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Accueil du site > Tribune Libre > La libération de la femme ne passe pas par la minijupe

La libération de la femme ne passe pas par la minijupe

Il nous est arrivé au moins mille fois, en marchant dans la rue ou en feuilletant une revue, de tomber sur une publicité mettant en scène de jeunes garçons ou de jeunes filles. On pourrait presque dire qu’il n’y a plus lieu de s’indigner, tant le phénomène est répandu.

Il convient pourtant d’analyser ce dernier très attentivement, surtout lorsqu’il s’agit de faire de la publicité en mettant en scène des femmes nues ou légèrement vêtues, car cette façon de concevoir la femme est tout simplement dégradant pour les deux sexes, masculin et féminin. Le but est bien évidemment de provoquer pour choquer et pouvoir ainsi mieux vendre le produit.

La femme, objet sexuel, doit attirer le regard du public sur la publicité, bien que n’ayant aucun rapport avec le produit ou le service (imprimante, voiture…). Elle est de plus en plus souvent représentée de façon provocante, dans des postures suggestives, à demi dénudée ou totalement nue, la demi-nudité n’étant pas toujours la plus licencieuse. Les poses sont souvent dégradantes ou indécentes : lascivité exagérée, impudeur, geste équivoque, pornographie…

Ces derniers mois, la nudité de la femme apparaît de plus en plus fréquemment et souvent dans des situations provocantes et équivoques. La publicité nous apporte de plus en plus d’agressivité, de scènes crues, dures, violentes. C’est la femme elle-même qui est parfois représentée comme un être violent et cynique. Dans le domaine de la mode, des parfums et des accessoires de luxe, la tendance est à la notoriété de la marque avant celle du produit. On fait appel maintenant à d’éminents photographes, l’esthétique des images est parfaite. Mais sous le couvert de « création artistique » il y a une surenchère dans l’indécence, la provocation voire la violence, et les limites sont souvent dépassées. On retrouve dans tous les pays européens les mêmes publicités et les mêmes tendances, sachant que les grands annonceurs sont en général de grandes firmes internationales.

Le « pornographisme » de la publicité n’utilise pas que la nudité féminine ; il met également en scène la soumission des femmes et leur asservissement sexuel. Le produit promu est associé à l’accès sexuel des femmes. Le « porno chic » joue sur tous les tabous, y compris sur celui de la pédophilie : des gamines utilisées comme mannequins sont agenouillées, jambes écartées, seins dénudés (Sisley), léchant une sucette (Lee). La « vogue sex-shop de la publicité » a été la marque de commerce de groupes comme Gaultier, Helmut Lang et Mugler. Mais aussi des marques de luxe Gucci, Versace, Dior ou Vuitton.

Les magazines pour femmes et pour adolescentes multiplient les dossiers racoleurs autour du sexe. Ces derniers véhiculent des codes et des messages à caractère clairement affichés comme sexuels voire « pornographiques ». La pornographie étant présentée comme « la » nouvelle norme de libération sexuelle des femmes voire des jeunes filles. Le sociologue remarque avec justesse : «  les magazines féminins véhiculent un message sur la sexualité qui est loin d’être subtil. C’est, en substance, le suivant : presque tout le monde sauf vous a une vie sexuelle fascinante et variée. Adoptez d’autres positions sexuelles, apprenez à aimer les actes sexuels vus dans la pornographie, amusez-vous avec les gadgets sexuels et vous connaîtrez l’épanouissement sexuel » (Richard Poulain in Apparence, hypersexualisation et pornographie).

Toutefois, le monde de la publicité n’est rien de plus que la partie émergée d’un autre phénomène encore plus déroutant : les concours de beauté pour enfants. Si, en France, ils sont désormais interdits pour les moins de treize ans et soumis à autorisation préfectorale pour les 13-16 ans, il suffit de taper les mots clés « concours mini miss usa » sur You tube pour accéder à une flopée de vidéos évocatrices du phénomène. Dès leur plus jeune âge, parfois quelques mois seulement, les fillettes sont présentées à un jury et rivalisent de strass, de sourires et de bisous pour séduire et remporter le sacre de la reine suprême de beauté.

Les parents perçoivent ces concours comme une activité quelconque, au même titre qu’un sport par exemple. Ils y voient parfois une possibilité pour leur fille de s’émanciper et se socialiser. Mais si le jeu est une activité essentielle chez l’enfant parce qu’il sollicite sa créativité et son imagination tout en développant sa capacité physique, que dire des défilés en talons hauts pointure 29, robe affriolante et démarche déhanchée ? La frontière entre le monde enfantin et adulte tombe et les repères de l’enfant s’en trouvent bouleversés. Il est évident que ces spectacles n’ont pas été conçus pour les plus petits, mais comme des produits de consommation destinés à rapporter le plus d’argent possible à leurs organisateurs. L’enfant et sa famille sont ici des objets jetables. Car ici, respect de l’adversaire ou coopération ne figurent pas vraiment au programme. La pression est parfois portée à son comble comme par exemple, lors des cérémonies de « découronnement » durant lesquelles les lauréates de l’année précédente remettent leur titre en jeu. Au moment de se défaire de leur couronne, ces « reines » d’un temps sombrent souvent en larmes. Sans compter les pleurs de celles qui n’accèdent jamais au podium. Avec des conséquences néfastes liés à ces échecs : « ils sont sources d’une perte de l’estime de soi et d’une culpabilité chez nombre d’enfants perdants, autour d’une faute tout à fait imaginaire (ne pas être la plus belle) », explique Jean-Yves Hayez.

L’hypersexualisation de notre société qui n’hésite plus à diffuser les codes de la pornographie sur les écrans comme sur les murs, a des conséquences culturelles et sociales rarement soulignées. Elle véhicule une image dégradante de la femme et ce, quel que soit son âge. Cette image est associée à celle du mâle dominant, ce qui va à l’encore des comportements égalitaires et respectueux dans les couples… et la vie en générale.

Capitaine Martin


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68 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 7 mars 09:02

    « L’hypersexualisation de notre société qui n’hésite plus à diffuser les codes de la pornographie sur les écrans comme sur les murs, a des conséquences culturelles et sociales rarement soulignées. »


    Le syndrome de Cologne, de Bayonne, de Pamplune ?
    Si une société exhibe aussi violemment ces modèles et ces idéaux, il ne faut pas reprocher aux jeunes étalons saturés de testostérone de se laisser aller !

    • Sarah Sarah 7 mars 11:28

      Ben voyons. Qu’est-ce que ne diraient pas certains pour tout excuser smiley


    • Le chien qui danse 7 mars 12:21

      @Sarah

      Et la libération ne doit critiquer la viande à l’étalage...


    • geronimo44 7 mars 19:02

      @Sarah
      moi ce me déranges pas, au contraire , c’est la vie d’aujourd’hui, on n’est plus au moyen-âge,

      les jeunes filles elles font ce qu’elle désires, meme si ca déranges certains, elles sont libres,

      moi a mon age, quand j’avais 20 ans, j’aurais aimer, faires des choses pas communs, mais j’etais trop timides, et aujourd’hui je regrettes, profitez de la vie , love


    • JL JL 7 mars 09:25

      « ...publicité en mettant en scène des femmes nues ou légèrement vêtues, car cette façon de concevoir la femme est tout simplement dégradant pour les deux sexes, masculin et féminin. Le but est bien évidemment de provoquer pour choquer et pouvoir ainsi mieux vendre le produit. »


      Cachez ce sein que je ne saurais voir ...

       smiley

      Je ne savais pas que des auto-proclamés communistes pouvaient être aussi coincés. Non seulement la nudité d’une jolie femme n’a rien de choquant mais en plus, il ne s’agit que de papier sur les murs ou dans les magazines.

      N’y a-t-il pas d’autres combats plus importants ? Resistance, EI, évangélistes même combat ?

      • Sarah Sarah 7 mars 11:30

        J’ai l’impression que certains commentateurs et notateurs - tous à cette heure-ci - n’ont pas compris l’article ; il est vrai que le titre ne correspond pas au contenu. Ce n’est pas la minijupe qui est en cause.

         

        Ce qu’il dénonce est l’utilisation de la femme comme objet sexuel dans le seul but d’enrichissement de quelques individus ou compagnies sans scrupules.


      • aimable 7 mars 11:53

        @Sarah

         ils ont oublié que la femme était aussi leur mère , donc plus précieuse que le fric


      • JL JL 7 mars 12:33

        @Sarah,


        y a pas de femmes qui bossent dans la pub ?

      • Gasty Gasty 7 mars 14:24

        @JL

        Bonne interrogation !
         Il y a entre une femme et un homme des différences qui bien entendu ne doivent pas être un obstacle à l’égalité des sexes.Mais je trouve qu’il y a pas mal d’hypocrisies dans tout ça.
        Parce que je n’ai jamais vu une belle femme vouloir séduire un homme en lui montrant ses capacités intellectuelles... et l’inverse aussi.Une femme qui chercherait à séduire un homme qui lui ne chercherait pas à s’en plaindre de par sa nature de mâle devrait accepter que l’on puisse le considérer comme une vulgaire bite sur pattes ? Allons dont !...
        J’ai comme l’impression que tout le monde y trouve son compte et que tout le monde est responsable de cette situation...hommes et femmes.


      • lermontov lermontov 7 mars 15:44

        @ aimable

        Arrête ton char, Djizeuss, on t’a reconnu.


      • JL JL 7 mars 15:46

        @Gasty, bonjour,

         
        juste un petit détail sur ça : ’’tout le monde est responsable de cette situation.’’
         
        Je remplacerais volontiers le mot ’’responsable’’ par ’’tout le monde y trouve son compte, excepté les tartufes et les fous de dieu’’.
         
        La pub c’est comme le reste : tout sauf la vérité, il n’y a que ça qui ne se vend pas, merci Boris.

      • Etbendidon 7 mars 15:47

        @Sarah
        ah, ah, ah, ah, ah jolie Sarah
        Et vous ???
        Vous n’utilisez pas l’image de la femme envoutante comme avatar !
        Un avatar qui a changé plusieurs fois si je ne me trompe ???
        Dans le seul but de .....
         smiley  smiley  smiley


      • aimable 7 mars 17:37


        lermotov

        j’ avoue , ne pas connaitre ce monsieur, je devrais  ?


      • Fergus Fergus 7 mars 19:21

        Bonjour, Sarah

        Je vous plusse sans la moindre hésitation !

        Dommage que des femmes elles-mêmes participent aux dérives dénoncées à juste titre par l’auteur de l’article. Par exemple celle qui a fait exhiber durant des semaines des jeunes femmes en sous-vêtements dans les vitrines d’un grand magasin parisien du boulevard Haussmann.


      • JL JL 7 mars 20:09

        Avec des mentalités pareilles, bientôt vous demanderez d’habiller les statues dénudées dans les rues pour faire plaisir aux princes arabes en visite !? 


        Et après, même en l’absence de princes arabes ?


         



      • arthes arthes 7 mars 20:13

        @Gasty

        C’est faux...Pour la simple raison qu’un homme, en général, ne s’intéresse pas a l’intellect

        pas plus qu’à l’esprit et aux qualités d’âme d’une belle femme, ni à devenir son ami, mais essentiellement à son cul et à la baiser c’est dommage.


      • mmbbb 7 mars 20:23

        @Sarah «  La femme, objet sexuel » c’est un poncif ecule Il me semble qu elles trouvent une contrepartie en l’occurrence un attrait pecunier d’une part et que ces femmes ne sont pas obligees de se dévétir s i elles ne l’entendent pas Je vous ferais remarquer a toute fin utile que la mode du modele feminin ( corps etique ) est véhiculée par des magazines feminins dont les les directeurs sont feminins Ce ne sont pas les hommes qui ont obliges les femmes a prendre du Mediator comme coupe faim , comme ce ne sont pas les hommes qui obligent les femmes a la chirurgie esthétique qui dénature le plus souvent Ce ne sont pas non plus les hommes qui obligent les femmes a fumer ( la courbe de mortalite se rejoignent ) etc Il faudrait tout de meme assumer vos choix au lieu de vous poser en eternelle victime du « systeme »


      • rocla+ rocla+ 7 mars 20:25

        @mmbb

        @Sarah « La femme, objet sexuel » c’est un poncif éculé ,,,


        Euh ... on écule pas les poncifs ...



      • mmbbb 7 mars 20:50

        @rocla+ " quoique


      • mmbbb 7 mars 21:01

        @Fergus la bijection est aussi vraie j’ai entendu le meme discours de la bouche de certaines femmes ou le male etait un gibier Quant a notre epoque elles ne prennent guere de disposition lorsqu elles veulent larguer leurs jules Elles peuvent aussi mechantes Je connais l’une d’entre elle ayant deposer une requete « pouur fraude fiscale » aupres des services fiscaux puisqu elle voulalt simplement embellir la vie de celui qui l’avait aime auparavant


      • César Castique César Castique 7 mars 10:22

        Chez les Bolchos, la libération de la femme passe par le bleu de chauffe, le balai de riz et le ramassage des déjections canines


        • sarcastelle 7 mars 10:44

          @César Castique qui a écrit : « déjections canines » 

          .
          Un reste de politiquement correct ? smiley

        • César Castique César Castique 7 mars 16:41

          @sarcastell




          « Un reste de politiquement correct ? »


          Non, non, une adaptation du langage aux réalités sociales. 


          Si, chez les cocos, le ramassage des déjections canines libère la femme, en bourgeoisie, le ramassage des merdes de chiens avilit l’immigré clandestin..

        • Etbendidon 7 mars 10:27

          Salut MAO capitaine Martin (capitaine de quoi, de pédalo ?)
          Ah y a pas à dire, vous les cocos vous êtes toujours en tête du wagon de .... queue
           smiley
          Alors que des millions de sans culottes (et sans minijupes) s’apprêtent à défiler mercredi
          Vous, vous nous parlez de la minijupe des sixties ????
           smiley
          Le Q ça fait vendre vous savez, c’est meme ce qui mène le monde (avec le fric)
          Mettez une paire de gros nibards et un mec avec abdos tablette de chocolat (donc pas de sexisme) sur vos tracts, vous verrez tout le monde (enfin presque) prendra votre tract

          Mais bon en finissant votre nartic (pondu à grand peine) : Elle véhicule une image dégradante de la femme et ce, quel que soit son âge
          J’AI COMPRIS vous demandez le port du NIQAB pour toutes

          Un arriéré qui surgit hors de la nuit
          Court vers le passé au galop
          Toujours à la pointe du progrès
          Coco, coco

           smiley


          • sarcastelle 7 mars 10:40

            Cet article semble provenir tout droit d’un journal des années 70. 

            Comme le portait qui sert d’icône au rédacteur, d’ailleurs. 
            Rafraîchissant ! 

            • sarcastelle 7 mars 10:40

              @sarcastelle


              « portrait »

            • Aristide 7 mars 10:45

              La libéralisation de la femme passe par sa liberté de porter ou non la mini jupe.


              • lermontov lermontov 7 mars 15:45

                @ Aristide

                Whao, Aristide sait faire des calembours. Bravo, Aristide !


              • Aristide 7 mars 19:12

                @lermontov

                Whaouuu, il a sorti sa vanne à deux balles ...

              • Gasty Gasty 7 mars 11:12

                Récemment j’ai acheté une voiture dont je n’avais pas besoin. Je sentais au fond de moi que j’allais enfin pouvoir m’épanouir. Je me souviens encore du désir que j’ai eu de l’acheter. Je me souviens encore de cette fille splendide assise sur la carrosserie. Lors de la remise des clés ils m’ont offert une roue de secours à la place.Et je suis parti avec la [CENSURE] documentation technique sous le bras.


                • Jeekes Jeekes 7 mars 11:39

                  J’hésite sur le message délivré par cet article.

                  J’en suppose deux thèmes qui n’ont que peu de chose à voir l’un avec l’autre.

                  Bon, en tout cas j’adhère au moins au ras-le-bol de l’auteur sur l’envahissant usage de la nudité dans la pub et, plus encore, sur sa dénonciation des dangers que font courir ces concours de merde (mini miss) à de toutes petites filles dont les parents devraient avoir des comptes à rendre à la justice... 


                  • Sarah Sarah 7 mars 11:39

                    @l’auteur

                     

                    Bravo pour votre article.

                     

                    Sachez que beaucoup de femmes ne régissent pas comme ces commentateurs ; leur sentiment est "C’est moi qu’on expose."

                     

                    Je n’achète pas à ceux qui utilisent de tels procédés, même si leurs produits me vont bien.


                    • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 7 mars 11:59

                      @Sarah

                      « Je n’achète pas à ceux qui utilisent de tels procédés, même si leurs produits me vont bien. »

                      Ces procédés sont le fondement de la publicité et du marketing : jouer sur des leviers inconscients de désirs érotiques pour déclancher la volonté de psossession pas l’acte d’acat. Vous ne devez pas acheter grand chose, ou alors vous vivez en Corée du Nord.

                    • arthes arthes 7 mars 12:20

                      @M de Sourcessure

                      Ces leviers ne fonctionnent pas de la même manière sur tout le monde c’est tout...Ces leviers dont vous parlez , tout le monde n’en est pas dupe ni l’esclave...Associer la possession d’autrui à la sexualité reste archaÎque cela dit, même si il s’agit d’une réalité, hélas, dans nos sociétés et un fondement des relations de couple, encore hélas...Mais pourquoi faire comme tout le monde quand le modèle collectif ne convient pas à ce qu’on sent en soi hein ? 

                      Peut être êtes vous facilement très émoustillé à la vue d’une belle plante mise en valeur en mini jupe, mais c’est très intéressant de se contrôler aussi, je ne veux pas croire que les hommes sont tous des bites sur pattes qu’il convient d’appâter et qui se laissent prendre aux pièges publicitaires comme des benêts.


                    • Le chien qui danse 7 mars 12:25

                      @arthes

                      Certes, certes, mais ça indique aussi aux petites filles le comportement qu’il faut avoir pour susciter le désir et croire en la valeur qu’on leur attibue, ça marche dans les deux sens le conditionnement.


                    • sarcastelle 7 mars 12:32

                      @arthes

                      Ajoutons que bien des hommes restent parfois perplexes devant l’étalage vulgaire d’une minijupe, et ne se cachent pas de trouver une vraie jupe ou robe autrement plus seyante et inspirante. 

                    • Gasty Gasty 7 mars 12:45

                      @sarcastelle

                      D’ailleurs, je me demande pourquoi en plein hiver on peut encore voir des mini jupes. Personnellement il ne me viendrait pas à l’idée de mettre un short. Que je réserve pour l’été, et je ne suis pas le seul. Il faut dire aussi qu’ainsi vêtu, je n’aurais rien de séduisant non plus.


                    • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 7 mars 12:51

                      @arthes

                      « Associer la possession d’autrui à la sexualité reste archaÎque »

                      Félicitations : vous venez d’accéder au statut d’ange immatériel.
                      Vous n’avez pas d’hormones, vous ne vous mettez jamais en colère, vous n’éprouvez pas de plaisir e, mangeant ni de vertige en buvant. 
                      Tout ça est archaïque.
                      Les besoins vitaux (manger, boire, se reproduire, rester en vie) et les sentiments de base (peur, joie, tristesse, colère) sont tellement archaïques que nous les partageons avec les autres anthropoïdes. Mais vous, pas de problème, puisque vous êtes immatériel.


                    • Sarah Sarah 7 mars 12:54

                      @M de Sourcessure

                      "Ces procédés sont le fondement de la publicité et du marketing"  : non, la publicité peut utiliser cela mais peut aussi et surtout vanter les mérites du produit : composants du parfum, tenue dans le temps, effets, douceur, beauté, matière et qualité du tissu, choix des couleurs...

                      Elle peut utiliser un mannequin sans l’exposer de manière dégradante ou pornographique.


                      "déclencher la volonté de possession" : oui, mais vous pouvez avoir envie de posséder un modèle de voiture pour des raisons de prestige, pour paraître l’égal des riches qui ont le même modèle et par forcément parce qu’il y avait une poupée déshabillée sur le capot.


                      "Vous ne devez pas acheter grand chose" : ne vous inquiétez pas pour moi, il y a suffisamment de bons produits et de fabricants qui n’utilisent pas ces images.


                    • Shopi 7 mars 13:58

                      @M de Sourcessure
                      je ne vis pas en Corée du Nord, mais comme Sarah je n’achète pas de produits dont la pub me déplait.
                      Et en général, m’efforce de ne pas acheter de produits qui font beaucoup de pub.
                      Je vis très bien, sans me priver de quoi que ce soit...
                      Ma théorie, qui n’engage que moi, c’est qu’à partir du moment où un fabriquant fait de la pub pour un produit, c’est que son produit est plutôt nul et qu’il est donc nécessaire de l’enrober de slogans et photos afin d’attirer le consommateur.

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