Si l'invasion de Téhéran ne fait plus guère d'illusions, ses opposants soignent leurs conditions d'intervention pour les parer des plus belles intentions...
La guerre larvée à laquelle nous assistons depuis maintenant plusieurs mois approche grandement de sa phase d'action. Les vélléités israeliennes, couplées au déploiement des forces américaines au Proche-Orient, nous indiquent que le terrain est prêt pour une intervention. Néanmoins, la phase d'observation perdure à croire que seule la légitimation de cette intervention mérite d'être peaufinée.
Si les envois d'armes américaines à destination d'Israel en date de septembre 2011 et la mobilisation de GI's dans le golfe persique de novembre dernier (sans compter ceux présent chez les voisins irakiens et afghans) indiquent que les Etats-Unis et leurs alliés se tiennent prêts à intervenir, les raisons de cette intervention ne sont pourtant pas encore mûres. Le fiasco des preuves irakiennes de 2003 a laissé des traces et les Etats-Unis soignent leur entrée en scène.
La volonté des dirigeants iraniens de stopper leurs ventes de pétrole en pétrodollars a mis le feu au poudre. Des mesures ont donc été prises afin de réduire les marges de manoeuvre du régime. En abaissant progressivement les achats de pétrole iranien, les occidentaux souhaitaient ainsi asphyxier le régime des mollahs, mais ces mesures sont jugées insuffisantes au regard des multiples clients pétrophages à disposition des iraniens (notamment la Chine alors que les européens n'achètent guère plus la production perse). Ainsi, en janvier 2012, l'Union Européenne, sous pression américaine, a décidé de stopper ses transactions avec la banque iranienne afin d'assecher les crédits du régime perse. Face à ces sanctions, Mahmoud Ahmadinedjad a menacé de bloquer le détroit d'Ormouz où transite 40% du pétrole mondial (celui des Emirats et de l'Arabie Saoudite sans compter le gaz quatari). Connaissant les risques d'une telle décision pour une économie occidentale au bord de l'asphixie, le régime iranien a éviter ce piège qui lui était tendu.
Changeant leur fusil d'épaule et se tournant vers l'Asie, l'Iran à réussit à contourner les sanctions occidentales jusqu'à commercer leurs ressources pétrolifères avec l'Inde, non pas avec les traditionnnels pétrodollars, mais avec de l'Or. Cette décision, alors que la devise internationale de référence agonise, pourrait être la "provocation" de trop pour Washington. D'autant plus que la Russie et la Chine pensent également éviter l'utilisation du billet vert dans leurs transactions avec l'Iran. La dépendance indienne et chinoise aux importations de brut iranien se chiffrant en plusieurs dizaines de milliards de dollars Leur opposition à une intervention impérialiste américaine au Conseil de Sécurité de l'ONU l'atteste. Il va sans dire qu'une décision unilatérlae " à l'irakienne" des Etats-Unis, dont le modèle s'effondre 20 ans après celui soviétique, pourrait déboucher sur une possible 3ème guerre mondiale...
"Trop, c'est trop" pour les Américains qui ont multiplié les mesures d'urgence : Ainsi le 7 février le Président Obama déclarait dans une lettre au Congrès : "J'ai jugé que d'autres sanctions seraient inévitables, particulièrement au regard des pratiques frauduleuses de la Banque centrale d'Iran et d'autres banques iraniennes qui dissimulent des transactions avec les parties sanctionnées, des défaillances des mesures de lutte contre le blanchiment et de leur piètre mise en oeuvre, ainsi que du risque continu et inacceptable que les activités iraniennes font peser sur le système financier international". Voilà maintenant que la tempête économique de 2008 est mise sur le dos des iraniens. Le vendredi 17 février, dans la lignée des dernières mesures, l'administration Obama a réussit à forcer SWIFT, banque des reglements internationaux, à bloquer l'ensemble des transactions financières internationales avec l'ensemble des établissemnts iraniens, du jamais vu d'autant plus qu'offciellement cette guerre n'est pas déclarée.
En lisant entre les lignes, la gradualité des mesures prises contre l'Iran indique que les occidentaux ont désormais réussit à s'affranchir de leur dépendance face au régime iranien pour éviter d'être impacté par ces derniers. Avec cette impossibilité d'établir des transactions internationales et en sachant que l'Iran n'est pas autosuffisant en matière alimentaire, une énorme inflation, incontrolable, va commencer à toucher le peuple iranien qui ne risque pas de tarder à manifester son mécontentement face à cette famine qui se profile.
Comptons sur nos médias occidentaux pour relayer ces insurrections annoncées dans les semaines prochaines afin, qu'enfin, ce régime puisse enfin être renversé et, ainsi, rétablir l'hônette démocratie libérale qui avait cours avant la réolution islamique de 1979.

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