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Accueil du site > Tribune Libre > La responsabilité de la droite républicaine dans son échec

La responsabilité de la droite républicaine dans son échec

La droite dite républicaine, y compris celle qui va manifester demain pour Fillon, est largement responsable de ce qui lui arrive. Ils semblent découvrir qu'il existe une chape de plomb imposée par les pseudo élites quant à l'expression des idées de droite. En effet, quelle découverte extraordinaire ! Ce sont des décennies de lâchetés, de compromissions, d'abandons, de déni de ses propres valeurs par cette droite économiquement libérale, se voulant républicaine qui aboutissent à ce qui arrive.

Depuis 1945 cette droite est tétanisée par la peur panique de sortir des rails construits par la gauche se voulant morale. Alors on ne cesse de donner des gages, de se justifier, de prétendre que l'on n'est pas tant de droite que cela. On accepte les pires diktats idéologiques pour plaire à ces arbitres des élégances politiques qui haïssent l'idée de nation, encore plus le catholicisme, la morale, et toute valeur traditionnelle.

Des exemples précis ?

C'est sous la législature de Fillon qu'un ministre de droite, Luc Châtel, a introduit dans les programmes le « Gender », en 2009. D'ailleurs à l'époque on parlait bien dans les équipes de formateurs officiels de « théorie du Genre » et non d'« études de Genre », j'ai la preuve sous les yeux à disposition de tous ceux qui pourraient encore en douter.

Comment de telles idées forgées par des homosexuelles californiennes certainement un rien névrosées ont-elles pu ainsi recueillir autant d'audience, se frayer un chemin jusqu'aux cerveaux malléables des plus jeunes ?

Comment aussi le féminisme le plus radical, jusqu'à l'absurde, a-t-il pu croître et embellier au sein de nos institutions alors que dés le débur ultre-minoraitaire ?

Tout cela a débuté sous des gouvernements de la droite républicaine et non de gauche. Il s'agissait toujours de donner des gages de bonnes mœurs progressistes aux bons apôtres, de leur montrer que l'on était souple, que l'on acceptait leurs leçons de morale, ni plus, ni moins.

Je ne parle même pas de la manière dont cette droite se croyait obligée d'aborder la question de l'immigration et, ou de la diversité. Toujours le discours semblait dicté par la gauche sociétale. Toujours cette terreur abjecte de déplaire à la gauche. La droite d'où vient monsieur Fillon a été largement mondialiste et soucieuse de « diversitude », incapable de traiter les questions pourtant gravissimes de l'insécurité, de l'incivilité, de la montée de communautarismes religieux provenant de l'Islam en rupture totale pourtant avec les valeurs de ce pays.

Dans la même ligne il fut constamment hors de question de toute alliance avec le Front National toujours dans la crainte de se faire mal voir des moralisateurs bien-pensants. Quitte à perdre à chaque fois ! Quitte à laisser la place à des politiques à l'opposé de celles représentées par le camp de « Les Républicains ! Alors que le vote Front National est pourtant largement représentatif de la colère de cette France périphérique méprisée, cette France des « ploucs », des « franchouillards ». Alors que ce vote aurait dû engendrer une prise de décisions rapides et efficaces, et énergiques sur toutes ces questions, en particulier sur le rappel simple pourtant que devenir français donne des droits mais procure également des devoirs envers les autres.

Ce refus de toute écoute, de toute considération du vote FN a toujours été suicidaire pour la droite.

Je n'évoquerai même pas la désagrégation progressive du lien national à laquelle la droite de Les Républicains a largement participé...

Enfin, je me souviens de tous ces camarades de travail, de fac, de collège, de lycée, refusant de dire qu'ils étaient de droite tellement timorés. Ils se comportaiennt généralement en « droitards » de service ou en « cathos » de service alibi que l'on reprend gentiment mais fermement dés qu'il tente même timidement d'émettre une opinion. Ils étaient incapables bien entendu de défendre leurs idées tenaillés par la terreur de déplaire et aussi ce qui est compréhensible de voir leurs conditions de travail se détériorer...

Je pense à tous ces auteurs jeunes réputés politiquement incorrects – de droite-, se sentant toujours et encore obligés de préciser qu'ils sont de droite mais qu'enfin ils couchent à droite à gauche comme tout le monde (la Famille, l'Amour conjugual tout ça c'est ringard hein... ), et qu'ils ont des amis de gauche à qui ils demandent leur avis.

Je suis sidéré de constater que tous ces pseudo-réacs ont besoin de se donner eux auss une caution de gauche (en ce moment Michéa).

Demain ces français qui manifesteront le feront en croyant sincèrement défendre tout cela, se faisant instrumentaliser. Et au soir du deuxième tour la plupart d'entre eux seront bien dociles...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury – Grandgil

illustration empruntée ici


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34 réactions à cet article    


  • Robert Lavigue Robert Lavigue 4 mars 15:55

    Le principal et peut-être l’unique critique que l’on puisse faire à une partie de la droite, c’est d’être républicaine !
    Tout le reste en découle tout naturellement...


    • Le421 Le421 5 mars 09:08

      @Robert Lavigue
      Républicaine ?
      Ah ?
      Moi, j’ai toujours qualifié la droite de « parti de l’argent ».
      Or, il se trouve que quasiment tout le monde a un prix.
      Donc, de fait, il est normal de constater qu’à droite on a affaire avec des gens qui baignent dans le fric, le trafic d’influence, la corruption et l’abus de bien social. Pour moi, tous ces éléments constituent l’ADN de la droite*. L’extrême droite est parfaitement en adéquation avec, en France, un historique remontant à la maison Lambert et qui s’est poursuivi tout au long des décennies.

      Ce qui est difficile à analyser, par contre, ce sont ces gens sans le sou (ma soeur par exemple), genre blonde du XVIème sur le retour, et qui vote à droite plus « pour faire chic » que par conviction.
      Elle a une situation correcte, encore que gardienne dans un manoir à 70 ans, faut voir, et elle affiche ses convictions dignes du « syndrome du larbin »...

      *De façon que j’estime honnête, je dis souvent que si j’étais vraiment riche, je serais « peut-être » de droite. Encore que ma situation est tout à fait correcte...


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 5 mars 09:14

      @Le421
      Pas de corruption à gauche ?
      Cahuzac, DSK, Lang, Aquilino Morelle, Roland Dumas ... ?


    • Julien30 Julien30 5 mars 11:04

      @Le421
      « Donc, de fait, il est normal de constater qu’à droite on a affaire avec des gens qui baignent dans le fric, le trafic d’influence, la corruption et l’abus de bien social. Pour moi, tous ces éléments constituent l’ADN de la droite*. »


      Bien caricatural et sans grand rapport avec la réalité (et à mourir de rire quand on voit comment ça se passe à gauche), mais vous avez déjà montré sur ce site à plusieurs reprises que vous ne connaissiez pas le sens des mots que vous employez.

    • Le421 Le421 5 mars 12:09

      @Amaury Grandgil
      Oui, je sais...
      Le PS, pour vous, c’est la gauche...
      Une toute petite vidéo où tout est dit sans aucune fioriture...
      Remettons les choses en ordre si vous le voulez bien.
      Et, je vous le concède, Mélenchon est virulent.
      Mais si il n’était pas en colère, comme aurait dit Henri Grouès, cela aurait voulu dire qu’il s’en fichait.
      https://youtu.be/5WiCy2SGTMA


    • Le421 Le421 5 mars 12:10

      @Julien30
      La réponse à Amaury est la même pour vous, Julien.

      Bonne journée.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 5 mars 12:26

      @Le421
      Oui la gauche c’est quand ça vous arrange smiley


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 5 mars 12:37

      @Robert Lavigue
      Oui sa soeur a au moins de la décence


    • Christian Labrune Christian Labrune 5 mars 22:29

      Le principal et peut-être l’unique critique que l’on puisse faire à une partie de la droite, c’est d’être républicaine !
      ----------------------------------------------------------
      @Robert Lavigue
      Je vois que douze lecteurs auront plébiscité cette dénonciation des méfaits de la « gueuse » ! Est-ce à dire que les conditions seraient désormais réunies pour une restauration de la monarchie ? Et ce serait qui, le nouveau Louix XVIII ?

      La monarchie française m’a toujours inspiré la plus vive admiration, particulièrement celle du grand siècle. Cela dit, j’ai quand même un peu l’impression que les carottes sont cuites pour les descendant de Capet ! La constitution de la Ve république, qui induit un fonctionnement quelque peu monarchique, est déjà critiquée de toutes parts.

      A mon avis, ce ne sont pas les monarchistes qui, ici, apprécient qu’on tonne contre la gueuse, mais plutôt les petites marionnettes des Frères musulmans. Il importe donc d’être extrêmement prudent : croyant pouvoir restaurer la monarchie, on risque vite de faire le lit de la charia !


    • Jeekes Jeekes 4 mars 16:13

      « Et au soir du deuxième tour la plupart d’entre eux seront bien dociles... »
       
      Bah, la grande majorité des autres aussi !


      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 4 mars 20:33

        @Jeekes
        Oui, aussi, et malheureusement


      • Christian Labrune Christian Labrune 4 mars 17:26
        Amaury Grandgil

        Le réquisitoire est féroce mais il est assez juste. Sur la question du FN je ne suis cependant pas d’accord : il était impossible, pour des conservateurs républicains, de s’allier de quelque manière que ce fût avec des gens qui n’osent plus, certes, exposer en vitrine leurs thèmes de prédilection forgés dès les années 30, préfèreront au besoin les discours ’ouvriéristes du PCF d’avant le 25e congrès, mais continuerontnt quand même très bien à les cultiver, ces thèmes, dans l’arrière-boutique.

        Ces délires que le FN n’ose plus afficher, l’extrême gauche il est vrai (Mélenchon, NPA, verts) se charge de le faire sa place, et cela en dit long sur l’état de décrépitude d’un système politique aussi corrompu au plan des idées qu’il peut l’être déjà par la finance et ses arrangements. Il convient aussi de se rappeler que le FN n’aurait jamais pu devenir ce qu’on le voit être sans la promotion que lui aura assurée, dès le milieu des années 80, un ancien maréchaliste qui s’était pris pour le Dr Faust évoquant le diable. L’épouvantail étant désormais durablement fiché au milieu du champ politique, toute idée, fût-elle simplement conservatrice, devenait suspecte et, comme vous le faites très bien voir, il était urgent de prouver qu’à droite aussi on était « de gauche ».

        C’est bien parce que la droite a renoncé peu à peu à un certain nationalisme nécessaire (au sens que Renan donne à ce terme) et dont elle avait de tout temps été dépositaire, que la France aura fini par abdiquer sa souveraineté pour devenir un Land de cette grande Allemagne que constitue désormais l’Europe et, pour tout dire, un je-ne- sais-quoi, une espèce de nain politique à la merci bientôt des Frères musulmans et des pires formes du fanatisme.

        De ces valeurs anciennes et tout à fait respectables parce que sur elles repose la continuité historique d’une nation, le FN n’aura pas tardé à faire son beurre en les accommodant à sa propre sauce, qui est infecte : le nationalisme des nostalgiques de la collaboration, ça devrait faire immédiatement rigoler quiconque dispose d’un cerveau !

        Désormais, la droite et la gauche républicaines sont foutues et il ne reste donc plus ici et là que des enragés suicidaires prêts à tout et la sinistre boutique Le Pen. Il y a longtemps qu’on n’avait pas eu à contempler un tableau aussi déprimant.

        PS- Vous évoquez Michéa. J’ai toujours eu du mal à le lire ce confusionniste ; je ne le comprends pas du tout -ou trop bien- et il m’agace énormément.


        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 4 mars 20:36

          @Christian Labrune
          Il y aurait pu exister des alliances locales, ils auraient pu faire preuve de courage.
          Oui, la droite dite républicaine a elle aussi détricoté la nation.


        • Christian Labrune Christian Labrune 5 mars 00:19

          Il y aurait pu exister des alliances locales, ils auraient pu faire preuve de courage.
          Oui, la droite dite républicaine a elle aussi détricoté la nation.

          @Amaury Grandgil
          Des alliances locales ou nationales entre les contraires, cela s’est vu lors de l’élection de Chirac, lorsque les socialistes effrayés par le monstre qu’ils avaient enfanté ont cru voir le retour de la bête immonde et ont tous voté comme un seul homme pour le candidat de l’UMP. Et pourtant, en se mettant dès le congrès d’Epinay sous la houlette d’un ancien collabo proche de la cagoule avant la guerre, ils auraient dû quand même savoir à quoi il fallait qu’ils s’attendissent.

          Il y a donc plus de distance entre le FN sorti de la collaboration et un courant conservateur lointainement héritier de la résistance et du gaullisme qu’entre le FN et un PS qui vivent en symbiose depuis trente ans. Le FN, c’est le PS ; c’est la béqulle sans laquelle ce parti décérébré et même dépourvu de colonne vertébrale n’aurait jamais pu mettre un pied devant l’autre depuis son ralliement au libéralisme.

          Le « courage », c’était donc, pour les conservateurs républicain, de ne fricoter sous aucun prétexte avec le clan Le Pen. Mais je vous accorde que le courage, c’eût été aussi de ne jamais tenir compte du fait que certaines de leurs orientations, vues de loin, pouvaient paraître assez proches de celles préconisées par le diable. Ils n’auront pas été capables de cette indépendance ; ils ont cédé à l’opinion fabriquée qui reprochait par exemple à Sarkozy d’aller sur un terrain désormais frappé d’interdit. On sera arrivé finalement à cette situation absurde où, si le FN dit qu’il est midi, ou qu’il ne pleut pas, chacun se croira obligé aussitôt d’ouvrir son parapluie et de dérégler sa montre. Il y a longtemps que les cadres du FN ont compris cela, qu’ils peuvent jouer sur ces inhibitions et par ce moyen tirer à leur profit les ficelles du jeu politique.


        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 5 mars 09:13

          @Christian Labrune
          Le FN n’est pas sorti de la Collaboration. il est au départ un mouvement rassemblant toute une nébuleuse de groupuscules qui Algérie française, qui maurrassiens, qui des soldats perdus de l’Indochine ou de l’Algérie etc...

          Répondre aux angoisses menant au vote FN aurait été la solution ? Pourquoi n’y ont ils jamais répondu ?


        • Christian Labrune Christian Labrune 5 mars 11:49

          @Amaury Grandgil

          Votre mise au point m’a un peu surpris, et j’ai tapé « FN - collaboration » dans Google. J’apprends ainsi que la maire de Paris, a été récemment condamnée en diffamation (elle fait appel) pour avoir dit que le FN avait été un parti collaborationniste pendant la guerre, ce qui est évidemment une formulation un peu idiote puisqu’il n’existait pas encore et que le père Le Pen était encore un gamin dans les années 40. Je vous recopie ci-dessous l’extrait d’un article qui fait le point sur cette question et dont vous trouverez l’adresse en bas de page. Un point de vue de Milza, spécialiste reconnu de l’histoire des fascismes, qui s’y trouve rapporté, rejoint tout à fait ce que je vous disais.

          Au reste, les jeux de mots imbéciles de Le Pen sur les fours crématoires sont exactement du même tonneau que les déclarations négationnistes d’un Darquier de Pellepoix (qui n’était pas un résistant !) dans l’Express, en 78, lesquelles avaient ravivé l’intérêt des historiens pour cette période et avaient induit ceux-ci à rouvrir bien des dossiers. La déclaration de Hidalgo, me semble-t-il -j’ai lu en diagonale- intervient après le projet formulé par la fille Le Pen d’interdire aux Juifs le port de la kippa. Ce dernier point n’est évidemment pas des plus innocents. C’est même d’une perversité répugnante : pour leur éviter de se faire casser la gueule, on va leur interdire de paraître et donc d’être juifs, on va les escamoter.
           Les règles de la laïcité sont parfaitement définies en France depuis le début du XXe siècle ; elles sont très bien admises, sauf par un prosélytisme musulman qui fait réellement problème. Aucune raison, par conséquent, de s’en prendre au juifs ou aux catholiques, fussent-ils quelque peu intégristes, tant qu’ils n’invoquent pas, eux, le Dieu de la Torah ou Jésus-Christ en appuyant sur la détente d’une pétoire. Or, il n’y a évidemment aucun risque que cela puisse jamais arriver. 

          Article cité :
          "Il existe néanmoins des liens de filiation historique entre le régime de Vichy et le Front national. "Voir en Le Pen un émule de Mussolini ou d’Hitler, c’est non seulement une erreur mais une perte de temps", expliquait ainsi l’historien contemporain Pierre Milza, en 2003, à la revue Outre-Terre. Pour autant, précisait-il, "l’extrême droite française, comme il faut la nommer sans ambages, a une référence fondamentale, c’est Vichy. [...] Sa clientèle, ses réflexes, son racisme font d’elle l’héritière de cette catastrophe historique pour la France« . »

          http://www.huffingtonpost.fr/2012/09/24/anne-hidalgo-fn-parti-soutenu-pendant-la-guerre-collaboration-nazis_n_1908591.html


        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 5 mars 12:24

          @Christian Labrune
          C’était vrai avant, pour les archéos, maintenant le vote FN vient surtout des angoisses liées à l’immigration.. ;
          Faire du FN le mal absolu, c’est s’interdire de se confronter aux questions que le vote pour ce parti posent
          On pourrait parler aussi de cette gauche qui n’a aucun problème à se relier à Mao, au boucher qu’était le Che Guevara ou à Castro...


        • Christian Labrune Christian Labrune 5 mars 12:51

          Faire du FN le mal absolu, c’est s’interdire de se confronter aux questions que le vote pour ce parti pose
          ----------------------------------------------------------------
          @Amaury Grandgil
          Sur ce point, on est tout à fait d’accord. Si la politique ne prend pas en compte le réel, il n’y a plus de politique. Or, depuis trente ans, on a substitué à l’analyse du réel une fiction politiquement correcte qui n’a plus aucune espèce de rapport avec la réalité. On l’a bien vu, ces derniers jours, avec l’affaire Meklat : si un quelconque « identitaire » avait écrit sur le Net le centième des ordures qu’’un Meklat y a déversées depuis tant d’années - et il apparaît que c’était connu de tout le monde !- toute la presse bien-pensante lui serait tombé dessus à bras raccourcis, et la justice se serait immédiatement saisie de l’affaire. Comme il s’agit d’un pauvre gars des banlieues (et ça, c’est bien la forme ultime du mépris social), le sexisme et le racisme le plus infect deviennent tout à fait tolérables.
          On en est arrivé peu à peu à la « double pensée » décrite dans le roman d’Orwell, et personne n’a plus les yeux en face des trous. Des millions de Français sont dans une situation des plus précaires et inconfortables à tous égards, ils ne cessent de le répéter, mais on refuse de les entendre et de prendre en compte des exigences qui sont pour beaucoup très légitimes. Ne sachant plus à quel saint se vouer, ils se jettent dans les bras de démagogues fascisants. A qui la faute ?
          A la limite, si cette hallucination des élites politiques ivres de bien-pensance devait perdurer et si le peuple continuait de se comporter d’une manière aussi peu conforme aux bienséances qu’on définit à Bruxelles, il n’y aurait probablement plus d’autre solution que celle de le dissoudre.
           


        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 5 mars 12:58

          @Christian Labrune
          Tout à fait


        • Rincevent Rincevent 4 mars 19:41

          Une droite qui se coule dans des codes de gauche, une gauche qui a intégré des choix économiques de droite et les deux qui ne veulent surtout pas assumer tout ça. Après, ils s’inquiètent de la montée du « populisme »…

          @ Christian Labrune

          S’il y a un milieu que la notion de nation dérange c’est, à mon avis, bien plus du côté des tenants de l’ultra-libéralisme que de celui des internationalistes. Les premiers ont un plan, des buts (et des moyens) et l’existence de l’État les gène. Les seconds ont surtout un discours. Quant à Michéa qui vous agace, c’est rigolo, vous partagez ce sentiment avec le PS…


          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 4 mars 20:38

            @Rincevent
            Non Michéa ne m’agace pas, c’est qu’il soit repris par les pseudo réacs comme caution de gauche qui m’agace


          • Rincevent Rincevent 4 mars 21:16

            @Amaury Grandgil

            Ma remarque s’adressait à Christian Labrune, pas à vous. Michéa (pour ceux qui l’ont lu) a fait bouger les lignes, c’est sûr et donc il a généré une certaine confusion. Est-ce pour cela qu’il est taxé de confusionnisme ?


          • Christian Labrune Christian Labrune 4 mars 23:44

            @Rincevent
            J’avais lu et relativement apprécié « L’enseignement de l’ignorance ». Je crois bien que c’était le premier bouquin de Michéa. Ensuite, ça me tombe des mains. J’apprécie beaucoup Orwell, mais je trouve que Michéa a fini par en faire un fond de sauce plutôt écoeurant. Quand j’entends parler de « common decency », désormais, ça m’agace fortement, comme toutes les idéalisations un peu naïves. Cela dit, fondée sur la lecture d’articles dans Causeur, sur quelques interventions entendues à la radio et quelques rapides carottages dans ses derniers bouquins, mon impression reste des plus superficielles et je n’exclus pas de pouvoir ’être injuste.
            Je ne savais pas qu’il agaçait aussi les socialistes. Cela me fait au moins un point commun avec ces gens-là. C’était inespéré... et c’est plutôt mortifiant !


          • Rincevent Rincevent 5 mars 15:06

            @Christian Labrune

            Michéa agace SURTOUT les socialises et pour cause. Quand on pense que l’abandon date de 1983, lui le fait remonter beaucoup plus loin, à l’affaire Dreyfus. Son analyse est assez pointue mais mérite d’être entendue : https://www.bing.com/videos/search?q=jean+claude+mich%c3%a9a&&view=detail&mid=EA7ACB50A4D692CCAF57EA7ACB50A4D692CCAF57&FORM=VRDGAR


          • sleeping-zombie 4 mars 19:41

            Hello,

            Alors on ne cesse de donner des gages, de se justifier, de prétendre que l’on n’est pas tant de droite que cela. On accepte les pires diktats idéologiques pour plaire à ces arbitres des élégances politiques qui haïssent l’idée de nation, encore plus le catholicisme, la morale, et toute valeur traditionnelle.

            Il y a deux têtes à la droite française : la droite progressiste incarnée par le PS, et la droite réac incarnée par l’UMP.
            Le gros problème de la droite réac, c’est que dès qu’ils se mettent à parler de leur valeur, ils montrent un visage qui ne plait qu’a 10% de la population. Et ils le savent. La « manif pour tous » leur fait perdre des voix, et ils le savent.

            Alors forcément, ils avancent masqués.

            Comment de telles idées forgées par des homosexuelles californiennes certainement un rien névrosées ont-elles pu ainsi recueillir autant d’audience, se frayer un chemin jusqu’aux cerveaux malléables des plus jeunes ?
            ... je sais pas où tu vis (j’avais retenu Vincennes ou Versailles), mais de part chez moi, à Ivry, quand j’entends derrière moi quelqu’un cracher, j’ai pas besoin de me retourner pour savoir que c’est un homme. Et j’ai pas attendu les homosexuelles californiennes pour le remarquer.


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 4 mars 20:45

              @sleeping-zombie
              J’habite à Versailles depuis un an et demi.
              L’UMP réac ? Masquée ? Non, qu’ils n’assument pas d’être de droite oui...


            • Julien30 Julien30 5 mars 11:10

              @sleeping-zombie
              « la droite progressiste incarnée par le PS »

              J’attend depuis longtemps que quelqu’un m’explique en quoi le PS est de droite, si vous pouvez réaliser cet exploit pour moi (et ne me faites pas le coup du libéralisme économique sachant que celui-ci vient de la gauche à l’origine).

            • Christian Labrune Christian Labrune 5 mars 12:25

              J’attend depuis longtemps que quelqu’un m’explique en quoi le PS est de droite
              --------------------------------------------------------------
              @Julien30
              Le PS n’a pu se maintenir après le virage libéral de 93 qu’en faisant exister la répugnante marionnette du FN dont l’homme à la francisque pensait pouvoir indéfiniment tirer les ficelles.

              Le PS est de droite parce que Mitrand était un ancien maréchaliste qui a pris le pouvoir à Epinay et que l’extrême droite, dont il était issu (on le voit sur certaine photo des années 30, manifester derrière une banderole qui propose d’expulser les « métèques) ne le dérangeait pas outre mesure. Comme je l’ai déjà écrit plus haut, le FN aura été jusqu’à ces dernières années la béquille du PS, sans laquelle il lui aurait été impossible de mettre un pied devant l’autre. Le PS est contre le FN mais, pour paraphraser une formule assez drôle et souvent citée de Guitry, il faudrait dire plutôt qu’il est »tout contre".
              Je le redis : entre les conservateurs (UDF, LR) et le FN, il y a infiniment plus de distance à tous égards qu’entre un PS et un FN dont la relation est symbiotique : la mort de l’un induirait nécessairement celle de l’autre.


            • jadevo 5 mars 18:45

              entre les conservateurs (UDF, LR) et le FN, il y a infiniment plus de distance à tous égards qu’entre un PS et un FN dont la relation est symbiotique

              @Christian Labrune

              Comme vous ne comprenez pas vite on va vous expliquer longtemps.

              L’argumentation se casse la gueule avant d’être debout. Une fois de plus ce qui vous manque c’est le sens des nuances. Ce que vous appelez « les conservateurs » et je crois dans un autre message "la droite républicaine" n’est pas un ensemble uniforme. Fillon et Bayrou, par exemple, c’est très différent. Pas tellement dans le programme économique parce que celui de Fillon n’est pas très éloigné de celui de Macron candidat de centre-droit, on paraît l’oublier dans les médias où on a écrit pendant des semaines que Macron n’avait pas de programme ce qui était faux. Pas en économie à quelques dosages près donc mais dans le domaine dit politique. Ainsi Fillon (la manifestation d’aujourd’hui l’a prouvé) ou plutôt Fillon en tant que candidat n’est absolument pas dans la tradition gaulliste il est dans la continuité d’une vieille droite dont le lointain ancêtre serait Joseph de Maistre. La vieille droite catholique, autoritaire, etc., des notables de province attachés à leurs privilèges et aux principes moraux d’un catholicisme sévère.

              Cette droite a été discrète pendant 70 ans si vous voyez ce que je veux dire. Elle est sortie de son silence voici quelques années sous la forme de la Manif pour tous et de Sens commun. C’est elle qui a manifesté au Trocadéro. Elle a même organisé la manifestation. Elle n’est pas fasciste au sens propre du terme, je vous l’accorde : certaines des caractéristiques du fascisme lui manquent. Mais le fascisme comme je l’ai souligné dans un autre post a besoin de passer des alliances et cette droite est disposée à passer une alliance avec le fascisme. C’est la droite qu’on voit à la manœuvre dans le film de Visconti Les Damnés (voici pour l’Allemagne) et dans celui de Bertolucci 1900 (voilà pour l’Italie). Elle n’aime pas plus que cela les excès inévitable du fascisme mais elle le considère comme un moindre mal et donc elle est prête à s’allier avec lui. Le mal suprême dans les années 30 c’était le communisme, aujourd’hui c’est la mondialisation, il faut dire paraît-il "les élites mondialisées". Si Fillon lui fait défaut elle votera sans problème pour le Front national (j’ai écouté les propos de certains manifestants qui l’ont dit clairement) parce qu’au fond elle ne sait plus pourquoi jusqu’ici elle ne l’a pas fait... Si, on lui disait que c’était mal mais elle ne voit pas/plus où est le mal.

              Et Fillon dans cette histoire ? Fillon est un à la fois un ancien premier ministre et un petit politicard opportuniste.

              L’ancien premier ministre sait PARFAITEMENT que s’il gagne l’élection présidentielle il mènera ensuite la MEME politique que ses prédécesseurs c’est-à-dire à quelques détails près la politique que mènerait son concurrent Macron. Je suis très préoccupé par la bêtise des manifestants du Trocadéro qui venaient disent-ils au nom de la France, de la nation, etc. (ils parlaient moins de la république mais ils auraient pu). Si ces imbéciles avaient lu le programme de leur cher candidat ils auraient constaté que ce programme est non seulement euro-compatible mais euro-orthodoxe : réduction des déficits, désengagement de l’état, déréglementation, etc. Toute la panoplie très bien (trop ?) connue des mesures que ce même Fillon a mis en application quand il a été premier ministre pendant 5 ans (on semble oublier ce détail) et qu’il a été un ultra-européen : après tout il a fait adopter par un parlement à sa botte ce que le peuple avait rejeté. Les crétins de Sens commun ou de la Manif pour tous avaient d’ailleurs sans doute voté non… il est donc permis de se marrer. Si ce qu’ils veulent c’est du libéralisme avec un doigt de catholicisme Macron fera aussi bien l’affaire.

              Le petit politicard opportuniste comme tous les petits politicards opportunistes a eu besoin de se définir un électorat-cible susceptible de le propulser au deuxième tour. Il a compris que la droite qui tend au centre serait le monopole de Juppé. Il a donc choisi un autre positionnement qui n’a rien à voir avec ses convictions profondes qui n’existent pas. Il a engagé deux ou trois assistants parlementaires (je ne peux pas résister) dont un philosophe paraît-il qui ont lu pour lui une poignée de bouquins sur l’islam (ceux de Gilles Kepel en particulier) et pondu une fiche de synthèse. Pour le philosophe je ne sais pas, je pense plutôt à ce que je connais beaucoup mieux : des étudiants ou des diplômés de Sciences Po, c’est bien dans leurs cordes.

              J’en reviens au point de départ : la vieille droite éternelle n’est pas fasciste, elle l’est toutefois plus que la gauche parce qu’elle est prête à s’accommoder du fascisme.

              Un mot pour finir, le couplet sur Mitterrand, prenez s’il vous plaît conscience du ridicule : pendant combien d’années votre chère droite républicaine a-t-elle retenu le courant socialiste (QSFIO puis PS) loin du pouvoir en jouant sur le péril rouge ?


            • Christian Labrune Christian Labrune 5 mars 21:16

              @jadevo
              Plus de temps à perdre à vous répondre. Sur une autre page, à un assez long texte argumenté que je vous avais écrit, et qui se dispensait bien évidemment d’arguments ad personam, vous m’avez répondu par une diatribe hystérique des plus ridicules, et j’ai horreur de ça.
              Vous n’argumentez pas, vous roulez sur les rails de la bien-pensance, et vous appliquez sur tout ce que vous évoquez la grille d’analyse préfabriquée la plus conformiste. La droite est nécessairement fascisante, les gens de la manif pour tous étaient de sinistres connards héritiers de Bonald et de Joseph de Maistre - il faudra demander à Amaury qui, apparemment en était, ça lui fera plaisir ! Bref, la gauche, en dépit de tout, reste la gauche et continue d’incarner le progrès ; et la droite, c’est la réaction et l’obscurantisme. Elle conduit tout droit au fascisme.
              Je viens de voir aux informations le camarade Sapin du PS en visite à Téhéran : lune de miel de ce cher « progressiste » avec le régime islamo-nazi des ayatollahs. Si ces sortes de symptômes ne vous font pas vomir, c’est vraiment que votre cas est préoccupant.


            • jadevo 5 mars 22:00

              @Christian Labrune

              Vous me connaissez mieux que je ne me connais moi-même.

              Je précise quand même que je ne suis pas de gauche. Même en 1981 je n’ai pas voté pour le PS alors que je n’aimais pas beaucoup Giscard ni Chirac mais je comprends que je me suis illusionné moi-même et que je suis un homme de gauche qui s’ignore. Merci. A bientôt 55 ans on apprend encore des choses sur soi et c’est encourageant.

              Je n’ai jamais dit : « la droite est nécessairement fascisante », je vous ai au contraire montré que quand on dit « la droite » on dit une bêtise puisqu’il n’existe pas UNE droite mais DES droites. On me l’a appris pendant mes études - René Rémond, vous connaissez ? - on vous l’a sans doute appris à vous aussi. Parler de LA droite ce serait mettre dans un même sac des gens qui dans le passé ont pu être alliés ponctuellement mais ont des divergences très profondes.

              Vous-même, vous ne manquez pas une occasion de souligner que JAMAIS vous ne pourrez voter Juppé... alors que vous étiez prêt à voter Fillon. Selon vous donc la droite est diverse au sein même d’UN parti. Si en plus on prend en compte Dupont-Aignan, De Villiers et quelques autres la diversité n’en sera que plus grande ! Je ne dirais d’ailleurs pas de Juppé ce que je dis de Fillon et pourtant Juppé est indiscutablement un homme de droite qui a gouverné à droite et dont le programme est de droite.

              La « pensance » ne se divise pas en deux catégories l’une étant le BIEN et l’autre le MAL. Ce qui compte c’est de penser juste : à penser comme tout le monde on n’est évidemment pas sûr pour autant de penser juste... à penser le contraire par principe non plus.

              Je n’ai jamais écrit que les gens de la « manif pour tous » étaient de « sinistres connards ». Une fois encore vous créez de toutes pièces une catégorie complètement artificielle. C’est d’autant plus drôle que des musulmans ont participé à cette manifestation.

              Je ne comprends pas pourquoi vous me parlez du « camarade Sapin ». Le terme « camarade » est en usage dans les partis communistes, il a pu l’être au PS dans les années 70 mais plus personne ne l’emploie depuis belle lurette. Le « camarade Sapin » n’est évidemment pas communiste, il n’est pas non plus socialiste. Je ne vois donc pas pourquoi vous utilisez ce mot. La vision de l’économie qu’à Sapin est beaucoup plus proche - infiniment proche - de celle de Fillon ou Juppé que de celle de Mélenchon par exemple.

              UNE certaine droite (qui n’est pas LA droite et n’est même pas majoritaire dans l’électorat de droite) ne conduit pas au fascisme : elle est susceptible de l’accepter. Nuance. Je lis à l’instant sur le site du Point ce propos entendu au Trocadéro et pas juste une fois en passant : « Plutôt voter Le Pen que Juppé. » Vous avez vous-même montré que le FN est un parti pour le moins fascisant (un mouvement d’ailleurs plutôt qu’un parti). J’ai donc envie de vous dire : CQFD. Je n’en tire pas la conclusion que TOUS les manifestants du Trocadéro ou même TOUS les participants à la « manif pour tous » sont dans cette disposition d’esprit. Je constate simplement qu’elle existe.

              Même si dans le passé des gens d’extrême-droite comme Bernanos ou De Gaulle ont su dans certaines circonstances penser et agir contre eux-même et refuser le pire on exagèrerait en disant qu’ils étaient majoritaires.

              Pour votre information le gaullisme est le courant de pensée dans lequel je me reconnais le plus. Le seul homme politique dans les 30 dernières années qui m’ait inspiré un certain respect était Philippe Séguin, mais il a échoué et s’il voit ce qu’est devenu le « séguiniste » Fillon il doit se retourner dans sa tombe.

              J’ai pris la carte du RPR en 1992 quand Philippe Séguin a mené l’opposition au Traité de Maastricht. Je l’ai prise à nouveau quand il en a été le président, jusqu’en 2000. Je n’ai aucune légitimité pour décerner des brevets de gaullisme mais enfin j’ai un peu réfléchi à ces questions et c’est parce que j’ai un peu réfléchi à ces questions que voir Fillon se revendiquer de l’héritage du général De Gaulle n’inspire une certaine nausée.


            • Julien30 Julien30 6 mars 00:41

              @Christian Labrune
              « Le PS est de droite parce que Mitrand était un ancien maréchaliste »

              Je n’arrive pas à savoir si vous êtes sérieux. Chirac vendait l’Humanité dans sa jeunesse, donc le RPR était en fait communiste si je suis la logique de vos conclusions ?

            • BA 5 mars 15:00

              Dimanche 5 mars 2017 :


              14h10. Juppé et Sarkozy se sont parlés samedi soir pour étudier « les sorties de crise. »


              Selon l’entourage d’Alain Juppé à l’AFP, le maire de Bordeaux et Nicolas Sarkozy se sont parlés samedi soir pour étudier « les sorties de crise ».

              http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170305.OBS6115/en-direct-apres-avoir-annule-fillon-sera-finalement-au-jt-de-france-2-ce-soir.html

              Un putsch se prépare au sein du parti Les Républicains.


              Lundi 6 mars, un comité politique se réunira à 18H00 au siège de Les Républicains. Trois clans vont s’affronter :


              1- Le clan Fillon. Son objectif : imposer François Fillon comme candidat, quelles que soient les enquêtes en cours.


              2- Le clan Juppé. Son objectif : faire un putsch pour virer Fillon, et mettre à sa place Juppé comme candidat.


              3- Le clan Sarkozy. Son objectif : faire un putsch pour virer Fillon, et mettre à sa place François Baroin comme candidat.


              Le comité politique du lundi 6 mars aura quatre issues possibles :

              - Fillon va peut-être réussir à déjouer le putsch. Dans ce cas, il sera le candidat à l’élection.

              - Juppé et Sarkozy vont peut-être faire alliance pour renverser Fillon.

              - le clan Juppé va peut-être imposer son candidat contre les deux autres.

              - le clan Sarkozy va peut-être imposer son candidat (Baroin) contre les deux autres.


              Quelle que soit l’issue du putsch, le comité politique de lundi soir sera décisif.


              • BA 5 mars 20:40

                Sur le site du journal LE FIGARO, une information concernant le plan « B » comme Baroin :

                François Baroin a « demandé à des grands élus de commencer à récolter des parrainages » en sa faveur, expliquent plusieurs sources LR.

                Source :

                À 14:39

                Sarkozy « cherche une solution de sortie à la crise »

                Nicolas Sarkozy « cherche une solution de sortie à la crise », expliquent plusieurs ténors LR, « en essayant d’aboutir à un rassemblement autour d’Alain Juppé », explique l’un d’entre eux, « tout en envoyant des signaux à l’électorat de droite » avec le retour de Laurent Wauquiez au parti.

                « Ça ne peut plus continuer comme ça », avait d’ailleurs confié Nicolas Sarkozy à François Fillon vendredi lors de leurs deux coups de téléphone.

                L’ancien chef de l’Etat a d’ailleurs convié ce lundi matin dans ses locaux rue de Miromesnil Christian Jacob, président du groupe des députés LR à l’Assemblée nationale, Gérald Darmanin, son ancien coordinateur de campagne et Laurent Wauquiez... l’ancien président par intérim du parti.

                François Baroin ne serait pour le moment pas très favorable à ce scénario de sortie de crise autour d’Alain Juppé, envoyant « des signaux très négatifs », explique un élu LR. Le sénateur-maire de Troyes a « demandé à des grands élus de commencer à récolter des parrainages » en sa faveur, expliquent plusieurs sources LR... Une façon de souligner qu’il n’y a pas encore unanimité autour du plan B.

                http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/03/05/35003-20170305LIVWWW00074-en-direct-francois-fillon-rassemble-ses-soutiens-au-trocadero.php


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