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Accueil du site > Tribune Libre > La dérive de la DETTE : les responsables ?

La dérive de la DETTE : les responsables ?

Ouf, la présidentielle est terminée, nous allons pouvoir parler des choses qui fâchent !!.

Ainsi, les puissances d’argent ont réussi, via une intense propagande médiatique, à imposer leur candidat favori à la présidence de la République française. En donnant l’impression du neuf à de très vieux intérêts – les leurs –, elles ont accompli l’exploit de permettre la continuation de l’œuvre d’un président sortant à l’impopularité record. Le marketing et la communication via les médias ont bien fonctionné jusqu’à accoucher d'un monstre froid.

 

 

I - LA FRANCE, cinquième puissance mondiale, EST GANGRENEE PAR LA DETTE qui s'élève à 2 171 milliards € . (96,5 % du PIB) en 2016

Pendant la campagne présidentielle, aucun candidat n'a parlé de la dette. Pourtant c'est l'un des postes le plus important du budget de la France.

En effet, dans la loi de finance pour 2016, la dette s’élève à 44,5 milliards €, soit 10,7% du budget de l’État. Le paiement des intérêts de la dette représente ainsi aujourd’hui le quatrième poste de dépenses de l’État.

Il a manqué à l’État environ  69 milliards € pour avoir un budget à l'équilibre en 2016. L’État a donc emprunté pour rembourser notamment sa dette.

 

PNG

L'ensemble de la dette publique englobe la dette de l’État, celle de la sécurité sociale et celle des collectivités locales. Mais c’est la dette de l’État qui représente la quasi-totalité, 80 %, de la dette publique.

 

 

PNG PNG

  Graphique de la dette de la France   -   Graphique des montants des intérêts payés par la France

Source : http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2015/09/30/29002-20150930ARTFIG00087-la-dette-francaise-a-2100-milliards-pourquoi-c-est-vraiment-grave.php

 

Les gourous de la finance se prétendant experts, les tyrans (puisqu’ils ne sont pas élus) de la commission européenne, l'oligarchie demande que les français fassent des sacrifices et exigent que Macron mette en œuvre un programme qui est celui des grandes orientations politiques fixées par la Commission européenne, qui est un programme de régression sociale phénoménale :

- cela va être l’augmentation de la TVA et la baisse de l’impôt sur les grandes sociétés – cela veut donc dire qu’on va faire payer les pauvres pour enrichir les plus riches. Détruire le code du travail pour que le patron soit un monarque de droit divin,

- de plus, il va y avoir la baisse des prestations chômage , l'indexation des retraites sur la conjoncture économique (c'est-à-dire qu'elles pourront diminuées), la diminution du SMIC, la suppression progressive des CDI, la privatisation rampante de l'éducation nationale et de la sécurité sociale, le bradage des industries stratégiques françaises à des intérêts allemands ou américains, la suppression progressive des départements,..........Bref il faut remplacer l’État par des régions où toute protection et cohésion sociale aura disparu.

Ainsi, ces soi-disant experts ne nous laissent pas le choix, mais ils ne se demandent jamais quelles sont les causes de cette dette astronomique que nous ne sommes pas en mesure de rembourser et pour cause.

 Une dette qui représentait 16 % du PIB en 1974, représente 96,5 % en 2016

Entre 2008 et 2015, la dette publique française est passée de 68 % à plus de 97 % du produit intérieur brut (PIB).

 

 

II - LES DEPENSES DE LETAT ? stables depuis 30 ans par rapport au PIB

Les dépenses de l’État français ont en fait régressé en proportion du PIB depuis les années 1980.

En effet,les dépenses de l’État sont certes passées de 101 milliards € en 1980 à 463 milliards € en 2014 (Source : Insee.).

Mais, en part du PIB, elles sont en fait restées stables, avec même une tendance à la baisse ces dernières années.

Ainsi, en 1985, les dépenses de l’État représentaient 24,8 % du PIB. En 1990, la proportion était de 22,2 %, et de 22,5 % en 2000. Et en 2012, elles redescendent à 21,6 % du PIB. Elles sont restées au même niveau en 2014

 

En résumé, la part des dépenses de l’État dans le PIB français a donc baissé de trois points en trente ans (*)

Malgrè, la maîtrise des dépenses la dette a augmenté. Voir figure ci-dessous :PNG

(*)En détail :

Année

Total des dépenses Md

Pourcentage du PIB

Montant du PIB Md

1985

188,7

24,80%

760,5

1990

241,3

22,20%

1058,6

1995

291,5

23,70%

1225,1

2000

330,5

22,20%

1485,3

2005

398,7

22,50%

1772,1

2010

482,5

24,10%

1998,5

2012

451,1

21,60%

2086,9

2014

463,3

21,70%

2132,4

 

En milliards €

 

En milliards €

 

 

 

III - POURQUOI LA DETTE A AUGMENTE :

Si la dette a augmenté c’est à cause de trois raisons principales :

 

A - l’État a multiplié les exonérations pour les ménages aisés et les grandes entreprises.

Les exonérations aux plus riches ont fait baisser les recettes de l’État qui ont chuté de 5 points dans le PIB en 30 ans.

En 1980, les recettes en impôts et cotisations sociales qui arrivaient dans les caisses de l’État représentaient plus de 20 % du PIB français. Le chiffre est retombé à 18 % dans les années 1990, et à environ 16 % depuis 2010.Le budget pour 2016 poursuit cette tendance.

Ainsi, de 1980 à aujourd'hui les recettes ont chuté de plus 4%

En parallèle du plan de réduction globale des dépenses publiques, le budget prévoit plusieurs allégements fiscaux supplémentaires pour les entreprises, notamment le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE]) et les mesures du pacte de responsabilité, le tout pour 33 milliards € pour 2016 et de 41 milliards€ pour 2017.

PNG

 Ainsi, si l’État avait préservé ses recettes au lieu d’organiser ses déficits, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 24 points de PIB. Soit 488 milliards € de moins .

Voir : Annexe 1 

 

 

B - Des taux d’intérêt excessifs ont provoqué un « effet boule de neige ».

 

En cause, la loi Pompidou-Giscard de 1973 sur la Banque de France, dite loi "Rothschild", du nom de la banque dont était issu le président français, étendue et confortée ensuite au niveau de l'Union européenne par les traités de Maastricht ( article 104) et Lisbonne (article 123).

En effet, l'Article 25 de la loi française de 1973, puis les Articles 104 et 123 au niveau européen interdisent les Etats d'emprunter auprès de leur Banque Centrale. C'est la soumission des Etats aux banques.

En clair depuis 1973, la Banque de France a désormais interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer en empruntant contre intérêts aux banques privées.


 

  Traité de Lisbonne (article 123) - 13 décembre 2007

Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.


 

Depuis, la dette publique n'a fait qu'augmenter et le chômage avec (voir (***)) :

Nous allons voir que cet effet "boule de neige" est de loin le plus dévastateur pour les finances publiques.

En effet, si l’État, au lieu de se financer depuis 1974 ans sur les marchés financiers, avait recouru à des emprunts directement auprès de la banque de France' à taux zéro, l’État aurait économisé depuis 1974 jusqu'à aujourd'hui environ 1 800 milliards € en euros 2016 constants. Voir le détail en Annexe 2 )

 

PNG

 

Pour bien comprendre l'escroquerie, je vous invite de regarder la vidéo d'Etienne Chouard : vidéo sur l'article 104 du Traité de Maastricht, où comment tout a commencé...https://www.youtube.com/watch?v=hFoFokHB_ms

 

 Et, pour vous détendre, je vous recommande la vidéo sur la dette publique : comprendre la dette publique (en quelques minutes) : https://youtu.be/ZE8xBzcLYRs

 

(***) - Courbe du chômage

PNG

 

 

C - De plus, un cinqième de la dette publique est causé par l'évasion fiscale

L'évasion fiscale a atteint 60 et 80 milliards € par an selon un rapport des parlementaires.

C’est sans compter les centaines de milliards d’euros potentiels qui échappent aux caisses de l’État par le biais de l’évasion fiscale.

Selon les estimations de l’économiste Gabriel Zucman (*) "cette pratique serait responsable d’un manque à gagner de 17 milliards d’euros pour l’État français en 2013 . Sans l’évasion fiscale, la dette publique de la France s’élèverait à (seulement) 70 % du PIB, au lieu de dépasser les 90 %".

Ce qui veut dire que près de un cinquième de la dette de l’État serait à mettre sur le compte de l’évasion fiscale.

Gabriel Zucman souligne : " Chaque année, l’État, parce qu’il a été privé des impôts évadés depuis les comptes cachés, a dû s’endetter davantage ".

 

En prenant en compte les points ci-dessus, nous n'aurions pas le désastreux schéma ci-dessous qui est le bilan d'une politique libérale toute acquise aux nantis qui sont de plus en plus riches.

Voir : Annexe 3 

http ://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2016/04/04/29006-20160404ARTFIG00270-les-chiffres-affolants-de-l-evasion-fiscale-dans-le-monde.php

 

C’est sans compter les centaines de milliards d’euros potentiels qui échappent aux caisses de l’État par le biais de l’évasion fiscale.

Selon les estimations de l’économiste Gabriel Zucman (*) "cette pratique serait responsable d’un manque à gagner de 17 milliards d’euros pour l’État français en 2013 . Sans l’évasion fiscale, la dette publique de la France s’élèverait à (seulement) 70 % du PIB, au lieu de dépasser les 90 %".

Ce qui veut dire que près de un cinquième de la dette de l’État serait à mettre sur le compte de l’évasion fiscale.

Gabriel Zucman souligne : " Chaque année, l’État, parce qu’il a été privé des impôts évadés depuis les comptes cachés, a dû s’endetter davantage ".

 

En prenant en compte les points ci-dessus, nous n'aurions pas le désastreux schéma ci-dessous qui est le bilan d'une politique libérale toute acquise aux nantis qui sont de plus en plus riche.

 

PNG

http ://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2016/04/04/29006-20160404ARTFIG00270-les-chiffres-affolants-de-l-evasion-fiscale-dans-le-monde.php

 

(*)Gabriel Zucman, La Richesse cachée des nations.
Enquête sur les paradis fiscaux
, coédition Seuil-La République des idées, 2013, p. 57-60.

 

 

IV - EN RESUME

La dette publique est le fruit de mécanismes qui ont fait l’objet de décisions politiques ou d’absence de décision politique :

  • les baisses d’impôts des ménages et des entreprises ainsi que les niches fiscales,

  • ni les paradis fiscaux ni le secret bancaire n’ont été combattus, comme le montrent les bien timides propositions actuelles ; ils sont notamment la conséquence de la dérèglementation néolibérale de l’économie ;

  • la fraude fiscale n’a guère été combattue, les syndicats du ministère des finances ne cessant d’ailleurs de le dénoncer ,

  • les taux d’intérêt prohibitifs qui sont la source de l’effet boule de neige sont la conséquence de l’interdiction pour la puissance publique d’emprunter auprès de sa banque centrale, inscrite dans le Traité de Maastricht et repris dans les traités ultérieurs de l’Union européenne,

  • les taux d’intérêts prohibitifs des emprunts toxiques des administrations locales sont le fruit de la déréglementation du secteur et de la privatisation de la Caisse d’aide à l’équipement des collectivités locales,

  • la crise économique et financière est aussi le fruit de la déréglementation de l’économie (dite ’libéralisation’),

  • enfin la fraude sociale est de moins en moins combattue, par le biais de multiples décisions, comme le dénoncent les syndicats de l’Inspection du travail.

  •  

Si les dirigeants de la France avaient tenu compte de l'intérêt général au lieu de servir les banques et les nantis, alors ce serait 80% de la dette actuelle qui n'existerait pas, sans tenir compte de l'évasion fiscale.

Ces conclusions montrent l’illégitimité d’une très large partie de cette dette.

Les politiques d’austérité imposées aux populations au nom de son remboursement sont donc absurdes économiquement, dangereuses politiquement et injustifiables du point de vue de l’intérêt général : cette dette publique n’a été creusée qu’au bénéfice de l’oligarchie financière, celle-ci doit donc supporter le coût de son annulation.

 

Est-ce aux contribuables de payer les désastreuses conséquences des sottises financières et de l'inaction de nos dirigeants, notamment face la fraude fiscale ? Bien sûr que non.

Les gouvernants libéraux, depuis 1973, ont endetté la France d’une façon structurelle et incommensurable auprès des banques privées .Ils continueront à nous demander des sacrifices en prétendant qu'il y a trop de dépense publique.

Bref, cette dette n'est qu'un racket organisé par les banques puisque ce sont des banquiers qui ont imposé aux États d'emprunter uniquement auprès des banques.

 Pour tenter de juguler l'évolution de cette dette infernale, Macron appliquera son programme de régression sociale phénoménale .

Prouvant ainsi qu'il est bien un président au service des possédants, de l’oligarchie transnationale. Il appliquera une politique farouchement pro-UE, pro-OTAN, pro-américaine et pro-mondialisation néolibérale. Derrière son fauteuil de Président le banquier Rothschild manœuvrera sa créature, ou plutôt sa marionnette.

 

 

V - EXISTE-T-IL UN MOYEN POUR CASSER CETTE SPIRALE INFERNALE ?

La réponse est oui. En effet, il est possible de :

1 - procéder à une réforme de l'impôt afin de faire payer équitablement les français . Suppression de cadeaux fiscaux : gain d'environ 40 à 50 milliards € par an.

2 - sortir de l'Union Européenne . Ainsi, la France pourra emprunter auprès de la banque de France à taux zéro : gain d'environ 40 milliards € par an.Ceci n'est pas possible dans le cadre des traités de l'Union Européenne. Cependant, des barrières de sécurité devrons être mise en place pour éviter des emprunts excessifs générateurs d'hyper-inflation.

3 - faire une chasse sans merci à la fraude fiscale : gain 60 milliards € par an.

 

Au total environ 150 milliards € seraient économisés par an dans le cadre d'une bonne gestion. Il n'y a pas de fatalité et il est donc inutile de faire subir aux français une cure d’austérité qui les enfonce encore plus dans la précarité.

Avec cette somme qui représente le tiers du budget de la France, il serait possible de mener à bien de nombreuses réalisations de service public : développement et amélioration des hôpitaux, universités , des routes, réindustrialisation de la France et résorption du chômage par des solutions dignes d'une société civilisée.

 

__________________________________________________________________________________________________

                                 ANNEXES :

 

 

Annexe 1 - Baisses d’impôts et cadeaux fiscaux :

Depuis quinze ans, baisses d’impôts et cadeaux fiscaux se sont multipliés. Avec des effets désastreux sur les finances publiques.

Dès 2000, le gouvernement de Lionel Jospin adopte des mesures de baisses d’impôts.

Une nouvelle réforme fiscale a suivi, sous Nicolas Sarkozy, en 2006, avec notamment la réduction de la taxe professionnelle et la création du « bouclier fiscal » qui plafonne l’imposition globale d’un contribuable à 60 % de ses revenus.

En 2007, Nicolas Sarkozy fait adopter la loi « Travail, emploi, pouvoir d’achat » (dite loi Tepa), qui met en place, entre autres, la baisse de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et des droits de succession. Avec, là encore, une baisse des recettes fiscales de l’État à la clé.

« Entre 100 et 120 milliards d’euros de recettes fiscales ont ainsi été perdues pour le budget général de l’État entre 2000 et 2010 »,

 

À l’image du bouclier fiscal, de la baisse des droits de succession et de l’ISF, beaucoup de ces réductions d’impôts ont profité aux plus aisés.

Autre exemple : le taux le plus élevé de l’impôt sur le revenu. Il était de plus de 60 % au début des années 1980 et de plus de 50 % jusqu’en 2000. Puis il est passé à 48 % en 2005, et même à 40 % en 2007, avant d’être ramené à 45 % après l’élection de François Hollande .

 

Source  : https://www.bastamag.net/Pourquoi-la-dette-publique-francaise-explose-alors-que-les-depenses-de-l-Etat-n

 

Annexe 2 - Si la banque de France avait prêté à taux zéro à l’État !

Nous allons voir, l'effet catastrophique de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdisant la Banque de France de faire crédit à l’État

Le 3 janvier 1973, sous la présidence de Georges Pompidou, la loi 73-7 portant sur la grande réforme des statuts de la banque de France entre en vigueur.

Dans cette loi, il y a en particulier l'article 25 très court, qui bloque toute possibilité d’avance au trésor :

« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France.   »

 

Ceci est très important, car ce que signifie que l’article 25 c'est  interdition à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts.

Avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt.

Autrement dit : auparavant, l’État français avait le droit de battre monnaie, et avec cette nouvelle loi, il a perdu ce droit qui est du même coup légué aux banques privées, qui en profitent pour s’enrichir aux dépends de l’État en lui prêtant avec intérêt l’argent dont il a besoin.

Cette décision correspond à une privatisation de l’argent et ramène la nation au même rang que n’importe lequel de ses citoyens.
 

Conséquence de cette loi .

Prenons par exemple la période 1979 - 2008  :

L’accroissement continuel de la dette publique trouve son origine précisément à partir de cette date.

 

Voici , un graphique représentant l’évolution de la dette, avec et sans intérêts de 1979 à 2008  :

PNG

La courbe rouge représente la dette constatée( qui comprend les intérêts), la courbe en noir est la dette calculée sans intérêts

 

Nous allons raisonner en euros de 2008. C'est-à-dire que pour toutes les années antérieures à 2008, nous tiendrons compte de l'inflation afin que tous les chiffres soient des euros 2008, pour rendre les choses comparables.

La dette à fin de 1979 était de 82,8 milliards € (soit 21% du PIB ), mais en tenant compte de l’inflation, cela fait 239 milliards € 2008. Ce sera notre point de départ du graphique ci-dessus pour raisonner en euros constant 2008. ( voir les courbes en (2)).

La dette à fin de 2008 s"élevait à 1327 milliards €.

Ainsi, entre 1979 et 2008, la dette a augmenté de 1327-239 = 1088 milliards € .

 

Or, l’État a payé au total, pendant la période 1980 - 2008, en tenant compte de l'inflation,1306 milliards 2008 d’intérêts . Ces 1306 milliards  constituent une dette illigitime.

 

Par conséquent, sans cette loi scélérate la dette de la France aurait été seulement de 21 Milliards € ( 1327- 1306 d’intérêts).

Si nous avions pu créer notre monnaie — faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées — la dette publique serait beaucoup plus faible aujourd’hui.

Si l'on prend la période 1979-2016, le total de la dette illigitime s'élève aujourd'hui à plus de 1800 sur les 2 160,4 milliards € de dette à la fin de 2016 (soit 97,6% du PIB).

 

Georges Pompidou a été le directeur général de la banque Rothschild, par cette loi du 3 janvier 1973, il a endetté la France d’une façon structurelle et incommensurable auprès des banques privées .

 

Si la France n'avait pas payé d'intérêt en battant monnaie, elle serait à la tête de 1800 milliards € , soit 4,8 fois le budget de l'année 2016 qui est de 373 milliards €.

 

Il serait donc possible de faire de très nombreuses réalisations pour le bien des français : avoir des hôpitaux, des facultés, des routes,.... corrects, réindustrialiser la France pour fournir de l'emploi, aider les plus faibles à sans sortir (notamment les SDF),.... avec 4,8 fois le budget de l'année 2016. !!!!!

 

 

Annexe 3 - Évasion fiscale : un manque à gagner colossal pour les États

 

Autre dossier noir de la finance : l’évasion fiscale. Elle serait impossible sans la complicité des banques, qui ferment les yeux ou incitent ouvertement leurs clients à « optimiser » leur patrimoine en transférant leur argent sur des comptes à l’étranger. Le manque à gagner pour l’État français est évalué entre 60 à 80 milliards d’euros par an, selon les derniers rapports parlementaires [1]. Soit l’équivalent de ce qui est collecté avec l’impôt sur le revenu [2]. Un euro sur 5 échappe ainsi à l’impôt en France !

Les scandales se succèdent : la banque HSBC a été mise en examen en 2014 pour démarchage bancaire illicite et blanchiment de fraude fiscale. En 2013, l’Autorité de contrôle prudentiel a infligé à UBS France une amende de 10 millions d’euros, pour « laxisme » dans le contrôle de pratiques commerciales susceptibles de relever du blanchiment de fraude fiscale. Les banques ne semblent pas pressées de mettre un frein à l’industrie de l’évasion fiscale.

Un quart du chiffre d’affaires international des grandes banques françaises est toujours réalisé dans les paradis fiscaux [3]. Grâce à la Loi bancaire de 2013, qui introduit un peu de transparence, on sait que BNP compte 170 filiales dans les paradis fiscaux, devant la Société générale (139 filiales) et le Crédit agricole (134 filiales) [4].

 

[1] C’est le montant donné par la députée européenne écologiste Eva Joly, et par le rapport d’information de l’Assemblée nationale présenté en octobre 2013 par les députés Alain Bocquet et Nicolas Dupont-Aignan. En janvier 2013, un rapport du syndicat Solidaires-Finances publiques évalue le manque à gagner des différentes formes de fraudes et d’évasion fiscale à ce même montant.

[2]  Montant de l’impôt sur le revenu prévisionnel d’après le Projet de loi de finances pour 2015. Source : ministère des Finances.

[3] Rapport de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires « 2014 : Que font les plus grandes banques françaises dans les paradis fiscaux ? », qui prend en compte la liste des paradis fiscaux établie par le réseau Tax Justice Network.

[4] Des chiffres contestés par les banques : BNP estime n’être présente que dans deux paradis fiscaux, en se référant à la liste noire établie par la France. Il faut dire que même Jersey et les Bermudes ont été sorties de cette liste noire officielle en 2014, dans laquelle ne figurent pas non plus la Suisse ou le Luxembourg, paradis fiscaux préférés des banques françaises…

Source : https://www.bastamag.net/Speculation-evasion-fiscale-bonus-des-traders-observez-en-direct-la-demesure

 


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148 réactions à cet article    


  • Hecetuye howahkan Hecetuye howahkan 17 mai 12:34

    Salut

     eh bé......c’est pas joli, joli....

    élément clé pour saisir comment est ce possible ? et bien l’argent n’existe tout simplement pas, c’est une illusion mentale qui prends corps de ce fait que tous y croyons....il est donc possible ,comme il est faux, d’en fabriquer autant que l’on veut..avec bien sur des conséquences dans le monde réel...car quand tout le monde croit qu’il existe de facto il devient en quelque sorte réel tout en n’étant que fictif...

    comment je sais cela ? oh c’est simple, j’ai mis dans une boite sur la cheminée il y a longtemps , pour expliquer l’argent aux enfants, j’ai mis des billets dans une boite....ils y sont toujours et n’ont rien fabriqué encore..

    je leur montre par contre comment tout objet, chose, nourriture etc existe uniquement parce que des personnes ont coopérer pour ce faire....

    d’eux mêmes ils saisissent alors l’arnaque dont nous sommes à la fois victimes mais aussi coupable..

    rendons à Caesar ce qu est à Caesar

    etc


    • gogoRat gogoRat 21 mai 13:27

      bis repetita : (http://www.agoravox.fr/commentaire4783526)

      les faibles se soumettaient volontiers aux plus forts pourvu que ceux-ci les aident à écraser de plus faibles qu’eux. ’


    • sahb 13 juillet 22:36

      @Seph
      vous bilez pas ! les pinailleurs ne sont là que pour matraquer la même rengaine que les salauds de voleurs qui nous dirigent ! c’est très clair et tout le monde a bien compris ! la dette est une arnaque qui engraisse les riches, culpabilise les « sont rien » (encore appelés les « sans dents » !) les pille et ruine leur pays  !!!


    • troletbuse troletbuse 17 mai 12:43

      Regardez comme Hollandouille est heureux. Il montre la courbe de la dette

      http://blogifhumour.canalblog.com/archives/2013/06/01/27303523.html


      • oncle archibald 17 mai 13:08

        Vous présentez des ratios dette/PIB qui n’ont pas de sens au niveau des dépenses. Un ratio dette/population serait beaucoup plus « juste ». Si nous sommes plus nombreux il faut plus d’écoles, plus d’hôpitaux, plus de flics et plus de juges ...

        Le ratio dette/PIB n’a de sens que pour les recettes de l’état. Plus il y a de richesses produites plus on peut prélever d’impôts. Et la solution est bien là : il faut modifier en profondeur les règles du prélèvement de la part de PIB qui sera consacrée à usage collectif et social, supprimer tous les privilèges accordés aux uns et aux autres sans effets sur l’économie, faire une chasse impitoyable aux fraudeurs.

        Dans une économie qui est interactive au niveau mondial ce « réglage » des prélèvements ne peut pas se faire sur des bases idéologiques faute de voir partir ailleurs une partie des forces vives qui créent le PIB. C’est certainement très difficile.

        J’estime que c’est l’impôt sur le revenu des personnes physiques qui devrait être très largement réaménagé pour devenir la source principale des prélèvements, car ce prélèvement à taux variable par tranches est de très loin le plus juste et le plus « fraternel » si l’on se réfère à ce troisième terme de notre devise nationale, souvent négligé voire occulté.


        • SEPH 17 mai 13:51

          @oncle archibald

          Je ne fait pas de ratio dette/PIB qui ne veut rien dire, mais un ratio Dépenses de l’État/PIB.

          Il est normal, plus le pays est riche ( accroissement du PIB. ) plus il est en mesure de dépenser pour des investissements, pour la recherche, pour construire de nouvelles facultés, pou faire des infra-structures nouvelles,........ Ne pas investir serait une erreur économique et le pays s’appauvrirait.

          Les dépenses de l’État français ont en fait régressé en proportion du PIB depuis les années 1980.

          Ainsi, en 1985, les dépenses de l’État représentaient 24,8 % du PIB. En 1990, la proportion était de 22,2 %, et de 22,5 % en 2000. Et en 2012, elles redescendent à 21,6 % du PIB. Elles sont restées au même niveau en 2014. La part des dépenses de l’État dans le PIB français a donc baissé de trois points en trente ans.

          Si le ratio Dépenses de l’État/PIB reste contant ou baisse ce qui a été le cas, cela n’engage pas le pays à faire des dettes. D’ailleurs pendant toute une période la dette ne c’est pas envolée : il a fallu des intérêts excessifs pour que la dette de plus en lourd dans le budget de l’Etat français.


        • oncle archibald 17 mai 14:19

          @SEPH : « je ne fais pas de ratio dette/PIB qui ne veut rien dire » .....


          Relisez vous si Alzheimer vous guette ... C’est catastrophique de contester ses propres affirmations.

        • oncle archibald 17 mai 14:23

          @SEPH : et si le pays est riche, c’est à dire s’il ressort un solde positif de ses comptes, il n’a nullement besoin de recourir à l’emprunt pour payer ses dépenses de fonctionnement, ce qui est le cas depuis de nombreuses années. Vous vous empêtrez dans votre « démonstration ».


        • SEPH 17 mai 18:15

          @oncle archibald
          Il n’y a pas que le fonctionnement qu’il faut financer, il y a des investissements indispensables à financer pour que le PIB continue de progresser.

          Mais, si le budget est en déficit à cause des d’intérêts excessifs, alors il faut emprunter pour payer les intérêts. Ainsi on a un effet « boule de neige ».

          Cet effet est aujourd’hui visible. En effet, plus de 40 milliards d’euros d’intérêts mettent en déficit le budget de la France. La France est d’en l’incapacité de rembourser sa dette de 2170 milliards. !!!!

          A qui la faute ?


        • SEPH 17 mai 18:23

          @oncle archibald
          Je vous en prie, soyez poli.

           


        • oncle archibald 17 mai 19:20

          @SEPH

          Si l’on n’avait financé par l’emprunt que des investissements productifs il n’y aurait eu aucun effet « boule de neige », mais ça n’est pas le cas et vous le savez bien. La faute à tous ceux qui par électoralisme ont inlassablement avalisé des budgets en déficit et se sont gardés d’augmenter les impôts en proportion pour faire croire qu’ils étaient de bons gestionnaires.

          Et si vous trouvez grossier de faire observer à un auteur que le post qu’il publie sous un commentaire est en contradiction avec son article quelques lignes au dessus, personne ne peut plus rien pour vous.

        • SEPH 17 mai 21:25

          @oncle archibald
          Les critères définis en 1992 par le traité de Maastricht, dont notamment :

          • un déficit public annuel qui ne devrait pas excéder 3 % du PIB ;
          • une dette publique qui devrait rester inférieure à 60 % du PIB.

          Depuis2007, la France ne respecte aucun de ces critères.

          On trouve la définition du « déficit public excessif » à l’article 126 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

          Une étude de deux économistes de Harvard a longtemps laissé penser qu’une dette publique au-delà de 90% du PIB présentait le danger que les marchés financiers ne fassent plus confiance au pays concerné, et qu’il sombre dans la spirale infernale de la hausse des taux d’intérêt jusqu’au défaut de paiement. Mais en 2013, les deux économistes ont reconnu s’être trompés dans leur modèle.

          Le ratio dette/PIB n’est pas très pertinent.. Ce n’est pas parce-que j’ai affiché une courbe du % de la dette par rapport au PIB par année, ceci à titre indicatif (courbe très souvent utilisée par les économistes) que c’est ma tasse de thé.


          Ainsi, en Europe, plusieurs pays dépassent la France en termes de taux de dette publique sur le PIB. Force est de constater que tous ces pays ont eu recours, depuis l’éclatement de la crise de la dette européenne en 2010, à l’aide internationale. Notons toutefois que le Japon, lui, affiche un taux de dette publique de plus de 230% sans être inquiété par les marchés financiers.

          En fait, trois facteurs sont déterminants pour jauger la soutenabilité d’une dette : les taux d’intérêts, la croissance, et l’inflation.

          Plus les taux d’intérêts sont bas, moins ils pèsent sur les finances publiques ; plus le PIB augmente, plus le poids de la dette dans le PIB diminue ; idem pour l’inflation. . Si le taux sont partis pour rester faibles dans les pays développés - avec les Banques centrales américaine, européenne et japonaise qui maintiennent leurs taux bas depuis la crise de 2008 et rachètent une partie des dettes des États - la croissance et l’inflation restent au tapis, surtout dans la zone euro et au Japon.


        • oncle archibald 18 mai 10:24

          @SEPH le facteur le plus déterminant pour savoir s’il s’agit d’une « bonne dette » ou d’une « mauvaise dette » c’est de savoir qui la détient.

          Le Japon et dans une moindre mesure l’Italie ont un endettement public énorme mais restent à l’abri de mauvaises surprises car ce sont des particuliers Japonais et Italiens qui détiennent cette dette. Dès lors on est certain que cette « bonne dette » ne va pas être l’objet d’attaques spéculatives et le risque de banqueroute est très faible.

          En revanche la France et les USA continuent sans cesse de créer de la « mauvaise dette » qui est entre les mains de fonds spéculatifs. Il est grand temps pour la France de se sortir de ce merdier faute de quoi elle finira exactement comme la Grece.

          Pour en savoir plus je recommande cette lecture : http://www.metiseurope.eu/bonne-dette-mauvaise-dette-l-exemple-japonais_fr_70_art_28738.html


        • Spartacus Spartacus 17 mai 13:22

          Une avalanche de chiffre avec un raisonnement de lecture de bilan totalement caduque....


          -L’auteur voudrait que le pays soit géré aujourd’hui comme il y a 50 ans
          Une vrai pensée soviétique.

          Un boucher charcutier pourrait l’expliquer à l’auteur, qu’on ne gère pas aujourd’hui comme hier et que c’est pas comparable.....
          Il y a 50 ans le boucher payait son comptable 2 fois plus cher que ses bouchers et il avait du mal à trouver un comptable et aucun à trouver un boucher.
          Aujourd’hui, tu tapes dans une poubelle t’as plein de comptables au SMIC et impossible de trouver un boucher payé à moins de 2500€ par mois.
          C’est pareil pour l’état. On ne peut comparer une gestion d’hier avec celle d’aujourd’hui par rapport au PIB. 
          Il est tout a fait normal a mesure du temps qui passe que les coûts de gestion de l’état se modifient en fonction des réalités et pas en fonction d’une dynamique du PIB.
          Comparer un ratio de 50 ans passés avec celui de 2017 est ridicule.....

          -Non ce n’est pas aux « français de faire des efforts » mais l’état....

          -Le périmètre des dépenses d’état de 1985 ne représentent pas celles de 2017. 
          La décentralisation, les transferts de compétences, la sous traitance au privé peuvent faire croire à une évolution faible du bilan de l’état. C’est juste que les évolutions de dépenses ont étés déportés sur d’autres bilans.
          Les choses ont évoluées et évolueront encore.....

          -Encore un, qui parle de la loi de 73 qui ne l’a jamais lue ni comprise....La vraie absurdité répétée jusqu’au débile et rengaine dans toutes les publications gauchistes ridicules qui se croient économiques...
          Il est même prévu dans ce traité totalement ignoré, un plafond de prêt par la banque de France à l’état....Ses courbes ignorent les coûts de gestion de la banque de France et les coûts de l’inflation engendrés par l’absence de confiance d’une création monétaire étatique, qui utilise la planche à billet dès qu’un groupe de pression fait le piquet de grève pour réclamer une gamelle de plus que ses voisins.
          Que l’état ou le secteur privé émette la monnaie ne change pas grand chose....Il existe même des pays qui n’ont pas de création monétaire et s’en portent pas plus mal. Equateur, Macédoine ou Lituanie avant officialisation de l’Euro.
          La gestion privée est moins chère que celle de la banque de France...Au prix tarif des privilégiés de la banque de France c’est logique....
          Faut il rappeler à l’auteur que certaines années les banques ont prêtées à taux négatif ? En 2000, en 2012 et en 2016....

          -c’est rigolo de dire que l’état a exonéré les « ménages aisés » de l’impôt alors que 55% des habitants sont exonérés de l’impot.
          -Le « cadeau fiscal » cette grande bêtise de gauche qui appelle un « cadeau » les 2 qu’on te rend après t’en avoir pris 100 auparavant. Chez les gauchistes, c’est la rengaine....Dailleurs en 2012 Hollande a créé sa propre crise économique en relevant l’impot à 75%. 5 années de non investissement privé pour acheter le vote des cocos et surement celui de l’auteur.

          Bref un résumé de niaiserie pour enfumer les bobos qui ignorent les mécanismes économiques et des solution a faire pâlir d’envie Maduro et transformer la France en Venezuéla....

          Dramatique !

          • SEPH 17 mai 18:42

            @Spartacus
            Vous affirmez : "La gestion privée est moins chère que celle de la banque de France...Au prix tarif des privilégiés de la banque de France c’est logique.« 

            Vous vous trompez, car depuis la loi »Rothschild" de 1973 qui dit tout simplement que :

            « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France.   »

             La France (Le Trésor public) à payer en euros courant (hors inflation) 1250 milliards d’euros d’intérêts (soit environ 1800 milliards d’euros d’intérêts) aux banques : cela fait cher la gestion des emprunts !!!!!! 

            Source : http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2015/09/30/29002-20150930ARTFIG00087-la-dette-francaise-a-2100-milliards-pourquoi-c-est-vraiment-grave.php


          • Ar zen Ar zen 17 mai 20:42

            @SEPH

            Merci et bravo pour votre article. Mais la loi « Pompidou-Giscard » n’a rien empêché du tout ! 

            Voici, en lien, le travail de deux universitaires qui expliquent cette loi dans le détail. Ce qui est certain, c’est que si cette loi n’interdisait pas d’emprunter à la banque de France, dans les faits, cela a été le cas. 

            En revanche, les traités européens posent bien cette interdiction comme vous le faîtes justement remarquer. Dès Maastricht d’ailleurs. 


            Les défenseurs du « capital » vont intervenir pour dénigrer votre travail. C’est bien naturel, ils défendent leur pré carré. Ces sommes phénoménales que verse la France chaque année ne sont pas perdues pour tout le monde. Les « créanciers » de la France en profitent grassement. C’est surtout ça qu’il ne faut pas ébruiter. Pour cette raison vous allez voir débarquer tous les partisans du capital rétributeur.


          • julius 1ER 18 mai 09:22

            @Ar zen

            toujours la même désinformation ... c’est devenu une seconde nature à l’UPR !!!

            la Loi Pompidou/ Giscard / Balladur a obligé l’Etat à emprunter sur les marchés financiers .... système qui a été pérennisé avec Maastricht mais il faut ajouter que la plupart des pays ont adopté ce système puisque à peu près 40 pays avaient adopté ce système bien avant Maastricht ...

            je pense que ce sont les USA qui ont imposé ce système lors de la sortie de l’Etalon OR lorsque le dollar est devenu la monnaie de référence !!!!

            mais il faut ajouter pour être complet que cette Doxa libérale n’est guère combattue puisque l’an dernier la France payait jusqu’à 2 % de Taux d’intérêts (là silence médiatique) alors que nos pseudos experts en économie se gargarisaient lorsque les taux étaient négatifs il y a de cela 3 ans !

            j’ajouterai pour être complet que pendant que la France payait 2 % de TI l’Espagne et le Portugal par exemple payaient entre 7 et 9% de TI et là encore ... motus et bouche cousue !!!

            il convient bien de dire que cette « Doxa » Libérale va bien au delà d’un simple problème au niveau de l’UE car rien n’empêche de décréter demain que la BCE financera directement les Etats c’est un choix éminemment politique que les peuples devraient saisir ??????

             mais lorsque on leur propose comme en Suisse l’an dernier avec l’Initiative Monnaie pleine qui était tout simplement le Référendum pour que la BNS retrouve la possibilité de battre monnaie et bien les citoyens ont retoqué cette Initiative .... 
            va comprendre Charles ???? 

            alors les Arzen Fifi et autres démagos peuvent bien hurler, mais le, peuple lorsqu’il en a l’occasion n’est pas toujours à la hauteur des enjeux et c’est bien dommage !!!

          • Spartacus Spartacus 18 mai 09:31

            @SEPH

            Cela a toujours été le cas bien avant la loi de 1973. Vous ne comprenez pas le texte que vous exposez.
            « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. » article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973

            La loi du 3 janvier 1973 n’a jamais empêché l’État d’emprunter à la Banque de France sans intérêts.
            C’est juste une reformulation de ce qui existait avant par la loi du 24 juillet 1936 . « Tous les Effets de la dette flottante émis par le Trésor public et venant à échéance dans un délai de trois mois au maximum sont admis sans limitation au réescompte de l’Institut d’Émission, sauf au profit du Trésor public.  ».

            En fait c’est  la loi du 4 août 1993 qui expose : «  Il est interdit à la Banque de France d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics. L’acquisition directe par la Banque de France de titres de leur dette est également interdite. Des conventions établies entre l’État et la Banque de France précisent, le cas échéant, les conditions de remboursement des avances consenties jusqu’à la date d’entrée en vigueur de la présente loi au Trésor public par la Banque de France.  »

            La loi de 1973 n’est qu’une vulgaire loi de simplification de la loi de 1936 pour faciliter l’introduction du franc dans ce qu’on appelait à l’époque le « serpent monétaire ». 

            En passant du cheval au pétrole, la croissance fut élevée jusqu’en 1973.
            La dette n’est pas le résultat d’une manipulation monétaire, mais juste d’une société qui a refusé de s’adapter, se transformer à cette époque et a préféré à vivre au dessus de ses moyens comme avant sur le compte des générations suivantes. POINT.

            Cette chimère de "manipulation monétaire est une invention de ceux qui n’ont pas compris cette réalité, et qui rêvent de continuer à vivre aux dépens des générations suivantes. La loi de 1973 n’a jamais rien changé. Rien de rien.

            Voici un lien pour que vous compreniez vos erreur, et comprendre la loi de 1973 :

          • Ar zen Ar zen 18 mai 10:05

            @julius 1ER

            Je ne suis pas responsable si vous n’êtes pas en mesure de comprendre le lien que j’ai mis à disposition. 

            Et bien non, la loi Pompidou Giscard n’a rien obligé du tout. Il vous suffit de lire pour comprendre. En revanche le traité de Maastricht l’a interdit formellement !

            D’ailleurs « Spartacus » vient de poser le même lien. 

            Vous appelez « désinformation » ce que j’appelle ré-information. 

          • SEPH 18 mai 20:15

            @Spartacus

            Une précision, les conditions dans lesquelles l’État peut obtenir de la Banque des avances et des prêts sont fixées par des conventions passées entre le ministre de l’économie et des finances et le gouverneur, autorisé par délibération du conseil général. Ces conventions doivent être approuvées par le Parlement

            Pour simplifier, l’article 25, de la loi de1973, ne fait donc qu’interdire un certain type de financement de la Banque de France, tout en laissant la possibilité d’utiliser d’autres instruments.

            Par la convention de 1973 entre l’Etat et la Banque de France : les encours sont désormais limités à un montant maximal de 20,5 milliards de francs (soit 10% du budget de l’époque), dont seulement 10 milliards d’avances non assujetties au paiement d’intérêt.


            Sur le fond,il faut remarquer que les quotas d’encours de la Banque de France, fixés à 20,5 milliards d’euros, ne seront pas réévalués malgré l’inflation galopante (12% en moyenne) qui s’en suivra dans les années 70. Ce qui de facto, rend ces encours caduques.

            Or, cette faible somme n’a progressivement plus pu couvrir les besoins de trésorerie de l’État et il a fallu augmenter les appels aux marchés avec des taux d’intérêts qui ont fini par devenir importants.
            Par conséquent, un effet « boule de neige » de la dette.

            De plus, le principe de l’article 25 est aujourd’hui scellé dans les traités européens, par l’article 104 du Traité de Maastricht puis dans l’article 123 du Traité de Lisbonne. En conséquence de quoi la loi de 1973 a d’ailleurs été abrogée en 1993 ( ce qui est normal).


            En résumé :

            Le problème, in fine, est donc toujours le même : on interdit aux États de se financer auprès de la BCE, laissant ainsi augmenter la charge de la dette et les transferts d’argent du contribuable vers les plus aisés, alors que la BCE donne de l’argent quasi-gratuit aux banques privées.par sa politique « Quantitative Easing »(Q.E.) (voir *) !!!

            Depuis quelques années les taux sont bas grâce à la politique monétaire de la BCE le Quantitative Easing . C’est-à-dire que la BCE fait marcher la planche à euros.
            Ainsi, les taux depuis 2014 sont inférieur à 2%.

            En effet, la BCE prête sans limites aux banques, entre autres opérations de rachats d’obligations dites « sécurisées ». Ainsi le bilan de la BCE a-t-il dépassé en février dernier les 3 trillions d’euros après sa seconde opération dite “LTRO” aboutissant à un prêt gigantesque de 1000 milliards d’euros à 3 ans aux banques européennes. Cette politique ne peut pas continuer éternellement, car elle est très dangereuse selon de nombreux économistes.

            Mais auparavant, ce n’était pas le cas les taux ont été très élevé dans les décennies 70 et 80 ;
             : par exemple 17% en 1982.

            La dette a gonflée au cours des années à cause des intérêts. Il est vrai qu’elle a légèrement diminué en 2016 (voir les graphiques par année)

            (*) Le Quantitative Easing (assouplissement quantitatif, traduction de l’anglais), désigne un type de politique monétaire dit « non conventionnel » auquel peuvent avoir recours les banques centrales dans des circonstances économiques exceptionnelles, telles que des crises économiques et ...



          • lloreen 19 mai 11:24

            @SEPH
            « cela fait cher la gestion des emprunts !!!!!! »
            C’ est bien le but recherché...
            Le 26 janvier 2015, annulation de la loi Rothschild au Canada pour inconstitutionnalité.
            http://www.99media.org/le-peuple-vs-la-banque-du-canada/


          • julius 1ER 20 mai 17:16

            @Ar zen


            totalement grotesque l’épilogue du lien de Spartacus :

            Ce dernier visait simplement à répondre à la question : La loi du 3 janvier 1973 empêche-t-elle l’Etat d’emprunter à la Banque de France sans intérêts ? A cette question, selon nous, la réponse est non. 


            alors selon Arzen et Spartacus l’Etat emprunte sur les Marchés Financiers à des Taux prohibitifs simplement pour son bon plaisir ????
            l’auteur souligne une chose que j’avais déjà souligné sur un sujet similaire cad qu’au début des années 80 , l’Etat français empruntait à des Taux atteignant 17% c’est ce qu’on appelle des Taux d’Usure car même avec le corrigé de l’inflation de l’époque, les Taux étaient extrèmement élevés .... 

            mais toi Arzen spécialiste de la désinformation tu ne réponds pas à la question : 
            pourquoi une quarantaine de pays ont abandonné la création monétaire en même temps que la France pour se financer sur ces fameux marchés financiers créés par les USA 
            de même que tu ne vois même pas l’abandon de l’étalon OR au profit du Dollar ...

            c’est drôle cette façon de ne jamais épingler les USA et toujours situer les maux comme venant de l’Euro et de l’UE ....

            vous êtes avec la secte de l’UPR les agents troubles de la CIA et de la NSA mais cela est juste une opinion !!!

          • Jean Pierre 17 mai 13:56

            « 55% des habitants sont exonérés de l’impôt ».

            Affirmation totalement fausse basée sur un abus de langage. Un certain pourcentage des Français ne paient pas d’impôts sur le revenu. Mais il paient la TVA, la CSG, des impôts locaux, fonciers, etc.
            Donc contrairement à ce que vous dites 100% des Français participent au budjet de l’Etat. Et compte tenu des niches fiscales et des exonérations diverses ce sont les plus grandes fortunes qui ont le plus faible taux d’imposition (C’est le cas de Bettencourt par exemple).

            • Spartacus Spartacus 17 mai 15:21

              @Jean Pierre
              Fallait absolument signaler ce « détail » de pinaillage par esprit de contradiction, et comme à votre habitude hors sujet.

              Pinaille ridicule pour pinaille de vos quelques lignes....
              La CSG est une cotisation sociale, pas un « impôt ». 
              Et comment peut on avoir un taux d’impôt « plus faible » que 55% de gens qui n’en payent pas ?


            • oncle archibald 17 mai 16:52

              @Spartacus : pinailler pour pinailler parler de cotisation sociale alors que l’état couvre les deficits des caisses maladie assedic et autres c’est bien justifié.

              Et si l’on parle du total des prélèvements cotisations, impots directs et indirects taxes diverses payés par les uns et les autres qui en France s’élève à quelque 56 % de la richesse produite Jean Pierre a raison. En pourcentage de ses revenus Mme Bettencourt paye moins qu’un cadre moyen. Et moi aussi ça m’emmerde.


            • Jean Pierre 17 mai 22:38

              @Spartacus

              Ce que vous appelez un « pinaillage » c’est le fait que l’impôt sur le revenu ne représente que 20 % des rentrées de l’Etat. Alors que la TVA, par exemple, c’est 50%, ce qui fait un pinaillage d’un peu plus de 200 milliards d’€. Mais, évidemment, vous n’êtes à 200 milliards d’€ près dans vos affirmations.

              « Comment peut-on avoir un taux d’impôts réel »plus faible« que 55% des gens qui n’en payent pas ? ». 
              Je viens précisément de vous expliquer qu’il n’y a que dans votre esprit que 55% des Français ne paient pas d’impôts.
              Ce n’est pas de ma faute si vous avez l’esprit étroit et la tête encombrée d’idées fausses.






            • Spartacus Spartacus 18 mai 12:34

              @Jean Pierre


              Tiens voici le pinailleur qui se met a justifier sa pinaille temps bien que mal dans un gloubiboulga comparatif ridicule....
              En plus il s’emmêle les crayons en mélangeant les payeurs et exonérés pour satisfaire l’hypocrisie générale des gauchistes que les riches sont des favorisés par rapport à ceux qui n,e créent rien et vivent à charge.

              L’impôt sur le revenu représente peut être 20% des rentrées de l’impôt mais n’est payé uniquement que par 45% des personnes imposables.....
              Et au delà de 152 000€ de revenus il est de 45% des revenus....
              A cela s’ajoute l’ISF, un impôt discriminatoire qui ne rapporte rien à l’etat, et qui n’est destiné qu’a assouvir la jalousie des gauchistes et stigmatiser une catégorie sociale. 
              Ce qui doit être le cas de Madame Bettencourt... 

            • Jean Pierre 18 mai 14:01

              @Spartacus
              « Il s’emmêle les crayons en mélangeant les payeurs et exonérés ».

              Pour la troisième fois, je vous explique que les exonérés n’existent pas.
              Un exonéré d’impôt sur le revenu mais qui prends sa voiture pour allez faire ses courses, paient une taxe sur le carburant plus une TVA sur chaque produit acheté. Tout consommateur paie des impôts.

              Liliane Bettecourt a (sans jamais avoir travaillé) une fortune personnelle estimée à 15 milliards d’€. En dix ans elle a versé 2,5% de son patrimoine soit un taux d’imposition de 0,25% par an. Dans les faits ce sont les salariés des classes moyennes qui ont les plus forts taux d’imposition.

            • Spartacus Spartacus 18 mai 16:02

              @Jean Pierre

              Dans le déni jusqu’au bout pour ne pas admettre que les riches payent bien plus....

              Dramatique racisme de stigmatisation débile anti-riche....

            • mikawasa mikawasa 19 mai 11:33

              @Spartacus
              Paye plus en absolue pas en proportion


            • Spartacus Spartacus 19 mai 19:22

              @mikawasa
              Si c’était en proportion ce serait la Flat Tax.


              Simplement dans un univers peuplé de cerveaux endoctrinés Marxisé, il est de bon ton de nier la réalité.

              Pour les racistes Marxistes il faut absolument rester dans le déni car pour eux il faut stigmatiser les riches....
              Sans cet ennemis fictif, ils seraient obligé d’expliquer que le riche n’est pas responsable des malheurs du pauvre....
              Toute l’idéologie socialiste serai foutue.... 

            • mikawasa mikawasa 22 mai 10:10

              @Spartacus
              Je me sens pas endoctriné, par contre quand on voit les faits pas simplement au niveau national mais même au niveau mondial tu ne peut pas nier que la richesse de certains est tout simplement malsaine et ne peut être mérité ( Quel homme mérite d’être payé 10 000 fois plus qu’un autre) . Les riches ne me dérangent pas, c’est le manque de solidarité et le profit immédiat constamment recherché qui m’insupporte.
              Mais si tu penses qu’il faut plus de capitalisme car tout vas bien, bien à toi.


            • devphil devphil 17 mai 14:01

              Merci pour cet excellent article

              Visiblement certain ne comprenne pas les choses et continue dans leur dogmatisme d’ignorant face à la réalité de l’endettement de la France dû à l’asservissement du pays à une dette depuis 1973.

              Quand un pays perd ses fonctions régalienne de battre la monnaie , de définir son budget et sa politique étrangère , ce pays devient un vassal de l’Europe et des USA.

              Il est certain que l’utilisation de la monnaie en dévaluant fait du tort aux rentiers d’où le blocage par l’Euro de toute variation importante de valeur.

              En contre partie , la pression est mise sur les bas salaires et les variations ne sont plus faites par la monnaie mais par le chômage.

              Philippe 


              • microf 17 mai 15:25

                @devphil

                Très bon commentaire@devphil, entièrement d´accord avec vous lorsque vous écrivez :
                " Quand un pays perd ses fonctions régalienne de battre la monnaie , de définir son budget et sa politique étrangère , ce pays devient un vassal de l’Europe et des USA", un bon exemple,
                 les pays de l´Afrique Francophone qui depuis des décénnies, sont les vassaux de la France.

                Le Franc CFA, Franc des colonies Francaises en Afrique, crée et imposé par la France á ces pays, est frappé en France á Chamalière et est geré par le Trésor Francais.
                Vous comprendrez alors pourquoi ces pays ne s´ensortiront jamais et pourquoi il ya cette immigration massive des ressortissants de ces pays en France, car cette vassalisation entraine des conséquences et des difficultés énormes et pour ces pays Francophones qui ne ce développeront jamais avec un tel système de prédation, et pour les Francais de souches qui se voyent envahis par ces immigrés qui fuient la misère causée par cet état de faits.

                Ne fais jamais á autrui ce que tu ne veux pas qu´on te fasse, dit une certaine sagesse.


              • devphil devphil 17 mai 17:36

                @microf

                Je sais et je connais le problème du franc CFA.

                C’est la raison pour laquelle on peux encore moins comprendre pourquoi les politiques Français ont laissé les fonctions régaliennes être soumises à des puissances étrangères.

                Concernant l’Afrique , un lourd historique colonial existe et malgré la décolonisation la puissance Française a tout fait pour maintenir son emprise sur ce continent.

                Aucune raison d’en être fier ....

                Philippe


              • Trelawney Trelawney 17 mai 18:01

                @devphil
                Il est certain que l’utilisation de la monnaie en dévaluant fait du tort aux rentiers d’où le blocage par l’Euro de toute variation importante de valeur.

                Vous oubliez que la France a une balance commerciale déficitaire et doit donc avoir une monnaie solide pour contrecarrer les effets d’une dévaluation. Si l’euro dévalue, c’est l’Allemagne qui en bénéficiera et pas la France

                En France il y a du chômage, parce qu’il n’y a pas de travail, car cela fait plus de 40 ans que l’on détruit les emplois industriels pour les remplacer par des emplois de services à la personne

                Il y a des choses qui sont difficiles à entendre, mais il faudra finir par les accepter pour pouvoir avancer

              • Eric F Eric F 17 mai 21:59

                @Trelawney
                "En France il y a du chômage, parce qu’il n’y a pas de travail, car cela fait plus de 40 ans que l’on détruit les emplois industriels pour les remplacer par des emplois de services à la personne« 
                C’est exact, les emplois »productifs« sont détruits, or c’est ce secteur qui crée de la valeur ajoutée et des »revenus« à la nation par le commerce extérieur. Celui ci était bénéficiaire jusqu’au tout début des années 2000, puis est devenu déficitaire du fait des délocalisations compétitives (moins d’export et plus d’import). Le coût du travail est effectivement supérieur chez nous, non pas qu’il ait augmenté, mais parce qu’il a diminué ailleurs, du fait de la précarisation, du dumping, etc. au seul bénéfice des grands actionnaires (pendant que les petits épargnants essuient les plâtres des dettes insolvables etc.). Le présent gouvernement veut accentuer la »schröderisation« de l’économie : individualisme et précarisation. Mais est-ce que ça va booster l’emploi comme l’Allemagne ou ruiner la nation comme la Grèce, c’est un »pari« risqué. Si ça loupe, eh bien le »système« aura grillé son dernier fusible, le/la prochain/e président/e sera issu d’un courant  »protestataire".


              • Viriato 17 mai 23:03

                @Eric F
                Quelle explication !

                J’ai l’impression que tant les « entrepreneurs » comme leurs hommes politiques étaient tous une bande d’ignorants et des nuls...depuis fort longtemps.
                « Les emplois productifs » (de valeur ajoutée. Les emplois industriels donc) « sont détruits »...comme ça quoi, aucune explication.
                Voix passive, pensée passive, passivité générale de ...« tous ».
                Bref, une « erreur » qui peut être « corrigé » ...grâce à la pensée lumineuse de...quelqu’un de très brillant qui est pour une fois au « service de l’intérêt général ».
                Une question de « orientation », de « politique », « de pensée » donc...de Leader (style Macron ? J’ai mes doutes question « leader »)
                Les intérêts, les tendances profondes d’un système mondial cantonné dans les étroits limites des frontières nationales, la concurrence « loyale ou déloyale » (pour les effets c’est pareil), le « développement » inégal, tout ça ce n’est pas significatif ?
                Moins « explicatif » encore que l’Allemagne est devenue l’atelier d’Europe et cela depuis ....au moins 1910...avec deux essais de compenser sa puissance industrielle et commerciale, bancaire aussi, (l’équivalent de la France et de la Grande Bretagne réunies) en 1914 et 1939 et avec des aspirations aujourd’hui de finalement résoudre la quadrature du cercle. Que même Trump s’en est fâché. 
                « On » continue partout à désindustrialiser. Mais moins en Allemagne.
                Baisse du taux de profit, désindustrialisation donc ; « investissements » ne permettant pas de concurrencer des pays plus capitalisés, parasitisme de la finance et donc, donc, donc, les autres grandes pays capitalistes sont plus productifs parce que la productivité du travail est majeure car l’investissement est majeur.
                 Alors dans les pays de deuxième ordre et troisième et quatrième etc. on prends les sous et on les met ailleurs question de récupérer le magot et le faire fructifier à partir de la valeur ajoutée produite ailleurs. On parasite donc la production industrielle des autres mais on fait des profits qui est le but de la question.
                Et on peut se lamenter des siècles et cela ne servira qu’à renforcer la tendance car elle est inscrite dans la nature même des capitalismes de deuxième ordre : devenir de troisième ordre, subordonnés aux capitalistes plus importants et essayer comme cela d’en tirer quelque chose.
                Le « sursaut national » signifie avoir bien plus des sous que les autres (beaucoup plus) pour attraper le retard en investissements productifs (industriels donc).
                Comme il n’y a a pas une telle masse des capitaux à investir (et peu de ce qui va avec), on bricole.
                Et on essaie d’en donner de plus en plus aux capitalistes qui n’arrivent pas car ils ont un retard accumulé d’un siècle, la dette s’accumule et tout le monde la paie et la boule continue de rouler.
                Mais ceux d’en haut, qui connaissent la musique, s’engraissent et montent des campagnes électorales pour faire élire celui qui va continuer, en l’augmentant, la même chose.



              • Lugsama Lugsama 18 mai 08:36

                @microf

                Le franc CFA à permis à l’Afrique d’avoir une monnaie stable et n’est plus géré par la France..


              • Trelawney Trelawney 18 mai 09:05

                @Eric F
                 Le coût du travail est effectivement supérieur chez nous, non pas qu’il ait augmenté, mais parce qu’il a diminué ailleurs, du fait de la précarisation, du dumping, etc. au seul bénéfice des grands actionnaires (pendant que les petits épargnants essuient les plâtres des dettes insolvables etc.). Le présent gouvernement veut accentuer la »schröderisation« de l’économie : individualisme et précarisation. Mais est-ce que ça va booster l’emploi comme l’Allemagne ou ruiner la nation comme la Grèce, c’est un »pari« risqué.


                Dans l’industrie, le coût horaire en Allemagne est de 38 euro pour 37.6 euro en France. Seulement en Allemagne le salaire minimum imposé par les accords IG métal est de 1.4 fois le SMIG français. Il y a un SMIG très bas en Allemagne, mais cela concerne uniquement les emplois aidés ou les emplois à la personne ou les personnes qui ne sont pas syndiqués, car en Allemagne il faut être syndiqué pour bénéficier des accords syndicaux.
                Le gouvernement pense à tort qu’en précarisant on va être compétitif et de nouveau créer des emplois dans le secteur marchand et l’industrie. 40 ans de destruction de l’outil industriel ne s’efface pas comme cela. Il faut tout reconstruire (formation professionnelle, recréer les outils financiers, transmettre le savoir faire). Comme c’est une tache qui va prendre au minimum 20 ans, l’état préfère financer des CICE pour non pas créer de l’emploi, mais arrêter l’hémorragie
                A titre d’exemple, sur les chantiers navals de St Nazaire qui construisent des paquebots, il y a 30% de mains d’oeuvre détachées (Pologne) non pas pour réduire les coûts, mais parce qu’en France on ne forme plus de soudeurs

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