• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > L’écologie à deux vitesses

L’écologie à deux vitesses

La célébration de la catastrophe de Tchernobyl donne lieu à un comportement schizophrène des associations écologiques et des Verts.

Je m’explique. Ces associations se sont positionnées depuis le début de leur émergence médiatique et politique, comme des adversaires "totaux" du nucléaire en général et de l’industrie nucléaire civile. Avec de grand succès, puisqu’elles ont réussi à faire en sorte que la construction de centrales nucléaires s’arrête, et surtout que le développement de types de centrales futures comme les centrales surgénératrices soit totalement arrêté après une longue lutte de leur part, qui a culminé avec la décision prise par Dominique Voynet de fermer et de démanteler la centrale pilote de Creys Malville.

Et puis le réchauffement climatique qui, jusqu’alors, n’avait pas été véritablement appréhendé comme un danger écologique majeur, a émergé comme le problème écologique majeur qui menaçait la planète et l’humanité tout entière. Et toutes les études suivantes ont confirmé que les conséquences de ce réchauffement climatique pouvaient être tragiques pour la planète.

Coup dur pour les écologistes. Car la seule source d’énergie de masse qui ne produise pas de CO2 est le... nucléaire. Bien sûr, il y en a d’autres, l’hydraulique qui est aussi une source d’énergie de masse (cf. le barrage des Trois Gorges en Chine, qui produit l’équivalent de 20 centrales nucléaires) mais dont quasiment tous les sites potentiels ont déjà été équipés, dans les pays développés tout au moins. Le solaire est d’un coût exhorbitant, et n’est pas une source d’énergie de masse. L’éolien a un certain potentiel, mais avec l’inconvénient majeur de ne pas être là quand on a besoin de lui. Les éoliennes ne sont utilisables que 25% de leur temps, le vent est le moins fort et le moins présent en hiver, là où est le pic de la demande, et les installations d’éoliennes suscitent des réactions de rejet. Restent la biomasse et les biocarburants dont le potentiel quantitatif n’est pas non plus énorme, en raison du déficit de terres arables.

Que faire, donc, quand on est écologiste ? Fermer les yeux et poursuivre, comme si de rien n’était, dans ses luttes traditionnelles anti-nucléaire. Ou bien reconnaître la réalité des choses, qui est que l’effet de serre est un problème bien plus important et prioritaire que l’arrêt de l’énergie nucléaire. Et que cette énergie est, dans l’état actuel des choses, la seule réponse aux besoins quantitatifs en énergie d’une planète dont les besoins vont en s’accélérant et les ressources fossiles en s’épuisant. Et que la technique du nucléaire civil - en dehors de Tchernobyl, qui était tout autant une catastrophe d’un système sociopolitique qu’une défaillance technique non maîtrisable- était infiniment plus sûre que celle de l’extraction du charbon (un Tchernobyl tous les deux ans, en Chine !) et pouvait être considérée comme un risque acceptable face aux besoins d’énergie de l’humanité.

Certains écologistes ont pris le parti d’accepter la réalité. C’est le cas, par exemple, du pape de l’écologie britannique, James Lovelock qui, comme je vous en avais fait part dans un message du 1er mai 2005, demande à ses compatriotes de relancer l’industrie nucléaire. Les nôtres restent dans la tradition de leurs combats traditionnels et préfèrent fermer les yeux sur le réchauffement climatique.

C’est cette schizophrénie aveuglante qui apparaît à l’occasion de l’anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, où l’on a pu voir la France de l’antinucléarité, aidée par des médias amateurs du sensationnel sans réflexion critique, se déchaîner contre le nucléaire.Un Parti socialiste qui se prononce contre l’EPR de Flamanville sans nous dire comment il compte répondre aux besoins énergétiques immédiats du pays. Chez les Verts, Monsieur Yves Cochet, candidat à la présidence, repliant ses banderoles pour les réutiliser encore et encore, en même temps qu’il nous décrit, dans son livre récent, un monde de l’après-pétrole moyenageux et insupportable. Enfin, Greenpeace ou CAP21, dont le silence est assourdissant sur la manière dont ils comptent résoudre la quadrature du cercle.

Je recommande aux Français de lire le livre d’Yves Cochet pour voir le monde que les écologistes nous proposent. Le repliement sur soi et le retour au Moyen Age, en quelque sorte. Il n’y a vraiment rien qui puisse nous attirer, surtout dans un contexte où les autres pays, dans le même temps, auront, eux, su refuser le retour au Moyen Age et se seront réorientés vers le nucléaire civil (cf. mon message du 23/02/06 : Nucléaire : sont-ils tous idiots ?).

A mon sens, le rôle des politiques n’est pas de nous présenter un monde cauchemardesque, mais de prendre les mesures pour éviter qu’il ne se produise. Je ne suis pas un grand fanatique du nucléaire, mais je préfère le nucléaire civil, une disponibilité énergétique suffisante, une économie qui continue à nous assurer notre subsistance, et une maîtrise du réchauffement climatique acceptable, car c’est probablement le mieux que nous pourrons faire, même avec le nucléaire...


Moyenne des avis sur cet article :  4.07/5   (82 votes)




Réagissez à l'article

79 réactions à cet article    


  • Fabrice Fabrice Duplaquet 3 mai 2006 13:04

    Je suis d’accord que vous exprimiez vos opinions même avec fougue mais...

    Les faits sont là et je suis en première ligne pour essayer de réduire les dégats physiques engendrés par la pollution de notre environnement. Chaques jours je vois de nouveaux cas de malades qui ne le sont que parceque les mesures anti-pollutions élémentaires n’ont pas été prises. Pour eux, je dois combattre les contre vérités.

    Maintenant certains peuvent défendre l’hypothèse du grand complot écologiste mais le jeu est dangereux pour nos enfants.

    Alors le monde cauchemardesque que vous voudriez éviter il est là, sous nos yeux.

    http://europa.eu.int/comm/environment/chemicals/reach.htm

    http://www.citoyen.guideduvin.com/index.php/Belpomme/pollution

    http://www.artac.info/

    http://www.greenpeace.org/raw/content/france/press/reports/toxique-en-heritage.pdf

    Inutile de nier l’évidence


    • Rascal (---.---.203.7) 3 mai 2006 13:27

      Yeaph, pour mémoire les scientifiques russes constatent que tous les pays disent la même chose : vos centrales n’étaient pas sûres les nôtres le sont : la preuve nous n’avons jamais eu de problème.

      Les russes non plus n’avaient jamais eu de problème... avant...

      Quand à dire que c’est la seule solution, disons plutôt c’est la seule solution sur laquelle il y ai eu autant d’investissements : l’hydrogène, la houle maritime, les grandes différences de température, l’électromagnétisme de l’atmosphère, et la chasse au gaspillage... Il existe heureusement quelques alternatives. (je ne parle pas de la fusion qui ressemble beaucoup à une chimère)

      D’ailleurs le tout nucléaire est impossible car les ressources en uranium sont limitées, et le coût de recyclage des centrales hors d’usage sera énorme.

      La solution sera donc obligatoirement un compromis : nucléaires, solaire, éolien... et surtout une baisse de consommation (consommation moyenne d’un véhicule américain = 20 litres au 100 km)...


      • me (---.---.21.120) 3 mai 2006 13:39

        Désolé mais je ne vois ici que de la langue de bois, rien de nouveau, aucune réflexion, que du remâché.

        Le nucléaire est très coûteux dans son développement. Il n’émet pas de CO2 à la production d’énergie, mais son développement, beaucoup (ok je ne suis pas du domaine, je ne sais pas de quel ordre c’est). Il semblerait par contre que les ressources en l’isotope d’uranium intéressant pour la filière nucléaire traditionnelle soit en voie d’extinction... il faidrait alors effectivement assez rapidement passer aux surgénérateurs, qui ont également un aventage du point de vue du retraitement des déchets radioactifs.

        Mais... ton article est franco-centré ! tu donnes l’alternative nucléaire pour le monde entier, notamment et entre autres l’afrique, là où il n’y a pas encore de système viable de production ? Sommes-nous, en France, les seuls pollueurs ? à mon avis il faut trouver les technologies SIMPLES et PEU ONEREUSES à développer du point de vue de la microgénération, puisque les ruisseaux font les grandes rivières. (solaire non photovoltaïque, éolien gonflable, pompes à chaleur réversibles, géothermique... et sans doute bien d’autres actuellement ou à venir)

        Pour ce qui est du mode de vie, je m’étonne que tu ne cites que le moyen âge comme alternative au mode de vie occidental actuel. Il y a des moyens d’être moins gourmand en ressources sans pour autant tellement en pâtir.

        Et surtout !!! la question du ferroutage, maintes fois annoncé, jamais réellement proposé... par la peur de la grogne sociale du lobbye des routiers ? oui, il me semble...

        Je vois dans cette question de l’écologie une somme de petits égoïsmes personnels (je veux que ma voiture roule à 200, je veux garder mon emploi dangereux pour l’environnement et pour les autres automobilistes de camionneur) qui font qu’au final, personne ne se sent responsable de ce qui est en train de lui tomber dessus et de ce qui menacera ses enfants.

        Tu n’as pas trouvé les propositions des organisations écologistes/alternatives soutenables ? tiens, en voilà certaines : * http://www.decroissance.org/ * http://www.cap21.net/infos.php?page=de_l_ecologie_politique.txt * http://www.en-avant-savigny.com/site/article.php3?id_article=0286 *etc. ... tu n’as pas bien cherché. Et puis ce n’est pas seulement sur les techniques à mettre en oeuvre, c’est aussi sur les choix politiques à effectuer (recherche, leviers économiques) pour replacer l’environnement des générations futures au centre de l’intérêt. Parce que gouverner, ce n’es pas seulement rester entre les bandes blanches, c’est aussi viser la ligne d’arriver.


        • Alexandre Santos (---.---.183.195) 3 mai 2006 13:56

          Désolé, mais être anti-nucléaire n’est pas en contradiction avec une lutte contre le réchauffement climatique.

          Le nucléaire est une option insensée, puisqu’il produit des déchets dangereux pendant des milliers (ou dizaines de milliers d’années). L’incident de Tchernobyl qui a rendu une région fertile inhabitable pendant au moins des siècles devrait servir d’illustration conclusive de ce problème.

          Par ailleurs le nucléaire n’est pas la solution contre le réchauffement climatique, car il n’y a pas suffisamment de carburant nucléaire pour satisfaire les besoins mondiaux.

          Bref, luttons contre le réchauffement climatique en développant des énergies propres, et évitons de donner un alibi à l’industrie nucléaire.


          • Anthony Meilland Anthony Meilland 3 mai 2006 14:10

            Le problème des écologistes c’est leur manque de hiérarchisation dans leurs combats.

            Le principal problème actuel, l’effet de serre, provient en majorité de l’utilisation des hydrocarbures et du charbon. C’est plus qu’un noble combat à mener, c’est une urgence. Mais nos écologistes mettent ce combat au même niveau que la lutte contre le nucléaire, les OGM...

            Les verts viennent de conditionner leur participation au prochain gouvernement socialiste à une promesse de sortir du nucléaire. C’est simplement irresponsable !!! Et l’effet de serre il en font quoi ???

            Autre problème, au lieu de fustiger la voiture dans sa dimension individuelle, ils devraient s’en prendre à sa dimension « moteur à explosion », seul véritable problème écologique.

            Il y a aussi une sorte d’arnaque avec les économies d’énergie. Certes, si on peut s’éclairer en consommant 4 fois moins d’électricité c’est bien, si on peut moins chauffer grâce à une meilleure isolation c’est cool, mais lorsqu’on abandonnera définitivement les hydrocarbures il faudra produire beaucoup plus d’électricité pour compenser cela. Trains, voitures électriques ou à hydrogène, chauffage exclusivement électrique ou géothermique, tout cela demandera beaucoup d’électricité. Le nucléaire, et surtout la fusion (ITER) devrait permettre de produire cette énergie. Jamais nous pourrons produire tout cela uniquement avec des éoliennes, capteurs solaires, et pompes géothermiques.

            Développer les énergies renouvelables c’est bien, mais pas au détriment de la recherche sur la fusion nucléaire.

            Le plus imoprtant est le développement de moyens de propulsions propres et autonomes.


            • Bulgroz (---.---.86.94) 3 mai 2006 17:30

              Très bon commentaire, Anthony, frappé au coin du bon sens.

              Les écologistes, faute de hiérarchiser les priorités, font une grave erreur que l’Humanité devra payer très cher.

              Il n’y a pas, aujourd’hui, d’alternative au nucléaire.

              Une précision : les centrales nucléaires n’ont pas été conçues pour exporter, mais il se trouve tout simplement que la courbe des consommations suit des bosses et des creux, la production elle est stable, elle produit ou ne produit pas, les centrales ne peuvent pas se plier aux creux et bosses de la consommation. A chaque seconde, « l’équation égale conso » doit être vérifiée, sinon, c’ est la cata dans en sens (Conso >Prod) ou d’en un autre (Conso < Prod).

              Il est donc normal et conséquent que, quand la production est supérieure à la consommation, l’énergie excédentaire doit être dégagée, en l’occurrence exportée.

              Nous avons la chance en France d’avoir en France un système électrique hyper compétitif et écologique (pas d’émission de gaz à effets de serre), je pense que c’est cela qui gène les écologistes car rien de ce qui existe ne peut être bon.

              Dans le catalogue des énergies alternatives, les écolos ont oublié l’énergie musculaire qui est, soit dit en passant, la moins chère. Cela reste, à mon avis, la seule voie possible, si ces irresponsables écolos venaient à prendre en main les manettes du pays.


            • Julo (---.---.140.188) 3 mai 2006 14:16

              Vous êtes aussi caricatural dans votre article que les écolos dogmatiques que vous dénoncez. Vous savez très bien que les Verts ne prétendent pas arrêter le nucléaire immédiattement, mais veulent simplement en limiter l’usage. Ils sont curieusement parmi les seuls à soulever les quelques questions suivantes :
              - pourquoi 90% des crédits de recherche sur l’énergie sont alloués au nucléiare, contre 70% aux Etats Unis ?
              - pourquoi 1 centrale sur 6 en France sert à l’exportation ?
              - pourquoi continue-t-on à privilégier le chauffage éléctrique ?
              - pourquoi si peu d’éolien, de géothermie, de solaire en France, comparé à nos voisins européens ?
              - pourquoi continue-t-on à dévlopper le nucléaire militaire, alors qu’on a de quoi faire exploser tout le système solaire ?

              Ces questions sont importantes, bien plus qu’une « Charte sur l’environnement » ou les « Gestes quotidiens » bien-pensants de Nicolas Hulot. Vous l’aurez compris, je suis un militant Vert, et fier de l’être !


              • Anthony Meilland Anthony Meilland 3 mai 2006 14:58

                « pourquoi 90% des crédits de recherche sur l’énergie sont alloués au nucléiare, contre 70% aux Etats Unis ? »
                - Parce que 80% de notre électricité est nucléaire contre 19% au USA.

                « pourquoi 1 centrale sur 6 en France sert à l’exportation ? »
                - Parce que nos voisins ne produisent pas assez d’électricité (nucléaire).

                « pourquoi continue-t-on à privilégier le chauffage éléctrique ? »
                - Parce que ça pollue moins que le bois, le charbon, le fuel, le gaz... et en plus c’est souvent moins dangereux.

                « pourquoi si peu d’éolien, de géothermie, de solaire en France, comparé à nos voisins européens ? »
                - Parce qu’ils devaient en partie remplacer leur productions d’électricité à partir du pétrole et du charbon par un truc moins polluant. D’ailleurs souvent ces pays font coexister Charbon+Fuel avec des énergies renouvelables (Danemark et Allemagne). La France doit en effet rattraper ce retard, mais je ne vois pas en quoi cela devrait se faire au détriment du nucléaire.

                « pourquoi continue-t-on à dévlopper le nucléaire militaire, alors qu’on a de quoi faire exploser tout le système solaire ? »
                - Pour faire exploser toutes la Galaxie... Je plaisante, sur ce point je suis d’accord avec vous, il faudrait produire un rapport sur ce que coute le nucléaire militaire à la France.


              • Jojo (---.---.255.244) 3 mai 2006 14:40

                Superphenix c’était une courgerie, qui n’a jamais fonctionné, était excessivement danguereuse, et a couté des milliards en pure perte. On a eu raison de l’abandonner.

                Toutefois le nucléaire est indispensable pour avoir suffisamment d’énergie non fossile et la recherche dans ce domaine l’avenir. Des éoliennes en plus (mais la France n’a pas un grand nombre de sites exploitables), du biocarburant (forcément limité), des cellules photovoltaiques, du chauffage géothermique ou solaire c’est certainement à encourager, avec les économies d’énergie. Mais je doute que celà suffise à maintenir l’économie.


                • Kafir 1er (---.---.241.159) 3 mai 2006 19:51

                  Ne dis pas ça.

                  Superphénix a été entravé dans son fonctionnement par les innombrables recours administratifs qu’ont lancés les écolos, qui font que les périodes d’arrêt ont été plus longues que les périodes de fonctionnement.

                  Ce procédé fonctionne parfaitement et aurait permis d’assurer notre indépendance et notre avenir énergétique.

                  Comment se fait-il que les russes et les chinois en construisent ?

                  La France était pionnière dans ce domaine et va une fois de plus se retrouver bonne dernière.


                • Cassandre (---.---.237.187) 3 mai 2006 17:31

                  James Lovelock, dans « The Revenge of Gaia », caractérise l’attitude de l’écolo modèle 70, fervent de l’antinucléaire convivial et bien embêté par le changement climatique, par la devise suivante : « je suis bien dans mes idées, ne venez pas m’emmerder avec des faits ! »

                  On ne peux rien dire de sérieux sur l’avenir énergétique sans 1°)préciser les hypothèses utilisées (démographie, PIB, climat...) et 2°)faire des calculs prenant en compte TOUS les besoins et TOUTES les énergies imaginables.

                  Agoravox n’est pas le lieu idéal pour ça ! Pour se faire une idée d’un scénario global « écolo » (sortie du nucléaire) on peut regarder sur le site de Négawatt (www.negawatt.org). Leur scénario, à mon avis, pêche sur les points suivants :

                  - L’effacement progressif du nucléaire devant 30% d’éolien est ingérable en terme de régulation du réseau électrique.

                  - Les calculs ne sont faits qu’en énergie (TWh) et jamais en puissance (GW) : la notion de « pointe de demande » leur est inconnue, alors qu’elle est essentielle si on veut de l’électricité en permanence.

                  - Il est prévu un fort appel au gaz, bien trop important car tous les pays vont se jeter dessus pour boucher les « absences » de l’éolien et du solaire, et les fuites de méthane ont vite fait de le rendre aussi dangereux pour le climat que le fioul. Les lobbies de l’éolien industriel et du gaz se goinfrent dans ce scénario. GAZPROM est-il vraiment plus sympathique que le « lobby nucléaire » ?

                  - Pour un scénario allant jusqu’en 2050, ne pas tenir compte d’un changement climatique qui sera largement engagé est assez nul : la climatisation va s’envoler, on n’aura pas le temps d’isoler tout l’habitat ancien.

                  - La voiture électrique est ignorée, alors qu’en 2008 va sortir la Cleanova à batteries au lithium rechargeables à domicile en heures creuses : 150 à 200 km d’autonomie, de quoi rafler tout le marché de la seconde voiture et des flottes d’entreprises !

                  - Le nucléaire de 4ème génération, certainement disponible pour 2030, est complètement ignoré.

                  - Le financement des investissements et son étalement dans le temps sont très peu abordés.

                  En résumé, quand on pose en principe la sortie du nucléaire il faut tricher avec pas mal de contraintes pour présenter un scénario climatiquement acceptable en 2050. Si on garde le nucléaire, on dispose d’une marge de manoeuvre si l’on a sous-estimé le report des fossiles vers l’électricité, ou si la situation empire si vite sur le front climatique qu’il faut baisser l’usage des fossiles à toute allure.

                  Il faut garder à l’esprit que le risque nucléaire n’est que local et éventuel, alors que le risque climatique est global et certain. 5°C de plus en moyenne sur la planète (tendance actuelle pour 2100), c’est 10 000 Tchernobyls, qu’on compte en pertes humaines ou en surface perdue.


                  • Bulgroz (---.---.86.94) 3 mai 2006 17:39

                    Cher Mister Cassandre,

                    Pourquoi les écologistes n’arrivent pas à intégrer ce que vous avez si bien résumé ?

                    Pourqoi cette obstination, pourquoi cet arc boutisme, pourqui ce droitdanslesbottisme ?

                    Font ils semblant de ne pas comprendre ? Ont ils un intérêt à developper des fausses théories ? Recoivent ils de l’argent de l’étranger (Question sérieuse tant ils me laissent pantois) ?


                  • Kafir 1er (---.---.136.135) 3 mai 2006 22:33

                    @Bulgroz

                    Pour aller dans votre sens et ... vos soupçons :

                    - Avez-vous déjà vu les écolos manifester contre une centrale thermique au fuel ?


                  • freak0 (---.---.70.53) 3 mai 2006 18:11

                    Petit ajout à propos des cellulles photovoltaïques. Elles sont extrèmement difficiles à produires, ont une durée de vie de moins de 15ans, et leurs composant principalement des métaux lourds et du silicium sont une plaie à recycler, et son extrèmement polluant. de plus le rendement global est asser pauvre et ne convient que lorsque l’ont veu un appoint.


                    • Loran (---.---.137.76) 3 mai 2006 19:16

                      Savez vous que certains des dechets les plus dangereux ont une esperance de vie de 4 Millions d’années... On ne parle pas exactement de developpement durable la...

                      Admettons, on s’offre du confort pour les 50 annees qui viennent... Mais apres ? On achete des emmerdements insurmontables a nos enfants. Et en plus les reserves en uranium sont limitées... Le rechauffement climatique est tout aussi problematique.

                      Alors quoi ? Ben les gros 4*4 on les jette... Et oui c’est pas facile a entendre... et on E-CO-NO-MISE l’energie ! Mais cela nos papes modernes ne veulent pas l’entendre.


                      • (---.---.188.49) 3 mai 2006 21:37

                        bof, c’est parce que les générations précédentes ne vous ont pas laissées des déchets radioactifs à ciel ouvert ou encore que vous ignorez l’existence même de ceux qui sacrifient chaque jour que dieu fait leur sante pour tenir la chape veillissante de tchernobyl, que vous pouvez vous permettre de raconter des niaiseries pareils.

                        A vous lire, Tchernobyl a explosé et basta ! les déchets radioactifs vont où ? je vous propose d’aller en touriste sur les côtes de Somalie où le tsunami de 2004 a ouvert les fûts radioactifs !

                        dégénéré ! on dirait que l’effet du pultonium a déja commencer à agir sur vous.

                        Quel mépris de la vie vous pouvez avoir !

                        PATHETIQUE


                        • Cassandre (---.---.41.226) 3 mai 2006 23:13

                          Les générations précédentes ont balancé sans se gêner dans l’atmosphère des déchets qui sont en passe de transformer en désert les 3/4 de la planète.

                          Elles ont aussi oublié de vous laisser le mode d’emploi des neurones. Il est vrai que c’est fatigant de prendre le temps de lire et comprendre des textes de plus de 5 lignes, et de fouiner sur Internet ou ailleurs pour vérifier les FAITS.


                        • (---.---.44.111) 4 mai 2006 06:56

                          « ...je vous propose d’aller en touriste sur les côtes de Somalie où le tsunami de 2004 a ouvert les fûts radioactifs ! »

                          Qu’est-ce que c’est encore que ce turbin ? Les déchets radioactifs en fûts, sont coulés dans une céramique vitrifiée dans la masse totalement étanche, ce qui fait que le fût lui-même pourrait être en papier mâché sans aucun danger pour l’environnement.


                        • (---.---.235.253) 6 mai 2006 13:38

                          pfffff

                          regarder moi ce doux rêveur ! sortez de votre tour d’ivoire, vous allez vous prendre la réalité en pleine face !!


                        • (---.---.235.253) 6 mai 2006 14:07

                          Le tsunami renverse les poubelles radioactives du Nord sur les plages

                          http://www.rfi.fr/actufr/articles/ [...] _34585.asp

                          Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) vient de procéder à « une évaluation environnementale préliminaire, après le tsunami » de décembre 2004 qui a ravagé les côtes de l’Asie du Sud et a été ressenti en Afrique de l’Est, en particulier en Somalie. Outre les effets dévastateurs sur l’écosystème enregistrés sur les côtes de l’Afrique orientale comme dans tout l’océan Indien, le tsunami a violemment bousculé des dépôts sauvages de produits toxiques et même radioactifs déversés sur les plages somaliennes par des industriels du Nord. Mal conditionnés, les containers fuient, depuis le passage du raz-de-marée. Le PNUE observe l’apparition de maladies nouvelles dans les populations locales. Les spécialistes les imputent à des contaminations chimiques ou aux effets de la radioactivité.

                          « Des villageois font état d’un large éventail de problèmes médicaux comme des saignements de la bouche, des hémorragies abdominales, des problèmes dermatologiques inhabituels et des difficultés respiratoires », indique le porte-parole du PNUE, Nick Nuttall. Pour les spécialistes, cela ne fait pas l’ombre d’un doute, ces symptômes sont liés à une exposition à des radiations ou à des produits chimiques très toxiques comme ceux que contiennent les barils « entreposés sur la côte somalienne et endommagés par le tsunami ». Compte tenu des difficultés d’accès, dues en particulier à l’insécurité qui n’en finit pas sur le territoire des Somali depuis 1991 et le début de la guerre civile, « le PNUE discute actuellement avec le gouvernement [en exil à Nairobi, au Kenya] de l’envoi d’une mission d’évaluation qui puisse prendre la mesure de l’étendue du problème ».

                          L’impact principal du tsunami a frappé une bande côtière de quelque 650 kilomètres de long, entre Hafun et Garacad, tuant au passage environ 300 personnes, rasant au moins 18 000 habitations, détruisant les bateaux, emportant les filets et provoquant plus largement des dégâts dans tout l’écosystème côtier. Celui-ci abrite et nourrit près de 55 % de la population somalienne poussée par la guerre vers les 3 898 kilomètres de rivages. Or le raz-de-marée s’est produit en pleine saison de pêche. L’eau de mer a salé les eaux douces et même les terres arables. Le tsunami a aussi dévasté la forêt de mangrove, déjà très sévèrement affectée par les besoins en bois de chauffe et de construction, en particulier dans la zone qui va de Kisimayo jusqu’à la frontière kényane. La mangrove aura du mal à se régénérer. Avec elle risquent de disparaître le gibier aquatique et les crustacés qu’elle abrite, une ressource alimentaire cruciale dans ce pays où quatre années de sécheresse ont décimé les troupeaux. Mais le pire est sans doute à venir de la chimie radioactive qui a commencé à gangrener les plages.

                          Pollution tous azimuts

                          Depuis que l’anarchie s’est installée dans le pays, des bateaux de pêche étrangers équipés d’armes de guerre arrivent en rangs serrés pour disputer aux Somaliens les bancs de poissons qui prolifèrent au large des côtes. Dans les ports qui servent de points d’ancrage à tous les trafics imaginables, les dégazages sauvages se sont conjugués avec les déchets municipaux désormais abandonnés pour polluer à grande vitesse les cités côtières. En outre, depuis la fin des années 1980, les rivages nord de la Somalie sont devenus la poubelle privilégiée pour nombre d’entreprises occidentales encombrées de déchets toxiques impossibles à recycler et très coûteux à détruire. En Somalie, ces problèmes ne se posent pas, puisqu’il suffit de larguer les fûts sur un coin de plage en payant quelque droit de passage au seigneur de guerre du cru.

                          Depuis longtemps, les poissons aveugles, ou suffisamment inertes pour être ramassés à la main, n’étonnent plus les habitants des rivages somaliens qu’ils empoisonnent sans doute à petit feu. Mais cette fois, ce sont les chargements de produits toxiques illégalement déposés en Somalie et bousculés par le tsunami qui menacent de mort, de stérilité ou de dégénérescence les populations locales, leurs descendants et leur écosystème. Selon le PNUE, les containers qui sont en train de se vider sur les plages contiennent en effet des déchets industriels ou hospitaliers comprenant de l’uranium, du cadmium, du mercure et toutes sortes de produits pharmaceutiques et de substances chimiques destinées par exemple au traitement des peaux en maroquinerie. Les enquêteurs du PNUE ont observé des kyrielles de barils ou de containers plus ou moins défoncés sur les plages des régions de Hobyo et de Warsheik.

                          Le PNUE rappelle pudiquement que les pays industrialisés génèrent 90% des déchets toxiques produits sur la planète. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), estime pour sa part que dans les années 80, la production annuelle de déchets toxiques des pays industrialisés était d’environ 300 millions de tonnes. Parmi les principaux exportateurs de ces encombrantes substances, elle cite l’Allemagne, les Pays-Bas, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie. Or, d’hier à aujourd’hui, à l’autre extrémité de la filière, le continent africain reste le meilleur marché. Selon le PNUE, il en coûterait 2,50 dollars la tonne seulement pour se débarrasser d’un quelconque déchet toxique en Afrique contre 250 dollars en Europe. Le calcul est vite fait. D’autant que sur le continent, aucun mouvement d’opinion ne risque de venir troubler le cloaque.

                          Le chaos somalie garantit l’impunité

                          Le chaos somalien garantit l’impunité de ces violations des conventions internationales et en particulier de celle de Bamako qui interdit depuis le 31 janvier 1991 toute importation de déchets toxiques en Afrique. La Convention de Bamako avait été adoptée après que le PNUE eût tiré la sonnette d’alarme en faisant savoir que, dans les années 80, douze pays africains avaient signé des contrats ou avaient reçu des propositions pour accepter d’enfouir dans leur sol des déchets en provenance de pays industriels. Depuis, les intéressés ont mis une sourdine à ces lucratives activités, sans pour autant les interrompre. En septembre 1996, par exemple, le Parlement européen avait produit une résolution pour dénoncer la livraison de « centaines de tonnes de déchets de mercure toxique exportées en Afrique du Sud par la multinationale Thor Chemicals Ltd », demandant « notamment aux gouvernements du Royaume-Uni, de l’Italie et de l’Espagne, de prendre l’initiative de rapatrier les déchets toxiques exportés de leur territoire vers l’Afrique du Sud par cette société ».

                          La Somalie continuera, sans nul doute, longtemps encore, de faire plages ouvertes pour les déchets du Nord. Mais le rideau n’est pas encore levé sur le commerce opaque qui voit des déchets circuler du Nord au Sud sous le label d’une quelconque marchandise. Les pays du Nord ne manifestent pas vraiment de curiosité sur la question. Pour sa part, la Commission des droits de l’homme de l’ONU a quand même jugé utile l’année dernière de demander à sa Rapporteuse spéciale sur les déchets toxiques de lui apporter des « renseignements complets sur les personnes tuées, mutilées ou blessées dans les pays en développement du fait des mouvements et déversements illicites de produits et déchets toxiques et nocifs ; sur la question de l’impunité des auteurs de ces crimes odieux ; sur la question des programmes frauduleux de recyclage des déchets, le transfert d’industries, d’activités industrielles et de techniques polluantes et les tendances nouvelles dans ce domaine ; ainsi que sur les ambiguïtés des instruments internationaux qui permettent des mouvements et déversements illégaux ». Affaire à suivre.

                          Monique Mas Article publié le 07/03/2005 Dernière mise à jour le 07/03/2005 à 18:39 (heure de Paris)


                        • écolo-poilodo (---.---.216.45) 3 mai 2006 22:00

                          C’est juste. On voudrait résoudre un pb pour lequel on n’a pas envisagé à temps les dangers (réchauffement climatique), par un pb qui à terme va être tout aussi grave voir plus (déchets, catastrophes nucléaires potentielles, entre autres). C’est de la fuite en avant, rien de plus...

                          Non mais sérieux, c’est quoi la priorité ? De reporter le pb à plus tard, et le rendre plus grave encore ?

                          Sans compter que le nucléaire ne suffit pas à tous nos besoins, et que son développement en réalité ne substituera pas un pb à un autre, mais AJOUTERA un pb à un autre !

                          Alors pathétique c’est bien le mot oui...


                          • Cassandre (---.---.41.226) 3 mai 2006 23:15

                            Les générations précédentes ont balancé sans se gêner dans l’atmosphère des déchets qui sont en passe de transformer en désert les 3/4 de la planète.

                            Elles ont aussi oublié de vous laisser le mode d’emploi des neurones. Il est vrai que c’est fatigant de prendre le temps de lire et comprendre des textes de plus de 5 lignes, et de fouiner sur Internet ou ailleurs pour vérifier les FAITS.


                          • cupiflo (---.---.158.186) 4 mai 2006 00:47

                            De toute façon il faut réduire les consommations, pourquoi ne pas mettre une taxe sur la pollution des bagnoles. exemple :
                            - 4 litre au 100 : bonus de 5% du prix du véhicule
                            - 6 litre au 100 : rien
                            - 20 litres au 100 : taxe de 15% du prix du véhicule Ca calmerait déjà les vendeurs de 4x4

                            Le nucléaire est une énergie très cher (recherche, construction, démentellement) pour une durée de vie de 40 ans qui produit des déchets dont on ne sait que faire qui polluront des milliers d’année.

                            - Qu’arrivera t’il à la centrale nucléaire la plus sure soit-elle lorsque un avion piloté par un Ben Laden se crashera dessus ? J’ai lu que l’état avait refusé de faire l’étude (ou de donner son résultat, je ne me rappelle plus) pour les nouveaux réacteurs EPR !
                            - Comment sera entretenu les centrales nucléaires d’un pays en faillite ou en guerre ?

                            - Comment peut-on être pour le nucléaire quand on lit cet article à propos de tchernobyl :

                            "Mon opinion est que nous avons frisé à Tchernobyl une explosion nucléaire. Si elle avait eu lieu, l’Europe serait devenue inhabitable.(...) c’est une puissance 50 à 80 fois supérieure à la puissance de l’explosion d’Hiroshima (...)" écrit par : V. Nesterenko, membre-correspondant de l’Académie des sciences du Belarus, professeur, docteur ès sciences techniques, liquidateur des conséquences de l’accident survenu à la centrale atomique de Tchernobyl en 1986

                            Bref, le risque zero n’existe pas Tchernobyl en est la preuve.

                            Pourquoi tout d’abord ne pas chercher à développer les énergies propres à auteur de 20-30% pour commencer ? En France, les biocarburants ne sont pas développés. J’ai lu qu’une entreprise Française produisant des biocarburants était obligé de les vendre en Suisse ! Elle prétendait que si on mélangeait 10% de biocarburant avec du carburant normal, les rejets était beaucoup plus réduit. Ensuite les champs de Colza récupérait plus de CO2 que les carburants en rejettait en brulant.

                            Enfin une question économique :
                            - Comment une entreprise comme EDF (vive la privatisation) ayant pour but le bénéfice et l’engraissement des ses actionnaires peut-elle être dans une logique de baisse de la consommation électrique ?

                            La seule solution est la BAISSE de la consommation d’énergie et seule une volonté politique peut changer les choses, ce qui n’est pas le cas actuellement. Le peak oil étant à peu près atteint on va très rapidement devoir changer nos habitudes de gré ou de force.

                            Enfin j’aimerais connaitre la part des rejets de CO2 (automobile, agriculture, industries, centrales éléctriques) ; si quelqu’un l’a ?

                            PS : Désolé pour le caractère décousu de mon post...


                            • Cassandre (---.---.4.101) 4 mai 2006 09:01

                              Les réponses sont à l’adresse www.manicore.com.

                              M Nesterenko n’est pas, que je sache, physicien nucléaire. Sinon il saurait que, pour faire une bombe atomique, il faut la concevoir à cet effet, et ce n’est pas le cas d’un réacteur. Le premier effet d’une réaction nucléaire critique est de disperser la masse fissile critique qui l’a déclenchée, donc d’arrêter instantanément ladite réaction alors que très peu de transformation de matière en énergie a eu lieu.


                            • (---.---.127.36) 4 mai 2006 16:50

                              Désolé, mais entre un professeur, constructeur en chef d’une centrale atomique en Russie et un anonyme guignol internaute argumentant en 3 lignes, je me fierai à l’avis du premier.

                              D’après ce qu’il dit les conditions ont failli être réuni pour une explosion. Pensez vous connaitre mieux le nucléaire qu’un haut scientifique dont s’est son métier ? Pitoyable.


                            • Cassandre (---.---.112.139) 6 mai 2006 14:47

                              C’était aussi l’un de mes métiers. Voir un autre commentaire plus loin sur ce sujet (d’un autre internaute).

                              Mais, surtout, au lieu de CROIRE l’un ou l’autre, si vous vous donniez la peine d’augmenter vos connaissances ? La façon de fabriquer une bombe atomique n’est pas une question d’OPINION, c’est une TECHNIQUE, qui existe indépendamment des convictions des uns et des autres.

                              P. ex. lire le dernier Charpak (de Tchernobyl en Tchernobyls) si vous avez peur d’être repéré comme terroriste en cherchant la recette sur le Net.


                            • (---.---.235.253) 6 mai 2006 15:46

                              oui, une technique, une TECHNIQUE !!

                              on devrait la boucler donc, UNE TECHNIQUE ! mdrrrrrrr


                            • Scipion (---.---.44.111) 4 mai 2006 07:38

                              Si ça peut vous rassurer, CaDérange, les écoluches n’ont pas d’avenir politique. Ils sont assis entre deux chaises, c’est-à-dire entre leurs électeurs modérés et leurs électeurs intégristes.

                              Ils sont condamnés à décevoir, alternativement, les uns et les autres, en allant tantôt « trop » loin, tantôt « pas assez », voire simultanément, en allant, à propos d’un même objet, trop loin pour les uns et pas assez pour les autres...

                              Cette inconfortable position se retrouve dans la gestion même du mouvement. Les divisions internes y sont récurrentes comme c’est inévitable dans un milieu de zintellectuels portés, par définition, à la logorrhée plutôt qu’à l’action. Ce travers les privera à jamais d’une base réellement populaire.

                              Et c’est heureux parce qu’il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que l’écologisme est un mouvement exclusivement subversif. Le mariage contre nature - smiley) - célébré par Mamère le donne à penser, l’attitude des écoluches à l’égard de l’immigration le prouve.

                              Des environnementaux européens sincères et cohérents, préconiseraient la stabilisation démographique pour ne pas aggraver l’impact humain sur des territoires déjà très sollicités.

                              Au lieu de cela, ils se font les promoteurs inconditionnels d’une immigration-invasion ayant un second effet pervers majeur, la transformation de pollueurs faibles à moyens du tiers monde en gros pollueurs de chez nous.

                              Bref, les écoluches sont des rigolos, des rigolos inconscients donc dangereux, mais des rigolos quand même. Et ça, comme dirait l’autre truffe de RTL9, ça va se savoir smiley)


                              • Fabrice Fabrice Duplaquet 4 mai 2006 09:38

                                A force de se mettre un sac sur la tête on étouffe.

                                Vous confondez les écologistes politiques, qui sont un rammassi de soixantes huitards maoïstes et les écologues apolitiques qui ne sont ni de droite ni de gauche et qui tentent simplement de nous sauver la vie avant le final crunch.


                              • Scipion (---.---.44.111) 4 mai 2006 09:53

                                « ...les écologues apolitiques qui ne sont ni de droite ni de gauche et qui tentent simplement de nous sauver la vie avant le final crunch. »

                                Désolé, mais ils me font penser à un agonisant qui se bourrerait de produits censés ralentir la chute des cheveux...

                                Quant aux écoluches, ce sont tout de même eux qui ont des ambitions, et même jusqu’à présidentielles... Il est donc normal qu’on les surveille et qu’on commente leur potentiel électoral.


                                • pgt (---.---.63.235) 4 mai 2006 10:23

                                  Tout à fait d’accord avec toi, au sujet de l’intérêt de l’énergie nucléaire dans la lutte contre le réchauffement climatique. Par contre, tu confonds encore écologistes et Verts. Je suis désolé mais l’écologie réaliste, humaniste existe ! C’est l’écologie bleue. Quelques sites : http://www.ecobleue.com http://www.ecologiebleue.com


                                  • c florian (---.---.162.39) 4 mai 2006 10:36

                                    l’un des problémes écologiques majeurs est le réchauffement climatique. pour le limiter, il faut limiter le rejet des gaz à effet de serre. pour cela, on préconise l’usage d’énergie propre, dont l’électricité. mais cette électricité doit bien être produite, et le nucléaire est pour l’instant le seul moyen pour avoir une énergie propre de masse. par contre, ce mode de production n’est pas propre et il faut en gérer les dangers et les déchets. pour limiter les risques, il faut limiter la production, et donc la consommation. là on a une grande marge de manoeuvre si chacun y met un peu du sien. les particuliers doivent faire attention dans leur vie de tous les jours. les bâtiments doivent être mieux conçus et améliorer, on sait faire des immeubles quasiment indépendant énergiquement. la voiture ne doit pas être le mode de déplacement prioritaire. les énergies renouvelables doivent se développer réellement. je viens d’une région, le languedoc roussillon, qui a tout pour être surproductrice d’énergie sans nucléaire ni énergies fossilles. l’hydraulique, l’éolien, le solaire sont disponibles à profusion.

                                    il ne faut pas négliger également iter et le nucléaire 4eme génération qui, selon mes connaissances, ne produit aucun déchet et est beaucoup moins dangereux que les centrales classiques. de toute façon, le meilleur moyen de préparer l’avenir est de passer à une énergie sans aucun impact sur l’environnement. il ne faut pas oublier que la terre compte plus de 6 milliards de consommateurs potentiels et le mode de vie doit s’adapter à la planéte car l’inverse est impossible.


                                    • Fred (---.---.249.78) 4 mai 2006 11:23

                                      Je veux bien admettre que le nucléaire soit un mal nécessaire mais je suis étonné que l’on puisse s’en faire son avocat inconditionnel.

                                      Produire une énergie dont la production s’accompagne de déchets dangereux pour des centaines d’années est irresponsable si l’on considère le peu de qualité (et certainement d’enclin) de l’espèce humaine à gérer sur le long terme.

                                      Prôner le développement du nucléaire civil pour lutter contre le réchauffement climatique, c’est, à mon avis, aller au devant de sérieux ennuis : Accroissement mécanique du risque. Même si l’on considère que Tchernobyl résulte de la faillite d’un modèle économique, ce problème se produira donc à nouveau.

                                      On verra certainement apparaître de nombreux chantages internationnaux suite à l’impossibilité pour certains pays de gérer sérieusement leurs centrales.

                                      Gestion des déchets et problématiques sismiques.

                                      Risques de guerre, etc...

                                      Cela étant dit, il est un fait que le développement de nos sociétés s’est accompagné d’une disponibilité énergétique qui ne nous permet pas de tirer un trait sur le nucléaire. Néanmoins, il serait raisonnable de fournir un effort « sérieux » de recherche relatif à des énergies alternatives et, dans l’attent, de limiter au mieux l’utilisation du nucléaire.


                                      • Stephane Klein (---.---.101.8) 4 mai 2006 13:51

                                        J’ai lu pas mal d’enormites sur ce fil, c’est difficile de savoir par ou commencer.

                                        Tout d’abord messieurs, la problematique energetiques est compliquee et aucun d’entre vous n’a su l’apprehender correctement. Vos posts tiennent plus de l’opinion partisane que de l’analyse. Je pretends en connaitre un peu plus, ayant investi dans le secteur.

                                        Je precise que je suis anti-nucleaire, realiste et pas ’vert’ pour un sou.

                                        Voici une selection d’enormites et de contre verites :

                                        « Les éoliennes ne sont utilisables que 25% de leur temps, le vent »
                                        - > exact, le nucleaire c’est 75%, je rappelle qu’avec un territoire comme la France, il y a une repartition des vents assurant une production minimale estimee justement a 25 % par RTE. je rappele aussi qu’on peut parfaitement lisser la production eolienne avec les outils qu’on utilise aujourd’hui pour absorber le surplus nucleaire : les station de pompage-turbinage, centrales a volant inertiel ou centrales thermiques renouvelables (biogaz, biomasse).

                                        « Développer les énergies renouvelables c’est bien, mais pas au détriment de la recherche sur la fusion nucléaire. »
                                        - > La phrase devrait etre plutot l’inverse, comparez donc les montants dedies a la recherche nucleaire et celle dediee a toutes les EnR : infinitesimal, votre remarque est de la pure intox.

                                        « Le nucléaire de 4ème génération, certainement disponible pour 2030, est complètement ignoré. »
                                        - > je suis totalement pour une source d’energie generant peu de dechets, y compris le nucleaire de fusion, mais j’ai plutot entendu 60 ans de delai avant production.

                                        « L’effacement progressif du nucléaire devant 30% d’éolien est ingérable en terme de régulation du réseau électrique. »
                                        - > Ils font comment les Allemands avec 19 000 MW eolien ? Et les Espagnols avec 10 000 MW ? Ca doit etre l’apocalypse...

                                        J’ai entendu quelque part que nos voisins s’appretaient a relancer le nucleaire... ca tient plus de l’incantation que de la realite : le ministre allemand de l’ecologie(SPD) vient de reiterer l’objectif de sortie du nucleaire quant aux britanniques, ils viennet de chiffrer a 100 Milliards d’E le demantellement de leurs 10 centrales, certes particulierement vetustes, on comprend qu’ils hesitent (la France l’a chiffre a 50 MdE pour tout le parc, a suivre de pres). Quand on sait que le reacteur EPR est chiffre a 3 milliards, on comprend mieux encore.

                                        J’ai lu aussi que le potentiel eolien francais etait tres reduit..... des sources please ?.....j’ai lu de mon cote de source UE et ADEME, que le potentiel eolien francais etait le deuxieme europeen derriere le potentiel anglais et loin devant le potentiel allemand qui est evalue a 25 000 MW terrestre et 25 000 MW off-shore. Nul besoin d’etr enarque : ouvrir une caret d’Europe et comparer la superficie de territoire et les km de cotes.

                                        On comprend encore mieux la politique allemande, espagnole, danoise, belge, suisse, italienne quant on sait que ces politiques furent decidees il y a 5 ans, se basant sur un pari sur l’avenir et ce pari est en passe d’etre remporte : * des eoliennes passant de 1 MW a 5 puis a 7 dans peu de temps, maitrise de la technologie off-shore a la productivite plus grande et plus stable. * developpement du solaire PV et thermo-electrique (centrale de 300 et 500 MW annoncees en Espagne et USA, qui a dit que le solaire n’est pas une energie de masse ?) * developpement de la biomasse de cogeneration, idem biogaz. * meme le mini-hydro, technologie mature, gagne en productivite. * la geothermie de cogeneration qui poursuit son chemin. * pour finir : les energies de la mer dont on pourrait tirer plusieurs dizaines de pourcent de notre consommation electrique, tapez donc ’enregies de la mer’ sur Google.

                                        La realite est bel et bien la suivante : on ne peut pas aujourd’hui remplacer le nucleaire par les EnR, mais on le peut plus qu’hier et bien moins que demain. Continuons recherche et installations de centrale et nous y arriverons. Malheuresement a ce moment la, tous les pays europeens nous auront prouve a nous, Francais, ’exceptionnels’ par definition, que nous avons eu tort, je vous parie qu’il y aura encore a ce moment-la des intervenants pour s’enteter dans leur erreur.


                                        • Yake (---.---.36.225) 4 mai 2006 14:12

                                          « Continuons recherche et installations de centrale et nous y arriverons. Malheuresement a ce moment la, tous les pays europeens nous auront prouve a nous, Francais, ’exceptionnels’ par definition, que nous avons eu tort, »

                                          A ce moment-là nos voisins, à court d’énergie, nous achéteront l’éléctricité produite par noas centrales nucléaires !


                                        • Cassandre (---.---.4.40) 4 mai 2006 19:39

                                          Pas la peine de faire le malin : vous ne connaissez pas la différence entre nucléaire de 4ème génération et fusion (ITER). Et personne ne fait 30% de son électricité avec de l’éolien aujourd’hui. La régulation, ça ne consiste pas qu’à disposer de quoi boucher les trous (voir p.ex. le texte signé Pellen sur http://gasnnt.free.fr/sauvonsleclimat/), c’est bien plus compliqué que ça. Pour moi, le bon critère ce sont les émissions de GES par tête de pipe. Les pays que vous citez sont bien plus mauvais que nous. Demain on rase gratis...


                                        • Robert (---.---.234.153) 4 mai 2006 14:30

                                          Ce que les écologistes nous cachent sur les éoliennes.


                                          • c florian (---.---.162.39) 4 mai 2006 14:47

                                            prendre le site du cpnt comme référence n’est pas trés objectif. il suffit de lire quelques lignes pour s’apercevoir qu’ils n’ont pas mené une grande enquête trés approfondie. j’invite ceux qui ont rédigé ce texte à se rendre à proximité d’une éolienne pour noter la gêne sonore, le nombre d’oiseaux morts à proximité, l’emprise de béton... que du bla bla dans la gueguere vert-cpnt, rien de plus pour le débat.


                                          • Casandre (---.---.4.40) 4 mai 2006 19:30

                                            3 autres sources plus complètes sur les limites de l’éolien (mais pas seulement) :

                                            www.manicore.com

                                            http://gasnnt.free.fr/sauvonsleclimat/

                                            http://ventdecolere.org/


                                          • (---.---.1.179) 5 mai 2006 23:53

                                            Où on apprend que un déchet radioactif détruisant toute vie pendant des milliers d’années, empoisonnant, et tuant la vie, handicapant à jamais la santé des générations à venir est comparable aux « nuisances suposées » d’une éolienne.

                                            Encore un peu et on nous dira aussi que la catastrophe de tchernobyl a été provoquée, je vous le donne en milles, par

                                            une éolienne.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès