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Accueil du site > Tribune Libre > L’État au chevet du libéralisme

L’État au chevet du libéralisme

« Ce que révèle cette pandémie, c'est qu'il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché »  ! E. Macron

 

Les thuriféraires du libéralisme ne sachant comment faire face à cette double crise, sanitaire et économique, tiennent des discours et prennent des mesures qui vont paradoxalement à l'encontre de leurs dogmes idéologiques en faisant appel à l’État ; celui-là même qu'ils ont décrié, fustigé et haï depuis Smith, Ricardo, Mill ( père et fils), Walras, Friedman etc. Le marché, disaient-ils, est autorégulateur grâce à la loi de l'offre et de la demande jugée infaillible, naturelle et, partant, universelle. Toute intervention de l’État ne ferait que perturber cette parfaite harmonie. Même en période de crise, l'intervention de État est à éviter ! « Dans la crise actuelle, l’État n’est pas la solution à notre problème ; l’État est le problème » disait Ronald Reagan dans une célèbre formule le 20 janvier1981, le jour de son investiture (1). Hors du marché donc, point de salut !

Mais voilà que la réalité vient de leur montrer et d'une manière éclatante l'incapacité de ce même marché à réagir face à cette situation. Ils constatent ébahis que le marché tant vénéré et adulé ne leur est d'aucun secours. Ne sachant plus à quel Dieu se vouer, ils se retournent désespérés vers cet État qu'ils vilipendaient pourtant chaque jour. Ainsi le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire ne disait-il pas hier encore à l'occasion des privatisations des Aéroports de Paris et de la Française des Jeux que « L'Etat n'a pas vocation à diriger des entreprises concurrentielles » (2) . Mais aujourd'hui, il déclare juste le contraire « Si pour protéger notre patrimoine industriel il faut aller jusqu'à la nationalisation de certaines entreprises parce qu'elles seraient attaquées sur les marchés, je n'aurai aucune hésitation » (3).

Même discours en Italie où le gouvernement veut également nationaliser la compagnie aérienne Alitalia incapable de faire face à ses difficultés (4).

« Nous devons protéger Boeing » annonce de son côté Donald Trump. Après le sauvetage de General Motors et Chrysler pour éviter la mort de l'automobile américaine, il y a quelques années, les Etats-Unis s'apprêtent aujourd'hui à aider leur secteur aérien (5) ainsi que toute l'économie américaine (6).

Le premier ministre canadien Justin Trudeau lui aussi est prêt à apporter son aide aux entreprises et aux entrepreneurs de son pays : « Nous reconnaissons qu’il y aura des conséquences pour les entreprises canadiennes, les entrepreneurs canadiens, et nous chercherons toujours des moyens de minimiser cet impact et peut-être d’apporter une aide quand cette aide sera nécessaire » (7).

On peut multiplier les exemples de cette intervention de l’État dans les affaires économiques privées. Et plus la pandémie dure dans le temps et plus cette intervention étatique devient évidente et massive (8).

Précisons tout de même que ces interventions se font bien évidemment avec les impôts des contribuables, notamment des plus démunis d'entre eux. Et si cela ne suffit pas, l’État peut toujours recourir à l'emprunt ou, à travers les Banques centrales, à la fameuse planche à billets (9).

Cette dernière pratique est, là encore, en totale contradiction avec la doxa libérale, car génératrice de l'inflation. Pour les libéraux en effet, tout écart entre les richesses réelles et la monnaie en circulation se traduit inévitablement par l'augmentation des prix. « l'inflation est toujours et partout un phénomène monétaire en ce sens qu'elle est et qu'elle ne peut être générée que par une augmentation de la quantité de monnaie plus rapide que celle de la production » disait avec beaucoup de certitudes Milton Friedman, un des gourous des libéraux et conseiller économique du dictateur Pinochet.

 

Cette crise, comme celles qui l'ont précédée, révèle au grand jour l'immense contradiction entre une pensée qui a fait du rejet de l’intervention de l’État son fondement, et une pratique qui érige ce même État en gestionnaire essentiel des affaires privées des classes privilégiées. Car pour les salariés, il ne viendrait jamais à l'esprit d'un chef d’État de dépenser des milliards pour sauver leurs emplois. Bien au contraire. Ils les détruisent volontiers en privatisant les services publics et en laissant faire le marché lorsqu’il s’agit des entreprises privées. Un ancien premier ministre, Lionel Jospin, qui se considère pourtant « socialiste », ne disait-il pas, face aux licenciements de milliers d’hommes et de femmes (7 500 exactement) par Michelin, que « l’Etat ne peut pas tout ». Macron, quant à lui, se targuait de pouvoir supprimer 120 000 postes de fonctionnaires une fois à la tête de l’État (500 000 pour le candidat F. Fillon).

 

Mais cette contradiction entre la théorie et la pratique n'est qu'apparente. Il s'agit d'une opposition entre des éléments appartenant à la même logique, celle des intérêts de la classe dominante. Car dans le système capitaliste, interventionnisme et libéralisme, sont les deux faces d'une même pièce.

La bourgeoisie utilise l'un ou l'autre en fonction de ses seuls intérêts. Car l’État est un appareil au service de la classe la plus puissante qui possède le pouvoir économique et, partant, politique. Il ne peut être autrement dans une société fondée sur l'existence et la lutte des classes. Et comme disaient Marx et Engels, il y a longtemps, « Le gouvernement moderne n'est qu'un comité qui gère les affaires communes de la classe bourgeoise tout entière » (10).

 

Mohamed Belaali

 

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(1)http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1968

(2))https://www.lesechos.fr/2018/06/bruno-le-maire-letat-na-pas-vocation-a-diriger-des-entreprises-concurrentielles-973887

(3)https://www.franceculture.fr/economie/covid-19-le-gouvernement-pret-a-nationaliser-des-entreprises-en-difficulte-un-changement-de-doctrine

(4)https://www.liberation.fr/planete/2020/03/17/rome-veut-nationaliser-alitalia-pour-lui-eviter-la-faillite_1782104

(5)https://www.air-cosmos.com/article/donald-trump-nous-devons-protger-boeing-22763

(6)https://www.tdg.ch/economie/trump-tente-sauver-economie-americaine/story/23403826

(7)https://www.lesoleil.com/affaires/ottawa-nexclut-pas-une-aide-aux-entreprises-affectees-par-le-coronavirus-10692ecf5139fd45118c9c780d71a80e

(8)https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/coronavirus-la-bce-s-attend-a-une-recession-considerable-ca779a3fe2ab16723ab27bb5ef9eea29

(9)https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/la-banque-d-angleterre-n-exclut-pas-de-faire-marcher-la-planche-a-billets-842587.html

(10)https://www.marxists.org/francais/marx/works/1847/00/kmfe18470000a.htm

 


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34 réactions à cet article    


  • François Vesin François Vesin 26 mars 08:49

     Car dans le système capitaliste, interventionnisme et libéralisme,

    sont les deux faces d’une même pièce.

    .

    C’est la clef : plus de banque de France, plus de liberté monétaire,

    un assujettissement à la Banque Centrale Européenne et au FMI !

    Macron peut venir nous mentir dans le blanc des yeux, tout a été

    parfaitement verrouillé et nous, le peuple de France, ne sommes

    plus maîtres de rien ! Macron doit être poussé à la démission.


    • Jason Jason 26 mars 17:16

      @François Vesin

      Vous pourrez mettre tous les Macron que vous voudrez à la porte, cela ne changera rien à ce qui existe. Et ce qui existe remonte au traité de Luxembourg (en ’86 ?) et les 400 pages qui vont avec. L’essentiel était que les capitaux et les biens pouvaient circuler sans entraves, sans mesures fiscales. Le travail, lui, restait sédentaire, comme le serf attaché à la glèbe. Favoriser le capital au détriment du travail, c’était le but de la manoeuvre. Et Mitterrand, qui se foutait des questions économiques, conseillé par des cuistres en la matière, signait n’importe quoi.

      Depuis cette époque, les gouvernements de gauche (soi-disant) ont continué à mystifier tout le monde. Plus de 40 ans d’illusions, il faut le faire. C’est le record absolu d’enfumage ! 

    • rita rita 26 mars 09:21

      Les discours des politiciens, suivent le sens du vent comme les girouettes !


      • V_Parlier V_Parlier 26 mars 14:38

        @rita
        Et maintenant plus que jamais !
        Pour ce qui est de la situation : Non seulement leurs lois intangibles du libre marché global et de la libre circulation nous font crever (dans le sens économique, social et sanitaire) mais en plus maintenant ils ont trouvé une raison pour nous empêcher de fuir : Le confinement séléctif (oui sélectif parce-que... https://francais.rt.com/france/73153-confinement-dans-banlieues-pas-une-priorite-selon-nunez ). Avec l’effondrement évident qui se prépare (accéléré par le virus qui servira de prétexte pour dire que tout n’est que de sa faute) je n’ose imaginer les mois à venir !


      • Spartacus Spartacus 26 mars 10:10

        C’est surtout le contraire que cela montre...

        Le monopole étatique est honteux et au sous sol.

        C’est LVMH qui fournit des masques parce que ces cons de planificateurs sont incapables d’en fournir.

        C’est en Corée du Sud ou Taiwan ou les services de santé sont privé qu’on trouve des tests, des masques.

        Que l’état ne met pas en prison confiné chez eux les gens.

        C’est en situation de monopole d’état public de la santé que l’on voit que les premiers à être testés sont les politiciens et les nomenklaturas.

        C’est en situation de monopole d’état public de la santé qu’on voit qu’on envoie aux fonctionnaires les plus proche du pouvoir des masques alors qu’on n’en envoie pas aux médecins des villes...

        Aux USA ils ont des test à New York. Il est déjà possible de soigner depuis hier à la chloroquine. Ici on attend les palabres de fonctionnaires...

        Comme c’est pas l’état qui gère les masques on en trouve dans les commerces.

        Oui cette crise montre ce qu’est le socialisme étatiste..Bien merdique.

        Une belle saloperie et que seul le secteur privé cherche a satisfaire les gens, alors que le secteur public est un système de caste a vomir ou se servent en premier les obligés. Non motivé par le profit, c’est l’inertie totale.

        Les faits sont les faits...


        • JL JL 26 mars 10:35

          @Spartacus
           
           ’’C’est LVMH qui fournit des masques parce que ces cons de planificateurs sont incapables d’en fournir. ’’
           
           Ces cons de planificateurs désormais ne planifient plus que les conditions de croissance des profits de LVMH et ses semblables.
           
          Vous retardez d’un demi siècle. Par le fait, vous dites tout à l’envers : dire les chose à l’envers c’est provoquer les malheurs du monde.


        • papat 26 mars 11:29

          @Spartacus
          t’oublie juste de dire que lvmh c’était boussac st frère et qu’arnault l’a acheté avec le milliard que fabius lui à donné !donc lvmh c’est toi et moi qui lui avons payé !


        • V_Parlier V_Parlier 26 mars 14:41

          @Spartacus
          Si vous comparez avec ce qui se fait ici, vous pouvez trouver, selon vos préférences, des exemples capitalistes, étatiques, autres (si ça existe) qui font mieux que nous. Assez facile. Ici nous avons un état qui a renoncé depuis longtemps à ses devoirs mais qui veut jouer au gendarme.


        • jjwaDal jjwaDal 26 mars 19:35

          @Spartacus
          La plupart des Etats ont très mal anticipé le risque de pandémie, le cas de la France, le cas des USA. Il se trouve que la Corée du Sud est quasiment en état de guerre depuis les années 1950, Taiwan en situation aussi d’ailleurs , et le fait d’être prêt à toutes les éventualités a pu jouer un rôle dans leur réponse à cette pandémie. De là à en faire un exemple générique, vous rêvez tout éveillé...
          « Aux USA, ils ont des tests à New York ». Bah, en France ils ont des tests à Marseille. On est bien avancé à ce niveau d’analyse raz des pâquerettes.
          Les USA vont être balayés par un tsunami et on verra ce que donne leur système de santé face à ce virus. Ne nourrissez pas trop d’illusions. Le système de santé aux USA n’en a pas.
          Par ailleurs j’ignorais que l’Etat devait fabriquer des masques chirurgicaux. Qu’il ait mal géré le stock, tout le monde en convient, mais si on regarde les entreprises, grandes et très grandes en particulier, qu’ont-t’elles fait depuis 2007/2008 pour se préparer à un nouveau choc économique ?
          C’est pourtant un endettement public massif qui a évité que la dette privée envoie dans les poubelles de l’histoire une large part du système bancaire et des grandes entreprises US...
          A part arroser les actionnaires et faire du rachat d’actions en masse pour faire monter le cours de leur propre action , rien... Combien ont été sauvées in extremis en 2008 et sont à nouveau douze ans plus tard à pratiquer le chantage du « sauvetage ou je ferme la boutique » ?
          Le CEO de Boeing a été jusqu’à dire qu’il était hors de question que l’Etat prenne une participation au capital de Boeing. Sauf qu’une entité privée qui vous sauve de la faillite tient à avoir un droit de regard sur ce que fait l’entreprise qu’elle sauve de la faillite. Le contribuable, non.
          Depuis 2008, l’économie des USA dépend entièrement de ce que fait la FED. Comme modèle d’Etat à économie planifiée on ne fait pas mieux.
          Oui, les faits sont les faits et comme toujours vous picorez ce qui vous arrange. Oui, on met au sommet de la pyramide sociale des myopes qui sont en grave conflit d’intérêt et nullement au service du peuple. D’où le résultat prévisible. Mais le privé est incapable d’éponger sa propre merde et d’assumer les conséquences de ses demandes (dérégulation, taux d’intérêts faibles, etc...).
          Alors on est bien obligé entre deux maux de choisir les deux...


        • leypanou 26 mars 20:30

          @Spartacus
          C’est en Corée du Sud ou Taiwan ou les services de santé sont privé qu’on trouve des tests, des masques 

           : Lequidam, lisez ce qu’ils vont faire les Irlandais, ils vont nationaliser leur système de santé, les c.ns !

          En tout cas, c’est un pays « totalitaire » la Chine qui, jusqu’à maintenant a réussi à endiguer leur covid-19.


        • JL JL 26 mars 10:31

          « Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché »  ! E. Macron

           

           OUI ! La recherche médicale.


          • JL JL 26 mars 10:39

            « Dans la crise actuelle, l’État n’est pas la solution à notre problème ; l’État est le problème »

             

            Çà c’était hier ! Reagan et sa crise, c’est du passé. Le problème aujourd’hui, est du au fait que l’État s’est mué en syndic de propriété gérant les intérêts des entreprises nationales et des actionnaires nationaux, donc aussi des entreprises étrangères.


            • Spartacus Spartacus 26 mars 14:05

              @JL
              Je vais t’expliquer le fonctionnement de la sécurité sociale publique et d’une assurance privée....
              Et le B A BA de l’économie planifiée et de marché.

              La sécurité sociale est une collectivisation des moyens pour répondre à une demande « moyenne » des adhérants.
              L« assurance mutualise les moyens de ceux qui payent pour répondre à la demande précise de ceux qui y adhèrent.

              La sécurité sociale est dite »monopole du payeur« .
              Son rôle consiste en fait à »exclure et refuser les achats de médicaments et moyens dont le besoin ne rentre pas dans la « moyenne » et ferme le déveoppment de l’offre à ses limitations. Sans concurrence elle peut limiter son référencement aux choix de ceux qui la gèrent.

              La mutuelle rembourse elle au réel les médicaments que l’on a besoin " en fonction du contrat, des franchises et laisse l’offre se développer car la concurrence qui offre plus de services incite a développer l’offre.

              Voila pourquoi les masques, les tests, les nouveaux traitements ne sont pas disponibles et qu’ils le sont ailleurs. Corée du Sud, Taiwan, Singapour Thaïlande, USA, et pas en France.

              Ce qui est important c’est que les gens soient soignés, pas que le système réponde à une idéologie collectiviste qui fait plaisir aux gauchistes...


            • JL JL 26 mars 14:34

              @Spartacus
               
               je vais t’expliquer le B-A-Ba de la vie : un mauvais outil aux mains d’un bon ouvrier fait du meilleur boulot qu’un bon outil aux mains d’un charlot. Une kalachnikov fait moins de dégâts dans les mains d’un homme raisonnable qu’un couteau de cuisine dans les mains d’un fou furieux.
               
              L’idéologie libérale est un bon outil, qui est rédhibitoirement aux mains de salopards ; et il ne pourrait en être autrement aussi longtemps qu’il existera des égotistes comme celui qui ici usurpe sans vergogne le nom d’un héro altruiste légendaire : ce faisant il nous dit qu’il faut le comprendre le contraire de ce qu’il écrit.


            • Spartacus Spartacus 26 mars 14:51

              @JL
              Les leçons d’égoïsme qui n’entreprennent rien, ne créent rien par eux même et ne créent aucune de richesse de par eux même me font toujours bien rire.
              Les leçons d’altruisme de la part de ceux qui n’ont pris aucun risque pour s’enrichir et n’ont rien à offrir que l’argent des autres me font aussi bien rire...
              En général ces donneurs de leçons ont la poche cousue, et vivent de l’argent des autres.


            • JL JL 26 mars 14:58

              @Spartacus
               
               Si seuls n’avaient compté que ceux qui préfèrent être patrons dans leur petite entreprise qu’employés dans une gosse boîte ou fonctionnaire dans l’administration, on en serait non pas au Moyen âge mais au temps des Gaulois. On vivrait comme les Apaches et les Sioux. Pourquoi pas ; mais ce n’est pas le cas. Vous êtes un ignorant indécrottable qui ne connait rien à l’économie moderne.


            • V_Parlier V_Parlier 26 mars 15:08

              @JL
              Bof... une idéologie qui serait un bon outil... bof bof...
              Mais ce qui se passe aujourd’hui permet de constater qu’elle n’est pas le seul problème. L’autosatisfaction de tout un empire en déclin gouverné par des charlatans/amateurs vendeurs de promesses (et qui savent que le mondialisme nous mène dans le mur mais ne veulent pas l’avouer) est pour moi la raison principale. D’ailleurs parmi les états tiers qui interviennent en Italie je ne vois pas que des capitalistes... et même parmi les capitalistes qui y sont je vois des interventionnistes et souverainistes bien convaincus.


            • V_Parlier V_Parlier 26 mars 15:10

              @JL
              On finit par avoir du mal à suivre...


            • Spartacus Spartacus 26 mars 16:31

              @JL
              Mais les « patrons » répondent sur le sujet des articles. Parfois cyniques, avec les idées, mais jamais vulgaire sur les gens.

              Les patrons acceptent la concurrence, des idées comme le reste.
              Ils n’ont pas besoin d’insulter ou censurer.


            • jjwaDal jjwaDal 27 mars 04:55

              @Spartacus
              Conte de fée au service d’une croyance. C’est un média « gauchiste » comme « Time » qui vous porte la contradiction par ex en citant l’exemple de Taiwan : " Following SARS in 2003, Taiwan established a central command center for epidemics. By Jan. 20, it was coordinating the government’s response to the coronavirus. It quickly compiled a list of 124 “action items,” including border controls, school and work policies, public communication plans and resource assessments of hospitals,

              En résumé, retour d’expérience cuisant sur un précédent épisode et action gouvernementale intelligente et planifié concernant celle-ci.
              La Corée du Sud était également prête en tant qu’Etat et avait une stratégie antérieure à l’arrivée du Covid 19, nous non. De nombreuses lectures comme celle-ci, ne suffiront pas j’imagine à vous sortir de votre ornière du « Public, pas bien » et du « Privé, bien ». La réponse à une nouvelle épidémie ne saurait être une réponse éparpillée. C’est forcément une réponse collective organisée par l’Etat et pas par un fabricant de masques ou de gels hydroalcooliques.


            • JL JL 27 mars 09:06

              @jjwaDal
               
              Très juste.
               
               ’’ La réponse à une nouvelle épidémie ne saurait être une réponse éparpillée. C’est forcément une réponse collective organisée par l’Etat et pas par un fabricant de masques ou de gels hydroalcooliques.’’
               
               Et surtout pas par un fabricant de vaccins, la pire réponse qu’on pourrait imaginer, celle du libéralisme précisément, comme par hasard !


            • Spartacus Spartacus 27 mars 20:00

              @jjwaDal
              Non.
              Vous pas comprenez pas la différence et le sens entre privé ou public. 

              La différence c’est que le secteur public créée les raretés, la ou le secteur privé réduit les raretés.

              L’état fonctionne en créant des exclusions d’achat et crée donc les pénuries (masques, test, etc)

              Le secteur privé cherche a satisfaire les clients et donc ouvre les possibilités.

              Vous n’avez pas les yeux pour le voir, la faillite complète actuelle ?

              C’est comme le communisme, combien de morts faut il pour voir que c’est pourri une sécurité sociale collectiviste.


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 mars 11:03

              L’état n’est pas « au chevet », mais "à la botte« du »libéralisme".

              D’ailleurs, le terme « libéralisme » lui-même est un euphémisme couramment utilisé pour éviter de dire ou écrire « capitalisme » et pour pouvoir revendiquer abusivement les luttes émancipatrices liées au libéralisme philosophique des Lumières, plutôt que de se proclamer « capitaliste » et d’endosser toutes les horreurs et les collaborations aux pires totalitarismes que ce système engendre.

              En jouant sur la perception des mots, on amalgame la tyrannie de l’argent et la liberté. Un tour de passe-passe idéologique majeur, imperceptible, et tellement parasitaire que même les critiques du système, comme l’auteur de l’article, ont fini par adopter ce vocabulaire.


              • V_Parlier V_Parlier 26 mars 15:13

                @Séraphin Lampion
                Vous écrivez : "pour pouvoir revendiquer abusivement les luttes émancipatrices liées au libéralisme philosophique des Lumières«  -> Pour moi le mot abusivement est de trop. Il s’agit d’un récent aveux, c’est tout. Le libéralisme philosophique a aujourd’hui rejoint son »fils" pragmatique, le libéralisme économique, duquel il avait feint de se séparer depuis un bon 70 ans, voire un peu plus même.


              • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 13:04

                The Inclusive Cost of Pandemic Influenza Risk (le .pdf est voir) dans une étude de 2016, estime que les pandémies causent en moyenne 570 milliards de dollars de dommages économiques par an à l’économie mondiale, et que ces coûts augmenteront à mesure que nos économies se développeront et deviendront plus interconnectées.


                • JL JL 26 mars 14:01

                  @bouffon(s) du roi
                   
                  ’’ les pandémies causent en moyenne 570 milliards de dollars de dommages économiques par an à l’économie mondiale

                  ’’
                   
                   Mais rapportent quelques dizaines ou centaines de milliards à Big Pharma et Big Médica qui n’en feraient probablement pas autant par le biais de la prévention.
                   
                   Ps. C’est qui, le titulaire du compte « économie mondiale » ?

                   
                  .


                • V_Parlier V_Parlier 26 mars 15:15

                  @JL
                  Il semble que cette fois ils ne s’y retrouvent pas dans la balance. D’où cette improvisation au jour le jour du désespoir.


                • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 19:18

                  @JL

                  Effectivement, mais si vous regardez le .pdf, on voit qui a financé (en partie) cette étude, la fondation Gates qui est l’un des bailleurs de fonds -aller voir les autres ^^- (en lien avec l’OCDE, l’OMS, la Banque mondiale, l’UE -avec les DUGG-, le CDDEP, etc. liste trop longue) de la commission sur l’investissement dans la santé -The Lancet Commission on Investing in Health (CIH)

                  ...

                  Bref, quand on fait peu le tour, on voit vite les liens du « consortium mondialiste » derrière tout ça.




                • Sozenz 26 mars 16:24

                  très bon article , merci à vous .


                  • Sozenz 26 mars 16:27

                    @Sozenz
                    ps à l auteur :
                     j aime beaucoup la peinture que vous avez mis


                  • montag 26 mars 17:04

                    C’est rigolo en démocratie de lire ici et là que c’est le « système » qui veut la dictature de l’argent. Bien sûr, TOUT le pays a activement soutenu les gilets jaunes, personne n’a privilégié ses achats « de biens non nécessaires » (décret COVID), ses vacances, son 3008, ses skis, ses loisirs, son confort présent et à venir au soutien à la détresse de tous ces pauvres, ces abandonnés. Personne n’a semblé se souvenir que la pauvreté et la précarité, au-delà de la compassion de l’Abbé Pierre, sont des dangers mortels pour la santé publique autant que pour le civisme .

                    Larmes de crocodiles aujourd’hui, petits arrangements demain, âme vendue pour quelques sous, voilà l’oraison funèbre qu’auront les victimes.


                    • Jason Jason 27 mars 09:49

                      @montag

                      En ces temps de confinement, relire la fable de La Fontaine : « La laitière et le pot au lait ».

                      Vous dites que tout le monde consomme allègrement dans une abondance à court terme. N’oublions pas cependant les 9 millions de pauvres et les 6 millions de chômeurs !

                      En 1980 il y avait 1 million de chômeurs, et c’était déjà un scandale. Aujourd’hui on est installé dans une situation bien pire et la doxa politique appelle ça une crise. Une crise qui dure depuis 40 ans, ça s’appelle comment ?

                      Ce n’est pas en changeant une ou deux têtes de turcs, gestionnaires comptables d’un navire en avarie profonde, qu’on redressera la situation.

                    • Julot_Fr 26 mars 22:42

                      le liberalisme c’est laisser les requins venir bouffer les bijoux de famille (ex : GE et Alstom..). L’oppose du liberalisme est l’interventionisme de l’etat pour preserver ces « bijoux ».. L’auteur fait donc un contresens total en assimillant les deux


                      • jjwaDal jjwaDal 27 mars 04:25

                        Un très bon billet de Gael Giraud sur « Reporterre » concernant l’épidémie en cours et sa gestion chez nous.

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Mohamed Belaali


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