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Accueil du site > Tribune Libre > L’invraisemblable imbroglio des sciences de l’éducation

L’invraisemblable imbroglio des sciences de l’éducation

Voilà maintenant plusieurs décennies que l'on voit épisodiquement resurgir le même débat autour de l'école française : la mise en scène vous en est certainement familière.

D'un côté, ceux que nos médias ont pris l'habitude d'appeler républicains, partisans d'un retour aux anciennes méthodes d'apprentissages, de l'autorité du maître, de la méritocratie. De l'autre, ceux que nous entendons couramment baptisés du nom de pédagogistes  : ce seraient quant à eux la communauté des chercheurs en sciences de l'éducation et leurs adeptes : constructivisme, bienveillance, enfant au centre des apprentissages, cognitivisme, compétences, et autres pédagogies par projet seraient le fruit de leurs travaux universitaires.

Les premiers accusent ainsi les seconds d'un effondrement de notre système d'instruction. Les seconds arguent de la scientificité de leur démarche, évoquent la massification scolaire et promeuvent un enseignement centré sur l'élève1 en guise de panacée.

C'est en somme Alain Finkielkraut face à Philippe Merieu.

Ainsi posés les termes du débat, il n'est guère surprenant que la joute oratoire ne couronne jamais véritablement de champion. Car en l'espèce, si cet habituel numéro de duettistes est souvent pittoresque, il est toutefois pourvu d'un vice de taille, celui d'escamoter habilement et durablement une tierce appréciation : celle précisément des chercheurs en science de l'éducation catégoriquement opposés aux vues de leurs confrères pédagogistes !

Accroire au monolithisme doctrinal des sciences de l'éducation, voilà l'écueil où viennent se fracasser invariablement nos opinions. Essayons alors de nous éloigner des récifs...

 

Un schisme méconnu du grand public et des enseignants.

 

L'univers de la recherche en science de l'éducation, tout comme celui d'un grand nombre de disciplines universitaires au demeurant, n'est bien évidemment pas d'un seul tenant. Et s'il ne saurait être question ici de dresser un inventaire exhaustif de ses différentes écoles, il est toutefois possible d'inscrire toutes ses tendances au sein de deux grandes catégories. Dans un récent article2, le professeur de l'Université de Laval, Clermont Gauthier3, les définit d'ailleurs ainsi :

• D'un côté, les approches centrées sur l’enseignement (basic skills models ou modèles académiques), orientées vers un enseignement systématique des apprentissages de base (lecture, écriture, mathématiques).

• De l'autre, les approches centrées sur l’élève, appelées modèles cognitivistes (cognitive skills models) ou modèles affectifs (affective skills models). Les premiers centrés sur le respect du niveau de l’enfant et de son style d’apprentissage ; les seconds sur le respect du rythme de chacun, de ses besoins et de ses intérêts.

tableau récapitulatif des deux famillesTableau synthétique des deux grandes écoles de pédagogie, Unesco, EFA global monitoring report 20054

L'antagonisme des deux postulats est manifeste. Bien sûr, les républicains seraient naturellement mieux disposés à défendre la première famille théorique. Mais pour de curieuses raisons, la plupart d'entre eux semblent ignorer jusqu'à son existence même, n'en reprenant jamais ni les études ni la philosophie générale dans leurs appels à la restauration d'un ordre pédagogique ancien.

C'est ainsi qu'invariablement, si l'on dit en France « sciences de l'éducation », personne n'imagine découvrir autre chose que les travaux de la seconde école.

 

Que disent les tenants des pédagogies structurées ?

 

C'est peu dire que cette approche souffre dans les médias autant qu'au sein de l'éducation nationale d'un déficit de publicité considérable. C'est pourquoi il nous semble important d'en présenter rapidement les préconisations majeures et les conclusions générales.

Cela peut paraître stupide, mais il fallait d'abord vérifier que l'enseignant avait réellement une influence sur la progression de ses élèves. Si tel n'était pas le cas, il était en effet de peu d'importance de chercher à déterminer de quelle manière il devait conduire ses cours.

C'est ainsi que différentes études statistiques ont été conduites dans plusieurs états au cours du temps. Retenons ici celle dirigée par William Sanders5 en 1996 à la demande du ministère de l'éducation du Tennesse (TVAAS6) et dont les conclusions démontrent que l'enseignant a bel et bien un effet sur ses élèves et particulièrement sur les plus faibles d'entre eux..

Il semblerait malheureusement que même madame Florence Robine n'ait pas connaissance de ces recherches lorsqu'elle affirme que l'enfant n'a pas besoin de maître pour apprendre7.

effet maître 1

 

Cet apport de l'enseignant est appelé en toute inélégance « effet-maître ». Ajoutons immédiatement qu'il est passablement ignoré ou minoré par les pédagogistes français, comme le déploraient déjà en 2012 Véronique Bedin et Dominique Broussal dans un excellent article8.

effet maître 3effet maître 2

La question de la pédagogie employée par le professeur est donc absolument centrale.

Or, contrairement aux pédagogies centrées sur l'élève, les approches centrées sur l'enseignement impliquent une plus grande activité du professeur.

Voici donc la manière dont un cours devrait être dispensé selon les enseignements dits structurés, et plus particulièrement selon la méthode direct instruction (voir les liens9 pour davantage de précisions) :

1- La mise en situation : l'enseignant présente clairement l'objet de la leçon, en explicite les attendus et s'assure de la maîtrise des connaissances préalables par sa classe.

 2- La leçon (3 étapes) :

  • Le « modelage ». L'enseignant exécute devant ses élèves et à voix haute toutes les opérations intellectuelles nécessaires à la compréhension. Il présente les informations en petites unités, allant de la plus simple à la plus complexe.

  • La pratique dirigée : l'enseignant ne laisse pas sa classe en autonomie. Il vérifie la compréhension de sa classe en lui proposant des tâches semblables à celles qu'il a présentées lors de la phase de modelage. Par un jeu des questions-réponses guidé par le maître, les élèves ont une rétroaction immédiate sur leur compréhension. Cette pratique est prolongée le temps nécessaire.

  • La pratique autonome : les élèves sont laissés en autonomie sur des tâches toujours similaires et en grand nombre.

3- L'objectivation : l'enseignant synthétise et réexplicite ce qui doit être su et compris.

 

Comment a-t-on choisi entre ces deux pédagogies ?

 

>À l'heure de la réforme du collège 201610, des parcours spiralaires, des îlots curriculaires, des savoir-êtres soclés, des EPI le Cid-Flamenco-Guernica-Paëlla, et de l'abandon des contenus pour les compétences, en un mot, de l'extravagant triomphe des pédagogies par découverte, il nous faut certainement conclure à la supériorité du second modèle sur le premier.

Comment en effet imaginer aujourd'hui l'absence complète de dispositifs issus des préconisations des pédagogies structurées, voire leur unanime condamnation, si ce n'est par la démonstration empirique de leur inefficience ?

Les non spécialistes seront certainement surpris d'apprendre qu'aucune étude comparative de grande ampleur n'a jamais été menée en Europe à ce sujet, principalement pour des raisons budgétaires.

>Mais, en 1967, le gouvernement fédéral américain, afin d'optimiser ses dépenses d'éducation, décida du lancement d'un programme comparatif sans précédent : le projet follow through11.

Ainsi, de 1968 à 1977, une vingtaine de pédagogies furent évaluées auprès de 352 000 élèves et de nombreuses données furent collectées. Il s'agit là de la seule étude statistique de grande ampleur et prolongée dans le temps dont nous disposons encore de nos jours. De plus, le gouvernement américain finança jusqu'à 1995 différents statisticiens afin d'affiner et de réexaminer les modèles utilisés.

Voici les résultats de cette étude :

graph 2graph 1

Ces chiffres ont de quoi laisser songeurs : les pratiques centrées sur l'enseignement obtiennent en tous points de meilleurs résultats que les pratiques centrées sur l'élève !

La plus grande surprise ne réside pas tellement dans le fait que les élèves démontrent de plus grandes capacités dans la maîtrise des basic skills (mathématiques, lecture, orthographe, langue), mais bien dans le fait que ceux qui ont reçu un enseignement structuré possèdent également une meilleure estime d'eux-mêmes et de plus grandes facultés cognitives.

La défaite des tenants des modèles cognitifs et affectifs est ici totale. La polémique pouvait commencer.

Les vaincus dénoncèrent la déficience du modèle statistique utilisé, mais de manière surprenante toutes les contre-expertises12 (House et Glass 1979, Bereiter 1981, Becker et Carnine, 1981, Lipsey et Wilson, 1993, Watkins 1996, Crahay, 2000, Borman, 2002) ne firent que confirmer et parfois amplifier les premières conclusions.

Ces analyses postérieures permirent aussi d'exhiber quelques phénomènes méconnus : réduire par exemple un effectif ne serait efficace que quand la pédagogie l'est aussi ! Dit sommairement, mieux vaudrait un enseignement structuré à trente, qu'un groupe autonome de cinq élèves engagés dans une pédagogie par projet !

La dispute autour de ces données et de leurs conséquences n'a depuis pas cessé outre-atlantique. Les circonstances notamment qui ont amené le gouvernement américain à ne pas tenir compte de ces résultats et à continuer de financer également tout type de pédagogie fait encore aujourd'hui débat. (voir the follow through evaluation13)

En France, il semblerait que le déni soit parfait. On feint d'ignorer cette étude et quand certains chercheurs essaient de la mettre en avant, les arguments pédagogistes se résument souvent à l'attaque ad hominem, ou au dédain.

Ont-ils une meilleure étude à citer ? Non. On peut aussi lire couramment sous leur plume qu'il est impossible de mener un étude statistique rigoureuse à si grande échelle : c'est particulièrement arrangeant lorsque l'on en a aucune à proposer... et permet aussi plaisamment de continuer à deviser du sexe des anges sans craindre qu'advienne un jour une forme de mesure, pourtant parfaitement nécessaire.

Le contenu des débats entre Serge Pouts-Lajus, Mario Richard et Steeve Bissonnette est à ce sujet assez édifiant14.

Mais plus encore, se pose désormais la question de la scientificité d'un certain nombre de recherches pédagogiques. Quelles études statistiques les soutiennent ? Les a-t-on soumises à l'épreuve du même crible que les résultats de follow through ?

Le rôle des affects et des sympathies idéologiques jouent définitivement un trop grand rôle et dessert lourdement l'avancée de recherches opératoires.

En définitive, le choix entre les deux catégories de pédagogie n'a aucunement été fait en suivant des critères scientifiques indubitables.

 

Que faire désormais ?

 

De nombreux parents et enseignants contemplent, interdits, les recommandations des nouveaux programmes de cycle 3 et 4 : logique curriculaire (plus que contestée15), approches par compétences (promues par l'OCDE16 et tout aussi contestées17), travail en îlots, interdisciplinarité contrainte, disparition de l'étude rigoureuse de la langue, étude thématique de l'Histoire, pédagogie par projet systématique, silence du professeur changé en animateur...

Il en va de ce regard certainement comme de celui de l'abbé cistercien découvrant en son temps l'hérésie cathare, oscillant quelque part entre incrédulité et aversion. Pour sûr cependant, il croit distinguer le visage de la folie grimaçante !

Il serait certes plaisant, au point où nous sommes rendus, de suivre le mot d'Amaury18 lors du sac de Béziers, ce serait là une joyeuse réplique aux humiliations et renoncements imposés depuis des décennies par un certain catéchisme pédagogiste devenu dogmatique et autoritaire.

Mais nous manquerions alors notre but, et nous dirions que l'étude scientifique de l'enseignement est définitivement une faillite.

Rouvrons plutôt de manière fracassante les débats clos sans avoir été tranchés, demandons la rationalité aux chercheurs, exigeons des mesures et des protocoles valides et disqualifions enfin ceux qui refuseraient de s'y soumettre.

 


15zigsite.com/PDFs/CurriculumCauseFailure.pdf

17www.skolo.org/IMG/pdf/APC_Mystification.pdf

18« Tuez-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens ! » https://fr.wikipedia.org/wiki/Arnaud_Amaury


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64 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 4 avril 2016 09:35

    « Les

    sciences de l’éducation »

    L’escroquerie est déjà dans le titre. smiley


    • Kevin Queral Kevin Queral 4 avril 2016 09:55

      @La mouche du coche
      Ah Ah ! Oui, c’est ce qu’on peut se dire... mais lisez l’article ! ;)


    • tf1Groupie 4 avril 2016 10:05

      L’article est un peu fouilli et parfois caricatural.

      Il ne me semble pas que Mme Robine affirme que « l’enfant n’a pas besoin de maître pour apprendre » mais plutôt que, par moments, l’enfant apprend sans l’aide du maître, ce qui semble assez évident dans l’apprentissage de l’informatique,

      Opposer des methodes d’enseignement ne me semble pas très utile, mais plutôt prendre le meilleur des deux.


      • nenoeud 4 avril 2016 10:29

        Article intéressant mais certains raccourcis posent questions. En effet dans votre conclusion vous dîtes "les pratiques centrées sur l’enseignement obtiennent en tous points de meilleurs résultats que les pratiques centrées sur l’élève « en vous basant sur une étude dont on ne connait pas bien la date de publication (visiblement fin des années 90) et en vous basant sur une définition pédagogie par découverte et structurée qui date de 2005. Après tout rien n’empêche une pédagogie par découverte de faire partie de la catégorie »direct instruction"...


        • Kevin Queral Kevin Queral 4 avril 2016 12:28

          @nenoeud
          « en vous basant sur une étude dont on ne connait pas bien la date de publication"
          L’étude dont on ne connaît pas bien le date de publication, est justement l’étude la plus documentée au monde, rien de moins.
          Suivez les liens !


        • nenoeud 4 avril 2016 13:13

          En ce qui concerne la date de publication je parlais bien entendu de votre article et vous ne répondez pas à cette question, ni à celle sur la confusion terminologique, c’est bien dommage...


        • Kevin Queral Kevin Queral 4 avril 2016 14:19

          @nenoeud
          Ah entendu ! Je ne sais trop comment le dire autrement... en fait cet article (écrit ce week-end) essaie de rendre compte de la querelle qui anime le milieu de la recherche en science de l’éducation, dont je ne fais pas parti.

          Vous proposez d’incorporer de la pédagogie par découverte dans une méthode de direct instruction. Tout dépend effectivement de ce qu’on entend par pédagogie par découverte. L’idée centrale est la suivante : un enfant, ou très jeune adolescent n’est pas capable de hiérarchiser les informations auxquelles il se confronte, ni de catégoriser (créer lui-même des catégories). Le propos est que pour atteindre l’autonomie, qui demeure l’objectif majeur, il faut en passer par un apprentissage guidé et construit. En somme ne pas lui proposer de processus cognitifs d’adultes formés (projet, autonomie, interdisciplinarité) auxquels il ne sait pas répondre.


        • Allexandre 4 avril 2016 22:22

          @Kevin Queral
          Enfin des paroles sensées dans un ramassis de grand n’importe quoi et de démagogie gouvernementales et pédagogistes !!! Merci


        • Spartacus Lequidam Spartacus 4 avril 2016 10:53

          Une éducation structurée semblerait une éducation à la Française, et une éducation par découverte semble être une éducation à l’Allemande.


          Avec une vue extérieure les résultats sont différents.

          En France, dans la prime jeunesse, les jeunes marchent bien 2 par deux. Ça marche au carré et les gamins ont peur de l’autorité.
          En Allemagne, les gamins sont instables, livrés à eux mêmes et généralement peu écoutants.

          A l’age de 14-15 ans se fait une transformation de maturité.
          A 14-15 un allemand est capable de faire des dissertations d’adulte et est capable de réflexion très structurée et bien plus mature.
          En France un jeune de 14-15 est un écervelé, et reste un enfant. Il ne se structure que bien plus tard.

          Alors laquelle est meilleure ? 

          • Kevin Queral Kevin Queral 4 avril 2016 16:27

            Euh ? C’est pas un peu n’importe quoi vos histoires d’Allemands et de Français ?


          • Fiorello 4 avril 2016 17:28

            @Spartacus

            C’est vraiment n’importe quoi !
            Les allemands mettent des notes même si leur système de notes est inversé
            Les allemands n’ont pas faits l’erreur d’un collège unique
            Et enfin les français ne sont pas des crétins et les allemands des génies, quoi que si on vous prend comme français de référence...


          • mmbbb 4 avril 2016 19:25

            @Spartacus je ne vous suis guere un peu tire par les cheveux votre argumentation et beaucoup generaliste Moi j’ai subi le collège unique une aberration les eleves en apprentissage technique des bourrins un esprit tres con C’est surtout le manque de suivi scolaire et d’emulation qui me convenait pas J’ai toujours eu l’impression d’être dans une usine a enseigner. Dans quelques annees ce seront les robots qui deviendront les supplétifs des enseignements ce n’est pas plus mal j’ai eu quelques enseignements tres mediocres. et d’autres absents, un robot ne deprime pas


          • Aristide Aristide 4 avril 2016 11:27

            Ce qui me parait bizarre c’est cette tendance à opposer deux camps, à systématiquement dénier les avantages de l’un, à dissimuler les inconvénients de l’autre. Il me semble que cette classification binaire est simpliste et ne peut entraîner que ce que vous déplorez, des luttes intestines entre tenants et opposants des deux écoles. 


            Le bons sens est souvent nécessaire pour essayer de calmer les ardeurs de ces chercheurs qui croient tous avoir trouver le Graal. L’enseignant est le mieux placé pour alterner dans son enseignement les temps consacrés à la transmission des connaissances de manière « classique » et les temps nécessaires à la prise en compte de l’élève dans une inversion du rapport. Il me semble que l’apprentissage de la lecture est assez symptomatique de cette lutte de spécialiste auto proclamés, chacun y allant de sa méthode infaillible.

            Il appartient donc à l’enseignant,maître de sa matière et conscient de la nécessité de prendre en compte les préoccupations des élèves, d’équilibrer les pratiques. D’ailleurs, il est facile de constater que la plupart des enseignants le font sans rentrer dans ces luttes de spécialistes. Il suffit pour cela d’interroger les élèves, de voir leurs cahiers, leurs livres pour s’apercevoir que ce discours entendu sur la supériorité d’une pratique sur l’autre n’a pas grand sens.

            J’ajouterai simplement qu’il existe des temps différents pour ces pratiques, les matières aussi exigent un équilibrage adapté, ... il me paraîtrait plus judicieux de formaliser les usages de ces pratiques dans le réel plutôt que de pondre une ixième étude sur les bienfaits de l’une ou de l’autre de ces écoles.

            • chantecler chantecler 4 avril 2016 17:58

              @Aristide
              "Il appartient donc à l’enseignant,maître de sa matière et conscient de la nécessité de prendre en compte les préoccupations des élèves, d’équilibrer les pratiques. « 
              Et ta soeur ?
              L’enseignant »maître de sa matière« etc, etc ?
              Vous vous fichez du monde !
              La liberté pédagogique n’existe pas sauf dans les discours et en théorie .
              Dans la pratique l’enseignant doit subir toutes les directives et les contraintes de la hiérarchie qui a choisi son camp .
              La hiérarchie : je dis I.E.N,(inspecteurs de circonscription) , conseillers pédagos et certains directeurs très fayots et il n’en manque pas .
              Si on refuse à l’enseignant certains outils de base comme des manuels, il est obligé de faire sans : écrire au tableau ,obliger les jeunes élèves à copier , faire des photocopies même si c’est interdit , utiliser des classeurs alors que les élèves ne sont pas assez matures pour les utiliser .
              Si on leur impose le travail de groupe , par ateliers, d’évaluer en permanence : évaluation initiale , médiane , terminale à chaque séquence .....en quoi est il libre ?
              Bref, vous vous fichez du monde .
              Il me semble avoir déjà eu ce type d’échange avec vous .
              Etes-vous véritablement enseignant , ou partie prenante dans la hiérarchie , ou encore un administratif qui se permet de juger ceux qui se tapent le boulot de terrain ?
              Il me semble que vous êtes trop faux cul pour vous coltiner des classes de banlieue de trente élèves à double niveau imposé par idéologie pédagogiste .
              En plus de »la pédagogie des petits plats« , pardon la pédagogie différenciée.
              Laquelle aurait trouvé la martingale théorique pour »faire mieux avec moins de moyens" mais envoyer à la casse un max d’enseignants et d’élèves aussi  !
              Pff !
              Je vous vois plutôt représentant syndical ou adjoint auprès d’une direction quelconque .
              J’arrête là : je sens ma tension monter de 10 points .
              Escrocs !


            • Aristide Aristide 4 avril 2016 18:13

              @chantecler


              Ma sœur va très bien. Pour la tension, je vous conseille d’arrêter le pinard.

              Et surtout n’essayez pas de comprendre ce qu j’ai écrit, vous errez dans cette hargne assez incompréhensible sans aucun rapport avec mon propos.

              A plus à jeun.














            • chantecler chantecler 4 avril 2016 18:21

              @Aristide
              Pauvre type !
              Baratineur !


            • Kevin Queral Kevin Queral 4 avril 2016 18:24

              @Aristide
              Qui dit formaliser les usages dit mesure. N’est-ce pas ce dont nous parlons ?


            • Aristide Aristide 4 avril 2016 18:39

              @Kevin Queral


              Mon propos consistait simplement à m’éloigner de ce discours théorique sur les qualités des pratiques que vous avez opposées dans votre présentation. Ne déniant aucunement l’intérêt de cette mise en perspective mais essayant de lui donner une réalité, enfin celle que je vois en place dans l’EN.

              Il me semble que les enseignants actuels utilisent le meilleur de ces pratiques avec les moyens qui leur sont donnés. Je ne dresse en aucun cas un tableau idyllique, j’essaie simplement de noter que les pratiques basées sur l’enseignement ont encore leur place et que celles orientées vers les élèves ne sont pas plus absentes.

              A partir de là, il s’agissait pour moi de mettre en exergue que cet équilibre des pratiques est du domaine de la compétence des enseignants. Ici, insistant sur l’enseignement classique pour des populations qui savent apprendre, disposent des outils, ... ailleurs peut être s’adapter et faire découvrir dans une pratique qui met plus en avant l’expérience personnelle. 

              Voilà, voilà, simple mise en évidence que ces pratiques apparemment inconciliables peuvent participer du même objectif. 



               

            • tf1Groupie 4 avril 2016 18:53

              @chantecler

              Je ne sais pas d’où vous sortez ça, mais la liberté pedagogique existe bien.

              Il y a bien sûr le programme comme obligation (et encore), mais l’enseignant est bien le seul maître à bord dans sa classe et d’ailleurs il existe des fois des différences significatives de fonctionnement entre les professeurs (outils différents, démarches différentes).
              Ainsi les modalités d’évaluation sont totalement à la liberté des profs, qui d’ailleurs ne sont pas obligés de noter.

              Les chefs d’établissement peuvent essayez de mettre la pression, mais en theorie ils n’ont pas à se mêler du domaine pedagogique. Ce qui n’empêche pas des « concertations » parfois tendues.

              Les Inspecteurs ont la vraie Autorité dans ce domaine ... mais comme ils passent en moyenne une fois tous les 5ans (ou pire), leur pouvoir réel est assez limité.


            • chantecler chantecler 4 avril 2016 19:33

              @tf1Groupie
              « En théorie ils n’ont pas à se mêler ».... patati patata !
              Sauf qu’à 90 % ils ne peuvent s’empêcher de se faire valoir devant leur IEN et de tout raconter au téléphone .
              Quant à la liberté pédagogique .... !
              Supposons que vous soyez adepte de la méthode de lecture globale et que la circonscription , IEN compris ,prône la méthode globale , ben votre liberté est facile à mettre en oeuvre .
              Ce qui est certain c’est que nous n’avons pas travaillé dans les mêmes départements .


            • Aristide Aristide 4 avril 2016 19:58

              @chantecler


              On ressent une vieille rancune contre tout ce qui représente l’autorité. Surement une exception chez les enseignants, ’un vieux prof aigri qui vomit toutes ses frustrations. 

              Bien incapble de faire valoir sa liberté pédagogique, le médiocre se recroqueville derrière tout ce qui l’empercherait d’en jouir. Affligeante défense.

              Le povre ....


            • chantecler chantecler 4 avril 2016 20:01

              @Aristide
              Et moi je ressens chez toi le mec couché qui dit amen à toutes les absurdités émanant de la hiérarchie !
              Pauvre cloche !
               smiley


            • Aristide Aristide 4 avril 2016 20:11

              @chantecler


              Et le vin mauvais en plus.

              Ah ces frustrés qui étalent leur vieilles rancunes sur internet.



            • chantecler chantecler 4 avril 2016 20:23

              @Aristide
              Et vous, ce gugusse qui la ramène , qui parle à partir de je ne sais où ...
              Si ça tombe votre unique expérience c’est de vérifier le travail de votre enfant ...
              Alors vous étiez prof, « conseiller d’éducation », administratif , IEN , conseiller pédago , ...
              rien de tout ça ?
              Et vos propos : quel rapport avec l’article ?


            • Aristide Aristide 4 avril 2016 20:36

              @chantecler


              Pour approuver les mêmes conneries que pour les Allemandes qui travaillent pas et le KKK, enfin ... je me dispenserais de donner des leçons.

              Sur mes propos, il faut lire et essayer de comprendre, pas facile quand on est dans votre état.


            • alinea alinea 4 avril 2016 12:30

              Je ne peux qu’approuver ce texte, moi, à cent pour cent.
              Je me souviens des débuts des méthodes audiovisuelles dans l’apprentissage des langues ; je m’insurgeais contre, alors que j’étais dans ce bain !
              Les méthodes audiovisuelles sont excellentes, quoi, à partir de la seconde, de la première, quand des bases sont posées, dessus on peut construire ; mais construire à partir de rien est tout simplement une hérésie.
              Il y a tant à dire pour critiquer les « méthodes modernes », tant vantées par Meyrieu ! Du reste les résultats nous donnent raison.
              La méthode globale ne convient pas à tous les esprits tandis que la méthode classique va à tout le monde ! Même les matières dites d’éveil ont besoin de base ; le dessin ou la musique mais qu’en faire si on apprend pas à voir ou à entendre, si on en apprend pas le langage ?
              On donne, pour les meilleurs, la sûreté de soi , avec rien derrière.


              • mmbbb 4 avril 2016 19:17

                @alinea Meyrieu est le firme pharmaceutique et Philippe Meirieu et le Pedago de LIUFM un point commun est la ville de Lyon Je vous rejoins, l’essentiel est d’avoir est d’avoir des bases solides ces reformes successives est une stupidite totale. Cette ecole se veut egalitaire mais ce sont les gamins de cadre qui s’en sortent le mieux Ils ont les outils structurant dans leur univers familiale Un gamin de pauvre se démmerde la meme antienne, 


              • alinea alinea 4 avril 2016 20:15

                @mmbbb
                Je me suis rendue compte de mon erreur tout à l’heure !! je crois que la fais souvent !
                Les structures d’apprentissages communes à tous conviennent à tous ! C’en est même inimaginable de s’être fait croire autre chose, mais encore plus, si c’est possible, que ces gens-là aient pu imposer leurs vues !
                Mais même des gamins dans des milieux favorisés, culturellement parlant, ont eu de grosses difficultés à résoudre, tard, leurs problèmes d’orthographe, pour ne parler que de ça ! De plus il n’y avait aucune logique induite dans cet enseignement où l’on est censé s’amuser ! et l’exigence n’était pas bien grande. Et je vous parle de ça, j’ai arrêté de m’y intéresser, de désespoir, en 1993 !!!
                Puis, probablement pour compenser cet édifice de bric et de broc sur fondements de guiimauve, embrayant un peu à la fin des années 90, j’ai été effarée de la préparation au bac ; il ne s’agissait que de bachotage, de « trucs » qu’il fallait connaître pour réussir ! avec des bacs blancs tous les quatre matins pour se mettre dans le bain. Oui, un formatage sans contenu, ou quasi.


              • Raymond SAMUEL Raymond SAMUEL 4 avril 2016 14:56

                Bonjour,
                SPARTACUS, « En France un jeune de 14/15 ans est un ecerrvelé, alors qu’un Allemand est structuré ».
                J’ajoute à votre remarque que la cause probablement principale de cette différence est à rechercher dans la petite enfance : il y a peu de naissances en Allemagne mais les enfants qui naissent sont maternés alors qu’en France ils sont remis à des tiers mercenaires dès le berceau.
                Réveillés de force, sevrés de force, transportés, changés de lieu et de référent, stressés quasi en permanence, avec les dommages que chaque adulte devrait connaître, scolarisés à 25 ou 30 et mis au travail à deux et trois ans, mis en rangs, bousculés, houspillés, sur-stimulés, sur-fatigués etc. Impossible d’énumérer toutes les nuisances qu’ils subissent. La maltraitance a évidemment des conséquences.


                • Fiorello 4 avril 2016 17:31

                  @Raymond SAMUEL
                  Au moins on sent que vous avez déjà mis un pieds en Allemagne.
                  C’est vrai ce que vous dîtes.
                  Spartacus devrez s’y rendre avant de poster n’importe quoi !


                • chantecler chantecler 4 avril 2016 18:54

                  @Raymond SAMUEL
                  C’est vrai !
                  Je pense qu’en Allemagne il y a beaucoup plus de femmes « au foyer » qui s’occupent donc de leurs enfants que dans notre pays .
                  Vieille tradition allemande : les trois K .
                  Mais en général le salaire des hommes , ouvriers qualifiés et + , est plus élevé aussi .


                • tf1Groupie 4 avril 2016 19:09

                  @Raymond SAMUEL

                  ça c’est un argument retrograde de quelqu’un qui veux justifier le retour de la femme au foyer.

                  Si c’était vrai alors ce serait constaté par des études : est-ce que vous en avez à proposer ?

                  Et d’après un tel argument l’Allemagne devrait trôner en haut des classements scolaires (au moins européens) ; mais ce n’est pas le cas.

                  Et puis l’histoire des enfants super-stressés et névrosés.
                  Bientôt leur apprendre à marcher va être considéré comme une violence.


                • Aristide Aristide 4 avril 2016 19:24

                  @tf1Groupie


                  De plus c’est encore un vieux poncif qui n’est plus vrai depuis longtemps, le taux d’emploi des femmes est comparable entre l’Allemagne et la France, même pour celles en age d’avoir des enfants.

                  Le chantecler doit cuver depuis longtemps ...


                • philouie 4 avril 2016 20:58

                  @tf1Groupie
                  Enfin, il est bien évident que si a trois mois vous coller le môme à la crèche vous allez créer un choc psychologique à l’age où il est en train de construire son rapport au monde. CE qui est en jeu, c’est le narcissisme, l’image de soi et la sécurité intériieure. Toutes choses qui ne se mesurent pas dans vos édutes et qui ont pourtant des conséquences sociales énormes. La capacité de vivre en couple y est en jeu, par exemple.
                  Cette violence n’est pas gratuite.


                • tf1Groupie 4 avril 2016 22:39

                  @philouie

                  « Enfin, il est bien évident que ..
                  . »

                  Ah bien, vous voilà diplomé en psychologie infantile ? Je vous ai reconnu Mr Cyrulnik !!

                  Plus sérieusement ... vous n’avez absolument aucune idée de ce qui se passe dans le cerveau d’un enfant de 3 mois.
                  Donc vous ne faites que balancer des affirmations purement personnelles. Mais contrairement à votre affirmation, il n’est PAS évident que.

                  Vous savez certainement que l’accouchement lui-même est une énorme souffrance à la fois physique et psychologique pour le nouveau-né ?
                  Donc tous les nouveau-nés sont tarés ?
                  Donc on devrait interdire l’accouchement ?

                  Avez-vous une vague idée de la longue liste d’énormes bouleversements que subit un enfant ?
                  dents qui poussent, sevrages , gamelles lors des premiers pas, les claques de la grande soeur, les jouets volés par le petit-frère.

                  Alors le coup du « choc psychologique affreux » subi lors du premier jour de la crèche, pas vraiment sérieux.

                  On parle de l’école dans cet article, mais avant cela faudrait commencer par les bases de la psychologie infantile.


                • tf1Groupie 4 avril 2016 22:43

                  @Aristide

                  Je modulerais votre affirmation.

                  L’une de mes belles-filles est allemande, et d’après elle ça reste quand même compliqué pour une femme allemande d’associer enfants et travail.
                  Déjà les dispositifs d’accueil sont très rares (kinder garten par exemple) et puis culturellement ce n’est toujours pas très encouragé.


                • philouie 4 avril 2016 23:22

                  @tf1Groupie
                  Vous avez décidé, pour des raisons idéologiques, qu’il n’y avait pas de traumas à ce qu’un enfant soit séparer de sa mère à partir de 3 mois pour être confié à l’institution, mais en réalité vous n’en savez rien.
                  Vous parlez de plaies et de bosses mais ils s’agit là de bien d’autres choses puisqu’il est question de sécurité affective, de sentiment d’abandon ou de narcissisme. Avec en particulier le soin du corps par le corps, le contact, la chaleur humaine. Savez-vous pourquoi un enfant aime être bercé ?
                  Et bien, ça lui rappelle qu’il peut être porté.
                  Nous avons eu dernièrement le cas d’un enfant qui a commencé à présenter des problèmes de violence vers les 2-3 ans, chez sa nounou et à l’école maternelle. mordeur, frappeur.
                  Et bien c’est un enfant qui a eu des soucis de santé à la naissance et qui a passé les deux premiers mois de sa vie à l’hôpital.


                • Aristide Aristide 5 avril 2016 19:18

                  @tf1Groupie


                  Je ne parlais que du taux d’emploi. En fait les allemandes travaille plus en % que les françaises 66% contre 60%, mais elles ont aussi des temps partiels plus qu’en France autour de 45% contre 30 % en France. Les bienfaits des minijobs tant vantés par les neo du PS et d’ailleurs.

                  Chaque pays a ses particularités. mais au niveau de l’emploi féminin les disparités culturelles ne jouent que très peu sur le taux d’emploi, même si individuellement on peut constater des différences assez notables dans l’acceptation et les facilités offertes.



                • non667 4 avril 2016 15:43

                  sur l’éducation
                  = débat sur le le sexe des anges !
                  les pouvoirs capitalistes et communistes veulent de la populace facile a gouverner donc bête en histoire ,politique ,économie !
                  l’e.n. française a réussie au delà de toutes espérance qui se prépare à voter front ripoublicain en 2017


                  • Fiorello 4 avril 2016 17:32

                    Bravo pour cet article au moment où la réforme des collèges de nos malades de pédagogos va ruiner notre école publique !
                    Pourvu qu’en 2017 on dégage toute cette clique...


                    • chantecler chantecler 4 avril 2016 18:48

                      @Fiorello
                      Alors là vous rêvez : on change les dirigeants , les ministres , mais pas les hauts fonctionnaires , les cadres ni les castes qui décident de tout .


                    • alinea alinea 4 avril 2016 19:13

                      @chantecler
                      Absolument ; tout ça a commencé sous Giscard, s’est envenimé sous Mitterrand.
                      Bon, aujourd’hui, d’autres problèmes, et probablement plus graves, s’ajoutent !


                    • chantecler chantecler 4 avril 2016 19:25

                      @alinea
                      Le pompon ça a été sous L.Jospin avec ce connard de Claude Allègre , le prix Nobel du travail pompé à ses collaborateurs à Censier .
                      Tiens , par pur hasard j’ai un de ses bouquins sous les yeux :
                      « Dieu face à la science ». !!!!!
                      Je lis la présentation en quatrième de couverture ...
                      Ca se termine par :
                      "Sans tabou , sans a priori , avec comme seul guide ce qui doit rester la règle des sociétés civilisées : la tolérance .
                      Claude Allègre , l’apôtre de la tolérance !  smiley
                      Et la laïcité pépère ?
                      Et ça a été ministre de l’EN !


                    • Aristide Aristide 4 avril 2016 20:13
                      Une belle brochette que voilà ...

                    • Esprit Critique 4 avril 2016 21:02

                      « ......Que faire désormais ?..... »

                      Licencier pour fautes lourdes , graves, criminelles , les trois quart des cons qui sévissent rue de Grenelle.

                      Ne pas oublier de renvoyer la Belle Kacem au Maroc définitivement !


                      • Allexandre 4 avril 2016 22:31

                        @Esprit Critique

                        Pour un « esprit critique », on ne peut pas dire qu’il le soit beaucoup. Je ne vois pas en quoi « renvoyer Belle Kacem au Maroc » changerait quoi que ce soit. A part une remarque assez raciste, vous devriez savoir que les ministres ne sont pas les décideurs. Ils promeuvent seulement des décisions prises en haut lieu. La prochaine fois, faites preuve d’un véritable « esprit critique » !

                      • Esprit Critique 5 avril 2016 00:12

                        @Allexandre
                        Lisez les discours de la ministre sur la Laïcité, tenez vous un peu au courant....

                        Promouvoir la connerie, comme la disparition de toute chronologie dans l’enseignement de l’histoire, mettre sur le même plan les raisonnements scientifiques cartésiens et le dogme religieux....

                        Effectivement, si on est « Irresponsable » on n’est pas coupable, dans votre royaume ou tout le monde est raciste sauf les bien-pensant de votre « espèce » ! ?


                      • Allexandre 5 avril 2016 13:43

                        @Esprit Critique
                        Vous vous défendez en utilisant les arguments éculés et habituels. Je n’ai aucun royaume et je ne suis pas bien pensant pour deux sous. Mais votre remarque telle qu’elle est formulée est sotte et/ou raciste. Renvoyez au Maroc une Française d’origine marocaine est aussi absurde que de renvoyer un Français d’origine italienne depuis des générations en Italie. Vous aussi alors vous êtes dans la « bien-pensance » actuelle qui est plus dans la droite dure.

                        Pour le reste, sachez que je ne vous ai pas attendu pour condamner les propos et la réforme de la ministre. Etant d’autant plus prof d’Histoire, pensez bien que je m’insurge contre cette réforme et les précédentes qui n’étaient guère mieux. Donc, sur ce point nous sommes d’accord à 1000%. Mais ayez l’honnêteté de reconnaître que votre phrase était bête et sans intérêt. Reconnaître ses erreurs est tout à l’honneur de celui qui les reconnaît. 
                        Cordialement !

                      • JC_Lavau JC_Lavau 5 avril 2016 01:16

                        En sciences de l’éducation, c’est le ministère qui dans son omniscience innée, décide quels thèmes de recherches seront autorisés.
                        En conséquence le sujet de recherches en didactique « Le contrat de désensorialisation en enseignement des sciences, abus et remèdes » demeure dix-sept ans après, toujours un domaine vierge, qu’aucun chercheur ne sera autorisé à traiter.
                        http://deontologic.org/geom_syntax_gyr
                        La persistance de schèmes infantiles dans l’enseignement des mathématiques et de la physique.
                        http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/je_fais1.htm
                        http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/je_fais2.htm


                        • JC_Lavau JC_Lavau 5 avril 2016 01:33

                          Joël Brunet enseignait l’intégration et la technique d’intégration par parties à des BAC PRO de maintenance de réseaux. Bien obligé : dans leur métier ils utilisent des analyseurs de spectre. Donc obligation qu’ils maîtrisent les bases de la série de Fourier, et sachent en calculer les premiers coefficients.
                          Rien n’était laissé à la découverte, tout structuré, bien que les plaisanteries de Joël puissent faire croire à la décontraction.

                          Stupéfaction de l’inspecteur, qui lui n’avait jamais rien compris à l’intégration, et ne voulait surtout pas l’apprendre : « Je suis à deux ans de la retraite, alors ! »....


                          • JC_Lavau JC_Lavau 5 avril 2016 01:39

                            Témoignage à utiliser : celui de Stella Baruk, en leçons particulières.
                            La rigueur et l’abstraction des mathématiques sont souvent utilisées par les enfants comme antidotes à des empiètement par des familles étouffantes composées de demi-dingues.
                            Mon propre témoignage à ce sujet est public.
                            De plus, en 6e et 5e (classes pilotes à Champollion , Grenoble) nous avions quatre heures d’atelier par semaine. Nous rapportions à la maison nos réalisations achevées. L’une d’elles est encore ici, 61 ans après.
                            Ferme antidote à l’invasion par le n’importe-quoi maternel.


                            • Francis JL 5 avril 2016 08:30

                              @JC_Lavau,

                               
                              ’’La rigueur et l’abstraction des mathématiques sont souvent utilisées par les enfants comme antidotes à des empiètement par des familles étouffantes composées de demi-dingues.’’
                               
                              Plutôt que d’un antidote, je parlerais de baume : un baume contre la peur de devenir fou dans un monde sans repères. Une bouée de sauvetage qui a en effet valeur d’antidote.
                               
                              Quand l’Education nationale en tiendra compte, nous aurons fait un grand progrès sociétal. Mais ce ne sont pas des Najat VB qui nous feront faire de tels progrès.

                            • JC_Lavau JC_Lavau 5 avril 2016 11:42

                              @JL. Antidote, si. La preuve :
                              http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/esprit_scientifique.htm
                              http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Fam_Lavau/Delire_charlatane_Reine-Mere.html
                              ...
                              Sur Trombi.com nous avions aussi comparé les efficacités sur nous du froid et presque timide M. Perrin, notre prof de maths de 4e et 3e. Ce genre de personne vous donne une solidité précieuse.

                              http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Depression_majeure.html
                              Le genre d’article qui est interdit sur Agoravox.


                            • atmos atmos 5 avril 2016 02:28

                              Je ne pense pas que nos dirigeants soient particulièrement chagrinés par la déglingue de l’EN, au contraire : ils savent qu’un troupeau de moutons se mène plus facilement qu’un peuple instruit. Quant à l’effondrement du niveau, ils continueront de le camoufler derrière leurs habituelles statistiques bidons. Le bac pour tous, même les analphabètes, n’est-ce pas une simple question d’égalité ?


                              • gadax 5 avril 2016 08:29

                                Il y a une place pour les sciences de l’éducation. Il y a vraiment une recherche active et des gens qui posent de bonnes questions, des phénomènes qui sont mis en évidence. Je pense qu’il faut déjà essayé de regarder au-delà de nos frontières, même si la théorisation est un peu une spécialité Française. Je pense que la science a sa légitimité. Personnellement je suis plus attiré par une approche didactique (en gros une pédagogie qui s’intéresse de près aux disciplines) que par une pédagogie généraliste indifférenciée. Là où il y a problème selon moi c’est sûr l’exploitation politico-médiatique de ces sciences de l’éducation. A l’heure de la réforme du collège, on a plus l’impression que ces sciences servent d’alibi à une réforme strictement économique : on réduit les budgets en arguant de certains travaux pour se dédouaner. Je pense qu’il ne faut pas y voir plus que cela. 

                                En tout cas merci à l’auteur d’éclairer sur la diversité et l’utilité des sciences de l’éducation qui sont la risée de beaucoup, alors qu’elle n’ont pas à rougir face aux économistes ou autres gourous du management. 

                                • JC_Lavau JC_Lavau 5 avril 2016 12:18

                                  Pour lire et écrire de la chimie, pas de pitié : il faut avoir accepté de distinguer les majuscules des minuscules.
                                  Parce que Co, c’est le cobalt, mais CO c’est le monoxyde de carbone.
                                  Il faut aussi avoir accepté de distinguer sa droite de sa gauche et son haut de son bas. Mais justement l’éditeur de commentaires de SPIP ne permet pas d’écrire la différence entre indice et exposant. En chimie ça ne pardonne pas.
                                  Dans une classe de BEP frigoristes, pour un tiers de la classe il a fallu deux semaines de travail pour qu’ils acceptent de mettre une majuscule quand il en faut, et une minuscule quand il en faut.

                                  Désolé d’insister, l’entrée des enfants dans l’écrit, ça n’est pas négociable : il faut maîtriser cela avant de passer dans la classe supérieure. Or plusieurs arrivent en seconde en ne sachant toujours pas lire : un tel devinait les mots d’après les trois premières lettres. Il se plantait chaque fois que le mot sortait de ses habitudes, notamment si le mot était nouveau pour lui.

                                  Dès la mat sup, ou Maternelle Supérieure, les différences d’habileté motrice des enfants sont frappantes. Telle menue fillette vietnamienne réussissait tous les tracés à la perfection, la plupart des garçons et un bon quart des fillettes gribouillaient très maladroitement. C’était déjà en amont que l’inégalité s’était faite. Wiwi ! A la maternelle qu’il faut passer du temps à la maîtrise de son corps et à sa latéralisation. Or la marelle est un jeu de filles, et rien d’équivalent n’existe pour les garçons. Ça arrange bien les militantes du féminisme, qui n’ont de cesse que de pousser les garçons dans l’exclusion scolaire, pour réserver l’enseignement supérieur aux seules filles.

                                  La veille du bac, ici un bac pro, à 21-22 ans, la moitié de la classe s’embrouillait avec le périmètre du rectangle. D’abord le parcourir avec ses pieds, après avec le doigt, après la pensée vole, pas avant.

                                  Si les fondations n’y sont pas, rien ne tient.

                                  Si la grammaire de base n’est pas acquise, les raisonnements mathématiques sont vains. Certes ils sont furieux que je leur rapprenne à distinguer un verbe d’un substantif, mais sans cela le codage mathématique est du gloubiboulga sans queue ni tête, où ils harponnent n’importe quoi au hasard.


                                  • JC_Lavau JC_Lavau 5 avril 2016 12:54

                                    Déjà quand j’étais minot, le Journal de Mickey raillait le constructivisme spontanéiste des enthousiastes excessifs de Benjamin Spock. Le spontanéiste exultait et triomphait quand Loulou, Riri et Fifi clamaient leurs projets spontanés, brimés par la directivité d’Onc Donald. Sauf que la proclamation « Je vais inventer un radar » se pratiquait en « J’ai inventé un sandwitch encore plus garni ! ».

                                    Dans leurs auto-théories, quand ils pensent prendre le contrepied des défauts des années précédentes, ils se trompent d’analyse et de construction de l’arbre des défauts. Ils n’ont jamais été formés à l’analyse réflexive de leurs illusions et idées reçues, ils n’ont pas non plus appris à devenir des trouveurs, des découvreurs (des vrais). Cela s’apprend, et ils n’en ont pas la moindre idée.


                                    • Raymond SAMUEL Raymond SAMUEL 5 avril 2016 14:01

                                      Hélas, l’ignorance en ce qui concerne les enfants et la masse bien acceptée des idées fausses propagées depuis 50/60 ans pour libérer les mères en sacrifiant les enfants, sont une triste réalité.

                                      Quel que soit la mode scolaire du moment, les enfants seront victimes des pouvoirs à partir de leur conception jusqu’à leur majorité. Que dis-je, toute leur vie et avec les pathologies mentales et affectives qui leur auront été infligées par les adultes.


                                      • JC_Lavau JC_Lavau 5 avril 2016 17:11

                                        Déjà terminé le débat : les papillons sont partis papillonner sur le dernier hochet agité sous leurs yeux.


                                        • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 5 avril 2016 18:48

                                          Question naïve : n’y a-t-il pas d’études comparatives sérieuses sur les pratiques françaises sans aller chercher des biscuits chez les Américains dont le système scolaire, la structure sociale et le mode de vie sont tellement différents des nôtres ?


                                          • JC_Lavau JC_Lavau 7 avril 2016 07:28

                                            @Jean J. MOUROT. Je te suggère d’emprunter - car je présume qu’il est épuisé depuis longtemps - « Réalités du transfert de technologie », de Silvère Seurat, chez Masson en 1976. Très très structurée, la formation des équipages industriels, que ce soit pour les nouvelles centrales thermiques en France des années cinquante, ou des industries au Sahara ou en Mauritanie.
                                            Mais précédée d’une analyse sociologique et culturelle, ethnographique, sinon tout tourne à vide.


                                          • JC_Lavau JC_Lavau 5 avril 2016 21:06

                                            Dans les entreprises aussi, les structures d’Ancien Régime sont toujours en place. Dans l’EN les castes sont aussi rigides qu’à l’hôpital. L’info didactique ou pédagogique ne remonte jamais depuis les enseignants. Bien trop méprisés.

                                            Une seule fois un ministre a réussi à imposer une évaluation par les étudiants des qualités pédagogiques des enseignants du Supérieur. Edgar Elbaz était particulièrement furieux. D’autant qu’il était particulièrement mauvais, dépourvu de rigueur : « par analogie, on introduit...  », répétitivement.


                                            • JC_Lavau JC_Lavau 6 avril 2016 04:45

                                              Les élèves remplacent vite les algorithmes qu’on croit leur avoir enseignés par les leurs, dont beaucoup sont loin d’être infaillibles.
                                              Le problème pédagogique est alors de détecter ou deviner d’avance dans quelles impasses ils vont aller se fourrer, et ça n’est pas évident à deviner. Tu as ou tu n’as pas prévu un corps de tests assez complet pour détecter et corriger les raccourcis personnels hasardeux qu’ils se sont faits.

                                              Parfois c’est encore pire : c’est tout le corps enseignant qui a oublié de faire passer une batterie de tests de cohérence à ce qu’il enseigne. Depuis le début du 20e siècle, l’enseignement de mécanique et d’électricité répète de génération en génération un « produit vectoriel » de Heaviside qui ne passe aucun test de cohérence. Les symétries sont toutes fausses, le comportement dimensionnel est faux, aucune cohérence physique... Mais ils ont tellement restreint la batterie de tests (on n’utilise que des repères orthonormés), que les étudiants mystifiés n’ont rien vu, rien compris.

                                              Prenons les identités remarquables, du programme de 3e. L’élève de sensorialité auditive a la mémoire auditive suffisante pour retenir la comptine A deux plus deux ABé plus Bé deux. Celui qui est visuel va se conter une histoire de chapeaux pour sortir de la maison (et ça n’est pas incassable). Quant à ceux qui sont tactiles ou kiné, ce sera le désastre.
                                              La batterie de tests doit tenir compte de ces différences de sensorialités, au lieu de se contenter de faire confiance à la débrouillardise de chacun.

                                              Quatorze ans après, je ne suis plus capable de raconter avec précision le test auquel feu le didacticien Pierre Tisseron avait soumis des élèves de CM1, sur le comptage et le décomptage, notamment au passage des centaines. Le résultat fut assez alarmant pour que l’instituteur refasse entièrement sa leçon un jour suivant. Le corps d’exemples à faire travailler par les élèves doit couvrir tous les cas testables, en sorte que les élèves - tous les élèves - aient perçu et corrigé leurs interprétations trop personnelles. Sinon hélas, on a fait un travail de singe.

                                              Désastre permanent et de longue date : les deux tiers des élèves de seconde année de fac scientifique, dès qu’ils ne reconnaissent plus un cas scolaire, remplacent la mécanique newtonienne par une mécanique folklorique, anté-galiléenne. Les aviateurs aussi, hélas...


                                              • JC_Lavau JC_Lavau 13 avril 2016 12:16

                                                @JC_Lavau. Ne pouvant pas dessiner dans les commentaires, j’avais négligé de donner la solution de sensorialité visuelle pour ces identités remarquables :
                                                vous dessinez un carré de côté (a + b). il contient un carré de côté a, de superficie , au bout de la diagonale vous avez le carré de côté b, d’aire . De part et d’autre il vous reste deux rectangles de côté a et b, d’aire a x b chacun.

                                                Et pour les tactiles et kiné ? Qu’ils repassent la figure avec le doigt.
                                                Voilà, on n’a laissé personne sur le côté de la route.

                                                Zut ! J’ai oublié qu’en classe de quatrième et troisième, on a déjà laissé tomber un gros contingent par terre : ils n’ont pas assimilé le calcul littéral qui arrive là. Ce calcul littéral tel qu’il est enseigné fut inventé et optimisé par les astronomes du 18e et du 19e siècle. Des gens qui devaient déblayer des masses de calcul, à la main. Pour eux, il était ergonomique de n’avoir que des identificateurs que les plus légers possibles, réduits à une seule lettre. Mais nos élèves ne devinent pas tous cela du premier coup. Quand j’étais en classe de huitième (huit-neuf ans), le livre et l’instituteur écrivaient des identificateurs en clair :
                                                Bénéfice = prix de vente - prix de revient.

                                                Le piège suivant, qui n’est détecté par presque aucun enseignant, est que l’alphabet est court, et nos besoins en identificateurs sont immenses. Aussi nous réutilisons les mêmes lettres, pour désigner tour à tour des tas de choses différentes. Cela ne va pas de soi, il faut le dire qu’à la fin de chaque exercice, les identificateurs-à-une-seule-lettre que nous venons d’utiliser sont tous relâchés. Vous ne soupçonnez pas le nombre de gars qui à seize-dix-sept ans sont toujours choqués que la lettre « d » ait à présent une signification différente de celle qu’elle avait un quart d’heure plus tôt.

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