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 Accueil du site > Tribune Libre > La France : un état mafieux ?

La France : un état mafieux ?

Avec l'arrivée de DSK à Paris (une avalange inimaginable d'images et de commentaires, on aurait cru qu'il était arrivé sur la lune à la nage !), les brouilles à l'UMP, on finit par noyer le plus gros des poissons : les deux affaires

-l'oseille de Bettencourt pour Sarkozy

- et l'illégalité des actions du pouvoir contre le journal Le Monde.

On ne sait plus, avec ce pouvoir, quels sont les scandales les plus lourds : Tapie, Karachi, Bettencourt, Courroye, Guéant …

Alors que le livre des journalistes du Monde (Davet et Lhomme) nous révèle 27 cas ahurissants d'abus de pouvoir, de détournement de fonds, de racket possibles on découvre que les services de l'état, de ceux qui sont là pour appliquer la loi et la faire respecter la viole et en sont félicités. Il s'agit de la justice, de la police, de la gendarmerie et des services de contrespionnage. Il n'y en a pas un pour sauver les autres. Tous ont été pris dans l'anormalité de leur fonction : la police en faisant pression sur des témoins aidée en cela par la gendarmerie (affaire Bettencourt), la justice aux ordres avec Courroye qui lance des opérations déclarées illégales, avec Guéant qui ordonne et coordonnée des actions tant de propagande que de basse police au mépris de la lioi et en félicité les sbires aux ordres.

Dans ce pays qu'est le nôtre, des officines parallèles menacent de mort des journalistes (Médiapart) : Mercredi 31 août, un journaliste de Mediapart a déposé plainte contre X... du chef de menaces de mort. Cette plainte fait état de menaces explicites reçues au début de notre enquête sur les documents Takieddine, alors qu'elle n'était pas encore publique.

La personne qui a fait ces menaces est un certain Sellier dont voici un exemplaire de sa prose, heureusement enregistrée : : « Mediapart n'est pas un journal, c'est une merde. (...) Ecoute-moi. Je suis un tueur. Je suis un tueur du service Action, tu le sais cela. Arfi, je vais le dézinguer. Lui raser la barbe et toutes ses couilles. Edwy Plenel, la moustache. Je lui rase la moustache. Je l'encule. Je suis cent fois plus intelligent que toi. J'ai rien contre toi, tu écris ce que tu veux. Tu peux me diffamer. Je m'en tape. Toi, Karl Laske, j'ai rien contre toi. Par contre, Arfi, je vais le massacrer, l'enculer. Je vais le défoncer. Enculé, enculé. Tu comprends ? Je vais le tuer. Service Action. Trois balles dans la tête. Enculé ».

Ces menaces ont été faites avant même la parution du premier article sur Takieddine. Etrange non ? Mais qui est Sellier ? Ce « fou utile », comme l'avaient déjà qualifié Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme dans Le Contrat (Stock), leur livre sur l'affaire Karachi déterrée par Mediapart dès 2008, navigue en effet dans les cercles du pouvoir actuel, lequel a eu parfois recours à ses services. Les compétences de sa société Salamandre, dont il est redevenu président le 29 juillet, sont utilisées par des sociétés liées au monde de la défense et de l'armement. Surtout, c'est un proche de Ziad Takieddine à tel point que nous avons trouvé, dans la masse de documents de cet intermédiaire du clan Sarkozy, plusieurs mentions de Pierre Sellier.[…] Salamandre est l'une de ces officines privées qui permettent de sous-traiter ce que le renseignement officiel ne peut assumer. Deux anciens pontes de la DGSE, François Mermet et Michel Lacarrière, ont notamment figuré à son conseil d'administration. En 2009, Pierre Sellier va inonder les rédactions de mails ou de SMS – ce qui lui vaudra le surnom de « Zorro du texto » dans Paris Match – dans une explicite opération de désinformation dont l'enjeu était l'affaire Karachi relancée par Mediapart, avec en arrière-plan le financement occulte de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 et l'implication possible de Nicolas Sarkozy lui-même dans ce dossier.

On retrouve Guéant (l'ami avec Copé, Sarkozy, Hortefeux de Takieddine), déjà avec cette société en 2008 qui avait espionné Backchih : Ainsi, au début de 2008, une note sur le fonctionnement de notre site était demandée par Claude Guéant à une société privée de renseignement économique, Salamandre (lire document et verbatim ci-dessous)./La modeste officine, dont le conseil d’administration est présidé par le général Mermet, ancien boss de la DGSE, fournit rapports ou notes de synthèse à ses clients, dont certaines administrations comme le Fonds stratégique d’investissement à Bercy. Rien de vraiment choquant dans ce travail relativement sérieux. Pas de trace d’écoutes clandestines ou d’autres procédés déloyaux. Jusqu’à présent…

Voici un extrait du Verbatim de cette société d'un ex de la DGSE, ce qui explique pourquoi la DSGSE a protégé Takieddine en refusant de donner aux juges qui enquêtent sur Karachi les informations qu'elle possédait sur lui, extrait qui démontre la volonté de manipulation : Une piste de réflexion consisterait au contraire à épauler Bakchich pour :

  • le faire monter en gamme (qualité et rigueur du travail journalistique) et l’"embourgeoiser", l’institutionnaliser`
  • viser une parte de marché de 20 à 30% en tant que source à coloration gouvernementale de bakchich en instaurant une logique positive gagnant-gagnant/ce faisant, le détacher mécaniquement des mentors historiques (Probst, Beau etc.)/enfin renforcer sa spécialisation unique utile au pays et à son gouvernement dans la critique des liaisons dangereuses entretenues par les médias français, les collusions politiques
  • médias ou industrie
  • médias constituant indéniablement un facteur d’immobilisme et d’appauvrissement de la vie politique et économique en France.

 

Ce pouvoir ne fait pas de la politique il fait de la propagande et de la basse police. Au centre de tout ce sale petit jeu, Guéant, celui qui refuse de répondre aux 15 questions de Médiapart quant à ses relations avec Takieddine et le bras droit de Kadhafi accusé d'attentat.

On sait maintenant que Guéant est à l'origine d''action illégale à moins que ce ne soit le contre-espionnage qui ait décidé tout seul d'agir dans l'illégalité et de réclamer des informations aux opérateurs téléphoniques sur des journalistes en pur viol de la loi de protection des sources. Liébration nous renseigne sur ce cabinet gris qui a les odeurs d'un cabinet d'aisance après un repas de choux farci : Dans le détail : le 19 juillet, au lendemain de la publication d’un article embarrassant pour Eric Woerth dans le journal du soir, la DCRI réclame à l’opérateur téléphonique Orange les factures détaillées du journaliste. Elle obtient ainsi la liste exhaustive de ses communications téléphoniques entre les 12 et 16 juillet. Deux jours plus tard, la Direction du renseignement formule une requête semblable visant David Sénat, le conseiller de Michèle Alliot-Marie au ministère de la Justice. Ces demandes estampillées « confidentiel » sont désormais entre les mains de la juge d’instruction Sylvia Zimmermann, en charge du dossier. Ils démontrent que la DCRI a enfreint la loi du 4 janvier 2010. Elle stipule clairement qu’il « ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie » .

Bernard Squarcini, le patron de la DCRI, va donc devoir s’expliquer sur cette violation de la loi. Avec lui, c’est aussi son supérieur, Frédéric Péchenard, le directeur général de la police (DGPN), qui se retrouve dans le viseur de la justice.

Car, outre leurs responsabilités hiérarchiques, les deux hommes n’avaient pas manqué de s’exprimer, à l’automne dernier, pour démentir ou botter en touche. Des déclarations qui se révèlent embarrassantes. Squarcini expliquait ainsi le 4 novembre dans Libération : « Je ne m’intéresse pas aux journalistes, mais aux sources lorsqu’elles sont haut placées dans les cabinets ministériels. » Autre façon de dire que la DCRI avait visé David Sénat et pas le journaliste. Version désormais démentie : la DCRI a visé d’abord le reporter./Quant à Péchenard, dans un communiqué publié en septembre 2010, il justifiait la démarche en expliquant avoir « légitimement recherché l’origine de fuites » qui lui avaient été signalées, avant de préciser que cette enquête avait été effectuée grâce à « une brève et ponctuelle vérification technique ». Une rapide vérification qui se révèle être la demande de fadette d’un journaliste/Hier, le directeur nous a fait savoir que son communiqué restait malgré tout d’actualité, le chef du contre-espionnage disant pour sa part réserver ses déclarations au juge.

Libération nous rappelle que les trois lascars : Guéant, Squarcini et Péchenard sont trois amis très proches de Sarkozy. N'oublions pas que Péchenard a aussi violé la loi en soustrayant son fils, saoul et insultant, à la justice en se servant de son pouvoir et faire retirer le PV, que Squarcini a vu son nom cité dans l'affaire Clearstream, il s'agissait en fait de sa fille qui avait été surprise en train de peut-être faire des copies d'un ordinateur d'un proche d'un des protagonistes de l'affaire, protagoniste plutôt opposé à Nicolas Sarkozy et qu'elle avait terminé là, direct, son stage chez cet homme.

Guéant couvre le mensonge de ces deux hauts policiers et ceux-ci ont agi en violant la loi.

Dans un autre article Libération nous précise ce que fait la cellule de crise en 2010, on est en plein cauchemar avec des Estrosi qui use des avions privés pour revenir de New York afin d'assister à un cocktail, de Bertrand poursuivi en justice justement pour diffamation, Morano qui attaque pour : Hou la menteuse ! : Des extraits de conversations enregistrées clandestinement chez la milliardaire, publiés par le site Mediapart, mettent alors en cause le ministre du Travail, Eric Woerth, par ailleurs trésorier de l’UMP et ancien grand argentier de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007. Selon le Point, une réunion de crise se tient le 6 juillet 2010 dans le bureau de Claude Guéant - pour préparer Eric Woerth à son 20 heures de TF1 le soir même - en présence de Franck Louvrier, conseiller presse du Président, des ministres François Baroin, Nadine Morano, Christian Estrosi et de Xavier Bertrand, « supposés relayer les "éléments de langage" retenus contre le site Mediapart ». Un participant suggère d’évoquer le « fascisme » ou le « nazisme », un autre de « comparer Edwy Plenel [patron de Mediapart, ndlr] à Goebbels ».Finalement, Bertrand parlera de « méthode fasciste » (suscitant une plainte de Plenel) et Estrosi de « presse des années 30 ». A l’origine de ce dispositif : les grosses colères à répétition du chef de l’Etat face à l’inaction et l’inefficacité supposées de ceux qu’il estime censés le « protéger ».

L’Elysée met en œuvre les moyens de l’Etat pour s’immiscer dans les affaires de la justice et le travail des journalistes en faisant appel à la police et au contre-espionnage. Proches de Nicolas Sarkozy, le procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye, le patron de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), Bernard Squarcini, et le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, vont en être les chevilles ouvrières. L’un en choisissant d’ouvrir une simple enquête préliminaire (facile à contrôler car placée sous l’autorité du parquet et excluant les avocats) plutôt qu’une information judiciaire conduite par des juges d’instruction. Les autres en mettant la pression sur les acteurs de l’affaire (notamment Claire Thibout, ancienne comptable de Liliane Bettencourt) et en se procurant en toute illégalité les relevés téléphoniques d’un journaliste du Monde pour identifier sa source supposée… au ministère de la Justice.

Le Monde quant à lui nous explique ce qu'a fait ce pouvoir et quel rôle a joué le procureur Courroye : Dans son édition datée du 18-19 juillet, Le Monde, sous la signature de Gérard Davet, révèle le contenu des déclarations à la police du gestionnaire de fortune de la milliardaire, Patrice de Maistre. Ce dernier, au cours de sa garde à vue, le 15 juillet, a assuré aux enquêteurs avoir été incité à procéder au recrutement de l'épouse d'Eric Woerth, alors ministre du budget, cinq mois après avoir obtenu la légion d'honneur par son intermédiaire. Titré "Le principal collaborateur de Liliane Bettencourt met Eric Woerth en difficulté", l'article provoque la fureur de Nicolas Sarkozy, qui exige des plus hauts responsables policiers qu'ils mettent fin à ces fuites de plus en plus embarrassantes.

C'est dans ce contexte que la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), le contre-espionnage, va donc, comme nous le révélons aujourd'hui, requérir auprès de l'opérateur téléphonique Orange la saisie des relevés téléphoniques de Gérard Davet, en violation flagrante de la loi sur le secret des sources. Parmi les numéros identifiés par le contre-espionnage, celui d'un magistrat, David Sénat, conseiller technique de Michèle Alliot-Marie au ministère de la justice, dont les relevés téléphoniques vont également être obtenus par la DCRI auprès de son opérateur téléphonique. Dans la foulée, la chancellerie met brutalement fin aux fonctions de M. Sénat, accusé d'être à l'origine des fuites.

et ceci : Un second épisode intervient à la rentrée 2010, toujours sur fond d'espionnage des communications des journalistes. Dans la plus grande discrétion, le procureur de Nanterre Philippe Courroye ordonne, le 2 septembre 2010, une enquête préliminaire. La veille, Le Monde a révélé que la juge Prévost-Desprez, chargée d'un supplément d'enquête dans le volet "abus de faiblesse" de l'affaire Bettencourt, avait procédé à une perquisition chez la milliardaire. L'avocat de cette dernière, Me Georges Kiejman, a immédiatement déposé une plainte pour violation du secret de l'enquête. M. Courroye, en conflit ouvert avec Mme Prévost-Desprez, espère ainsi obtenir le dessaisissement de sa collègue

Le parquet saisit l'inspection générale des services (IGS), demandant aux policiers d'identifier les numéros de téléphones portables personnels et professionnels de trois journalistes du Monde – les auteurs de l'article paru le 1er septembre, Gérard Davet et Jacques Follorou, et Raphaëlle Bacqué, journaliste politique –, puis de recenser les appels entrants et sortants, incluant les SMS échangés, dans la période allant du 23 juillet au 2 septembre 2010./Les policiers, sans doute pour se couvrir, vont acter, dans un procès-verbal du 30 septembre 2010, une demande plus précise du parquet de Nanterre, qui exige d'obtenir le contenu des SMS, en particulier ceux échangés entre Mme Prévost-Desprez et Jacques Follorou, coauteur d'un livre avec la juge. Les policiers disposent donc des identités des correspondants des journalistes : avocats, policiers, confrères… Le 26 octobre 2010, à la demande de M. Courroye qui avait clos son enquête, le procureur général de Versailles ouvre une information judiciaire pour "violation du secret professionnel". L'enquête sera ensuite dépaysée à Bordeaux, avec l'ensemble de la procédure Bettencourt. C'est dans ce cadre que le juge bordelais Philippe Darphin a sollicité, le 24 janvier 2011, l'avis de la cour d'appel quant à la légalité de la procédure.

Ce qu'a fait Courroye est hors la loi : Dans son arrêt, rendu le 5 mai 2011, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux rappelle qu'à aucun moment "l'accord des intéressés, qui n'ont d'ailleurs pas été entendus au cours de l'enquête, n'a été recueilli", ce qu'exige pourtant l'article 77-1-1 du code de procédure pénale. Comme l'indique l'arrêt, la loi du 4 janvier 2010 prévoit, elle, que l'on ne peut porter atteinte au secret des sources d'un journaliste, à moins d'exciper d'un impératif prépondérant d'intérêt public, condition qui, selon eux "n'a pas été remplie".

Les magistrats de la cour d'appel notent par ailleurs que M. Courroye, hormis la saisie des fadettes, n'a procédé à aucun autre acte d'enquête, et donc que "la condition de nécessité et de proportionnalité des actes accomplis fait défaut". Il y a, selon les magistrats, une "violation manifeste" de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 2 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. La procédure doit donc être annulée. A l'automne 2010, M. Courroye, dans un entretien au Figaro, avait pourtant assuré ceci : "Je suis pointilleux sur le respect du secret des sources des journalistes."

Quant le Monde dépose deux plaintes, Marin, celui qui avait fait appel dans Clearstream après un passage par le château, celui qui avait inventé une complicité d'inaction, celui qui avait donné son avis publiquement à Europe 1 avant le procès, classe sans suite. mais ce ne sera pas l'avis du juge Zimmermann.

Il va de soi qu'avec une police, un service de contre-espionnage, une justice telle que l'utilise le pouvoir les voyous peuvent se sentir garantis de l'impunité. Ces services agissent hors la loi. La question est : la France un état mafieux ?

 

Il nous reste moins de neuf mois pour nous débarrasser de ce pouvoir. Faisons notre Révolution en 2012, et avant si possible.
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Si vous êtes intéressés par les textes ci-dessous, vous pouvez les retrouver en cliquant sur les liens et ce totalement gratuitement car il est hors de question que je touche un Kopek sur le dos de la Sarkozye qui, étant le règne du bling bling et de l’argent roi et corrupteur, sera combattue par son contraire : la gratuité (ou en compensation faire un don à Agoravox ou vous abonnez à Médiapart). Pour simple information, si vous êtes sur iPhone ou iPad, sans flash, en haut de la page dans le bandeau vous pouvez télécharger les textes en pdf, et pour tous les diffuser le plus possible autour de vous. Pour le télécharger il y a un onglet sous le texte. Il faut vous inscrire à Issuu ce qui permet aussi de télécharger tous les textes nombreux et intéressants de ce site. Sinon vous pouvez toujours vous désinscrire ensuite. Si tout cela vous gêne je pourrais vous les envoyer par e-mail (imhotep.forumlogos@free.fr). Le texte sur Woerth est régulièrement mis à jour (aujourd’hui 16é version du 3 août 2011) :
 N’oublions jamais :
  • l’affaire Karachi
  • l'affaire Takieddine (patrimoine de 40 m€ non imposé, Karachigate, SAWARI II, MIKSA (350 millions d'euros), contrats avec la Libye et commissions occultes, tractations obscures avec la Syrie, la protection qu'il a ou a, eu selon Mediapart, de la DGSE
  • l’affaire GDF
  • l’affaire Tapie, enrichie d'évasion fiscale du magot vers la Belgique
  • l’affaire Clearstream
  • l’affaire Bettencourt
  • les affaires Wildenstein
  • l'affaire César
  • l'affaire Pleyel
  • l’affaire de Compiègne
  • l’affaire Peugeot
  • l'affaire Abdallah Senoussi, bras droit de Kadhafi, patron des services spéciaux libyens et beau-frère de Kadhafi, condamné à une peine de perpétuité en France dans l'affaire de l'attentat contre le DC10 d'UTA et visé depuis lors par un mandat d'arrêt international., que Guéant et Sarkozy ont tenté de protéger
  • les micros partis de Copé, Wauquiez, Woerth, Sarkozy etc.
  • l'affaire du Fetia Api
  • les discours de Dakar, Riyad, Latran et du Puy en Velay, la lettre de Guy Môquet, le parrainage d'un enfant de la Shoa, sur la mort de Ben Laden
  • l'invitation des dictateurs pour le 14 juillet, celle de Kadhafi avec les ors, le tapis rouge, les petits plats dans les grands, celle d'El Assad en décembre 2010, le copinage avec Dos Santos, les silences sur le Tibet, le Darfour, le prix Nobel de la paix, la présence l'ouverture des JO de Pékin et le fils Louis dans les bras de Poutine
  • les fils Pierre et Jean invités dans les voyages officiels à l'étranger (Mexique, Maroc) alors qu'ils ne représentent aucun intérêt pour le bien de la nation.
  • la gestion catastrophique de la crise Géorgienne (le Russes y sont encore et ont implanté des bases de missiles), celle de la crise financière, celle de l'Europe, celle des révolutions tunisienne et égyptienne, le fiasco libyen, l'inaction en Syrie
  • l’affaire de la Jatte, du Fouquet's payé par Desmarais, du Paloma payé par Bolloré, de la villa mexicaine, de Wolfeboro payé par les dirigeants de Prada et Tiffany, des repas au Bristol 2 fois par semaine, du voyage en Egypte …
  • l’affaire Pérol
  • l’affaire de l’Epad (et du scooter)
  • Gandrange
  • les vaccins du virus H1N1
  • les accords entre l'UMP et le Parti Communiste Chinois, l'UMP et la mairie de Paris pour payer les frasques de Chirac, l'envoi par l'UMP des bulletins d'adhésion aux restaurateurs dans la période de la baisse de la TVA à 5,5 %
  • les affaires Yade, Boutin, Copé, Juppé, Joyandet, Bertrand, Blanc, Estrosi, Lefebvre, Santini, Proglio, Amara, Laporte, Péchenard, Mitterrand, Ouart, Solly, Soubie, Richard, Fillon, Squarcini, Marleix, Charon, Longuet, Bachelot, Mignon, Morano, Giacometti, Besson, Courroye,Tron, Laroque (Baroin), Guéant (contrats avec la Libye), Dupuydauby …
  • l'utilisation du contre-espionnage pour des affaires privées
  • l'utilisation de l'Elysée pour recevoir les caciques de l'UMP et les satellites jusqu'à plusieurs fois par semaine, l'utilisation des moyens de l'Etat pour la propagande et pour préparer et faire la campagne du candidat Sarkozy, la proposition de Sarkozy à Lauvergeon d'une prime de 2 ans de salaires comme si Aréva lui appartenait et qu'il sortait l'argent de sa poche
  • les légions d'honneur (Servier, Widenstein, Desmarais, Frère, Maistre, Peugeot etc.)
  • l'Air Sarko One (250 millions d'euros dont 50 % de dépassement selon René Dosière) et ses deux fours à plus de 131 000 € (TTC et avec l'étude), le cocktail de New York à 400 000 euros, le dîner pour l'UPM à 1 million d'euros
  • la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension, et le débat sur la nationalité, le fichier EDVIGE, Wauquiez et son cancer de la société, le RSA
  • l’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007 (rémunération comme ministre de l'intérieur alors que Nicolas Sarkozy est président), l'augmentation stratosphérique, le divorce, le mariage, l'inscription hors délai sur les listes électorales, la déclaration des impôts en retard, le tout illégal ou non pénalisé
  • la circulaire Hortefeux, ses amitiés avec Takieddine, ses déclarations d'Auvergnat, celles de Guéant dont celles répétées sur l'échec scolaire des enfants d'immigrés, l'autre récidiviste, celles de Guaino (béatification, prison, etc.)
  • la nomination à la têtes des chaînes audio et vidéo publiques par le pouvoir
  • la réforme constitutionnelle
  • les ministres aussi maires ou élus, le mélange des genres, la non séparation de l'exécutif et du législatif avec le retour sans élection des députés virés du pouvoir 
  • l'irresponsabilité pénale du Président de la république
  • la position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui
  • l’affaire des sondages
  • les classements du parquet
  • les évictions des préfets pour crimes de lèse-pelouse ou de sifflets
  • la paralysie des villes et les moyens de quasi guerre (2 000 CRS pour 600 habitants par exemple) au coût pharaonique pour les déplacements du président
  • l’affaire de l’espionnage des journalistes par le contrespionnage
  • l’affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
  • la scientologie
  • l'affaire Servier dont Nicolas Sarkozy a été l'avocat. Coût 1,2 milliards à la Sécurité Sociale en plus des morts.
  • l'affaire Bongo
  • la proposition de MAM d'aide à Ben Ali et son pouvoir pendant la révolte tunisienne, les lacrymos et son voyage entre Noël et le jour de l'an et ses quatre mensonges fondamentaux, les petites affaires des parents, et Ollier (ses amitiés libyennes en plus), l'utilisation de la Libye et du Japon par Nicolas Sarkozy pour raison électorale
  • les vacances de Fillon payées par Moubarak dont la clique a détourné plus de 45 milliards de $ et dont 3 ministres ont été arrêtés pour corruption et détournement de fonds publics, et sa justification, celles Sarkozy au Maroc. Et la Ferrari prêtée en 2009 en pleine crise à Fillon, ses voyages à 27 000 € pour retourner en Sarthe alors que le train met 1h20


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Les réactions les plus appréciées

  • Par Alpo47 (---.---.---.32) 5 septembre 2011 10:43
    Alpo47

    Les politiques ont toujours eu plus ou moins de « casseroles résultant des compromis qu’ils ont du passer pour parvenir au pouvoir.
    Pourtant, depuis Chirac et encore BEAUCOUP plus avec Sarkozy, on peut effectivement qualifier le Pouvoir de »mafieux". Les valeurs qui devraient être au pouvoir,( intégrité, service public ... ) ont totalement disparu. Tous les organes du pouvoir, dont son administration, sont dévoyés pour maintenir, sinon renforcer, le Pouvoir en place. Tous les moyens sont bons.

    Souci, qui donc va rétablir un Etat de Droit ?

  • Par Peachy Carnehan (---.---.---.45) 5 septembre 2011 12:58
    Peachy Carnehan

    « Mediapart n’est pas un journal, c’est une merde. (...) Ecoute-moi. Je suis un tueur. Je suis un tueur du service Action, tu le sais cela. Arfi, je vais le dézinguer. Lui raser la barbe et toutes ses couilles. Edwy Plenel, la moustache. Je lui rase la moustache. Je l’encule. Je suis cent fois plus intelligent que toi. J’ai rien contre toi, tu écris ce que tu veux. Tu peux me diffamer. Je m’en tape. Toi, Karl Laske, j’ai rien contre toi. Par contre, Arfi, je vais le massacrer, l’enculer. Je vais le défoncer. Enculé, enculé. Tu comprends ? Je vais le tuer. Service Action. Trois balles dans la tête. Enculé ».

    Tout le charme et toute l’élégance du quinquennat de Sarkozy résumé en quelques mots.

     smiley

  • Par Krokodilo (---.---.---.7) 5 septembre 2011 10:59
    Krokodilo

    Mafieux, je ne sais pas, mais une dérive à l’italienne, assurément. Déjà sous Mitterand, sa police privée et ses écoutes, puis Chirac et son mépris de la démocratie avec le truquage des élections parisiennes, l"humiliation acceptée du judiciare avec l’étouffement progressif de toutes ses casseroles jusqu’à la mascarde actuelle, et maintenant le fond du gouffre avec l’équipe actuelle, braderie de l’Etat, des biens (hippodrome), du pognon (Tapie), des services publics, tourisme sexuel, accroissement jamais vu des inégalités entre les plus riches et les plus pauvres, non respect des lois sur le financement des partis politiques, pressions insensées sur les médias, usage des services à des fins politiques, impunité totale (Mme Lagarde ?), etc.
    On a grand besoin de quelques années d’austérité et de rigueur protestantes ; on se contenterait même de simple honnêteté et de vraie démocratie.

  • Par rosa luxemburg (---.---.---.47) 5 septembre 2011 11:41

    Ne faudrait il pas plutôt dire un gouvernement mafieux car l’état c’est nous et quand je regarde les gens autour de moi je n’en vois pas tant que cela qui trichent ?

    Comme dit Kerjean « quand je pense à tous les connards qui ont voté pour ces pourris » je comprends sa rage ,mais ce qui m’inquiète le plus c’est que les mêmes veulent voter MLP qui se pare d’une vertue qu’elle ne mérite pas et qui les embobine .

    Tous ces gens ne sont que dans l’action réaction pas dans la réflexion et ils ne voient pas que leur idole n’ira pas s’attaquer aux vices de l’empire en désignant les banksters et leurs valets et comme elle a la même politique ,puisque son but c’est de prendre le pouvoir pour le pouvoir,comme les mafieux qui nous gouvernent,il est temps ,partout où vous allez de mettre la population face à la réalitè des faits qui les esclavagisent pour qu’ils ne recommencent pas les mêmes erreurs !

    Cela devrait être la mission de tous les membres d’agoravox,qui sont plus informés que la moyenne,et même si vous pensez que les gens n’écoutent pas il en reste toujours quelque chose.La situation est beaucoup trop grave pour que nous nous taisions.

    Ce qui est le plus fou dans cette histoire c’est que ce sont les corrompus qui veulent nous donner des leçons de régles de vie ,tout est à l’envers ,mais la bulle du ras le bol va éclater comme la bulle des produits dérivés qui est en train de faire des milliers de morts en Afrique.

    Il est temps de faire comme les indignés Espagnols qui demandent un glass steagall et nous français nous devons demander plus une commission pécora du peuple ,par le peuple ,avec le peuple pour juger tous ces gangsters et pour retrouver notre dignitè !

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