RECIDIVE POUR MADAME LAURETTE ONKELINX, MINISTRE BELGE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTE PUBLIQUE :
ABOLISSEZ L’INDIGNE LOI SUR L’OXYGENOTHERAPIE !
Liège, jolie province de Belgique, a toujours vécu à l’heure de la France. Celle que ses chaleureux habitants nomment la « cité ardente » est même la plus francophile du pays : elle est une des quatre seules villes au monde à avoir été décorée, fait rarissime donc, de la « Légion d’Honneur », et l’on y fête comme nulle part ailleurs, avec quantité de bals populaires, les flonflons de circonstance et le champagne qui coule à flots, le 14 juillet.
Le traditionnel feu d’artifice illuminait donc, en ce samedi soir, le ciel de Liège, où la fête battait son plein, tandis que les passionnés du cyclisme discutaient encore allègrement du Tour de France, dont le départ y venait d’avoir lieu deux semaines auparavant, jour pour jour.
J’étais donc là, moi qui suis né à Liège mais qui porte Paris dans mon cœur, également. Sauf que la fête s’arrêta, pour moi, plus tôt que prévu.
Il était 22h30, en effet, quand, m’éloignant de cette foule en liesse et m’en retournant donc vers le parking où j’avais laissé ma voiture, je vis marcher à petits pas mais avec grande difficulté, légèrement courbé et quasiment à bout de souffle, un homme qui, à vue d’œil, devait avoir entre soixante-dix et quatre vingt ans. Il était accompagné de sa femme, qui, relativement âgée elle aussi, le soutenait, non sans peine, à son bras.
C’est alors que, face à cette immense solitude dans laquelle se trouvait ce beau petit couple de vieux amoureux, et voyant surtout leur désarroi malgré la leur dignité, je m’approchai d’eux afin de les aider quelque peu.
L’homme, qui respirait mal et étouffait presque, ne sut pas me parler, tout occupé qu’il était à reprendre haleine. C’est sa femme, donc, qui, tout en me remerciant de leur avoir porté ainsi secours, se confia à moi, spontanément, afin de m’expliquer, dans le détail, la tragique situation de son mari.
Je tairai bien sûr ici, pour d’évidentes raisons de discrétion, l’identité (que je tiens cependant à disposition, le cas échéant, des personnes intéressées) de ces gens-là.
Mais, de fait, quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’appris que ce vieil homme souffrant de la « farinose » (appelée, plus communément, la « maladie des boulangers », lorsque la farine, à l’instar du charbon pour les mineurs, se dépose sur la paroi des poumons, jusqu’à en obstruer les alvéoles) venait de séjourner pendant vingt-quatre heures dans un hôpital (je tiens à disposition, là aussi, les données exactes de ladite clinique) afin d’y passer une batterie de tests destinés à indiquer si ce patient, pourtant déjà sous bombonne d’oxygène depuis un an et déclaré médicalement invalide à 86%, avait encore droit, au regard des nouveaux critères établis par l’INAMI (Institut National d’Assurance Maladie-Invalidité, organisme placé sous la tutelle du ministère des Affaires sociales), au remboursement, par la sécurité sociale, de son traitement à l’oxygénothérapie.
Eh bien non, ce grand asthmatique, soufrant d’emphysème de surcroît (c’est aussi un ancien fumeur), n’aura apparemment plus droit, du moins gratuitement, à l’assistance respiratoire à domicile : il lui manque « un point » (il était à 89 sur les 90 requis), m’a-t-il dit les yeux humides, la voix chevrotante et le regard désespéré, pour arriver au minimum du chiffre exigé, quant à ces tests pneumologiques, par les nouvelles normes en vigueur, depuis ce Ier juillet 2012, par l’INAMI.
Ce qu’il lui en coûtera donc, dorénavant, pour la simple location d’une bombonne d’oxygène chez lui (sans compter les honoraires d’un médecin en déplacement, ni les inévitables frais de pharmacien) : un peu plus de 80 euros par mois, soit près de 1.000 euros par an. Une somme non négligeable pour le pauvre pensionné qu’il est !
Davantage : à cette détresse respiratoire, avec tout le stress que pareille angoisse de mourir suffoqué peut impliquer pour celui qui en est atteint, s’ajoute, bien évidemment, un autre danger, peut-être plus grand encore, sur le plan des fonctions vitales, dans la mesure où il touche carrément là au muscle cardiaque. Car c’est le cœur qui devra alors pomper, pour compenser le manque d’air apporté par les poumons, d’autant plus intensément, avec, au bout de cet effort phénoménal, un risque d’infarctus !
Ainsi n’ai-je pas peur, en de telles conditions, de réitérer ici, haut et fort, ce que je dénonçais déjà, il y a quelque jours, dans une de mes tribunes d’« Agoravox » (dont voici le lien électronique : http://www.agoravox.fr/tribune-libr...) : cette volonté politique, de la part du Gouvernement belge et singulièrement de son Ministère des Affaires sociales, de faire ainsi des économies (15 millions d’euros par an, paraît-il) sur le dos de la santé, comme toujours au détriment des personnes les plus précaires socialement et des plus démunies financièrement, est un crime qui ne dit pas son nom.

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@Constant, il y a trois type de matériels pour l’O2 thérapie à domicile : 1) Les « (...)
18/07 09:35 - CHIMEREEn fait elles étaient même plus grandes que la jeune fille sur la photo
18/07 08:44 - Constant danslayreurBonjour Chimère, Pas spécialement les cuves à O2, mais plus généralement les extracteurs / (...)
18/07 08:40 - Constant danslayreurJe reste très surpris que les sociétés de services médicaux à domicile n’aient pas encore (...)
18/07 08:17 - CHIMEREMon cher Constant,permettez moi,mais vous êtes dans l’erreur, Les modèles de cuves (...)
18/07 07:42 - CHIMEREOui, c’est à peu près ça. Mais en pire. Car il ne s’agit pas seulement de faire un (...)
18/07 02:56 - katakakito
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