• mercredi 19 juin 2013
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Tribune Libre > La cause palestinienne oubliée
33%
D'accord avec l'article ?
 
67%
(31 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

La cause palestinienne oubliée

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé, la construction de logements pour 300 nouvelles familles dans la colonie de Beit El, près de Ramallah en Cisjordanie. La communauté internationale a vivement réagi à cette décision. La France l'a immédiatement condamnée et le département d'Etat américain a jugé que la poursuite de la colonisation "sape les efforts de paix".

En promettant la construction de nouveaux logements en Cisjordanie, Benjamin Netanyahu espère offrir une "compensation" aux 340.000 colons de Cisjordanie qui quelquefois tombent sous le coup de la loi israélienne dans certaines occasions, ces implantations de peuplement, autorisées ou non par le gouvernement, restent "illégales" au regard de la Convention de Genève dans son article 49. Y compris à Jérusalem pour qui Benyamin Netanyahu, déclarait devant l'AIPAC (le principal et puissant lobby pro-israélien aux Etats-Unis) "le peuple juif a construit Jérusalem il y a 3000 ans et le peuple juif construit Jérusalem aujourd'hui. Jérusalem n'est pas une colonie. C'est notre capitale".

Bon à part çà on ne parle plus de ce conflit, sinon que l'Etat d'Israël malgré ses affirmations de recherches de solutions du conflit n'a surtout pas l'intention d'en trouver une. Par exemple depuis peu, les dons sociaux et éducatifs aux organisations religieuses, dans les colonies illégales vont bénéficier de dégrèvements fiscaux à hauteur de 25 % des sommes versées. Et ce à l'initiative du Likoud favorisant ainsi l'implantation des colons et enterrant de nouveau le processus de paix.

Devant cette inflexibilité le Premier ministre palestinien Salam Fayyad, a décidé d'interdire la vente et la consommation de produits fabriqués dans les colonies juives de peuplement, près de 40 millions de shekels (8,5 millions d'euros) de marchandises prohibées ont été saisis. A ce sujet nous n'entendons plus les résultats de ce boycott au niveau international, d'ailleurs.

La Palestine et la France.

Mahmoud Abbas a obtenu le soutien 'symbolique' de François Hollande très timide sur la question du conflit et signer avec Laurent Fabius une convention de 10 millions d'euros d'aide budgétaire, première tranche de la contribution de la France au titre de 2012. « Des résultats ont été atteints, l'aide de la France a été confirmée » a dit le nouveau Président qui continue :.« Nous ferons tout pour que le dialogue [israélo-palestinien] reprenne [...] le plus tôt sera le mieux", sachant très bien que la reconnaissance de l'Etat palestinien n'est même plus à l'ordre du jour.

Depuis 2007 date à laquelle furent levés 7,7 milliards de dollars sur trois ans, de vastes réformes structurelles ont alors été lancées, permettant une forte croissance économique (9,3 % en 2010) et la Palestine a besoin à nouveau de fonds depuis 2011. Le coup de poker à l'ONU d'Abbas a fortement contrarié les USA et ses lobbys pro-israélien et évidemment Israël qui ont serré les cordons de la bourse dans l'effort international d'aide. A ce sujet, le dirigeant palestinien a confirmé qu'il retenterait sa chance devant l'Assemblée générale de l'ONU, mais pour obtenir plus simplement le statut de d'État non membre. Les Palestiniens choisiront cette voie "si toutes les autres tentatives de négociations (avec Israël) ne réussissent pas. "Nous insistons sur les négociations entre nous-mêmes et les Israéliens. Dernièrement, nous n'avons pas pu convaincre les Israéliens d'arrêter la colonisation", a-t-il également regretté. La démarche des Palestiniens pour une reconnaissance de leur État ne visait "pas à isoler ni délégitimer Israël". "Nous voulons coexister avec Israël" mais "nous refusons (sa) politique de colonisation" dira-t-il enfin.


Abbas insiste également sur le sort très sensible des prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes et demande leur libération. Quelque 1 550 Palestiniens détenus en Israël ont mis fin le 14 mai à une grève de la faim en échange d'un assouplissement des conditions de leur détention. Autre demande qui risque de ne pas aboutir : la fourniture d'arme pourtant nécessaire pour la police de l'OLP, conditions pour une reprise du dialogue.

Voilà donc les dernières nouvelles de ce conflit qui n'en finit pas et qui démontre aux yeux du monde entier, qui se lasse, que l'Etat d'Israël après avoir ignoré depuis sa création les résolutions de l'ONU et que ses propositions de dialogues et de recherches de la paix ne sont que des leurres. Que le gouvernement actuel, peut-être le plus à droite jamais constaté, n'a qu'un seul but, exaucer les vœux de la communauté religieuse la plus intégriste : s'établir dans les frontières improbables bibliques d'Erezt Israël et pourquoi pas jusqu'au Sinaï d'ailleurs ?

Dénoncer et militer contre ce sionisme (politique également) et pour la cause palestinienne, le dernier territoire non détaché du colonialisme, n'est pas de l'antisémitisme, ni une lubie ou un dada, c'est une nécessité, car en effet ce conflit est porteur d'un autre bien plus important et qui pourrait s'étendre à toute la région avec les conséquences internationales que l'on devine.

Nous savons que la reconnaissance d'un Etat palestinien, membre ou non de l'ONU ne changera guère le sort des habitants de la région, Israéliens compris, mais n'y-a-t-il pas de solution autre que militaire ? De plus, la cause palestinienne n'a pas été au centre du printemps arabe alors que la situation interne reste explosive.

Le sionisme dès son origine est une erreur historique, réunir sur une terre qui ne lui appartenait plus (et encore les historiens sont divisés sur cette propriété plus biblique que réelle et qui date trop pour y trouver une légitimité) d'une communauté disséminée dans le monde occidental surtout européen qui n'a de commun qu'une religion fermée pour y créer un Etat juif.

Cette incongruité était porteuse de drames, d'exil des autochtones, de pleurs de larmes et de morts et qui aujourd'hui a été pérennisé par la force. L'horreur de la tentative d'extinction des israélites d'Europe, dont les paisibles palestiniens de l'époque ne sont pas responsable, aurait été l'occasion d'un véritable dialogue et au moins le respect par le nouvel Etat de respecter les résolutions.

Ainsi, la résolution 181, autrement dit la proposition de partage aurait dû être accompagnée d'une proposition de référendum d'autodétermination et d'une consultation des pays voisins de la Palestine. Les sionistes violèrent cette résolution, qui prévoyait en plus une période de transition de deux ans (jusqu’en septembre 1949) pour mettre en place l’union économique. Ils refusaient surtout la création d’un Etat palestinien.

Nous en sommes toujours là.




par teddy-bear (son site) mardi 12 juin 2012 - 27 réactions
33%
D'accord avec l'article ?
 
67%
(31 votes) Votez cet article



2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par Alpo47 (---.---.---.172) 12 juin 2012 11:06
    Alpo47

    Depuis toujours, le gouvernement Israelien pratique la politique de la fuite en avant et du fait accompli et entend bien continuer, notamment grace à la complicité US.
    Israel n’a jamais respecté les traités qu’il avait signé, pas davantage la loi internationale ou les Droits de l’homme, est dirigé par l’extrème droite, dont le ministre Liebermann est le plus « démonstratif »... « On » accepte de la part d’Israel ce que l’on rejette partout ailleurs, tellement son influence est grande sur les décideurs.
    Hélas, les enfants de ceux qui ont été persécutés sont devenus bourreaux à leur tour et en toute conscience. Tragique.

  • Par teddy-bear (---.---.---.243) 12 juin 2012 15:19
    teddy-bear

    MATSADA*

    Je croyais avoir écrit que cela n’est pas une lubie, ni un dada d’ailleurs. Et si dans le monde entier on condamne la politique de l’Etat d’Israël, ainsi que l’ONU ce n’est ps un hasard. Quand à Dieudonné, je me balance de son opinion et de son score.

    Cher ami gardez votre compassion, car cela fait des dizaines d’années maintenant que je milite pour cette cause. Comme tous les pro-sionistes vous oubliez ou faites semblant que dans ce conflit il y a un agressé et un agresseur.

    et qu’Israël depuis son auto-proclamation s’est conduit comme un Etat terroriste et même avant. Et vous voudriez que les Palestiniens ne ressentent pas de colère en étant enchaînés comme vous l’avouez vous même  ?. Ben Gourion disait qu’à leur place il ferait pareil.


    Où allez vous chercher que j’aime tant les Palestiniens (Arabes de Palestine ? encore un vocable révélateur) je compatis également les Israéliens grugés et victimes du sionisme politique et religieux. Je milite pour le rétablissement d’un justice bafouée depuis trop longtemps, j’ai fais la même chose pour l’Afrique du Sud.

    De toute façon le sionisme et la politique de cet Etat sont condamnés, non seulement par l’opinion publique, mais par toutes les chancelleries , les exécutifs officiellement ou non. Un Etat au ban de la société des nations, mais soutenu par les USA aux côté de la Syrie par exemple, cela présente mal.

  • Par teddy-bear (---.---.---.243) 12 juin 2012 15:18
    teddy-bear

    ptetmal*

    En complément les faits concernant les votes de l’ONU et les USA


    En septembre 1947 : l’ONU émet un premier vote pour décider de l’avenir de la Palestine. Le résultat est le suivant :- 25 voix pour le partage,- 13 voix contre,- 19 abstentions. Mais la résolution, pour être validée, devait obtenir les 2/3 des voix, ce qui n’est pas le cas. C’est alors que les pressions les plus grandes s’exercèrent sur les représentants des Nations Unies de la part du Congrès, de l’Administration, du parti démocrate, du président Truman (inquiet pour sa réélection), de l’ensemble des organes du mouvement sioniste présent dans tous les pays. Ils pèsent de tout leur poids pour gagner à leur cause les États les plus faibles.

    Il s’ensuit que les représentants de certains de ces États : la Grèce, les Philippines, le Libéria et Haïti... récalcitrants jusque-là deviennent favorables au partage, les Philippines et Haïti se voient accordés des prêts pour leur développement tandis que, à l’instigation de l’Administration démocrate, la compagnie de caoutchouc Firestone prévint le Liberia qu’elle annulerait ses projets d’extension dans le pays s’il ne renversait pas son vote en faveur du partage !

    Le 25 novembre : l’ONU (où l’Afrique et une partie de l’Asie n’ont pas encore de voix) émet un second vote pour décider de l’avenir de la Palestine. En dépit de l’opposition farouche des Etats arabes et du Royaume-Uni tout à fait convaincu que la création d’un État juif entraînerait une situation continue de violence et de guerre, le projet soviéto-américain de deux États séparés passe en commission. Le vote est le suivant :- 25 voix pour,- 13 voix contre,- 17 abstentions,- 2 absents. Mais il manque encore 1 voix pour atteindre la majorité requise des 2/3. C’est alors que Truman jette de nouveau tout son prestige de Président des États-Unis dans la bataille et mobilise tous les moyens dont il dispose, moyens diplomatiques et autres : l’administration des États-Unis menace la France, qui s’est abstenue lors du vote, de lui couper les vivres, tandis que plusieurs chefs de délégations se voient offrir des " enveloppes " ou des cadeaux pour leur épouse ...(Le péché originel d’Israël, p. 37) Le sous-secrétaire d’État des Etats-Unis, Sumer Welles, a pu écrire à propos de ces événements, nous dit encore D. Vidal : " Par ordre direct de la Maison-Blanche les fonctionnaires américains devaient user de pressions directes ou indirectes afin d’assurer la majorité nécessaire au vote final ". Le ministre de la Défense James Forrestal dans ses Mémoires a confirmé de son côté que " les méthodes utilisées pour faire pression, et contraindre les autres nations au sein des Nations Unies, ont frôlé le scandale ".


Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox

Mentions légales Charte de modération