L’indignation sélective des magistrats : quel crédit leur accorder ?
On voudrait soutenir le mouvement de révolte des magistrats,
mais on ne le peut pas. Que la Justice française soit si méprisée, nul doute
que les moyens qui lui sont alloués y contribuent. Selon un rapport de la Commission Européenne pour
l’Efficacité de la Justice (CEPEJ)
d’octobre 2010, la France fait figure de pays sous-développé : elle se
classe à la 37ème place sur 43 pays après l’Azerbaïdjan et l’Arménie
avec 0,19% du PIB qui lui est attribuée, quand des pays qui lui sont
comparables comme l’Allemagne, en consacrent le double !
Mais ces moyens notoirement insuffisants suffisent-ils à expliquer le mépris qu’un citoyen peut éprouver aujourd’hui envers l’institution judiciaire française ? Hélas non !
Une sensibilité sélective à la présomption d’innocence
Le grave incident provoqué par le président de la République et aussitôt saisi par les magistrats pour exprimer leur révolte, en est même la cruelle démonstration.
S’exprimant, jeudi 3 février 2011, au commissariat central d’Orléans sur la tragédie de la petite Laetitia, une jeune fille de 18 ans disparue à Pornic en Loire Atlantique et qu’on venait de retrouver massacrée, le corps en morceaux, le président de la République a tenu les propos suivants : « Dans l’affaire de Laetitia, a-t-il dit, le présumé coupable a été arrêté (...) Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s’assurer qu’il sera suivi par un conseiller d’insertion, c’est une faute ». Et il a promis que des sanctions seraient prises envers les responsables de cette faute grave : « Ceux qui ont couvert ou laissé faire cette faute, a-t-il assuré, seront sanctionnés. Nos compatriotes ne comprendraient pas qu’il n’y ait pas de sanctions. Notre devoir, c’est de protéger la société de ces monstres. »
- Les magistrats indignés d’être « présumés coupables »
On comprend qu’à ces mots la corporation des magistrats s’indigne : le président décide de sanctions avant même que l’enquête diligentée n’établisse l’existence certaine de fautes commises ! N’est-ce pas violer un principe de base de la Justice en démocratie qui présume innocent tout suspect ou prévenu ? Les magistrats de Nantes et leurs collègues de France qui les soutiennent, ont donc raison de protester puisqu’ils sont traités par le président de la République en « coupables présumés ».
- Les magistrats indifférents à un suspect « présumé coupable »
Mais a-t-on entendu un seul d’entre eux - sans même parler des médias traditionnels qui, eux, n’ont cure de cette règle démocratique - s’élever avec vigueur contre la manière dont le prévenu, suspect du meurtre de Laetitia, a été présenté à deux reprises par le président de la République ? Il l’a désigné comme « le présumé coupable » ! Si abominable que soit le crime dont il est accusé, la loi proclamée par les déclarations les plus solennelles auxquelles se réfère la Constitution de la 5ème République française, exige qu’il soit « présumé innocent » jusqu’à ce qu’un tribunal le déclare coupable. (1)
Ainsi les magistrats, dans un beau réflexe corporatiste, revendiquent-ils pour eux le respect de la présomption d’innocence mais non pour les citoyens ordinaires. Qu’est-ce que ça leur coûtait pourtant de dénoncer à la fois le soupçon de deux atteintes à la présomption d’innocence commise par le Président de la République, la leur et celle du suspect ?
L’expérience continue d’une Justice partiale
- Une longue liste d’affaires depuis 25 ans où la Justice s’est discréditée
Ils ne pouvaient mieux exhiber leur aveuglement et la partialité qui peut parfois les animer. Faut-il rappeler des exemples ? Depuis 25 ans et plus, les affaires se suivent et se ressemblent. L’appareil judiciaire a été mis au service de politiques sans scrupule sous le président Mitterrand comme sous le président Chirac sans jamais soulever un mouvement de protestation comme celui d’aujourd’hui : l’affaire de l’assassinat du juge Renaud classée par un non-lieu (1975/1992), l’affaire des Irlandais de Vincennes (1982/2008), l’affaire des Écoutes téléphoniques de l’Élysée (1993/2008), l’affaire de l’assassinat du juge Borel (1995/…), les affaires de la mairie de Paris toujours en cours, celles des lycées de l’Ile-de-France, celles d’Elf, des frégates de Taiwan, de l’attentat de Karachi. Chacun est à même de poursuivre la litanie.
- L’exemplarité du naufrage de la Justice dans « l’affaire d’Outreau »
Au niveau du citoyen le plus humble, c’est la même partialité des juges qu’il faut affronter. « L’affaire d’Outreau » est à elle seule un condensé du naufrage de la Justice française qui ne peut être imputé à un manque de moyens, mais à des magistrats incompétents, désinvoltes ou arrogants, capables de mettre en prison une dizaine d’innocents pendant trois ans pour certains et de dévaster leur vie et même de les briser : l’un d’eux s’est suicidé !
Une cinquantaine de magistrats ont eu à connaître de cette affaire : quelle sanction a frappé ces irresponsables dangereux ? Le juge Burgaud à l’origine du désastre et le procureur de la République Lesigne ont seulement changé d’affectation et continuent d’exercer. Et la cinquantaine d’autres, quels comptes ont-ils eu à rendre ? A-t-on vu les magistrats se lever en masse comme aujourd’hui pour protester contre cette Justice dévoyée qui portait atteinte à la dignité de l’institution tout entière aux yeux des citoyens ?
- La partialité dans les procès contre une autorité
Quel simple citoyen enfin n’a pas eu à souffrir de la partialité de magistrats ?
- Ici, l’affichage à deux reprises par un chef d’établissement dans une salle de professeurs du courrier administratif confidentiel adressé à un recteur par deux professeurs n’est pas considéré par un tribunal administratif comme une attaque et donc comme une faute méritant la protection statutaire due à tout fonctionnaire attaqué à l’occasion de ses fonctions ! La violation délibérée du secret de la correspondance administrative par un administrateur n’intéresse pas la juridiction administrative.
- Là, les injures de nature psychiatrique d’un chef d’établissement envers un professeur dans un rapport au recteur sont présentées comme des « excès de plume » par un tribunal civil.
- Ailleurs encore, la lettre secrète qu’un chef d’établissement adresse à un président d’association de parents d’élèves pour calomnier un professeur, est estimée « exempte d’intentions personnelles et déloyales » par une cour d’appel civile. Quelle définition de la loyauté se fait-elle ?
- Ces avis ou arrêts rendus sans aucune argumentation
Ce ne sont que trois exemples. On pourrait en citer bien d’autres qu’on a connus pendant ces vingt dernières années, sans parler de ces avis rendus par les commissions de tri des cours suprêmes, Conseil d’État et Cour de Cassation, et même de leurs arrêts qui, d’une chiquenaude, signifient un rejet en trois lignes sans aucune argumentation ! Et que penser de cette Cour de Cassation qui, le 10 octobre 2001, s’arrogeant un pouvoir législatif sinon constituant, élabore un statut pénal sur mesure pour défendre un président de la République assiégé de procédures ?
Et les magistrats voudraient qu’on vienne les soutenir ? Mais ils rêvent ! Ce mouvement a tout l’air d’un leurre de diversion. Ils veulent apparaître comme indépendants du pouvoir politique et administratif quand, depuis 25 ans, on les voit très souvent à ses ordres. Les scandales judiciaires n’ont cessé de le montrer. Mais jamais ils ne se sont insurgés pour soutenir des juges qui résistaient comme Éric Alphen ou Éva Joly quand ils étaient honteusement harcelés par un pouvoir politique sans scrupule. Le procureur Éric de Mongolfier le dénonce, lui-même, dans son livre « Le devoir de déplaire » : la culture de soumission des magistrats qui ont d’abord un plan de carrière à réussir, est le premier ennemi de la Justice (2). On se réjouit bien sûr qu’ils découvrent le danger de l’atteinte à la présomption d’innocence quand elle les frappe. Mais leur suffit-il de réclamer davantage de moyens pour que les citoyens soient à l’avenir assurés qu’ils rendront la Justice en toute impartialité ? Paul Villach
(1) Paul Villach, « Le Président Sarkozy suspect ou « présumé coupable » d’atteinte à la présomption d’innocence ? », AgoraVox, 4 février 2011.
(2) Paul Villach, « Montgolfier : le plan de carrière, premier ennemi d’un magistrat », AgoraVox, 13 février 2007.
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Pas d’accord avec vous à propos de cet article car vous mettez tous les magistrats dans le même sac et sans beaucoup de nuances.
Oui, de nombreux magistrats, syndicalistes ou non, se sont émus, et à plusieurs reprises, de l’usage répété par Sarkozy ou des membres de sa majorité du "présumé coupable" dans des affaires de droit commun.
Quant aux dysfonctionnements de la justice, ils ont été bien réels dans différentes affaires, et notamment Outreau, mais vous semblez oublier le climat de l’époque et les terribles pressions, y compris médiatiques, qui ont pesé sur eux. Des médias qui, par la suite, ont viré de bord pour leur tirer dessus à boulets rouges en oubliant leurs propres errements.
Pour ce qui est des affaires à connotation politique, elles donnent effectivement lieu, ici et là, à des dérapages, mais rapportées au nombre des dossiers traités, elles ne representent qu’une infime partie partie de l’action des magistrats. Une action qui, dans l’écrasante majorité des cas, fonctionne plutôt bien.
Les magistrats sont fondés à demander les moyens qui leur manquent, en particulier dans les SPIP (insertion et probation). Personnellement, j’apporte un total soutien à leur action.
"la France fait figure de pays sous-développé : elle se classe à la 37ème place sur 43 pays après l’Azerbaïdjan et l’Arménie avec 0,19% du PIB qui lui est attribuée, quand des pays qui lui sont comparables comme l’Allemagne, en consacrent le double ! Ces moyens notoirement insuffisants suffisent-ils à expliquer le mépris qu’un citoyen peut éprouver aujourd’hui envers l’institution judiciaire française ? " C’est la question que pose Paul Villach dans cet article.
Une bien mauvaise question, puisqu’il établit d’autorité le rapport
Justice pauvre = justice méprisable.
J’oserai dire que cette équation est un leurre qui ne sent pas très bon, puisque, soit l’on répond oui, soit l’on conclue que notre justice est méprisable. Cela revient à accepter l’idée que le chien qui gêne son maître est effectivement malade, et qu’il faut le noyer.
Désolé de vous le dire ainsi, mais votre discours démagogique est irresponsable et dans la droite ligne de la manipulation sarkozyste concernant le crime horrible dont a été victime Laetitia.
Comment pouvez-vous entrer dans ce jeu et laisser entendre que le Justice est responsable de nombreux crimes commis pas des pervers ou des psychopathes dont la dangerosité n’avait pas encore été établie ?
De surcroît, que préconisez-vous pour les criminels (assasssins et violeurs) qui ont accompli leur peine ? Les maintenir en détention à vie alors que l’on sait que 1,5 % d’entre eux seulement récidivera. Ce qui reviendrait de facto à priver de tous leurs droits normalement recouvrés 98,5 % de personnes dont on sait statistiquement qu’elles ne récidiveront...
Rendre la justice et protéger la société n’est pas chose facile, et l’on ne pourra jamais éliminer tout risque. Ne jugeons pas avec notre instinct, mais avec notre raison !
C’est un peu facile de taper sur la Justice. Il ne faut jamais attendre que de la Justice sorte la Vérité. Au plus, ne peut en sortir que la vérité judiciaire. Il y aura toujours des erreurs vu qu’elle est composée d’humains, comme le pouvoir judiciaire. C’est vrai que des affaires comme Outreau sont lamentables, ou les erreurs rageantes comme Patrick Dills. Le comble est qu’elle ne reconnait que très difficilement ses erreurs. C’est vrai qu’elle est parfois liée au pouvoir, tes exemples l’illustrent parfaitement. Des choses doivent changer, mais si la population ne la soutient pas, rien ne va changer.
Pour ma part, la versatilité de l’opinion publique me désole et m’inquiète. Sans me surprendre pour autant, car elles sont hélas conformes aux grandes lignes de la psychologie sociale. De terribles erreurs judiciaires d’un côté (Outreau n’est que la partie visible de l’iceberg) et des errements dans l’autre sens, remettant en liberté bien avant la fin de leur peine des individus dangereux qui récidivent, ont ému la population. Et l’ont amenée à se poser des questions sur cet extraordinaire privilège d’irresponsabilité dont bénéficient les magistrats. Mais le petit homme a suscité tellement de rancoeurs par sa politique injuste, ses extravagances et ses comportements insultants que, par une sorte de réflexe pavlovien anti-Sarko, beaucoup de ceux qui au temps d’Outreau et autres affaires criminelles consternantes conspuaient les juges, se sentent moralement obligés de les soutenir.
Par Paul Villach(xxx.xxx.xxx.28)11 février 2011 12:24
@ Christian Navis
Je crois que vous avez raison : l’antisarkozysme conduit à soutenir une profession qui fait le malheur de tant de gens sans avoir à en rendre compte ! Tragique retour de manivelle ! Paul Villach
Par Philou017(xxx.xxx.xxx.67)11 février 2011 15:26
Villach : encore une fois à coté de la plaque.
Ce ne sont pas les magistrats dans leur ensemble qui sont responsables de la dérive de la justice, mais bien les différents gouvernements qui n’ont rien fait pour moderniser l’institution judiciaire depuis 30 ans (pour ne parler que des 30 derniers années).
Je suis persuadé que la magistrature est infiltrée depuis longtemps par des réseaux de notables qui protègent l’establishment. Cela concerne principalement des magistrats de niveau élevé qu’on a vu à l’oeuvre dans un certain nombre d’affaire politiques, économiques. Ce système se renouvelle constamment par cooptation, en sur-notant par exemple les jeunes juges recrutés dans ces réseaux (voir par exemple le témoignage des Enfants Roche)
Mais cela ne concerne qu’une petite partie des magistrats, le reste est globalement honnête, ne mettons pas tout dans le même panier. Les politiques sont évidemment complices de cette infiltration et de ce détournement de la justice, auquel certains participent. Et c’est bien pour cela qu’ils évitent soigneusement toute réforme de fond depuis des décennies, sauf comme Sarkosy pour restreindre encore les quelques bastions d’indépendance, en supprimant les juges d’instruction. Ils ne veulent surtout pas réformer car ce statut quo leur permet de protéger leurs intérêts.
Bien sur, il faudrait réformer l’appareil judiciaire, en coupant le lien entre le parquet et le gouvernement, renforcer l’indépendance des juges, s’assurer d’un système de notation fiable et transparent qui limite les cooptations et les nominations ou mutations abusives, mettre en place un controle citoyen pour sanctionner les dérives graves. Je proposerais aussi de mettre en place un comité de surveillance formées de personnalités incontestables chargées à la fois de s’assurer de l’application des lois votées, de donner des recommandations à l’appareil judiciaire en fonction de dérives ou des dysfonctionnements constatés, et qui s’assurerait également de l’équité de la justice dans les conflits entre citoyens et organe de pouvoir (politique, institutionnel, économique,etc )
Cela nous amènerait à un appareil judiciaire indépendant, moderne, le plus impartial possible et sous un contrôle citoyen. mais de cela, l’UMPS n’en veut surtout pas. Même s’il y a des reproches à adresser à la justice, le fait que le pouvoir s’en prend violemment à elle montre qu’elle n’est pas globalement sous contrôle.
En tout cas, je suis de tout cœur avec les juges. Pour une fois que les magistrats osent défier le pouvoir, ne pas être avec eux serait une erreur, pire une faute.
Par voxagora(xxx.xxx.xxx.215)11 février 2011 16:00
Philou017,
Votre intention de faire la part des choses est louable, mais y croyez-vous vous même ?
Votre ".. le reste est globalement honnête" est assez significatif : globalement, c’est à dire "à peu près" ? "en gros" ?
C’est assez terrible, je trouve.
Et que vous fassiez suivre cette remarque du quelque chose qui tourne autour de la complicité
ne fait qu’enfoncer ce clou . Car ce corps pris dans son ensemble est complice, qui ne manifeste que s’il ne risque rien, ou pas grand chose en tout cas.
Par Paul Villach(xxx.xxx.xxx.28)11 février 2011 16:01
@ Philou ou filou ?
Avant de donner des leçons, apprenez à lire ce que j’ai écrit.
"Mais cela ne concerne qu’une petite partie des magistrats, le reste est globalement honnête", écrivez-vous !
Je ne dénonce pas des personnes dans cet article, hormis les Burgaud et Lesigne qui méritent la médaille, mais un système à la botte du pouvoir politique.
Comment savez-vous que "le reste est globalement honnête" ? Par enquête ? Votre flair ? Comme Georges Marchais estimant que "le bilan soviétique était globalement positif" ?
Il existe des gens honnêtes bien sûr dans la magistrature. Mais le système est fait de telle sorte qu’il faut devenir malhonnête pour faire carrière comme dans l’Éducation nationale. Voilà le problème ! Voyez ce qu’écrit dans "Le devoir de déplaire" le procureur de Mongolfier.
Pour faire carrière... il faut plaire au pouvoir politique et à la hiérarchie judiciaire.
Voyez cet obscurcissement des esprits qui a conduit des magistrats à ne dénoncer que la violation de leur présomption d’innocence et à ignorer celle du suspect ! Paul Villach
Par Philou017(xxx.xxx.xxx.67)11 février 2011 17:05
Voxagora : "Et que vous fassiez suivre cette remarque du quelque chose qui tourne autour de la complicité ne fait qu’enfoncer ce clou . Car ce corps pris dans son ensemble est complice, qui ne manifeste que s’il ne risque rien, ou pas grand chose en tout cas."
Je refuse de formuler des généralités. Personne ne me fera croire que ce corps est globalement complice de la politique du pouvoir. Il y a de tout chez les magistrats, des complices, des soumis, des tiedes, des contestataires, des gens qui font des arrangements, des gens vraiment honnêtes. Je pense que les petits juges qui s’occupent des petites affaires ne sont guere soupçonnables. Il est facile de critiquer, mais il faut bien penser qu’il est extrêmement difficile à un juge d’adopter une position contestataire dans ce milieu, ne serait-ce que parce sa carrière en serait cassée. En outre, je pense que la majorité des juges ne sont pas conscients de l’existence de réseaux, ceux-ci savent se protéger et se camoufler. En outre, ils ont à priori une grande confiance au départ dans le système, sinon ils n’y feraient pas carrière. D’où la difficulté de le remettre en cause.
Villach : Comment savez-vous que "le reste est globalement honnête" ? Par enquête ? Votre flair ? Comme Georges Marchais estimant que "le bilan soviétique était globalement positif" ?
Je n’en sais rien, comment le savoir précisément ? Mais il parait évident que si le système était complètement vicié, on le saurait. Les jeunes qui s’engagent dans le métier ont majoritairement foi en la justice. Je ne vois pas comment on en ferait des pourris. Si c’était le cas, on aurait beaucoup plus de témoignages. Vous parlez de dérives, qui ne me paraissent pas avérées d’ailleurs, mais vous oubliez toutes les affaires réglées de façon satisfaisante, Vous oubliez tous les juges qui essaient de garder une justice humaine, en contradiction avec les injonctions Sarkosystes de sévérité brutale. Je suis conscient des manques de la justice, mais c’est un problème global de formation, de contrôle, de soumission au pouvoir, de charge de travail, de moyens. Accuser les juges seuls est facile et mal venu.
Mais le système est fait de telle sorte qu’il faut devenir malhonnête pour faire carrière comme dans l’Éducation nationale. Montgolfier n’est pas le seul. Il est sur qu’il faut accepter quelques arrangements pour monter dans la hiérarchie. mais comment faire autrement dans un système vicié ? De la à qualifier les gens de malhonnêtes, c’est une facilité que je refuse. Et les systèmes hiérarchiques sains, j’en connais pas beaucoup.
Voyez cet obscurcissement des esprits qui a conduit des magistrats à ne dénoncer que la violation de leur présomption d’innocence et à ignorer celle du suspect !
Caricatural. Vous n’arrêtez pas de faire des généralités, ce que je me refuse, parce que cela me parait essentiellement faux. Et le mouvement actuel qui me parait sincère, ne relève pas de gens profondément malhonnêtes.
La justice est rendue par des hommes et est donc imparfaite. C’est dans l’ordre des choses. Ce qui n’est pas dans l’ordre des choses, c’est la difficulté extrême que la justice à reconnaitre ses erreurs !
Par Philou017(xxx.xxx.xxx.67)11 février 2011 18:00
Traroth : là-dessus, on est d’accord. Mais l’archaïsme et le conservatisme du système tel qu’il existe ne facilitent pas les choses. L’institution et quelques mauvaises habitudes ont besoin d’être changés. Ce que les différents gouvernements se sont bien gardé d’envisager. Pourtant, ils adorent faire des lois....
"la France fait figure de pays sous-développé : elle se classe à la 37ème place sur 43 pays après l’Azerbaïdjan et l’Arménie avec 0,19% du PIB qui lui est attribuée, quand des pays qui lui sont comparables comme l’Allemagne, en consacrent le double ! Ces moyens notoirement insuffisants suffisent-ils à expliquer le mépris qu’un citoyen peut éprouver aujourd’hui envers l’institution judiciaire française ? " C’est la question que pose Paul Villach dans cet article.
Une bien mauvaise question, puisqu’il établit d’autorité le rapport
Justice pauvre = justice méprisable.
J’oserai dire que cette équation est un leurre qui ne sent pas très bon, puisque, soit l’on répond oui, soit l’on conclue que notre justice est méprisable. Cela revient à accepter l’idée que le chien qui gêne son maître est effectivement malade, et qu’il faut le noyer.
Se que l’on peu retenir dans les affaires ou des enfants sont violés et massacrés par des multirécidivistes c’est :
et les victimes dans tout ça ??
Facile pour les juges de jouer les offensés, mais pourtant se sont eux qui ont remis en liberté des individus dangereux !!
Les victimes ??
Pas de chance pour elles !! N’avaient qu’a pas se trouver là !
"Vous comprenez mon bon monsieur, se n’est plus possible que l’on puisse nous critiquer nous des magistrats !!"
"Maintenant on est en gréve !! C’est bien fait pour le gouvernement !!"
Tout se que je dis c’est que la justice fait mal son travail et l’Etat aussi !
Si des individus nuisibles avaient été mit hors d’état de nuire, il y aurait pas eu de drame et la petite Laetitia serait toujours en vie comme bien d’autre gamins.....
Bien facile pour ces robes de se réfugier derrière un éventuel manque de moyens !
Devraient le dire aux familles des petites victimes innocentes !!
Désolé de vous le dire ainsi, mais votre discours démagogique est irresponsable et dans la droite ligne de la manipulation sarkozyste concernant le crime horrible dont a été victime Laetitia.
Comment pouvez-vous entrer dans ce jeu et laisser entendre que le Justice est responsable de nombreux crimes commis pas des pervers ou des psychopathes dont la dangerosité n’avait pas encore été établie ?
De surcroît, que préconisez-vous pour les criminels (assasssins et violeurs) qui ont accompli leur peine ? Les maintenir en détention à vie alors que l’on sait que 1,5 % d’entre eux seulement récidivera. Ce qui reviendrait de facto à priver de tous leurs droits normalement recouvrés 98,5 % de personnes dont on sait statistiquement qu’elles ne récidiveront...
Rendre la justice et protéger la société n’est pas chose facile, et l’on ne pourra jamais éliminer tout risque. Ne jugeons pas avec notre instinct, mais avec notre raison !
Par Philou017(xxx.xxx.xxx.67)11 février 2011 15:43
"Vous voulez que l’on fasse la listes des victimes de dangereux détraqués que la justice (et les médecins) ont remit en liberté ?"
Pour pouvoir suivre efficacement les gens à risque, il faut des moyens. Pour d’’abord les détecter, (le criminel de Nantes est passé au travers), les suivre et les soigner, mettre en place de mesures de suivi préventif.
Un travailleur social qui traite 150, 200 dossiers va forcément passer à travers dans certains cas.
Et il faudrait arrêter de pointer les juges. La plupart ne quittent pas leur bureau. Ils ne travaillent que d’après les renseignements que leur fournissent les différents services (police, psychiatres, suivi social, personnel pénitentiaire, etc). Si ces services sont défaillants, comment peuvent-ils prendre les bonnes décisions ?
Sans compter qu’il manque 20000 places dans les prisons, rien que pour assurer le minimum des peines prononcées, ce qui ne résoudrait en rien la surpopulation, les problèmes de violence, de viols, etc Les prisons poubelles ne peuvent qu’engendrer des problèmes aigus pour des détenus désaxés ou dangereux, qui en conduit certains plus surement à la récidive à la sortie de prison, que le détenu fasse sa peine en entier ou pas.
Accuser les juges, c’est vraiment faire le choix de boucs-émissaires bien pratiques.
Pas d’accord avec vous à propos de cet article car vous mettez tous les magistrats dans le même sac et sans beaucoup de nuances.
Oui, de nombreux magistrats, syndicalistes ou non, se sont émus, et à plusieurs reprises, de l’usage répété par Sarkozy ou des membres de sa majorité du "présumé coupable" dans des affaires de droit commun.
Quant aux dysfonctionnements de la justice, ils ont été bien réels dans différentes affaires, et notamment Outreau, mais vous semblez oublier le climat de l’époque et les terribles pressions, y compris médiatiques, qui ont pesé sur eux. Des médias qui, par la suite, ont viré de bord pour leur tirer dessus à boulets rouges en oubliant leurs propres errements.
Pour ce qui est des affaires à connotation politique, elles donnent effectivement lieu, ici et là, à des dérapages, mais rapportées au nombre des dossiers traités, elles ne representent qu’une infime partie partie de l’action des magistrats. Une action qui, dans l’écrasante majorité des cas, fonctionne plutôt bien.
Les magistrats sont fondés à demander les moyens qui leur manquent, en particulier dans les SPIP (insertion et probation). Personnellement, j’apporte un total soutien à leur action.
Par Paul Villach(xxx.xxx.xxx.28)11 février 2011 12:05
@ Bonjour Fergus,
Je n’ai pas la même vision de la Justice que vous pour l’avoir fréquentée de près pendant 20 ans ! Je vous accorde qu’il existe des personnalités qui n’ont pas de carrière à préférer à la justice qu’il rendent. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le procureur de Mongolfier ! Lisez son livre ! J’ai moi-même bénéficié du courage de ces rares magistrats et je leur rend hommage, mais ils sont rares !
Convenez que l’appareil judiciaire a été mis au service des politiques pour les protéger contre les procédures dont ils étaient assiégés, par toutes sortes de techniques et roueries, qui vont du recrutement d’hommes-liges aux postes névralgiques à l’usage de l’euphémisme pour ne pas qualifier un délit et sauver la mise à l’autorité poursuivie. Le message s’est répandu dans tout l’appareil judiciaire !
La Justice française me fait penser à l’Éducation nationale française : elles sont dans un piteux état qui n’inspire que le mépris ! Paul Villach
Par Paul Villach(xxx.xxx.xxx.28)11 février 2011 13:43
@ le manu
Je ne rajoute rien ! Je ne fais qu’un inventaire, et encore très sommaire ! La cour (de justice) est déjà pleine ! Il faut n’avoir pas suivi la Justice depuis 25 ans pour en être étonné !
Puissiez-vous avoir affaire un de ces jours à ces gens qui aujourd’hui prétendent défendre la démocratie et on en reparle ! Paul Villach
"L’appareil judiciaire au service des politiques". J’en conviens, bien sûr, et c’est la raison pour laquelle il est urgent de libérer les procureurs de la tutelle de la Chancellerie comme nous l’impose l’Union européenne.
Mais il convient de ne pas tout amalgamer car les affaires sensibles susceptibles d’être soumises à des instructions de nature politique, sont très peu nombreuses, probablement moins de 3 % (à vue de nez d’un magistrat).
Or l’image de la Justice est essentiellement construite sur ce type d’amalgame et sur l’énorme médiatisation qui entoure quelques faits divers horribles, de nature à en appeler à l’instinct de lynchage. La cerise sur le gâteau ayant été l’affaire d’Outreau dans laquelle tout le monde a dysfonctionné : les magistrats, les politiques, les médias, et même les avocats des mis en cause. Que n’ont-ils ameuté les médias en cours d’instruction, comme ils en avaient le droit, pour dénoncer les errements de Burgaud et ses fautes de jugement que l’on nous a ensuite présentées comme flagrantes. Ne l’étaient-elles pas déjà à ce moment-là, et pourtant il ne s’est rien passé ou presque du côté des défenses. Incroyable, non ? Tout cela pour dire qu’il y a parfois des enchaînements funestes qui échappent à toute logique et qui, surtout, ne sont pas représentatifs du fonctionnement habituel de l’Institution.
Par tonimarus45(xxx.xxx.xxx.19)11 février 2011 17:32
bonjour- bonne intervention "" monsieur fergus"" ;;je voulais faire plus court et poser cette question a l’auteur """juges tous pourris monsieur villach ??????"""
Par Paul Villach(xxx.xxx.xxx.28)11 février 2011 17:51
@ Bonsoir Fergus
1- Non, il ne s’agit pas d’amalgame. C’est le système de dépendance par la carrière qui conduit à ce que nous vivons. 2- Ne mélangeons pas les fautes des médias avec celles de l’appareil judiciaire dans l’affaire d’Outreau. 3- Mon jugement est fondé sur une vingtaine d’années de fréquentation assidue du système judiciaire dans des procédures intentées à des autorités administratives, observées sur tout le territoire. - J’ai rencontré certains juges remarquables capables de résister aux pressions. - Savez-vous que quand vous poursuivez devant une juridiction civile un administrateur, sa hiérarchie met en oeuvre systématiquement "un déclinatoire de compétence" pour que le juge civil se déclare incompétent et que vous vous adressiez à la juridiction administrative, au nom de la prétendue séparation des pouvoirs ! - Vous poursuivez un chez d’établissement au titre de l’article 1382 et 1383 du Code Civil par exemple. Aussitôt, le recteur s’adresse au préfet qui s’adresse au procureur de la république pour qu’il dépose un déclinatoire de compétence. - Il y a des juges qui se laissent impressionner. Certains, trop rares, non ! 4- Savez-vous que "la dénonciation calomnieuse" est une procédure vouée à l’échec, car, confirmant un arrêt de cour d’appel, la cour de cassation exige, depuis avril 2001, que vous, la victime, vous apportiez la preuve que votre dénonciateur savait qu’il dénonçait faussement au moment de sa dénonciation. Le compteur Geiger qui sonde les reins et les coeurs n’est pas encore inventé ! 5- Essayez donc d’engager aussi une procédure pour harcèlement moral. C’est impossible de gagner quasiment...
Je vous parle donc de la Justice quotidienne et pas seulement des scandales évoqués dans mon article. Tout est à l’avenant ! Je ne vous souhaite pas d’avoir affaire à la Justice. Mon ami avocat me répétait que le meilleur des procès est celui qu’on n’intente pas ! C’est vous dire ! Paul Villach
J’aurai tendance à être d’accord avec l’auteur quand je vois la partialité avec laquelle la justice traite les partisans du boycott d’Israel, pourtant essentiel vis à vis de cet état terroriste et criminel, mais ce serait faire fi de l’attachement fondamental de nos magistrats à l’État de droit. Alors, agiter les décisions iniques de quelques magistrats plus ou moins conséquents (voire peut être malhonnêtes) pour dénaturer tout l’appareil judiciaire français rejoint en ligne plus ou moins direct les positions de l’extrême droite. Hasard ?
La magistrature,c’est pareil.
Pour la justice c’est une affaire facile,une « limace » à juger.Les magistrats vont pouvoir s’adonner à leur grand cinéma à pas cher
mais cinéma qui rapporte beaucoup.
Pour le criminel,ce sera soit la prison
à 120 euros/jour,soit
l’internement psychiatrique à 1 000 euros /jour.
Il n’y aura pas que des perdants.
Le seul problème de la justice est un
problème de mobilier humain.
Trop d’argent va à la justice pour payer des magistrats irresponsables et
incompétents.
De quelque façon l’on observe l’institution,on ne voit qu’une immonde mafia animée par les pires truands.
Pour persécuter les victimes,la justice
dispose du temps et des moyens.
Cette juge d’instruction incompétente en tous domaines va « glander »
huit mois sur une affaire qui n’existe pas avant d’aboutir à un « non-lieu ».Tout cela dans l’espoir de s’approprier à bon
compte un bien privé.
perso j’ ai la haine de tout ce qui , sous couvert d’ autorité , juges médecins curés enseignants militaires garde-barrières gendarmes flics feux tricolores contrôleur sneufeu commandant Couchetôt concierge écologistes banquier commissaire-briseur adjudant-chef sectes et religions syndicats et ordres professionnels clavecinistres pit-bulls se la jouent sur l’ air de ’ regardez moi comme je suis beau et toi t’ es un con ’ mettant des gens en taule par simple connerie humaine , diagnostiquant un rhume pour une jaunisse , te promettant l’ enfer si tu te tiens pas bien , etcétérirarira
Par joletaxi(xxx.xxx.xxx.201)11 février 2011 14:44
Arrêtons une fois pour toute de feindre de croire que le personnel(ils vont pas apprécier cet épithète) de justice serait en général constitué de bourreaux de travail,tout entier dévoués à leur tache,courageux à résister aux pressions, insensibles à la corruption,et intelligents.
Pour avoir bien malgré moi du arpenter les couloirs des palais de justice(pourquoi d’ailleurs la justice se rendrait-elle dans un palais, survivance de régimes du passé),je témoigne de la justesse du constat:une justice sclérosée, tout entière repliée sur ses privilèges de caste,traversée de combats bysantins d’influence,de jalousies, de chausse trappes.Pourquoi croyez-vous qu’il y a de plus en plus de femmes juges,alors que des femmes cadres,c’est l’exception dans les autres domaines ?parce que à raison de 2/3 audiences par semaine de quelques heures, cela laisse du loisir pour s’occuper de la petite famille(et je parle de cas vécus, et nombreux).
Maintenant,après avoir déversé mon fiel et mon ressentiment(bien que j’aie gagné la plupart de mes procédures),il faut bien avouer que ce constat ne varie pas au cours des années.
Et d’une certaine façon, comment voulez-vous qu’un juge prenne connaissance d’un dossier, que les avocats prennent un malin plaisir à compliquer et à faire grossir ?Ma dernière "affaire" avait trait à un litige sur des travaux.Comme le juge n’est pas technicien,il fait appel à des experts,dont le recrutement et la nomination tient du vaudeville.Ceux-ci, pour justifier des honoraires exorbitants multiplient les rapports,agrémentés de conclusions des avocats.Résultat:un dossier qui pourrait tenir en 4 feuilles, devient un bottin,impossible à lire sans y consacrer une journée.(je ne parle même pas des auditions,dont la retranscription ne donne que l’interprétation des propos par celui qui rédige)
Au final, un juge qui n’ y comprend rien,qui n’a qu’une vue très partielle du dossier,qui lors de l’audience écoute à peine et écourte les débats(son bureau est plein de dossiers et il va être l’heure du repas).Bref un simulacre de justice.Et même si l’on sort avec un jugement favorable, on reste perplexe sur les attendus.(un ami a même eu droit à une erreur de manipulation du stylo scanner dans un jugement !!)
En Belgique nous avons eu à connaître de l’affaire Dutroux.Je suis rempli d’effroi à la pensée de ce que ont du endurer les parents des gamines massacrées.Il y a même eu une commission parlementaire,qui a marqué les esprits, car elle a fait éclater au grand jour l’état déplorable de l’appareil judiciaire.Des choses ont changé ?Oui, une inflation dantesque du budget, et aucune réforme interne.Toujours le même théâtre burlesque, ou dramatique selon qui est concerné.
N’ayez aucun doute,des dizaines d’innocentes victimes seront encore sacrifiées sur l’autel de cette fiction.Dutroux sortira un jour(il bénéficie en attendant d’un régime spécial, et vient d’ailleurs de changer de prison, pour un "hôtel" plus à son goût)
Il est plus que temps que l’on se préoccupe de réfléchir à actualiser les méthodes de travail , de contrôle,de recrutement,de responsabilisation.
J’entends que Sarkozy veut introduire des acteurs de la société civile "sur l’estrade" ce qui fait bondir nos St Louis d’opérette, alors que c’est de pratique courante en justice anglosaxonne.
C’est un bon début,du moins on peut espérer que ce sera un début d’autre chose.
Par french_car(xxx.xxx.xxx.74)11 février 2011 15:11
Encore un article pour rien. Et oui les juges sont indignés de se voir pointés du doigt comme corresponsables - avec les policiers, mais Sarko ne les cajolerait-il plus ? - du meutre de la jeune Laetitia. Et oui tout le monde a entendu le "présumé coupable" de Sarko, ce n’est pas un lapsus mais une petite provoc, qui douterait - au vu de ce que la presse relate - de ce que cet homme ne le soit pas ? Et hop Popaul nous case ses histoires de salle des profs qui se terminent au tribunal. Et
Si le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif ont en définitive une instance de jugement suprême qui est le peuple ( un Président ou un député qui ne donne pas satisfaction risque fort d’être battu aux élections suivantes ) , tel n’est pas vraiment le cas du pouvoir judiciaire.
En effet , le conseil supérieure de la magistrature, chargé de régler les problèmes de dysfonctionnements de la justice est composé essentiellement de magistrats, qui sont donc simultanément juges et partie, et du président de la république, ce qui est contraire au principe de séparation des pouvoirs.
Evidemment, il ne faudrait pas tomber dans le travers du système des USA où les juges sont élus dans un grand nombre de cas, et prennent donc des décisions judiciaires purement démagogiques pour pouvoir être réélus.
Néanmoins,ne pourrait-on pas envisager que le conseil supérieur de la magistrature soit élu au suffrage universel avec, dans sa composition , au moins les deux tiers de ses membres qui soient des citoyens ordinaires non magistrats, et que cesse d’y figurer le président de la République.
Dans ce cas-là, un incapable comme le responsable de l’affaire d’Outreau serait certain d’être obligé de changer de métier...
Par Paul Villach(xxx.xxx.xxx.28)11 février 2011 15:25
@ Docdory
Votre hypothèse mérite d’être considérée. Le problème est bien celui que soulève le procureur de Mongolfier : la culture de soumission des magistrats obtenue par un souci de carrière qui les fait dépendre du pouvoir politique.
Voilà où ça mène ! Que ces magistrats n’aient même pas eu l’intelligence de dénoncer le soupçon des deux atteintes à la présomption d’innocence, la leur et et celle du suspect, en dit long sur leur état d’esprit. Comment les soutenir dans ces conditions ? Ils veulent continuer à ne rendre aucun compte, malgré des fautes gravissimes qui peuvent détruire des citoyens innocents ! Paul Villach
Par french_car(xxx.xxx.xxx.23)11 février 2011 20:23
"un Président ou un député qui ne donne pas satisfaction risque fort d’être battu aux élections suivantes"
Allons toctocdory ! Vision simpliste, il y a des lobbies, il y a de la subjectivité, vous allez nous dire qu’un mauvais médecin perdrait à tout coup sa clientèle ?
Néanmoins effectivement vous êtes perspicace : des juges élus ne jugerait qu’en fonction de leur intérêt - soit d’être réélu ou soudoyés par quelque lobby.
Outreau c’est une affaire comme il en existe 2 par siècle et ne justifie pas que l’on remette en cause le système judiciaire quitte à lui faire prendre d’autres risques.
Sur quel critère éliriez vous un juge au CSM si ce n’est sur des critères politiques ?
Par ddacoudre(xxx.xxx.xxx.92)11 février 2011 22:37
bonjour paul j’interviens là car je ne le peut pas ailleurs
ton article est à pondérer, la justice à toujours eu la couleur de ceux qui faisaient les lois, il n’y a pas de justice indépendante, et il ne peut y avoir de loi générale qui ne nécessite d’être analyser au cas par cas, ce n’est pas ce que font les citoyens, bien au contraire, il globalisent, si un politique triche tous deviennent des salauds, si un patron et voyous tous sont des malfrats.
la magistrature, comme la police ont leur manquement, et ils sont sanctionné pour cela, chaque cour d’appel à un président qui veille au bon déroulement de sa cour. mais dans les décision de justice les magistrats son souverain, leur décision sont toutes susceptible d’appel par le parquet, donc l’état donc nous donc le président. dans cette affaire si le parquet n’a pas fait appel c’est qu’il devait penser que la décision était juste. alors il appartient aux enquêteur de démontrer qu’au moment de cette décision, les jugent avaient connaissances de faits établit qui démontrait que le prévenu envisager de passer à l’acte ou allait passer à l’acte. les condamnations antérieures ne peuvent suffirent à décider d’un niveau de dangerosité susceptibles d’en arriver à un passage à l’acte. que je sache les juges ne sont pas des devins et ne jugent pas en subjectivité, (ce que feront peu être les jury populaire bonjours les dégâts) enfin les juges et les policiers commettent des crimes et délits comme n’importe lequel des citoyens. notre président est un fou qui est entrain de monter les français les uns contre les autres pour se refaire une santé sur le dos d’une morte. notre justice n’est et ne sera jamais parfaite car ce ne sont que des hommes et ils ne sont pas parfaits, mais delà à en faire un bouc émissaire il y a des limites à ne pas franchir, et pour avoir les voix du FN, il le fait. concernant la clairvoyance de la magistrature concernant ce que tu soulèves à juste titre le passage à la notion de présumé coupable, elle est au courant tout comme le glissement vers la notions de dangerosité. ce sont deux notions que conseille le staff du président en la matière inspiré de ce qui se fait au canada, et que reprend M Bauer, c’est donc sur son inspiration qu’il développe comme tu le dis ces deux notions., et de plus en plus de magistrats y sont opposés, car en droit ce n’est pas viable, d’où l’appel au jury populaire.
il m’ étonnerait fort qu’ une majorité de Français soutiennent des gens se prétendant d’ une quelconque autorité gardant dans leur rang un mecton qui a envoyé , lui et ses affidés un certain nombre de personne eu taule dont il s’ est avéré trois ans plus tard que ce personnes étaient innocentes . Et ça voudrait vouloir du budget supplémentaire , pourquoi ? pour les envoyer plus longtemps en taule ?
Ce mouvement des magistrats est ni plus ni moins politique .
Au contraire, selon cette enquête BVA, à paraître jeudi 10 février, les Français soutiennent massivement le mouvement de protestation du corps judiciaire, qui touche désormais quasiment tous les tribunaux de France : 65 % jugent ces manifestations justifiées (contre, 34 %). Sur ces deux tiers qui soutiennent le mouvement, 39 % le trouvent "tout à fait justifié", et 26 % "plutôt justifié".
C’est ton cerveau qui est tronqué, pauvre bonhomme...
Allez, va te coucherr, triste désinformateur : zou ; une tisane, et au lit...
non seulement tu connais pas la conjugaison ou si oui tu es perdu dans l’ espace temps et/ mais de plus tu es d’ une incommensurable bêtise en fournissant des lien qui prouvent le contraire de ce que tu prétends .
j’ai regardé l’autre soir Taddei (ou C dans l’air, je ne suis plus trop sur) où il y avait justement une juge qui venait défendre sa corporation...
Ce qui m’a étonné, quand ils ont posé la question pourquoi la justice n’a pas vu que c’était un individu dangeureux, elle a répondu en gros "son dernier dossier était pour injure à magistrat, il n’y avait donc pas de raison profonde pour faire un suivi plus important pour lui"....
et là, j’ai eu peur : j’ai imaginé le juge, avec le dernier dossier papier (genre pochette en papier fin) sur le prévenu, en haut d’une pile sur son bureau...et là je me dit : ces juges connaissent’ils l’informatique ? n’y a t’il pas quelque part un dossier informatisé des anciens condamnés qui permettent de voir en un clin d’oeil l’ensemble de ses condamnations ? la notion de dangerosité d’une personne ne dépend-elle pas d’abord de son passé, et pas seulement de sa dernière condamnation ? et dans ce cas, comment prendre les bonnes décisions si on a une vision aussi limité du passé ?
Si vraiment la justice en est à ce niveau d’organisation (et j’aimerais bien avoir des témoignages de personnel de justice), m’étonne pas que la justice française soit aussi mauvaise...
Par french_car(xxx.xxx.xxx.23)11 février 2011 20:29
Xbrossard : le principe veut que l’on paie sa dette via la peine. L’individu en question a payé sa dette un certain nombre de fois (13 !) et n’avait pas récidivé jusque là de l’agression sexuelles commise en 1997 sur un codétenu. Alors pourquoi aurait-il fallu suivre en priorité cet individu jugé pour outrage à magistrat ?
parce que l’on suit les prisonniers après leur peine prioritairement en fonction de leur dangerosité.
Et comment voulez-vous jugez si quelqu’un est dangereux ? je pense que c’est d’abord par rapport à ce qu’il a fait dans son passé judiciaire : je considérerait toujours plus dangereux quelqu’un qui a déjà 13 condamnations dont certaines pour violence, que celui qui à même tué une fois sous de manière non prémédité.
Sachant qu’en plus, il était encore violent puisqu’il continué à menacer sa femme....
mais mon intervention n’avait pas pour but de juger les juges, mais de mettre le doigts sur les critères qui permettent de juger de la dangerosité de quelqu’un et de s’interroger : est-ce que ces critères sont bons ou pas ? je pense que c’est d’abord à ça qu’il faut répondre, avant de chercher quel juge est responsable, parce que si c’est le système qui déconne, ce n’est pas un juge qui est responsable et on ferait mieux d’avancer en corrigeant le système.
Par joletaxi(xxx.xxx.xxx.201)11 février 2011 16:30
" 65 % jugent ces manifestations justifiées (contre, 34 %). Sur ces deux tiers qui soutiennent le mouvement, 39 % le trouvent "tout à fait justifié", et 26 % "plutôt justifié".
A votre avis, quelle est le pourcentage de la population qui a eu à connaître, que ce soit comme plaignant ou comme prévenu,de la justice ?
Ceci explique cela.
Jusqu’à ce que je sois moi-même confronté avec l’appareil judiciaire, j’avais une appréciation plutôt favorable,et même un certain respect,y compris pour les avocats.
Ne me demandez pas mon avis après 20 ans de procédures diverses,je risquerais de devenir grossier
sur ce coup, la justice n’y est pour rien et je soutiens. ce coup là ! car si je pense à outreau et aux milliers de prisonniers en préventive qui seront déclarés innocents .... des vies brisées.
des magistrats ont jugé qu’ils avaient assez de preuves pour les enfermer, d’autres de leurs collègues diront plus tard que ces preuves ne valent rien.
les gendarmes l’ont laissé filer alors qu’ils avaient un mandat de recherche.
eux n’ont pas été mis en cause. bizarre !
comme dans toutes professions, il y a des gens bien et des brebis galeuses.
Mr Yvan Colonna, qui n’a pas droit à la présomption d’innocence et doit (contrairement à tout justiciable) apporter la preuve de son innocence mais sarkosy a dit qu’il était coupable ! alors...... pourtant c’est un avocat, il devrait connaître la loi mieux que personne.
je suggère que tout magistrat devrait effectuer un stage d’un mois en prison comme prisonnier anonyme. il verrait ce que c’est et comprendrait que six mois ou deux ans c’est pas la même chose, et qu’une heure est déjà une épreuve.
-la punition doit êtrejuste et proportionnée au délit ou au crime.
-le sujet influant sur la vie et l’avenir des personnes, la justice, comme la santé , doit avoir la priorité des moyens qui ne doivent être comptés.
voilà une bonne nouvelle. donc en 2012, tu prendra le bulletin marqué "mélechon." pour le mettre dans l’urne. attention , ne pas se tromper .
et défense de boire avant !
après on boira.
d’ailleurs tous les anciens d’Agoravox qui ferraillent au quotidien les uns contre les autres avec persévérance devront boire tous ensemble (car ils sont frères)...
à la victoire de la gauche (hollande, mélenchon...)
Je suis étonné que vous suiviez le président dans la guéguerre qu’il livre au monde judiciaire, surtout en prenant prétexte d’un infime détail peu en rapport avec l’énormité de la déclaration présidentielle.
Depuis la fronde des juges contre la suppression du juge d’instruction, il l’a eu mauvaise et ceci est une basse vengeance, doublée d’une manoeuvre destinée a se mettre du coté de l’opinion publique : raté !
Donc vous faites le service après-vente : encore raté !
Par Le Panda(xxx.xxx.xxx.171)11 février 2011 19:37
Paul, Pensez vous que pour établir une véritable justice, il ne faut pas réellement assister à la séparation totale des pouvoirs. Nous avions déjà débattu de cela dans le cadre de l’Abolition des Priviléges qui ne sont pas toujours respectées de cette fameuse nuit du 4 août 1789. Arrivant à la fin en ayant parcouru pluiseurs fois ce texte je ne partage pas l’ensemble du théme argumenté. A moins que cela ne soit que le 1er volé d’une suite prochaine. A vous lire à ce sujet, de pleine actualité, brûlant à la suite de la soirée du Président face aux Français, là ou aucun pratiquement n’a pu exposer ses souhaits.
Par french_car(xxx.xxx.xxx.23)11 février 2011 20:33
Mr Le Panda,
Les magistrats du siège sont indépendants. Ils jugent en âme et conscience. Ceux du parquet ne le sont pas parce qu’ils décident ou non de poursuivre au nom de la république - c’est à dire du peuple. Popaul lui mélange tout, le siège, le parquet, le tribunal administraif avec lequel il a apparemment eu maille à partir, la Cour d’Assise etc ...
Que dire de ces petits cons, de terminale, qui annoncent, parlant de leur avenir :
Je serai juge...
Oui, après formatage à Bordeaux, ils jugent !!
Autant l’ambition de soigner, construire, etc... est admirable, autant je (beauf moisi) trouve méprisable le plan de carrière prétentieux des premiers petits cons.
Je sais , il y en a qui prétendent devenir président.
en gros comme on a toujours pas trouvé le tronc on ne peut pas prétendre qu’elle a éte violée...Ce qui accréditerait l’idée que l’assasin est un récidiviste sexuel ce qu’il n’est pas puisqu il n’a jamais étè, un criminel sexuel et ce malgré la volionté de notre président bian aimé dont la naiveté nous confond au point que nous n’hésiterions pas une seconde a le rélire pour qu’il nous la remette. Le fan club de Jean Marine Lepen apprécieront sans doute, eux qui voudraient bien que les juges condamnent les criminels avant qu’ils ait commis le crime pour lequel ils sont jugés car ainsi ils ne vivraient pas dans ce monde cruel qui les scandalise a juste titre sans doute et n’a ceratainement pas lieu d’etre puisqu’il les empéche de donner du mou a leur nain de jardin au milieu des bégonias sous ce soleil
Cer qu’e l’on reproche au juge au fond c’est d’avoir commis le plus effroyable des crimes. S’ils avaient condamné le criminel avant qu’il ne commette son crimes et découper sa victrime en tronçon, ce crime effroyable n’aurait pas été commis... Car il est absolument évident que nous ne pourrions pas comettre un tel crime et que nous ne puissions pas commettre un tel crime est une bien bonne chose mais qui ne nous dispense pas de réfléchir un peu sur notre condition
Un pour tous, tous pour un. Telle est la devise des magistrats, suivistes, doublée d’une tendence très développée au corporatisme.
Il est légitime dans l’affaire Laetitia" d’entendre le juge de Nantes et que le Garde des Sceaux prenne des sanctions à l’égard du magistrat, si la faute est avérée. Ce qui n’est pas au goût des magistrats qui se veulent "intouchables" et font barrage dès que l’un des leurs est visé par une enquête.
Les juges seraient-ils au-dessus de tout soupçon ?
A l’instar de Guy SORMAN, et de nombreux justiciables, nul ne comprend que ce corps d’état ne rende pas de comptes alors que des décisions imcompréhensibles défiant le sens commun et qui n’ont plus rien à voir avec la justice, sont rendues quotidiennement, acculant des individus à la faillite et ou au suicide.
Selon M. SORMAN "il est temps que le quatrième pouvoir -les médias- enquêtent sur l’atitude et les motivations des juges et des procureurs à la fois, individuellemnt et collectivement comme ils enquêtent sur les élus".
"Malgré, la démocratisation, juges et procureurs ont tendence à ressurgir comme une élite autoproclamée par le mythe de l’indépendance de la justice.
Lorsque l’on examine de près les carrières des juges, on constate que même si les lois varient, la cooptation est la règle du jeu dominante : le juge ou un procureur doit pour grimper les échelons professionnels, suivre les codes de ses pairs et accroître l’influence de sa corporation.
Or, ajoute Guy SORMAN, et total accord avec lui : - je ne vois aucune raison de faires confiance aux juges et aux procureurs, qu’aux présidents et législateurs -."
c’est vrai il n’ ya jamais d’enquêtes sur les juges par les journalistes ,surtout lorsque des innocents comme boucs émissaires sont envoyés en prison ou des coupables relâchés ,ce qui est plus souvent qu’on ne le croit ou qu’on ne le dit-------------------------------------
y at-il connivence et soutien réciproque de ces deux corporatismes entre eux,ce qui serait contraire à l’équilibre des pouvoirs
Il faut se rappeler de l’affaire Boulin et de l’affaire Bérégovoy ,concluse par la justice comme suicidés -----------------------------qui aujourd’huis croit encore au fait qu’ils se sont suicidés
Et on peut aussi douter des accidents de Coluche et de Balavoine ,certains pensent et moi avec qu’ils ont été assassinés -----------------------------------
et n’en parlons pas de l’affreuse explosion de l’usine chimique AZF de Toulouse ,l’appareil médiatique (sauf l’enquête de deux journaux mais vite étouffée qui révèle la thèse de l’attentat ) et l’appareil judiciaire qui se sont coalisés pour affirmer que c’est due à un accident d’ailleurs incompréhensible avec de multiples explications variées et contradictoires ,abracadabrantesques et absurdes ------------------------------------------------oui il faut un Reopen AZF comme il ya un Reopen 9/11
Il ya trop de crimes ,de meurtres et d’assassinats déguisés en suicides et en accidents ,trop d’innocents en prison et de coupables lachés dans la nature --------------------------et des bandits ,des gangsters et des terroristes qui paradent même à la télévision avec arrogance et sans vergogne invités par des journalistes complaisants ou complices
il faut noter que en ce moment l’ignominie atteint son comble avec la mode médiatique et judiciaire de faire valoir et de faire croire que des préados de 10 / 11 ans se suicident ,alors que surement ils ont été assassinés ---------------comme d’ailleurs de faire croire que des enfants se tuent avec le jeu des foulards et non pas assassinés
ce qui mine ma confiance en la justice française à tel point que je doute aussi dans cette affaire actuelle où les médias et l’appareil judiciaire tendent à préparer l’opinion publique que le père soi-disant suicidé aurait empoisonné ses deux petites filles -------------------------je ne crois ni au suicide du père ni que celui-ci aurait empoisonné ses deux enfants ------------c’est trop facile d’accuser les morts ,et je constate que trop souvent la justice française accusent les morts qui sont le plus souvent assassinés que suicidés (se rappeler de l’affaire du petit Grégory où l’on accuse le mort Laroche )