Quoi de plus normal que la lecture de la lettre de Guy Môquet devant les écoles françaises suscite le débat ? Qui pouvait s’attendre à ce qu’un président de droite célèbre un martyr venu de la gauche communiste ? En fait, le président de la République paraît s’inscrire dans la tradition gaulliste soucieuse depuis la Résistance de rassembler autour d’un chef des électeurs de toutes familles politiques.
Si, cependant, au-delà de ce souci de rassemblement, la lecture officielle de la lettre de Guy Môquet pose problème, c’est surtout parce qu’on peut s’interroger sur la pertinence d’une telle décision présidentielle. S’il s’agit bien de donner Guy Môquet en modèle à la jeunesse française, on peut se demander légitimement : en modèle de quoi ?
S’agit-il de défendre la liberté d’expression ?
Ce jeune homme de 16 ans, militant communiste, a été arrêté à Paris, le 15 octobre 1940, par des policiers français pour avoir distribué des tracts. Et un tragique concours de circonstances en a fait l’un des otages choisis par le gouvernement de Pétain et livrés aux nazis pour être fusillés, le 22 octobre 1941, à Châteaubriant, par représailles, deux jours après l’exécution d’un officier allemand par trois jeunes communistes. Quelle leçon entend-on donner aux collégiens et lycéens ?
S’il s’agit de les mettre en garde contre ce qui arrive quand la liberté d’expression est muselée, l’intention est louable. G. Môquet n’a jamais été arrêté que pour avoir distribué des tracts. C’est ce qui est arrivé aussi aux jeunes étudiants allemands, Hans et Sophie Scholl, membres du réseau de résistance au nazisme, « La rose blanche », qui avaient eux aussi distribué des tracts dans le hall de l’université de Munich, le 18 février 1943 : dénoncés... par l’aimable concierge des lieux, ils ont été impitoyablement décapités à la hache, le 23 février suivant. Des fac-similés de ces tracts adhèrent aujourd’hui aux pavés devant l’entrée de l’université en hommage à leur héroïsme. C’est le même délit d’opinion qui a été reproché à ces jeunes gens, français et allemands, par les régimes tyranniques de l’époque.
Mais serait-ce que la situation française en matière de liberté d’expression soit telle qu’elle mérite qu’on alerte la jeunesse et qu’on lui montre ce qui menace ? Il est vrai qu’un sondage publié par Libération, mardi 16 octobre 2007, prétend - avec toutes les réserves, bien sûr, que suscite tout sondage - que 62 % des Français pensent que... les médias sont étroitement dépendants des pouvoirs.
S’agit-il au contraire d’intimider ?
Mais la leçon de cette lecture officielle peut très bien être retournée et devenir une sorte d’intimidation : prendre le risque de mourir pour avoir seulement distribué des tracts, franchement, est-ce que ça en vaut la peine ? Ne faut-il pas plutôt veiller à ne pas s’engager inconsidérément, de manière romantique, comme le font de préférence les adolescents, dans des actions certes nobles et généreuses, mais tout compte fait stériles puisqu’elles exposent plus souvent à des morts vaines ? On est plus utile à son pays vivant que mort.
Pis ! La part de hasard tragique qui a conduit ce jeune homme à la mort comme otage choisi arbitrairement parmi d’autres par le gouvernement de son propre pays, ne doit-elle pas refroidir les ardeurs et éviter qu’on s’enflamme pour une cause, si noble soit-elle ? En somme, pourrait ainsi se résumer cette autre leçon, voyez à quoi on s’expose si on agit avec désintéressement et courage certes, mais aussi avec la fougue et l’inconscience de la jeunesse ! « Mourir pour des idées, chantait Brassens, d’accord ! mais de mort lente ! » « Les Saint-Jean Bouche-d’or qui prêchent le martyr, poursuivait-il, / Le plus souvent d’ailleurs s’attardent ici bas. / Mourir pour des idées, c’est le cas de le dire, / C’est leur raison de vivre, ils ne s’en privent pas. »
Un cas de conscience qui ne regarde que chacun
Le martyre de Guy Môquet - comme tout martyre du reste - peut-il donc être vraiment donné en exemple à la jeunesse française ? Au-delà de l’incertitude de la leçon qu’on peut en tirer, c’est surtout un cas de conscience qui ne regarde que chacun, et dont un État ne devrait pas se mêler. Cette distinction est même l’exigence fondatrice de la Démocratie. Sophocle en a livré, il y a 25 siècles, une sublime illustration avec Antigone. Celle-ci revendique face au pouvoir d’État un domaine réservé de la conscience où l’État ne peut pénétrer sous peine de la violer : ce sont, selon le langage de l’époque, ces lois ancestrales inscrites dans la conscience des hommes et qui ne regardent qu’elle seule, réplique Antigone à Créon pour justifier qu’elle ait rendu les derniers devoirs que le roi refusait par décret à son frère Polynice, mort dans un combat fratricide. Le personnage réfléchi de Sophocle ne doit surtout pas être confondu - comme le fait souvent l’École - avec la gamine immature du même nom qu’Anouilh, admirateur de Pétain, a mise en scène, en février 1944, dans Paris occupé, et qui a visé au contraire à la discréditer.
Un État a déjà fort à faire pour rendre l’ordre public qu’il organise, suffisamment aimable afin qu’en cas de menaces pesant sur son existence, les citoyens aient envie de le défendre, jusqu’à donner tout ce qu’ils ont, leur vie. Que l’État commence, par exemple, à faire en sorte que sa propre administration obéisse la première aux lois de la République au lieu de prendre exemple sur les délinquants ! Ou qu’il n’accepte pas qu’une loi, comme celle du 12 avril 2000, encourage les délateurs au détriment de leurs victimes ! Le message donné à la jeunesse française aurait au moins le mérite d’être clair. Paul Villach

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En d’autres termes et pour faire court, monsieur West, artiste conservateur et engagé dans l’hyper-répression sur les droits d’auteur, prétentieux et procédurier jusqu’à l’extrême, cherche à donner à monsieur Villach une leçon de résistance et de rebellion.
A défault de trouver cela pathétique, on peut au moins en rire
.
Matière liberté d’expression, l’intimidation qui pourrait être contenue dans l’évocation de Guy Môquet ne paraît pas évidente. En revanche, j’apprends que De ço qui calt ? a reçu ce matin un courrier électronique de la direction d’Agoravox le menaçant de supprimer sa fiche d’auteur :
http://www.agoravox.fr/auteur.php3?...
si d’autres liens avec son blog, ou des extraits de ses articles, apparaissent dans les commentaires. C’est assez choquant, car il semblerait que la direction d’Agoravox se plaint de leur nombre : mais s’ils sont toujours là depuis un bon moment, c’est qu’ils ne comportent rien d’illégal et que les auteurs et les internautes ne les ont pas trouvé si mal que ça. D’ailleurs, ce blog n’a aucun objectif commercial et les liens sont nombreux dans les commentaires des internautes sur Agoravox. Rien ne les interdit.
Et si cet auteur est censuré, il paraît normal de rappeler ses articles qui en général représentent les opinions que les modérateurs d’Agoravox n’aiment pas. Or, les trois articles refusés :
http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=79
http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=97
http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=217
sentent bien la censure politique.
Quant à la question de l’évocation de la Résistance soulevée dans le présent article, à mon avis, le problème ne réside pas dans le fait de rappeler aux jeunes l’exemple bien réel et remarquable de Guy Môquet... qui, après tout, nous change par rapport aux vedettes américanisées de la TV ! Mieux vaux que les jeunes pensent à Guy Môquet qu’aux personnages des films d’ "action" made in US.
En revanche, il faut se méfier des opérations "faire valoir" de la sarkozie qui est "très bonne" pour ce genre de manoeuvres. Sarkozy devrait lui-même donner l’exemple en refusant de cautionner l’Europe impérialiste, de s’acoquiner avec l’impérialisme US, etc...
Lire, par exemple :
Je corrige le deuxième lien du commentaire précédent, qui est en réalité :
http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=87
Nicolas Sarkozy, l’Etat et l’identité nationale (1)
Un article, précisément, sur l’identité nationale et sur Sarkozy, donc.
Je tourne toujours autour de cette phrase :
" Mais la leçon de cette lecture officielle peut très bien être retournée et devenir une sorte d’intimidation : prendre le risque de mourir pour avoir seulement distribué des tracts, franchement, est-ce que ça en vaut la peine ? "
et, franchement, elle ne me paraît pas acceptable.
Si j’étais modérateur d’Agoravox, j’aurais sans douté réagi à ce genre d’argumentation, plutôt de de m’en prendre aux articles et liens de De ço qui calt ?
Car, si on pousse cette logique jusqu’à ses conséquences ultimes, on risque d’en arriver au retrait de toute commémoration des morts de la Résistance, puisque cela revient à rappeler les dangers encourus. Si on n’a pas le droit de rappeler qu’on risquait sa vie en diffusant un tract sous l’Occupation...
Et, dans un pays voisin comme l’Espagne, Franco et ses alliés ont déclenché une guerre civile qui a fait un million de morts, parce que le peuple avait choisi la République. Alors, autant en être restés à la monarchie ??? Et ainsi de suite.
En ce moment en France, on a l’impression d’avoir affaire à une "gauche" qui, après avoir aidé Sarkozy à faire passer des paquets de lois, ne sait plus comment faire pour devenir un peu crédible.
Désolé, mais précisément la lecture des articles du blog de De ço qui calt ? : http://blog.360.yahoo.com/quicalt , paraît très utile pour rappeler ce qui s’est passé depuis l’élection de Sarkozy jusqu’à la fin août. N’en déplaise aux bien-pensants de la modération d’Agoravox.
Voir, plus bas, mon commentaire de 17h 54 dont le début suit, se référent au commetaire d’Aujourd’hui qui précède celui-ci et qui vient d’être "cache" :
Un argumentaire INADMISSIBLE
par Universitaire 1995 (IP:xxx.x2.38.50) le 18 octobre 2007 à 17H54
Le commentaire précédent fait grincer un certain nombre de dentiers, mais il me semble que la raison commande d’admettre que le "petit paragraphe" :
" S’agit-il au contraire d’intimider ?
Mais la leçon de cette lecture officielle peut très bien être retournée et devenir une sorte d’intimidation : prendre le risque de mourir pour avoir seulement distribué des tracts, franchement, est-ce que ça en vaut la peine ? Ne faut-il pas plutôt veiller à ne pas s’engager inconsidérément, de manière romantique, comme le font de préférence les adolescents, dans des actions certes nobles et généreuses, mais tout compte fait stériles puisqu’elles exposent plus souvent à des morts vaines ? On est plus utile à son pays vivant que mort... "
(fin de citation)
est INADMISSIBLE dans une république qui revendique, non seulement la Résistance, mais aussi les droits de l’homme et la mémoire de tous ceux qui se sont battus pour la liberté.
(...)
Ce qui semble soulever des réactions plus ou moins hostiles, c’est le fait que cette initiative ait été prise par Sarkozy et pas par un président "de gauche". Mais, dans ce cas, il ne fallait pas faire élire à deux reprises à la présidence de la République quelqu’un comme Mitterrand avec son passé d’extrême-droite et pro-colonial.
Lire : "La main droite de Dieu" d’Emmanuel Faux, Thomas Legrand et Gilles Perez, Seuil 1994, dont un extrait a été mis en ligne :
Villach ne dit pas quel comportement il faudrait adopter, mais effectivement l’irruption de cette lettre est très ingongrue et son sens ambigu.
La peur étant le carburant naturel de NS, je ne serais pas étonné qu’on essaie de nous intimider avec cette lettre.
Il faudrait déjà faire le ménage chez soi (bavures policières, atribution frauduleuse de marchés, détournement et manipulation de statistiques, dénigrement de minorités, etc etc..) avant de revendiquer un idéal humaniste et une conduite honnête.
Je penche pour le deuxième sens : "Franchement, cela vaut-il la peine d’aller se fritter avec la BAC pour revendiquer quelque chose, si c’est pour se retrouver avec une décharge de Taser dans les roubignoles ?"
"La peur étant le carburant naturel de NS..."
Mitterrand était mille fois pire. C’est lui qui a "poussé" le FN pour créer un épouvantail. Lisez "La main droite de Dieu" cité par Ingrid.
On peut adresser beaucoup de griefs à Sarkozy, mais prétendre qi’il aurait lancé l’opération Guy Moquet pour intimider les jeunes, comme le laisse planer l’article, n’a aucun sens. Pourquoi l’évocation de Guy Môquet devrait-elle faire peur aux jeunes ? C’est bien plus sain que la guerre de 1914-18 que les "socialistes" ont cautionnée.
En revanche, le passé de Mitterrand posait un réel problème et, de surcroît, il se faisait élire avec les voix de l’extrême-droite. Lire aussi :
http://www.agoravox.fr/article.php3...
Ségolène Royal et la "lignée mitterrandienne"
Désolé, mais après réflexion il me semble que la meilleure chose à faire serait de retirer cet article. Sarkozy n’est surtout pas un politique que j’apprécie, mais le problème est ailleurs.
Relisons donc un peu l’article :
" S’agit-il au contraire d’intimider ?
Mais la leçon de cette lecture officielle peut très bien être retournée et devenir une sorte d’intimidation : prendre le risque de mourir pour avoir seulement distribué des tracts, franchement, est-ce que ça en vaut la peine ? Ne faut-il pas plutôt veiller à ne pas s’engager inconsidérément, de manière romantique, comme le font de préférence les adolescents, dans des actions certes nobles et généreuses, mais tout compte fait stériles puisqu’elles exposent plus souvent à des morts vaines ? On est plus utile à son pays vivant que mort. Pis ! La part de hasard tragique qui a conduit ce jeune homme à la mort comme otage choisi arbitrairement parmi d’autres par le gouvernement de son propre pays, ne doit-elle pas refroidir les ardeurs et éviter qu’on s’enflamme pour une cause, si noble soit-elle ? En somme, pourrait ainsi se résumer cette autre leçon, voyez à quoi on s’expose si on agit avec désintéressement et courage certes, mais aussi avec la fougue et l’inconscience de la jeunesse ! « Mourir pour des idées, chantait Brassens, d’accord ! mais de mort lente ! » « Les Saint-Jean Bouche-d’or qui prêchent le martyr, poursuivait-il, / Le plus souvent d’ailleurs s’attardent ici bas. / Mourir pour des idées, c’est le cas de le dire, / C’est leur raison de vivre, ils ne s’en privent pas. » "
(fin du paragraphe)
Les arguments sont trop subjectifs, mais surtout il y a cette "petite phrase" totalement inacceptable et disproportionnée :
" S’agit-il au contraire d’intimider ? "
qui, de mon modeste point de vue, FROLE LA DIFFAMATION. A mon avis, il serait sage de retirer cet article du site d’Agoravox. Désolé.
Je vois que le délit d’opinion ne vous intimide pas.
L’article se contente d’examiner l’opération de cette lecture politique sous certains aspects, y compris un effet pervers. En quoi est-ce inadmissible de l’envisager ?
Ma position est celle exprimée dans les deux derniers paragraphes. Il y a dans cette lecture politique une dérive de l’État qui empiète sur le domaine de la conscience de chacun. Relisez donc "Antigone" de Sophocle, avant de publier des oukases.
Mais peut-être la démocratie n’est-elle pas le régime que vous préférez. Paul Villach.
En relisant l’article, ce que manifestement les modérateurs n’ont pas fait, on ne peut qu’être profondément choqué par sa démarche intellectuelle. L’auteur pose d’emblée la question :
" S’il s’agit bien de donner Guy Môquet en modèle à la jeunesse française, on peut se demander légitimement : en modèle de quoi ? "
Et lui donne deux réponses possibles :
" S’agit-il de défendre la liberté d’expression ? "
" S’agit-il au contraire d’intimider ? "
C’est franchement indigne d’un média qui se dit citoyen (cives - civitis), de ne pas considérer AVANT TOUT la plus simple et évidente des hypothèses : Guy Môquet est un exemple de PATRIOTISME et de CIVISME. Il combat l’occupation allemande et le nazisme. Et, si on suit ce raisonnement, Sarkozy n’a que faire de l’appartenance politique de Guy Môquet qui, de surcroît, était très jeune.
Ce qui met fin au faux débat que l’auteur de l’article essaye de fomenter.
Circonscrire ce débat à la liberté d’expression, et de manière orientée pour faire peser sur Sarkozy un soupçon absurde, relève du genre de pratiques qui discréditent un média.
Il y a pourtant bien d’autres choses que l’on peut reprocher à l’actuel président de la République. Mais ce n’est pas une raison pour écrire, et publier, n’importe quoi.
Quant à la question :
" Le martyre de Guy Môquet - comme tout martyre du reste - peut-il donc être vraiment donné en exemple à la jeunesse française ? "
elle est tout simplement hallucinante. Si Guy Môquet n’est pas un exemple positif, qui peut l’être ? L’Eglise chrétienne a bien canonisé ses martyrs, la République française honore les siens, et c’est pareil partout dans le monde.
RETIRER CET ARTICLE SERAIT UNE EXCELLENTE MESURE. Réformer la modération d’Agoravox est une nécessité évidente.
Et l’auteur revient à la charge :
"... le délit d’opinion ne vous intimide pas..."
Que vient faire le "délit d’opinion" dans ce débat ?
Vous n’exprimez pas une opinion, vous lancez un débat orienté pour en arriver à insinuer que Sarkozy a pu, de la manière la plus machiavélique qui soit, introduire cette référence à Guy Môquet pour faire peur aux jeunes. Car, comment interpréter autrement votre sous-titre : " S’agit-il au contraire d’intimider ? "
Vous n’apportez strictement aucun élément à l’appui de cette insinuation très grave, mais de surcroît vous évitez sciemment de prendre en considération la signification la plus évidente du souvenir d’un résistant.
Non, Monsieur Villach, vous ne parlez pas d’un simple "effet pervers" lorsque vous écrivez en sous-titre :
" S’agit-il au contraire d’intimider ? "
C’est une phrase qui suggère tout naturellement une intention, et ce n’est pas acceptable. Mais de toute façon, l’ensemble de l’article est inacceptable par la présentation biaisée qu’il fait de la question de l’exemple de Guy Môquet.
Décidément le délit d’opinion et la censure ont encore des adeptes.
C’est précisément de ce délit d’opinion institué par un État totalitaire que Guy Môquet est mort.
Heureusement que vous n’avez pas encore le pouvoir pour imposer vos lubies !
Bravo Messieurs les censeurs ! Paul Villach
Pardon, Monsieur Villach, mais lorsque vous écrivez :
" Décidément le délit d’opinion et la censure ont encore des adeptes. C’est précisément de ce délit d’opinion institué par un État totalitaire que Guy Môquet est mort."
vous n’êtes pâs crédible, a fortiori si on pense à la censure que pratique la modération d’Agoravox. Le problème avec votre article, c’est qu’il ressemble trop à un pamphlet destiné à insinuer que Sarkozy voulait terroriser les jeunes en rappelant le souvenir de Guy Môquet. Avec, en prime, aucun indice ni argumentaire digne de ce nom.
C’est triste d’être obligé de défendre quelqu’un comme Sarkozy pour mettre l’accent sur une simple question de déontologie. Mais on peut même se dire que, si vous aviez vraiment cherché à écrire un article sérieux, vous auriez commencé par rappeler la déclaration de Nicolas Sarkozy, le jour même de son investiture, devant le monument des Martyrs de la Résistance :
http://www.lefigaro.fr/election-pre...
« Ce qu’ils incarnent est invicible. Ils ont dit non : non à la fatalité, non à la soumission, non au déshonneur, non à ce qui rabaisse la personne humaine et ce non continuera d’être entendu bien après leur mort, parce que ce non, c’est le cri éternel que la liberté humaine oppose à tout ce qui menace de l’asservir »
(fin de citation du discours de Nicolas Sarkozy, lorsqu’il annoncé son intention de faire lire chaque année, dans tous les lycées, la dernière lettre du jeune résistant Guy Môquet, fusillé à 17 ans en 1941).
Et vous auriez abordé la notion de liberté humaine au sens large, celui de la Révolution française qui comprend le PATRIOTISME, le CIVISME et tout particulièrement la LUTTE CONTRE LE FASCISME, la lutte contre l’oppression et pour le respect des droits de l’homme, etc... D’emblée, vous nous présentez une formulation réductrice (autour de la seule liberté d’expression) qui paraît toute faite pour en arriver à la "petite phrase" : " S’agit-il au contraire d’intimider ? ".
Les modérateurs d’Agoravox ont été franchement nuls, sans doute parce que vous êtes "bien vu" chez eux.
Un conseil : retirez votre article et allez voir le blog de De ço qui calt ? : http://blog.360.yahoo.com/quicalt . Au moins, il y a là un effort de documentation et d’analyse globale, des liens et des références à l’appui de chaque élement avancé, etc...
1- Vous voulez absolument me faire dire ce que je ne dis pas, aveuglé que vous êtes par les sentiments hostiles que vous nourrissez envers la rédaction d’AGORAVOX pour des raisons qui vous sont propres. Le ressentiment n’est pas bon conseiller.
2- Je n’ai pas eu l’intention d’écrire un article qui reprît ce qui avait déjà été dit sur le sujet. Je ne fais aucun procès d’intention au président. Je souligne d’entrée que son opération s’inscrit dans la tradition gaulliste de rassemblement des familles politiques françaises. On ne peut lui en vouloir. C’est le jeu politique.
3- Me refuser le droit d’examiner la possibilité d’un effet pervers de cette lecture politique de la lettre de Guy Môquet, c’est refuser de voir les choses en face. Que vous le vouliez ou non, on ne peut écarter cette éventualité. Faut-il vous rappeler ce qu’a représenté la Résistance française par rapport à l’attitude attentiste massive d’une majorité de Français ?
4- Vous êtes tout feu tout flamme ! Bravo ! Le péril n’est pas grand aujourd’hui.
5- Je trouve que certains commentateurs ont manqué de retenue. Les bravaches et les matamores ne sont pas ceux qu’on voit agir le moment venu.
6- Et encore une fois ma position est celle que je défends dans les deux derniers paragraphes : l’État démocratique ne peut empiéter sur le domaine de la conscience individuelle sauf à commencer à verser dans le totalitarisme.
7- Si un État démocratique veut lancer des signaux clairs de son attachement aux valeurs de la Résistance, ai-je conclu, qu’il commence par abroger la loi du 12 avril 2000 qui protège les délateurs contre leurs victimes : faut-il vous rappeler les ravages de la délation sous le régime de Pétain ? Si de bonnes manières doivent être inculquées, n’attendons pas que la crise soit là, sinon on retrouvera les mêmes comportement scélérats.
Et puis il serait bon qu’un État démocratique oblige son administration à respecter toujours la loi et non seulement quand elle y a intérêt : ce serait le meilleur exemple qu’il puisse donner aux citoyens.
Et tant qu’on y est, tirons donc les leçons du procès Papon de 1998 : sachons que pour être soumis à un supérieur hiérarchique, on n’en est pas moins tenu de respecter les principes constitutionnels de notre République. C’est la motivation même de l’arrêt rendu le 13 mars dernier par la Cour d’Appel de Paris dans le procès des "écoutes téléphoniques de l’Élysée" en condamnant leurs auteurs à payer de leur poche des dommages et intérêts aux victimes qui les poursuivaient, parce qu’ils avaient commis non "une faute de service", mais "une faute personnelle" à l’occasion de leur service. Il reste à espérer que la Cour de cassation que les condamnés ont saisie, confirment cette condamnation. Une telle condamnation serait un vrai changement !
8- Pour finir, votre appel à la censure vous a identifié : "Le censeur crie ce qu’il proscrit", écrit Camus dans "La Chute". Mais je suppose que Camus ne fait pas partie de vos lectures, à ce que je vois ! Paul Villach
La dernière « réponse » de Paul Villach montre qu’il n’a aucune réelle réponse à opposer aux critiques qui lui sont adressées plus haut. Il faut donc, en effet, retirer cet article qui n’aurait jamais dû passer la modération.
Dans son article, Villach a écrit, « S’il s’agit bien de donner Guy Môquet en modèle à la jeunesse française, on peut se demander légitimement : en modèle de quoi ? », mais il aborde uniquement deux hypothèses : i) « S’agit-il de défendre la liberté d’expression ? » ; ii) « S’agit-il au contraire d’intimider ? ». Aucune analyse, ni même mention, des motifs invoqués par Nicolas Sarkozy lui-même à l’appui de cette mesure. Devant cette critique, Paul Villach se dérobe avec l’incroyable réponse : « Je n’ai pas eu l’intention d’écrire un article qui reprît ce qui avait déjà été dit sur le sujet ». Ensuite, il déclare : « Je ne fais aucun procès d’intention au président ». Pourtant, il a bien écrit en sous-titre : « S’agit-il au contraire d’intimider ? » et la « petite phrase » est toujours là au moment où je poste ce commentaire.
L’article passe sous silence l’explication fournie par Sarkozy lui-même et que Aujourd’hui a rappelée. D’après le nouveau président de la République, Guy Môquet incarne les valeurs fondamentales de la Nation : patriotisme, lutte contre le nazisme et l’oppression, dignité, défense des droits de l’homme... Pour un politicien de droite comme lui, il s’agit de présenter aux jeunes un exemple positif. Comment peut-on valablement se lancer dans des conjectures sur ce dont « il s’agit » sans examiner d’abord les explications fournies par l’auteur de la décision ?
Viennent ensuite les « effets pervers », et là Villach insiste lourdement. Poser en exemple pour les jeunes un résistant de 17 ans qui a été fusillé sous l’occupation peut avoir, nous dit-il, des effets pervers. Celle-là est également très grosse. Si on suit cette logique, il ne faudrait pas, non plus, parler de Jean Jaurès (à qui Sarkozy s’est également référé), car non seulement il a été assassiné mais la guerre de 1914-18 a eu lieu de toute façon et l’assassin a été acquitté en 1919. De qui faudrait-il parler aux jeunes ?
Mais, tout compte fait, ceux qui critiquent l’article, c’est semble-t-il parce qu’ils « nourrissent des sentiments hostiles envers la rédaction d’Agoravox », ou encore parce qu’il s’agit de « bravaches » et de « matamores », etc... Un peu léger.
L’article escamote aussi un autre aspect de la question. Il ne s’agit pas uniquement de la mémoire de Guy Môquet, mais d’une commémoration plus globale :
N.S. n° 2007-138 du 2-8-2007 NOR : MENE0701517N RLR : 554-9 MEN - DGESCO B2-3
Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; au directeur de l’académie de Paris ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices et directeurs des services départementaux de l’éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux d’histoire et de géographie et de lettres ; aux inspectrices et inspecteurs de l’éducation nationale de lettres, d’histoire et géographie et de lettres-histoire ; aux proviseures et proviseurs
Le 22 octobre 2007, le président de la République commémorera le souvenir de Guy Môquet, cet élève résistant du lycée Carnot arrêté à 16 ans en octobre 1940, puis fusillé le 22 octobre 1941 après avoir adressé, la veille de sa mort, une lettre poignante à sa mère. Cet épisode n’est malheureusement pas le seul moment tragique de cette période sombre, mais il fait partie des temps forts de l’histoire de notre pays et, à ce titre, mérite de servir d’exemple à la jeune génération.
La commémoration de la mort de Guy Môquet, de ses 26 compagnons d’infortune et de tous les autres fusillés est en effet l’occasion de rappeler aux élèves des lycées l’engagement des jeunes gens et jeunes filles de toutes régions et de tous milieux qui firent le choix de la résistance, souvent au prix de leur vie. Tous méritent que l’on se souvienne : ainsi Gilbert Dru, cet étudiant de lettres engagé très jeune dans le combat contre l’occupant nazi assassiné le 27 juillet 1944 par la Gestapo ; ou encore Jacques Baudry, Jean-Marie Arthus, Pierre Benoît, Pierre Grelot et Lucien Legros, élèves de première au lycée Buffon à Paris, qui furent fusillés par les Allemands le 8 février 1943 pour faits de résistance accomplis depuis l’âge de 15 ans.
Tous ces jeunes Français d’alors, passion nément attachés à la liberté au point de sacrifier leur propre vie pour défendre celle des autres, constituent un formidable exemple pour les jeunes d’aujourd’hui. Leur mémoire évoque les valeurs de liberté d’égalité et de fraternité qui font la force et la grandeur de notre pays et qui appellent le sens du devoir, le dévouement et le don de soi. Ce sont ces valeurs que le Chef de l’État a souhaité honorer le jour de son investiture, lors d’une cérémonie au Monument de la Cascade du Bois de Boulogne en évoquant le souvenir de Guy Môquet : “Soyez fiers de vos aînés qui vous ont tant donné ; aimez la France car c’est votre pays et que vous n’en avez pas d’autre”.
Ces valeurs de courage et d’engagement furent partagées par d’autres, à l’instar de ces jeunes allemands comme les fondateurs de la “Rose blanche”, Alexander Schmorell, Hans et Sophie Scholl décapités le jour même de leur condamnation pour avoir lutté contre le nazisme dans leur propre pays ou de tous ceux qui, un peu partout en Europe, surent faire passer leurs idéaux de liberté et de justice avant toute autre considération.
Individuelle ou collective, nationale et européenne, la mémoire de la Seconde Guerre mondiale est encore aujourd’hui une condition du vivre ensemble et c’est pourquoi le ministère de l’éducation nationale entend s’associer avec force à la commémoration du 22 octobre. C’est pourquoi je demande aux chefs d’établis sements de mobiliser les équipes éducatives autour de ce souvenir et de ce qu’il signifie.
La commémoration au cours de la matinée du 22 octobre commencera par la lecture, en classe ou en grand groupe selon le choix des établis sements, de la lettre de Guy Môquet. Cette lecture pourra être confiée à tous ceux qui, résistants ou déportés, peuvent aujourd’hui encore témoigner directement des sacrifices consentis. J’invite à cet effet les équipes éducatives à se rapprocher des fondations et associations de mémoire afin d’établir ce lien tangible entre les générations. Il sera également possible de solliciter toute personnalité dont l’engagement, le rayonnement ou la notoriété pourraient sensibiliser les élèves. Cette lecture pourra être suivie d’autres, laissées à l’initiative de chacun et choisies par exemple parmi les textes ci-joints.
Le programme se poursuivra par une réflexion collective menée dans le cadre de la classe. On exploitera notamment les thèmes liés à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale dans les programmes d’enseignement notamment d’histoire, de lettres, de philosophie. Ce sera également l’occasion de mobiliser les équipes éducatives sur l’édition 2008 du Concours national de la Résistance et de la déportation : “L’aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant la seconde guerre mondiale : une forme de résistance” (B.O. n° 17 du 26 avril 2007).
Enfin les établissements pourront mettre en place d’autres initiatives à leur convenance (évocation de lieux de mémoire, jumelages interculturels, expositions, productions de documents, etc.). Afin d’aider à la mise en œuvre de ces projets la direction générale de l’enseignement scolaire met en ligne, en partenariat avec l’association Civisme et Démocratie, des ressources pédagogiques dédiées (http://eduscol.education.fr/D0090/p...).
J’invite les chefs d établissements à adresser, à titre d’information et à fins de valorisation, copies ou descriptifs de leurs projets à la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO B2-3, 110, rue de Grenelle, 75357 Paris SP 07).
Je remercie l’ensemble des équipes éducatives de s’associer à cette commémoration et je demande aux corps d’inspection territoriale de suivre avec attention les modalités de sa mise en œuvre.
Le ministre de l’éducation nationale Xavier DARCOS
À l’évidence, vous n’escamotez pas les instructions officielles.
En revanche, vous escamotez le problème posé par le devoir de non-ingérance de l’État démocratique dans le domaine qui relève de la conscience individuelle et d’elle seule.
Les martyrologes officiels font toujours craindre le pire. Paul Villach
Les instructions officielles sont une expression du "code vrai" de l’Etat. En tout cas, en partie. Elles méritent donc d’être examinées.
Quant à la "martyrologie", ce que demande la circulaire, c’est qu’il soit rendu hommage et mémoire aux jeunes qui se sont faits tuer pour des activités de résistance à l’occupation et au nazisme. Pas seulement à Môquet, d’ailleurs. Qu’y a-t-il de choquant ?
Je vous livre une réflexion que vous trouvez dans "La Chute" d’Albert Camus (Gallimard, 1956) page 89 :"Les martyrs, cher ami, écrit-il, doivent choisir d’être oubliés, raillés ou utilisés. Quant à être compris, jamais".
À mon sens, la meilleure façon de les honorer sans arrière-pensée, c’est de travailler à un ordre politique et social pour lequel ils se sont sacrifiés. Comme ils ont été souvent victimes de dénonciation, il serait opportun, par exemple, d’abroger la loi du 12 avril 2000 qui protège les délateurs. Paul villach
@ L’auteur
Depuis la première lecture publique de cette lettre, beaucoup de choses ont été écrites sur monsieur Guy Môquet. Cependant, je n’ai pu me mettre sous la main aucune réaction de la famille directe de ce jeune homme. Approuve-t-elle ce qui peut paraître un hommage, pour les uns, une récupération, pour les autres ? Les descendants de ce jeune homme ont-ils autorisé cette vaste médiatisation sur ce qui « devait être » ou « devrait être » une correspondance privée ? Très difficile de se faire une idée juste de ce qui est raisonnable et de ce qui ne pourrait ne pas l’être.
Pierre R.
Montréal (Québec)
Si la famille n’avait pas rendu la lettre publique, elle ne serait pas publique. Cette lettre a été instrumentalisée dès le départ. Par les proches du gamin.
Au delà du fait du prince à talonettes qui a instauré ce cérémonial dans une tentative récupératoire à gauche ,
on n’insiste pas assez le fait que le jeune Guy môquet militait pour un parti d’essence totalitaire dont de nombreux membres se sont livrés à de " l’épuration " sauvage à la libération et dont on peut maintenant se dire qu’on l’a échappé belle si il avait eu seul le pouvoir !
mauvais choix qu’un militant stalinien pour représenter l’idéal de liberté ! 
je vais me faire moinser ou mon commentaire sera supprimé avec abus signalé car certains n’aiment pas qu’on leur rapelle cette vérité
Le chat, tu crois vraiment que le jeune Guy Môquet était au courant de la vérité du régime stalinien en 1940 ?
Vous moinsser alors que vous donnez une autre bonne raison selon vos critères de ne pas faire lire cette lettre ? N’y comptez pas.
Ceci dit, si cet article ne fait pas le tout le tour de la question (commentaires de Pierre et du Chat), pour ma part je l’approuve pleinement.
@La playmate demian
je suis pas obligé de me déshabiller pour qu’on s’interesse encore à moi ! 
Guy Môquet, un grand résistant ? Un martyr peut-être, mais un grand résistant faut tout de même pas pousser mémé dans le Moulin.
@EMILE
Merci Emile ,faut pas pousser non plus , grand résistant sans avoir tiré un coup de feu , ça le fait pas vraiment ! martyr ,victime civile suite à represailles de l’occupant est plus juste .
Je vous retransmets ici la réaction immédaite de Doc Gynéco, ami de notre président, à propos des tracts de Guy Môquet : "Soyez décon-tract : fumez du guimoquette !"
demian west,
"Sarkozy n’a rien inventé, puisqu’il s’inscrit dans une tradition sacrée de la République"
ah,bon ? truquer sa feuille d’impôt, tricher dans son achat d’immeuble à Neuilly, ne pas respescter le vote des français de mai 2005, c’est " s’inscrire dans une tradition sacrée de la République" ????
Là, je comprends pas tout !
où plutôt je comprends trop bien que tu n’as pas tout compris.
Plus dure sera la chute...
à west rien de nouveau,
apparemment tu n’as pas aimémon commentaire ?
aurais-je visé juste ?
en tous cas voici ma réponse : je ne suis pas président de la république, je n’ai fait aucune promesse et je ne suis pas redevable de 50 000€par mois au contribuable...
Ca te va comme réponse ?
à west rien de neuf,
tes arguments ne sont vraiment frappants aujourd’hui.
c’est vendredi, un petite fatigue peut-être ?
Bonne réflexion. Il faut de toute urgence remplacer la lecture de la lettre de Guy Môquet à ses parents par celle du poème qu’il a écrit et qu’on a retrouvé sur lui le jour de son arrestation le 15/10/1940. Un poème pas vraiment cool pour les friqués copains de Sarkoléon :
"Ces agents du capitalisme / Nous les chasserons d’ici / Pour instaurer le socialisme / Main dans la main révolution / Pour que vainque le communisme / (...) / Pour tuer le capitalisme".
Ça aurait de la gueule de faire lire ça aux lycéens. Surtout si l’empereur à talonnettes pousse l’ouverture à gauche jusqu’à proposer le ministère de l’Education nationale à Che Besançenot...
@ Le Chat
Ce pauvre gamin de Guy Môquet était un idéaliste qui n’était sûrement pas au courant de ce qu’était le communisme bolchevique réel.
D’ailleurs son poème est vraiment pas terrible. Sarkotalonnettes devrait plutôt faire lire aux lycéens le programme du Conseil National de la Résistance. P’têt’ ben que ça donnerait des idées de rupture pas vraiment sarkozyste à nos chers zenfants ?
@marsu
beaucoup d’allemands n’étaient pas au courant également , c’est toujours ce qu’on dit après... 
et des années après , il s’est trouvé un georges marchais pour trouver le bilan globalement positif ....
Marsu tu as bien raison, je pousserai même à faire connaître le texte du déserteur de Boris Vian et son pastiche par Renaud.
@ Marsupilami
Bonjour,
entièrement d’accord sur les possibilités qu’avait Guy Mollet de connaître la nature du régime stalinien : quasiment nulles..
Le militant de base qui travaillait dans son usine avait d’autres préoccupations..
Par contre, à des niveaux plus élévés dans la hiérarchie du Parti, les moyens existaient de connaître la vérité mais la terreur règnait et la diffuser était risqué..
Le risque majeur était l’exclusion : expérience aussi terrible que l’excommunication pour un Chrétien du Moyen Age..
Le degré supérieur était "l’invitation" en Union Soviétique.. Celle ci pouvait être amicale, être assortie (au début) d’une chambre à l’hôtel Lux et continuer ensuite par la Loubianka avant la visite de la Sibérie.
Encore au dessus se trouvait la possibilité d’être purement et simplement enlevé, transporté à partir du Havre dans un cargo soviétique et arriver directement à la Loubianka..
On ne peut comparer la situation à celle des Allemands dont les camps de concentration couvraient dès 1933 tout le territoire et dont chaque famille pouvait avoir un membre qui y soit passé à titre disciplinaire.*
Un travailleur qui, dans l’Allemagne nazie, se mettait à tirer au flanc, faire durer ses arrêts maladie, traîner à retrouver un emploi après s’être fait licencier, pouvait se voir condamner à un court séjour dans un camp comme Dachau, histoire de lui redonner le goût de la productivité, pour le plus grand bien de l’industrie et de l’effort de guerre national.
Nul doute que, malgré la déclaration qu’ils signaient de ne rien révéler des traitements qu’ils avaient subis, ils devaient en parler à leur entourage et ainsi contribuer à répandre la terreur que souhaitait le régime.
De telles possibilités de connaître l’univers concentrationnaire soviétique, si elles n’existaient pas pour le militant de base du PCF, étaient par contre à la portée des intellectuels et dirigeants du Parti qui visitèrent le "pays du socialisme réel".
Là, pour ceux qui découvrirent des aspects sombres du régime, les réactions furent variées mais consistèrent principalement à espérer que le régime dépasserait ses contradictions dues à une phase délicate dans la marche difficile de la "construction du socialisme" et :
Ne pas en parler pour "ne pas désespérer Billancourt"
Ne pas en parler pour ne pas donner d’arguments aux fascistes
Ne pas en parler pour ne pas briser son ascension dans l’appareil..
.. car, ne l’oublions pas, le communisme soviétique, au contraire du nazisme, était un dévoiement d’un idéal à base généreuse. Le nazisme, de son côté, abattait nettement les cartes du racisme et de l’exclusion des untermenschen de la volksgemeinschaft allemande.
Ce n’est réellement qu’à partir de 1948, au moment de la diffusion en Europe de deux documents irréfutables rédigés l’un par le transfuge Kravchenko, l’autre par Margarete Buber Neumann qui connut la Sibérie et Ravensbrück que nul ne pu plus dire qu’il "ne savait pas"
Le procès à Paris de Kravchenko contre "les Lettres Françaises"*** eut un grand retentissement et chacun, s’il souhaitait s’engager dans cette démarche, pouvait croiser les bribes d’information dont il disposait avec les faits révélés ici au grand jour..
http://www.republique-des-lettres.f... http://fr.wikipedia.org/wiki/Margar...
Pourquoi alors le choc n’est il survenu qu’avec la publication de "l’Archipel du Goulag" ?
Ceci est une autre (et longue) histoire...
Qoi qu’il en soit, le jeune Guy Môquet était au moment de son arrestation à mille lieux de ces problématiques..
gAZi bORat
* Hans Mafalda : seul dans Berlin
Un détail quand même : Guy Môquet n’était pas un "militant de base" mais le fils d’un député communiste. C’est même probablement pour ça qu’il a été choisi pour mourir.
@ lamberline
"..Guy Môquet n’était pas un "militant de base" mais le fils d’un député communiste.."
Effectivement.. Mais le contenu de sa dernière lettre ne dénote pas une "conscience de classe et des nécessités historiques" bien affirmée..
C’eut été un stalinien bon teint, il aurait bien réussi à placer un.. "j’ai confiance en la victoire du prolétariat mené par le Parti Communiste Français dans la ligne fixée par le génial Staline.." or, son texte reste plus sentimental que politique..
gAZi bORAt
Encore un article révisioniste et anti-sarko primaire qui en vient à revisiter l’histoire de la Résistance française sous l’occupation uniquement par haine de Sarkozy !
Guy Môquet est bien souvent dans toutes les villes de France ,car il reste gravé à jamais dans l’histoire de France,comme un martyr d’un régime nazi.
Oui c’est un bel hommage et nous voyons bien la dérive sectaire d’individus pres à toutes les révisions historiques par leur haine d’un homme qui a été élu par les français,pour ne pas faire lire cette belle lettre.
Oui,les professeurs doivent lire cette lettre et il ne doit pas y avoir de négationistes dans l’éducation nationale.
Et les révisionnistes qui inventent un passé colonialiste à Jean-Christophe Cambadélis pour justifier leur propagande douteuse, on doit aussi les interdire ?
Pourquoi lire cette lettre de ce jeune homme dans les établissement scolaires ?
Pourquoi ne pas lire le programme du Conseil National de Résistance du 8 mars 1944 ? Lucie Aubrac avec Maurice Kriegel-Valrimont et Germaine Tillon ont fait une lettre aux jeunes générations pour qu’elles réagissent devant la remise en cause du "socle des conquêtes sociales de la libération. Cette lettre a été édité le 8 mars 2004. En avez-vous entendu parler ?J’en doute.
Tout est bon du moment que l’on parle de notre empereur président. Ce ne sont pas les articles qui sont à vomir, c’est le personnage lui-même.
Un peu d’histoire tout simplement. Vous souvient-il du pacte germano soviétique du 23 Août 1939 ? Quelle a été l’attitude des communistes français entre cette date et l’invasion de l’U.R.S.S. en 1941 ? Guy MOCQUET n’était donc visiblement pas au courant des consignes du parti ! Je serais en fait très curieux de connaître la teneur des tracts qu’il avait été amené à distribuer en 1940 et qui lui ont valu cette arrestation.Cher Paul VILLACH, Pouvez-vous m’aider à y voir un peu plus clair ?
Le jeune Guy Môquet devait avoir encore en tête le souvenir d’un Staline volant au secours de la république espagnole contre Franco, Mussolini et Hitler. Et avec la propagande du parti communiste, la situation de guerre, à mon avis le jeune homme n’était pas conscient de la gravité des choses ni même bien informé.
@ J.M. Beau
Selon Pierre-Louis Basse, auteur d’une biographie de Guy Môquet, les tracts en question évoquaient avant tout la misère sociale :
"Des magnats d’industrie (Schneider, De Wendel, Michelin, Mercier [...]), tous, qu’ils soient juifs, catholiques, protestants ou francs-maçons, par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière, ont trahi notre pays et l’ont contraint à subir l’occupation étrangère [...] De l’ouvrier de la zone, avenue de Saint-Ouen, à l’employé du quartier de l’Étoile, en passant par le fonctionnaire des Batignolles [...] les jeunes, les vieux, les veuves sont tous d’accord pour lutter contre la misère...". Selon Wikipédia, "Ils réclament également la libération des prisonniers communistes incarcérés depuis l’automne 1939".
Est-ce que le sujet des tracts distribués importe vraiment, si l’on admet qu’entrer dans ce débat c’est considérer comme légal et légitime l’existence du délit d’opinion ?
Qu’on le veuille ou non, Guy Môquet est victime d’abord d’un régime qui fait d’une opinion différente de la pensée officielle un délit. On peut, je pense, se mettre d’accord sur ce point.
Vient ensuite le choix de ce martyr. C’est pour l’offrir en modèle de quoi ? S’agit-il d’encourager à l’héroïsme ? On sait que ceux qui s’y emploient, sont souvent ceux qui font de vieux os.
Mon point de vue est qu’ici l’État empiète sur ce qui relève exclusivement de la conscience de chacun. Paul Villach
lieutenant-colonel Beau ,
Joli votre fauteuil , c’ est quoi la marque ?
J’ ai le même fauteuil , un copain m’ a dit que c’ était du Louis II funaise .
J’ ai envoyer une photo de moi assis sur un tabouret tournant , comme ça on pourra me voir de tous les côtés en même temps .
Je vais envoyer une photo de moi assis sur un tabouret tournant , comme ça on pourra me voir de tous les côtés en même temps .
J’approuve. L’initiative de mr le président est je pense un peu douteuse. Comment doit-on interpréter cette démarche ?
Et puis ce n’est pas au président de décider du contenu pédagogique.
Depuis quelque temps, je trouve que l’état incarné par Monsieur Sarkozy outre passe ses droits dans plusieurs domaines.La lecture de la lettre de ce jeune homme courageux fait parti d’un ensemble. Les enseignants n’ont pas besoin de recevoir des ordres pour transmettre à leurs élèves des textes qui montrent le courage, l’intelligence, l’amour, d’hommes et de femmes héroïques en France ou dans le monde.
@ LCL J-Michel Beau
Mon colonel,
il est à craindre que la discipline à l’intérieur des troupes du Parti Communiste Français n’était pas toujours exemplaire..
Il ne fut pas le seul à se laisser aller à sa spontanéïté.. Peut-être connaissez-vous le cas d’Yveton ?
Cet ouvrier, membre du PCF, déposa de sa propre initiative une bombe qui n’explosa pas et fut désavoué par le parti. La République d’Algérie l’honore régulièrement mais le PCF dépose sur lui un voile discret..
http://193.194.78.233/ma_fr/stories.php?story=06/02/12/8165991
gAZi bORAt
"l’État empiète sur ce qui relève exclusivement de la conscience de chacun"
Ah bon ! Et la Révolution de 1789, alors ??? Parce que c’est Sarkozy qui a lancé cette initiative sur Guy Moquet, il y en a qui voient rouge.
Quant au Pacte Germano-Soviétique dont parle Jean-Michel Beau, la réalité est qu’il s’agit d’une affaire beaucoup plus complexe que ne le prétendent les historiens "bien-pensants".
Staline a été ce qu’il a été, mais s’il n’avait pas signé ce pacte, l’URSS aurait certainement été envahie par l’Allemagne soutenue par la France et la Grande-Bretagne. C’était le projet "initial", au moment de la montée de Hitler et Mussolini au pouvoir. Pourquoi la poolitique des nazis a-t-elle évolué depuis ? Sans doute, à cause des rivalités pour le contrôle des colonies, mais aussi du lobbying US dont les empires britannique et français étaient la cible.
@ Little Scarlett
"Pacte germano-soviétique"
Tourt à fait d’accord, cette affaire est complexe.
D’autant plus que l’URSS était en conflit à ce moment avec la Finlande et qu’un afflux de troupes japonaises en Mandchourie menaçait ses frontières à l’Est.
Par contre, l’attitude attentiste et plus que bienveillante des Etats-Unis à l’égard de l’Allemagne jusqu’à la fin 1941 ne les a pas empêché de se produire après comme les libérateurs généreux et désinteressés de l’Europe..
gAZi bORAt
Il était français avant tout et la manière que vous avez de disséquer une différence par les idées politiques m’amenent à vous demander si votre haine des communistes n’est pas la même que celle des juifs ?
Rien ne serait justifier de remettre en cause la mort d’un résistant français assassiné par les nazis.
Je sais pas si c’est une usurpation d’identité "par Lieutenant-Colonel Honoraire de Gendarmerie Jean-Michel BEAU" car vous tomberiez sous le coup de loi !
Combien d’années de prison ?????
salut le CHAT .... et bien moi,je ne te moinsserai pas ,( je t’ai plussé ) c’est exactement ce que j’aurai dit dans un commentaire ... d’autant plus qu’il y avait eu le pacte Germano Soviètique ,qui a tourné en eau de boudin après ,certes ..... Hitler a entrainé ses troupes en Urss avant l’offensive ,il a aussi été avec Staline complice de l’invasion de la Pologne ......les leaders communistes Français étaient au courant et complices autant ..... je ne nie pas que le PCF en France ait fourni un grand nombre de résistants ,mais il y a eu pas mal d’exactions ,pour diverses raisons faites par des milices communistes durant et après la guerre ..... Guy moquet était il au courant ?ce n’était certainement qu’un pauvre gamin porté par l’idéal de l’époque ,et qui s’est trouvé là au mauvais moment ..... que ce soit un gouvernement de droite ou de gauche qui récupère le contenu de cette lettre ,qu’importe ,quel message veut on faire passer ? je n’ai pas bien compris ,je pense que l’on devrait demander d’abord à sa famille un avis ,cette correspondance étant du domaine du privé ,et pour le respect de la mémoire d’un gosse qui s’est fait tuer à 17 ans !
mon Colonel ,nous avons eu un discours identique de concert ......
Je m’interesse bcp a l’histoire, je me suis penché sur la seconde guerre mondial, je reconnais que je ne connaissai absolument pas Guy Moquet, il n’est qu’une victime parmis tant d’autres. Ce qui compte aujourd’hui c’est que l’excuse Guy Moquet vien de la polemique de la lecture de sa lettre avant un match de rugby qui a fait echos. L’inquietant dans cette affaire c’est d’y voir la superficialité de notre gouvernement, le divorce de Sarkozy, la une du rugby et du football, etc etc etc. La non information, certain appel cela la peopolisation de la scene politique. Tout le monde se plain d’une societe qui se radicalise de plus en plus, les droits individuelles fondant comme neige au soleil pour diverses raisons. Se plaindre en mattant TF1 ou s’octroyant le droit d’avoir raison et l’autre tord, amenent a une societe scleroser. j’ai repondu a un article parlant du malaise au travail, c’est exactement la meme reponse car tout cela est lié. Malheureusement, vous ne savez plus faire le lien entre les causes et les evenements s’etablissant sur un seul probleme le rangeant dans une case, une separation de divers pb, l’individualisme, le malaise au travail, des medias offrant de la non information, le communautarisme. Notre pays est confronté en plus de sa a une crise internationnal majeur dont le gouvernement essai de crée une neo identité nationnal vie Guy Moquet et le sport collectif, football et rugby, une sorte de fuite en avant d’une realité ou l’individu est deconstruit et asservi par des publicités de plus en plus omnipresente qui te disent comment penser, comment aimer, qu’elle doit etre notre vie. Le facteur de depersonnalisation de l’individu et donc de la foule du a un matraquage televisuel et mediatique abrutissant avec paradoxalement l’acceptation de l’individu lui meme amene forcement a un etat dictatorial. Il faut etre honnete, si un peuple ce laisse guider par le bout de la laisse en etant asservi, le pouvoir en place deviendra totalitaire, le peuple a toujours le chef ou les elites qu’il meritent. Guy Moquet n’est rien pour l’heure, l’histoire de que les professeurs doivent lire sa lettre dans les lycées ou college c’est du cache misere. L’ecole parlons en au juste, les eleves sont extremements indiscipliné, la violence est de plus en plus omnipresente, l’ecole n’apprend pas, sa abruti le collectif, quelqu’un sait ecrire sans faute d’orthographe ? se rappel de ces cours de chimie ? connai la geographie des USA ?. NOus avons a faire un premisse de decadance fortement avancer, l’art degeneratrice, une vision violente de voir sa vie, affronter, detruire l’autre, la vision de se sentir nombriliste en soit ou ethnocentriste quand il s’agit du peuple. J’en est fini
Cher Paul Villach
Très intéressante , votre idée sur l’intimidation .
En effet , si défendre des idées en France n’est en principe plus puni de mort , cela expose à diverses autres préjudices extrêmes : ainsi le directeur de Paris Match s’est fait limoger pour reportage contraire aux intérêts du pouvoir , le rédacteur en chef de France-soir été honteusement licencié pour avoir publié des caricatures , Charlie hebdo s’est retrouvé dans un coûteux procès pour le même motif , Houellebecq a été traduit en justice pour avoir donné son opinion sur une religion , Fanny Truchelut s’est retrouvée lourdement condamnée et ruinée pour avoir soutenu l’idée qu’une tenue islamiste intégriste n’était pas une tenue de mise dans les parties communes d’un gîte rural ( pour les développements récents de cette affaire , se reporter ici : )
Et d’ailleurs , quand je dis que défendre sa liberté et ses idées en France ou en Europe n’est plus passible de mort , c’est dans la loi , mais pas dans les faits . Qui seraient donc les Guy Môcquet des temps modernes ? Qui donc est mort ces dernières années pour la défense de sa liberté , qui est aussi celle de tous ? J’en vois de nombreux : Théo Van Gogh , Pym Fortuyn , toutes ces jeunes filles , connues ou anonymes , brûlées vives , vitriolées ou victimes de " crimes d’honneur " pour avoir simplement réclamé le droit de choisir son conjoint et non de subir un " mariage arrangé " , pour avoir osé prendre un petit ami sans l’avis familial , pour avoir voulu s’habiller comme les autres jeunes filles , etc ... D’autres ne sont pas morts mais sont obligés de vivre sous protection permanente : Sifaoui , Ayan Hirsi Ali , Redecker , le rédacteur du journal danois etc ...
Que les victimes de la défense des libertés du passé ne nous fassent pas oublier celles du présent , car celui-ci a une sérieuse tendance à devenir franchement liberticide , ( avec malheureusement la complicité d’associations dont la raison sociale serait théoriquement de défendre les libertés ) on a trop tendance à l’oublier !
@ demianette
La défense des libertés , ça ne se divise pas ! Sans nul doute te réjouis-tu de l’assassinat de Théo Van Gogh et des autres que j’ai cité ?
Docdory, il aurait été objectif de dire qu’on meurt aussi pour ses origines, ou ses inclinations sexuelles.
Je trouve symptomatique de défendre les résistants morts pour la liberté de parole, mais les premières victimes de tout système dictatorial sont les quidams non conformes aux précepts idéologiques véhiculés.
Sous l’occupation les victimes étaient avant tout juives, homosexuelles, gitanes, russes ou noires. Communistes, résistants, démocrates ou autres vinrent bien aprés.
Désolé de casser le mythe des martyrs idéologiques.
@ Emile Red
Tout à fait d’accord , ma liste des Guy Môcquet de l’époque actuelle n’avait évidemment aucune prétention à l’exhaustivité !
@lieutanat-colonel Honoraire de Gendarmerie Jean-Michel BEAU et autres chats :
quelle était l’attitude de la gendarmerie à cette époque :
mon père, résistant de la première heure, fait l’objet d’une perquisition, début 43, par la gendarmerie FRANCAISE qui traque les "TERRORISTES", envoyée par un maire collabo, lui même instrumenté par sa famille spécialisée dans le marché noir, craignant qu’une libération du pays mette fin à l’odieu traffic. résultat :
pour ne pas être arrêté, et poursuivre son combat, mon père, quitte sa famille (3 enfants) pour prendre le maquis, ou il sera tué par l’ennemi sur trahison des mêmes cités ci-dessus.
alors, monsieur le lieutenant colonel honoraire, j’aimerait savoir de quoi vous voulez parler, et quels sont vos sous entendus.
s’il n’y avait pas eu quelques (très peu) Guy Moquet,quelque gaullistes, et les alliés, vous seriez aujourd’hui certainement allemand ,peut être même nazi, qui sais.
tous ceux qui ont combattu la peste noire, de quelque appartenance que ce soit, pour quelque motif que ce soit, méritent le plus grand respect.
tout propos réducteur ou révisioniste ne vise qu’à justifier les actes des tortionnaires et de leurs complices, responsables de millions de morts, de souffrances encore très vives aujourd’hui.
s’il ne tenait qu’a moi, qui suis le plus parfait des humanistes, mais sans transigence dans ce domaine, leurs auteurs devraient être déchus de la nationalité française pour indignité, par égard à tous ceux qui ont souffert.
c’est curieux de voir que nombre d’entre eux, à les lire, sont aussi plus français que les français, contre les immigrés,les juifs, les noirs, les communistes, ....sont pour les test adn....c’est curieux.
avant de parler de cette période de notre histoire, chaque français devrait se poser la question : qelle était l’attitude de mon père, de mon grand père pendant l’occupation ? nombre d’entre eux verraient se rabattre sérieusement leur caquet.
A quoi sert de lire la lettre ?? à rien. pour certains, il vaut certes mieux glorifier la france de vichy, de la collaboration, de la lacheté, et inviter dans nos meetings électoraux quelques anciens waffen SS, comme certains l’ont fait.
@ lavaddi,
vous ne pouvez mettre tous les gendarmes dans un même panier ! nombreux sont ceux qui, sous couvert de leur fonction, ont facilité les évasions, les passages de documents, la protection des filières de passage pour les juifs.
certes, il y a eu des fonctionnaires de police collaborateurs actifs ou passifs, comme ceux qui ont arrêté votre père, mais il y a eu tous ceux qui perdaient les fiches, détruisaient les documents ou les modifiaient...
nous ne sommes pas responsables de l’attitude de nos parents et grands-parents lors des guerres précedentes.
pour ma part, je suis du "bon" côté de la barrière : grand-père "héros décoré la croix de guerre à verdun", gazé par le gaz moutarde... oncles et tantes résistants, dont un oncle interne en médecine qui soignait à la lueur de la bougie les plaies faites par les balles, un oncle "mort pour la france" en mai 45... mon père né en 32 était trop jeune pour faire la guerre.
du côté de ma belle famille, étant alsaciens, les garçons ont été enrôlés de force dans la wermacht, comme plusieurs centaines de milliers d’alsaciens-lorrains : on les appelle les "malgré-nous" : ils avaient 20 ans et sont partis sur le front de l’est. pourquoi n’ont-ils pas déserté ? pour éviter que leur famille ne soit déportée. on fait quoi dans ces cas là ? on ôte la nationalité française à toutes ces familles d’alsace-lorraine ???
quand les russes ont gagné, des milliers de malgré-nous, ont pourri dans des camps qui ne valaient guère mieux que les camps de concentration nazis : les prisonniers sont rentrés de ces camps jusqu’au début des années 50, n’ayant souvent que la peau sur les os...
dans une guerre, rien n’est simple, car on pense d’abord à sauvegarder sa peau et celle des gens que l’on aime.
Mr Lavaddi bravo !
Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d’enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime.
Guy
Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"
Moquet est devenu un outil de propagande. Il ne s’agit plus de lui rendre hommage avec la lecture de cette lettre mais de l’instrumentaliser a la meme maniere qu’un Stakhanov. Des conseillers de com’ ont planche deux semaines pour trouver un symbole de l’"identite nationale" a enseigner a l’ecole. Et malgre tout vous trouvez que c’est lui rendre hommage.
@ La Taverne des Poètes (IP:xxx.x34.117.178) le 18 octobre 2007 à 11H36
"Le chat, tu crois vraiment que le jeune Guy Môquet était au courant de la vérité du régime stalinien en 1940 ? "
Si les Français avaient voulu être au courant, ils ne se seraient pas ridiculisés et deshonorés en plébiscitant le parti communiste pendant des décennies.
Mon père avait 20 ans en 1934 et, à cette époque, était au courant des massacres d’Ukrainiens par Staline (environ 2 millions de personnes mortes de faim, excusez du détail).
Vous savez comment ? Il le tenait de son curé, qui le tenait de son évêque, qui le tenait de son cardinal, qui le tenait du Vatican, qui le tenait de son service de renseignement, l’un des plus performants au monde (ancienneté oblige).
C’est tout !
Quel dommage que le vatican n’ai pas été plus performants avec le génocide des juifs dans la décennie suivante. Problème de collecte d’information ou de diffusion de celle-ci ?
pour ma part Monsieur Sarkozy aime le devant de la scène il fait feu de tout bois et surtout il aime les histoires qui font pleurer c’est son gout de la victimisation. malheureusement pour se faire il n’hésite pas à agiter un passé peu glorieux celui de la France sous l’occupation et des symboles contestés et contestables.
je vous renvois à un article du figaro qui me semble pertinent.
RIEN de plus émouvant que la lettre de Guy Môquet à sa mère avant d’être fusillé : « Ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous... » Et, pourtant, comment expliquer aujourd’hui les résistances ou les prudences de nombreux historiens à la lire dans tous les établissements ? La raison est complexe. Le Parti communiste français a fait depuis 1945 du martyre du jeune Guy Môquet un symbole de la résistance du Parti, destiné notamment à faire oublier le pacte germano-soviétique de 1939 et sa politique trouble au début de l’Occupation en 1940.
C’est dans ce contexte que s’inscrit l’arrestation de l’élève du lycée Carnot. Ce dernier n’est pas un collégien comme les autres. Militant actif, il est le fils du député communiste Prosper Môquet, qui vient d’être arrêté. Le décret-loi du 26 septembre 1939, pris par le gouvernement Daladier, a dissous le PCF, en raison de son soutien au pacte signé entre Ribbentrop et Molotov.
À l’arrivée des Allemands à Paris, des négociations secrètes vont d’ailleurs avoir lieu, en juin-juillet, entre les Allemands et les communistes dont certains sont libérés de prison, au grand dam de la police française. Mais, très vite, fin août, les négociations capotent et les Allemands laissent à nouveau carte blanche aux autorités de Vichy pour procéder aux arrestations des communistes, dont les tracts sont alors essentiellement dirigés contre le grand capital. Dans l’un d’eux, on peut lire : « Des magnats de l’industrie (...), qu’ils soient juifs, catholiques, protestants ou francs-maçons, par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière, ont trahi notre pays. » Les rafles se renforcent en octobre 1940 et c’est dans le cadre de l’une d’elles que le jeune Guy Môquet, alors âgé de 16 ans, est dénoncé et arrêté le 15 octobre. Il est alors interné d’abord en région parisienne puis au camp de Châteaubriant en Loire-Atlantique.
Lorsqu’en 1941, Hitler lance l’opération Barbarossa et envahit l’Union soviétique, les communistes français, dirigés par Jacques Duclos, décident alors de faire rapidement oublier leur attitude passée. En octobre 1941, trois attentats, à l’efficacité aujourd’hui contestée (1), sont menés à Nantes, Rouen et Bordeaux. À Nantes, le commandant des troupes d’occupation de Loire-Atlantique, est assassiné par hasard. Hitler est furieux et ordonne une répression sévère : vingt-trois prisonniers sont fusillés à Nantes ; à Châteaubriant, ils sont vingt-sept, communistes. Parmi eux le plus jeune, Guy Môquet.
Sa mort est aussitôt chantée par le Parti (Les Martyrs d’Aragon sont publiés dès 1942 aux éditions de Minuit), mais le général de Gaulle salue aussi la mémoire de Guy Môquet cité en 1944 à l’ordre de la Nation. Il est donc dans une certaine tradition « gaulliste » d’évoquer son martyre.
Vers une Histoire officielle
Parmi les réticences à lire la lettre de ce dernier, il y a chez certains historiens la suspicion longtemps entretenue sur son authenticité. Certains ont émis l’hypothèse qu’elle aurait pu être écrite par Duclos. Les originaux de certaines missives de fusillés, comme celle de Pierre Semard, fusillé en 1942, n’ont jamais été retrouvés. Formant après 1945, un enjeu crucial pour le PCF dans sa tentative de réécrire l’histoire, afin de se faire passer pour le « parti des 75 000 fusillés », certaines ont pu être, de l’avis de spécialistes, « fabriquées » a posteriori (2).
Dans le cas de Guy Môquet, l’historien Jean-Pierre Azéma, spécialiste de Vichy et membre de l’association Liberté pour l’Histoire, est catégorique. On vient de découvrir l’original qu’il a pu examiner au Musée de la Résistance de Champigny. « Jusqu’à plus ample informé, il n’y a plus d’ambiguïté sur son authenticité », affirme Azéma.
La réticence des historiens se déplace désormais sur un autre terrain : le respect de leur autonomie. La lecture de cette lettre selon eux, doit être volontaire. C’est ce qu’a demandé l’association des professeurs d’histoire-géo, relayée par Liberté pour l’Histoire. Celle-ci se mobilise désormais sur un autre front. Elle vient de découvrir l’existence d’une directive européenne, prise sur le modèle des lois mémorielles en France, et qui doit s’appliquer à l’ensemble des législations européennes. Un pas de plus vers cette Histoire officielle dont les historiens français espéraient se libérer...
(1) Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, Le Sang des communistes, Fayard, 2004. (2) Stéphane Courtois, « Luttes politiques et élaboration d’une histoire. Le PCF historien du PCF dans la Seconde Guerrre mondiale », revue Communisme, 4, 1983.
BONJOUR A TOUS
Sale temps pour les mouches !
Décidèment cette lettre de Guy Mocquet est un excellent prétexte à sodomiser les diptères .
Restons simples : Un président résolument de droite veut donner en exemple un jeune résistant communiste de 17 ans aux jeunes générations .Pour concrétiser l’affaire il demande que les profs lisent sa dernière lettre à ses parents dans les salles de classe .
Dans la plupart des pays cela se serait passé sans trop de problême comme travailler un jour férié , mais nous sommes en france pays des droits de l’homme et de l’intelligence surdimensionnée .
Paul Villach nous fait là le coup d’un procès de moscou dont malheureusement il est devenu coutumier depuis la dernière campagne électorale .
Ma position ( dont un tas de gens se foutent , mais c’est la mienne)
UN : J’aime pas le communisme pour un tas de raisons mais je respecte les résistants communistes qui ont fait largement le sacrifice de leur vie dans la résistance de diverses façons . Résister n’était pas uniquement faire sauter des trains mais affirmer sa volonté de lutter contre l’ennemi .
En cela Guy Mocquet est un résistant ;
Si on veut continuer on pourra trouver tous les arguments du monde en fonction de ses tropismes politiques .
Donc pour une fois pourquoi ne pas être candide et profiter de l’occasion pour redonner un peu d’esprit civique aux jeunes générations qui en ont fichtrement besoin .
Voila et vive notre pauvre france quand même .
Le général Cambronne nous énumère les titres des San Antonio ,
Sale temps pour les mouches en est un ,
Moche coup à Moscou un autre dard
Quelques citations de Frédéric Dard :
Il faut de tout pour faire un con .
La culture c’ est connaître cent mots de plus que les autres .
La vie commence par un trou et finit par un autre .
Ah ! si Dieu n’ avait pas fait le Malin .
Sa femme est encore bien pour mon âge .
Celle-là elle est bonne : bander c’ est bien baiser c’ est mieux .
J’ adore les nanas qui écrivent 88 888 avec leur derrière en marchant .
Les femmes franches sont celles qui mentent intelligemment .
Te fous pas de la gueule des riches , tu sais pas ce qui t’ attend !
Dans la vie ,il faut choisir , : être riche ou bachelier .
Bavarder est reposant , ça évite de parler .
Cambronne, votre impulsivité vous a conduit dans un précédent échange avec moi à des paroles regrettables. Je vous respecte. Nous avons eu des échanges précédents très courtois, enrichissants, où nous nous rejoignions. Je ne comprends pas votre attitude hostile.
Vous m’imputez des intentions qui ne sont que dans votre imagination. Méfiez-vous, c’est comme ça que fonctionnaient les procès de Moscou et de Prague.
Il vous est donc si difficile que ça d’admettre que l’héroïsme ne se commande pas, et surtout pas par un État quel qu’il soit. Quant aux martyrologes qu’on lit ou lisait dans les réfectoires des monastères après le repas, ce sont les religions qui les imposent à leur fidèles.
Je ne conçois pas un État comme une religion. Des religions, en revanche, y aspirent.
Il y a ce qui relève de la conscience de chacun et ce qui relève des prérogatives d’un État. En l’espèce, mon sentiment est que l’État se mêle de ce qui ne le regarde pas. Qu’il rende donc, comme je conclus, l’ordre public si attachant qu’on ait envie de le défendre quand il sera menacé ! Cela est de son ressort, qu’il ne s’en prive pas ! Paul Villach
@la playmate du moi
est ce vraiment rendre hommage à guy Môquet et jouer les vierges outragées quand on trolle autant de connerie sur ce fil , Tu es vraiment pitoyable ! t’as franchement aucune leçon à donner à quinconque !
@playmate
exité c’est six mois avant le mariage , enervé c’est six mois après ! c’est une grande différence ! demande à Sarko ! 
CHER PAUL VILLACH
Je pense ne pas avoir changé de comportement sur ce site et faire partie des gens modérés et respectueux des autres .Du moins la plupart du temps .Nobody is perfect .
Vous pensez que je vous en veux particulièrement mais vous avez tort ; Je suis seulement déçu depuis , je le répète , cette campagne présidentielle dans laquelle vous vous êtes engagé avec vos moyens intellectuels qui ne sont pas minces mais pas toujours avec bonne foi .Si si .
Je trouve que les arguments que vous développez aujourd’hui à propos de la lettre de Guy Moquet sont des arguties .
Vous n’aimez pas Sarkozy , c’est votre droit , ne croyez surtout pas que j’en sois coiffé même si je le défend souvent mais ne cherchez pas tous les prétextes qui se présentent pour tirer à boulets rouges.
Les enseignants ne veulent pas lire la lettre , cela ne me surprend pas . Je vais vous faire une confidence , on m’a demandé sous forme de circulaire d’aller lire celle ci dans les collèges . Je ne suis pas chaud à cause justement des enseignants ; Je n’ai pas envie de me faire mal recevoir .
Je crois que les jeunes générations sont complêtement neutralisées voire apatrides et qu’une petite piqure de patriotisme qu’il soit ou non teinté de communisme ne peut pas faire de mal .
Le fait que les personnages les mieux aimés des français tous ages confondus soient Zidane et Noah ne vous interpelle pas ?
C’est là ce qui nous différencie je le regrette mais que cela ne nous fache pas et je suis désolé de vous avoir blessé si je l’ai fait .
Bien à vous .
Cher Cambronne, que je préfère ce ton courtois à cette fulmination "à la procès de Moscou" de votre précédent commentaire !
Puis-je avec la même sérénité vous dire que vous vous trompez sur mon analyse. Mes sentiments envers le président de la République n’ont rien à voir.
J’estime que nul n’est autorisé à enseigner l’héroïsme à quiconque sinon le héros lui-même, quand il en a réchappé. Seulement, il est trop souvent privé de la possibilité de le faire.
On voit dans ce débat beaucoup de héros en peau de lapin qui ont la langue guerrière un peu facile.
Serait-ce un effet de ces "Marseillaise" hurlées à tout bout de champ sur les stades. De grâce ! Un peu de retenue et de modestie ! Les héros en paroles ne sont jamais les héros en actes !
Je suis sur la ligne d’"Antigone" de Sophocle. Ne rabassez donc pas le débat à une supposée intolérance politique. Ou alors vous n’avez pas lu mon avant dernier paragraphe.
Il existe un domaine où l’État ne doit pas empiéter sans mettre en cause le fondement même de la démocratie : la liberté de conscience ! C’est cela et cela seul que défend mon article.
Puissions-nous cher Cambronne garder ce ton amical chaque fois que nous pouvons échanger ! Car j’aime échanger avec vous. Nous ne sommes pas d’accord ? Et alors, les arguments de l’un et de l’autre sont toujours intéressants à examiner. Cordialement. Paul Villach
Merci de m’avoir rappelé à l’ordre .
Vous êtes quelqu’un de respectable et de plus vous avez peut être raison .
Je pense moi que nous avons besoin de symboles et qu’un symbole est toujours fabriqué . Jean Moulin comme un autre .
Trouver un symbole qui soit consensuel est très difficile surtout à propos de résistance où les clivages sont forts encore aujourd’hui .
Ce jeune Moquet était une bonne idée et il est dommage que cela parte en eau de boudin .
On peut tout contester ; les paroles de la marseillaise , les couleurs du drapeau etc
Je ne connaissais pas Guy Moquet , je fais plutôt dans le genre Denoix de Saint marc..... ;On ne se refait pas . Mais allez donc vendre Denoix de Saint Marc ..
Vive la république quand même .
Je n’ai aucune affinité avec Sarkozy (Ier en attendant le II), mais le 22.10.2007, avec l’appui d’une institutrice aux idées larges, je lirai la lettre de Guy Môquet à la classe de CM1-CM2 fréquentée par ma fille cadette.
Tout d’abord un diaporama présentera le contexte avec entre autres les 3 conflits qui ont empoisonné les relations franco-allemandes de la fin du 19ème siècle à la seconde moitié du 20ème. Une série d’images d’archives montrera Guy Môquet et tout ce qui tourne autour de son histoire. Il y aura ensuite la lecture du texte. Puis, un temps sera réservé à l’échange.
Nous serons en plein dans le programme d’histoire de l’année scolaire. Alors, pourquoi se priver d’une telle occasion d’intéresser les enfants à une page d’Histoire pas tant que ça éloignée d’eux ?
Du coup, même si ça m’arrache un peu la g...., je dis : "Merci, Mr le Président !". Parce que dans un village de 1.268 habitants qui a voté à 79,2% Sarkozy au second tour 2007, 27,24% Le Pen au premier tour 2002 et 23,34% au second tour 2002, ça fait du bien de voir de temps en temps les choses autrement !
bonjour,
la lettre de guy môquet est émouvante, car elle dit adieu sans grandiloquence à toutes les personnes qui l’ont aimé et qui l’aimaient. par delà la mort il incite sa famille à continuer à vivre la tête haute.
qu’il ait été communiste ou gaulliste, là n’est pas le problème, car il y a eu des centaines de jeunes ados de tous horizons politiques qui se sont dressés contre l’occupant, avec le courage insensé de leur jeune âge.
le symbole que je veux retenir de cette lettre, c’est que nous sommes tous maîtres de notre destin, et nous avons le droit et le devoir de nous opposer à des politiques qui nous paraissent uniques.
et au delà de l’aspect historique et du courage de ces jeunes gens, ce texte pourrait être étudié par nos chères têtes blondes, afin qu’ils puissent découvrir, que même avec des mots très simples, notre langue est très belle.
quand, au souhait de notre président bien-aimé, je n’en pense pas moins : c’est du racolage de bas-étage....
Mais mieux vaut que le président de la République récupère Guy Môquet, que de le voir déposer des gerbes au Maréchal Pétain, comme Mitterrand jadis.
Y avait bien Joseph Bara, mais, avec le temps, la mémoire s’efface un peu, malgré les historiens...
Pourtant, David (un vrai peintre, celui-là) en avait même peint un émouvant tableau !
Il y a aussi une jolie statue à Palaiseau, sa ville natale : bien rénovée d’ailleurs.
La mémoire de Joseph Bara, martyr de la République aura perduré pas le loin de deux siècles : pas mal !
A chaque époque ses enfants martyrs ? Alors pourquoi pas Guy Moquet , aujourd’hui...
Bien à vous
Cette affaire est grotesque, c’est une injonction personnelle de notre président qui évoque plus la lubie que la réflexion...Je ne suis pas sûr que le lecture de cette lettre d’adieu, certes émouvante, mais vierge de tout message républicain fasse progresser le sens civique de nos écoliers...Je déplore comme Cambronne la disparition du sens civique et l’occultation des devoirs du citoyen par une revendication permanente du droit à ci ou à ça...Les symboles et les exemples de vertu sont nécessaires pour forger une nation mais les actes le sont encore plus...Faire lire cette lettre en espérant inculquer les valeurs républicaines à de futurs citoyens alors que la moindre allusion à un quelconque devoir envers la nation est aussitôt moquée et qualifiée de ringarde, est une pure manipulation...Si notre président avait réellement voulu inculquer un peu de civisme à nos enfants il aurait pu, par exemple, rétablir une certaine forme de service national obligatoire...Comme toujours la traduction de la réthorique en action semble singulièrement difficile...
Dans mon commentaire (plus bas) de 17h54, je n’entends pas me référer à celui-ci de Rough, avec lequel je suis en total désaccord. On évoque des prétendus "grands rois" de l’histoire de France qui ont pour seule "mérite" d’avoir mis le pays et le continent à feu et à sang, et n’aurait-on pas le droit de consacrer un souvenir à Guy Moquet ? C’est absurde.
Le commentaire précédent fait grincer un certain nombre de dentiers, mais il me semble que la raison commande d’admettre que le "petit paragraphe" :
" S’agit-il au contraire d’intimider ?
Mais la leçon de cette lecture officielle peut très bien être retournée et devenir une sorte d’intimidation : prendre le risque de mourir pour avoir seulement distribué des tracts, franchement, est-ce que ça en vaut la peine ? Ne faut-il pas plutôt veiller à ne pas s’engager inconsidérément, de manière romantique, comme le font de préférence les adolescents, dans des actions certes nobles et généreuses, mais tout compte fait stériles puisqu’elles exposent plus souvent à des morts vaines ? On est plus utile à son pays vivant que mort... "
(fin de citation)
est INADMISSIBLE dans une république qui revendique, non seulement la Résistance, mais aussi les droits de l’homme et la mémoire de tous ceux qui se sont battus pour la liberté. Combien d’entre eux sont morts, même très jeunes ?
Doit-on refuser de rendre hommage à Spartacus et aux autres esclaves qui se sont soulevés pour leur liberté, au motifs qu’ils ont "fini" crucifiés ? Jésus aussi, d’après les Evangiles, a été crucifié. C’est un athée comme moi qui se voit obligé de le rappeler.
Et tous les martyrs du christianisme primitif, qui combattaient l’esclavagisme et l’oppression de l’époque ? N’aurait-on pas le droit d’en parler, au motif qu’ils ont été jetés aux lions, crucifiés, massacrés... ?
Et combien de révoltes des bourgeois du Moyen-Age n’ont été noyées dans un bain de sang ? Faudrait-il refuser d’en parler pour ne pas dire que la lutte contre la tyrannie demande des sacrifices ?
Et les victimes des persécutions royales, avant l’avènement de la République, et bien d’autres...
J’évoquais, en réalité, le commentaire d’Aujourd’hui de 15H08 dans le premier fin de discussion. Comme il vient d’être "caché", je le rappelle ici :
> La lecture politique de la lettre de Guy Môquet : l’État n’outrepassse-t-il pas ses droits ?
par Aujourd’hui (IP:xxx.x24.157.126) le 18 octobre 2007 à 15H08
[Cacher le texte]
Je tourne toujours autour de cette phrase :
" Mais la leçon de cette lecture officielle peut très bien être retournée et devenir une sorte d’intimidation : prendre le risque de mourir pour avoir seulement distribué des tracts, franchement, est-ce que ça en vaut la peine ? "
et, franchement, elle ne me paraît pas acceptable.
Si j’étais modérateur d’Agoravox, j’aurais sans douté réagi à ce genre d’argumentation, plutôt de de m’en prendre aux articles et liens de De ço qui calt ?
Car, si on pousse cette logique jusqu’à ses conséquences ultimes, on risque d’en arriver au retrait de toute commémoration des morts de la Résistance, puisque cela revient à rappeler les dangers encourus. Si on n’a pas le droit de rappeler qu’on risquait sa vie en diffusant un tract sous l’Occupation...
Et, dans un pays voisin comme l’Espagne, Franco et ses alliés ont déclenché une guerre civile qui a fait un million de morts, parce que le peuple avait choisi la République. Alors, autant en être restés à la monarchie ? ? ? Et ainsi de suite.
En ce moment en France, on a l’impression d’avoir affaire à une "gauche" qui, après avoir aidé Sarkozy à faire passer des paquets de lois, ne sait plus comment faire pour devenir un peu crédible.
Désolé, mais précisément la lecture des articles du blog de De ço qui calt ? :http://blog.360.yahoo.com/quicalt , paraît très utile pour rappeler ce qui s’est passé depuis l’élection de Sarkozy jusqu’à la fin août. N’en déplaise aux bien-pensants de la modération d’Agoravox.
Je veux bien que vous jugiez inadmissible de se poser la question. Il reste que les effets de manche ne changent rien à l’affaire. C’est un effet pervers que peut produire ce genre de dérive qui consiste pour l’État à venir régenter ce qui ne regarde que la conscience de chacun.
Sachez que les héros en paroles ne sont jamais les héros en actes.
Rien dans mon article ne vous autorise à conclure que l’on ne doive pas admiration et vénération pour ceux qui ont été contraints au dernier sacrifice.
En revanche, l’enseignement de l’héroïsme ne peut revenir qu’aux héros eux-mêmes, qui en général ont perdu la possibilité de le faire. Je crois que c’est Camus dans un article de "Combat" qui le dit avec raison.
Ne nous laissons pas abuser par les hâbleurs héroîques en peau de lapin, comme on en voit dans ce débat. Paul Villach
"les hâbleurs héroîques en peau de lapin"
Tiens donc, l’auteur fait de plus en plus fort. Mais mieux vaut ce que Sarkozy a fait, que les gerbes au Maréchal de Mitterrand.
Je vous rappelle le lien de cet extrait de "La main droite de Dieu" :
Oh, pardon ! J’avais oublié que la "gauche" a officiellement enterré le "grand soir"...
Je l’ai dit plus haut : la chose la plus sage à faire serait de retirer cet article. Sans vouloir vexer personne, mais la spéculation sur les intentions de Sarkozy est formulée dans des termes difficilement acceptables, quoi qu’on pense de la politique de l’intéressé.
Guy Moquet peut difficilement passer pour un résistant . Mis en prison par la police de Vichy pour avoir distribué des tracts communistes (le Parti Communiste n’étant pas encore entré en Résistance avant la rupture du pacte germano-soviétique) il a ensuite été livré à l’occupant qui voulait des otages pour "venger" le meurtre d’un de ses officiers . Pourquoi ne pas avoir choisi par exemple la dernière lettre du dirigeant du Réseau de "l’Affiche Rouge" ?
bien vu,
je pense que vous présentez bien les deux manières dont on peut interpréter cette immission totalement arbitraire dans les programmes scolaires.
je trouve choquant que le président de la république passe au dessus du ministre de l’éducation, des pédagogues et des professionnels pour venir imposer un texte ; et cela n’enlève rien à la grandeur du texte ; qu’il lui plaît bien " on pourrait dire...
je trouve que l’hyperprésidence commence déjà à peser et à montrer ses limites qui masquent à peine un certain mépris de la république.
"c’est moi le patron maintenant et j’ai un avis sur tout qu’on se le dise !!" pourrions nous résumer facilement.
"De l’Histoire et des jeunes générations"
A titre personnel, je trouve tout d’abord que, d’une part le choix de ce texte n’est pas des plus heureux, d’autre part que les conditions dans lesquelles il va être lu ne sont pas les plus propices à créer chez le public auquel il est destiné les conditions d’une réflexion..
Sans un travail préalable de préparation, il risque de passer pour une commémoration à visée moralisatrice qui risque fort de provoquer des réactions de rejet.
J’ai ainsi eu un jour l’occasion d’intervenir sur un groupe de jeunes dits "de banlieue" de la région lyonnaise sur un contenu appelé "Monde contemporain" où je devais, avec un cahier des charges plutôt large, les éveiller à l’Histoire.
Je trouvais important qu’ils soient sensibilisés à cette période de notre passé récent et avait choisi le thème de la Résistance en raison de la sortie à l’époque du film "Lucie Aubrac" tourné à Lyon et où ils pouvaient plus facilement se projeter dans le sujet grâce à la vision dans le film de lieux qui leur étaient familiers.
Nous avions visité ensemble le Musée de la Résistance et invité deux témoins, résistants déportés.
J’avais volontairement passé sous silence les camps de concentration, en raison des réactions de rejet que certains jeunes pourraient ressentir à l’évocation de la Shoah, en raison des évènements que connaissaient à ce moment précis le Proche Orient.
Je préférais que celui-ci soit abordé directement par les témoins, qui ne pourraient s’empêcher d’évoquer leur expérience à Buchenwald..
Le premier commença à parler. Il avait seize ans, n’était à cetteépoque et selon son aveu pas franchement politisé mais membre d’une organisation de jeunesse du Parti Communiste. Il s’engagea dans l’action clandestine "pour suivre les copains"..
Il raconta ensuite son passage à la prison St Paul, son transport en train puis l’arrivée à Buchenwald..
Il s’arrêta et proposa à l’auditoire de poser des questions..
Les questions, préparées préalablement, portaient bien évidemment sur la Résistance mais aucune ne fut posée sur ce sujet.
Dès la première question, le vieux monsieur raconta doucement une anecdote horrible et tous les jeunes, d’habitude plutôt "remuants" furent totalement tétanisés..
La séance dura qautre heures en place des deux prévues et, à l’issue, ils raccompagnèrent tous ensemble les deux vieillards jusqu’à leur montée dans l’autobus.
Cette rencontre alimenta leurs discussions pendant les quinze jours qui suivirent et, je pense, les marqua durablement. Ils me dirent que, ce jour là, ils s’étaient rendu compte de ce que pouvait être l’Histoire..
Les deux témoins, lorsque je les contactai par téléphone le lendemain, me dirent qu’ils avaient été très touchés par l’intérêt que les jeunes leur avait manifesté et par la qualité de leurs questions qui, je ne leur avouai pas, avaient été totalement spontanées et provoquées par le choc de la première anecdote.
La première question, provenant d’une jeune fille, avait été :
" Dans quelle langue vous parliez quand vous étiez dans le camp ? "
Et la réponse (de mémoire) :
"Le premier jour, on m’a appelé par mon numéro matricule en allemand, je n’ai pas compris de quoi ils s’agissait... Plusieurs me sont tombés dessus, m’ont roué de coups de bâton, et c’est comme ça que j’ai perdu mon oeil..
Le soir, un vieux m’a appris et le lendemain, je comptais en allemand jusqu’à dix milles.."
Je n’ai, depuis, jamais renouvelé ce type d’expériences ni continué dans la voie pédagogique mais j’avais été, moi aussi, impressionné non par les témoignages mais par ce moment de dialogue entre génération qui, je pense, ne risque pas de se produire avec la lecture imposée de la lettre du jeune Guy Môquet.
gAZi bORAt
Avec le monde de consomation à outrance servi par l’entourage de notre nouveau président,l’abrutissement permanent des pubs et des programmes sur les télé et radios visant principalement la jeunesse , la lecture de la lettre de ce jeune homme imposée aux écoliers est tout simplement indécente.Pourquoi ne pas demander à tf1 de faire de la pédagogie et de ce fait,diffuser débats et reportages sur la "vraie" histoire des français ? Non j’déconne !
Ha,encore une chose ,pour définitivement rebuter les jeunes de la culture faudrait leur faire lire un article de "démon de l’ouest".Bof.
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