Le débat qui oppose aujourd’hui les régulateurs, partisans d’une intervention de l’Etat dans l’économie et les dérégulateurs qui s’y opposent farouchement est un débat politique sans intérêt.
Il est évident qu’il faut de la régulation ! Même dans une approche libérale, il convient de définir les règles du marché : interdire les monopoles et les subventions, combattre les mafias, définir les règles du commerce extérieur et c’est bien une mission de régulation dévolue à l’Etat.
La question n’est pas de savoir s’il faut réguler, mais de savoir ce qu’il convient de réguler et là se pose la question de choisir le bonheur qu’on recherche : celui de la mafia financière ou celui de l’homme de la rue.
Mon choix est fait !
Mais comment aboutir ?
Pour protéger le citoyens des gros financiers peu scrupuleux, il faut tout d’abord interdire les investissements de campagne électorale. Lorsque l’on observe l’énormité des sommes engagées aujourd’hui dans une campagne présidentielle, on doit en déduire que ceux qui nous dirigent ne peuvent être que milliardaires eux-mêmes ou copieusement arrosés par de bienveillants donateurs ! Dans les deux cas, il n’y a aucune chance pour qu’au terme du scrutin, l’élu ait envie de se battre contre le lobby qu’il représente ou celui qui l’ a aidé.
Le pécheur de Concarneau, le boulanger de Laguiole, le paysan de Châteauroux et même le médecin de Neuilly comprennent difficilement pourquoi Monsieur Sarkosy a eu recours aux services de « Boston Consulting » pour l’assister dans sa campagne ! On comprend encore moins comment la gauche ne réagit pas devant ces outrances ! La présidence de la république aurait-elle un point commun avec les poudres à lessiver et les yaourts ? Est-il logique de recourir au marketing pour convaincre des élus ?
Est-il logique qu’un gros industriel offre son yacht à un président fraîchement élu ?
Non bien sur ! Mais aujourd’hui ce genre de choses ne choque plus. Nous sommes mithridatisés.
Mais que font les Etats pour mettre les candidats à l’abri de la corruption !!!
Il serait pourtant si simple de les protéger :
Il suffirait d’une régulation électorale que les règles ci-dessous pourrait inspirer :
Les candidats ont chacun accès librement aux espaces publics municipaux ou nationaux préalablement listés (stades, salles des fêtes, centres culturels). Ils y disent ce qu’ils veulent mais avec les moyens techniques mis à leur disposition par l’Etat : une tribune et un micro. Pas de décorum publicitaire. Pas de vidéos savamment orchestrées par des spécialistes de la communication.
Les candidats disposent chacun d’un temps de parole défini à la radio et à la télévision.
Les candidats disposent chacun d’un nombre de colonnes dans un journal spécialement publié à cet effet.
Leur programme est publié dans le journal officiel.
Les candidats ne peuvent se faire assister que par les membres de leur partis ou par des amis qui offrent leurs services gracieusement. Aucun rapport commercial avec une firme de consultance, évidemment !
Les médias doivent limiter leur intervention durant la campagne officielle à des articles d’opinion. Aucune promotion directe ou indirecte ne doit être tolérée.
Toute acte de propagande illicite doit disqualifier le candidat.
Aucun candidat ne peut dépenser un centime à des fins promotionnelles.
Un organe de contrôle doit être spécialement créé pour s’assurer qu’aucun groupe, aucun lobby ne soutient indirectement une campagne.
Tant que les Etats ne réguleront pas les campagnes électorales, la finance continuera à diriger le monde. La gauche ne nous sera sur ce point d’aucune utilité puisque passer le filtre des urnes reviendrait à dire qu’elle a bénéficié des mêmes appuis que la droite !
Et puis la gauche est la meilleure complice du capitalisme. Nous reviendrons sur ce point dans un article futur !
Ce qui est sûr, c’est que l’Etat, rigoureusement compromis, ne régulera pas ce point essentiel pour la démocratie ! Si nous voulons changer cela, nous devons faire la révolution ! Pourquoi pas !
Après la révolution, il faudra se pencher sur la question des premier actes politiques forts ?
Ne faudrait-il pas en effet :
Restaurer un enseignement de qualité (nous y reviendrons également)
Reléguer les religions au champ de la vie privée (c’est une évidence que Monsieur Sarkosy ignore)
Libérer la presse des gros groupes financiers et de l’influence néfaste du politique.
Imposer aux banques un Coefficient de Réserves Obligatoires à 100% (voir article « Vous a-t-on volé l’argent qu’on vous prête ? »)
Rendre à l’Etat la propriété de la planche à Billets.
J’aimerais préciser ce dernier point, car un certain nombre de lecteurs n’ont pas compris son enjeu ! On m’a souvent fait la remarque qu’il n’y avait pas de raison de faire davantage confiance à l’Etat qu’aux banques dans le domaine de la création monétaire !
Ce n’est évidemment pas une question de confiance. L’enjeu est bien plus colossal qu’une simple question de foi !
Aujourd’hui, les dispositifs juridiques mondiaux interdisent aux Etats de fabriquer de la monnaie. Si un Etat a besoin d’argent, ils est contraint de l’emprunter à la Banque Centrale qui s’est arrogé l’incroyable privilège de contrôler la planche à billets et de fabriquer de la monnaie.
Or dans quel cas une nation doit-elle fabriquer de la monnaie ?
Dans un cas et une seul, sous peine d’inflation ! Lorsque l’activité des citoyens s’est accrue et qu’il faut donc, puisqu’on travaille plus, augmenter la masse monétaire pour permettre les nouveaux échanges de biens et de services.
Idéalement, l’Etat devrait fabriquer la somme d’argent correspondant exactement à la croissance et la répartir équitablement sur l’ensemble des citoyens ! C’est évidemment possible. Cependant il existe un autre moyen bien plus simple : l’Etat prend possession de cette somme et la met en circulation par le biais de grands travaux, de soutien à la recherche, d’actes providentiels (assistance aux démunis, santé, etc...).
Le résultat serait le même puisque les dépenses de l’Etat, couvertes par la planche à billet, lui permettrait de diminuer les impôts du même montant : l’homme de la rue y gagnerait à tous coups, au prorata de sa participation à la croissance !
Si l’on examine la scandaleuse situation d’aujourd’hui !
L’activité augmente. Il faut créer de la monnaie. Les banques font tourner la planche à billet et imposent à l’Etat comme au citoyen d’emprunter les sommes qui résultent de leur propre travail !
Résultat : l’Etat s’endette pour emprunter son propre argent. Les intérêts de la dette pèse sur l’impôt qui augmente de plus en plus. Le citoyen s’endette pour emprunter le fruit de ses efforts et il paye des intérêts pour un argent qui aurait été mis en circulation gratuitement.
Bilan : les banques s’enrichissent infiniment ! L’homme de la rue pleure !
Oui ! j’ose prétendre comme je l’ai déjà dit qu’aucun pouvoir d’Ancien Régime n’a coûté autant au citoyen, en labeur, en efforts, en sacrifices, surtout pour les plus démunis.
Non, nous ne devons plus aller aux urnes, nous devons monter sur les barricades de la révolution !
Exigeons avec la fermeté des jacobins et des Cordeliers que l’Etat mette en place des urnes que l’on puisse respecter, qui soient accessibles aux hommes et aux femmes sincères, honnêtes et compétents ! Exigeons que l’etat redresse un enseignement devenu – pour une raison inexplicable – incapable d’apprendre à écrire et à calculer, même aux universitaires !!! Exigeons que l’Etat régule le système bancaire, pour lui, pour nous, pour un humanisme dans lequel le libéralisme prenne un visage humain et où chacun des citoyens honnêtes, du plus pauvre au plus riche, en devenant l’épicentre des préoccupations des vraies politiques, donne enfin au schisme gauche-droite son véritable sens.
Sans une intervention volontaire du peuple, l’Etat n’entreprendra JAMAIS ces réformes, pourtant garantes de notre bonheur futur et surtout du bonheur des plus démunis !
Mais pour que l’homme de la rue fasse entendre sa voix et que les voix se multiplient et finissent par se faire entendre dans un choeur universel, il faut que le citoyen comprenne ce qui aujourd’hui reste inaccessible au commun des mortels.
C’est là mon seul objectif !
Certains me répondront que je me trompe peut-être, que je ne suis pas un spécialiste de l’économie !
Et bien, j’invite tous les économistes, y compris ceux qui sont vendus au système de me contredire. Il ne s’en trouvera pas un qui soit en mesure de trouver une seule faille dans mon raisonnement, car les économistes eux-mêmes se rient de notre ignorance que l’enseignement républicain entretient si jalousement et admettent dans l’intimité de leur petite bulle, l’énormité des montages financiers qu’ils développent grâce à notre incapacité à en saisir l’inanité !
Et bien riez, Messieurs !

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Cher Monsieur, je suis bien d’accord avec vous. Lorsque je parle de libéralisme, cela (...)
12/11 10:07 - Alain Colignon@l’auteur Bravo,il faut distiller le message encore et encore,il faut changer ce système (...)
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