailleurs en mettant en exergue la puissance des Arvernes qui s'étendait jusqu'à la Méditerranée. Cette puissante armée atlante qui dans sa marche insolente, avait envahi à la fois l'Europe et l'Asie entière en s'élançant du milieu de la mer Atlantique, qu'elle était-elle sinon une première vague de l'expansion celte ? Ce conflit de longue durée se perdant dans la nuit des temps, Platon l'a fait remonter le plus loin possible ; 9000 ans lui a semblé une bonne durée mais limite. 10 000 ans aurait été irréaliste dans l'esprit de ses contemporains sachant que la Bible fait naître Adam environ 4000 ans avant notre ère. 

Troisième hypothèse : Quelles sont les informations dont Platon a pu s'inspirer ? (dans le texte qui suit, j'ai rayé ce qu'il a extrapolé pour imaginer sa cité idéale).

Voulant clore la colline que Clito habitait, Neptune (Poséïdon) la creuse alentour, et forme des enceintes d'eau et de terre alternativement plus grandes et plus petites, qui se repliaient les unes autour des autres...

On recouvrit d'un enduit de cuivre le mur de l'enceinte extérieure, celui de l'enceinte intérieure fut revêtu d'étain fondu, celui qui entourait la citadelle fut recouvert d'orichalque qui avait l'éclat du feu. (Il ne s'agit peut-être que de nuances de couleur sous un soleil éclatant).

Autre traduction... Il y avait là une montagne peu élevée...J'identifie cette montagne à la montagne de la Serre. Sur son éperon se dresse la ville forteresse du Crest que j'identifie et à la ville de la cité royale de l'Atlantide, et à Gergovie, et à l'Avitacus de Sidoïne Apollinaire.

Au XVI ème siècle, le héraut d'armes Guillaume Revel en a fait un étonnant dessin.

Ma proposition ayant soulevé le scepticisme général dans le milieu des archéologues, il a bien fallu que j'en prenne mon parti. Manifestement, on ne veut toujours pas reconnaître à la Gaule une histoire civilisatrice qui aurait existé avant la conquête romaine. Ce dessin colorié ci-dessous, je l'ai fait un jour de déprime.

Sur cet autre dessin, j'ai reporté les indications que César donne dans la description qu'il a faite de la ville arverne, indications que j' ai complétées par celles que Sidoïne Apollinaire donne pour sa villa d'Avicatus.

 

J'ai toujours pensé qu'il existait, tout au long de l'Histoire, une permanence des points forts du terrain. En fait, ce sont les noms qui changent. Je pourrais citer d'autres textes, comme celui de Grégoire de Tours évoquant le sanctuaire de Vasso Galate, son impressionnante muraille, ses statues de marbre - qu'évoque également Platon - ses étonnantes mosaïques et le toit en plomb de son temple que j'identifie à la petite église toujours existante du Crest mais menacée, un jour ou l'autre, de destruction.

Et puis, il y a aussi les ruines que l'on pouvait encore faire parler dans les années 80, mais aujourd'hui, j'en doute : la porte de l'oppidum qui fut l'enjeu d'un sanglant combat lors de la bataille de Gergovie, le palais de briques de Vercingétorix, la salle de séjour de Sidoïne ayant vue sur le lac disparu ; et sur la hauteur, les impressionnants vestiges du temple de Poséïdon. Oui, il m'arrive parfois d'être découragé en constatant l'obscurantisme de mon époque et l'aveuglement obstiné des responsables de la Culture et des médias. 

Et il y a aussi d'autres textes si on veut bien faire l'effort de les traduire correctement. Cette ville de l'Atlantide, César nous l'a décrite sous le nom de Gergovie (DBG VII, 36-52). La ville était posée sur un mont particulièrement élevé (il le voit depuis le fond de la vallée) et partout difficile d'accés... Vercingétorix avait installé ses camps autour de lui, sur le mont, en avant de l’oppidum .. tous les versants de la ligne de crête étaient tenus... sur quelque côté qu’on pouvait observer, le spectacle était terrifiant... le dos de la montagne était à peu près plat mais étroit et boisé... jusqu' à l'autre bout de l'oppidum.

Mais revenons au cahier de Science et Vie et au texte de Platon.

Près de la mer et au milieu de l'île était située une plaine, qui passe pour avoir été la plus belle de toutes les plaines et remarquable par sa fertilité. Près de cette plaine, à cinquante stades plus loin et toujours au milieu de l'île, il y avait une montagne peu élevée.

Cinquante stades, cela correspond à 9 km. Ces 9 km nous conduisent de la montagne de la Serre jusque vers Clermont-Ferrand, là où commence la plaine de la Limagne, une des plaines les plus fertiles de la Gaule. Cette plaine était unie et régulière, mais d'une forme oblongue. Ces précisions n'ont pu arriver à Platon que par un informateur qui a visité les lieux. De même, les dimensions des districts correspondent presque exactement aux distances que l'archéologue Vincent Guichard a relevées dans les traces des villages disparus. Il s'ensuit que la plaine de la Limagne était déjà cadastrée vers l'an 400 avant J.C. Qui dit mieux ? 

En revanche, il est bien évident que Platon a extrapolé les autres dimensions pour donner au lecteur une image du pays, synthétique en quelque sorte, mais aussi trés étrange.

Autres indications qui n'ont pu être données à Platon que par un informateur qui est venu sur place ou par un compte rendu d'exploration, il s'agit des sources, des fontaines et des bains mais que Platon, volontairement ou non, a mal interprétés.

En effet, il fallait comprendre que la source ne sortait pas du milieu de la ville mais du pied de la montagne voisine de la Serre.

Le dieu fit jaillir de la terre deux sources, l'une qui répandait une eau chaude, l'autre une eau froide... Les deux sources, l'une chaude, l'autre froide, ne tarissaient point...on avait laissé des bassins découverts, d'autres étaient fermés pour les bains chauds qu'on prend en hiver : il y en avait pour les rois, pour les particuliers et pour les femmes ; d'autres étaient réservés aux chevaux et aux bêtes de somme. Et tous étaient ornés d'une manière convenable. L'eau sortait de ces bassins pour se rendre au bois sacré de Neptune, où elle arrosait des arbres de toute espèce,

Il est absolument incroyable que nous ayons perdu à ce point le souvenir de Gergovie et de notre histoire atlante. Il est absolument incroyable que les médias, les intellectuels, les responsables politiques, n'aient pas encore compris ce que j'explique à l'évidence, depuis de nombreuses années, et dans mes ouvrages, et dans mes articles Agoravox, et sur l'internet. Cette histoire de l'Atlantide est absolument merveilleuse, mais encore plus merveilleuse si on veut bien chercher à la comprendre, et d'autant plus merveilleuse qu'elle constitue une incomparable richesse pour notre patrimoine et pour notre tourisme, une richesse scandaleusement méprisée et saccagée.

Emile Mourey, 29 janvier 2016, copie à Mme la Ministre de la Culture, DRAC, médias etc...


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40 réactions à cet article    


  • colere48 colere48 30 janvier 10:41

    Faudrait arrêter le « hakik » Géraaard !!!


    • soi même 30 janvier 11:25

      Bon, c’est visiblement vous aimez la bagarre, vous êtes en plein quart d’heure colonial..... !


      • Le p'tit Charles Le p’tit Charles 30 janvier 13:02

        LA GAULE...c’est avoir un érection dans le calbar...Après vous pouvez crier « ATLANTIDE » et faire croire au Père Noêl.. !


        • Loatse Loatse 30 janvier 13:38

          Monsieur Mourey


          Votre cheminement s’apparente à celui de cette dame, simple parente d’un enfant autiste, sans formation médicale, ni diplômes évidemment et qui éplucha des milliers de documents, se forma en quelque sorte elle même pour trouver la cause de cette pathologie..

          Elle trouva. En parla à des dizaines de médecins qui l’envoyèrent bouler (elle n’était pas un confrère) Un seul à force d’obstination prit le temps de l’écouter et confirma ensuite par des expériences in vivo que ce qui avait déclaré cette maladie en étaient bien ce qu’elle soupconnait, les antibiotiques recus alors qu’il était enfant.

          Vous n’obtiendrez peut être pas (allez savoir), la reconnaissance officelle de vos travaux sur divers sujets qui, et je vous lis, sont passionnants pour qui s’intéresse à l’histoire, à l’archéologie..

          Ils sont le fruit de beaucoup de travail, d’un dévouement certain dans une quête de vérité...

          Et donc méritent d’être pris en considération, même si cela bouscule en quelque sorte « l’ordre établi », les idées reçues..

          D’être diffusés auprès d’un large public,

          Avez vous contacté un éditeur ?

          Avec tout mon respect,

          Loatse



          • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 14:54

            @Loatse


            Merci pour votre commentaire. Jusqu’à maintenant, mes manuscrits ont été refusés car les comités de lecture ne se sentent pas compétents et se renseignent auprès des archéologues où je suis connu pour mes contestations.

            Actuellement, les deux prétendants à la succession de Christian Goudineau sont en difficulté. Je ne sais pas les choix qu’ils vont faire. 

          • Alren Alren 1er février 13:00

            @Emile Mourey

            Monsieur,

            Je ne suis pas compétent pour juger si vous avez raison ou tort de situer l’Atlantide en plein cœur de la Gaule.

            - Mais je sais que ceux qui vivent de leur « savoirs », lesquels ne sont trop souvent que les opinions à la mode dans leur milieu, à savoir tous ces universitaires, académiciens et autres « érudits » , confortent chacun les autres membres du « microcosme », de leur chapelle, à la condition expresse de recevoir en retour le même soutien systématique comme membre du club et que surtout que tous s’unissent contre « l’intrusion » de nouveaux venus, sauf si ceux-ci disposent déjà de puissants soutien. L’exemple le plus représentatif d’une réussite de percée de la « forteresse » est Louis Pasteur, au XIXe siècle. Bien d’autres, hélas, ont échoué, tel Wegener et sa théorie de la dérive des continents qui ne fut acceptée par les « élites » que bien après sa mort.

            - Mais je constate que loin d’être un « délire », vos textes sont argumentés, sourcés, et que tout s’y assemble harmonieusement comme les pièces d’un puzzle. Votre travail est clairement celui d’un universitaire. Il vous faudrait sans doute le soutien d’un politique de la région Auvergne désireux de promouvoir le tourisme culturel comme vous le suggérez. Alors on parlerait de vos analyses dans les journaux locaux, puis dans les magazines scientifiques grand public, puis ...


          • Emile Mourey Emile Mourey 1er février 13:27

            @Alren


            Merci. Je suis en train de rédiger un second article, en complément, pour lever toute ambiguité.

          • Vipère Vipère 30 janvier 13:57

            Ainsi, j’ai comme le coq gaulois, les deux pieds dans ce qui fut l’Atlantide engloutie, sans m’en être doutée un seul instant, et ce n’est que maintenant que nous en sommes informés ?

            De plus, si Monsieur BRICON ne vous contredit pas, alors on peut envoyer les preuves historiques par dessus les moulins. Après tout, si vous parvenez à convaincre vos lecteurs sans autre caution que votre infaillible intuition... 

            Et longue vie à l’originalité et aux originaux  ! smiley


            • Loatse Loatse 30 janvier 14:42

              @Vipère


              Vos preuves historiques m’intéressent..

              Jusqu’à présent, (sauf si j’ai loupé quelque chose), à part les lingots d’or trouvés dans une épave du coté de la Sicile (ce qui ne situe pas l’atlantide à cet endroit, mais bien la preuve que ce navire y a fait naufrage), je ne vois pas...

              D’autres situent cet endroit au Pérou.

              D’autres encore persistent à dire qu’il ne s’agit que d’une légende, d’un mythe.

              Les cités englouties ne manquent pas, les cataclysmes non plus à travers l’histoire..



              merci

            • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 15:26

              @Vipère


              Merci de reconnaître que je suis le seul à présenter une argumentation historique

            • bakerstreet bakerstreet 30 janvier 16:42

              @Loatse
              Pour parler sérieusement, autant que ça peut se faire, sur un sujet mythique, où la foi et l’auto-persuasion anime et oriente souvent la recherche, dans une démarche alors boiteuse, c’’est tout de même la théorie crétoise qui tient le plus la corde. Vous pouvez trouver des liens à la pelle d’archéologue à ce sujet .....Il suffit de taper, altantide + Crète. L’en voilà un. Sur youtube je pense qu’on peut trouver moult documents aussi. 

              L’Atlantide de Platon était bien la Crète | La Terre vue de Mars
              En tout cas l’effondrement de la civilisation minoenne, a bien été du à un cataclysme connu, l’irruption du volcan de l’île de santorin, qui a provoqué un tel rez de marée, que toute la crête, qui était une civilisation maritime, principalement vivant sur le littoral, a été littéralement soufflée. Les preuves sont multiples a tellement de niveaux que le fait est établi : Des prélèvements de minéraux venant de l’ile de santorin sont incrustés dans les falaises, comme des fragments d’un coup de canon, c’est dire la violence du choc, car ces fragments sont situés à hauteur de falaise. Cette brillante civilisation n’a pas survécu à cette explosion...inutile de dire qu’aucune prévision n’étant possible, le choc a pris la population par surprise, qui a disparu au neuf dixième certainement, laissant indemne celles de villages vivant sur le coté opposé de l’île, beaucoup moins peuplé. Mais là aussi, la sidération a du être si terrible, en même temps que l’effondrement politique, qu’elle a entamé une perte totale des repères et pratiques.

            • Vipère Vipère 30 janvier 17:53

              @Loatse

              Mon commentaire est à interpréter au second degré, désolée de vous décevoir ! Vraiment.

              En ce qui me concerne, l’Atlantide est un mythe que nous devons au facétieux Platon. Il savait pertinemment que personne ne pourrait jamais apporter la preuve attestant de l’existence ou non de l’Atlantide.

              Mais, les mythes ont l’avantage de faire couler beaucoup d’encre et de salive, ce qui ne pouvait déplaire à un philosophe de sa trempe qui devait jubiler de perpétuer ainsi un mythe dont les contours peuvent apparaître comme vraisemblables, ceci afin de captiver un public par ses récits fantastiques, qu’il paraît de moult détails tout aussi vraisemblables. pour donner du corps à son récit.


            • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 18:10

              @bakerstreet

              Sauf que Platon dit, je cite qu’...il y avait au devant du détroit, que vous appelez les Colonnes d’Hercule, une île plus grande que la Libye et l’Asie. 

              Au devant du détroit est une traduction litigieuse. Il faut comprendre que Platon place l’île Atlantide au nord du détroit, la Libye (l’Afrique) étant au sud du détroit. Au nord du détroit, c’est l’Europe.

              Et quand il précise... car ce qui est en deçà du détroit dont nous parlons ressemble à un port ayant une entrée étroite, il faut comprendre qu’il décrit la face de cette Atlantide qui est bordée par la Méditerranée et qu’ensuite, après avoir passé le détroit, il évoque sa face bordée par l’océan qu’il qualifie de « véritable mer ».

            • Loatse Loatse 30 janvier 18:41

              @Vipère


              La vérité a de multiples visages et aime à s’entourer de mystères...

              Si comme vous le dites, et c’est vraiment un élément non négligeable, nous avons affaire à un facétieux ; Nous nous retrouvons alors face à un mythe s’appuyant sur des éléments épars, à dessein.

               j’en conclus que nous avons donc plusieurs « atlantides »... smiley


            • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 18:44

              @bakerstreet


              Traduction litigieuse peut-être pas mais c’est votre interprétation qui l’est. Si Platon dit « en-deça », c’est que l’île ne peut pas être au-delà. Donc, vous n’avez qu’un choix possible : la Gaule avec son port au goulet resserré.

            • Vipère Vipère 30 janvier 18:46

              @Emile Mourey

              Je n’ai rien dit de tel, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !

              Sur la légende de l’Atlantide, chacun peut y aller de sa petite théorie, sans se pendre au sérieux, sinon gare à la dérision.

              Extrait d’une théorie de Michel de Grèce, historien :

              Et Marinatos de formuler sa théorie fondée sur ses découvertes. Selon lui, l’Atlantide, c’était la Crète minoenne. Au début, j’émis quelque doute sur cette hypothèse. En effet, les nombreux ouvrages que j’avais lus sur le sujet suggéraient que le légendaire continent avait disparu dans une catastrophe naturelle survenue au milieu de l’Atlantique, d’où son nom. D’ailleurs, la taille et l’ancienneté qu’on lui attribuait rendaient impossible son identification avec une quelconque île grecque.

              Puis je relus les textes de Platon, le Timée et le Critias qui abordent la question de l’Atlantide.

              Qu’indiquent ces textes ? Un législateur grec du VIe siècle av. J.-C., Solon, s’était rendu en Égypte, alors haut lieu du « tourisme » méditerranéen. Il avait visité les temples, comme le font aujourd’hui des millions de visiteurs. Dans l’un d’entre eux, un prêtre lui avait demandé, comme les Égyptiens d’aujourd’hui le font avec les étrangers, de quel pays il venait. « De Grèce » avait-il répondu fièrement. Le prêtre avait ricané en lui soutenant que les Grecs étaient ignares et qu’ils ne connaissaient même pas leur propre passé.

              Solon, à juste titre indigné, avait vigoureusement protesté. Le prêtre lui avait rétorqué qu’il allait lui prouver cette ignorance. Il entreprit alors de lui raconter l’histoire de l’Atlantide, un continent gigantesque, d’une ancienneté prodigieuse, d’une richesse inconcevable, d’un degré de civilisation jamais atteint qui brillait sur terre comme un phare. Et puis, la nature s’en était mêlée. Le continent, secoué de tremblements de terre et d’éruptions catastrophiques, avait été pulvérisé, puis englouti au fond de la mer. Il reste que cette terre mythique, dont le sort était lié aux compatriotes de Solon, appartenait forcément au monde et au passé grecs.

              Autre détail, dans le récit du prêtre égyptien, l’Atlantide est une île entourée d’autres îles et de continents proches avec lesquels elle commerce. Si l’Atlantide s’était trouvée au milieu de l’océan Atlantique, on ne voit pas très bien avec quelles îles elle aurait pu commercer.

              Enfin, une catastrophe effrayante avait anéanti l’Atlantide tout comme l’éruption de Santorin avait supprimé l’empire crétois de la carte. Il demeure le problème des mesures : dans le texte de Platon, l’Atlantide est décrite comme une terre aux dimensions prodigieuses. Mais ces chiffres n’ont-ils pas pu être altérés par la traduction de l’égyptien en grec, puis par la relation qu’en fit Solon à ses successeurs ?

              Je me mis personnellement à étudier le sujet. Bien que la Crète eût été rayée de la mémoire des hommes, il devait rester de son histoire quelques fragments perdus dans les textes postérieurs de la Grèce antique. Effectivement, je trouvai d’innombrables détails, épars sur la Crète minoenne, qui correspondaient exactement à la description de l’Atlantide dans les textes de Platon. Marinatos, comme son prédécesseur Schliemann, ancrait la légende dans l’Histoire. Étrangement, il devait mourir à Santorin au milieu de cette ville minoenne qu’il avait découverte, en tombant d’un mur de seulement dix centimètres de haut. Cependant, rien n’arrêtera la marche de l’Histoire, qui continue et continuera à rattraper la légende et à l’annexer.

              Grâce à Marinatos, l’Atlantide n’était plus un mythe mais une réalité. Cela ne fit pas le compte des amateurs de mystères.

               

              ___________________________________________

               

              Extrait de Une promenade singulière à travers l’histoire, aux éditions JC Lattès

               


              Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/mystere-atlantide-secrets-cite-perdue-michel-grece-646438.html#Ui51jiQlMP6YUU5U.99


            • bakerstreet bakerstreet 30 janvier 19:10

              @Emile Mourey

              Je respecte hautement Platon, philosophe admirable, tout comme les autres penseurs grecs ; tout comme j’admire aussi votre érudition sur bien des sujets et votre énergie. Mais j’adhère bien plus à son mythe de la caverne qu’à ce je qualifierais de vues fantaisistes, ou de très hasardeuses, au vue de ce qu’on sait maintenant. En disant cela, je tente de me mettre à l’époque de Platon, avec une conception de la terre, de la mer et de l’espace, bordée par les récits de marins,, l’histoire réelle mais influencée par les mythes...Arrive un moment où ce qu’on pense, ou du moins ce qu’on est amené à penser collectivement construit une embryon de vérité pour que la légende passe de la dimension abstraite au réel, qui sera alimenté inconsciemment par des témoignages se mettant à hauteur....C’est ainsi par exemple que« le royaume du prêtre jean », totalement imaginaire, est passé de la dimension onirique, au moyen-âge, pour arriver à construire un mythe assez important, pour que bien des voyageurs certifient l’avoir visité ! Ils diront avoir vu ses splendeurs et sa puissance, et plus d’un roi a envoyé des émissaires. Une histoire qui a duré quelques siècles tout de même. 
              Royaume du prêtre Jean — Wikipédia
              Il semble que le royaume d’Éthiopie était l’objet de ces fantasmes, exagérés, dénaturés, se gonflant comme dans toutes les rumeurs. Mais au niveau des exagérations, on peut parler aussi du« livre des merveilles », de Marco Polo, qui raconte ce qu’on veut entendre, ce qui embellit le récit, et répond à toutes les questions. Il y eut même l’espoir pour les puritains de trouver le paradis sur terre en amérique, littéralement, car pendant longtemps, l’espace où vivait dieu faisait le fruit de beaucoup de spéculations. 

            • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 19:15

              @Vipère


              Platon dixit : il y avait au devant du détroit, que vous appelez les Colonnes d’Hercule, une île plus grande que la Libye et l’Asie... c’est l’Europe, plus précisément la Gaule dans sa côte méditerranéenne.

              De cette île on pouvait facilement passer aux autres îles... ce sont les îles de la côte atlantique de la Gaule. 

              et de celles-là à tout le continent qui borde tout autour la mer intérieure... dans l’esprit de l’époque, le véritable continent sont les régions nordiques, lesquelles entourent le grand océan.

              car ce qui est en deçà du détroit dont nous parlons...la Gaule (méditerranéenne) ressemble à un port ayant une entrée étroite, la rade de Marseille et son port.

              mais c’est là une véritable mer... le grand océan dont j’ai parlé 

              et la terre qui l’environne, un véritable continent... les régions nordiques jusqu’au pôle sud.

              Rien à faire, Platon dixit, l’Atlantide se trouve en deça des colonnes d’Hercule, la Gaule. Elle ne peut pas être au-delà.


            • Vipère Vipère 30 janvier 19:38

              @Loatse

              Les mythes et les légendes sont inhérents à toutes les civilisations et participent à la construction de la culture. Les mythes sont des discours idéalisés sur des personnages, des phénomènes, des évènements historiques

              Les légendes, quant à elles, sont des récits à caractère merveilleux qui transforment les faits historiques, tantôt par l’imagination populaire, tantôt par l’invention poétique.

              L’Histoire, les mythes et les légendes sont tous trois des discours sur le réel qui interagissent dans la culture populaire, l’éducation et la mémoire collective.

              Les Histoires écrites et orales s’influencent et contribuent à l’intégration des mythes et des légendes à une Histoire globale dont les limites entre réalité et fiction sont devenues floues au fil du temps et difficile à déconstruire, après quelques millénaires.

              Pourquoi Platon, ne se serait il pas lui aussi emparé de cette légende fascinante, qu’il aura enrichie de mille détails, puisés dans son imaginaire pour le plaisir de raconter « un eldorado lointain » au sein d’une agora éblouie et captivée par ses récits fantastiques ? 

               

               


            • soi même 30 janvier 20:05

              @Emile Mourey, bon il ne faut pas trop exagérer , il est visible que vous n’êtes pas Pierre Vidal-Naquet ?


            • francois 2 février 23:40

              @Emile Mourey

              Le texte de Platon dit (sous réserve d’une bonne traduction du grec/latin ?)

              "Avant tout, rappelons-nous qu’en somme il s’est écoulé neuf mille ans depuis la guerre qui, d’après les révélations des prêtres égyptiens, éclata entre les peuples qui habitaient au-dehors par-delà les colonnes d’Héraclès et tous ceux qui habitaient en deçà. C’est cette guerre qu’il me faut maintenant raconter en détail. En deçà, c’est notre ville, dit-on, qui eut le commandement et soutint toute la guerre ; au-delà, ce furent les rois de l’île Atlantide, île qui, nous l’avons dit, était autrefois plus grande que la Libye et l’Asie"

              il me paraît explicite que l’Atlantide est dite au delà des colonnes d’hercule (détroit de Gibraltar)
              De plus on parle d’une Ile et l’Europe n’est pas une ile.

              Donc j’ai du mal à comprendre votre argumentation.


            • Emile Mourey Emile Mourey 3 février 06:18

              @francois
              Explication possible : Il s’éleva, écrit Platon, une guerre générale entre les peuples qui habitent au-delà des colonnes d’Hercule (les peuples celtes maitres des côtes atlantiques) et ceux qui habitent en deçà (les côtes phéniciennes méditerranéennes ralliées aux Grecs ?). C’est cette lutte qu’il faut vous raconter maintenant. Parmi ces peuples, les uns étaient dirigés par notre république qui, suivant la tradition, acheva seule la guerre ; les autres étaient commandés par les rois de l’Atlantide... Soyons réalistes ! Le seul conflit que Platon († 348) pouvait avoir en mémoire est celui de l’expansionnisme grec en Méditerranée qui se heurta à des colonies phéniciennes précédemment implantées. La fondation de Marseille par les Grecs de Phocée vers l’an 600 avant J.C., l’intervention des Celtes qui sont descendus plusieurs fois du centre de la Gaule pour s’opposer aux ambitions territoriales des Massaliotes illustrent ce conflit qui n’a, semble-t-il, pris fin qu’en 509 par la signature d’un traité entre une Rome pro-grecque et une Carthage pro-phénicienne dont Polybe nous a conservé le texte. De 509 à 348, cela fait 161 ans au lieu des 9000 ans symboliques dont Platon a fait état. Nous retombons dans le normal.


            • moce 3 février 10:12

              @bakerstreet
              Bonjour,

              Je crois que la théorie crêtoise ne tient pas, rien qu’au niveau des dates ça colle pas du tout avec les récits de Platon.

            • francois 3 février 13:56

              @Emile Mourey

              Je comprend que vous voulez rattacher cette histoire de l’Atlantide à l’histoire romaine.
              A cause de cela vous êtes obligé de considérer que Platon parle par parabole et de manière symbolique ce qui est un point de vue à mon sens pas franchement acceptable (sans preuve).
              L’Europe n’est pas une ile et ne se situe pas au delà des colonnes d’Hercule (au mieux on pourrait considérer la côte ouest de l’Europe mais ce n’est toujours pas une ile)

              Alors que si l’on prend les informations telles qu’elles sont présentées c’est cohérent avec la remise en cause faite par les travaux de Louis-Claude Vincent de Valéry Uvarov et aussi dans le film : la révélation des pyramides. Tout ces travaux démontrent l’existence d’une civilisation qui a cessé d’exister il y a 11000 ans environ et dont les égyptiens avait gardé la mémoire et un certain nombre de connaissance. Également les travaux du physicien Nassim Haramein (cf www.quantique.org). Les données scientifiques récentes sur la pyramide de Khéops ne laissent à mon sens pas beaucoup de doute sur la véracité de l’existence de l’Atlandide comme une grande civilisation antédiluvienne.


              • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 14:45

                @Antenor

                Le diaporama est très intéressant. Les animaux du tétramorphe de la châsse de saint Calmin semblent assez proches de ceux de la fresque de Gourdon.

              • bakerstreet bakerstreet 30 janvier 16:27

                Sympathique, mais non le centre de l’univers ne passe pas par Gergovie. 

                Les civilisation aztèque n’est pas composée d’émigrés s’étant barré après la défaite d’Alésia, après avoir dérivé sur leurs boucliers.
                 L’arche ne Noé ne se trouve pas en haut du promontoire de Gergovie. 
                Le parthénon n’a pas été construit à Gergovie pour être déménagé à Athènes. 
                Pompeï n’a pas été rasé de la carte par l’irruption d’un volcan d’Auvergne. 
                Giscard d’Estaing n’est pas auvergnat...Ah si...Bon, OK pour ce coup là. 
                En tout cas, Mitterand n’est pas égyptien, même s’il aimait les pyramides.

                Moralité : Ne pas confondre les vues de Tonton, avec celles de Platon

                • alain_àààé 30 janvier 17:25

                  excellent article mais je ne peu croire que l atlantique soit ou vous la situé car sur d autre article on parle de l atlantide a auteur de l afrique soirt dans l ocean atlantique.COLONEL


                  • keiser 30 janvier 18:59

                    Salut Monsieur Emile

                    La prochaine fois, j’attends des révélations sur l’île d’Avalon.
                    Et même sur la grotte de Sabinus, pourquoi pas ... smiley


                    • Antenor Antenor 30 janvier 20:28

                      @ Emile

                      D’un point de vue strictement militaire, le fait que le Crest puisse être évité en contournant le Puy de Monton par l’Est ne pose pas problème ? Le Puy de Monton n’est-il pas mieux situé pour boucher complètement l’axe nord-sud ? Quand on suit la vallée de l’Allier, on est obligé de passer soit entre Monton et le Crest ; soit entre Monton et Corent. Corent et le Crest peuvent être court-circuités mais pas Monton.


                      • elpepe elpepe 30 janvier 22:50

                        Mr Emile,
                        Vous avez encore abuse sur la vodka dans votre chateau, je comprends qu il faille tuer les heures, avant qu elles nous tuent, mais vous avez encore pousse un peu le bouchon un peu plus loin.
                        Si des petits hommes en blouses blanches essayent de forcer votre porte, ne leur ouvrait pas


                        • Jean Keim Jean Keim 31 janvier 08:03

                          Selon un certain courant de pensée faisant allusion à une antiquité antédiluvienne, l’Atlandite serait le nom donné à une très ancienne civilisation mondiale et qui par conséquent avait des sites un peu partout et donc notamment et pourquoi pas en France et plus spécialement ici ou là sur notre territoire, mais ce que je ne comprends pas est pourquoi vouloir la placer en un endroit précis ?

                          Si dans un long terme, après que les humains actuels se soient vaporisés à coup d’armes plus efficaces les unes que les autres et qu’une autre humanité nantie également d’archéologues reconstitue notre civilisation actuelle, où devront-ils la situer ? 
                          La civilisation des Atlantes - appellons la comme cela faute de mieux - n’a de sens que si elle est bien antérieure à la préhistoire telle que tente de la définir les historiens conventionnels et la montée en puissance des Celtes est un épisode proto-historique tout au plus, maintenant qu’une ou des civilisations très anciennes aient existé, voilà qui ne choque plus grand monde dans le grand public, et qu’elles aient laissé un héritage culturel dans la mémoire collective et un héritage archéologique sur le terrain sont tout à fait plausibles.

                          • Emile Mourey Emile Mourey 31 janvier 09:21

                            @Jean Keim

                            Ce que vous dites est intéressant. Si j’ai utilisé le mot « Gaule » c’est par défaut. J’aurais pu utilisé celui de Galatie. Vers l’an - 400, Platon parle d’Atlantide ce qui s’accorde avec la désignation de l’océan dit atlantique. Ces Atlantes ne sont pas des inconnus, d’autres textes en parlent. Leur histoire et leur origine semblent remonter bien avant Platon. J’en parlerai dans mon prochain article. C’est tout un nouveau champ de recherches qui s’ouvre à nous.

                          • Jean Keim Jean Keim 31 janvier 13:28

                            @Emile Mourey
                            Je partage votre enthousiasme, il faut passer outre la pensée conventionnelle qui nous limite à notre savoir et l’histoire conformiste est encore plus enfermée dans la prison des certitudes.

                            C’est un peu comme porter son regard sur un objet, tout naturellement nous regardons l’objet lui même mais nous ne pensons jamais à regarder l’espace autour de l’objet, les deux visions sont pourtant complémentaires et la deuxième change la perspective.

                          • Vipère Vipère 31 janvier 11:11

                            A Laotse

                            Le discours audio de Platon par Thomas de Chatillon, racontant le récit mythique ou l’Atlantide, tel que cela se pratiquait, à l’époque de Platon, oralement, dans un agora car tous les habitants n’étaient pas lettrés.

                            http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/platon-critias-ou-latlantide.html


                            • Loatse Loatse 31 janvier 13:06

                              Merci, Vipère.


                              • Antenor Antenor 31 janvier 20:33

                                Le dessin de Guillaume Revel en couleur

                                Étonnante, cette « fenêtre » en plein milieu de la muraille. Ne s’agirait-il pas plutôt d’un blason ? Celui du Chapitre Cathédral de Clermont ?

                                Étonnantes également, ces espèce de pancartes bleues (cheminées peintes ?) qui ornent les maisons de la moitié gauche du bourg. Un marqueur de leur appartenance à l’Abbaye de Mozac ?

                                Cela pourrait être confirmé par le fait que le chapitre de chanoines de l’église collégiale située dans la partie droite du village, dépendait de l’Eveque de Clermont,

                                Si le Crest dépendait essentiellement des autorités religieuses d’Auvergne, on comprend mieux pourquoi le symbole ambigu de la salamandre n’a pas été conservé.


                                • Antenor Antenor 31 janvier 20:46

                                  L’église du Crest est d’ailleurs dédiée à Notre-Dame-de l’Assomption comme la Cathédrale de Clermont.

                                  L’Eveque de Clermont et l’Abbaye de Mozac étaient plutôt en bon termes avec les Rois de France, ce qui explique pourquoi les Ducs de Berry et de Bourbon n’ont jamais pu/osé s’emparer de la citadelle.

                                  Il semble que les Dauphins et Comtes d’Auvergne en aient également possédé une partie.

                                  A la fin du Moyen-Age, c’est l’influente famille des Langeac qui prend le contrôle du site. Ils sont présents au Chapitre Cathédral et fournissent un nombre conséquent de Sénéchaux à l’Auvergne.

                                  Le Chapitre Cathédral possédait également Tallende-le-Mineur et Orcet.


                                • Frédéric André 1er février 10:33

                                  Il y a quelques années, des TV américaines ont situé Marseille et ses banlieues du côté de Strasbourg.
                                  Or vous placez l’Atlantide à Marseille (1).
                                  Donc l’Atlantide doit être recherchée du côté de Strasbourg...

                                  1 - Dans cette hypothèse, que faites-vous de la fameuse sardine qui bloquait le port de Marseille ?


                                  • moce 3 février 10:20

                                    Bonjour,


                                    C’est un chercheur très sérieux, l’étude est basée sur des analyses scientifiques vérifiables par tous (plus ou moins) et qui suit une logique bien ficelée. Certains seront sûrement un peu déçus par les conclusions qui excluent toutes interventions extraterrestre ou civilisation surpuissante, mais voir les « atlante » comme nos hommes « préhistorique » s’impose peu à peu comme étant la véritable source de ce mythe.
                                    Bonne lecture ;)

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