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La cible du siècle

Adepte des actualités matinales, mon information généralisée se fait de façon audible à Télématin. J’aime bien William Leymergie, rien à voir avec son prénom (conserve !), en quelques 30 mm, avec souvent de l’humour, je fais ma culture matinale.

Ce jour, pour faire un tour d’horizon, j’en viens directement à Saint-Martin, alors que les politiciens, dans leur ensemble, se penchent au chevet d’Airbus, il décoiffe et réchauffe le cœur des vacanciers, il faut le voir pour le croire, cela se passe à Saint-Martin (Plage de Maho Bech).

Juste avant, tout le monde n’est pas VGE mais j’ai oublié de demander à Ségolène Royal si elle a appris la langue de Goethe avec la méthode Assimil. Difficilement compréhensible par les Allemands, elle prêtera moins le flan aux critiques puisque c’est son dernier déplacement à l’étranger avant le premier tout des présidentielles.

Je poursuis mon enquête d’investigation et je suis prêt à imiter le Canard Enchaîné avec la prudence de rigueur qui s’impose. Je l’ai laissé entendre dans mon précédent billet, je vous promets de vous livrer, si je le peux, l’information en priorité, mais cela me convainc de plus en plus, il y a eu tractation entre Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy pour permettre à Jean-Marie Le Pen d’avoir ses 500 signatures, tout comme au candidat de la LCR Olivier Besancenot. L’UMP a sous le coude les signatures de maires nécessaires à la représentativité des deux extrêmes, l’un à droite, l’autre à gauche.

Surprise du jour, le non moins célèbre Jean-Pierre Raffarin a failli faire pleurer dans les chaumières et rouiller les portes de mon vélo dans son ouvrage « La dernière marche » , et pardon du peu « Cocorico » la couverture est en bleu-blanc-rouge. Jean-Pierre Raffarin, en seigneur et maître, sur un ton larmoyant, dit que Nicolas Sarkozy était un battant qui s’assagit. Il précise la lourdeur de la tâche du président de la République, qui doit se tenir au dessus des partis pour être le président de tous les Français.

Il porte une attaque en règle contre Ségolène Royal sur sa conception d’Airbus, où il fait plus confiance à Louis Gallois qu’à Ségolène Royal pour trouver la solution à la crise actuelle.

Entre autre, il précise qu’ayant été trois ans Premier ministre, ce qui ne fut pas un avantage pour la France, il a beaucoup appris de la charge de la présidence de la République. Il serait peut-être souhaitable, comme il l’indique lui-même, qu’il ne brigue pas la présidence de l’UMP ni celle, le cas échéant de Premier ministre, au cas où Nicolas Sarkozy serait élu à la plus haute charge de l’Etat.

Il reproche à Ségolène Royal, c’est un point positif, qu’ayant été présidente pendant seize ans de la région Charente-Poitou, cette dernière ne l’ait jamais consulté sur des dossiers qu’il connaît bien. Avec des trémolos presque dans la voix, il efface l’image de la candidate socialiste, est-ce un appel du pied, ou de laisser supposer qu’il aurait voulu voir son charme de plus près ? Dixit Jean-Pierre Raffarin, elle ne m’a jamais invité à prendre un café, ni un repas, ni à une rencontre conviviale. Faut-il interpréter cela comme une déclaration d’amour ?

Puis vient l’entame de la touche à François Bayrou. L’actualité primant, il compare le président de l’UDF à un albatros avec une très grande aile à gauche et une identique à droite. Mission impossible pour lui, tout comme l’alternance qu’il lui conteste, cela laisse dénoter les connaissances aérodynamiques de Jean-Pierre Raffarin, puisqu’il prédit que François Bayrou ne pourra pas décoller car il n’est pas équilibré. Il précise que compte tenu du poids que représente la droite et la façon dont Ségolène Royal cloisonne le PS, il est impossible pour François Bayrou de faire un gouvernement de capacités et non de partis.

Monsieur Raffarin, vous oubliez la canicule de 2005 où vous avez simplement omis de prendre conseil après du ministre de la Santé de l’époque, Monsieur Matéi et cela a effectivement permis à votre gestion ultralibérale de compter pas loin de 30 000 morts, alors que vous aviez menti par omission à la face de tous les Français.

Décidément, le droit vous connaissez cela Monsieur Raffarin, je rappelle à votre bon souvenir votre doctorat en Droit passé dans la capitale des Gaules entre 1965 et 1969. Je me permet donc de vous rappeler la devise de Vercingétorix : « Il a pris les armes pour défendre la liberté de chacun ». L’Auvergne est un plateau de fromages, le Droit menant à tout, les présidents de la République que le centre de la France a offert aux Français : « VGE, François Mitterrand, Pompidou » ont tous su si bien véhiculer les valeurs du saint-nectaire que, dans la mesure où il en manque à Nicolas Sarkozy, vous avez dû garder quelques contacts à Saint-Nectaire.

Autant dans le fond que dans la forme, on vous a confié un poste, celui de sénateur. Voilà qu’en mars 2007, à moins de 50 jours du premier tour, vous essayez de tempérer la fougue de Nicolas Sarkozy en en faisant, d’un cheval fougueux, un rassembleur.

Monsieur Raffarin, vous avez sûrement une excellente plume, mais gardez votre plumage pour protéger votre ramage. Dans le cas contraire, vous allez faire de vos amis apparentés vos principaux ennemis en interprétant un jeu de rôle similaire au Corbeau et au Renard de Jean de La Fontaine.

Le baromètre des sondages indique a priori la montée de l’UDF. Vous le balayez d’un revers de main en le considérant presque comme quantité insuffisante. C’est votre droit, attention à ne pas finir comme le fromage du corbeau, regardez qui se trouve au pied de l’arbre déguisé en renard. Monsieur Raffarin, à l’évidence, il faut écrire et parler moins sauf si, de façon déguisée, au pied de l’arbre comme le chantait Brassens, la fiction fait que le renard soit vous... et que vous piégiez Nicolas Sarkozy qui vous aura lâché son fromage.

Tout comme après la conséquence de la canicule découla le démantèlement de votre poste de Premier ministre, puis la perte de la région Poitou-Charentes où vous devez indiscutablement avoir encore quelques entrées.

En prenant la porte de la sortie, moins vous en direz, plus vous serez utile à la nation et au candidat pour porter haut et fort les couleurs de la France. Comme l’aurait dit mille fois mieux que moi Alfred Hitchcock : « Silence, on tourne ».

Le Panda
Patrick Juan.

par Le Panda (son site) lundi 12 mars 2007 - 8 réactions
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  • Par ExSam (xxx.xxx.xxx.151) 12 mars 2007 11:29

    tractation entre Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy pour permettre à Jean-Marie Le Pen d’avoir ses 500 signatures, tout comme au candidat de la LCR Olivier Besancenot. L’UMP a sous le coude les signatures de maires nécessaires à la représentativité des deux extrêmes, l’un à droite, l’autre à gauche.

    Toujours les mêmes méthodes UMP : pas question de résoudre le problème de manière démocratique. Allonger le temps de parrainages, abaisser le nombre de signatures ou vraiment donner au maire et l’obligation d’utiliser leur parrainage, avec latitude pour le faire en toute liberté.

    Sur ce dernier point, il se trouve qu’il existe la "caisse parlementaire". Les députés disposent d’un reliquat en fin d’année et peuvent librement l’affecter, sans devoir dire officiellement à l’Assemblée combien ils vont donner et à qui.

    Traditionnellement, en profitent les petites communes. Evidemment si un "petit" maire donne son parrainage à un "mauvais" candidat, le bonus (environ 7000€/commune, ce qui n’est pas négligeable pour une toute petite commune)s’envolera chez le voisin plus compréhensif. Ainsi les petites maires gardent la clé de la candidature à la Présidence sous le coude.

    Alors le borgne pourra se présenter, renverra l’ascenceur (si il en besoin) à SDNB et vive la démocratie.

    Ecoeurant.

    J’aimerais au moins que Besancenot dénonce cette infecte magouille.

    Le poulain du Parti de la Mort parti fait le lit de l’extrème-droite en se réclamant de la rupture et de la liberté.

    Prière de manipuler le bulletin pour cet individu avec pince à linge sur les narines.

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