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Accueil du site > Tribune Libre > La campagne de Marie-Claire contre le cancer du sein

La campagne de Marie-Claire contre le cancer du sein

C’est l’artillerie lourde que le magazine Marie-Claire du 9 septembre 2009 a sortie pour apporter sa contribution à la lutte contre le cancer du sein et, en même temps, faire sa propre publicité. On ne saurait le lui reprocher : « 10 stars enlèvent le haut pour le dépistage du cancer du sein », annonce la couverture. Un dépistage dès 40 ans est demandé au lieu de 50 ans actuellement. Si par cette campagne de sensibilisation, un plus grand nombre de femmes en comprennent la nécessité, ce ne sera pas peine perdue.

 

Par artillerie lourde, on entend la mobilisation simultanée de trois grands leurres généralement employés séparément, à la fois pour capter l’attention et déclencher la pulsion d’adhésion et d’action attendues. Leur mise en batterie simultanée garantit la force de frappe recherchée.

Le leurre d’appel sexuel 

On hésite donc pour savoir lequel l’emporte sur l’autre pour stimuler le premier réflexe inné d’attirance. On peut tout de même sans risque d’erreur penser que c’est le leurre d’appel sexuel. Dix jeunes femmes, en effet, exhibent en public leur poitrine en toute liberté, contrairement à la morale du groupe en vigueur. La stimulation de la transe du voyeurisme est assurée.

Mais ici pas de double jeu d’exhibition et de dissimulation à la fois qui viserait à déclencher le réflexe de frustration habituel ! La pose est, au contraire, entièrement dépouillée de toute mise en scène érotique. Le choix du noir et blanc éteint les couleurs chaudes. Une lumière blanche glace les corps. Par intericonicité, on reconnaît, en fait, l’austère photo anthropométrique judiciaire où, mis hors contexte sur un fond uniforme, le sujet se présente humblement de face, debout, les bras le long du corps, les yeux fixant l’objectif, le visage inexpressif.

Aucun échange mental entre « l’objet du désir » exhibé et « le désir de l’objet » associé n’est non plus organisé puisque, encore une fois, le réflexe de frustration est évité. L’exhibition n’a d’autre but que d’amener le lecteur par le bout du nez devant une injonction en guise de légende comme celle-ci : « En montrant mes seins, lit-on, j’ai protégé ma vie. Comme moi, passez une mammographie. » L’ambiguïté volontaire du jeu de mots dans l’expression « montrer ses seins » tente seulement avec humour de lever une réticence qui pourrait être éprouvée à l’idée d’une exhibition publique ressentie comme impudique, comme celle des stars : elle l’assimile exagérément à la soumission à un examen clinique confidentiel dont la vie peut dépendre.

Le leurre d’appel humanitaire

Le second leurre est le leurre d’appel humanitaire. Il est très rare de le voir associé au leurre d’appel sexuel pour la bonne raison qu’ils provoquent l’un et l’autre des réflexes contraires, même s’ils ont en commun de déclencher chacun une forme particulière de voyeurisme. On peut dire que l’exhibition du plaisir d’autrui ou de son simulacre provoque une attirance avide de toujours plus de proximité et celle du malheur d’autrui ou de son simulacre, une attirance également mais aussitôt bridée par une égale répulsion.

Le cancer du sein est un fléau qui concerne un important pourcentage de femmes et que la campagne vise à combattre. La démarche est donc bien humanitaire. Mais, en raison du sujet, le leurre présente un aspect atypique : il n’offre pas, en effet, comme d’habitude une simple et brutale exhibition du malheur d’autrui pour déclencher le réflexe de voyeurisme.

La maladie combattue n’est pas à l’origine visible. Elle peut n’en être pas moins présente. C’est le sens de la métonymie des seins montrés : leur apparence saine, qui est l’effet présenté, renvoie à de possibles symptômes intérieurement cachés de la maladie. C’est justement parce que ceux-ci sont internes, qu’un examen radiologique s’impose.

Ce leurre d’appel humanitaire ne stimule pas non plus à proprement parler un réflexe de compassion et d’assistance à personne en danger, mais plutôt le réflexe inné de la peur. Car ce n’est pas une personne étrangère qui est ici concernée mais la lectrice elle-même. Au cas où elle ne suivrait pas le conseil de se soumettre au dépistage donné en pied de page, il ne lui resterait plus qu’à s’en prendre à elle-même, rongée de regrets. La peur est un état d’alerte psychophysiologique qui conduit l’individu à se défendre : la prévention du danger est ici la solution préconisée.

Le leurre de l’argument d’autorité qu’est la star

Le troisième leurre enfin est celui de l’argument d’autorité que représentent les stars en se faisant prescriptrices de conduites. Qu’importe leur incompétence dans les domaines où elles interviennent ! Cette usurpation d’autorité vient du réflexe inné d’identification qu’elles suscitent chez leurs fans. Ce leurre est, en revanche, fréquemment associé au leurre d’appel sexuel, puisqu’il est rare qu’une star n’en incarne pas un auquel elle doit d’ailleurs souvent sa notoriété.

Le procédé de l’image mise en abyme feint précisément d’instaurer une relation interpersonnelle. Les stars ne répondent pas ici seulement aux exigences de la photo anthropométrique en regardant droit devant elles. Elles fixent aussi des yeux la lectrice pour l’interpeller entre quatre yeux personnellement par l’injonction placée en pied de page et prêcher d’exemple en exhibant leur poitrine.

Leur parole ne peut être qu’ accueillie par les intéressés dans un état de réceptivité maximale. L’imitation de la star par le fan est sa manière de vivre dans sa proximité, si loin de lui que puisse être son étoile. Tout objet que touche la star concentre à la fois sur lui le rayonnement dont sa grâce l’auréole et les feux du désir inassouvi dont le fan est consumé.

L’échantillon de stars retenues dans cette campagne dispose-t-il vraiment de ses pouvoirs ? On peut en douter. Les Julie Depardieu, Sylvie Testud, Estelle Lefébure, Elsa Zylberstein, Nathalie Rykiel, Rossy de Palma, Hélène, Mathilda May, Rachida Brakni restent, somme toute, des stars de second rang. Quant à la présentatrice de météo télévisée, Sophie Davant, sa notoriété suffit-elle à en lui donner le statut ?

N’importe ! Toutes ces jeunes femmes qui n’étaient peut-être pas très connues, vont sans doute l’être maintenant un peu plus par cette opération. L’exhibition de sa nudité est aujourd’hui un raccourci qui mène à la notoriété bien plus sûrement que l’édification obscure et patiente d’une œuvre. Le paradoxe de Mac Luhan est décidément incontournable : « Le médium est le message ». On ne s’en plaindra pas pourtant cette fois-ci,  si la grâce mise au service d’une prise de conscience permet de combattre plus efficacement cette sale maladie. Paul Villach

Documents joints à cet article

La campagne de Marie-Claire contre le cancer du sein La campagne de Marie-Claire contre le cancer du sein La campagne de Marie-Claire contre le cancer du sein La campagne de Marie-Claire contre le cancer du sein La campagne de Marie-Claire contre le cancer du sein

Les réactions les plus appréciées

  • Fergus (---.---.---.60) 17 septembre 2009 10:53
    Fergus

    Plus encore que les seins (ils sont partout !), le courage consisterait à montrer son trou de balle dans le cadre d’une campagne de dépistage du cancer colo-rectal !

  • Dominique Dupagne (---.---.---.235) 17 septembre 2009 11:10
    Dominique Dupagne

    Vous oubliez un leurre important : celui de l’intérêt du dépistage lui-même.

    Le dépistage du cancer du sein par mammographie expose à de nombreux diagnostics injustifiés (par excès) et à des traitements lourds et mutilants dénués d’intérêt. Il apparait de plus en plus probable que les quelques vies sauvées sont probablement « annulées » par les vies altérées ou détruites par les faux positifs (faux cancers) du dépistage.
     
    Les plus grandes revues médicales mondiales ont tiré la sonnette d’alarme sur ce sujet. Par exemple http://www.bmj.com/cgi/content/full/338/jan27_2/b86?view=long&pmid=19174442

    En France, la revue La Recherche, référence scientifique peu contestée, a publié un excellent dossier à ce sujet http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=9111 dès 2006

    Enfin, une étude récente confirme ces doutes http://www.formindep.org/Regression-spontanee-de-cancers-du

    Dans ces conditions, demander l’extension du dépistage à 40 ans paraît au mieux naïf, et au pire inspiré par des intérêts étrangers à la santé des femmes. Il est dommage qu’une revue féminine et des femmes soient abusées par ce tapage.

    Aussi curieux que cela puisse paraître, un dépistage peut être délétère. C’est pourquoi on ne dépiste pas le cancer du poumon par exemple, car nous savons que nous allons faire plus de dégâts que de bénéfices pour les malades.

    Ceci ne remet pas en cause l’intérêt d’autres dépistages utiles comme celui du cancer du col de l’utérus.

  • kitamissa (---.---.---.27) 17 septembre 2009 11:37
    kitamissa

    en plein moment de la crise des producteurs de lait ,on nous offre le panel un peu triste de ces appendices mammaires de« stars » .....

    le voyeur en est pour sa poche,rien que du bas de gamme ,honteux la tête basse en instance de dégringolade irremédiable ..

    j’entr - aperçois déjà le regard interessé du chirurgien plasticien,qui va s’empresser d’envoyer ses offres de services à ces célébrités,au vu de cet étalage de sacoches de vélo toutes plus raplapla les unes que les autres !

  • kitamissa (---.---.---.27) 17 septembre 2009 14:52
    kitamissa

    tiens,puisqu’on est dans le léger et dans le semi gaudriole....

    ça se passe sur le Titanic en train de sombrer ..
     un Français se précipite dans un canot de sauvetage ..

    un marin Anglais lui fait la remarque >> hummmmm... Monsieur ,avez vous remarqué qu’il reste encore des femmes ? <<

    le Français répond >> et alors ? vous croyez que j’ai vraiment envie de baiser dans un moment pareil ? <<


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63 réactions à cet article

  • alice (---.---.---.87) 17 septembre 2009 10:40

    Certes, elles n’ont plus leur poitrine de 20 ans mais qu’importe les gants de toilette ! Je trouve le geste et le courage formidable ! Elles pouvaient aussi envoyer des photos de leur poitrine sur le site www.jemontremesseins.com qui lui aussi soutient le cancer du sein à sa manière !
    Vous pourrez en plus trouver sur ce site, toutes les photos de la campagne de Marie Claire !

    • Fergus (---.---.---.60) 17 septembre 2009 10:53
      Fergus

      Plus encore que les seins (ils sont partout !), le courage consisterait à montrer son trou de balle dans le cadre d’une campagne de dépistage du cancer colo-rectal !

    • T.REX (---.---.---.1) 17 septembre 2009 13:56
      T.REX

      Jemontremesseins point com ne soutient pas le cancer du sein mais la prévention contre ! Tout contre ! Par contre je ne sais pas s’il soutien-gorge ! C’est à voir !

      A mon sens envoyer une photo de ses nibards tient plus de l’exhibissionnisme narcissique qu’autre chose ! Une façon de se faire plaisir avec un alibi ! 

    • curieux (---.---.---.13) 17 septembre 2009 15:36
      curieux

      Et JM Bigard qui nous a montré ses couilles, je sais maintenant qu’il militait pour le dépistage du cancer de la prostate. Bravo Bigard

    • beneolentia (---.---.---.20) 17 septembre 2009 22:33
      beneolentia

      vilistia (xxx.xxx.xxx.229) 17 septembre 10:48

      euh, moi je veux bien les voir

    • alice (---.---.---.235) 18 septembre 2009 08:37

      Exact, je me suis trompée, www.JeMontreMesSeins.com soutient la lutte contre le cancer du sein et offre une page de prévention !

      Je trouve cela honorable pour un site qui comme tu le dis, relève peut etre un peu plus de l’exhibitionnisme que du médical LOL

      Alice

    • Netanya (---.---.---.180) 20 septembre 2009 09:44
      Netanya

      j’approuve Fergus ! 

  • jules simon (---.---.---.242) 17 septembre 2009 10:48

    leurre d’appel sexuel ?

    appel sexuel des femmes aux femmes, ca risque de limiter le public touche.....

    • Paul Villach (---.---.---.44) 17 septembre 2009 11:06
      Paul Villach

      @ Jules Simon

      On peut douter que ce leurre d’appel sexuel ne s’adresse qu’aux femmes. Celles-ci, je suppose, ont amis, compagnons ou maris qui sont aussi concernés par la campagne. Paul Villach

  • Dominique Dupagne (---.---.---.235) 17 septembre 2009 11:10
    Dominique Dupagne

    Vous oubliez un leurre important : celui de l’intérêt du dépistage lui-même.

    Le dépistage du cancer du sein par mammographie expose à de nombreux diagnostics injustifiés (par excès) et à des traitements lourds et mutilants dénués d’intérêt. Il apparait de plus en plus probable que les quelques vies sauvées sont probablement « annulées » par les vies altérées ou détruites par les faux positifs (faux cancers) du dépistage.
     
    Les plus grandes revues médicales mondiales ont tiré la sonnette d’alarme sur ce sujet. Par exemple http://www.bmj.com/cgi/content/full/338/jan27_2/b86?view=long&pmid=19174442

    En France, la revue La Recherche, référence scientifique peu contestée, a publié un excellent dossier à ce sujet http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=9111 dès 2006

    Enfin, une étude récente confirme ces doutes http://www.formindep.org/Regression-spontanee-de-cancers-du

    Dans ces conditions, demander l’extension du dépistage à 40 ans paraît au mieux naïf, et au pire inspiré par des intérêts étrangers à la santé des femmes. Il est dommage qu’une revue féminine et des femmes soient abusées par ce tapage.

    Aussi curieux que cela puisse paraître, un dépistage peut être délétère. C’est pourquoi on ne dépiste pas le cancer du poumon par exemple, car nous savons que nous allons faire plus de dégâts que de bénéfices pour les malades.

    Ceci ne remet pas en cause l’intérêt d’autres dépistages utiles comme celui du cancer du col de l’utérus.

    • Paul Villach (---.---.---.44) 17 septembre 2009 11:38
      Paul Villach

      @ Dominique Dupagne

      Merci de votre communication qui conduit à s’interroger sur les campagnes de dépistage.
      Mais, vous me l’accorderez, n’étant pas médecin, je n’avais aucun titre pour me permettre d’ avancer sur ce terrain. Paul Villach

    • Dominique Dupagne (---.---.---.235) 17 septembre 2009 11:41
      Dominique Dupagne

      @Villach
      Pas toutes les campangnes. Celle contre le cancer du côlon est justifiée : bénéfice modeste mais effet délétère très faible.

    • docdory (---.---.---.3) 17 septembre 2009 12:30
      docdory

      Cher Paul Villach 


      Effectivement , la remarque de Dominique Dupagne est particulièrement pertinente : un de mes associés, qui est gynécologue , m’avait informé il y a quelques mois de la chose, et avait participé à un article collectif à ce sujet .
      La grande difficulté est que le généraliste est confronté à des campagnes telles que celles proposées par « Marie Claire » , et que , pour l’instant , il est illusoire de tenter d’expliquer aux patientes que l’intérêt de ce dépistage est très douteux ! D’autant que nous sommes soumis aux pressions abusives de la caisse d’assurance maladie qui nous donne des « objectifs » à atteindre en matière de dépistage du cancer du sein , et que l’on a trois fois par an la visite de la déléguée de la sécu qui ne manquera pas de nous rappeler que l’on n’a pas atteint lesdits objectifs !
      La même chose peut-être dite du cancer de la prostate : les urologues réclament un dépistage organisé , alors que les généralistes sont persuadés de son inutilité, voire de sa nocivité .
      Il semble bien que , dans certains cas , le dépistage organisé des cancers soit l’application sans discernement du célèbre aphorisme du Dr Knock : " tout homme bien portant est un malade qui s’ignore !
    • T.REX (---.---.---.1) 17 septembre 2009 12:43
      T.REX

      Ce n’est pas une radio par an des poumons ou des seins qui va provoquer un cancer !

      Les bienfaits sont supérieurs aux risques ! Ce genre de théorie est du même tonneau que celle qui conseille aux gens de ne pas se faire vacciner car il y a un risque d’attrapper la maladie ou d’en provoquer une autre ! Comptez sur vos défenses naturelles ! 

      Autant fair el’Autruche et se mettre la tête dans le sable pour ne pas voir la maladie nous ronger !

    • docdory (---.---.---.3) 17 septembre 2009 13:22
      docdory

      @ T Rex 


      Vous ne semblez pas avoir compris l’argumentation scientifique développée par les articles cités en référence par Dominique Dupaigne . Relisez-les attentivement .
    • Paul Villach (---.---.---.44) 17 septembre 2009 13:50
      Paul Villach

      @ Cher Docdory

      Merci de cet éclairage. PV

    • T.REX (---.---.---.1) 17 septembre 2009 14:16
      T.REX

      Pas du tout, ces études ne font apparaître aucune certitude, elle ne font qu’émettre des doutes ! L’argumentation scientifique n’est pas très convaincante ! La seule certitude qu’il en ressort c’est que le DIAGNOSTIC est incertain. Il est difficile de dire si les tumeurs sont malignes ou bénignes et s’il faut intervenir ou si elles vont régresser d’elles-même.

      Ces études ne sont que conjectures ! On peut tout mettre en doute scientifiquement !
      Mais en apporter la preuve est plus difficile ! 

    • claude (---.---.---.238) 17 septembre 2009 17:05
      claude

      bonjour,

      merci pour cet article.

      et si j’ai bien compris, d’après les posts de nos drs favoris : pas besoin de faire de mammographies à répétitions (tous les 2 ans à partir de 50 ans)... tant mieux ! parce qu’est-ce que ça fait mal ce machin là : on vous écrase le sein entre 2 plaques, et si le manipulateur est un peu brutal, ça irradie jusque dans le bras !!!

      quelle serait selon vous, la meilleure méthode de prévention contre le cancer du sein ?

  • french_car (---.---.---.74) 17 septembre 2009 11:32

    Rhaaaa j’étais inquiet hier ! Pas de leurre d’appel sexuel malgré l’article sur cette publicité en page d’accueil d’AV ? Un article sur la fontaine de Trevi certes raffraichissant.
    Oufff nous voilà rassuré, le cuistre est de retour.

    Jules Simon je suis tout à fait d’accord avec vous !
     
    Sur le fond je ne suis pas choqué, ce n’est pas par un propos lénifiant que l’on touchera la population féminine. Et cette façon de faire parait plus appropriée que de montrer des femmes mutilées à la manière des spots de la prévention routière.

    Tous les corps de métier - au sens propre et au sens figuré - sont représentés et Hélène Darroze a été préférée à Maïté :-P

    Mr Dupagne emboite le pas à Mr de Funès - le fils - en affirmant qu’on fait trop de prévention et qu’on enlève trop de seins voire trop de prostates, effectivement la prévention ça coute cher, votre comptabilité des vies sauvées par rapport aux opérations inutiles donne le haut-le-coeur. J’imagine que vous êtes contre le dépistage de la trisomie 21 de la même façon ?

    • Dominique Dupagne (---.---.---.235) 17 septembre 2009 11:39
      Dominique Dupagne

      @french car
      Vous n’avez apparemment pas compris le problème. Je vous explique, ou plutôt les scientifiques vous expliquent, que l’on ne sauve pas de vies. Il n’est pas question d’argent. Quand au rapport avec la trisomie, je ne vois pas.

      Mais bon, toute la mécanique de cette agitation est fondée sur cette difficulté à comprendre que Knock n’est pas mort http://www.dailymotion.com/video/x2po1b_le-docteur-knock-les-maladies-et-la

      In fine, le débat est : quelle est l’information la plus fiable, celle de La Recherche et du British Médical Journal, ou celle de Marie-Claire ? Vous avez le droit d’avoir votre avis, mais ne me faites pas de leçon de morale s’il vous plaît.

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