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Accueil du site > Tribune Libre > La compassion sociale conservatrice

La compassion sociale conservatrice

Eléments de critique de la compassion sociale .

Critique sélective de la compassion sociale.

La compassion, ce geste généreux, peut se mettre au service de plusieurs causes, certaines justes d’autres moins. La compassion « de classe » est particulière : elle ne se réduit pas à une action affective. Elle s’intègre dans une pratique plus vaste. Pour cette raison, elle se nomme solidarité et unité du peuple-classe. Le plus souvent, pour comprendre la portée de la compassion il faut aller derrière le geste affiché pour y comprendre sa signification.
Il ne s’agit pas pour autant de critiquer en soi les sentiments compassionnels qui incident à l’aide et à la protection au profit d’une attitude froide et cynique qui fait le jeu de l’abandon au marché et au dénuement. Le propos qui suit n’est pas un plaidoyer pour ce qu’Eric Fromm nommait "durcissement du coeur" ni a fortiori pour un "darwinisme social". Il est ici entendu qu’il faille agir. Simplement le compassionnel social - au-delà donc du compassionnel relationnel agissant à la vue du visage de l’autre en détresse - ne saurait aboutir à un ramollissement de la raison critique. La boussole demeure de savoir qui elle épargne et qui elle sollicite pour sa mise en oeuvre. En somme la compassion ramenée à la thématique républicaine de la fraternité ne prend sa pleine valeur que tendue vers l’égalité, la liberté et la laïcité. Or trop souvent le "bouclier compassionnel" est si étroit qu’il ne protège mal que les plus démunis pour laisser au jeu féroce de la concurrence libérale les autres couches sociales modestes. Deux sortes "d’objet compassionnel" permettent d’éclairer le propos.

1 - La compassion pour les pauvres.

Cette compassion peut s’inscrire dans deux types de solidarité soit être "compréhensive" et émancipatrice en s’inscrivant dans un cercle plus large de protection comme celle du bouclier social pour les moins de 3000 euros (1) ou de type misérabiliste et populiste. Dans cette dernière version elle s’appuie aisément sur une subculture chrétienne soucieuse de lutter contre la pauvreté et les exclusions mais en faisant payer les autres couches modestes. Cette générosité de cœur est réduite et instrumentalisée par les dominants afin que l’on déshabille Pierre (salarié prolétaire) pour mal habiller Paul (RMIste ou sans) . Cette compassion sociale est plus sacrificielle que libératrice. C’est plus le modèle de la Mère Thérésa que celui de la théologie de la libération. Dans le premier cas le compatissant descend vers les pauvres pour les secourir dans l’autre cas il s’agit de s’élever ensemble contre un "péché social" le capitalisme ou l’impérialisme .

En fait, la solidarité misérabiliste ou minimaliste n’est sensible qu’aux très pauvres et ne se préoccupe pas de savoir si le "Picsou sur son tas d’or" participe à une juste répartition des richesse et encore moins si le système global est juste. Enfin les évolutions repérées par un spécialiste Serge Paugam (1) montre que la compassion a laissé la place à la culpabilisation. Et la culpabilisation pousse au contrôle et à la répression. Il existe une autre version plus sociologique et à l’usage de l’intervention publique qui s’appuie sur la distinction assez peu dynamique opérée jadis entre les exclus (dont il faut s’occuper) et des inclus (qui n’ont pas à se plaindre puisqu’il ont un travail et un salaire). Cette version ne se fait plus guère entendre depuis la montée en force des situations précaires.

La compassion conservatrice, protectrice de la bourgeoisie est plus caritative que solidaire . Elle ne vise nullement à bousculer l’ordre hiérarchique national ou mondial. Elle ne résonne pas en terme dynamique montrant les processus de désaffiliation sociale issue de la précarité massive . Elle se situe dans la logique du "sparadrap sur le mal" sans s’attaquer aux causes sociales de ce mal . Elle est évidemment à critiquer. Elle fait le jeu du populisme montant.

Contre le populisme montant. ou L’affermissement d’une politique pro-bourgeoise contre le peuple-classe .

2 - La compassion pour les migrants.

Elle peut évidemment s’appuyer sur la même problématique et donc s’inscrire dans l’un des deux cadres précités, soit par humanité soit par perspective d’émancipation. Mais les migrants en général pauvres subissent encore plus le rejet que les pauvres nationaux . On ne s’étonnera donc pas que le souci compassionnel fasse l’objet de précision à ce sujet par ceux qui en font leur "objet social". Ainsi Jean-François MATTEI : A la question de Pascale LE GARREC (2) Les lois sur l’immigration menacent-elles l’action des bénévoles ? le président de la Croix Rouge française répond dans Ouest France : "Mes consignes sont très nettes. Nous avons pour mission d’accueillir tout migrant, sauf s’il est en situation de flagrant délit, s’il est recherché par la police pour délit. La police ne rentre pas dans nos centres d’accueil pour demandeurs d’asile. Nous mettons en œuvre des principes d’humanité. Nous sommes là pour protéger ceux qui souffrent. Nous n’avons pas à savoir si une personne a des papiers ou pas, si sa situation est légale ou pas. On s’occupe d’elle, naturellement !" Mais beaucoup de migrants sont recherchés par la police pour délit.

A côté de ces actions de protection sans perspective revendicative (si ce n’est que sous l’effet du néo-libéralisme montant qui renforce l’Etat policier en réduisant l’Etat social) on trouve dans plusieurs villes de France des militant(e)s qui agissent en faveur des migrants sans papiers, sans logement, sans argent avec compassion certes mais aussi en revendiquant des droits, droit de libre circulation, droit d’établissement avec un logement correct et des moyens d’accès à la Sécurité sociale. Ces militant(e)s devraient susciter l’admiration (qu’il ne réclament pas). Bien au contraire ils subissent les tracasseries de la police et les attaques des identitaires nationalistes qui usent du terme compassion sous une forme péjorative pour stigmatiser les militant(e)s solidaires des migrants . Lire (3) Quand Riposte laïque surfe sur le populisme xénophobe.

Christian Delarue

qui rajoute ici le commentaire de Michel Mengneau sur Bellaciao "Dans la morale chrétienne c’est plus un sentiment de culpabilité qui est exacerbé pour faire donner à celui qui tend la main, ainsi est réglé le problème de la mauvaise conscience. On rentre aussi dans le dogme sans apporter de solution en profondeur. En fait réaliser ce que préconise le dogme ne sert pour celui qui donne qu’à le mettre en paix avec sa conscience du fait d’avoir suivit les concepts de la religion."

*

1) De la compassion à la culpabilisation Entretien avec Serge Paugam

2) Protéger ceux qui souffrent avec ou sans papiers

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Proteger-ceux-qui-souffrent-avec-ou-sans-papiers-_3635-943849_actu.Htm

3) Quand Riposte laïque surfe sur le populisme xénophobe


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17 réactions à cet article    


  • paul muadhib 17 août 2009 10:16

    salut ..compassion a aussi le sens de la passion d’être avec dans un sens grec de la tragédie Élargit a la vie réelle..la compassion généralement admise exprime la pitié réelle ou feinte de ceux qui ont plus et regardent en dessous d’eux....du genre messe le dimanche et travail pour la société injuste le reste du temps..
    la passion d’être avec les autres résoudrait les problèmes humains qui existent ou se présentent par l’intelligence ,qu’entend je ?par la ? ..a vous de voir
    la compassion pitié c’est comme un regard de quelques secondes sur le malheur , avant de retourner a la société qui ,volontairement crée la dite injustice...non ??


    • JL JL 17 août 2009 10:18

      « Le sommeil de la raison engendre des monstres » (Goya)

      « Le libéralisme, cette non pensée intégrale » (Castoriadis) 

      « Tout se passe comme si la sacralisation des victimes était ce qui restait une fois le marxisme retiré. » (Guillaume Erner, La Société des victimes. — La Découverte, Paris, 2006.)

      Le libéralisme est un système qui instaure cette loi qui donne « A chacun selon ses capacités notamment, selon ses capacités de nuisance ».

      Le doux euphémisme « pragmatisme » y a remplacé la raison et Le compassionnel y a remplacé l’analyse politique.


      • tvargentine.com lerma 17 août 2009 13:10

        Excusez moi,mais Ségolène ROYAL n’a pas arrêté durant sa campagne éléctorale de nous vendre de la compassion digne des curés de gauche

        Alors,avant de taper sur la droite posez vous la question d’un vrai projet socialiste à gauche qui ne soit pas de la compassion du catholicisme social venu par Ségolène Royal

        http://www.tvargentine.com/


        • Christian Delarue Christian Delarue 17 août 2009 21:07

          Je suis d’accord . Ma critique vise à défendre une compassion articulée à un projet d’unification. A défaut on a une compassion sélective et un acquiescement à l’ordre du monde. CD


        • Annie 17 août 2009 17:59

          Monsieur Delarue,
          J’apprécie vos articles normalement même si je ne suis pas d’accord à 100% mais je trouve que celui-ci manque d’honnêté intellectuelle. Pour vous, la compassion n’est acceptable que lorsqu’elle est politique, et surtout de votre bord. Toute autre compassion est par nature égoïste, conservatrice et par conséquent vaine. Je ne suis pas une fan de Mère Théresa, mais la vérité est que vos associations ne s’intéressent pas ou plus aux plus pauvres qui dépendent désormais pour leur survie d’initiatives individuelles. Je sais que tout cela sera réglé avec l’avénement d’un monde post capitaliste ; en attendant, les besoins sont toujours aussi pressants, vous n’y répondez pas dans l’immédiat et je ne suis pas sure que vous soyez en mesure de le faire dans le futur.
          Votre logique est la même que celle du nouvel ordre humanitaire, qui ne soulage plus désormais les plus désespérés mais ceux qui ont le plus grand potentiel de développement. Le problème avec la compassion politique est la solution. Je connais des associations, comme vous les connaissez d’ailleurs parce que vous les rejoignez dans certaines mobilisations, qui ne partagent pas votre analyse et qui veulent s’attaquer aux causes des problèmes et des inégalités en préconisant un capitalisme plus bénin, un élargissement du commerce international comme moteur de croissance et donc de développement, des accords multilatéraux à l’OMC, des partenariats publics privés dans la fonction publique, etc. J’aimerai savoir comment vous qualifiez cette compassion là, qui pourtant est très politisée.
          Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise compassion, seulement des compassions instrumentalisées, et cela des deux côtés. La compassion politique a souvent bien tendance à rationaliser la souffrance de ceux qui ne font pas partie de ce nouveau système de méritants, et à subordonner l’assistance à des objectifs de développement. .


          • Christian Delarue Christian Delarue 17 août 2009 21:03

            Bonjour Annie,

            J’apprécie votre réaction. Je ne suis pas sûr d’y répondre correctement car vous évoquez tantôt les associations et les initiatives individuelles tantôt une autre société post-capitaliste et enfin lle nouvel ordre humanitaire.

            Sur ce dernier point - qui est mondial et non national ou européen - ma logique n’est pas de soutenir l’avant-garde du développement en abandonnant les pauvres à la mort. Je combat ce darwinisme-social cynique depuis 25 ans !

            Quand aux deux autres solutions mis en opposition je vois que ni l’une ni l’autre n’offre de solution à la pauvreté. Le socialisme n’est qu’une perspective (je vous l’accorde) mais les associations soulagent la misère sans l’éteindre. Les pauvres sont plus nombreux et toujurs plus pauvres. Il y a même les travailleurs pauvres. La France a tardé à voir chez elle ce que l Grande Bretagne a depuis longtemps : merci le SMIC et à bas le thatchérisme ! Avec pareille dynamique, si les pauvres dépendent de la charité individuelle et associative - ce qui est positif du point de vue de l’éthique individuelle mais en régression du point de vue global - c’est la catastrophe sociale. Et c’est aussi que l’Etat social est en dépérissemment avancé. Il faut réhabiliter le social institutionnel contre les prédateurs.

            Que fait-on alors ? Revendiquer un nouvel Etat providence pour les pauvres et les prolétaires voire si cela est jugé impossible le passage au socialisme du XXI ème siècle.. Vous seriez d’accord semble-t-il sur l’une ou l’autre de cette perspective à une ou deux réserves secondaires Mais vous dites qu’en attendant il faut « mouiller la chemise » pour les pauvres. Certes mais il y a plusieurs façon de le faire que l’on soit pour un capitalisme refondé ou pour un éco-socialisme.

            Il y a, à mon avis, la façon misérabiliste qui privilégie le don ou le sacrifice « vers le bas » sans lien avec la libération de l’ebsemble du peuple-classe et la façon émancipatrice qui fait ce lien. AC ! (Agir ensemble contre le chômage !) est une association qui joignait revendications et actions pour les chômeurs démunis et les salariés implantés mais attaqués. Cette méthode ne fais qu’appliquer la thèse bien validée sociologiquent de la désaffiliation (CASTEL) contre celle de la dualité inclus/exclus. C’est pourquoi je juge utile de défendre le statut du fonctionnaire contre les rapaces libéraux tant internes qu’externe à a FP. Pour autant je n’oublie pas les pauvres. D’ailleurs mon « En défense des 3000 euros par mois et moins » ne les oubliaient pas. Vous trouvez peut-être que c’est trop noyé dans l’ensemble et pas assez pratique au plan militant. Peut-être. D’autant que le texte Le racisme anti-fonctionnnaire(s) : failants, privilégiés, improductifs en lien avec celui-ci laissaient trop entendre un déséquilibre en faveur des prolétaires non pauvres.

            Mon leitmotiv est tout un chacun doit travailler et avoir de quoi vivre décemment (donc un revenu). Je décline cela de façon différente. Avec les années les outils mobilisés se sont perfectionnés : Outre la notion de peuple-classe il y a le principe que "nul n’est exempt de participation à l’existence sociale" qui est très fort (j’en parle depuis 1994 dans un texte sur la RTT avec B Leveder soit 15ans !) et qui ne s’oppose pas à l’idée de revenu d’existence quand la société est incapable d’assurer ce principe. La reformulation complète du prolétaire et l’idée de « bouclier social à 3000 euros par mois et moins » participent d’une activation forte de la lutte idéologique pour un société civilisée.La défense argumentée de l’économie non marchande de JM HARRIBEY et Stéphanie TREILLET couronne le tout.

            Christian Delarue


          • Annie 17 août 2009 21:44

            Merci de votre réponse. Très brièvement, oui je crois qu’il faut mouiller sa chemise parce que la compassion politisée institutionnalise aussi l’exclusion de certains, et cela bien souvent parce que la proximité du pouvoir corromp et coopte des mouvements qui finissent récupérés, mais pas seulement pour cela. Ma diatribe portait essentiellement sur la politisation de la compassion. Je refuse une hiérarchie de la compassion parce que sans cette compassion improductive à votre avis, et vous parlez de l’Angleterre où j’habite, il n’y aurait pas toutes ces initiatives individuelles ou structurées qui pallient toutes les déficiences étatiques. Je regrette ses déficiences mais je crois qu’elles sont inhérentes à tout système politique et que c’est pour cela que la compassion individuelle reste absolument essentielle. Tout système politique, aussi généreux et égalitaire soit-il aboutira nécessairement à l’exclusion de certains. J’aime beaucoup une phrase du livre de MSF sur les guerres oubliées, décrivant l’acte humanitaire comme un geste subversif. Pour moi la compassion c’est aussi cela, une rebellion contre l’ordre établi et cela quelle qu’en soit la motivation, parce que le chemin à parcourir est aussi important que l’objectif à atteindre.


            • Malaurie 18 août 2009 17:55

              Il y a bien une hiérarchie des compassions d’ailleurs Annie vous critiquez
              la « compassion institutionnalisée » ce que l’on peut comprendre comme une
              critique - que je partage - du RMI ou RSA mais pas du SMIC ou de la
              Sécurité Sociale qui sortent précisément de la « charité publique » pour la
              solidarité sociale de l’ensemble de la société. On dit aussi sociétal en ce
              sens.

              Vous critiquez l’auteur pour manque de vérité et vous annoncez une position
              hypocrite en disant « . Je regrette ses déficiences mais je crois qu’elles
              sont inhérentes à tout système politique » Votre vision est marquée par la
              généralisation de la situation sociétale anglaise qui semble avoir abandonné
              son rôle de redistribution des richesses et d’affectation de droits à tous.
              Ile ne reste plus que l’aumone donnée aux pauvres d’un côté et la répression
              de l’autre. C’est du darwinismme social.


            • Annie 18 août 2009 18:13

              Je ne parlais pas de compassion institutionnalisée, mais de systèmes politiques qui tout aussi parfaits soient-ils dans un monde imparfait institutionnalise des exclusions. C’est pour cela que la compassion individuelle même non politisée reste indispensable pour pallier ces déficiences. Je ne suis aucunement influencée par le système anglais, je suis capable de faire la part des choses.
              Mon problème avec l’argument de Mr Delarue est que la compassion n’est bonne que lorsqu’elle est politisée. Je connais comme lui des ONG qui ont politisé leur compassion, qui ont les mêmes objectifs qu’Attac par exemple, éliminer la pauvreté et les inégalités , mais qui soutiennent que cet objectif peut se faire dans un système capitaliste, qui dialoguent avec l’OMC pour essayer d’influencer les négociations, qui promeuvent les partenariats publics privés pour la prestation des services publics, notamment les frais d’usagers pour la consommation d’eau et cela même pour les plus pauvres etc.. bref qui se sont faites totalement cooptées par le système. D’où ma conclusion qu’il est nécessaire de regarder de plus prêt aux politiques proposées par les associations et ne pas se laisser berner par une rhétorique racoleuse, en ne partant pas du principe qu’une compassion politisée est forcément meilleure.


            • Bardamu 18 août 2009 01:33

              CONSERVEz un peu de COMPASSION pour moi le cas SOCIAL, monsieur Delarue -« La compassion sociale conservatrice » !... car sur un autre forum, « Préfet, raciste ! », il semblerait que la seule évocation de votre nom me condamnât à la censure !
              Loin de moi la pensée que vous puissiez en être responsable, il va sans dire !


              • Christian Delarue Christian Delarue 18 août 2009 09:06

                Je ne fais pas attention au nom mais au contenu.

                Il est attendu que je pointe les propos racistes que je vois sur ce site et que je les signale.
                Si vous écrivez sous un pseudo (je n’en sais rien), c’est le site qui est visé à votre place. Qu’en dites-vous ? De façon générale, les pseudos facilitent bcp le passage à l’invective. Avez-vous remarqué cela ?

                CD


              • Bardamu 18 août 2009 09:51

                Le MRAP est une institution si peu encline à l’universalisme républicain qu’il serait quasiment idiot -voire suicidaire ?- de s’opposer à pareil Léviathan en lui donnant en pâture son patronyme !
                Armer un système totalitaire relève de la bêtise, non ?
                Les CENSEURS étant si friands de noms, voyez-vous !

                Mais en bons castrateurs, tout comme vous ici avouent-ILS leurs forfaits, car ils en sont fiers.
                Le RESSENTIMENT, sous couvert de la tolérance et de la liberté, quelle belle arnaque !


              • JL JL 18 août 2009 09:53

                Monsieur Delarue, permettez que je réagisse parce que votre dernière remarque est un peu tendancieuse.

                Il y a des pseudos qui ne se cachent pas, je veux dire, il y a des pseudos qui se cachent. Par exemple si j’adoptais comme pseudo : François Marie Le Péru. Ne m’appèleriez -vous pas Mr Le Péru comme moi je vous sers du Mr Delarue ? Mais je suis sûr que vous ne vous adresserez pas à moi en disant « Mr JL ». C’est pour cela que mon pseudo ne se cahe pas lui. Par ailleurs, pseudo ou pas, mois aussi je ne juge les interventions sur ce qu’elles sont et non pas de qui elles sont. C’est aussi pourquoi mon « CV D’Agora » n’est pas personnel.

                Au plaisir.


              • Bardamu 18 août 2009 11:21

                Bien envoyé !


              • Christian Delarue Christian Delarue 18 août 2009 20:25

                Qd je ne sais si je dois dire MONSIEUR ou MADAME devant un nom pseudo ou non je dis X bonjour . Peu importe.

                Depuis le temps que je publie et quand j’ai le temps je réponds (ce n’est pas tjrs le cas) je m’aperçois que les sous pseudos « se lâchent » plus facilement. que les autres. Ce n’est pas une vérité absolue. Juste une tendance. CD


              • Gelone 18 août 2009 10:01

                 « Mais les migrants en général pauvres subissent encore plus le rejet que les pauvres nationaux . »

                Ca doit tenir au fait qu’ils ne sont pas chez eux, qu’un pays n’est pas un moulin et que ce n’est pas à d’autres de payer les conséquences de la médiocrité de leurs gouvernants. Surtout lorsqu’on sait que les peuples ont les gouvernements qu’ils méritent.


                • Christian Delarue Christian Delarue 18 août 2009 20:52

                  Vu l’évolution et l’état des migrations dans le monde les frontières physiques n’arrêtent pas plus les humains que les marchandises ou les flux financiers. Sauf quand on vire à la police barbare.

                  Voilà qui permet de rappeler que dans un cas il s’agit d’humains et que dans les autres flux il s’agit de marchandises. Il faut donc rétablir les valeurs rabaisser par le fétichisme de la marchandise et se soucier de tous les pauvres du monde.

                  Mais pour moi cela ne saurait se faire sur le dos des couches moyennes, notamment celles qui sont prolétaires (ie qui épuisent le revenu mensuel en fin de mois).

                  Quand aux gouvernements, je pense que les nôtre ont un rôle « impérialiste » à l’égard de ceux du sud et tout particulièrement d’Afrique. Vous connaissez Survie et la Franceàfric.

                  CD

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