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Accueil du site > Tribune Libre > L’otage Guy Môquet et les tueurs communistes

L’otage Guy Môquet et les tueurs communistes

6 octobre 1942. Le cœur brisé par une histoire d’amour qui vient de se terminer, une très jeune femme et un homme marchent d’un pas rapide dans une allée de la forêt de Rambouillet à l’ombre des chênes et des pins. Elle s’appelle Mathilde Dardant, elle est communiste, résistante comme celui qui l’accompagne et opère comme agent de liaison de Benoît Frachon, le dirigeant n° 2 du Parti communiste clandestin. Elle se demande pourquoi on l’a convoquée à ce rendez-vous discret et secret et pour quelle raison celui qui la guide vers le lieu de la rencontre est aussi muet et mal à l’aise. Craignant d’être en retard, ils pressent l’allure, leurs souliers faisant craquer le tapis de feuilles d’automne. Quittant l’allée, ils bifurquent dans la forêt et s’enfoncent dans un taillis où les attend Marius Bourbon, chef des « cadres spéciaux » du Parti communiste. De la poche de son manteau il tire un pistolet, l’arme et le braque sur la jeune femme qui lui tourne le dos.

Le lendemain on retrouvera le corps nu de Mathilde Dardant, la jeune résistante communiste assassinée par un autre communiste appartenant, lui, au sinistre "détachement Valmy", la brigade de tueurs du PCF.

Flash-back : environ deux ans plus tôt, le 15 octobre 1940, un autre jeune militant communiste était arrêté par des policiers français à la station de métro gare de l’Est alors qu’il distribuait des tracts contrevenant à la loi Daladier de septembre 1939 qui interdisait toute propagande communiste. Il s’appelait Guy Môquet et il avait 16 ans. Contrairement à la légende courant dans les lycées depuis le 22 octobre 2007, il n’était pas un résistant à l’occupation allemande. Pas du tout. Etait-il même patriote ? Rien n’est moins sûr. C’était un adolescent qui avait embrassé avec ferveur l’idéal de l’internationalisme prolétarien à la suite de son père, lui aussi militant communiste arrêté par la police française un an auparavant.

Au fait, quel était le contenu de ces tracts que distribuait Guy Môquet ? Appelaient-ils à l’insurrection contre l’envahisseur nazi ? Pas du tout. Le pacte germano-soviétique avait toujours cours au moment de son arrestation, et la direction du Parti communiste, bien qu’entré dans une double clandestinité (interdit à la fois et successivement par l’Etat français et l’occupant allemand), ne s’opposait pas au régime hitlérien sur ordre du Kremlin, même si certains de ses membres étaient entrés en dissidence et en résistance à cette époque. Les tracts de Guy Môquet étaient donc "bolcheviquement correct" : ils appelaient à la lutte internationale contre les puissances d’argent capitalistiques et contre la misère sociale dont elles étaient coupables. Extrait significatif du contenu de ces tracts :

"Des magnats d’industrie (Schneider, De Wendel, Michelin, Mercier [...]), tous, qu’ils soient juifs, catholiques, protestants ou francs-maçons, par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière, ont trahi notre pays et l’ont contraint à subir l’occupation étrangère [...] De l’ouvrier de la zone, avenue de Saint-Ouen, à l’employé du quartier de l’Étoile, en passant par le fonctionnaire des Batignolles [...] les jeunes, les vieux, les veuves sont tous d’accord pour lutter contre la misère...".

Ce texte est très clair : la principale cause de l’invasion allemande étant la trahison des exploiteurs capitalistes anti-ouvriers, l’urgence est de combattre la misère dont ils sont les responsables, et non l’occupant. On ne saurait être moins résistant. A cela il faut ajouter que les mêmes tracts demandaient la libération des détenus communistes (dont le propre père de Guy Môquet rappelons-le) incarcérés depuis l’automne 1939.

La suite est connue : passé à tabac, incarcéré dans des geôles françaises, finalement acquité, il est quand même transféré au camp de Châteaubriant, lieu d’incarcération où il rejoindra les 26 autres militants communistes qui seront fusillés le 22 octobre 1941 en réaction à l’exécution, deux jours plus tôt, du commandant des troupes d’occupation de la Loire-Inférieure Karl Hotz par de jeunes résistants communistes.

Quel rapport entre Mathilde Dardant et Guy Môquet, si ce n’est qu’ils étaient tous les deux des militants communistes tués dans la fleur de l’âge ? Guy n’était qu’un otage qui avait eu le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment et qui fut fusillé par les Allemands sur ordre d’Hitler, alors que Mathilde une authentique résistante morte sous les balles d’un responsable bien français de son propre parti.

Une seule raison historique peut expliquer l’asymétrie de leurs tragiques destins qui auraient pu être semblables. Entre la mort de Guy Môquet et celle de Mathilde Dardant à un an d’intervalle, Hitler avait décidé de trahir le pacte germano-soviétique et d’envahir l’URSS en juin 1941. Cet événement devait faire basculer le Parti communiste dans la Résistance, sur ordre du Kremlin.

Quel aurait été le destin de Mathilde Dardant si elle avait été en compagnie de Guy Môquet lorsqu’il distribuait des tracts reflétant fidèlement la ligne du Parti communiste alors que le pacte germano-soviétique avait toujours cours ? Elle aurait probablement été elle aussi fusillée comme otage. Quel aurait été le destin de Guy Môquet s’il n’avait pas été arrêté par la police française en 1940 ? Il aurait probablement suivi la ligne du Parti et se serait engagé dans la Résistance. Peut-être même aurait-ce pu être lui qui serait tombé sous les balles du terrible "détachement Valmy", la brigade de tueurs en service commandé du Parti communiste français...

Le "détachement Valmy"

Lorsque l’Allemagne attaque l’Union soviétique en juin 1941, le PCF a déjà une longue expérience de la clandestinité, à la fois sous le régime Dalladier et sous celui, collaborationniste, du Maréchal Pétain. Il a appris à se protéger à la fois de la police française et de la Gestapo allemande, mais aussi à se prémunir contre les traîtres, agents doubles, espions et félons, lesquels, jusqu’en juin 1941, étaient essentiellement ceux qui, au nom du patriotisme et du combat antifasciste, avaient décidé de prendre les armes contre l’envahisseur, puis, après juin 1941, devinrent tous ceux suspectés de collaboration avec l’occupant. Autrement dit, avant juin 1941, étaient considérés comme traîtres et à ce titre exécutés les Résistants communistes qui n’étaient pas dans la ligne de Moscou et, après juin 1941, les mêmes devenaient miraculeusement de "vrais" communistes s’ils avaient survécu à ces purges et ces assasinats dignes du Guépéou.

Quand le Parti communiste bascule dans la Résistance, il dispose ainsi de cadres bien formés, d’une organisation très structurée et d’une puissante logistique qui vont profiter à maints mouvements de Résistance non communistes. Et à l’intérieur de cette organisation figure le "détachement Valmy", relevant de la très secrète Commission des cadres actionnée par Jacques Duclos, agent du NKVD et chargée de la liquidation des “traîtres”, des collabos infiltrés et autres empêcheurs de penser et résister en rond et en rouge.

Comme le notent Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre dans leur récent livre Liquider les traîtres, la face cachée du PCF, 1941-1943, "En dépit de l’abondante littérature qui lui est consacrée, on sait finalement assez peu de chose du Parti communiste français pendant la guerre. Les ouvrages pionniers qui ont traité du sujet datent de plus de vingt-cinq ans et ont été écrits alors que l’accès aux archives était impossible [...] Le Parti communiste des années 1940-1944 est ainsi demeuré pour grande partie doublement clandestin [...] les “cadres spéciaux” du détachement Valmy [...] n’ont, au mieux, suscité que quelques pages, au demeurant mal informées ou fortement influencées par les témoignages et mémoires des acteurs dont l’apport vaut surtout pour l’étude des mythes et légendes"...

"Mythes et légendes" : une formule qui exprime bien l’instrumentalisation affective qu’a décidé de faire Nicolas Sarkozy du martyre de l’otage (et non du Résistant) Guy Môquet...

Le "détachement Valmy", exécuteur des basses œuvres du Parti communiste clandestin devenu résistant, était une organisation nécessaire et même indispensable pour combattre l’alliance redoutable entre la police française et la Gestapo. En temps de guerre, la peine de mort est la norme et, pour les Résistants, il est évident qu’il fallait éliminer les traîtres et agents infiltrés. Comme le soulignent les auteurs de ce livre, "Mais en bonne partie, l’histoire du détachement Valmy, comme celle de la lutte armée, ne saurait s’écrire sans évoquer les services policiers qui les ont combattus depuis la "drôle de guerre" et provoqué des ravages dans les rangs communistes. Les membres du détachement Valmy, comme l’immense majorité des communistes parisiens, eurent affaire aux services spécialisés de la préfecture de police : brigades spéciales et première section des Renseignements généraux, équipes spéciales de la police municipale. Au-delà des péripéties de la lutte menée par la police parisienne contre les "communo-terroristes", ce livre donne à lire ce qui pour l’heure n’avait jamais été décrit par le menu : le fonctionnement quotidien des rouages de la préfecture de police, de ces brigades spéciales de noire réputation, l’origine, le recrutement, la composition, l’apprentissage, les motivations, les méthodes de leur personnel. Tête pensante de la traque anticommuniste, la première section des RG et sa "section information" apparaissent ici également pour la première fois dans leur rôle et toute leur complexité".

Bref, le "détachement Valmy" avait du pain sur la planche, et légitimement. Le problème, c’est que cette section spéciale de tueurs communistes fonctionnait selon les pires méthodes expéditives et paranoïaques de la Gestapo bolchévique, le Guépéou. Un simple soupçon sans une ombre de preuve pouvait valoir condamnation à mort. Je cite à nouveau les auteurs de ce livre : "Deux cas sont particulièrement troublants : celui de Georges Déziré, cadre communiste important accusé à la légère de travailler pour la police, assommé à coups de briques et abattu à coups de revolver, et que Duclos, après guerre, lava de tout soupçon ; et celui de Mathilde Dardant, une jeune femme agent de liaison de Benoît Frachon - numéro deux du parti clandestin -, assassinée sur ordre de la direction, semble-t-il pour raisons ’sentimentales’".

Oui, vous avez bien lu : assassinée par le "détachement Valmy" pour raisons "sentimentales".

Traduction : Mathilde Dardant n’a été assassinée par un tueur du "détachement Valmy" que parce qu’elle a été considérée comme psychologiquement (et idéologiquement ?) fragilisée par une histoire d’amour qui a mal fini, et donc susceptible de trahison... A la limite, si elle avait écrit une lettre avant de mourir, c’est cette lettre, celle d’une authentique résistante, qui aurait dû être lue aux lycéens et collégiens.

Mais revenons à Guy Môquet et imaginons...

Imaginons que Guy Môquet et Mathilde Dardant, tous deux jeunes militants communistes aient été amants (Guy avait une sacrée réputation de séducteur). Imaginons que leur amour ait flamboyé au-delà de juin 1941, lorsque Hitler a rompu le pacte germano-soviétique en lançant ses armées contre l’Union soviétique. Imaginons aussi qu’ils aient rompu le 5 octobre 1942, un jour avant l’assassinat de Mathilde Dardant par un membre du "détachement Valmy". Imaginons encore que Guy Môquet ait été une femme et Mathilde Dardant un homme. Mathilde Dardant l’homme aurait-il-elle été exécuté(e) par un tueur du Parti communiste ?

Imaginons encore que Guy Môquet ait été sélectionné pour faire partie du "détachement Valmy". Aurait-il exécuté Mathilde Dardant après un dernier baiser ?

L’Histoire sarkozyste de France en aurait été toute retournée...

En tout cas, pas une réaction du PCF depuis la sortie de ce livre. Suite à la lecture de la lettre de Guy Môquet dans les lycées et collèges, Marie-George Buffet, dirigeante du Parti communiste français, s’est fendue d’un discours où elle expliquait aux jeunes "pourquoi il faut résister et relever la tête face aux mesures" du gouvernement.

Mais Marie-George, Guy Môquet n’a pas eu le temps de devenir un résistant communiste ni même de chanter L’Affiche rouge, et encore moins de s’associer à la charte du Conseil national de la Résistance. Dont les textes mériteraient, eux, d’être lus à tous les lycéens et collégiens de France, parce qu’ils sont authentiquement résistants et politiques.


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210 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 24 octobre 2007 10:09

    En lisant ceci

    « il n’était pas un résistant à l’occupation allemande. Pas du tout. Etait-il même patriote ? Rien n’est moins sûr »

    Nous comprenons que nous avons affaire à un revisioniste de l’histoire qui porte atteinte à l’honneur d’un citoyen français assassiné par les nazis qui occupaient la France.

    En lisant cet article,on a plus l’impression de lire un troskiste qui régle ses comptes avec les communistes (comme par le passé d’ailleurs)

    Franchement,instrumentaliser un symbole comme cet hommage pour régler vos comptes démontre que vous n’êtes qu’un petit.


    • Marsupilami Marsupilami 24 octobre 2007 10:44

      @ Lerma-qui-voit-des-trotskystes-partout

      Désolé, je ne suis pas du tout trotskyste. En ce qui concerne Guy Môquet, je me suis contenté de rétablir une vérité historique, et ce n’est pas faire outrage à sa mémoire que de rappeler qu’il n’a pas été un Résistant... tout simplement parce qu’il n’a pas eu le temps de le devenir.

      Gilles Perrault le dit aussi : sous le titre « Non aux hargnes rancies de la guerre froide », il critique ainsi, sur ce sujet précis, Berlière et Liaigre dans l’hebdomadaire Marianne :

      « [...] Résistant, Guy Môquet ? L’archive, la sacro-sainte archive démontre le contraire : les tracts qu’il distribuait lors de son arrestation n’appelaient nullement à résister. Ils continuaient à dénoncer imperturbablement le caractère impérialiste de la guerre [...] On saura désormais qu’un historien peut être niais et obscène [...] Ce que les auteurs semblent incapables de comprendre, c’est que pour tout communiste d’hier ou de demain, rien ne sépare, sinon le hasard des circonstances, le résistant Pierre Georges de l’otage Guy Môquet. [...] ».

      Mon article ne dit pas autre chose sur ce point-là.


    • Marsupilami Marsupilami 24 octobre 2007 12:54

      @ Ludo

      Tout ce que fait, dit et pense Sarkozy est génial dans l’évangile selon Saint Lerma. « Dont cry for me Argentina », Lerma s’en occupe en se gavant de légumes OGM. Il est une preuve vivante qu’il faut respecter le principe de précaution sous peine de graves atteintes neuronales...


    • Universitaire 1995 24 octobre 2007 13:03

      Guy Môquet a été déclaré résistant, et cité à l’ordre de la Nation, dès 1944. Ce ne fut pas Sarkozy l’auteur de cette citation, mais le général de Gaulle, et personne n’a contesté ce décret, lequel fait donc loi à ce jour.

      Ce n’est pas aux « historiens » à la Marsupilami de se substituer aux représentants des peuples.

      Les historiens peuvent bien sûr faire de l’histoire, mais ils n’ont aucun pouvoir pour INSTRUIRE ce genre d’affaires. Ni sur Guy Môquet, en ce qui concerne la décision de de Gaulle, ni sur l’Holocauste en ce qui concerne le jugement de Nûrenberg, comme Bruno Gollnisch se l’ai encore fait rappeler récemment.

      Quant à la modération d’Agoravox, ça vole franchement bas.

      CET ARTICLE DEVRAIT ETRE RETIRE.


    • Universitaire 1995 24 octobre 2007 13:13

      Pour rappel, l’extrait du BO de l’Education Nationale du 30 août qui, en tout état de cause, est digne et bien préférable à des « articles » comme celui-ci :

      22 OCTOBRE : COMMÉMORATION DU SOUVENIR DE GUY MÔQUET ET DE SES 26 COMPAGNONS FUSILLÉS

      N.S. n° 2007-138 du 2-8-2007 NOR : MENE0701517N RLR : 554-9 MEN - DGESCO B2-3

      Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; au directeur de l’académie de Paris ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices et directeurs des services départementaux de l’éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux d’histoire et de géographie et de lettres ; aux inspectrices et inspecteurs de l’éducation nationale de lettres, d’histoire et géographie et de lettres-histoire ; aux proviseures et proviseurs

      Le 22 octobre 2007, le président de la République commémorera le souvenir de Guy Môquet, cet élève résistant du lycée Carnot arrêté à 16 ans en octobre 1940, puis fusillé le 22 octobre 1941 après avoir adressé, la veille de sa mort, une lettre poignante à sa mère. Cet épisode n’est malheureusement pas le seul moment tragique de cette période sombre, mais il fait partie des temps forts de l’histoire de notre pays et, à ce titre, mérite de servir d’exemple à la jeune génération.

      La commémoration de la mort de Guy Môquet, de ses 26 compagnons d’infortune et de tous les autres fusillés est en effet l’occasion de rappeler aux élèves des lycées l’engagement des jeunes gens et jeunes filles de toutes régions et de tous milieux qui firent le choix de la résistance, souvent au prix de leur vie. Tous méritent que l’on se souvienne : ainsi Gilbert Dru, cet étudiant de lettres engagé très jeune dans le combat contre l’occupant nazi assassiné le 27 juillet 1944 par la Gestapo ; ou encore Jacques Baudry, Jean-Marie Arthus, Pierre Benoît, Pierre Grelot et Lucien Legros, élèves de première au lycée Buffon à Paris, qui furent fusillés par les Allemands le 8 février 1943 pour faits de résistance accomplis depuis l’âge de 15 ans.

      Tous ces jeunes Français d’alors, passion nément attachés à la liberté au point de sacrifier leur propre vie pour défendre celle des autres, constituent un formidable exemple pour les jeunes d’aujourd’hui. Leur mémoire évoque les valeurs de liberté d’égalité et de fraternité qui font la force et la grandeur de notre pays et qui appellent le sens du devoir, le dévouement et le don de soi. Ce sont ces valeurs que le Chef de l’État a souhaité honorer le jour de son investiture, lors d’une cérémonie au Monument de la Cascade du Bois de Boulogne en évoquant le souvenir de Guy Môquet : “Soyez fiers de vos aînés qui vous ont tant donné ; aimez la France car c’est votre pays et que vous n’en avez pas d’autre”.

      Ces valeurs de courage et d’engagement furent partagées par d’autres, à l’instar de ces jeunes allemands comme les fondateurs de la “Rose blanche”, Alexander Schmorell, Hans et Sophie Scholl décapités le jour même de leur condamnation pour avoir lutté contre le nazisme dans leur propre pays ou de tous ceux qui, un peu partout en Europe, surent faire passer leurs idéaux de liberté et de justice avant toute autre considération.

      Individuelle ou collective, nationale et européenne, la mémoire de la Seconde Guerre mondiale est encore aujourd’hui une condition du vivre ensemble et c’est pourquoi le ministère de l’éducation nationale entend s’associer avec force à la commémoration du 22 octobre. C’est pourquoi je demande aux chefs d’établis sements de mobiliser les équipes éducatives autour de ce souvenir et de ce qu’il signifie.

      La commémoration au cours de la matinée du 22 octobre commencera par la lecture, en classe ou en grand groupe selon le choix des établis sements, de la lettre de Guy Môquet. Cette lecture pourra être confiée à tous ceux qui, résistants ou déportés, peuvent aujourd’hui encore témoigner directement des sacrifices consentis. J’invite à cet effet les équipes éducatives à se rapprocher des fondations et associations de mémoire afin d’établir ce lien tangible entre les générations. Il sera également possible de solliciter toute personnalité dont l’engagement, le rayonnement ou la notoriété pourraient sensibiliser les élèves. Cette lecture pourra être suivie d’autres, laissées à l’initiative de chacun et choisies par exemple parmi les textes ci-joints.

      Le programme se poursuivra par une réflexion collective menée dans le cadre de la classe. On exploitera notamment les thèmes liés à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale dans les programmes d’enseignement notamment d’histoire, de lettres, de philosophie. Ce sera également l’occasion de mobiliser les équipes éducatives sur l’édition 2008 du Concours national de la Résistance et de la déportation : “L’aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant la seconde guerre mondiale : une forme de résistance” (B.O. n° 17 du 26 avril 2007).

      Enfin les établissements pourront mettre en place d’autres initiatives à leur convenance (évocation de lieux de mémoire, jumelages interculturels, expositions, productions de documents, etc.). Afin d’aider à la mise en œuvre de ces projets la direction générale de l’enseignement scolaire met en ligne, en partenariat avec l’association Civisme et Démocratie, des ressources pédagogiques dédiées (http://eduscol.education.fr/D0090/parcours_liste.htm).

      J’invite les chefs d établissements à adresser, à titre d’information et à fins de valorisation, copies ou descriptifs de leurs projets à la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO B2-3, 110, rue de Grenelle, 75357 Paris SP 07).

      Je remercie l’ensemble des équipes éducatives de s’associer à cette commémoration et je demande aux corps d’inspection territoriale de suivre avec attention les modalités de sa mise en œuvre.

      Le ministre de l’éducation nationale

      Xavier DARCOS


    • Marsupilami Marsupilami 24 octobre 2007 13:15

      @ Unversitaire 1995

      « Guy Môquet a été déclaré résistant, et cité à l’ordre de la Nation, dès 1944. Ce ne fut pas Sarkozy l’auteur de cette citation, mais le général de Gaulle, et personne n’a contesté ce décret, lequel fait donc loi à ce jour ».

      Tu confonds les faits et les symboles, la politique et la réalité historique. Ce n’est pas parce que De Gaulle, dans une optique de réconciliation nationale, a décidé de faire de Môquet un Résistant officiel qu’il la réellement été.

      Il est certes devenu un SYMBOLE politique de la Résistance, mais dans les FAITS historiques, il n’a jamais été un Résistant.


    • nephilim 24 octobre 2007 16:29

      @marsupilami Petit cours d’histoire^^ lisez moi jusqu’au bout j’accepteris volontier vos notes negatives. L’URSS et l’Allemagne signe à Moscou un pacte de non-agression valable pour 10 ans. Un protocole secret répartit leur zone d’influence en Europe de l’Est. Hitler, qui obtient ainsi la neutralité de l’URSS, déclarera la guerre à la Pologne le 1er septembre. Staline en profitera alors pour agresser la Finlande, annexer les pays baltes et envahir la Roumanie. Ce pacte sera rompu lorsque Hitler lancera une attaque contre l’URSS le 22 juin 1941.

      Tout le monde est daccord sur cette date^^ le 22 JUIN 1941

      VOICI l’appel de Charles TILLON secretaire du PCF Charles Tillon, Gradignan, 17 JUIN 1940 « Les gouvernements bourgeois ont livré à Hitler et à Mussolini : l’Espagne, l’Autriche, l’Albanie et la Tchécoslovaquie... Et maintenant, ils livrent la France. Ils ont tout trahi. Après avoir livré les armées du Nord et de l’Est, après avoir livré Paris, ses usines, ses ouvriers, ils jugent pouvoir, avec le concours de Hitler , livrer le pays entier au fascisme. Mais le peuple français ne veut pas de la misère de l’esclavage du fascisme. Pas plus qu’il n’a voulu de la guerre des capitalistes. Il est le nombre : uni, il sera la force. Pour l’arrestation immédiate des traîtres Pour un gouvernement populaire s’appuyant sur les masses, libérant les travailleurs, établissant la légalité du parti communiste, luttant contre le fascisme hitlérien et les 200 familles, s’entendant avec l’URSS pour une paix équitable, luttant pour l’indépendance nationale et prenant des mesures contre les organisations fascistes. Peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins, aviateurs encore sous les armes, UNISSEZ VOUS DANS L’ACTION ! » . Voila je rappel a tout le monde l’appel de De gaulle le 18 JUIN 1940.j’aime les histoires qd elles sont documents ce que vous faites est une bien etrange propagande^^ j’aurais preferé vous lire sur les abominations fascistes mais bon qu’auriez vous fait pendant la guerre collabo ou resistant ?


    • nephilim 24 octobre 2007 16:31

      @marsupilami Petit cours d’histoire^^ lisez moi jusqu’au bout j’accepteris volontier vos notes negatives. L’URSS et l’Allemagne signe à Moscou un pacte de non-agression valable pour 10 ans. Un protocole secret répartit leur zone d’influence en Europe de l’Est. Hitler, qui obtient ainsi la neutralité de l’URSS, déclarera la guerre à la Pologne le 1er septembre. Staline en profitera alors pour agresser la Finlande, annexer les pays baltes et envahir la Roumanie. Ce pacte sera rompu lorsque Hitler lancera une attaque contre l’URSS le 22 juin 1941.

      Tout le monde est daccord sur cette date^^ le 22 JUIN 1941

      VOICI l’appel de Charles TILLON secretaire du PCF Charles Tillon, Gradignan, 17 JUIN 1940 « Les gouvernements bourgeois ont livré à Hitler et à Mussolini : l’Espagne, l’Autriche, l’Albanie et la Tchécoslovaquie... Et maintenant, ils livrent la France. Ils ont tout trahi. Après avoir livré les armées du Nord et de l’Est, après avoir livré Paris, ses usines, ses ouvriers, ils jugent pouvoir, avec le concours de Hitler , livrer le pays entier au fascisme. Mais le peuple français ne veut pas de la misère de l’esclavage du fascisme. Pas plus qu’il n’a voulu de la guerre des capitalistes. Il est le nombre : uni, il sera la force. Pour l’arrestation immédiate des traîtres Pour un gouvernement populaire s’appuyant sur les masses, libérant les travailleurs, établissant la légalité du parti communiste, luttant contre le fascisme hitlérien et les 200 familles, s’entendant avec l’URSS pour une paix équitable, luttant pour l’indépendance nationale et prenant des mesures contre les organisations fascistes. Peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins, aviateurs encore sous les armes, UNISSEZ VOUS DANS L’ACTION ! » . Voila je rappel a tout le monde l’appel de De gaulle le 18 JUIN 1940.j’aime les histoires qd elles sont documents ce que vous faites est une bien etrange propagande^^ j’aurais preferé vous lire sur les abominations fascistes mais bon qu’auriez vous fait pendant la guerre collabo ou resistant ?


    • Marsupilami Marsupilami 24 octobre 2007 16:40

      @ Nephilim

      Tu vas le balancer encore combien de fois ton copié-collé ? Désolé pour toi, mais les archives du PCF sont désormais ouvertes aux historiens, et on peut maintenant faire la différence entre la propagande et les faits historiques.

      Ce qui n’enlève rien au courage et à la détermination des militants communistes de base qui ont combattu l’occupant Nazi.


    • beber beber 24 octobre 2007 18:38

      Le devoir de mémoire, le vrai , consisterait à se rappeller que la prolifération des idées de l’extrême droite conduit toujours au pire...


    • bozz bozz 24 octobre 2007 19:05

      tout comme celle des idées d’extrême gauche...


    • beber beber 24 octobre 2007 19:14

      MANQUE DE LOGIQUE

      que d’insinuer que les communistes ne résistaient pas avant 1941 .

      D’après cet article, la loi daladier de 1939 interdit le communisme. Donc , s’opposer comme l’a fait guy moquet à des collaborrateurs du régime nazis ne serait pas faire acte de résistance ? Absurde.


    • Marsupilami Marsupilami 25 octobre 2007 09:43

      Môquet résistait contre la misère ouvrière et contre le capitalisme, pas contre l’occupant nazi.


    • Empêcheur de... 26 octobre 2007 11:46

      C’est tout de même choquant que l’on ait caché un commentaire qui se borne à rappeler ces évidences :

      " Guy Môquet a été déclaré résistant, et cité à l’ordre de la Nation, dès 1944. Ce ne fut pas Sarkozy l’auteur de cette citation, mais le général de Gaulle, et personne n’a contesté ce décret, lequel fait donc loi à ce jour.

      Ce n’est pas aux « historiens » à la Marsupilami de se substituer aux représentants des peuples.

      Les historiens peuvent bien sûr faire de l’histoire, mais ils n’ont aucun pouvoir pour INSTRUIRE ce genre d’affaires..."

      En ce moment, on cherche à remettre en cause tout ce qu’il y a eu de progressiste dans l’histoire de l’humanité. Quant à opposer communisme et patriotisme, c’est une argumentation infecte. Combien de soviétiques sont morts pour défendre leur pays contre l’invasion nazie ? Et qui a libéré la Chine des puissances impérialistes, si ce n’est l’armée de Mao ?

      Sur le pacte germano-soviétique, un petit rappel : ce sont les lobbies financiers occidentaux qui ont poussé au pouvoir Hitler et Mussolini. Pour quoi faire ? L’objectif à peine dissimulé était d’attaquer à nouveau l’URSS, mais avec beaucoup plus de moyens qu’au moment de la révolution d’Octobre. Peut-on sérieusement reprocher à Staline d’avoir déjoué ce complot ? On peut lui ressortir d’autres choses, mais celle-ci...

      Au juste, pourquoi ce revirement de la politique extérieure du III Reich ? C’est sans doute la véritable question à creuser. Soudain, Hitler a réclamé un nouveau partage des colonies et les relations internationales ont été renversées. Mais qui a pu encourager les nazis à ce faire ? Le grand bénéficiaire de l’affaibilissement des impérialismes français et britannique est facile à identifier : il se trouve de l’autre côté de l’Atlantique.

      La géopolitique est toujours un peu plus compliquée que ne le prétendent certaines analyses simplistes, et souvent on ferme les yeux devant des évidences. En ce moment, on s’excite beaucoup contre la commémoration de Guy Môquet et d’autres jeunes tués par les occupants, mais on ne dit rien sur la militarisation programmée de l’Europe :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=148

      ni sur l’alliance stratégique euro-US pour la mise au pas de la planète :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=228

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=235


    • Marsupilami Marsupilami 26 octobre 2007 11:54

      @ Empêcheur de...

      Ce n’est pas moi qui ai masqué ce commentaire, et j’y ai répondu : De Gaulle a décidé de faire de Môquet un symbole de la Résistance dans une optique politicienne de réconciliation nationale. Un symbole n’est pas un fait, il en est une illustration, trompeuse ou non.

      De plus je rappelle que je ne suis pas anti-communiste primaire, mais secondaire.

      Sur le sujet du révisionnisme j’ai déjà répondu dans un commentaire.

      Le reste de ton commentaire est intéressant mais hors-sujet.


    • nephilim 24 octobre 2007 10:13

      Alors je suis sur le cul de lire une tel merde de propagande a la limite du revisionisme ^^ Marsu grand historien nous fait un cours d’histoire a la mode de chez lui mdrrrr Non franchement la j’en ai lu des choses tordues mais a ce point^^ Dites moi vous etes spécialiste de l’histoire de la resistance en france ? voir meme de la periode avant guerre et apres guerre . A vous lire je ne pense pas, alors cantonnez vous a la rubrique people svp^^ Je ne felicite pas AGO de nous offrir ce type d’article


      • Marsupilami Marsupilami 24 octobre 2007 10:54

        @ Nephilim

        « une tel merde de propagande a la limite du revisionisme »...

        Qu’en des termes élégants ces choses sont dites. Où est la propagande ? De quel type de propagande s’agit-il ?

        Tous les faits que je relate sont authentiques et on fait l’objet d’investigations poussées de la part d’historiens professionnels. S’il y a « révisionnisme », c’est parce qu’à la lueur des plus récentes archives du PCF, il est nécessaire de revoir le rôle joué par ce parti pendant la Résistance, qui a longtemps été mythifié, ce qui n’enlève rien aux mérites et au courage des Résistants communistes de base, qui étaient très loin de savoir ce qui se tramait au sommet du PCF. Maintenant, on le sait et, oui, il faut « revisionner » l’Histoire officielle du communisme pour rétablir la vérité des faits.


      • nephilim 24 octobre 2007 11:02

        disons que vous choisissez des passages de livres en faites votre adaptation romantico personnel^^ c’est tout. vous ne remettez rien dans le contexte c’est votre adaptation elle est tristement pitoyable^^ laissez l’histoire aux historiens.


      • Marsupilami Marsupilami 24 octobre 2007 11:15

        @ nephilim

        Le contexte, je le donne : il s’agit du moment où Hitler romp le pacte germano-soviétique en juin 1941, ce qui précipite le PCF dans la Résistance sur ordre de Moscou. Tu ferais mieux de contre-argumenter si tu estimes qu’il y a des erreurs historiques dans ce texte.


      • Lambert85 Lambert85 24 octobre 2007 10:28

        Il y pourtant du vrai dans cet article... smiley


        • MagicBuster 24 octobre 2007 10:55

          Quand on n’arrive pas à se projeter dans le futur on se tourne vers le passé.

          Quoi qu’ai pu faire Guy moquet, il doit se retourner dans sa tombe.

          Sarkozy nous fait remonter le temps a défaut de nous projeter dans l’avenir.

          C’est une méthode ; c’est SA méthode. Pendant ce temps, d’autres avances et nous pas.

          Voila pourquoi la France stagne , voire même régresse. C’est ça la France de Sarko.


          • MagicBuster 24 octobre 2007 10:56

            (Excellent Article sinon)


          • Marsupilami Marsupilami 24 octobre 2007 11:03

            @ Magicbuster

            Tout-à-fait d’accord. Non seulement l’instrumentalisation par Sarkozy de la mort de l’otage Guy Môquet est révoltante, mais l’omniprésident amateur de manipulations symboliques aurait au moins pu choisir un vrai résistant, ou encore faire lire le poème politique écrit par Môquet, qui était très virulent contre tout ce que représente le sarkozysme, plutôt que la dernière lettre envoyée à sa famille. C’est faire injure à l’authentique et idéaliste militant communiste qu’il était. C’est du pathos vulgaire, de l’émotionnel à paillettes et talonnettes.


          • CAMBRONNE CAMBRONNE 24 octobre 2007 10:59

            SALUT MARSU

            Article magnifique et fort intéressant .

            Ceux qui vont crier au révisionnisme sont des incultes et des imbéciles . Un minimum de connaissance de la guerre d’Espagne permet de faire le lien entre la manière dont les chefs du Poum et autres « républicains » espagnols ont été zigouillés par le Guepeou sur ordre de staline et les réglements de compte à l’intérieur du PCF .

            Le parti communiste pendant cette période n’était pas le seul à pratiquer l’élimination des « traitres » Je connais bien un réseau toulousain , « réseau morhange » dont la mission était spécialement d’éliminer les traitres ; Ils ne trainaient pas et la forêt de bouconne en région toulousaine comporte beaucoup de tombes .Il y a bien du y avoir des bavures car on ne condamne pas et exécute quelqu’un en moins d’une heure sans faire d’erreur .

            Ceci étant et pour revenir à ta motivation lorsque tu as écrit cet article : Le refus de traiter Guy Moquet en résistant voila ma réponse :

            Au jeune cyril (ou qui dit l’être )j’ai répondu que ce qui faisait le prix de la lettre de guy Moquet c’était sa teneur et la manière dont il faisait face à la mort car on peut mourir de diverses façons comme un goret qu’on va égorger ou comme un homme .

            Guy Moquet et Dieu sait ce que je pense des communistes était avant d’être un militant communiste un gosse de 17 ans qui va mourir et qui au lieu de pleurnicher console ses parents .

            C’est un exemple de courage aisèmment détachable de tout contexte .

            Voila ce qui je pense a ému Nicolas Sarkozy et tout le reste ne sont que vaines polémiques .

            En conclusion d’accord avec toi pour ta piqure de rappel et cette page d’histoire et pas d’accord pour le symbole Guy Moquet .

            Salut et fraternité .


            • Marsupilami Marsupilami 24 octobre 2007 11:11

              @ Grand Maréchal Merdique

              Ouais, le « détachement Valmy », c’était ni plus ni moins que la Guépéou en version française. L’horreur et l’arbitraire. Quant au symbole Guy Môquet, je le trouve mal choisi (voir mon commentaire ci-dessus). Que cet ado ait fait preuve de courage devant la mort (il s’est quand même évanoui au poteau d’exécution et c’est évanoui qu’il a été fusillé, ce qui ne change rien) est un fait. Ce qui me dérange, encore une fois, c’est que pour glorifier la Résistance ont ait choisi un non-résistant et que pour glorifier l’idéalisme adolescent on ait choisi une lettre privée plutôt que le poème politique très communiste qu’il avait dans sa poche quand il s’est fait arrêter...

              C’est une insulte à sa mémoire.


            • snoopy86 24 octobre 2007 11:17

              @ Marsu

              On ne pouvait pas choisir Honoré d’Estienne d’Orves, premier vrai résistant fusillé

              un aristocrate royaliste c’est beaucoup moins vendeur

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Honor%C3%A9_d’Estienne_d’Orves


            • Marsupilami Marsupilami 24 octobre 2007 11:24

              @ Snoopy86

              Bah, c’était aussi un catholique social. Ça aurait pu le faire côté ouverture à gauche.


            • CAMBRONNE CAMBRONNE 24 octobre 2007 11:59

              SALUT SNOOPY

              Tout à fait d’accord . Il est clair que le choix de Guy MOQUET est un choix politique qui avait pour but enfin de réunifier les français sur le thème de la résistance . Tache hardue et qui apparemment a échoué .

              Au moins cela permet de discuter et certains arguments sont utiles et intéressants à entendre .

              Mon constat c’est que les braises ne sont pas éteintes et que la guerre civile qui ensanglanta notre pays n’est qu’endormie , elle se réveille de temps en temps et l’arrivée de Nicolas Sarkozy semble avoir réveillé quelques vieux clivages et ravivé quelques haines .

              Vive la république quand même .


            • Marsupilami Marsupilami 24 octobre 2007 12:19

              @ Grand Maréchal Merdique

              Si l’opération a échoué, c’est probablement parce que le symbole choisi n’était pas pertinent. Si Sarko avait choisi un vrai résistant et fait lire le texte du Conseil National de la Résistance, ça aurait marché... mais vu que ce texte est aux antipodes de son programme politique, il ne pouvait pas le faire...

              D’ailleurs, le fiasco de l’opération de pathos dégoulinant est si total que, selon le Canard Enchaîné, « L’année prochaine, l’opération Guy Môquet ne devrait pas être reconduite. Le ministère de l’Education Nationale réfléchit autour d’une opération plus pédagogique sur le thème de la Résistance ».

              Il fallait y penser avant, mais Sarko ne pense pas, il agit et surtout s’agite...


            • L'Hérétique L’Hérétique 24 octobre 2007 15:56

              Article fort intéressant qui donne un éclairage nouveau, mais réponse fort pertinente aussi de Cambronne.

              Le problème, c’est que ce que vous dites, ce n’est pas ce que Nicolas Sarkozy a mis en avant...


            • liberté chérie 24 octobre 2007 18:53

              Marsu,

              Bon article qui souligne le caractère forcément arbitraire, avec le recul, de certains engagements...surtout dans les périodes aussi éminemment violentes et troublées que sont les guerres...

              Par ailleurs, quand on connaît bien le milieu enseignant, que personnellement je connais bien, qui est farci d’idéologues (soixantehuitards pour les plus vieux et bobo-gauchos façon roots pour les plus jeunes : la plupart n’ayant finalement jamais quitté les bancs de l’école) pétris de mauvaise foi, quoi que puisse proposer ou qui pourra émaner de Sarko et son ministre de l’EN - même, imaginons, opportunément (? !?) - sera battu en brêche...

              Pas besoin d’être grand clerc pour savoir que là, le soupçon est inévitablement la règle smiley

              Même le coriace Allègre - issu pourtant de leurs rangs, en ces temps-là penchant à gauche - s’y est cassé les dents... smiley Et pourtant il n’y a pas dit que des conneries !


            • bozz bozz 24 octobre 2007 10:59

              Merci Marsu pour cet article qui devrait être lu à tous les lycéens français. Sarkozy a voulu redonner un peu d’émotion à l’histoire en faisant lire cette lettre bouleversante mais comme pour toute mythologie, il y a des parts d’ombre que les historiens doivent mettre en lumière, les choses étant dépassionnées depuis longtemps nous pouvons enfin avoir des bribes de vérité à travers des flots de propagande.


              • Marsupilami Marsupilami 24 octobre 2007 11:19

                @ Bozz

                Lettre certes bouleversante (comme les Paroles de poilus d’ailleurs), mais lettre privée instrumentalisée par la propagande sarkozyste. Bon, elle est moins pire que la propagande communiste au temps de la splendeur du PC, mais c’est vraiment pas glorieux.


              • snoopy86 24 octobre 2007 11:10

                Le camarade Marsu est un traître

                Il ose remettre en question la glorieuse histoire du parti qui depuis toujours oeuvre pour la libération du peuple...

                Les cent millions de morts, les goulags, les hopitaux psychiatriques, les assassins ordinaires qu’il décrit ne sont que les détails d’une glorieuse histoire qui fort heureusement se poursuit encore à Cuba et en Corée du Nord..

                Le camarade Marsu doit faire son autocritique avant d’être éxécuté


                • Marsupilami Marsupilami 24 octobre 2007 11:30

                  @ Snoopy86

                  Un mois après la parution de Liquider les traîtres, La face cachée du PCF, 1941-1943, la camarade Marie-Georges Buffet n’a toujours pas réagi.

                  Pas grave, elle n’a plus les moyens de créer un nouveau « détachement Valmy » pour dézinguer les social-traîtres du genre Robert Hue...


                • alberto alberto 24 octobre 2007 13:17

                  Marsu : gaffe quand même...


                • Marsupilami Marsupilami 24 octobre 2007 14:16

                  @ Calmos

                  Rien compris à ton commentaire. Pourrais-tu être plus explicite ?


                • alberto alberto 24 octobre 2007 14:27

                  Bravo Marsu pour ces rappels historiques !

                  Comme quoi l’Histoire n’est pas qu’une collection de concepts à la disposition des idéologues, que (comme le disait l’Autre !) :« la vérité est multiple », que beaucoup de recul est nécessaire pour juger de la véracité des faits (qui heureusement sont têtus) et que sa lecture (l’Histoire) demande un certain détachement.

                  Cambronne a cependant fait une remarque intressante concernant des braises qui ne seraient pas éteintes, mais le feu couve toujours un peu quelque part et le but pour qui gouverne serait de ne pas trop souffler dessus ! (ceci pour Sarko )

                  Ces babalités étant évacuées, il y eut dans ma famille des tenants du colonel De La Roque (personalité ambigüe) d’autres pétinistes et bien sûr des gaullistes et des cocos. Ce que je veux dire c’est que les repas de famille de mon enfance, disons dans les années 50/60 se terminaient souvent par des engueulades monstrueuses qui résonnent encore dans ma tête ! Ce qui me rassure aujourd’hui, c’est que ces gens ne se soient pas entretués ( il y a des fois c’était limite !) ce qui m’effaie c’est le nombre de conneries que j’ai pu entendre mais dont l’énormité des mensonges m’apparaissent ridicules aujourd’hui avec la distance du temps qui décante...

                  A l’âge ou Guy Môquet militait chez les cocos, d’autres s’engageaient chez les Waffen SS : l’enthousiasme de la jeunesse, le poids de la culture familliale, comment ne pas pardonner leur engagement à cet âge ! Les vrais salauds sont ceux qui les manipulaient, évidemment.

                  La culture du binaire, du tout blanc vs. tout noir nous incite à ne voir que des bons et des méchants de chaque côté d’une ligne de partage : mais ça ne marche pas comme ça, et c’est pourquoi, aujourd’hui, je trouve le culte proposé envers Guy Môquet un peu dérisoire.

                  Ta petite fiction concernant la poursuite de sa carrière s’il était resté vivant est bien interessante...

                  Bien à toi.


                • Marsupilami Marsupilami 24 octobre 2007 14:43

                  @ Alberto

                  Tu as parfaitement compris l’un des axes de mon article, qui est celui de l’idéalisme adolescent manipulable à merci par toutes les idéologies possibles et imaginables. En passant j’en profite pour rappeler que chez les Romains on n’était considéré comme véritablement adulte (« vir ») qu’à l’âge de 30 ans. Je pense que ce n’est pas faux et que l’adolescence s’étend en réalité de la puberté à 30 ans. D’ailleurs pratiquement tous les protagonistes dirigeants de la Révolution Française étaient des post-adolescents de moins de 30 ans. C’est d’ailleurs une constante dans l’histoire des révolutions...


                • LE CHAT LE CHAT 24 octobre 2007 15:02

                  @marsu

                  le commissaire politique Calmos te demande une autocritique dans la tradition stalinobolchevique ! smiley

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