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Accueil du site > Tribune Libre > La dette de la Grèce… ou de l’Europe envers la Grèce (...)

La dette de la Grèce… ou de l’Europe envers la Grèce ?

Les barbares sont dans la cité et dans ce chambardement où l’on marche désormais sur la tête au rythme des tambours guerriers de la finance internationale, de ses marchés et de ses agences de notation, on finit par perdre le sens même de la valeur. Les gangsters de la spéculation mondiale ont imposé l’idée saugrenue qu’ils s’en font.

Un mépris de la Grèce venu d’Allemagne
 
Dans leur inculture savent-ils même à qui ils se sont attaqués en premier pour ruiner l’Europe ? N’importe, le choix de la Grèce ne pouvait être plus judicieux. Leurs thuriféraires ne cessent depuis des mois de moquer ce pays. Que n’entend-on pas en Allemagne sur ces Grecs paresseux qui ne paient pas d’impôts ? Le premier ministre grec Papandréou a fort justement rétorqué que la paresse n’est pas plus inscrite dans les gènes des Grecs que le Nazisme dans ceux des Allemands !
 
D’autres voix arrogantes, venues toujours d’Allemagne, suggèrent aux Grecs de mettre à l’encan quelques îles pour réduire leur dette. À quel prix au juste ? Comment évaluer une île grecque et ses vestiges archéologiques par exemple ? En mètres carrés constructibles pour y élever hôtels et marinas où viendra se dorer au soleil méditerranéen la chair blanche et blonde germanique ?
 
La statuaire grecque, combien ?
 
L’idée, toutefois, est excellente car elle conduit à réviser la notion de valeur en incluant dans le patrimoine économique grec sa géographie et son histoire. Chiche ! Pourquoi les Grecs ne mettraient-ils pas aux enchères leur patrimoine culturel qui remonte à la plus haute antiquité : Christie's ou Sotheby’s, ces sociétés internationales de vente aux enchères d’œuvres d’art, pourraient très bien organiser la vente. On commencerait par exemple par la frise du Parthénon et la Caryatide enlevée à l’Érechthéion de l’Acropole d’Athènes, aujourd’hui exposées au British Museum de Londres ; on poursuivrait par la Victoire de Samothrace et la Vénus de Milo qu’on admire au Musée du Louvre ; on pourrait aussi brader l’Aurige du musée de Delphes, l’Hermès de Praxitèle au musée d’Olympie, le Poséidon et le masque d’or d’Agamemnon au musée archéologique d’Athènes ou encore la Victoire attachant sa sandale du musée de l’Acropole, si besoin était.
 
Mais aurait-on même besoin de tous ces chefs-d’œuvre pour rembourser la dette de la Grèce auprès des marchés financiers ? Un seul d’entre eux n’y suffirait-il pas. Il est à craindre qu’aucune de ces fortunes, acquises malhonnêtement mais légalement par spéculation, ne puissent s’offrir un seul de ces vestiges de la naissance de l’Europe elle-même. Car il est littéralement sans prix : tous les spéculateurs du monde réunis qui aujourd’hui jouent la ruine de l’Europe, ne disposeraient pas d’assez d’argent pour s’offrir ce joyau.
 
La création architecturale grecque, combien ?
 
Or, que représente-t-il dans tout le patrimoine culturel de la Grèce ? Si peu ! Comment évaluer, par exemple, la création architecturale que les Grecs ont offerte à l’Europe. Il n’est que de se promener de Londres à Berlin en passant par Paris, Rome, Vienne ou Madrid : d’où viennent tous ces frontons triangulaires, ces colonnes cannelées, ces chapiteaux doriques, ioniques ou corinthiens ? Qui s’est jamais promené dans Munich, peut-il avoir oublié Königsplatz avec ses Propylées et ses deux temples grecs se faisant face ? À qui le Parlement autrichien doit-il son architecture en bordure du Ring à Vienne ? À combien peuvent revenir ces brevets architecturaux ?
 
La pensée grecque, combien ?
 
Et ce n’est pas fini ! Qui ignore que la pensée grecque a irrigué l’Europe ? Sans elle, même les incultes de la finance internationale n’existeraient pas ? Les Grecs peuvent mettre aux enchères les droits d’auteur de ses écrivains : Homère, par exemple dont l’Iliade raconte une folle guerre pour l’amour d’une femme, Hélène, et l’Odyssée, les dix années d’errance d’Ulysse ensuite avant de retrouver sa fidèle Pélénope à Ithaque, Héraclite qui a soutenu qu’on ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve et que tout coule, Pindare conjurant son âme de ne pas aspirer à la vie immortelle, mais d’épuiser le champ du possible, Sophocle et sa merveilleuse Antigone qui prétend être de ceux qui aiment et non de ceux qui haïssent pour justifier sa désobéissance à un pouvoir injuste. Sera-t-il nécessaire de mettre à l’encan Socrate, Platon et Aristote ? Un seul livre de ces deux derniers génies ne devrait-il pas couvrir toutes les dettes de la Grèce d’aujourd’hui et de demain ?
 
Quel pays a donné à l’Europe plus que la Grèce ? Et on vient lui chercher des poux dans la tête. Certains songeraient même à la rejeter de l’Europe ? Qui ne voit dans ce délire une manifestation de « l’ubris », la démesure, dont les Grecs ont appris à la pensée européenne à se garder sous peine d’encourir la foudre des dieux, comme Xerxès, le roi mède, qui fit fouetter la mer pour s’être agitée à son passage et avoir rompu son pont de bateaux sur le Bosphore quand il s’apprêtait à envahir la Grèce moins de 10 ans après l’échec d’un premier débarquement médique à Marathon en -490  ?
 
« On recherche nouveau Thésée pour terrasser nouveau Minotaure ! »
 
Et si ni la statuaire, ni l’architecture, ni la pensée ne suffisaient à la Grèce pour rembourser sa dette aux incultes de la finance mondiale, il resterait encore sa Mythologie, cette sublime représentation de l'univers qu’elle a offerte au monde entier et qui reste toujours d’actualité pour peu qu’on sache la lire. On se permet justement d’y puiser et de voir dans le monstre de la finance internationale un nouveau Minotaure qui exige son tribu de chair fraîche en garçons et filles chaque année. On recherche donc un nouveau Thésée capable de terrasser la bête qui ruine le peuple et une nouvelle Ariane qui puisse le guider de son fil pour sortir du labyrinthe où se terre le monstre et ses manigances financières, une fois qu’il l’aura abattu.
 
Ce n’est pas la première fois que les Grecs connaissent le mépris de leurs voisins. Les Romains eux-mêmes ne les traitaient-ils pas de « Graeculi  », les petits Grecs ? Ils avaient bonne mine, ces Romains aux mœurs originelles un peu rustres, au point qu’ils se sont empressés d’imiter leurs modes de vie et de pensée si raffinés, à l’exception, il faut l’avouer, de celui qui conduisait à la Démocratie. Les Grecs ne s’en sont pas formalisés : la civilisation finit toujours par vaincre le barbare. C’est un Romain, Horace, qui a reconnu la défaite de Rome devant la Grèce qu’elle avait colonisée : « Graecia capta ferum victorem cepit et artes intulit agresti Latio », « La Grèce, conquise, a conquis son farouche vainqueur et a porté les arts au Latium sauvage. » Les incultes de la finance internationale feraient bien de se méfier. La dette qu’ils réclament à la Grèce, n’est que grain de poussière à côté de celle inextinguible que l’Europe et le Monde doivent à la Grèce. Pour méditer cette évidence, qu’on tende l’oreille à cette musique de la compositrice grecque contemporaine Eleni Karaïndrou :
 
 
 
Paul Villach

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65 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 16 septembre 2011 12:59

    Quand même , les grecs ils réagissent ! lors de la venue de l’OM à l’Olympiakos , ils avaient déroulé une grande banderole « Marseille , on t’encule » , la tradition perdure .............


    • Aldous Aldous 16 septembre 2011 13:23

      Quand le sage montre le ciel, le chat regarde son trouduc...


    • lesdiguières lesdiguières 16 septembre 2011 18:43

      Le traité européen est une duperie voulue par l’Allemagne qui a imposé un « euro deutschmark ». comme monnaie unique à des pays qui n’ont qu’une monnaie de singe.

      Sous un autre angle :
      http://www.atramenta.net/lire/la-dette-dans-tous-ses-etats/35165


    • Jean Eymard-Descons 16 septembre 2011 21:13

      Troupeau de lolcats ?


    • Aldous Aldous 16 septembre 2011 13:22

      Merci pour ce papier Paul.

      La précédente chute de la Grèce, la prise de Constantinople, a eu un effet inattendu :

      Inondés de réfugiés grecs lettrés amenant souvent leurs livres sous le bras, l’occident s’est remis à étudier la langue d’Omère de crainte de voir les « belles lettres » disparaitre avec a chute de Byzance.

      Et ce fût la Renaissance.


      • Le taulier Le taulier 16 septembre 2011 13:42

        L’Europe n’a aucune dette envers les Grecs actuels.

        Si Platon, Alexandre le Grand ou Hypocrate revenaient sur terre ils auraient honte de leur descendance et leur cracheraient dessus.


        • Aldous Aldous 16 septembre 2011 15:08

          Ha bon ?

          Et la bataille de Grèce lors de la II guerre mondiale qui a été la première défaite de l’axe ?

          Les deux raclées que les Grecs ont infligée à Mussolini en Epire ont obligé Hitler à envahir les Balkans.

          La résistance acharnée de l’armée grecque (épaulée par les britaniques) a tellement surpris Hitler qu’il a déclaré qu’à part les Grecs personne ne lui avait réellement autant résisté.

          Les commando parachutistes allemands furent décimés lors de la campagne de Crète ce qui amené Hitler à abandonner le concept de commando aéroporté.

          Cette campagne retarda le plan Barbarossa ce qui englua l’armée allemande dans l’hiver russe.

          Pendant l’occupation, les résistants grecs et yougoslaves furent les plus nombreux et les plus paralysants pour l’Allemagne.

          Sinon dans des aspects plus pacifiques, la Grèce moderne a donné la Callas.

          C’est déjà pas mal.


        • Jean-paul 16 septembre 2011 15:24

          Les Francais pensent ils comme les Allemands sur la dette de la Grece ?


          • Aldous Aldous 17 septembre 2011 12:45

            Le plan de « sauvetage de la Grèce » de la troïka a pour but de sauver les banques et d’asservir la Grèce.

            La vérité, c’est le mensonge
            La guerre, c’est la paix
            La liberté, c’est esclavage.

            1984 Orwell


          • PtitLudo PtitLudo 16 septembre 2011 15:27

            Malheureusement, dans ce monde où tout doit être marchandable, avoir une valeur, ces merveilles ne représentent rien, à part du papier, des tas de pierre voire des idées d’hérétiques.


            • Mordax 16 septembre 2011 15:27

              Au XIXème siècle, des bataillons de philhellènes combattirent la nuit ottomane et pour la liberté. Hugo , Chateaubriand, Delacroix Byron et tant d’autres grands noms -qui ont leurs rues en Grèce, militèrent pour « Hellè, notre mère, notre soeur », et parfois le payèrent de leur vie.

               κάθε ελεύθερος άνθρωπος είναι πολίτης Μισσολογγίου
              « Tout homme libre est citoyen de Missolonghi »,

              est-il inscrit dans cette ville sur la Place des Héros , en mémoire des occidentaux qui périrent, symbolisant la lutte universelle de l’Humanité contre la Barbarie.
               

              Et aujourd’hui , nous abandonnerions à la barbarie financière et marchande ce peuple déjà victime de l’incurie de ses dirigeants et des prédateurs de tous horizons ? Sans voir, de plus, que les prochaines victimes du système, ce sera nous ?


              • Marc JUTIER Marc JUTIER 16 septembre 2011 16:11

                Pour compléter cet article :

                MONNAIE - Histoire, escroquerie actuelle et solution de remplacement + sites, articles, vidéos et citations en 108 000 signes et 108 liens : http://bit.ly/otqNVV . Cette publication a pour but de contribuer à la réflexion sur le fait monétaire, de faire un petit historique de l’histoire monétaire, d’expliquer le principe de la création monétaire et le fonctionnement du système monétaire mondial pour finalement présenter une solution de remplacement au système actuel, le 100 % Money, adapté à la France et au monde d’aujourd’hui. 1 / Réflexion générale sur le capitalisme et son moyen de manipulation - 2 / Histoire - 3 / La création monétaire actuelle - 4 / La réforme monétaire proposée par Fraternité Citoyenne (Le 100% Money). En abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont mis dans une situation de servage vis à vis des banques. Une gigantesque escroquerie monétaire met en difficulté les finances des états et diminue gravement le niveau de vie des citoyens.

                 

                https://docs.google.com/document/pub?id=1GcppQQGJ1chSEz-i090xwCqb1phxw2MSTlcjJJfKOOA

                N’est-il pas de notre devoir de faire connaître le fonctionnement de ce système absurde à nos concitoyens ? (pour les liens dans le document, clic droit et clic gauche sur : ouvrir le lien dans un nouvel onglet)


                • suumcuique suumcuique 16 septembre 2011 16:22

                  Ce que Rome, fort justement, méprisait dans la Grèce, c’était le luxe et les influences délétères asiatiques :

                  "Citoyens romains, disait Caton, vous m’avez souvent entendu déplorer les dépenses des femmes et, souvent, celles des hommes, non seulement des simples citoyens, mais aussi des magistrats, et me plaindre de ce que l’État est miné par deux vices contraires, l’avarice et le luxe, fléaux qui ont détruit tous les grands empires. Plus la situation de l’État devient meilleure et florissante, plus sa domination s’étend – déjà nous avons pénétré dans la Grèce et dans l’Asie, où l’on trouve tous les attraits de la volupté ; déjà même nous touchons les trésors des rois -, plus je crains que nous ne nous emparions pas de ces choses, mais que ce soient elles qui s’emparent de nous. C’est dans un dessin hostile, croyez-moi, que l’on a introduit les statues de Syracuse dans cette ville. Je n’entends que trop de gens vanter et admirer les ornements de Corinthe et d’Athènes et se moquer des antéfixes d’argile des temples de nos dieux. Quant à moi, je préfère ces dieux qui nous sont propices et le seront encore, je l’espère, si nous les laissons à leur place."http://elementsdeducationraciale.wordpress.com/2011/08/10/discours-de-caton-lancien-pour-le-maintien-de-la-lex-oppia/

                  Plus que jamais, ce sont la Rome de Caton et l’autarcique Sparte qui restent les points de référence pour l’Europe, pour les Européens encore dignes de ce nom.


                  • Aldous Aldous 17 septembre 2011 12:46

                    Préférer Sparte à Athènes...

                    Pauvre époque.


                  • Mordax 16 septembre 2011 17:13

                    Une identité tient non à des gênes, mais à une culture . Les Grecs sont certes éloignés de ceux de l’Antiquité, qui étaient parfois éloignés entre eux par leurs moeurs, leurs dialectes, etc.
                    Mais ils ont quand même le sentiment d’une certaine continuité, ne serait-ce que par la langue, qui dérive très directement de la Koïnè hellénistique, via l’empire Byzantin, dont ils sont plus directement héritiers que les Turcs, même si ces derniers occupent le territoire, même si les « gênes » sont mélangés.
                    Il n’y a effectivement aucun point commun entre les Byzantins et les Turcs, qui ont éradiqué cette culture des territoires conquis , au point même qu’il a fallu échanger définitivement des populations quasi incompatibles après la « Catastrophe d’Asie MIneure » de 1922. Sur ce second point, entièrement d’accord...


                  • Mordax 16 septembre 2011 17:15

                    évidemment lire « gènes » mais mon correcteur orthographique a écrit ça , et j’ai cliqué sans regarder smiley


                  • suumcuique suumcuique 16 septembre 2011 18:58

                    Si l’on va jusqu’au bout de vos constatations et qu’on les étend aux autres pays européens (par exemple, en Espagne, au Portugal, en Italie et dans le sud de la France, l’haplotype I et l’haplotype J dit « Cohen Modal Haplotype » sont présents chez plus de 50% de la population), on en arrive à la conclusion sans appel qu’un très faible nombre de ceux qu’on appelle actuellement « Européens de souche » le sont réellement, ethniquement, racialement.

                    Pendant des siècles, l’élite - d’origine nordique - avait « limité les dégâts », tant bien que mal, bridée et alourdie qu’elle était par la caste sacerdotale. Jusqu’aux derniers des Capétiens, il s’agissait encore pour l’élite de tout faire pour canaliser le mercantilisme, porté par l’élément bourgeois et charrié par l’élément plébéien, bien plus démonique encore que le bourgeois, au nom d’une vision héroïque et saine de la vie. Personne n’en voulut à Philippe IV d’avoir chassé du royaume les usuriers, sauf le « bon peuple », toujours prêt à emprunter pour vivre au-dessus de ses moyens. Philippe IV tint bon et le « bon peuple » dut vivre selon ses moyens : c’est ce que l’historiographie marxiste et ses multiples excroissances ont appelé a posteriori les « injustices sociales » de l’ancien régime. Alors qu’il ne s’agissait de la part de l’élite capétienne que de protéger le « bon peuple » contre ses vieux démons et, surtout, de protéger la France, son noyau dur et vivificateur, la noblesse d’origine nordique. Si le « saint empire germanique » avait fait preuve de la même poigne, Isaac Elchanan, le premier Rothschild, n’aurait probablement jamais quitté sa petite boutique de la Judengasse.

                    Ce à quoi l’on assiste depuis le dix-huitième siècle en Europe de l’Ouest est, comme l’ont bien vu Vacher de Lapouge, de Gobineau et d’autres, une ré-émergence tsunamique du substrat pré-indo-européen et des composantes non européennes de la population dite européenne, qui a pour corolaire leur arrivée massive au pouvoir et, pire, leur contrôle total du pouvoir. De là le chaos actuel, économique, social, mental, politique.

                    Le Sud avec sa vision exclusivement matérialiste et contractuelle de l’existence remonte des égouts de l’histoire.


                  • docdory docdory 16 septembre 2011 18:45

                    Cher Paul Villach 

                    Merci de ce vibrant hommage à la Grèce, pays que j’affectionne particulièrement, et dont j’aime à parler ( malheureusement très imparfaitement ) la merveilleuse langue.
                    Le tableau que vous avez brossé serait toutefois incomplet si l’on ne rappelait pas l’immense et incalculable apport des grecs dans toutes les branches des sciences :

                    A tout seigneur tout honneur, citons d’abord Archimède, l’inventeur de la science physique, mathématicien d’exception et ingénieur hors pair, l’un des plus grand scientifique de tous les temps, à l’égal de Newton, et l’un des plus grands esprits de l’histoire de l’humanité.
                    On peut également dire que les grecs ont inventé les mathématiques en tant que science, en particulier Thalès de Milet qui est le premier à avoir fait des mathématiques une discipline abstraite. Citons aussi Pythagore et Diophante , « le père de l’algèbre » parmi tant d’autres.
                    L’apport des grecs en astronomie est considérable : Méton, l’inventeur du cycle de Méton et donc de la prévision des éclipses, laquelle fut considérée comme une très grande victoire de l’esprit humain, et bien sûr Aristarque de Samos, le premier à avoir eu l’idée du système solaire héliocentrique. 
                    Citons Archimède à son sujet : « « Vous n’êtes pas sans savoir que par l’Univers, la plupart des Astronomes signifient une sphère ayant son centre au centre de la Terre (...). Toutefois, Aristarque de Samos a publié des écrits sur les hypothèses astronomiques. Les présuppositions qu’on trouve dans ses écrits suggèrent un univers beaucoup plus grand que celui mentionné plus haut. Il commence en fait avec l’hypothèse que les étoiles fixes et le Soleil sont immobiles. Quant à la Terre, elle se déplace autour du Soleil sur la circonférence d’un cercle ayant son centre dans le Soleil. »
                    ( Archimède, Préface du traité L’arénaire. )
                    A cela il faut bien sûr ajouter l’apport de la Grèce à la médecine. Hippocrate fut le premier à révolutionner les conceptions de la médecine, en en faisant une science basée sur l’observation ,et en attribuant non plus les maladies à la colère des » dieux « mais à des facteurs environnementaux. Il a fondé également les principes de base de l’éthique médicale.
                    Si l’on ajoute que le premier historien répertorié fut un grec, Hérodote, que la Grèce eut un contingent de grands géographes ( Hérodote , Pythéas ), on se rend compte que toute la pensée scientifique a bel et bien son origine principale en Grèce
                    .
                    Il y a un film exceptionnel que je conseille à tous ceux qui veulent se rendre compte de l’apport scientifique des grecs et de ce qu’étaient les universités dans l’antiquité , c’est le film  » Agora " , qui raconte de façon romancée la vie, l’oeuvre et la mort tragique de la mathématicienne, astronome et philosophe grecque Hypathie d’Alexandrie. Ce film est un hymne à l’intelligence, un vibrant hommage à la liberté et aux sciences , seuls remparts contre l’obscurantisme. A voir absolument !

                    C’est pour toutes ces raisons, en plus de celles que vous avez déjà exposées, que le mépris que certains se croient en droit d’afficher à l’encontre de la Grèce et du peuple grec est tout bonnement intolérable.
                    Pour tous ceux qui ne supportent pas cette situation, j’ai deux conseils à leur donner, qu’ils ne regretteront pas :
                    -apprenez la langue grecque ( attention, le grec qui est parlé actuellement en Grèce est aussi différent du grec ancien que le français actuel l’est de celui de Marie de France ! )
                    - voyagez en Grèce si vous avez les moyens, vous ne le regretterez pas !




                    • Paul Villach Paul Villach 16 septembre 2011 21:50

                      @ Cher Docdory

                      Je me demandais d’où venait notre concordance de pensée si constante que j’observe depuis des années. Je viens de le découvrir : notre inconditionnelle admiration du peuple grec.

                      Merci d’avoir compléter mon tableau, mon hymne d’amour à la Grèce, par ce rappel de l’apport incommensurable de la Grèce à l’essor scientifique. Il appartenait au médecin que vous êtes de le faire. Merci de tout mon coeur. Paul Villach


                    • Icopas 16 septembre 2011 19:21

                      Le gouvernement allemand est pitoyable et Meckel une menteuse.

                      Les grecs sont un des peuples de l’UE qui travaillent le plus pour les payes les plus basses.
                      L’inverse de ce que dit la grosse Berta.

                      L’envie se lit dans les dirigeants de l’UE dans le désir de s’accaparer des îles au soleil bradées par un gouvernement grec vendu et aux abois. Mettre leur graisse au soleil, c’est le mot d’ordre des femmes et hommes politiques de paille des riches.

                      Les Grecs ne payent pas d’impôts ?

                      Mais quels Grecs ?

                      C’est pour ça que les larbins dirigeants l’UE demandent que les seuls qui payent des impôts, les salariés, les retraités, les fonctionnaires, soient égorgés ?

                      Et pas les bourgeois grecs qui ne payent pas d’impôts et sont réfugiés, ex-filrés fiscalement , pendant qu’ils déroulent un chapelet quand ils reviennent au pays ?

                      Comme d’hab, la prime est à la classe parasitaire et ses banques connexes. En France, en Allemagne, en Espagne, aux USA, dans le monde...

                      La vérité est évidemment dans le soutien appuyé et permanent des dirigeants de l’UE en faveur d’une bourgeoisie parasitaire qui sert à la gorge les peuples, prête à braquer tout ce qui peut l’être pour continuer de goinfrer. 

                      Merkel ne fait pas exception et participe à une situation terrible plongeant dans le malheur des peuples entiers.

                      La logique des boucs émissaires joue à plein et ça c’est une histoire plus ancienne que cette brute de Merkel ou que même la Grèce.

                      C’est la faute des arabes
                      C’est la faute des musulmans
                      C’est la faute des subprimes
                      C’est la faute des Américains
                      des Irlandais, des Portugais,
                      enfin c’est la faute des Grecs...

                      demain ?

                      Tout plutôt que la population allemande, la population française, la population anglaise saisisse à la gorge Mamie Zinzin, Tatie porte-monnaie, et ses petits frères et petites sœurs qui saignent les peuples .

                      Pitoyable Angela


                      • Jean Eymard-Descons 16 septembre 2011 21:16

                        Merci pour Eleni !

                        Faire le tour du monde avec « ECM new series » est un enchantement sans fin...


                        • easy easy 16 septembre 2011 21:48

                          Très bien Paul,

                          Ca fait quelques jours que j’évoque, moi aussi, Versailles et le Champagne.

                          Pour en dire la même chose mais mes calculs n’aboutissent pas au même résultat que le vôtre.

                          Ce que j’essaye de dire depuis quelques jours, c’est qu’une monnaie (disons des gribouillis sur un papier émis par quelque état) ne vaut que pour autant qu’on ait confiance en cet état (« On » c’est à la fois les citoyens de cet état et aussi les autres avec lesquels ils commercent)

                          Cette confiance en une monnaie, vaut donc à condition qu’elle soit adossée à quelque chose qui inspire confiance disons à tout le petit monde concerné. Or, le petit monde concerné par une monnaie, c’est en fait le monde entier de nos jours. Il n’y a plus guère de sphère d’échange où les gens se fient aux coquillages.

                          Un bout de papier gribouillé, de nos jours, ne vaut que s’il est reconnu par 7 milliards d’individus. Donc par des tas de gens de culture fort lointaine, différente, voire antinomique et pour qui la Grèce n’évoque quasiment rien.

                          A force des échanges commerciaux, il a été reconnu, à peu près partout, que l’or était sûr, que l’argent, le bronze, l’étain, le bois, le pétrole, sont des produits assez sûrs. Un état qui émet une monnaie adossée sur les produits sûrs rassurera les autres.
                          Bon, clairement ce n’est pas le cas de l’Euro.

                          Une autre valeur est également reconnue à travers le monde : le courage au travail, le courage devant les épreuves. Le courage à combattre autant qu’à creuser des canaux, qu’à monter des digues.

                          Une autre valeur encore reconnue à travers le monde c’est la créativité et selon deux axes. L’axe artistique (Michel Ange, Buren, Depardieu, Goethe) et l’axe productif (Gutenberg, Edisson, Gates, Leica)

                          Encore une autre valeur qui est reconnue : la capacité à servir de villégiature (Belles plages, beaux châteaux, Pompéi, Le Louvre, Acropole, Pyramides)


                          Dans le monde entier, à part quelques pays regorgeant de ressources minières, tous les autres doivent adosser leurs gribouillis de papier sur beaucoup, beaucoup de choses non exactement dure, sur autre chose que de l’or, du pétrole ou du riz.
                          Au mieux et en moyenne, les gribouillis du monde sont adossés sur 0,1 % d’or + 0,9% de ferrailles + 4 % d’immeubles + 4 % de plages + 5 % de carottes+...+ 60% de capacité à créer des avions, des téléphones, des télés, des centrales d’énergies.

                          Un pays qui émet une monnaie non adossée à une capacité notoire de créer des bidules qui font le centre de notre vie moderne, émet de la monnaie de singe aux yeux des autres.


                          Laissons de côté le problème de l’endettement des Grecs et raisonnons purement européens dotés de l’Euro. Cet Euro, quand il avait été créé, avait été adossé à tout ce que les pays qui l’avaient adopté avaient de séduisant et de sûr aux yeux du reste du monde.
                          Mais déjà, des pays très crédibles, à forte réputation de créativité productiviste, tels l’Angleterre, se sont abstenus d’y participer. Pas glop.

                          Les promoteurs de l’Euro, au lieu de renoncer à cette monnaie adossée sur une partie seulement des pays européens, se sont entêtés en disant que les boudeurs nous rejoindraient forcément à terme. Or les boudeurs sont restés boudeurs. Car les plus créatifs voyaient très bien que dans la fratrie européenne, il y en avaient certains qui étaient des boulets, forcément (Au Lycée Henri IV, dans chaque classe, deux qui traînent sont mal vus par les leaders car ils font baisser la moyenne, la réputation)

                          Si par dessus le marché, un des frangins, en plus de ne rien créer, se met à dépenser, la fratrie éclate.


                          Depuis 10 ans, qu’est-ce que les meilleurs élèves de la classe Europe ont créé comme machine donnant à espérer qu’il en sortira 3% de richesses universelles de plus chaque année ?
                          Rien.


                          Les Terriens étant très majoritairement intéressés par une voiture, une machine à laver, avant d’être intéressés à visiter le Louvre, toutes nos vieilleries ne suffisent pas, loin de là, à donner aux autres l’impression que nous sommes des créateurs de valeur.

                          Des conservateurs de vieux trésors oui, excellents même (oublions le désastre de Pompéi)

                          Mais des créateurs, non.

                          Et il est symptomatique à en faire déchirer les zygomatiques des Chinois, que vous prétendiez revaloriser les Grecs, donc nous avec, en brandissant des productions anciennes qui ne peuvent en aucun cas fournir de la croissance.

                          Nous Allemands, nous Français, nous Américains, nous ne parvenons plus à convaincre le reste du monde que nous sommes toujours aussi créatifs-productifs. Les Grecs sont décrédibilisés aux yeux du monde mais nous, les Français, les Allemands, sommes en à peine meilleure posture.
                          La plus sublime des solidarités dans notre fratrie européenne n’améliorera en rien notre image de finis.


                          Nous saurions fabriquer des centrales atomiques sûres, nous saurions guérir Fukushima, nous saurions produire du surimi de betteraves au goût de homard, tous nos gribouillis, même rédigés sur un coin de nappe en papier, vaudraient de l’or.

                          Invoquer la gratitude que nous devons aux Grecs résoudra notre amour familial et ce sera une belle chose, notre solidarité démontrera quelque valeur, mais à condition que dans le même temps, aucun autre pays ne semble plus en mesure que nous de produire des richesses matérielles.

                          Matérielles, cher Paul, matérielles.
                          Comme toujours.


                          • Aristarchos 16 septembre 2011 22:12

                            ΕΥΓΕ ΠΑΥΛΕ ! (EYGE PAYLE !)
                            Voilà un celte ami de Metis. Pour tous les autres Phrankoligourides, eh bien ! SKATA !
                            Est-ce-que les « français » se rendent compte qu’ils ont un nom teuton, donc sauvage, inculte, arriéré ? La « France », n’est-ce pas l’espace des « Franken », ces primitifs qui lisent aujourd’hui « Bild Zeitung » qui ont colonisé l’espace conquis par « Julius » Caesar en anéantissant 40% des sauvages qui broutaient de l’herbe encore, en Gaule ? Et puis il y a les bourguignons, les alsacos, les lothringer, qui colonisèrent ce beau pays qu’est le votre (gardez-le précieusement, car il n’y a nul part ailleurs où un magyar ignare et malakas pourrait devenir président de la République laique (que veut dire ce mot, le savez-vous, phrankoligourides ?) Pour le reste vous me faites frire avec vos commentaires de primitifs !
                            La Grèce ? Hellas ? C’est trop avancé pour des primitifs qui comptent encore leurs centimes, et qui ne chient pas pour ne pas manger.
                            Phrankoligourides ! Occupez-vous des vôtres, comme les teutons, les angles, les varègues, et autres primitifs, et laissez les grecs en paix.
                            Cher PAVLE ! Dites-moi donc, vous qui connaissez bien la seule langue de culture qui existe : comment peut un enfant comprendre un adulte quand le temps les sépare ?
                            Les grecs ? C’est plus de huit milles ans de civilisations. Les autres ? Ils broutaient de l’herbe jusqu’en 2005. Maintenant, ils sont fiers d’ingurgiter du camembert infecte et d’être fier de leur cuisine à la crème de vache !
                            Mais ces mêmes sauvages sont fiers du cratère de vin grec découvert chez eux, juste pour leur faire le coup de se rappeler que c’est bien les grecs qui ont introduit la culture de la vigne dont ils sont si fiers !
                            Alors, PAVLE ! Vos phrankoligourides, qu’ont-ils découvert ? La pluie ? Ces pauvres types n’ont même pas une équipe de sport à eux ! C’est toujours des gens d’ailleurs qui leur apporte une gloire bien restreinte d’ailleurs... Et les autres, ricanent ; même ceux d’outre Rhin, tout aussi primitifs qu’eux.
                            Mangez de la pheta ; cela vous rendra peut-être plus intelligents pour élire la prochaine fois un type qui au moins puisse aboyer en votre langue coorecectement ! Et laissez les grecs faire ; ils sont là depuis plus de huit milles ans ! Ils en savent un tout petit peu plus que vous ! Voici un example : ils appellent ce pays la GALLIA et non la Phranconie ! N’est-ce pas qu’ils vous font plaisir de ne pas vous appeler teutons !
                            APICTARXOC.


                            • Paul Villach Paul Villach 16 septembre 2011 22:26

                              @ Aristarchos

                              Je partage votre colère ! Paul Villach


                            • Aldous Aldous 16 septembre 2011 23:15

                              Entaxi philè. Mas ekanes rezili.


                            • Icopas 17 septembre 2011 09:30

                              Salut @ Aristarchos

                              tu tombes dans les conneries nationalistes et l’imaginaire du con qui sont jetés en pâture aux peuples d’Europe pour qu’ils se jettent à la gorge les uns les autres.

                              Rien que les âneries que tu récites par ignorance sur le passé sur la France puent la récitation césarienne, reprise longuement aussi bien en France que dans d’autres régions d’Europe et notamment contre les Grecs de l’antiquité.

                              L’histoire des peuples est bien plus compliquée que le présent est quand même un très très lointain contre-coup d’événements passés il y a plusieurs milliers d’années.

                              Seuls les imbéciles peuvent estimer que des querelles venues de 2500 ans en arrière donnent de bonnes justifications dans nos querelles aujourd’hui.

                              Le fait que la Grèce connaisse des politiciens vendus à sa tête, prêts à vendre leur pays en pièces détachées, est l’adjuvant indispensable vautours de l’extérieur protégés par les Sarkos et Merckel, .

                              Le violent qui est à la tête de la Grève masse-t-il des troupes contre les profiteurs ? aux frontières ? Non il déchaine sa violence directe et sociale contre sa population .

                              La dispute au nom d’un très lointain passé est vide de sens, elle est prolongement de ce que cherche ceux qui lèvent des impôts privés contre les peuples pour amasser toujours plus de pognon : que tous les peuples se jettent à la gorge les uns les autres plutôt qu’ils attrapent la bourgeoisie internationale par la peau du cou et lui bottent le cul.

                              Les hommes et femmes de la propagande de la classe parasitaire dans les grands pays passent d’un bouc émissaire à l’autre sans cesse .
                              Il s’agit d’un art sacré de la propagande et les grands médias français sont parmi les plus soumis du monde à la bourgeoisie et ses campagnes de propagande pour désigner des boucs émissaires.

                              Ne tombes pas dans ce genre d’ânerie !

                              C’est ce qu’ils veulent


                            • Aldous Aldous 17 septembre 2011 11:48

                              C’est ce qu’ils veulent

                              Parfaitement d’accord


                            • anne guedes 17 septembre 2011 20:58

                              Votre colère m’étonne, cher Paul Villach. Vous nous avez habitués à infiniment plus de subtilité !


                            • Thucydide Thucydide 17 septembre 2011 00:06

                              Revenons donc à la dette de la Grèce (la dette immense de l’Europe vis-à-vis de la Grèce n’est rien à côté de tout les brevets impayés que nous devons à l’Inde et à la Chine et sans lesquels nous chasserions encore l’aurochs dans des braies).

                              dette grecque 2011, donc : c’est du pipeau qu’on nous fait passer à l’entonnoir pour justifier la nécessité d’encore et toujours alimenter en argent réel les comptes qui ont subi des pertes d’argent virtuel.

                              « J’ai perdu des milliards de subprimes imaginaires, donne-moi ta maison et ton travail en garantie ».

                              La blague a assez duré : nos vies vont être bouleversées dans les mois qui viennent, nos modèles, nos repères seront obsolètes, peut-être même avant les échéances électorales de 2012. Il est temps que nous nous prenions sérieusement en mains.

                              Que tous ceux qui ne l’ont pas encore fait aillent lire du côté de http://www.leap2020.eu/Francais_r26.html
                              Un éclairage intéressant sur ce qui nous attend.


                              • zelectron zelectron 17 septembre 2011 09:32

                                Cher Paul,
                                Pourquoi les grecs n’ont-ils pas opté pour les caractères latins à l’instar des ottomans, c’eut-été LA mesure d’européanisme sincère la plus forte sur le plan de la symbolique d’union.
                                (on pourrait en dire autant des russes !)


                                • Aldous Aldous 17 septembre 2011 11:08

                                  Quelle idée saugrenue !

                                  Pour quoi faire ?

                                  Et en quoi l’alphabet latin est-il plus européen que le grec ?

                                  Les Turcs (et non les Ottomans) ont abandonné un alphabet qui n’était pas le leur (les Turcs ne sont pas Arabes) pour un autre alphabet qui n’est pas le leur.

                                  Par ailleurs il ne me semble pas que les européen arrivent à lire le turc depuis.

                                  Au passage après que les romains ont annexé les états grecs, le grec est devenue la seconde langue officielle de l’empire.

                                  Et devinez quoi ? Vers 600 le latin a été abandonné et le grec est resté la seule langue officielle...


                                • Aldous Aldous 17 septembre 2011 11:12

                                  Au passage, l’alphabet arabe était très mal adapté au turc alors que le grec est bien plus adapté à la langue grecque que le latin.

                                  Je dirais même que l’alphabet grec serait mille fois mieux adapté à l’anglais que le latin qui ne connait ni le thêta ni le delta.

                                  Si ça se trouve dans 600 ans la langue de l’Europe sera l’anglais rédigé en un mélange d’alphabet latin et grec...


                                • Mordax 17 septembre 2011 16:33

                                  L’alphabet latin dérive de l’alphabet grec, comme tous les alphabets phonétiques du monde (les ignes empruntés aux Phéniciens ne notaient que les consonnes) .
                                   C’est une variante de l’alphabet utilisé dans la Grande Grèce, celle d’Italie du Sud, probablement celui de la cité de Cumes (Kymè), transmis par les étrusques et adapté peu à peu par les latins à leur langue . De même que l’alphabet grec sera adpaté aux langues slaves . Il n’y a donc aucune opposition, et de toute manière, même si le grec était écrit en caractères latins, celui qui ne connait pas le grec n’y comprendrait rien de plus.


                                • zelectron zelectron 17 septembre 2011 16:47

                                  La totalité du continent américain écrit en caractère latin, la quasi totalité de l’Europe aussi, l’Océanie idem et la romanisation au sein de l’ONU en règle générale avance (normes suivant ISO 8859-1[ASCII])
                                  Je n’apprécie pas votre épithète dédaigneuse illustrant peut-être votre opposition à toute communication facilitée avec un argumentaire pseudo-culturel ?
                                  Quant au terme ottoman il s’applique tout à fait puisqu’il illustre la fin de l’empire qui a débouché sur les réformes amenant subsidiairement l’usage des caractères latins dans la nouvelle république de Turquie.


                                • zelectron zelectron 17 septembre 2011 16:58

                                  OUPS ! j’oubliais la majeure partie du continent africain !


                                • docdory docdory 17 septembre 2011 23:26

                                  @ Zelectron

                                  Apprendre l’alphabet grec par coeur et apprendre à écrire le grec en écriture cursive ne prend au maximum qu’une demi-journée pour un français. L’alphabet cyrillique est assez nettement plus difficile, surtout l’écriture cursive, mais reste un alphabet facile par rapport à d’autres.
                                  Les alphabets grecs et cyrilliques sont de beaux alphabets, et le monde a besoin de beauté et de variété.
                                  Si vous allez sur le site lexilogos, vous avez des claviers grecs et cyrilliques en ligne qui vous permettent de taper en grec ou en cyrillique avec votre clavier en caractères latins.

                                • Aldous Aldous 18 septembre 2011 13:09

                                  @electron
                                  Je n’apprécie pas votre épithète dédaigneuse

                                  Tant pis.

                                  Au moins ça prouve que vous connaissez au moins un mot grec, même si vous vous trompez de genre.

                                  Il ne vous reste plus qu’à apprendre à l’écrire en grec :

                                  επίθετοVous voyez, ça fait partie intégrante de la culture européenne.
                                  Ce n’est pas en se lobotomisant qu’on prouve qu’on est européaniste.

                                  Allez leçon 2.

                                  Tachez de lire ce mot :

                                  Ευρώπη

                                • zelectron zelectron 18 septembre 2011 17:29

                                  erreur de genre ?
                                  En ex-Yougoslavie les caractères latins ont été majoritairement employés, depuis la fin de la guerre le cyrilique a repris le dessus en Serbie, ça vous fait plaisir, n’est-ce pas ?
                                  De toute façon la romanisation avance, y compris et ça c’est surprenant même en chine. Ne soyez pas passéiste !


                                • Aldous Aldous 19 septembre 2011 08:50

                                  zelectron : En ex-Yougoslavie les caractères latins ont été majoritairement employés, depuis la fin de la guerre le cyrilique a repris le dessus en Serbie, ça vous fait plaisir, n’est-ce pas ?

                                  Non, je n’en savais rien.

                                  C’est vous qui faites une fixette là dessus, pas moi.

                                  En quoi ça vous dérange que les gens aient leur propre culture ?

                                  Xénophobie ou iméprialisme ?


                                • zelectron zelectron 19 septembre 2011 19:01

                                  Puis-je vous faire observer que vous m’attribuez des « qualificatifs » aux antipodes de mes pensées à moins que les vôtres soient confuses à mon encontre vous feriez bien de mesurer vos propos qui n’apportent pas raison.

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