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Accueil du site > Tribune Libre > La loi Taubira : inconstitutionnelle, liberticide et négationniste

La loi Taubira : inconstitutionnelle, liberticide et négationniste

Le 10 mai 2001 était adoptée la loi dite Taubira, du nom de la députée Christiane Taubira qui en est à l’origine. Cette loi, promulguée le 21 mai suivant, est l’une de ces lois mémorielles que nous avons déjà dénoncées à plusieurs reprises comme étant injustes et liberticides. La loi Taubira, en effet, viole à la fois le droit, l’histoire et la liberté.

Sur le plan du droit, d’abord, cette loi transgresse les articles 34 et 37 de la Constitution. Le premier énumère les champs de compétence du Parlement et le second stipule que tout ce qui n’est pas expressément mentionné dans l’article 34 est interdit au pouvoir législatif. Or, l’interprétation à donner à tel ou tel événement historique ne figure pas au nombre des attributions du Parlement. C’est pourtant ce que fait la loi du 21 mai 2001 en qualifiant un événement de « crime contre l’humanité ». Son texte est clair :

« Article premier. La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe […] constituent un crime contre l’humanité. »

Ensuite, la loi Taubira stipule :

« Article 2. Les programme scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l’esclavage la place conséquente qu’ils méritent. »

Peu de lois sont sans doute aussi mal rédigées ! Car que signifie le mot « conséquente » ? Qu’est-ce qu’une « place conséquente » dans les programmes scolaires ? Est-ce deux heures ? Deux mois ? Un trimestre ? Une année scolaire entière ? Quiconque juge, de son point de vue tout particulier, que ces phénomènes historiques ne reçoivent pas dans l’enseignement la « place conséquente » à laquelle ils ont droit, peut ainsi porter plainte. C’est donc l’arbitraire le plus total qui est institué.

Enfin, toujours d’un point de vue juridique, la loi Taubira viole le principe de non rétroactivité des lois figurant dans l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « Nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit. » Certes, les auteurs de la traite n’ont plus rien à craindre – ils sont morts depuis longtemps. En revanche, ce qui est rétroactif, comme toutes les lois mémorielles d’ailleurs, c’est la définition même du crime. Celui-ci est en effet qualifié, avec un concept totalement étranger aux mentalités et aux sociétés dans lesquelles il a eu lieu, cinq siècle plus tard !

Cette rétroactivité aboutit au péché mortel d’anachronisme. Ce qui nous mène à la deuxième série d’atteintes faites par la loi Taubira, celles faites à l’histoire. L’anachronisme consiste à appliquer un concept élaboré en 1945 – le « crime contre l’humanité » – à une réalité vieille de plus de cinq siècles, à savoir la traite négrière atlantique et l’esclavage pratiqué par les Occidentaux. Il faudrait, en toute logique, que les Grecs condamnent, par une loi, leurs ancêtres de l’antiquité, pour le « crime contre l’humanité » qu’ils ont pratiqué. George Washington et Thomas Jefferson sont à mettre sur le même plan que Göring ou Himmler puisqu’ils commirent un crime contre l’humanité, comme eux : les premiers en possédant des esclaves, les seconds en participant activement au génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Une autre absurdité historique réside dans la datation du phénomène concerné. Relisons le texte en effet : « La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, […] constituent un crime contre l’humanité. » L’on sait que la France n’est entrée dans la traite négrière qu’à partir du XVIIe siècle. Non seulement la France se substitue à d’autres pays pour condamner des horreurs passées, mais en outre elle devrait se sentir coupable pour des crimes qu’elle n’a pas commis ! On nage en plein délire…

De plus, la loi Taubira passe volontairement sous silence à la fois la traite musulmane – qui fut le plus important commerce négrier de l’histoire – et la traite interafricaine. C’est clairement un mensonge puisque le texte introductif de la loi évoque la qualification en « crime contre l’humanité », « de la traite et de l’esclavage », sans autre précision, ni temporelle, ni de lieu, c’est-à-dire la traite et l’esclavage en général, de tous temps et de tous pays. Pourtant, dès l’article premier, seule la traite et l’esclavage occidentaux sont évoqués. La conclusion est claire : seul l’Occident a commis ces horreurs. L’odieuse accusation de « crime contre l’humanité », étrangement, n’est donc valable que pour les Blancs en général et pour les Français en particulier. Il s’agit en conséquence d’une loi discriminatoire et raciste dans la mesure où elle réduit les phénomènes concernés à une opposition entre Blancs et Noirs, ce qui, historiquement, est totalement faux.

Seuls les Blancs devraient se sentir coupable. Les Noirs restent dans leur position de victime. Position profitable. Car, en vertu de l’article 5 de la loi Taubira, toute association peut engager des poursuites visant à « défendre la mémoire des esclaves et l’honneur de leurs descendants ». Mais qui sont les descendants d’esclaves ? Ont-ils un arbre généalogique qui prouve, de manière irréfutable, leur filiation avec un esclave ? N’y a-t-il pas, aussi, parmi les Noirs de France, des descendants d’esclavagistes puisque les Africains furent aussi des négriers ? Jusqu’à quand aura-t-on des « descendants d’esclaves » ? Mais surtout, cette victimisation est avantageuse car elle sent la bonne odeur de l’argent – celui du contribuable. Car qui dit victime dit possibilité de revendiquer un droit à une réparation, qui ne peut être que financière.

Cette loi contribue à l’éclatement du corps social en sacralisant les mémoires, en les portant aux nues, en les exacerbant, poussant d’autres catégories de la population à réclamer leur privilège mémoriel. Elle agit exactement dans le sens contraire de l’histoire qui, rappelons-le, vise justement à mettre de la distance entre le passé et le présent par la compréhension, l’analyse, la recherche. L’histoire vise à se libérer du fardeau du passé pour mieux l’assumer et avancer [1].

Mais le sommet dans l’erreur historique est atteint par l’article premier qui affirme que l’esclavage et la traite ont été pratiqués « contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes ». Donc, selon madame Taubira, les Indiens d’Amérique – les « Amérindiens » – ont été victimes de la traite transatlantique. Selon elle, les Amérindiens auraient été transportés d’Amérique en Afrique… Et comme toute loi par nature est contraignante, elle oblige donc à mentir et à ne pas faire ou dire le contraire de ce qu’elle prescrit. Si vous osez dire qu’aucun Amérindien n’a été déporté en Afrique entre le XVe et le XIXe siècle, vous êtes sous le coup de la loi. Si vous rétablissez la vérité historique, vous êtes hors-la-loi…

En définitive, cette loi est une falsification de l’histoire, un double mensonge, un mensonge explicite par l’intégration des Amérindiens dans la traite transatlantique, et un mensonge par omission car, d’après elle, seule la traite occidentale a existé, les autres n’ayant jamais eu lieu. C’est donc une loi négationniste.

Enfin, troisième viol, celui de la liberté. Il est désormais interdit d’exprimer son désaccord avec madame Taubira et l’idée que la traite transatlantique ne fut pas un crime contre l’humanité.

Olivier Pétré-Grenouilleau, spécialiste reconnu de l’histoire des traites négrières et de l’esclavage, a été victime, en 2005, de l’attaque au pénal par deux associations, le Collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais et le Collectif des fils et filles d’Africains déportés. Celles-ci lui reprochèrent d’avoir publié un livre et d’avoir exprimé son opinion dans un journal.

Dans son ouvrage intitulé Les Traites négrières. Essai d’histoire globale, l’historien a étudié, comme le titre et le sous-titre l’indiquent, toutes les traites négrières, l’occidentale comme la musulmane et l’interafricaine. A priori, rien de mal. Mais pour les deux associations cet ouvrage était à brûler : l’assignation au tribunal stipule en effet :

« En disant que la traite s’est étendue sur treize siècles et cinq continents, Monsieur Pétré-Grenouilleau a révélé la volonté d’éluder le caractère particulier de la traite transatlantique en impliquant une couverture temporelle et géographique plus vaste que celle retenue par la loi. »

En d’autres termes, c’est la loi Taubira qui est censée définir le champ intellectuel dans lequel l’historien doit travailler et certains faits – les traites musulmane et interafricaine – doivent être passés sous silence ! En clair, l’historien ne doit étudier que la traite transatlantique. Au demeurant, il n’est pas venu à l’esprit de ces censeurs d’un nouveau genre que l’étude de plusieurs traites dans un même ouvrage aide, justement, à mieux faire ressortir les spécificités de chacune d’elles, et donc, en l’occurrence, celles de la traite occidentale…

Par ailleurs, ces mêmes associations ont poursuivi Olivier Pétré-Grenouilleau pour négation de crime contre l’humanité suite à un entretien qu’il avait accordé au Journal du Dimanche publié le 12 juin 2005. En réalité, que disait-il ? Ceci :

« Les traites négrières ne sont pas des génocides. La traite n’avait pas pour but d’exterminer un peuple. L’esclave était un bien qui avait une valeur marchande qu’on voulait faire travailler le plus possible. Le génocide juif et la traite négrière sont des processus différents. »

Les soi-disant représentants des « descendants d’esclaves » ont fait une lecture erronée des propos de l’historien et ont montré par la même occasion leur connaissance très approximative du code pénal. Le génocide en effet ne constitue que l’une des catégories situées sous l’appellation de crimes contre l’humanité [2]. Un génocide est forcément un crime contre l’humanité, mais la réciproque n’est pas vraie. Olivier Pétré-Grenouilleau a bien dit : « Les traites négrières ne sont pas des génocides » et non « Les traites négrières ne sont pas des crimes contre l’humanité ». La loi Taubira a bien instauré une police de la pensée en France. C’est là où nous mène l’étatisation de l’histoire.

Au-delà de l’inconstitutionnalité de cette loi, de son caractère négationniste et de sa dangerosité, soulignons, une fois de plus, la prétention de l’État à régenter des secteurs de la vie sociale qui ne doivent pas lui appartenir. Et l’inefficacité de notre Constitution qui, en théorie, vise précisément à limiter le champ d’intervention de la puissance publique. Le 12 octobre 2006, un député n’a-t-il pas déclaré : « On ne laisse pas la médecine aux médecins, pourquoi laisserait-on l’histoire aux historiens ? » ? Ce monsieur aurait du se rappeler que la loi définit les conditions d’exercice de la médecine et non l’exercice lui-même. Un historien, comme tout scientifique, doit être libre de mener ses recherches, d’interpréter comme il l’entend tel ou tel événement historique, d’élaborer lui-même ses concepts, de formuler lui-même ses hypothèses et de les vérifier, et de confronter le résultat de ses travaux avec ses confrères, donnant ainsi lieu à des débats. La vérité historique ne se décrète pas par le haut mais elle émerge, peu à peu, mais toujours partielle, de la multitude de recherches menées par les historiens.

 

[1] Cf. L’histoire, la psychanalyse et la mémoire, en particulier le dernier paragraphe.

[2] Dans son Vocabulaire juridique (Paris, PUF, « Quadrige », 2004, p. 451), Gérard Cornu définit le crime contre l’humanité ainsi : « Incrimination générique englobant le génocide et divers autres crimes… » On ne saurait être plus clair.

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41 réactions à cet article    


  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 2 janvier 2010 12:24

    L’article 61-1 de la Constitution offre désormais la possibilité de contester par voie d’exception toutes ces lois mémorielles qui n’avaient pas fait l’objet d’un contrôle de constitutionnalité.

    http://laconnaissanceouverteetsesdetracteurs.blogspot.com/2009/09/pourquoi-il-faut-abroger-larticle.html


    • baska 2 janvier 2010 12:32

      « De plus, la loi Taubira passe volontairement sous silence à la fois la traite musulmane – qui fut le plus important commerce négrier de l’histoire – et la traite interafricaine. »
      Pas seulement, cette loi passe sous silence surtout l’implication de juifs dans la traite négrière car la mafia sioniste a imposé un silence absolu sur la responsabilité de la tribu de judas dans le « black african holocaust ».
      Cette pègre ne veut pas que les gens sachent que les juifs ont joué un rôle central dans le trafic d’esclaves africains et qu’ils étaient les principaux organisateurs et bénéficaires de ce crime.
      Israel Shahak a mis en évidence dans son livre « histoire juive-religion juive » la responsabilité massive de juifs dans la traite des esclaves : « j’ai à maintes reprises dénoncé en termes très durs le sionisme et l’oppression des palestiniens, mais ce qui m’a attiré les pires attaques, c’est un de mes premiers articles sur le rôle des juifs dans le trafic des esclaves, où je signalais, exemple vérifiable à l’appui, que ce trafic durait encore en 1870 ». On comprend maintenant cette chape de plomb sur l’implication de juifs dans l’infâme traite de noirs.


      • Shaytan666 Shaytan666 2 janvier 2010 12:36

        Et bien, j’apprends encore quelque chose, il y avait déjà des sionistes du temps de la traite négrière, décidément il faut que je révise mon histoire.


      • baska 2 janvier 2010 12:50

        Shaytan, ai-je souligné l’implication de juifs ou celle de sionistes dans la traite négrière ? Où ai-je mentionné la responsabilité de sionistes dans ce crime ?


      • DESPERADO 2 janvier 2010 17:23

        non shaytan
        Il parle des juifs, avant d’apprendre l’histoire, apprends donc à lire.


      • DESPERADO 2 janvier 2010 20:32

        @Shaytan
        Par contre les sionistes ont participés à la traitte négrière ... en Afrique du sud.
        L’histoire toujours l’histoire.


      • toubab 3 janvier 2010 19:31

        Bien curieuse omission que de pas en dire de la politique Du Sabre et du Goupillon qui a été celle de toutes les religions Monothéistes.
        En ce qui regarde l’Islam je lui conseille de saisir quelques données actuelles sur ses menées en Mauritanie sur le site WWW.flamnet.net, pays ou sévit l’esclavagisme et la ségrégation raciale envers les populations noires.


      • baska 2 janvier 2010 13:28

        Vous n’êtes pas sans savoir que la comparaison de la shoa avec les souffrances d’autres peuples constitue « une trahison absolue de l’histoire juive » (elie wiesel, against silence, vol.3 p.146). Autrement dit, les millions de victimes du nazisme, du stalinisme, de la traite négrière et autres barbaries sont un détail de l’histoire comparés aux victimes de l’holocauste. Il faut savoir que « l’holocauste est une tragédie juive aux implications universelles ; son universalité réside dans son unicité » (ibid. p.156). Donc , touche pas à mon fond de commerce !
        Précisons qu’il ne s’agit nullement pour moi de nier la shoa et ses horreurs mais plutôt de dénoncer l’exploitation honteuse de cette tragédie par qui l’on sait.


      • conrad 3 janvier 2010 12:27

        Je ne souhaite pas apporter trop d’appui à des déclarations qui frise la haine entre les peuples mais je me dois de dire à propos de la Shoah que Claude Lévi-strauss lui-même juif considérait dans Le Figaro (1989), la Shoah à l’échelle de l’Histoire comme un massacre comme les autres. Plagiant la formule de Spaghiarri (? ??) « Sans haine ni esprit partisan ».


      • DESPERADO 2 janvier 2010 14:03

        Qui est ce Aaron ?
        Quel est le but etc...
        Franchement arrêtez de nous les casser menu.
        On ne soutiendra vos véléités coloniales et le génocide que vous soutenez en Palestine.
        Et la loi Gayssot ???
        Non c’est vrai, ça on peut pas.
        PLus dure sera votre chute.


        • Karl-Groucho 2 janvier 2010 15:20

          Puisque, prétendant « écrire des articles », vous êtes en réalité copieusement illettré, voici, rien que pour (généreusement) participer à l’éducation (déseintéréssée) des nostalgiques des colonies, des nationalistes (haineux, comme tous les nationalistes) et des pétoncles, la définition de « conséquente » :

          http://www.cnrtl.fr/lexicographie/cons%C3%A9quente

          Bonjour chez vous. Et lâchez-nous avec vos angoisses et vos haines.


          • docdory docdory 2 janvier 2010 16:17

            @ Aron

            Non seulement il faut abolir la loi Taubira, mais aussi la loi Gayssot ainsi que toutes les lois limitant la liberté d’expression dans ce pays ! Il faut se doter , en ce qui concerne la liberté de la presse , de l’équivalent du premier amendement aux USA .
            Toutes les idées, aussi détestables soient elles , doivent pouvoir librement s’exprimer , car ces idées doivent être combattues par ceux qui ont des idées opposées et non par des tribunaux , qui ont déjà bien assez de travail comme ça ...

            • Hieronymus Hieronymus 2 janvier 2010 17:01

              Oui cette loi est une loi scelerate qui vise sous couverts de beaux ideaux, a instaurer une police de la pensee, mais elle s’inscrit ds la ligne directe de la loi Gayssot qui a ouvert la boite de pandore des lois dites memorielles !
              Mme Taubira est une de ces personnes dont l’action constitue une force centrifuge d’eclatement des principes republicains, hargneuse et ambitieuse elle est redoutable car a la fois femme et noire elle beneficie d’une double casquette de representante de « minorite opprimee » ce qui dissuade bon nombre de ses contradicteurs eventuels de se risquer a une mise au point claire et nette concernant toutes les sornettes qu’elle debite..
              Il faudrait bien pourtant eviter de laisser a la seule extreme droite le soin de retablir les verites de bon sens parfois, cette dictature soft du politiquement correct est le resultat d’un quart de siecle de lachete et de demagogie des 2 presidents precedents, il est tout de meme parfaitement aberrant et scandaleux que soient subventionnes des organismes tels que SOS racisme, le MRAP, la LICRA, etc .. dont l’action de « discrimination positive » va totalement a l’encontre de la defense des principes republicains en renforcant le communautarisme et la concurrence victimaire, toujours le faux-nez de l’ideal egalitaire pour justifier des revendications inegalitaires, jusqu’ou cela ira t il ?
              L’assemblee nationale tous partis confondus, s’est couchee devant ces petits dictateurs de la pensee que sont Mme Taubira, pas un ne se leve pour defendre Christian Vanneste objet d’un proces inique, pour oser enoncer que l’antiracisme de notre epoque n’est qu’un travestissement du racisme, le corps politique est malade dans son ensemble, la faute a ses elites qui ont amorce cette derive mortifere, il faut tout de meme que nous soyons alles extremement loin dans le reniement de nous memes pour qu’un ex-president puisse declarer que les racines de l’Europe sont autant musulmanes que chretiennes (dixit le felon Chirac) sans que cela ne provoque aucun tolle d’indignation !
              Tout cela est fort depitant et inquietant, oui tres inquietant ...


              • DESPERADO 2 janvier 2010 17:26

                « il faut tout de meme que nous soyons alles extremement loin dans le reniement de nous memes pour qu’un ex-president puisse declarer que les racines de l’Europe sont autant musulmanes que chretiennes (dixit le felon Chirac) sans que cela ne provoque aucun tolle d’indignation  » !
                Ce qui m’indigne c’est ton illétrisme.
                Je te conseil la lecture de ce livre
                « Les grecs , les arabes et nous ».


                • Hieronymus Hieronymus 2 janvier 2010 17:41

                  « Les grecs , les arabes et nous ».
                  quel est donc l’auteur de cet ouvrage de propagande ?
                  pretendre que l’Europe est autant musulmane que chretienne ds ses fondements, c’est tellement absurde qu’on se demande s’il faut repondre, ce serait comme d’enoncer que nous ne devons rien a Rome ni a Athenes !
                  qui parle d’illetrisme ?
                  Je te conseil(le)
                  cordialement


                • DESPERADO 2 janvier 2010 20:25

                  Hyeronimus
                  Qui te dit que l’on ne doit rien à Rome ? quant à Athènes, les philosophes grecs sont traduits par Avicennes etc... des arabes, musulmans donc, la renaissance se fait sur l’appui de ce que nous ont apportés les musulmans donc.
                  De plus je te reconfirme ton illétrisme.
                  Mais je sais que tu préfères croire que les musulmans sont de vils analphabètes incapables.
                  Quand au livre que je te conseil de lire c’est une réponse à un autre livre ridicule, Aristote au Mont saint Michel.
                  Il n’est pas trop tard pour s’instruire, moi j’ai commencé.


                • conrad 3 janvier 2010 12:39

                  Sans jouer à qui en sait plus que l’autre de récentes découvertes montrer que si ce que tu dis est exact il n’en demeure pas moins qu’il y a eu continuité entre la grèce antique et l’Europe. Par ailleurs toute perssonne de bonne foi reconnaît l’apport inestimable de l’islam à la culturel universelle mais cet apport est strictement daté : VII XIIè siècle et quand on lit Jacques Berque (grand arabisant) on s’aperçoit qu’il n’y a aucune comparaison possible entre la vie très libre (voir libertaire) de l’époque et aujourd’hui. Le calendrier musulman est au XIVè siècle, je crois, eh bien la mentalité des musulmans d’aujourd’hui (dans le monde) en est à cet épode par rapport à nous. Cordialement.


                • DESPERADO 3 janvier 2010 17:29

                  Frere vwatue
                  De nouveau votre obssession parait évidente, dire de tout ceux qui ne sont pas d’accord avec votre projet de merde que ce sont des musulmans est pathétique et est le reflet de votre qi de moineau.
                  Sachez que votre projet putride sera battu en brèche et il vous faudra rendre les terres volées.
                  Pauvre minable.


                • Le péripate Le péripate 2 janvier 2010 17:41

                  Inique, mais aussi inefficace. Comme on le voit régulièrement avec l’antisémitisme, qui s’est adapté, a renouvelé son vocabulaire et ses méthodes dans l’antisionisme. Pire qu’inefficace, puisque par effet boomerang, il devient presque impossible de relever des propos crypto-antisémites, ce qui serait diffamatoire.... un comble.

                  Apprenez à penser en secret.

                  Spinoza disait : caude.


                  • DESPERADO 2 janvier 2010 20:27

                    Périplate
                    Ta démonstartion vaut pour tout, immigration, etc...
                    Par contre , ça n’enlève pas la responsabilité de ceux qui génocident et colonisent des terres contre toutes justices .


                  • Le péripate Le péripate 2 janvier 2010 20:45

                    Périplate, ce sont des huitres, et péritarte une spécialité locale. Moi, c’est péripate, celui qui raconte des conneries en marchant. Mais l’essentiel, c’est d’avancer, n’est-ce pas ? smiley

                    Bon, sur la colonisation, je propose d’être indulgent. On ne va pas demander aux arabes de retourner en Arabie, non ?


                  • zelectron zelectron 2 janvier 2010 18:02

                    Taubira est un peu partiale, vive et désireuse à l’époque où elle s’est acharnée à faire passer cette « loi » de se faire mousser au mépris d’une retenue de modestie qu’elle aurait du avoir. Ce qu’elle a défendu est pour la plupart du temps vrai mais effectivement elle oublie ce qui l’arrange, et ça fait beaucoup.
                    Vous avez bien raison ce n’est pas aux députés quelqu’ils soient de « faire » l’Histoire et encore moins de la réécrire au gré de l’humeur et de la mode du moment.


                    • gmily 2 janvier 2010 18:03

                      J’ai toujours été très choqué et indigné par les commentaires racistes , populistes et xénophobe ! 
                      Je vois maintenant les mêmes choses dans le contenu des articles ! Agoravox a perdu son âme !......
                      Les racistes , populistes , xénophobes , colonialistes , et fachos en tous genre s’éclatent avec la bénédiction du pouvoir en place ! Drôle de France aux odeurs des années 1930 ! . Dois-je rappeler à tous ces crétins que les premiers à avoir payer la note en 39 ce sont ceux qui ont soutenu ces idées ! Bon courage à tous !.......


                      • leon-levis 2 janvier 2010 19:03

                        @ l´auteur,

                        Vous dites : "L’on sait que la France n’est entrée dans la traite négrière qu’à partir du XVIIe siècle. Non seulement la France se substitue à d’autres pays pour condamner des horreurs passées, mais en outre elle devrait se sentir coupable pour des crimes qu’elle n’a pas commis ! On nage en plein délire…« 
                        Est-ce qu´il faut attendre que les autres reconnaisse leurs crimes pour reconnaitre les siens ?
                        Je pense Néamoins que cette loi ne s´inscrit qu´en droite ligne de la loi Gayssot. Aujourd´hui tous les descendants de victimes de crimes passés s´inspirent tout simplement du »modèle Juif« , car il a fait et continue de faire ses preuves.

                        Mais au dela de ca, on constate chez vous une envie de hierarchiser ce drames. Vous developper l´idée que l´on ne saurait mettre le shoa et la traite négriere sur le même plan. Donc que les juifs seraient de »super-victimes".

                        La réalité est que cette loi sont faites non pas pour faire avancer la vie en société, mais pour apaiser certaines communautés. Si tout ca était sincère, est-ce que cela ne se traduirait pas par un peu moins de racisme ???

                        Mais en définitive le but de toutes ces lois n´est pas de rendre la vie en communauté plus agréable, mais d´éssayer de contenter tout le monde en divisant la société sur ce qui pourrait rassembler. Et vous aussi y contribuez avec acharnement...

                        Bien à vous


                        • ASINUS 2 janvier 2010 20:36

                           grace aux lobbys nous sommes dans un pays ou l Histoire
                          est dite et ecrite par des politiques et des juristes aux ordres, ça n est donc plus de l Histoire mais du Dogme


                          • pierrot123 2 janvier 2010 21:57


                            « La Loi Taubira : inconstitutionnelle, liberticide et négationniste » ?

                            Oui...
                            Et la loi Gayssot, idem !


                            • DANIEL NAESSENS 2 janvier 2010 22:05

                              Toutes ces lois « mémorielles » ne visent qu’à créer le chaos et à semer la haine de tous pour tous.

                              Et surtout la haine de la France coupable de tout : de la Shoa, des traites négriéres et même du génocide arménien...

                              Peut être faut il lire ces lois « à l’envers » : la Loi Taubira vise à masquer les responsabilités africaines et arabes dans la traite négriére, la France n’étant là dedans qu’un bouc émissaire...
                              La Loi Gayssot vise à masquer un crime réel : le lâchage d’un million de Pieds noirs et des algériens qui avaient cru à la parole française. Les petits merdeux qui n’avaient eu qu’un rôle subalterne de larbins sous les Nazis ont trouvé là chaussure à leur pied en portant les valises des tueurs de femmes et d’enfants du FLN.

                              @Desperado :
                              je suis sans doute moi aussi analphabête mais les théses de Gougheneim sont documentées, argumentées. Elles développent d’ailleurs des faits connus et déja explorés par d’autres auteur (Braudel entre autres).
                              Ce qui lui a été reproché (E. Barnavi entre autres) c’est de dire et faire connaitre une réalité qui contredit les théses officielles d’un moyen age de tenèbres...L’apport musulman dans la transmission du savoir grec a été effectif, certes. Mais trés marginal.
                              Il ne faut pas oublier que la Gréce vivait encore alors,et que l’occident entretenait encore des relations suivies avec Constantinople (dont le génocide des habitants et le massacre de la civilisation par les musulmans au 15éme siécle marquent d’une certaine maniére le début de la Renaissance , qui n’était rien d’autre que la manifestation d’ue résistance forte à l’Islam conquérant.
                              Que certains occidentaux aient pu lier des alliances avec l’Islam d’alors n’ait que la manifestation du goût pour la trahison et la collaboration du « côté obscur » de l’homme.


                              • abdelkader17 2 janvier 2010 22:18

                                "La Loi Gayssot vise à masquer un crime réel : le lâchage d’un million de Pieds noirs et des algériens qui avaient cru à la parole française. Les petits merdeux qui n’avaient eu qu’un rôle subalterne de larbins sous les Nazis ont trouvé là chaussure à leur pied en portant les valises des tueurs de femmes et d’enfants du FLN."

                                Je n’ai pas tout dit (Broché)

                                de Paul Aussaresses

                                « Qu’est-ce qui t’a pris d’ouvrir ta gueule ? » demande Marcel Bigeard à son camarade de combat, le général Paul Aussaresses, ancien de la France libre, baroudeur de légende, quand il a commencé de livrer ses souvenirs sur la guerre d’Algérie dans son ouvrage Services spéciaux - Algérie 1955-1957 (Éditions Pion et Perrin, 2001). En disant clairement que oui, il avait torturé et qu’il en avait reçu l’ordre, le général Paul Aussaresses a provoqué un beau tohu-bohu médiatique qui s’est soldé par sa condamnation pour apologie de crimes de guerre en 2003 et sa démission forcée de l’ordre de la Légion d’honneur. Tout le monde lui tourne le dos, mais son témoignage en déclenche beaucoup d’autres. Jean-Charles Deniau, qui l’avait interviewé dans son documentaire « Paroles de tortionnaires » est retourné le voir dans sa retraite. Le Général a bientôt 90 ans, il ne voit presque plus, il est fatigué, mais les souvenirs de toute sa vie de soldat et d’agent secret - il a été membre du service Action du SDECE - sont intacts, comme son humour à froid et sa façon particulière d’énoncer les faits. Lui qui a désobéi pour la première fois de sa vie en 2001, en brisant la loi du silence, a décidé de ne pas « rentrer dans le rang » et de récidiver. Est-ce le défaut de reconnaissance qui l’accable aujourd’hui, depuis que la Légion d’honneur lui a été retirée, ou le tourment inavoué de sa conscience qui pousse Paul Aussaresses à affirmer : Je n’ai pas tout dit ? Répondant aux questions sans complaisance de Jean-Charles Deniau et Madeleine Sultan, il se confie, et c’est un demi-siècle de coups tordus, de guerre froide, de ventes d’armes, d’affaires jusqu’ici tenues secrètes qui se dévoilent dans ce livre. Les gouvernements de droite comme de gauche se succèdent sans que rien ne change dans un monde où tous les coups sont permis. Paul Aussaresses répond aux questions, n’a rien oublié et raconte : les ventes d’armes à toutes les dictatures, en particulier à celles d’Amérique latine, sous Giscard comme sous Mitterrand, la formation des futurs officiers tortionnaires du Chili et d’Argentine par des instructeurs français, les opérations « homo » (homicides) en Afrique, Klaus Barbie-Altman opérant pour l’industrie française en toute tranquillité, en Bolivie. Enfin, ultime révélation, Paul Aussaresses nous permet d’éclaircir un des derniers grands mystères de la guerre d’Algérie. Pour autant, le Général a-t-il tout dit de lui-même ? A-t-il consenti à revenir sur ces fameuses " circonstances " qui semblent avoir, au fil d’un irrésistible processus paralysé les plis de sa conscience ? Tout au long de ces entretiens très serrés, Jean-Charles Deniau et Madeleine Sultan ont cherché à explorer la question du libre-arbitre et de la responsabilité de l’officier en temps de guerre, qui s’est posée à chaque étape de cet itinéraire sans retour.


                              • abdelkader17 2 janvier 2010 22:28
                                Le Soleil d’Allah brille sur l’Occident : Notre héritage arabe (Broché)

                                de Sigrid Hunke (Auteur), Solange de Lalène (Traduction), Georges de Lalène (Traduction)


                                Alors que l’Europe se débattait dans un Moyen Age de conflits et de blocages, le monde arabe était le théâtre d’une admirable civilisation fondée sur les échanges économiques, intellectuels et spirituels. Dans toutes les disciplines - mathématiques, astronomie, médecine, architecture, musique et poésie -, les Arabes multiplièrent les plus prodigieuses réalisations. Venant d’Italie, de Sicile, d’Espagne et autres territoires soumis à la domination ou à l’influence arabe, passant par l’entremise de grands princes, comme Frédéric II de Hohenstaufen ou par le canal de nombreux voyageurs (négociants, pèlerins, croisés, étudiants), les réalisations de cette prestigieuse civilisation ont peu à peu gagné l’Europe où elles jouèrent un rôle déterminant dans l’éclosion de la civilisation occidentale. Sigrid Hunke brosse un tableau saisissant de cette rencontre entre l’Orient et l’Occident. L’influence décisive de la civilisation arabe sur celle de l’Europe - influence trop souvent passée sous silence, sinon ouvertement contestée - est enfin mise en pleine lumière.


                              • Aron 3 janvier 2010 22:59

                                Sigrid Hunke, pour précision, est une ancienne nazie, amie personnelle du SS Himmler, ce dernier ayant été l’un des plus hauts reponsables du massacre de 6 millions de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle s’est ensuite reconvertie dans l’ultragauche.

                                Au demeurant, votre commentaire n’a aucun rapport avec le sujet de mon article...


                              • rikiki 2 janvier 2010 22:27

                                Comme toutes diarrhées législatives, ces lois sont faites pour emprisonner le citoyen ordinaire dans son caca de réserve, pardon : dans son devoir de réserve.


                                • mokhtar h 2 janvier 2010 23:55

                                  ََA l’auteur, M. Aaron
                                  Bonjour.
                                  Je ne sais pas ce que les sionistes ont fait du temps de l’esclavage des 17e au 19e siècles et quelle est leur part exacte dans ce phénomène inhumain. Mais ce que je sais , c’est qu’il y a une énorme différence fondamentale entre ce vous vous dénommez l’esclavage musulman, et l’esclavage trasatlantique. le moins que je puisse dire, c’est que vous faites un raccourci historique abusif
                                  L’esclavage musulman n’est pas dissociable des autres formes d’esclavage dans d’autres pays, depuis l’antiquité, esclavage féodal, familial entre tribus, produit de butins de guerres, depuis des siècles antiques avant celui transatlantique qui a pris sa spécificité à partir de la découverte de l’Amérique, avant 1490, le début de l’ére que l’on qualifie de moderne.
                                  Celui transatlantique a fait l’objet de dizaines million d’esclaves et qui n’était qu’un maillon du commerce triangulaire : français et anglais ont vendu leur marchandise de pacotille en afrique pour se procurer dee esclaves par le biais de razzias sur les côtes africaines ou carrément achetés chez quelques chefs africains locaux et fréter leur navires pour transporter en amérique vendre ces esclaves et acheter des épices et des métaux précieux (or et argent-métal) à revendre en France et en Angleterre notamment. L’astuce réside dans les gros bénéfices par rapport à la mise de départ
                                  Le terme génocide s’applique , je crois, au caractère industriel et systématique de cet esclavage transatlantique qui portait sur des quantités (plusieurs diziaines de millions d’esclaves noirs et indiens en Amérique), sur la régularité et la fréquence de cette activité sur deux ou trois siècles qui n’ont rien à voir avec les esclaves des petites guéguerres d’antan (quelques dizaines ou quelques centaines. Je crois improbable que le nombre tous les esclaves réunis de l’antiquité et jusqu’au 17e siècle dépasse celui de cet ignoble esclavage transtlantique.
                                  Qaunt à l’esclavage musulman : l’esclavage féodal ou familial antique n’était pas une spécificité des peuples musulmans mais était connu partout dans le monde y compris à Rome et la grèce antiques. A partir du 6e-7eme après JC, l’islam s’est très vite propagé de l’lnde jusqu’en Espagne et l’Histoire ne mentionne pas dans les régions islamisées une quelconque forme d’esclavagisme systématique, à partir des 8e et 9e siècle après JC. Dans les régions soumises à la domination musulmane, on ne connaît pas de mise en esclavage : il y a eu islamisation des peuples mais pour ceux qui ne se sont pas islamisés , les princes et gouverneurs musulmans se sont contentés de leur décréter un impôt modique, comme le stipule la loi coranique, même s’il y aeu quelques cas de continuité d’esclavage de père en fils au sein de famille nobles ou riches. Les arabes n’ont vécu que de commerce caravanier en se faisant les champions de la route de la soie et des épices et n’ont pas eu besoin d’esclaves pour les exploiter dans les grandes plantations ou des ateliers.
                                  Relisez votre histoire : Je veux supposer que vous ne la connaissez pas. Mais si vous répétez les insanités que vous avez débités à l’égard des musulmans , c’est que vous êtes de mauvaise foi. Et là, il nous faut bien vous dénoncer vigoureusement.


                                  • Aron 3 janvier 2010 22:54

                                    J’ai parlé de « traite », pas d’« esclavage »... Ce n’est pas la même chose. Il faudrait juste lire...


                                  • toubab 4 janvier 2010 10:40

                                    A M. Mokhtar h.
                                    La traite d’Esclaves par l’Islam n’a pas seulement eu pour théatre d’opération la Terre d’afrique mais aussi notamment les Balkans.
                                    Il ne s’agit pas de relire l’histoire mais de savoir comment et où elle se perpétue actuellement : En Mauritanie par exemple. Là les arabisants y maintiennent l’esclavagisme,la discrimination raciale à l’égard des Noirs.Voir site WWW.flamnet.net (forces de libération Africaines de Mauritanie)
                                    Sous une forme plus « moderne » en Arabie Saoudite et autres pays du Golfe « pétro-dollar », l’esclavagisme des travailleurs importés d’Asie .
                                     En tout état de cause , « nous avons tout juste assez de religion pour nous haïr,mais pas assez pour nous aimer les uns les autres » ( Jonathan SWIFT)


                                  • mokhtar h 5 janvier 2010 00:48

                                    َA M. Toubab
                                    Merci de vos remarques.
                                    Il y a eu de l’esclavage dans des pays musulmans dans les bordures désertiques et dans les balkans peut être. Né de guerres, de conquêtes, puis un esclavage familial, patriarcal qui, peu à peu s’est mué en rapports plus féodaux en Afrique et au Golfe .

                                    Pour les balkans, si vous faites référence à la période turque, effectivement la Turquie ottomane est un cas spécifique : les turques dominaient alors la plupart des pays musulmans du moyen orient et d’Afrique du Nord. Et ils y apportaient des soldats balkaniques enlevés dès leur âge le plus tendre à leurs parents dans la zone des Balkans , en vue de faire la force de frappe de la défense de la Porte Sublime, Istamboul. Il faut remarquer que quand la Turquie dominait le monde musulman, le khalife se souciait beaucoup plus des intérêts turques que ceux de la communauté musulmane. C’est pour cela que les arabes du moyen Oreint étaient plutôt contents de se libérer du joug turque à partir de 1918.

                                    Quant au reste, en Mauritanie, ce sont des pratiques qui renvoient à certaines pratiques spécifiques africaines isolées, beaucoup plus probablement en Afrique de l’Ouest qui ont notamment alimenté la traite transatlantique qui nous occupe ici. En Mauritanie et dans le sud marocain, c’est plutôt un esclavage patrarcal qui s’est mué en féodalités famiales et patriarcales qui se trasmettent de père en fils. Il y alà dedans uncertain racisme et une culture du ghetto avec des habitats séparés et identifiés mais cela remonte aux pratiques et rivalités tribales africaines anciennes, donc peu de choses à voir avec une quelconque traite des esclaves à grande échelle comme la traite transatlantique qui a porté sur des flux réguliers.

                                    De toutes façons, certains descendants d’esclaves et leurs familles restent fidèles de père en fils et servent dans les familles riches et princières ou aristocratiques qui les ont recueillis, si l’on peut dire. Mais là on rentre dans une zone de rapports plus féodaux qu’esclavagistes. C’est le cas dans les pays du Golfe à l’égard des gens de souche négro-africaine et, aujourd’hui, des indiens et autres asiatiques, lesquels font souvent l’objet de maltraitement.

                                    Au Maroc, j’ai entendu parler de vieilles pratiques de riches familles où l’on se marie avec une noire et avec une blanche. Cela se passait encore dans les années cinquante et soixante du siècle dernier. La blanche ne fait pratiquement rien, elle se fait belle et évolue dans les mondanités locales, tandis que l’épouse noire s’occupe de tenir la maison, ses enfants ayant le même statut que ceux de la femme de race blanche. C’est la noire qui s’occupe de toute la maisonnée, et tout le monde lui obéit , y compris l’épouse blanche. Une sorte de division du travail familial qui remonte à de vielles pratiques qui se retrouvent même dans l’équilibre pluri-conjigal. D’ailleurs, le défunt roi Hassan II était le fils d’une noire.

                                    Danst tout cela, en résumé, la traite était occasionnelle lors de de guerres par exemple, tandis que que la traite transatlantique allait chercher des hommes libres, par dizaines de millions pour en faire des esclaves.


                                  • Arunah Arunah 3 janvier 2010 01:39

                                    Madame Taubira a le regard et le venin de la vipère et devrait être traitée comme telle. Encore que ce soit désobligeant pour les vipères qui ne font qu’obéir à leur instinct animal...
                                    Le rôle du Parlement en démocratie n’est pas de légiférer sur l’Histoire. Oui, ces lois mémorielles sont liberticides et n’honorent pas les parlementaires qui les ont votées.

                                    Avons-nous oublié que les esclaves africains de la traite transatlantique étaient achetés aux roitelets et chefs de tribus locaux qui vendaient donc leurs frères de tribu ( le trafic d’êtres humains était pratiqué et accepté par tous, sans états d’âme ), achetés, donc mais non pas payés en argent sonnant et trébuchant mais en verroterie... Verroterie qui sert à faire de si beaux colliers... A cette époque, les ateliers de Murano tournaient à plein régime pour fournir une monnaie d’échange qui équivalait à « peanuts »... D’où le peu de valeur attaché à la vie d’un esclave... une poignée de perles de verre... Ces chefs de tribus n’hésitaient pas à capturer leurs voisins pour s’offrir des colliers de perles de couleur... Circonstance atténuante : certaines perles étaient utilisées pour orner des objets de culte ( certains fétiches anciens datant du temps de la traite, ceux ornés de perles de verre valent donc la liberté ou même la vie d’un ou plusieurs hommes... ).

                                    Par ailleurs, il est inexact de dire que l’esclavage est un crime contre l’humanité, c’est une contrainte économique dans les sociétés où le numéraire est encore rare. Sur tous les continents, les vaincus à la guerre sont tués ou deviennent captifs et doivent travailler pour leurs vainqueurs. Sous toutes les latitudes. Trop heureux de ne pas finir dans la marmite... 
                                    Ce qui a libéré les esclaves, c’est le progrès technique ( machines à récolter le coton, culture de la betterave sucrière pour remplacer la canne ) ou une évolution de l’économie ( afflux de numéraire ). La productivité des esclaves étant très basse, il est arrivé un moment où il revenait moins cher de payer en argent des saisonniers efficaces et productifs pour effectuer des travaux agricoles que de nourrir à vie un esclave et sa famille. D’où un revirement dans l’opinion. Les scrupules moraux ne sont apparus que lorsqu’on a été en mesure de trouver d’autres solutions techniques et économiques au problème de la main-d’oeuvre, d’ailleurs, ceux qui maîtrisaient ces solutions techniques sont subitement devenus abolitionnistes pour mettre des bâtons dans les roues à ceux qui n’avaient pas atteint le même niveau de développement ( en clair, Anglo-saxons contre Français, Portugais, etc... ). Il s’agit donc avant tout d’un problème économique.
                                     
                                    Depuis les années soixante, le Niger a aboli l’esclavage plusieurs fois avec un succès des plus limités... Madame Taubira devrait plutôt consacrer ses efforts à améliorer la condition de ces pauvres bougres encore esclaves de nos jours plutôt que de réclamer des compensations pour des personnes mortes il y a plusieurs siècles...

                                    Quant aux descendants d’esclaves, leur meilleure compensation n’est-elle pas la possession d’un passeport français, américain, britannique ou autre, pays où ils disposent d’un accès à l’éducation et d’un niveau de vie bien supérieur à celui du pays de leurs ancêtres ? Pour autant que je sache, peu nombreux sont ceux qui ont souhaité retourner dans le village ou la jungle de leurs ancêtres... Les rares exemples de retour au Libéria se sont soldés par des échecs cuisants... 

                                    Ne mentionnons même pas l’esclavage moderne. Des enfants naissent avec les dettes de leur grand-pères, dettes à taux usuraires qui courent sur trois générations et sont donc impossibles à rembourser. Ils travailleront donc toute leur vie gratuitement pour payer leur propriétaire... 
                                    Ne parlons pas non plus de tous les accessoires que nous utilisons couramment, ballons de football, chaussures de sport, textiles, etc... qui sont fabriqués dans des conditions qui devraient donner des cauchemars à Madame Taubira... 

                                    Pour remettre les choses en perspective, le servage a été aboli en Russie au début des années 1860, soit bien après l’abolition de l’esclavage... et les conditions de vie des serfs russes étaient en tous points comparables à celles des esclaves noirs ( châtiments corporels, achats et ventes qui séparaient les membres d’une même famille... ). Voir à ce sujet « L’Impératrice et l’Abbé » d’Hélène Carrère d’Encausse. 

                                    Voir aussi « Le Génocide voilé » Enquête historique - par Tidiane N’Dyaye - Gallimard 2008, sur la traite arabe et inter-africaine.

                                    Mais il est clair que ce qu’on reproche à l’homme blanc, c’est son indéniable supériorité technique, technologique et économique. 


                                    • mokhtar h 4 janvier 2010 00:44

                                      A Arunah
                                      Bonjour
                                      Il faudrait demander leur avis à ces descendants d’esclaves. Pour ce qui vous concerne, je ne peux que constater que vous faites votre métier de descendant d’esclavagistes et de coloniaux fier de ses ancêtres.

                                      Pour ma part, aucun reproche « au blanc de sa supériorité technique, technologique et économique ». Blanc africain, je ne me sens pourtant pas inférieur. Différent, c’est tout. Et plein d’espérance. Et votre modèle n’en est pas un pour moi à quelque plan que ce soit. Même pas votre modèle de démocratie fichée, limitée et surveillée.

                                      Après ce que je viens de lire, mon bonheur d’être différent est encore plus profond


                                    • toubab 4 janvier 2010 11:15

                                      et......un peu de retour à K. MARX , notamment dans l’Accumulation Primitive : L’EXPROPRIATION de la Population Campagnarde, Législation Sanguinaire contre les Expropriés,le Système Foncier en Algérie au moment de la Conquète Française ....


                                    • conrad 3 janvier 2010 11:42

                                      A la suite de tout une série de chiffres concernant la démographie avancés ces derniers temps (je pense notamment aux 100 millions d’africains remontant vers l’Europe que nous propose M. Allègre, à un rapport de l’ONU sur « les populations de remplacement » , la déflation démographique en Russie, etc...) qu’il serait peut être temps de considér er qu’une des branches de l’espèce humaine est en péril. Et qu’il s’agit de la souche européenne, dont toute les études montrent qu’elle se réduira au fil des décennies pour ne représenter qu’un quart de la population sur son sol d’origine soit 200 millions d’individus à la fin de ce siècle de Lisbonne à Vladivostok. Imaginons alors l’état résiduel de notre civilisation. En conséquence - ethno-écologie oblige - pourquoi ne pas lancer comme d’autres les font une Association de survie du Blanc. Vaut mieux trop tôt que trop tard. Cordialement.


                                      • Darwa 4 janvier 2010 04:20

                                        La loi Taubira n’est que la fille de la loi Gayssot. La boite de Pandore de la mémoire est ouverte depuis 20 ans et il sera difficile de l’arrêter. Je note qu’on a jamais autant parlé de memoire en ces temps d’oubli ou même les promesses de Nicolas Sarkozy d’il y’a à peine 2 ans et demi sont déjà oubliée et que le mensonge de la guerre en Irak est passé comme une lettre à la poste alors qu’il aurait du conduire à une révolution aux USA.

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Thucydide


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