• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > La partialité délibérée de France Inter et de France Culture dans (...)

La partialité délibérée de France Inter et de France Culture dans l’affaire Al-Durah

 Charles Enderlin, correspondant de France 2 en Israël, vient d’écrire un livre, « Un enfant est mort », dont France Inter et France Culture ont coup sur coup assuré la promotion. L’auteur a été reçu, vendredi 8 octobre 2010, dans l’émission de France Inter « Partout ailleurs », animée par Pierre Weill entre 19h20 et 20h, et dans « Les Matins de France Culture » dirigés par Marc Voinchet, entre 7h40 et 8h55, lundi 11 octobre.

Un reportage contesté : une mise en scène soupçonnée
 
Le titre du livre est à lui seul un leurre d’appel humanitaire visant à stimuler la compassion, puisque, comme le dit avec raison Camus dans « La Peste », rien ne peut justifier la mort d’un enfant. Or, il a été choisi par l’auteur pour résumer une affaire plus complexe qu’on ne le croit et qui dure depuis dix ans : la diffusion contestée sur France 2, le 30 septembre 2000, d’un reportage par l’auteur lui-même sur la mort « en direct » d’un enfant palestinien, Mohammed Al-Durah, aux côtés de son père tandis qu’ils essayaient de se protéger derrière un baril de béton près d’un mur, lors d’un échange de tirs entre forces israéliennes et Palestiniens à un carrefour de Gaza. Sans être lui-même sur les lieux – ce qui vaut d’être souligné - Charles Enderlin, avait commenté les images tournées par le caméraman attitré de France 2 d’origine palestinienne et imputé la responsabilité de la mort de l’enfant aux forces israéliennes. L’événement avait eu un retentissement considérable dans les pays musulmans : une Intifada palestinienne avait été relancée ; un timbre postal avait même été diffusé à l’effigie des deux « victimes ». 
 
Or, des invraisemblances ont conduit, dans les jours qui ont suivi, divers observateurs à s’interroger sur la validité de la représentation des faits livrée par le journaliste de France 2. Le plus en vue d’entre eux - qui était visé sans jamais être nommé au cours des deux émissions - Philippe Karsenty, responsable d’un site d’analyse des médias, Média Ratings, est parvenu après une enquête sérieuse à une conclusion toute différente : rien ne permettrait, selon lui, de soutenir que l’enfant est mort sous les balles israéliennes. Mieux, il s’agirait d’une mise en scène, sans mort ni blessé évidemment, pour alimenter la guerre des images dans le conflit israélo-palestinien : quel leurre d’appel humanitaire est, en effet, plus efficace pour stimuler à la fois un réflexe de compassion envers la victime la plus innocente qui soit et un réflexe de condamnation de ses bourreaux, que la mort gratuite d’un enfant ?
 
Parmi les indices sérieux et concordants relevés susceptibles de valider l’hypothèse, une étude balistique a montré que les impacts des balles sur le mur autour du père et de son fils sont circulaires et donc impliquent un tir orienté face au mur à angle droit. Or, les forces israéliennes étaient situées par rapport au mur et aux prétendues victimes dans un angle d’une trentaine de degrés, ce qui aurait dû laisser des impacts ovoïdes. Les blessures infligées par le calibre de la dizaine de balles qui auraient atteint « les victimes », ne pouvaient, d’autre part, que provoquer de fortes hémorragies : or, aucune trace de sang n’était visible. Quant au cadavre présenté à la morgue, il ne ressemblait pas vraiment à l’enfant filmé.
 
Le leurre de l’argument d’autorité
 
Pendant les deux émissions de France Inter et de France Culture, aucun de ces indices n’a été évoqué par les journalistes, ni évidemment par Charles Enderlin. Tous ont communié dans la même indignation envers ces détracteurs qui osaient contester la représentation des faits livrée par le correspondant de France 2, le 30 septembre 2000. Deux arguments étaient censés faire justice de la diffamation dont était, selon eux, victime le journaliste.
 
- L’un est le leurre de l’argument d’autorité qui prétend tirer sa validité de la seule puissance de l’autorité qui le profère : il vise à stimuler un réflexe de soumission aveugle à l’autorité car celle-ci ne peut pas tromper ni se tromper. Le journaliste Charles Enderlin était donc présenté comme un professionnel chevronné, en poste depuis près de trente ans en Israël, et fin connaisseur du conflit israélo-palestinien. Son caméraman d’origine palestinienne, employé de France 2 depuis longtemps aussi, était décrit comme un technicien irréprochable, au-dessus de tout soupçon.
- L’autre argument jetait au contraire le discrédit sur ces audacieux insensés, jamais nommés, qui contestaient la version du reportage pour stimuler un réflexe de condamnation : ils étaient accusés d’être des partisans de « la théorie du complot ». Cet anathème, devenu rituel, vise, on le sait, à ruiner une représentation de la réalité qui soupçonne dans des événements tragiques, comme les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, le résultat d’une stratégie secrète mûrement réfléchie par des acteurs occultes. 
 
Une application du principe de la relation d’information
 
Qui peut nier pourtant que les forces politiques qui se combattent dans le monde agissent à la fois ouvertement et clandestinement selon les exigences de leurs stratégies ? N’est-ce pas tout simplement l’application à une échelle collective du principe fondamental qui régit déjà la relation d’information entre les individus eux-mêmes : nul être sain ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire  ?
 
Qu’y aurait-il d’ailleurs de nouveau dans une guerre à utiliser les images d’une mise en scène pour discréditer l’ennemi ? L’Histoire regorge d’exemples. Qu’on relise les journaux français entre 1914 et 1918 ! (1)
 
- Pour s’en tenir aux dernières années, on a toujours en mémoire les déclarations faites en 2003 par le gouvernement américain sur les armes de destruction massive prétendument détenues par l’Irak, pour justifier l’entrée en guerre contre ce pays.
- De même, lors de la première guerre du Golfe en 1991, une campagne d’influence a préalablement été menée à la fin de 1990 pour inciter les Américains à soutenir une intervention militaire visant à libérer le Koweït dont ils ignoraient pour la plupart la situation géographique : elle a, en particulier, insisté sur le meurtre de nombreux petits prématurés prétendument arrachés à leurs couveuses par la soldatesque irakienne dans un hôpital de Koweït-City. Or, après enquête (2) , il s’est avéré que la seule personne à avoir en pleurant témoigné de ces crimes devant le Comité du Congrès américain pour les droits de la personne, était... la fille de l’ambassadeur du Koweït aux Etats-Unis, et qu’aucun prématuré n’était mort arraché à sa couveuse.
- Un an plus tôt, en décembre 1989 et janvier 1990, un prétendu charnier de victimes torturées  avait été exposé à Timisoara en Roumanie pour discréditer la dictature de Ceaucescu, comme si elle avait eu besoin de ça. Seulement, on a bientôt appris que les cadavres étaient ceux de personnes mortes naturellement. L’un d’entre eux avait été mis particulièrement en avant : un nouveau-né sur le ventre d’une femme !
 
Le leurre par omission
 
Mais qu’importe après tout, est-on prêt à admettre, que les journalistes de France Inter et de France Culture dans une belle unanimité aient refusé d’exposer l’hypothèse de Philippe Karsenty et les indices qui la justifient ! Pouvaient-ils, cependant, se permettre d’omettre une donnée capitale pour la compréhension de l’affaire : le procès en cours que Charles Enderlin et France 2 ont intenté à Philippe Karsenty ? Sur aucune des deux chaînes publiques il n’a été évoqué. Est-il pensable qu’ils l’ignorent ?
 
Si le 19 octobre 2006, le tribunal correctionnel de Paris a, en effet, condamné Philippe Karsenty pour diffamation, la Cour d’appel l’a relaxé, le 21 mai 2008 (2). L’élément constitutif de la diffamation qu’est la mauvaise foi a été rejeté. Le « droit de libre critique  » lui a été reconnu et surtout, a conclu la Cour, « un examen des rushes (séquences filmées dont une infime partie a été retenue pour le reportage diffusé) ne permet plus d’écarter les avis des professionnels entendus au cours de la procédure » et qui ont mis en doute l’authenticité du reportage. Sans doute, Charles Enderlin et France 2 se sont-ils pourvus devant la Cour de cassation dont l’arrêt ne saurait désormais tarder. Mais les journalistes de France Inter et de France Culture ne se devaient-ils pas de porter à la connaissance de leurs auditeurs l’existence de ce procès ? Ils ont choisi de ne pas le faire.  
 
L’endroit et le revers de la médaille dans le traitement de l’information
 
Ce cas illustre une fois de plus la manière dont l’information peut être modelée au gré des intérêts de l’émetteur pour n’offrir parfois qu’une représentation éloignée de la réalité. La profession journalistique aime à attirer l’attention sur l’endroit de la médaille dans le traitement de l’information : le devoir de vérification par recoupement d’un pluralisme de sources. Elle se garde en général de parler de son revers. Car, une fois la vérification effectuée, il reste encore à prendre la décision de diffuser ou non l’information recoupée. Et c’est le principe fondamental de la relation d’information rappelé plus haut qui l’oriente.
 
À l’évidence non seulement France Inter mais aussi France Culture ont jugé utile pour leurs intérêts de dissimuler à leurs auditeurs les conclusions – vérifiées - d’un arrêt de la Cour d’appel de Paris du 21 mai 2008 qui tendent à valider l’hypothèse de mise en scène émise par Philippe Karsenty au sujet du reportage réalisé par Charles Enderlin sur l’événement survenu à un carrefour de Gaza le 30 septembre 2000. Sans doute, doit-on attendre encore l’arrêt de la Cour de Cassation pour un jugement définitif. Mais les journalistes Pierre Weill sur France Inter et Marc Voinchet sur France Culture ne se devaient-ils pas de faire état de l’arrêt de la Cour d’appel sous peine de tromper délibérément leurs auditeurs ? Il est vrai que leur promotion du livre de Charles Enderlin pouvait en souffrir. Ils ont sans doute préféré que ce fût la figure mythologique du journaliste, source de vérité « vérifiée et recoupée » qui en fît les frais ?
 
 Paul Villach 
 
(1) Paul Villach, "Tous ces bobards dans les journaux, pendant la guerre de 14-18 : un cas d’école", AgoraVox, 18 novembre 2008, repris dans "L’heure des infos, l’information et ses leurres", Éditions Golias, 2009.
(2) « To sell a war  » (vendre une guerre), un documentaire canadien de J. Mac Arthur et N. Dorchety présenté dans l’émission d’ARTE « Faux et images de faux », diffusée le 10 juin 1993.
(3) Paul Villach,
- « France 2 et Enderlin déboutés, Média-Ratings relaxé  », AgoraVox, 27 mai 2008.
- « L’affaire Enderlin, France 2 et Média-Ratings : une pétition en faveur de l’infaillibilité journalistique  », AgoraVox, 9 juin 2008.

Moyenne des avis sur cet article :  2.07/5   (71 votes)




Réagissez à l'article

84 réactions à cet article    


  • frugeky 19 octobre 2010 10:50

    Donc, selon vous ils auraient aussi dû rappeler que l’enfant se porte bien puisque ce fût une des hypothèses de l’époque.
    C’est affligeant !
    Vous êtes ignoble.


    • Paul Villach Paul Villach 19 octobre 2010 11:24

      @ Frugeky

      Ce qui est affligeant, c’est que vous ne savez pas lire ! Paul Villach


      • Traroth Traroth 19 octobre 2010 14:54

        Voila, si on contredit Villach, il a forcément raison. Mais pourquoi je réponds , au fait ?


      • ADNdidiot 19 octobre 2010 17:55

        « la disparition du peuple Juif de la terre sans qu’aucune colombe de paix ne s’en émeuve »

        Non, mais pour nous émouvoir qu’ils restituent seulement les terres qui ne leur appartiennent pas ce serait déjà pas mal !

      • verdan 19 octobre 2010 21:37

        Vous êtes une ignoble personne, jamais plus je ne poserai un oeil sur vos torchons.

        pauvre type , quelle saloperie ce torchon...

        On sait votre bord ....revendiquez votre cryptosionisme ...

        pfff à gerber ...


      • voxagora voxagora 19 octobre 2010 11:25

        Le titre du livre est, s’il s’agit vraiment d’une mise en scène,

        le leurre parfait, puisqu’il ment en utilisant une vérité :
        car si on a présenté le corps d’un enfant qui n’est pas celui du reportage,
        il peut quand même produire un titre qui accrédite la thèse du journaliste.

        • Gonzague Gonzague 19 octobre 2010 12:51

          « Une mise en scène soupçonnée ». 

          Jamais de la vie. Seuls quelques psychopathes décérébrés imaginent « une mise en scène » qui aurait eu pour protagonistes des dizaines de Palestiniens, des dizaines de journalistes du monde entier et, en guest stars, Tsahal, qui a reconnu le lendemain via son porte-parole que les coups de feu provenaient effectivement de leur position. Ils s’en sont d’ailleurs excusés, arguant du fait que l’angle mort ne leur permettait pas de voir en détail qui se trouvait dans leur viseur. 

          La logique de Karsenty et de l’autre buse américaine, inventeur du très malsain terme « Pallywood », et dont le nom m’échappe, sont du même ressort que celle qui motive les onzeseptembristes. Je reste tranquille le cul posé sur ma chaise derrière mon écran et analyse des images auxquelles je ne comprends rien. Je remarque un mouvement quelconque qui me semble étrange, je le décortique, et réfute de fait l’ensemble de l’événement. Le petit Mohammed AURAIT DÛ faire ceci, ou cela. Or ce n’est pas le cas, donc il est vivant et vous êtes tous des antisémites nazis satanistes.
          C’est lamentable et ridicule.

          • Png persona-nongrata 19 octobre 2010 13:08

            Comme d’hab un article à gerber ....comment justifier l’injutifiable , les images parlent d’elles même !!!

            Dois je vous rappeler qu’au delà de ce crime , Israel pendant les bombardements de Gaza en plus de bombarder les écoles , les mosquées , les hopitaux , les ambulances , les ONG , les journalistes en plus d’avoir fait 1400 victimes innocentes civiles femmes et enfants et vous venez encore avec votre sionisme puant nous expliquer qu’on est des cons et que tsahal est une armée morale et innoncente ?

            Beurk et re beurk vous ne m’inspirez que du dégout et vous êtes un parfait complice de crimes contre l’humanité !

            • Traroth Traroth 19 octobre 2010 14:56

              Des mots d’un coté, des hélicoptères de combat de l’autre. Ça se passe de commentaire...


            • FrenchGreg 19 octobre 2010 22:30

              Je parie que vous etes un de ceux qui remettent en cause le 11 septembre et la loi Gayssot


            • spartacus le vrai pas l'autres !!! spartacus 19 octobre 2010 13:11

              sayanisme quand tu nous tiens !!!


              • King Al Batar King Al Batar 19 octobre 2010 13:35

                Sayanisme ca viens de super sayan... ?

                Ok je sors !


              • docdory docdory 19 octobre 2010 13:34

                Cher Paul Villach

                Vous démontrez avec brio la partialité de radios censées être de service public dans cet affaire.
                Une question me turlupine : en quoi la vérité, c’est à dire ce procès gagné en appel par Philippe Karsenty est-elle une information susceptible de nuire à France Inter et France Culture, au point qu’ils dissimulent cette donnée à leurs auditeurs ?
                Est-ce par hasard en raison du fait que ces radios, dites de service public, fournissent depuis des années à leurs auditeurs une grille de lecture simpliste du conflit israélo-palestinien, selon laquelle il existerait dans cette affaire les« bons » et les « méchants » ( les palestiniens étant , selon ces radios « les bons » et les israéliens « les méchants » ).
                Le fait que le reportage soit possiblement bidonné ôterait-il à ces radios un argument important à l’appui de leur grille de lecture ?

                • Paul Villach Paul Villach 19 octobre 2010 13:55

                  @ Cher Docdory

                  Vous émettez une hypothèse plausible.

                  Il est remarquable que certains commentateurs se « voilent la face », si j’ose dire ! Je pose le problème du leurre par omission comme vous l’avez bien relevé : deux radios de service public se soucient comme d’une cerise d’une décision de justice, provisoire certes, mais pas banale !

                  Cela ne les gène pas ! Leur religion, si j’ose dire, est déjà faite ! Ils ont bien de la chance ou de la malchance ! Paul Villach


                • JL JL 19 octobre 2010 14:22

                  « les palestiniens étant , selon ces radios » les bons« et les israéliens » les méchants " (docdory très fort)

                   smiley

                  Tout le monde sait bien que Philippe Val est un agent double pro-palestinien !

                   smiley  smiley  smiley


                • JL JL 19 octobre 2010 18:35

                  On reconnait un sioniste à ce que, à plus ou moins court terme, il traite ses contradicteurs d’antisémites ou judéophobes. Cette façon de faire doit leur valoir une sorte de point Godwin.

                  Ceci étant, AW m’ayant sur un autre fil, apostrophé pour appel à la haine raciale à la suite d’une évocation du « manuel habarah », est un drôle de bonhomme : à l’en croire, les sionistes formeraient une race différente du reste de l’humanité !


                • Serpico Serpico 19 octobre 2010 20:47

                  Amaury

                  C’est quoi « judéophobe » ?


                • JL JL 20 octobre 2010 11:49

                  Couché, AW AW !

                  Aux autres : il veut se venger de l’humiliation que je lui ai fait subir hier. C’est extraordinaire comment ce type projette sa haine et ses turpitudes. Hier il me disait que je ne tolère pas que les autres expriment une opinion différente de la mienne. Je lui ai mis le nez dans sa m. pardon, dans ses contradiction, vu qu’en modération, il refuse deux fois et demi plus d’articles qu’il n’en accepte cependant que moi, je fais l’inverse : j’en accepte deux fois et demi plus que je n’en refuse.

                  @ Amaury : je ne vais pas recommencer comme hier, vos post ts minables n’en valent pas la peine.


                • Voltaire Voltaire 19 octobre 2010 13:56

                  Impossible de juger du fond de cette affaire à partir de cet article sans lien vers les éléments concrets cités.
                  Néanmoins, la photo mise en illustration , qui est un « arrêt sur image » de l’extriat souvent diffusé, permet à mon avis d’écarté l’hypothèse de la mise en scène : à moins d’être un excellent acteur, il est assez évident de constater l’expression d’une peur intense sur le visage de cet enfant.

                  D’après ce que j’ai pu apprendre de ci de là, les Israéliens ont effectivement d’abord reconnu une bévue possible, puis empêchés Charles Enderlin de mener sa propre enquête tout en confiant une enquête à leurs propres services, qui ont exonéré l’armée. Mais il existe sans doute différentes versions de ces évènements. Malheureusement, votre article ne présente pas une vue objective et étayée mais est une simple accusation.
                  En l’état, impossible de conclure donc pour nous autres lecteurs. Néanmoins, plus globalement, il faut hélas admettre que de nombreux civils, y compris de nombreux enfants, et en grande majorité des palestiniens, sont les victimes de ce conflit. Des bévues ne sont pas chose rare, même si bien sûr chaque camp utilise au mieux les images pour sa communication.


                  • Voltaire Voltaire 19 octobre 2010 13:56

                    Avec mes excuses pour les fautes de frappe et d’orthographe !


                  • Paul Villach Paul Villach 19 octobre 2010 14:12

                    @ Voltaire

                    Le problème que je pose est le leurre par omission employé par les deux radios de service public.
                    Vous jugez donc normal qu’elles ne fassent pas état de ce débat judiciaire qu’ont voulu Enderlin et France 2 et qui s’est jusqu’ici retourné contre eux ?
                    Je rends compte de l’essentiel de l’arrêt de la Cour d’appel qui estime plausible l’hypothèse d’une mise en scène.
                    Mais, vous, vous prétendez tirer d’une photo une représentation plus fidèle de la réalité que celle livrée par les juges qui ont visionné les rushes remis en partie seulement à la Cour.
                    Qu’avaient donc à craindre France Inter et France Culture si, selon vous, la réalité est si évidente ?

                    En fait, votre conception de l’information s’accommode au besoin de la censure. Paul Villach


                  • Traroth Traroth 19 octobre 2010 14:28

                    Vous ne tenez pas compte du contexte. Le livre d’Enderlin est justement une réaction à des mois de propagande contre lui. Ce que vous dites, replacé dans ce contexte, c’est qu’après ces longs mois pour ne pas dire années d’Enderlin-bashing, le peu de temps d’antenne (parce qu’on ne peut pas dire que son livre ait connu beaucoup de publicité) qui lui était consacré aurait dû être aussi en partie consacré à exposer une fois de plus les arguments contre lui.
                    Je rappelle que l’issue du procès en appel en 2008 a eu à son époque une publicité tout à fait considérable, singulièrement plus d’ailleurs que l’issue du procès en première instance en 2006 donnant gain de cause à Enderlin !
                    Mais bizarrement, l’absence de débat contradictoire dans tous les médias qui ont passé leur temps à taper sur Enderlin ne semble pas vous poser de problème. Expliquez-nous donc un peu ça, Villach !


                  • Voltaire Voltaire 19 octobre 2010 15:18

                    @l’auteur

                    Attention à la signification des mots... la censure a une définition assez précise.
                    Impossible de commenter des émissions vers lesquelles vous ne mettez pas de lien, mais effectivement, il eût été logique de mentioner cette polémique.

                    J’ai pour ma part vu, lorsque j’étais à l’étranger, une émission de France5 (chaine publique donc), dans laquelle Enderlin était interviewé sur son livre : la polémique a effectivement été largement évoquée par le présentateur, et Enderlin a pu répondre avec ses arguments.

                    Peut-être les journalistes des émissions radio que vous évoquez ont-ils jugé que cette polémique avait déjà été assez débattue, et préféré se focaliser sur d’autres aspects. Mais il ne me parait pas juste de parler de censure, sauf à prouver que des propos ou commentaires défavorables ont été édité au montage, ou que les défenseurs de la thèse du montage ont été privé de toute audience, ce qui n’a manifestement pas été le cas antérieurement.


                  • Aldebaran Aldebaran 19 octobre 2010 13:58
                    « et vous venez encore avec votre sionisme puant..... »

                    << Pierre André Taguieff sur la nouvelle propagande « antisioniste »

                    Insensiblement, depuis la guerre des Six-Jours (5-10 juin 1967), le « racisme » est devenu le principal thème d’accusation visant les « sionistes » et, au-delà d’eux, les Juifs. C’est autour de l’image d’Israël, diabolisée et criminalisée par tous les moyens de la propagande, que s’est constituée la nouvelle vision antijuive désormais mondialement diffusée. De nouveaux stéréotypes antijuifs assimilant Israël, les Israéliens et les « sionistes » aux « nazis » ont été fabriqués et mis en circulation. L’État juif a été réduit à un État « criminel » et génocidaire. Traité avec une virulence croissante, depuis l’automne 1967, comme un « État en trop », Israël a ainsi fait l’objet d’une reconstruction mythique diabolisante qui a largement réussi, dans l’opinion mondiale, à se substituer à sa réalité sociohistorique. Cette reconstruction diabolisante a pour l’essentiel consisté à retourner contre Israël et le « sionisme » l’accusation de « racisme », avec son corrélat : celle de « génocide », principal opérateur de la nazification de l’État juif 3.

                    Cet amalgame polémique (« sionisme = nazisme ») a permis de fabriquer des analogies et des métaphores de propagande par lesquelles a été réactivé un très ancien thème d’accusation visant les Juifs : celui du meurtre rituel 4. Dès lors, dénoncer le « sionisme », c’était dénoncer autant le « racisme » des « sionistes » que leur propension à tuer des non-Juifs, pour se nourrir symboliquement de leur sang ou satisfaire leur cruauté naturelle. En outre, la nature supposée sanguinaire des « sionistes » porterait ces derniers à privilégier, parmi les non-Juifs, les enfants, et plus spécialement les enfants palestiniens, arabes ou plus généralement musulmans. Dans le discours de propagande des pays arabes à la suite de la guerre des Six-Jours, la légende du meurtre rituel juif avait été réactivée en même temps que le mythe du complot juif mondial, ce dont témoigne les nombreuses rééditions des Protocoles des Sages de Sion au Proche-Orient 5. Mais la vision conspirationniste du « sionisme » est restée longtemps dominante dans la rhétorique anti-israélienne, en dépit de l’inflexion provoquée par la dénonciation orchestrée des massacres de Sabra et Chatila (16-17 septembre 1982), perpétrés par des phalangistes chrétiens et abusivement attribués à Tsahal. >>

                    suite de l’article ici

                    • Traroth Traroth 19 octobre 2010 14:33

                      « accusation visant les « sionistes » et, au-delà d’eux, les Juifs » : j’adore la manière pas du tout subtile dont vous passez des sionistes aux Juifs. Parce que tous les Juifs sont sionistes, peut-être ?
                      Israël ne représente pas les Juifs, n’a pas de légitimité à parler en leur nom, et donc les sionistes n’ont pas de légitimité pour faire croire que s’opposer à eux, c’est s’opposer aux Juifs dans leur ensemble !


                    • saba 19 octobre 2010 15:58

                      Si j’ai bien compris c’est un copié-collé d’un texte de Taguieff. Je le trouve délirant dans ses fantasmes de la diabolisation d’Israêl et derrière ce pays de l’ensemble des Juifs. Israêl se débrouille très bien pour se diaboliser lui-même, en noyant Gaza sous un déluge de bombes , parfois au phosphore, en continuant à coloniser une terre qui est en principe le futur état palestinien et cela contre l’avis de l’ONU et du monde entier .

                      Le problème est que des soutiens français d’Israël ( ce qu’est Taguieff) perdent toute notion de la réalité et de la relativité quand il est question d’Israël : iIs sont incapables de voir par exemple que l’attitude israélienne à l’égard des Palestinens ne peut qu’être mal jugée par la communauté internationale . Si bien que , pour en revenir à l’article , lorque des faits montrent la réalité de l’attitude d’Israêl , les faits sont forcément faux , puisqu’Israêl ne peut avoir tort , c’est lui la victime n’est-ce pas ?


                    • Png persona-nongrata 19 octobre 2010 18:51

                      Bah oui le plus rageant c’est que ça vient toujours pleurnicher derriére , la victimisation crapuleuse et nauséabonde du bourreau .....

                    • non667 19 octobre 2010 21:21

                      à aldebaran
                      par construction et définition (¨voir bible/ genèse chapitre XVII ) le judaïsme depuis + de 4000 ans est une religion raciale ,donc une religion , une race ,une politique , une terre promise (obtenue qui abriterait le cas échéant (shoa ) le peuple élu ,mais actuellement l’état major et quelques « madoff » ).
                       le ch. XVII est une déclaration de guerre aux goïym par l’intelligence et la ruse ( a 1 contre 10000 ! ils ne sont pas fous ! )et le point de départ d’un complot (les protocoles en sont la description mais bien sur non édités par eux . a-t-on vu des généraux divulguer leur plan de bataille ??? )
                      la tactique géniale dès le départ a été la tactique du coucou c’est a dire se nicher dans le nid des autres et vivre incognito sur leur dos ( comme des cellules cancereuses ). cela marche jusqu’au moment ou cela devient trop visible ou les occupés sont touchés par une crise alors que les juifs le sont moins . alors se déclenche contre eux pogrom ,expulsion , ceci ne date pas de 1967 mais jalonne leur histoire depuis l’ origine .(Égypte ,shoa )
                      la peur du renouvellement des pogroms les poussent a nier le complot , a prévenir l’antijudaïsme ( dissimulé sous le terme de racisme ,antisémitisme) loi gayssot ,mrap ,licra ..etc....
                      ce cercle vicieux ne pourra s’arrêter que par leur victoire totale ou par leur disparition par assimilation c’est à dire en acceptant les mariages mixtes !


                    • Onegus Onegus 19 octobre 2010 23:26

                      Taguieff, idéologue néo-conservateur fondateur de la « conspirologie », voit des remix du « Protocole des Sages de Sion » dans les écrits d’à-peu-près tous ceux qui le dérangent... Un propagandiste sous étiquette CNRS, dont la rhétorique fumeuse a un succès certain dans le microcosme des médias et auprès de quelques universitaires paresseux... Comment peut-on seulement citer un charlatan pareil ? 


                    • Traroth Traroth 19 octobre 2010 14:13

                      Je lis Agoravox depuis 2007, et ceci est à l’évidence l’article le plus terriblement partial de Paul Villach. Revue des éléments de propagande :

                      « Le titre du livre est à lui seul un leurre d’appel humanitaire visant à stimuler la compassion » : Vous oubliez un peu vite que c’est le fondement de l’affaire, tout simplement. Toute la propagande israélienne vise à le faire oublier. Votre analyse est tendancieuse, pour ne pas dire orientée.

                      « [les] deux « victimes » » : Le fait de mettre ici des guillemets ne signifie rien de moins que vous contestez le statut de victime des personnes qui sont mortes ce jour-là. Je trouve ce procédé larvé assez dégueulasse, je dois bien le dire !

                      "Parmi les indices sérieux et concordants relevés susceptibles de valider l’hypothèse, une étude balistique a montré que les impacts des balles sur le mur autour du père et de son fils sont circulaires et donc impliquent un tir orienté face au mur à angle droit«  : C’est l’unique argument que vous évoquez, et donc on peut partir du principe que c’est celui qui a le plus de poids. Et pourtant, il est tellement ridicule qu’on se demande comment quelqu’un de sensé peut sans honte le prononcer. Il y a tellement de manière de le démonter qu’on ne sait plus par laquelle commencer. Je me contenterais donc du plus évident : au moment de ces événements, les heurts duraient depuis plusieurs jours, au moins. Qu’est-ce qui permet dans ce cas d’affirmer que les tirs ayant laissé ces impacts ont eu lieu ce jour-là ? Il n’y a clairement rien là qui permette d’affirmer qu’il s’agit d’une mise en scène. Votre analyse est tendancieuse, pour ne pas dire orientée.

                       »L’un est le leurre de l’argument d’autorité qui prétend tirer sa validité de la seule puissance de l’autorité qui le profère : il vise à stimuler un réflexe de soumission aveugle à l’autorité car celle-ci ne peut pas tromper ni se tromper. Le journaliste Charles Enderlin était donc présenté comme un professionnel chevronné, en poste depuis près de trente ans en Israël, et fin connaisseur du conflit israélo-palestinien. Son caméraman d’origine palestinienne, employé de France 2 depuis longtemps aussi, était décrit comme un technicien irréprochable, au-dessus de tout soupçon«  : Là aussi, votre analyse est partiale. Le fait qu’Enderlin soit reconnu comme un professionnel chevronné peut être interprété comme un argument d’autorité, ou alors comme une explication des circonstances, car si on considère qu’il a fait son travail honnêtement jusque là, il va falloir expliquer pourquoi, d’un seul coup, il s’est mis à bidonner ses reportages !

                       »est-on prêt à admettre, que les journalistes de France Inter et de France Culture dans une belle unanimité aient refusé d’exposer l’hypothèse de Philippe Karsenty et les indices qui la justifient !«  : Si quelqu’un d’autre écrivait cela, j’imagine que vous parleriez de quelque chose comme d’un leurre contestataire, selon le principe »ils sont unanimes donc ils ont tort« ...

                      Même votre évocation de l’imposture intellectuelle de »la théorie du complot« (Comme dit Noam Chomsky, »« théorie du complot » est devenu l’équivalent intellectuel d’un mot de cinq lettres. C’est quelque chose que les gens disent quand ils ne veulent pas que vous réfléchissiez à ce qui se passe vraiment"), tout à fait légitime, a été faite dans cet article, et vous n’avez jamais même évoqué ces idées dans les commentaires que vous avez pu laisser dans les 63464646 articles concernant le 11 septembre, par exemple.

                      Bref, un article partial et manipulatoire. Vous devriez avoir honte !


                      • Paul Villach Paul Villach 19 octobre 2010 14:18

                        @ Traroth

                        Hors-sujet !
                        Le procès escamoté par les deux radios existe-t-il, oui ou non ? Est-il sans importance, alors que c’est France 2 et Charles Enderlin qui l’ont engagé ? Pourquoi le passer sous silence ?

                        Vous devriez avoir honte de votre logorrhée qui vise à ne pas répondre au problème que pose l’article. Cela s’appelle un leurre de diversion ! Paul Villach


                      • Traroth Traroth 19 octobre 2010 14:29

                        Hors-sujet, alors que je ne fais que reprendre et répondre à vos propres propos ? Vous ne manquez pas de culot ! Concernant le procès, voir plus haut.


                      • Serpico Serpico 19 octobre 2010 20:52

                        Villach : "Hors-sujet !
                        Le procès escamoté par les deux radios existe-t-il, oui ou non ? Est-il sans importance, alors que c’est France 2 et Charles Enderlin qui l’ont engagé ? Pourquoi le passer sous silence ?"

                        *********************

                        Hors-sujet, mon c...

                        Vous voulez juste orienter le débat et empêcher qu’on n’aborde ce qui dérange votre rhétorique.


                      • Traroth Traroth 20 octobre 2010 11:16

                        Plus de réponse de Villach. Je trouve très amusante la manière dont les sionistes cessent très rapidement d’essayer de répondre quand on leur met vraiment face aux réalités. Continuons !

                         smiley


                      • Paul Lémand 19 octobre 2010 14:37

                        Paul Villach pose de bonnes questions, il n’affirme rien que le compte rendu posé par la Justice elle-même.
                        Pourquoi le traiter de fasciste ?
                        Que le petit Mohamed Al dura soit vivant ou mort à l’heure actuelle importe peu (sauf pour lui et sa famille naturellement).
                        Qu’il y ait un front médiatique pour protéger Charles enderlin, cela est indubitable.
                        Comme il y a eu un front, ces derniers jours, pour protéger Pujadas des attaques de Mélanchon.
                        Que Claude Sérillon, qui présentait le 20 h à l’époque du drame, fasse l’éloge appuyé d’u livre d’Enderlin dans l’émission de Drucker, rien de bien étonnant. Mais rien de moins dégueulasse. Il aurait du s’abstenir, par simple honnêteté.

                        Cela ne vient pas à l’esprit de nos critiqueurs professionnels que Villach puisse avoir raison.

                        A bien y regarder, le personnel politique subit la sanction des urnes. Le personnel salarié subit la sanction du licenciement s’il fait preuve d’incomptétence.

                        Qui contrôle, qui valide les errements des correspondants de presse ? Sont-ils les seuls à bénéficier de l’infaillibilité ?
                        Sont-ils les seuls à être parfaitement honnêtes et vierges de tout présupposés ?

                        Dans ce cas, il faut souhaiter la bienvenue à la dictature de la pensée unique. Mais il serait inconvenant de s’en plaindre ensuite.

                        Enderlin est un magouilleur de première, doublé d’un lâche car, absent au moment du drame, il n’a pas voulu remettre en cause l’impartialité de son cameraman, Tala Abou Rahmé. 
                        Hors, rien ne dit que celui-ci soit parfaitement honnête, rien !


                        • Traroth Traroth 19 octobre 2010 14:52

                          « Pourquoi le traiter de fasciste ? » : Ah bon, quelqu’un a traité Villach de fasciste ? Où ça ?

                          « Que le petit Mohamed Al dura soit vivant ou mort à l’heure actuelle importe peu » : Si, ça démontre que les propagandistes pro-israéliens ne sont même pas d’accord entre eux.

                          « Qu’il y ait un front médiatique pour protéger Charles enderlin, cela est indubitable » : Faux. Ca fait des années que les médias s’acharnent sur lui, au contraire !

                          « Cela ne vient pas à l’esprit de nos critiqueurs professionnels que Villach puisse avoir raison » : On peut vous retourner le compliment. Visiblement, le fait qu’il puisse avoir tort ne vous traverse pas l’esprit. Conclusion ? Il est clair qu’il n’est pas impartial !

                          « Le personnel salarié subit la sanction du licenciement s’il fait preuve d’incomptétence » : Dans ce cas, Enderlin doit avoir raison, puisque France 2 l’a toujours soutenu !

                          « Qui contrôle, qui valide les errements des correspondants de presse ? » : Facile. Le comité de rédaction, sur la foi de l’ensemble des éléments récoltés par le journaliste. D’autres questions ?

                          « Sont-ils les seuls à bénéficier de l’infaillibilité ? » : Qui a parlé d’infaillibilité ? N’importe quoi !

                          « Sont-ils les seuls à être parfaitement honnêtes et vierges de tout présupposés ? » : On continue dans le grand n’importe quoi...

                          Flûte, j’aurais dû lire la fin de votre commentaire d’abord. C’est tellement minable de délires ridicules et d’insultes puériles que ça m’aurait épargné une réponse aussi détaillée qu’il ne mérite certainement pas !


                        • Traroth Traroth 19 octobre 2010 14:40

                          Concernant le visionnage des rushes et des manipulations l’entourant :

                          http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Mohamed_Al-Durah#Visionnage_de_l.27enregistrement_original

                          Le dernier paragraphe est à déguster :

                          "En conclusion, Jeambar et Leconte expliquent qu’ils ne soutiennent pas les conclusions de la thèse portée par Rosenzweig et la Ména, affirmant : « à ceux qui, comme la Mena, ont voulu nous instrumentaliser pour étayer la thèse de la mise en scène de la mort de l’enfant par des Palestiniens, nous disons qu’ils nous trompent et qu’ils trompent leurs lecteurs. Non seulement nous ne partageons pas ce point de vue, mais nous affirmons qu’en l’état actuel de notre connaissance du dossier, rien ne permet de l’affirmer, bien au contraire  »"


                          • Voltaire Voltaire 19 octobre 2010 15:39

                            Cet article de Wikipedia me semble bien refléter ce que j’ai pu apprendre par ailleur de cette affaire : faute d’enquête rapide, et en raison de la démolition des lieux par les Israeliens, il n’existe pas d’éléments sûrs pouvant démontrer que les tirs étaent israeliens, même si comme le reconnaissaient leurs propres autorités, c’est l’hypothèse la plus probable. En revanche, l’hypothèse d’un montage par les palestiniens est très peu probable, et il y a bien eu tentative de manipuler par des extrémistes la réalité de cet évènement, suivi par une habituelle reprise de cette thèse par des théoriciens du complot.

                            Beaucoup dépend de la sincérité du caméraman, défendu par Enderlin. Ce cameraman semble avoir une excellente réputation, et continue d’exercer normalement dans la région, y compris dans les territoires contrôlés par les israéliens, et les enquêtes des services secrets israéliens n’ont jamais permis de suggérer que ce caméraman appartenait à un queconque groupe politique ou terroriste palestinien.
                            Faute d’éléments contraires probants, je serais personnellement tenté de croire la version la plus probable. A noter que simultanément, deux autres enfants palestiniens était aussi tués par des balles israéliennes en d’autres lieux, sans polémique aucune...
                            La réalité de ce conflit est que des civils meurent, volontairement ou involontairement, presque tous les jours. Suggérer que tout cela n’est que mise en scène est un non-sens, et clairement destiné à détourner l’opinion de ce qui est une réalité tragique, ce qui n’excuse en rien les pratiques extrémistes et terroristes de certains palestiniens.


                          • saba 19 octobre 2010 15:35

                            Vous parlez d’oublis délibérés des radios du service public : elles n’auraient pas parlé du procès Karsenty. J’ai écouté l’émission de France Culture et il me semble que le procès a été mentionné . Ceci dit je peux me tromper.
                            Mais puisqu’on parle d’oubli , vous « oubliez » vous aussi certains épisodes : vous parlez de l’analyse des impacts de balles mais ce que vous ne dites pas c’est que le lendemain de l’événement le général israélien Eiland a reconnu la responsabilité de Tsahal , ce n’est que 1 mois plus tard que ( après que des doutes aient été émis par un israélien d’extrême droite) le général israélien Samia a repris la thèse de la non-responsabilité de Tsahal dans cette histoire en s’appuyant sur les impacts de balles or le mur contre lequel s’appuyait l’enfant a été détruit par l’armée huit jours après les faits, rendant toute enquête sérieuse impossible . Vous oubliez de dire aussi que le père de l’enfant a proposé que l’on exhume le corps de l’enfant pour vérifier par l’ADN qu’il est bien son fils . Refus des tenants du complot . Pourquoi ?
                            Enfin comment expliquez-vous qu’après cette affaire de mise en scène ( selon vous) , le cameraman palestinien et C. Enderlin aient conservé leur accréditation à Jerusalem ? Le gouvernement israélien , si prompt à sévir contre les terroristes , auraient laissé travailler des gens qu’ils considéraient comme des faussaires ? Cela ne tient pas debout.


                            • Paul Villach Paul Villach 19 octobre 2010 15:57

                              @ Saba

                              « J’ai écouté l’émission de France Culture et il me semble que le procès a été mentionné », écrivez-vous ? Il vous semble ou vous en êtes sûr ?

                              Nous n’avons pas écouté la même émission ! Mais je ne demande qu’à être démenti avec des preuves ! Ni France Inter ni France Culture n’ont parlé du procès en cours !!! J’ai guetté l’instant où les journalistes en parleraient, ils devaient le faire, cet instant n’est pas venu !

                              Les éléments que vous énoncez, avec votre permission, n’ont pas à mes yeux le même poids que ce qu’affirme l’arrêt de la Cour d’appel ! Paul Villach

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès