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Accueil du site > Tribune Libre > La psychanalyse est-elle l’autre imposture du XXème siècle (...)

La psychanalyse est-elle l’autre imposture du XXème siècle ?

En France, seul pays avec l’Argentine où la psychanalyse a un rang de doctrine indéboulonnable, la quasi-totalité des intervenants sociaux s’inspire des « théories » freudiennes. Quitte à se fourvoyer gravement comme on l’a vu avec le traitement de l’autisme. Il est urgent de lancer le débat dans les centres de formation des travailleurs sociaux et médicosociaux !

C’est de 1900 que le médecin viennois Sigmund Freud a daté son ouvrage fondateur « L’interprétation des rêves », pourtant publié en 1899, sans doute conscient qu’une révolution intellectuelle était lancée. Son impact sera considérable et large, de la médecine où elle est née aux sciences sociales et humaines qui, les unes après les autres, allaient établir des ponts entre la théorie freudienne et les disciplines universitaires historiques, la psychologie, la sociologie, la pédagogie, la philosophie, la linguistique, mais aussi la littérature, le travail social et même la pensée politique avec des penseurs « freudo-marxistes[1] » très en vogue en France dans la période de 1968 tel que Marcuse, Reich, Deleuze et Guattari. Quant au parisien Jacques Lacan, il a dominé toute l’intelligentsia parisienne durant les années 50, 60 et 70, jusqu’à imposer à l’université de Vincennes un département de psychanalyse, lui obtenant ainsi un statut scientifique controversé.

La formation des travailleurs sociaux, des éducateurs spécialisés et d’une bonne partie des pédagogues, soignants et paramédicaux spécialisés a surinvesti les apports de la psychanalyse dans la compréhension des phénomènes humains, au point d’en constituer la doxa de tout savoir professionnel et, plus encore, d’une certaine culture, à la charnière entre arts, littérature, et langage des métiers de l’humain…

En France, dans les années 1970 et 80, et même encore jusqu’au début des années 2000, il n’était pas d’alternative possible que la grille de lecture psychanalytique et sa triade « inconscient – désir - langage », avec tout ce qui en découle, notamment dans une certaine vision du psychisme humain, aliéné à son propre libre-arbitre par un inconscient qui nous mène... « à l’insu de notre plein gré » !

Aujourd’hui, après une telle domination sans contestation, la psychanalyse est de plus en plus remise en question, ce qui est le moins quand on se pose en discipline scientifique.

Le linguiste et philosophe américain Noam Chomsky, qui a connu Lacan dans les années 1970, a confié qu'il le considérait comme un « charlatan conscient de l'être qui se jouait du milieu intellectuel parisien pour voir jusqu'à quel point il pouvait produire de l'absurdité tout en continuant à être pris au sérieux »[2].

Les choses se sont accélérées depuis les années 2000. En 2004, c’est « l’amendement Acoyer » qui met le feu à la psychosphère. Les psychanalystes font un intense lobbying pour préserver leurs privilèges de thérapeutes sans diplômes.

Puis, après « Le livre noir de la psychanalyse –Vivre, penser et aller mieux sans Freud », ouvrage collectif de 830 pages publié en 2005 sous la direction de Catherine Meyer avec le philosophe Mickel Borch-Jacobsen, qui provoqua l’ire de la « papesse » de la psychanalyse parisienne, Elisabeth Roudinesco, c’est Michel Onfray qui écrit en 2010, « Le crépuscule d‘une idole – L’affabulation freudienne », recherchant, en 612 pages, les contradictions foncières, les biais méthodologiques, les impostures intellectuelles et les mensonges à l’origine d’une pensée viciée dès sa fondation.

En 2011, c’est le film documentaire « Le Mur » de Sophie Robert, très critique à l’encontre de psychiatres et de psychologues s’inspirant de la psychanalyse, qui fait les frais d’une polémique et se voit interdit de diffusion à la demande des freudiens.

En 2012, c’est une institution sanitaire la Haute Autorité de Santé (HAS) qui, après des années de controverse et de combats menés par des familles révoltées par le traitement infligé à leurs enfants autistes en institutions de soins (hôpitaux de jour, instituts médico-éducatifs), vient infliger un nouveau désaveu de l’approche psychanalytique de l’autisme en déconseillant la pratique du « packing »[3], inspirée de la fumeuse théorie du « Moi-peau » de Didier Anzieu.

Tout cela concerne l’actualité générale de la pensée dans la France d’aujourd‘hui. Il reste l’immense réserve de référence idéologique que constitue la pensée professionnelle des psychologues cliniciens qui interviennent dans les écoles, les services de la petite enfance, dans les services sociaux, mais aussi celle des assistantes sociales, des éducateurs spécialisés et moniteurs-éducateurs, intervenant auprès d’enfants, d’adolescents et de familles en difficulté, ainsi que d’orthophonistes et de psychomotriciens, d’enseignants également. J’ai vu de mes yeux des établissements pour enfants handicapés où il était annoncé comme préalable à toute réflexion collective dans le cadre de la rédaction du projet pédagogique, qu’il n’était pas question de discuter de la centralité de l’approche psychanalytique. J’ai vu aussi des profils de poste requérir une analyse personnelle, j’ai entendu des directeurs de services sociaux solliciter un formateur qui garantisse une approche sans aucune proximité avec les approches cognitives et comportementales -autant dire « le diable » pour ces adeptes du barbu viennois. J’ai vu aussi des formateurs inculquer en formation des concepts aussi vaseux que, sans doute, nocifs pour les publics qu’auront à accompagner ces futurs professionnels.

J’ai vu des querelles de chapelle entre les approches théoriques mobilisées qui minaient la dynamique des équipes de travailleurs sociaux. Et, il y n’y a pas si longtemps, on enseignait encore dans les écoles d’éducateurs les théories de Bettelheim sur l’autisme, qualifiées aujourd’hui par le monde scientifique d’imposture…

Tout cela est encore très présent dans les équipes, même si un effet de génération moins idéologique est perceptible ces dernières années, et c’est tant mieux !

Je fais l’hypothèse de la controverse, voire de la polémique, quasi-automatique sur ce site. C’est d’ailleurs la loi du genre et nul ne s’en étonnera. Pour autant, le débat doit avoir lieu, complètement pour remettre cette pseudoscience à sa place de croyance « non consensuelle ».

 

Liens :

http://www.egalited.org/PEC.html

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-louis-racca/160212/je-suis-de-gauche-et-j-emmerde-la-psychanalyse

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/reponse-ouverte-de-parents-d-111447

http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/autisme-je-suis-de-gauche-et-j-emmerde-la-psychanalyse_1090103.html



[1] On remarquera le « mariage » de ces deux idéologies à prétention scientifique du XXième siècle, dont l’une, le marxisme-léninisme, est désormais bien écornée… Beaucoup d’intellectuels de gauche » s’acharnent d’ailleurs à continuer ce compagnonnage intellectuel entre progressisme et psychanalyse comme champ idéologique cohérent. Cf mon article : http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=110304


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121 réactions à cet article    


  • alain_àààé 13 juin 2012 09:33

    il y a déja eu un article su la psychanaliste et je vais me répété mais pour moi la psychanaliste et une fumisterie monUmontale cette une provoction pour les malades psychismes car celleci n as jamais prouvé de bon résutats c est mais surtout c est une arnaque car c est une confrererie pour personnes riches.


    • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 13 juin 2012 13:30

      Fâché avec la psychanalyse ,ça peut s’entendre.
      Mais se faché comme ça avec le français c’est grave,faites un effort.


    • Abou Antoun Abou Antoun 13 juin 2012 22:28

      Mais se faché comme ça avec le français c’est grave,faites un effort.
      Oui, c’est fâcheux !


    • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 14 juin 2012 19:45

      Le plus fâcheux est que j’ai écrit fâché au lieu de facher.


    • maltagliati maltagliati 13 juin 2012 09:38

      Voyez plutôt tout récemment sur Agoravox La psychanalyse et le silence
      Dommage de traiter des sujets de réflexion dans un contexte sensationnaliste. Cela ne fait pas avancer le schmblck. Uniquement le médiatique !


      • JL JL1 13 juin 2012 10:29

        L’autre imposture ? Rappelez nous quelle est la première, svp ?

        Ceci dit, Modesto confond la discipline et ses pratiquants. C’est comme s’il demandait : l’économie est-elle une imposture. Ou bien la politique est-elle une imposture !

        La psychanalyse ce n’est pas une science, encore moins une pseudo science : c’est un art. Que cela défrise les généticiens néolibéraux (*) et les pharmacologues qui inventent autant de maladies mentales qu’ils inventent de molécules, cela ne donne pas autorité au premier « Consultant en action sociale » venu de dire sur un site public, je cite : « le débat doit avoir lieu, complètement pour remettre cette pseudoscience à sa place de croyance « non consensuelle » »

        Pour avoir l’avis éclairé d’un scientifique célèbre aux US, expert en thérapeutique officielle médicamenteuse et qui s’est par la suite converti à la psychanalyse, je vous suggère les ouvrages et romans de Irvin D. Yalom.

        (*) Hé oui, la génétique néolibérale, cela existe, malheureusement ! Pour les psychologues évolutionnistes, tout est déterminé par les gènes lesquels gènes œuvrent à la réalisation d’un dessein intelligent. Ainsi, pour ces gens, tout est déterminé à l’avance. J’invite les lecteurs à lire le petit ouvrage de Susan McKinnon, professeur au département d’anthropologie de l’Université de Virginie : "La génétique néolibérale : les mythes de la psychologie évolutionniste", publié aux Editions de l’éclat. C’est pas triste, et ça vaut tous les « Livre noir de la psychanalyse » !


        • Le péripate Le péripate 13 juin 2012 10:51

          Il semble évident que l’autre imposture est le marxisme.

          Dites vous n’auriez pas un ouvrage à conseiller sur la pétanque neolibérale ? Je suis preneur, les beaux jours arrivent.


        • JL JL1 13 juin 2012 11:06

          Le marxisme n’a jamais été une imposture, puisque ce n’est qu’une œuvre de l’esprit. Vous mélangez tout comme d’habitude, péripate.

          En revanche, vous pouvez parlez de communisme. Et je vous répondrai que la deuxième imposture, c’est le libre échange !


        • Le péripate Le péripate 13 juin 2012 11:10

          Ah bon. Si vous le dîtes.

          Et ce livre sur la pétanque neolibérale ?


        • JL JL1 13 juin 2012 11:37

          La différence entre la pétanque néolibérale et la génétique néolibérale est que la première n’existe pas alors que la deuxième fait déjà des ravages.

          Comme d’hab, vous ne proférez que des sottises. Tiens à ce propos, votre alter ego rocla et en vacances ? Même s’il est aussi bourrin que vous, lui au moins, il est parfois drôle.


        • Le péripate Le péripate 13 juin 2012 11:42

          Vous me décevez. Une doctrine qui domine à ce point les esprits (selon vous) ne peut avoir ignoré la pétanque, le macramé et la peinture sur soie.


        • AAA1 13 juin 2012 12:57

          Bonjour,

          Que dit la psychanalyse sur les chiens galeux ?
          Cordialement.


        • Le péripate Le péripate 13 juin 2012 14:13

          J’ai essayé de comprendre votre post petite fleur mais j’avoue que je n’y suis pas parvenu.

          J’ai mis selon vous parce que bien sûr je m’inscrit en faux contre cette théorie devenu tellement banale qu’en 30 secondes je vous ai trouvé cette citation dont je vous fait cadeau.

          Le projet politique néolibéral
          dépasse de très loin le seul cadre de la politique économique. Elle ne
          se réduit pas à la réactivation du vieux libéralisme économique, encore moins
          à un retrait de l’État ou à une diminution de son interventionnisme. Elle est
          conduite par une logique normative qui concerne tous les champs de l’action
          publique et tous les domaines de la vie sociale et individuelle. Fondée sur
          l’anthropologie totale de l’homme économique,
          elle met en oeuvre des ressorts
          sociaux et subjectifs spécifiques, la concurrence, la « responsabilité », l’esprit
          d’entreprise, et vise à produire un sujet nouveau, l’homme néolibéral. Il s’agit
          en somme de produire un certain type d’homme qui serait apte à se laisser
          gouverner par son propre intérêt. »

          Mis en gras par moi. Vous comprendrez toute l’importance qu’il y a de savoir si la pétanque a aussi été revisité par l’homme neoliberal


        • Morpheus Morpheus 13 juin 2012 16:08

          @ JL1

          « La psychanalyse n’est pas une science, c’est un art » dites-vous.

          Certes, et l’escroquerie aussi est un art. L’escroc, comme le praticien, peut en effet être talentueux, doué, ingénieux et professionnel dans son art : il n’en reste pas moins un escroc. Pire : il est un escroc d’autant plus redoutable qu’il est bon dans son domaine.

          Pareil pour le praticien.

          Cela étant, je veux bien admettre que pour beaucoup de praticiens, ils sont sincères dans leur démarche. Mais un praticien sincère, s’il est honnête, ne pourra, sortant de la lecture du crépuscule d’une idole, que rejeter tout ce qu’on lui a apprit, et entamer une longue remise en question. Compte tenu des enjeu personnels (perte d’années d’études, perte de réseaux relationnels et professionnels, perte de travail), je doute que beaucoup aient le courage de faire ce choix. Ceux qui le feront pourront toutefois seuls être qualifiés de sincères.

          Cordialement,
          Morpheus


        • JL JL1 13 juin 2012 16:09

          « Il s’agit en somme de produire un certain type d’homme qui serait apte à se laisser
          gouverner par son propre intérêt. » » (extrait de la citation de péripate)

          « Produire un homme nouveau » ? Diantre !

          L’homo sapiens s’est-il jamais jamais laissé gouverner par autre chose que son propre intérêt ? Toute la question est de savoir où il place son intérêt. Le fascisme égalitariste libéral, c’est justement de produire une société où tous les hommes sont identiques quant à leursmotivations mais différents quant aux capacités ! Quelle ineptie !!!

          Même ses citations à péripate sont idiotes !

           smiley


        • JL JL1 13 juin 2012 16:15

          Morpheus, comparaison n’est pas raison : si l’escoquerie est un art, l’art n’est pas une escroquerie. Si bien des escrocs ont du talent, aucun artiste n’est un escroc, sauf si son art est l’escroquerie.

          Même en peinture, il y a des escrocs. Heureusement que les amateurs et les experts sont pour la plupart des gens avisés.


        • Morpheus Morpheus 13 juin 2012 23:52

          @JL1

          Transformer l’escroquerie en art, voilà bien toute la finesse des aigrefins.

          Mais votre propos même est la démonstration de l’escroquerie de la psychanalyse freudienne, étant donné que Freud a toujours prétendu faire de la science, bien que rien dans sa démarche n’est scientifique. Une science n’est pas l’art : l’art procède de l’inspiration, de l’intuition, de l’émotion, de la non répétition, de l’expression de sens ; la science procède de l’hypothèse, de la vérification, de la répétition, de la reproduction, de la raison. Deux voies bien distinctes.

          Je peux accorder que Freud fût un artiste, mais alors, un artiste honteux. Cependant, sa démarche est, à proprement parler, une escroquerie intellectuelle, doublée d’une escroquerie financière (25 $ de l’époque la séance représentant la modique somme de ... 450 euros de maintenant !!!).

          450 euros pour se faire dire que, sommes toutes, vos problèmes résultent que vous êtes inconsciemment dans le désir irrépressible de votre mère, que vous voulez tuer votre père qui s’interpose entre l’objet maternel de votre désir refoulé, que tout cela procède de la loi de la horde primitive et de la consommation de la chaire paternelle lors du repas funéraire ... Oui, si cela vous tente, pourquoi pas.

          Vous pourriez aussi vous rendre au confessionnal, c’est moins long, et surtout moins cher smiley


        • JL JL1 14 juin 2012 08:47

          Morpheus, trois choses :

          la première : où avez vous vu que la séance était à un tel montant ? Sur la question du prix, il faut savoir qu’il est adapté aux moyens du patient - disons : du demandeur -, et n’est pas remboursable par la Sécu (aux US je crois savoir que les assurances en remboursent une partie). Allez vous dire que la peinture est une escroquerie au motif que les toiles de ma^tres se vendent des millions d’euros ? Allons donc, un peu de bon sens.

          La deuxième : La science des métaux est bel et bien - par définition - une science ; le métier de forgeron est un art. Il en est de même de la psychanalyse et des psychanalystes : Freud a élaboré une théorie, faisant en cela un vrai travail scientifique. Croyez-vous que le médecin qui prescrit des médicaments est le même scientifique que celui qui les invente dans son labo ? Là encore, vous mélangez les genres.

          La troisième sera une citation, parce que c’est là le plus grave à mon avis : « Nous appellerons (donc) »obscurantisme contemporain" toutes les formes sans exception de mise à mal et d’éradication de la puissance contenue, pour le bénéfice de l’humanité tout entière, dans Darwin, Marx et Freud. (Alain Badiou).

          Cet obscurantisme dont parle Badiou est ce dont le néolibéralisme est le nom qui ne se dit pas. Et j’ajoute que tous les déçus de la psychanalyse et les ignorants du sujet sont les idiots utiles de la pharmacopée néolibérale.

          nb. Je ne suis pas psychanalyste ; j’ai beaucoup lu sur le sujet, et pas que des livres noirs.


        • JL JL1 14 juin 2012 09:29

          « Freud parlait de « blessure narcissique » à propos des effets déstabilisateurs produits par sa propre théorie, celle de Copernic et celle de Darwin » lire là : « "les changements climatiques révèlent que l’humanité est devenue une « force géologique », capable de « faire le climat »

          L’obscurantisme néolibéral est une entreprise de réparation narcissique de l’homme-dieu blessé par Copernic, Darwin, Freud et les autres.


        • JL JL1 14 juin 2012 09:38

          L’homme dieu c’est naturellement l’oligarque, le roi, le chef, le riche, par opposition à la plèbe ; les crimes de Freud et les autres ont été de montrer que dieu n’existe pas, et tous les hommes sont égaux devant l’éternité.


        • modesto modesto 14 juin 2012 11:00

          un scientifique US qui s’est « converti » à la psychanalyse ! j’aime bien cette idée de « conversion » en matière scientifique (ou même d’art !)...


        • JL JL1 14 juin 2012 11:21

          C’est un peu court, jeune homme !

          Vous n’avez rien d’autre à en dire ?


        • Morpheus Morpheus 14 juin 2012 14:37

           @ JL1

          - le prix de 25 $ était le prix que Freud lui-même demandait à ses clients. 25 $ de l’époque représente 450 euros de nos jours.

          - comparer la peinture (un art) avec une forme prétendue de thérapie scientifique est absurde. A vous suivre, on penserait que ce qui fait la valeur d’une œuvre, c’est le prix qu’en donnent des spéculateurs déments n’ayant plus aucun sens des valeurs tant ils sont fortunés.

          - vous persistez à faire l’amalgame entre l’art et une démarche scientifique : cela montre votre manque de discernement et votre méconnaissance des principes fondamentaux de la méthode scientifique. La science, ne vous en déplaise, n’est pas un art, mais une discipline qui comporte des règles. Toute discipline scientifique requiert le strict respect de ces règles pour pouvoir prétendre s’appeler science.

          - Je suis d’accord que l’on appelle « art » la psychanalyse freudienne, au même titre que je suis d’accord que l’on appelle « art » la cartomancie, la chiromancie ou l’astrologie, ou encore le chamanisme. La psychanalyse freudienne n’est ni plus ni moins une forme de chamanisme des temps modernes.

          - [Nous appellerons (donc) « obscurantisme contemporain » toutes les formes sans exception de mise à mal et d’éradication de la puissance contenue, pour le bénéfice de l’humanité tout entière, dans Darwin, Marx et Freud." (Alain Badiou)]
          Voilà bien la citation la plus ... obscurantiste qu’il m’ait été donné de lire ! Jugez donc par vous-même : ce que dit ce sot de Badiou, c’est que toute remise en cause de théories dites scientifiques procéderait nécessairement d’une démarche obscurantiste. En d’autres termes, il n’est pas autorisé de remettre en cause les trois personnes mentionnées, ni leur travail. C’est précisément de cette manière que procèdent tous les mythes religieux pour empêcher quiconque de semer le doute et de critiquer la validité des histoires contées, ce qui est l’exact opposé de la démarche scientifique. JL1, en me lançant cette citation, vous démontrez que vous n’êtes pas dans une démarche scientifique, mais dans une démarche religieuse d’adepte de la religion psychanalytique. CQFD.

          - [Freud parlait de « blessure narcissique » à propos des effets déstabilisateurs produits par sa propre théorie, celle de Copernic et celle de Darwin.]
          Bien entendu. C’est bel et bien la démonstration de l’arnaque freudienne : si l’on refuse les thèses de la « psycho-analyse » (car c’est ainsi que Freud appelait sa « science »), c’est que l’on est dans le refoulement, donc cela valide les thèses > argument circulaire, vous êtes piégés, circulez il n’y a rien à discuter. Pur sophisme.

          - [L’homme dieu c’est naturellement l’oligarque, le roi, le chef, le riche, par opposition à la plèbe ; les crimes de Freud et les autres ont été de montrer que dieu n’existe pas, et tous les hommes sont égaux devant l’éternité.]
          Toute la vie de Freud a consisté, avec la complicité de ses apôtres, à remplacer la figure mythique de Dieu par ... la sienne ! Une fois encore, jugez vous-même : la psychanalyse se présente comme une vision du monde totalisante ayant réponse à tout en proposant un concept, l’inconscient, avec lequel subsumer la totalité de ce qui a eut lieu, de ce qui a lieu et de ce qui aura lieu sur la planète. Elle fonctionne comme une métaphysique de substitution dans un monde sans métaphysique (perte de repères et de valeurs lors de la première guerre mondiale). En se popularisant, l’œuvre donne lieu à un catéchisme, à une vulgate. La psychanalyse a été construite par ses thuriféraires selon un schéma proche de celui de la religion chrétienne (la biographie d’Ernest Jones en propose un modèle bâtit selon les critères de la légende chrétienne concernant la vie de Jésus).

          Cordialement,
          Morpheus


        • Morpheus Morpheus 14 juin 2012 15:09

          Démontons le mythe freudien.

          1.
          La légende : Freud a découvert l’inconscient tout seul à l’aide d’une auto-analyse extrêmement audacieuse et courageuse.
          La réalité : Freud a formulé son hypothèse de l’inconscient dans un bain historique propre au XIXe siècle suite à de nombreuses lectures, notamment philosophiques (Schopenhauer et Nietzsche pour les plus importants), mais également scientifiques.

          2.
          La légende : Le lapsus, l’acte manqué, le mot d’esprit, l’oubli des noms propres, la méprise témoignent d’une psychopathologie par laquelle on accède à l’inconscient.
          La réalité : Les différents accidents de la psychopathologie de la vie quotidienne peuvent faire sens, mais aucunement dans la perspective d’un refoulement strictement libidinal et encore moins œdipien.

          3.
          La légende : Le rêve est interprétable : en tant qu’expression travestie d’un désir refoulé, il est la voie royale qui mène à l’inconscient.
          La réalité : Le rêve a bien un sens, mais nullement dans une configuration spécifiquement libidinale ou œdipienne.

          4.
          La légende : La psychanalyse procède d’observations cliniques : elle relève de la science.
          La réalité : La psychanalyse est une procédure qui relève de la psychologie littéraire, elle procède de l’autobiographie de son inventeur et fonctionne à ravir pour le comprendre, lui et lui seul.

          5.
          La légende : Freud a découvert une technique qui, via la cure et le divan, permet de soigner et de guérir les psychopathologies.
          La réalité : La thérapie analytique illustre une branche de la pensée magique : elle soigne dans la stricte limite de l’effet placebo.

          6.
          La légende : La conscientisation d’un refoulement obtenue lors de l’analyse entraîne la disparition du symptôme.
          La réalité : La conscientisation d’un refoulement n’a jamais causé mécaniquement la disparition des symptômes, encore moins la guérison.

          7.
          La légende : Le complexe d’œdipe, en vertu duquel l’enfant désire sexuellement le parent du sexe opposé et considère le parent de même sexe comme un rival à tuer symboliquement, est universel.
          La réalité : Loin d’être universel, le complexe d’œdipe manifeste le souhait infantile du seul Sigismund Freud.

          8.
          La légende : La résistance à la psychanalyse prouve l’existence d’une névrose chez les sujets rétifs.
          La réalité : Le refus de la pensée magique n’oblige nullement à remettre son destin entre les mains du sorcier.

          9.
          La légende : La psychanalyse est une discipline émancipatrice.
          La réalité : Sous couvert d’émancipation, la psychanalyse a déplacé les interdits constitutifs du psychologisme, cette religion séculaire post religio.

          10.
          La légende : Freud incarne la permanence de la rationalité critique emblématique de la philosophie des Lumières.
          La réalité : Freud incarne ce qui, à l’époque des Lumières historiques, es nommait l’antiphilosophie - une formule philosophique de la négation de la philosophie rationaliste.

          Démonstrations et preuves irréfutables > Le crépuscule d’une idole (Michel Onfray).

          Cordialement,
          Morpheus


        • JL JL1 14 juin 2012 15:24

          Morpheus,

          avez-vous déjà ferraillé avec notre ami C. à qui je demande pardon pour le citer ici, du temps où il inventait des « machines formidables » capable de produire plus dénergie qu’ennes n’en consommeraient ? Lui aussi essayait de m’expliquer ce qu’est une démarche scientifique. 

          J’ai le sentiment que vous êtes une sorte de géo-trouvetout en sciences sociales - ou sciences molles si vous préférez - qui mélangerait les concepts élémentaires de la discipline, faute de les avoir appris d’un professeur émérite.

          Je ne sais pas si c’est vous qui avez parlé d’Onfray ? Vous avez lu son traité d’athéologie ? Je vous le conseille, et vous me direz qui est le gourou, de Freud, Onfray ou Comte-Sponville ( »L’esprit de l’athéisme« ) ! Oui, je vous conseille Comte-Sponville qui est à Onfray ce que Mozart est à Barbelivien.

          Quant à ce que vous écrivez de Freud dans le second post ci-dessus, on le dirait calqué sur ce qui se dit partout dans les »milieux dissidents" au="au" sujet="sujet" de="de">p>

          Bonne continuation !

           smiley


        • JL JL1 14 juin 2012 15:34

          Je n’ai pas l’intention de démonter les points ci-dessus, mais mon regard est tombé sur le point 6 , je cite : « La conscientisation d’un refoulement obtenue lors de l’analyse entraîne(rait) la disparition du symptôme ».

          Cela c’est la psychanalyse telle que vue au cinéma ou à la télé. Effectivement, le grand public s’est accaparé de cette idée simpliste, qui relève de la pensée magique ! Ce serait trop facile. La réalité est beaucoup plus complexe.

          J’ai vu aussi le point 8 que « j’aime beaucoup » : c’est quoi « un sujet rétif » ? Quelqu’un qui n’accepte pas la psychanalyse ? Mais la psychanalyse est basée sur une dépmarche volontaire. Vous en parlez comme si l’on obligeait les patients à s’y soumettre. Vous devez confondre avec l’inquisition.


        • Morpheus Morpheus 14 juin 2012 15:53

          @ JL1

          Mes deux dernières interventions ne font que reprendre les arguments avancés par Michel Onfray dans son livre.

          Et, oui, j’ai lu le traité d’athéologie, auquel je souscris d’autant mieux que cela fait des années que je suis un « dissident » des religions, et plus particulièrement de la religion chrétienne.

          Si vous avez lu ce traité d’athéologie, vous devriez lire également le cépuscule d’une idole. Notre conversation pourrait se faire sur un autre mode, peut-être moins « ping-pong ».

          Cordialement,
          Morpheus


        • JL JL1 14 juin 2012 22:05

          Morpheus,

          je ne considère pas Michel Onfray comme un maître à penser, loin de là.

          Bonsoir.


        • fred44360 25 août 2016 06:46

          @JL1

          les déçus de la psychanalise dite vous ??? c est soit disant guérisseurs ne font que massacrés leurs paires sans aucuns scrupules que pour mieux garnir leurs portefeuilles déjà degueulant d argent salement gagné , je parle par expérience cela a totalement gaché ma vie je me suis détruit , toute mon existence en est irrémédiablement bouleversé je vis pétris d angoisse et de stress grâce vos bienfaiteur je ne peux malheureusement en écrire plus sinon je pourrais vous évoquer tous ce que j en pense et tous le bien que je leurs veux 
          aussi sachez une chose cette art humaniste comme vous le dite peut rapporter jusqu a 12000 euros par mois !!!!!
          et tous cela cautionné par les pouvoirs public voila une escroquerie organisé !!!!



        • fred44360 25 août 2016 06:50

          @JL1
          je crains que votre preche de l escroquerie ne trouve guère preneur et tant mieux , je réitère sachez que je souhaite les plus grands des malheurs a ces ordures 


        • JL JL 25 août 2016 09:29

          @fred44360
           

           ’’tous cela cautionné par les pouvoirs public voila une escroquerie organisé’’ 
           
           Vous devez faire de la confusion mentale et confondre psychanalyse avec chimio et ri-thérapies !
           
           L’argent qu’on donne à son analyste n’est pas remboursé par la Sécu, ni par les mutuelles. En revanche, les labos pharmaceutiques pourront se gaver à volonté sur la vache à lait aussi longtemps que l’industrie agro-alimentaire produira de la bouffe toxique.
           
          Big Pharma et Big Agro, même combat contre le Freudisme !

        • kiouty 13 juin 2012 10:55

          Bon bon bon, encore une dénonciation partiale transformée en généralisation tout-a-fait abusive.

          Il ne suffit pas de discréditer Freud ou Lacan pour discréditer l’ensemble de la discipline psychanalytique et l’aide qu’elle apporte aux millions de gens qui la pratiquent et à qui cela permet d’affronter le quotidien et les revers de la vie avec moins de souffrance.

          Cela n’empêche pas les charlatans, mais l’escroquerie n’est pas l’apanage des psychologues, mais des humains pourris.

          Bien à vous.


          • crazycaze 17 juin 2012 12:39

            Je vous saurai gré de bien vouloir faire une distinction entre psychologue, dont le diplôme est sanctionné par des études universitaires, de psychanalyste, qui peut exercer sans aucun connaissance en matière de psychologie. .. « l’aide qu’elle apporte aux millions de gens qui la pratiquent »... Vous parlez de l’aide financière aux psychanalystes ??... smiley !!



          • gordon71 gordon71 17 juin 2012 12:45

            l’universités forment aussi des palanquées de « sociologues » censés analyser et soigner la société , le résultat est éloquent


            pour produire du charlatan la Fac s’y prend très bien 
            mais des charlatans diplômés j’en conviens

            pour ce qui est des psychologues, (patentés par la même officine), j’en connais quelques uns, masterisés à souhait, que je ne recommanderai pas à mon pire ennemi 

          • crazycaze 17 juin 2012 22:55

            Je ne pense pas que les sociologues soient formés pour soigner la société.. pour gonfler les chiffres de pôle emploi éventuellement... Quant aux psychologues incompétents.... je ne peux malheureusement que vous donner raison, mais c’est JUSTEMENT à cause de l’influence du courant psychanalytique qui pèse lourdement sur la formation des psy cliniciens, encore à ce jour...


          • chantecler chantecler 25 août 2016 07:26

            @crazycaze
            Sauf erreur de ma part ce courant (freudien) a quasi disparu des facultés et de l’enseignement .
            La formation en psychologie et en sociologie aujourd’hui (faudrait demander l’avis de monolecte) se veut très objective , appuyée sur les mathématiques , les statistiques et tout cela forme de très gentils DRH employés , qui sont payés pour préparer des plans de licenciements plus ou moins importants , pardon de restructurations d’entreprises , dont l’objectif n’est que l’augmentation de la cotation en bourse .
            D’ailleurs il arrive parfois que ça ne se passe pas si bien que ça et qu’ils se retrouvent en chemise n’ayant pas réussi à subjuguer leur auditoire ... !
             !
            Bref attaquer la psychanalyse , la sociologie humaniste , comme le fait l’auteur ,en additionnant les erreurs , en agitant les stéréotypes les pus éculés et les plus discutables , c’est non seulement curieux, ringard ,mais encore anachronique .
            C’est comme si quelqu’un prétendait que la situation économique dans notre pays serait liée aux « marxistes » alors que ça fait 40 ans que les libéraux ou néolibéraux ont pris le contrôle de la machinerie économique en occident et que nous pouvons en voir les résultats .
            Finalement cette énième attaque mesquine de la psychanalyse par visiblement des gens qui n’y connaissent rien , avec de profonds a priori , n’est qu’ un leurre de plus .
            D’abord les informations sont fausses ,d autre part personne n’est obligé d’aller consulter un psy analyste ou psychothérapeute , pas plus que d’acheter un tableau pour reprendre l’exemple ci dessus .
            Beaucoup d’ailleurs se contentent de consulter des psychiatres ou des neurologues , qui leur feront rapidement une ordonnance mahousse avec une chiée de psychotropes .
            Libéral , ça veut dire libre ?
            Alors chacun a le choix , y compris d’acheter de la m... au supermarché !


          • Txotxock Txotxock 13 juin 2012 11:42

            La psychanalyse est elle l’autre imposture du XXe siècle  ?

            Sans doute oui, mais au même titre que la psychiatrie et que la psychologie.


            • Christian Labrune Christian Labrune 13 juin 2012 13:27

              Txotxock,
              Non, vous ne pouvez pas écrire une pareille proposition : la psychologie et la psychiatrie répondent à des exigences scientifiques. Elles proposent des systèmes d’explication qu’elles savent provisoires, dépendants de l’état de l’état des connaissances à un moment donné, elles ne prétendent pas que la solution du problème a été révélée (au sens quasi religieux du terme) une fois pour toutes dans un texte sacré auquel il faudrait sans cesse revenir. Un psychologue ou un psychiatres ne seront pas étonnés si une hypothèse de travail conduit à une impasse, ils chercheront dans une autre direction.
              La psychanalyse, elle, est , pour reprendre la terminologie poppérienne, carrément « infalsifiable », comme toutes les pseudo-sciences. Si vous critiquez la psychanalyse, il est tout à fait hors de question d’envisager l’hypothèse qu’elle puisse être fausse partiellement et encore moins globalement, c’est tout simplement parce que votre inconscient « résiste ». Celui qui ne croit pas à la psychanalyse est d’abord une espèce de névrosé qu’il conviendrait de traiter... par la psychanalyse. De la même manière, dans les systèmes totalitaires, le contestataire ne peut pas être pris au sérieux, il faut le soigner. Dans l’URSS, on enfermait les contestataires dans les hôpitaux psychiatriques  ; en Chine, on les envoyait en rééducation : il fallait qu’ils rédigent leur autocritique et comprennent enfin la leçon du Grand Timonier ! Critiquer Freud, c’est être un hérétique ; il faudrait recourir au bûcher, comme au bon vieux temps.


            • gordon71 gordon71 17 juin 2012 12:51

              Labrune 


              en parlant de psychiâtrie ,et d’escroquerie :

               j’ai un ami psychiâtre ( chilien d’origine), qui me raconte comment son patron lui demande noir sur blanc par lettre au personnel de l’hôpital, de « fidéliser la clentèle », ce qui signifie très clairement de « charger » les patients aux psychotropes.... 

               donc psychiatrie scientifique certes mais cela ne garantit ni l’honnêteté ni la certitude de guérir (je précisai chilien, parceque ces injonctions à « traiter » les patients, il pensait que c’étatit l’apanage des pays totalitaires) 

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