En classe de 3ème, les élèves, leurs parents, les enseignants, les responsables des collèges, des conseillers d'orientation vont, dès le premier trimestre, s'investir dans le difficile parcours du choix d'une orientation post-collège.
C'est un long processus émaillé de rencontres individuelles, fiches navettes, journées d'information, portes ouvertes des lycées et autres établissements, consultation des documents ONISEP, CIO, dépliants de toutes obédiences, collecte de mille et une paperasseries, pour enfin finir par remplir les liasses d'inscription absconses où x fois il vous faut réécrire vos noms, adresse et autres.
Et pour l'élève c'est tout cela plus la pression des études car "Si tu fais une bonne année, pas de soucis, on respectera et soutiendra tes vœux d'orientation."
Bref, tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes… jusqu'au 28 juin, jour de brevet et veille du dépôt du dossier d'inscription au lycée Saint Exupéry de Bellegarde sur Valserine dans l'Ain pour les élèves du Pays de Gex qui ont choisi pour leur classe de seconde l'option CIT (Création et Innovation Technologique). C'est par le biais d'un document non cacheté, froid comme un technocrate, notification sans appel issue d'une machinerie sans état d'âme, qu'une bonne moitié des élèves découvre entre deux épreuves que leur demande a été rejetée.
Comment prend-on cela, ce torchon sans explication ni excuse, quand on a 15 ans, quand on est parent d'un enfant de 15 ans ? Comme une décision arbitraire et profondément injuste, montrant un irrespect total des adolescents et de leur sensibilité.
Alors, le logiciel serait-il à la solde des capitaux privés avides de démanteler ce qui est peut-être le dernier rempart de notre liberté de pensée ? Et les sbires du logiciel des comptables mercenaires ?
Conseillés par des chefs d'établissement coincés entre leur éthique personnelle et la goule polymorphe du directoire éducatif, les parents pour qui cela n'est hélas pas le premier combat de l'année se sont tous mobilisés en écrivant et téléphonant à l'inspection académique de l'Ain, au rectorat. Pour l'heure leurs enfants ne sont inscrits nulle part. Au pis-aller on les enverra continuer à alourdir les classes déjà surchargées (37 élèves) du lycée de Ferney Voltaire et cela sans même pouvoir bénéficier des options que l'administration fait miroiter dans tous les merveilleux dépliants qu'elle distribue à grands frais.

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@ diverna : OK je vois mieux ce que vous voulez dire. Cela dit, les élèves n’étant pas (...)
04/07 04:26 - jak2pad@jak2pad Moi, je vous comprends un peu trop bien et je trouve votre réaction excessive. On (...)
02/07 10:01 - divernaje vous relis pour la troisième fois, parce que je suis opiniâtre et tenace, mais j’avoue (...)
02/07 02:50 - jak2padBizarre, cet article. On y sent la déception un peu étonnante d’un parent déçu que son (...)
02/07 02:46 - jak2padBon, pour commencer je m’identifie par rapport au sujet traité : 2 jeunes qui sont post (...)
01/07 23:14 - diverna
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