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Accueil du site > Tribune Libre > La petite entreprise du Président et les résidents de la République

La petite entreprise du Président et les résidents de la République

les résidents de la République

 

(1)  Fouquet’s  « lieu de notoriété » qui « ... a pu être, dans le passé, un lieu d’attraction pour la prostitution, le racolage et le proxénétisme. ... et qui a " ...décidé de prévenir tout comportement susceptible de porter atteinte à la tranquillité de sa clientèle."
 

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6 réactions à cet article    


  • Voris 4 janvier 2010 11:05

    Dieu nous a donné Moïse,
    Sarko nous met dans la mouise.
    Dieu a fait les oiseaux, le guano,
    Sarko nous chie dessus avec Guaino.

    Président de la République
    Connaît pas la crise.
    Il a pris le commandement
    Et dicte ses commandements.

    Plus encore tu travailleras !
    Les grèves tu ignoreras !
    Le dimanche tu oublieras !
    Carla et moi tu adoreras !

    Chez le riche sultan
    Il se prélasse et se complaît.
    Ses fastes sont insultants
    Pour le peuple français.




    • Raphael JORNET Raphael JORNET 4 janvier 2010 13:26

      bien vu, Voris ! l’efficacité en peu de mots ! bonne année à vous


    • ELCHETORIX 4 janvier 2010 18:28

      @ L’auteur de l’article ,
      bonne analyse de la situation de notre pays dont les fondements de la république gaullienne sont mis à mal , pour ne pas dire détruits , inexorablement par ce président qui méprise et ne respecte pas les citoyens de l’hexagone !
      Comment 53% de citoyens -votants ont-ils pu élire un tel être à la tête de notre pays ?
      J’ai apprécié que vous mettiez en avant la chanson d’Alain BASHUNG , ce très bon chanteur décédé trop tôt !
      Merci pour ce « billet » et meilleurs voeux .
      RA .


      • Raphael JORNET Raphael JORNET 4 janvier 2010 20:18

        @ELCHETORIX
        d’accord avec ce que vous écrivez... c’est poignant, ce qui arrive à ce pays...

        > et pour Bashung, la deuxième vidéo étreint aussi, non ?
        Parce que en plus, elle est à tiroirs...

        bonne soirée et bonne année à vous
        R.


      • Sandro Ferretti SANDRO 5 janvier 2010 10:50

        Bonjour,
        Pas grand chose à dire sur le fond de l’article.
        Juste un passage pour rappeller ( vous le savez sans doute) qu’AB et le compère Jean Fauque n’ont jamais voulu , dans « ma petite entreprise », parler au premier degré (pas le genre de la maison, dans aucune de leurs chansons, du reste).
        C’est évidement de proxénétisme international qu’il s’agit, et , plus prosaiquement, le truc qui bosse de l’aube à l’aube et se dresse sans cesse, vous voyez ce que c’est...
        Ils avaient bien ri quand des cons des jeunesses du CNPF avaient repris le titre comme slogan en 94, croyant au premier degré, qu’il s’agissait d’un hymne à l’entreprise privée.
        Du reste, Alain (que je crois connaitre un peu, je vous renvoie à mes différents articles sur lui ) a toujours été très précautioneux avec l’implication politique.

        Hormis le titre « Touche pas à mon pote » en 85 pour SOS racisme, et un ou deux passages télé hasardeux en 81/82 dans le sillage de Balavoine (où il avait été peu convainquant, car peu convaincu), AB n’a jamais cru en la capacité du politique à changer les destins individuels, ni à la légitimité des artistes à en parler.

        Il préférait , dans l’allusif et les jeux de mots et de maux, parler avec pudeur et détachement de l’intime.
        Méme « Résidents », (qui n’est pas écrit de sa main, du reste) est certes une allusion aux couleurs politiques bleu/rose du scrutin 2007, mais surtout aux nuances et dégradés de couleurs, loin de tout manichéisme politique. Sa version de « fade to grey », en quelque sorte.

        Et surtout, plus fondamentalement, à l’aune du « nénuphar » dont il venait d’aprendre qu’il était porteur, une réflexion douce-amère sur le peu de poids de la vie d’un homme qui va s’éteindre, dans le grand barnum de la vie ( « chérie, des atomes, fais ce que tu veux » et « un jour , je parlerai moins, jusqu’au jour où je ne parlerai plus ». )

        Conçue dans un autre contexte, cette chanson (loin d’étre sa meilleure) était un peu devenue son testament sur la fin, comme la reprise de « comme un légo » de Manset, sorte de Bible paienne.
        Bref, AB était, depuis au moins 20 ans, loin de toute récupération politique possible. Il était à l’écoute, « noir de monde » , du monde du dehors comme de celui du dedans, mais trop intelligent et trop « noir » pour s’encarter où que ce soit, au propre comme au figuré.
        Bonne journée.


        • Christian Delarue Christian Delarue 5 janvier 2010 10:51

          La hiérarchisation du peuple-classe accompagne son déclassement global.

          La bourgeoisie accumule les avantages, privilèges, biens matériels et symboliques et ce faisant accroit son écart contre tout le peuple-classe qu’elle plonge dans le déclassement. Tout les membres du peuple-classe ne sont pas logé à la même enseigne. Les travailleurs aisé au-dessus de 3000 euros par mois s’en sortent bien mais ils subissent aussi les licenciements. Les petits patrons deviennent travailleurs indépendants. Ces travailleurs aisés sont souvent des cadres compétents engagés dans la lutte des places. Ils reproduisent le système de compétition fondé sur la performance à l’encontre de ceux en-dessous, les travailleurs ordinaires, les prolétaires à moins de 3000 euros par mois.

          Ces derniers s’adaptent à une logique du travailler plus et oublient la solidarité à l’égard de ceux et celles qui travaillent moins vite et ou moins bien. Ils reproduisent un monde hobbésien-spencérien fait de luttes individuelles débouchant sur le déclassement (fonctionnaires) ou sur l’exclusion. En compétition il y a les coureurs du peloton de tête qui tiennent une cadence très rapide sur une longue durée. En entreprise privée ou publique, tous ne sont pas des keynians du bitume. Il y a toute la gamme des coureurs à moyenne et petite vitesse plus tous ceux qui ne courent pas. Il y a ceux qui marchent et même ceux qui restent assis !

          Une société civilisée non seulement ne stigmatise pas ces petite-vitesse ou ces exclus mais en plus s’assurequ’ils possèdent suffisamment de biens en propriété ou de biens en usage pour vivre sans souci. Autant dire que la société néolibérale va en contresens de cette orientation.

          La logique de la carotte et du bâton.

          L’entreprise aime celui qui se voue corps et âme à l’entreprise. Il n’obéît pas aux ordres du patrons, ils les anticipent. L’adaptation joue comme figure du fayot et au-delà du tyran et du harceleur. Le harceleur est passible du test de Milgram.

          En finir avec la logique d’adaptation qui se meut en logique d’acceptation et de soumission est nécessaire. L’adaptation à la logique du système assure sa reproduction contre autrui via le travailler plus, plus vite . Le concurrentialisme est la plaie du néolibéralisme.

          Le test de Milgram montre les effets nuisibles de la soumission à l’autorité scientifique. Le même test pourrait montrer que la soumission aux normes de productivité pour la prime nuit à la solidarité entre travailleurs et crée ce qu’Eric Fromm a appeler le « durcissement du coeur ».

          CD

          Téléctrochoc

          http://www.ecrans.fr/Telectrochoc,7027.html

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