Il y a des artistes qui sur la scène font plus que chanter… C’est le cas de Vinicio Caposella. Cette figure importante de la musique italienne a démarré en 1990 avec “All’una e trentacinque circa”, son premier album. Alors inconnu, Capossela a immédiatement conquis le club Luigi Tenco (le plus important prix de la chanson à texte italienne) en gagnant ce prix du meilleur premier album en 1991.
Grâce à ses trois albums suivant il atteint la notoriété publique et critique. C’est un mélange de culture underground américaine (Jack Kerouac, Charles Bukowski et Tom Waits) et de ses souches italiennes comme Renato Carosone.
Avec le magnifique « Ballo de San Vito », son disque le plus connu en Italie, il retrouve ses racines en chantant le folklore italien dans sa propre langue. Un parcours où Matteo Salvatore se nuance avec les films révolutionnaires de Pier Paolo Pasolini. Caposella ne chante pas, il évoque images, suggestions. Il interprète ses chansons d’une façon tellement personnelle qu’il réussit, pendant ses performances, à créer une atmosphère singulière : entre théâtre des horreurs et saloon burlesque.
Des diapositives défilent sur un chapiteau de cirque et donnent l’illusion que la scène change perpétuellement. Les freaks qui tournaient autour du grand Barnum, la musique populaire et l’engagement, il y a tout ça chez Capossela. Un spectacle dont l’origine remonte à l’album « Da Solo » et qui a mené à la réalisation du « Da Solo Show ».
Engagé, Vinicio Caposella a joué près de la décharge de Formigoso (Campanie) afin de protester contre ce scandale – l’émergence déchets sur la ville Naples qui à mené le gouvernement à ouvrir décharges provisoires partout en région -.
Cet artiste, né a Hanovre, dont les racines plongent au sud de l’Italie, est apprécié partout en Europe. Après avoir apprécié sa performance en Italie, je suis impatient de voir comment il enflammera le public parisien, le 6 Mai, à l’Ahlambra.