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Accueil du site > Tribune Libre > La secte psychiatrique

La secte psychiatrique

Comme vous l’avez peut-être remarqué, je suis en verve en ce moment concernant la toujours étonnante psychiatrie. C’est l’actualité qui m’a conduit à écrire ce qui vient. La sortie récente du rapport 2009 de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a fait germer en moi cette idée saugrenue au premier abord : « et si la psychiatrie était une secte ! »

J’ai donc découvert que ladite Miviludes conseillait quelques critères pour déceler l’aspect sectaire d’un mouvement, critères élaborés en 1995 par une commission parlementaire. Et j’ai passé la psychiatrie à l’épreuve de ces critères, pour avoir une idée plus précise de ce que me dictait mon intuition.

Les résultats sont là :

Critère number one : la déstabilisation mentale 

S’il vous est déjà arrivé de rencontrer quelqu’un sous traitement psychiatrique, sous camisole chimique ou sous antipsychiotiques, force est pour vous de constater que son état mental n’est plus le même. Outre les dégénérescences physiques induites par le traitement (et classées dans les effets secondaires), on peut vite remarquer la lenteur d’esprit, les vides durant parfois plusieurs minutes, les incohérences, les sentiments de planer par moments suivis de périodes dépressives, et dans certains cas, le passage à l’acte suicidaire, voire les crises de folie meurtrière (voir critère 3). Mais même avant ce traitement, le simple fait de se retrouver dans le bureau d’un psychiatre peut déstabiliser mentalement le patient, qui ne sait plus trop quoi penser.

Critère numéro 2 : le caractère exorbitant des exigences financières

Le coût d’un patient en Hopital Psychiatrique est estimé à 400 euros par jour, sans y ajouter les « soins » qui vont lui être faits. Ceci étant principalement payé par les contribuables, la psychiatrie réclame toujours plus de milliards d’euros en termes de subventions. Ce qui peut en soi être considéré comme des exigences financières au caractère exorbitant (notez que ce critère n’est pas de moi. La psychiatrie ferait-elle du bien aux gens, je serais le premier à être heureux d’investir dedans pour le bien des patients). Il n’y a pas un jour sans que la presse se fasse le relai des exigences des psychiatres en matière de subventions.

Les psychiatres en cabinet se font payer en moyenne 50 euros la consultation, parfois pour 10 minutes. Un peu exorbitant à mon sens pour un travail que de plus en plus de médecins considèrent comme un travail de prescripteur.

Critère 3 : la rupture avec l’environnement d’origine

L’homme interné est en totale rupture avec son environnement d’origine. Bien souvent avec une interdiction de voir ses proches et un refus de le laisser sortir de manière physiquement contraignante. Je ne sais quelle est la différence entre un internement sous contrainte et une séquestration. Quoi qu’il en soit, il y a incontestablement pour le patient une rupture avec son environnement d’origine.

Critère 4 : l’existence d’atteintes à l’intégrité physique

Les électrochocs, rebaptisés « sismothérapie » pour des raisons de marketing, sont des atteintes à l’intégrité physique, causant des dommages irrémédiables dans le cerveau. Les camisoles chimiques sont aussi des atteintes à l’intégrité physique. Un antipsychotique parmi d’autres, prescrit à tout va (et très lucratif pour le laboratoire qui le produit), le Zoloft, cumule les effets secondaires suivants :

. Affections hématologiques et du système lymphatique
. Affections du système immunitaire
. Affections endocriniennes
. Troubles du métabolisme et de la nutrition
. Affections psychiatriques
. Affections du système nerveux
. Affections oculaires
. Affections de l’oreille et du labyrinthe
. Affections cardiaques
. Affections vasculaires
. Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
. Affections gastro-intestinales
. Affections hépatobiliaires
. Affections de la peau et du tissu sous-cutané
. Affections du rein et des voies urinaires
. Affections des organes de reproduction et du sein
. Des cas d’idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par ZOLOFT ou peu après son arrêt
. levée de l’inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire
. inversion de l’humeur avec apparition d’épisodes maniaques
. réactivation d’un délire chez les sujets psychotiques ;
. manifestations d’angoisse.

Si ça s’est pas une atteinte à l’intégrité physique...

Critère numéro 5 : l’embrigadement des enfants, le discours antisocial, les troubles à l’ordre public

Récemment, le Prozac a été autorisé en prescription pour les enfants à partir de 8 ans. Il n’y a pas si longtemps des psychiatres de l’INSERM préconisaient le dépistage de la maladie mentale chez les enfants à partir de 3 ans. Dans les écoles, les tests psychiatriques sont de plus en plus nombreux, pour déceler une éventuelle « maladie mentale » chez l’enfant. Avant, l’enfant turbulent était turbulent. Aujourd’hui il est hyperactif et doit être mis sous psychotropes. Voilà pour l’embrigadement des enfants.

Le discours antisocial et les troubles à l’ordre public ont été institutionnalisés par les psychiatres nazis (80% des psychiatres allemands sous le nazisme ont collaboré à l’euthanasie des aliénés, et des opposants), et la psychiatrie soviétique, au service du parti. Les nombreux tueurs fous tout droits sortis des hôpitaux psys et des traitements psys peuvent facilement être considérés comme des troubles à l’ordre public. Comme c’est bien souvent le traitement (et le psychiatre qui l’administre) qui est la cause de ce dérapage (je rappelle l’effet secondaire du zoloft : levée de l’inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire ; inversion de l’humeur avec apparition d’épisodes maniaques, réactivation d’un délire chez les sujets psychotiques), on peut en conclure sans crainte qu’il y a trouble à l’ordre public.

Critère 6 : l’importance des démêlés judiciaires

A en croire les médias, vu le nombre de psychiatres arrêtés et jugés chaque année pour viol, abus, fraude et tutti quanti, le critère 6 est établi sans aucune hésitation.

Critère 7 : l’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels

Alors là, je ne suis pas un spécialiste. Mais on peut tout de même faire référence au rapport Zarifan, et aux derniers rapports de l’IGAS sur le sujet, qui mettaient en évidence les collusions entre la psychiatrie et les laboratoires pharmaceutiques qui produisent les pilules miracles de la camisole chimique. Les psychiatres sont payés par les labos pour faire la promotion des molécules, et par l’AFSSAPS pour mener les études qui permettront d’autoriser le « médicament » sur le marché, l’AFSSAPS étant payée elle-même à 80% par les labos. Ca ne me semble pas très clair :-)

Et le dernier, le critère number 8 : les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics

Il y a des psychiatres dans toutes les administrations. Même la Miviludes à l’origine de ma réflexion en a en son sein. Ils font du lobbying pour être placés aux endroits les plus clés des gouvernements. Je pourrais aussi citer la phrase célèbre de J. R. Rees, psychiatre Président du Conseil national pour l’hygiène mentale en 1940, qui dressait le plan de la psychiatrie mondiale : « Nous devons nous assurer qu’elle (la psychiatrie) s’infiltre dans chaque activité éducative de notre pays. Les secteurs public, politique et industriel devraient faire partie de notre sphère d’influence. »

Et ce plan fonctionne bien, puisque si proche de nous, notre actuelle Ministre de la santé défend fermement le droit de la psychiatrie à enfermer des gens arbitrairement.

Auparavant, vous pouviez être enfermés à la demande d’un tiers (je sais, on a du mal à y croire, mais il suffit d’avoir rencontré un ou deux cas de ce type pour perdre toute illusion à ce sujet).

Mais même cette demande venant d’un tiers, c’est trop compliqué. Alors que nous dit Roselyne, interviewée par « soins psychiatrie » ?

« Lorsqu’une personne a besoin de soins psychiatriques mais qu’elle n’y consent pas, sans présenter un état de dangerosité, il est parfois très difficile de “trouver un tiers” pour signer la demande d’hospitalisation. Les professionnels font au mieux et je sais qu’ils ne ménagent pas leurs efforts pour permettre au patient d’être pris en charge. Nous devons néanmoins adapter cette procédure, pour faciliter l’accès aux soins en clarifiant le rôle du tiers. Le tiers doit devenir un demandeur, non pas d’une hospitalisation mais de soins, sans avoir à se prononcer sur la modalité de ces soins, et nous devons créer une procédure applicable en l’absence de tiers ».

Notez bien que vous pourrez (ou votre enfant, votre mari, votre soeur, etc) être enfermés, même « sans présenter un état de dangerosité ».

Ah bah ils y sont bien, infiltrés dans les pouvoirs publics. On n’est même plus dans une « tentative ».

Alors finalement, il faut me rendre à l’évidence, LA PSYCHIATRIE EST UNE SECTE.

Merci la Miviludes, j’espère que vous en parlerez dans votre prochain rapport, s’il reste encore certains d’entre nous pour le lire.

 


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88 réactions à cet article    


  • kataroff kataroff 15 avril 2010 16:26

    Si on ne presente aucun danger clair pour la societe, on ne devrait pas etre interne sauf volontairement. Un malade du cancer a bien le droit de refuser le traitement si il le veut, non ?


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 13 avril 2010 10:42

    Bonjour docteur,

    " Auparavant, vous pouviez être enfermés à la demande d’un tiers ( je sais, on a du mal à y croire, mais il suffit d’avoir rencontré un ou deux cas de ce type pour perdre toute illusion à ce sujet ). « 

    Alors là, je suis bien placé pour en parler. Personnellement, c’est ma famille qui a tout tenté pour arriver à ce terme. La solution a été décidée par la justice dont on sait qu’elle est réfractaire à l’ingérence dans les affaires de familles. Depuis la désintégration des hôpitaux publics, les demandes concernent le plus souvent un suivi régulier du sujet suite à la demande des familles. Cela permettait de désengorger les prisons et d’aider les patients à déclarer et reconnaitre eux mêmes leur état.

    Vous devriez vous tourner vers le site de » l’appel des appels " http://www.appeldesappels.org/spip.php?article165 dont j’ai remarqué qu’il était essentiellement composé de psychiatres. Un tel mouvement doit, par ce message clair dénoncer une situation actuelle jugée par eux mêmes, les premiers concernés, dangereuse voire explosive.


    • johnford johnford 13 avril 2010 10:55

      Il y a les fous d’accord, qui ont besoin d’un traitement, parfois, mais la plupart du temps il y a les fragiles qui ,effectivement, sont abusés par les psys qui leur pompent leur fric, tout en les gavant des cachets qui aggravent la condition psychologique de ces (pseudo)dépressifs.

      Je le redis, la plupart du temps le mal être est du à un environnement (travail, culture, pubs, bêtise humaine) insupportable de médiocrité et non pas à un problème qu’aurait la personne. Qu y a t il de plus sain que d’être névrosé dans cette société de merde ; névrose qui d’ailleurs est le plus souvent due à une incompréhension des mécanismes de cette société.


      • 5A3N5D 13 avril 2010 12:50

        @ johnford

        « Qu y a t il de plus sain que d’être névrosé dans cette société de merde ; »

        Ah, là, évidemment on doit s’incliner. Tant de lucidité laisse sans voix et on pourra trouver normal qu’une personne aussi compétente puisse émettre un avis à ce point autorisé.

        Un petit détail, simplement : la « névrose » est source d’une grande souffrance. Celle-ci peut aller jusqu’à occuper toute la sphère psychique du malade et l’empêcher tout simplement d’avoir une vie normale (relationnelle, professionnelle, sociale, etc....)

        Le problème est que, dans l’esprit de beaucoup de gens, la dépression, c’est juste un petit coup de blues, surtout le dimanche soir ou à la fin des vacances. « Dépression » redevable, comme il se doit, d’un prescription d’antidépresseurs par le médecin généraliste. Il est évident que, tant que cette prescription « à la volée » continuera, on aura des dérives et des problèmes. Les antidépresseurs ne sont pas fait pour soigner le vague à l’âme mais la dépression, maladie sérieuse et réelle.


      • kiouty 13 avril 2010 16:18


        Mais oui, c’est ça, sous prétexte que la condition humaine fait que les névroses sont inévitables, donc « normales », les psy sont tous des charlatans...

        Nier les souffrances liées aux névroses en ne les attribuant qu’à la société de merde (la publicité ??? Je n’ai jamais vu qui que ce soit souffrir à cause d’une publicité, personnellement mais bon) avec lesquelles il suffirait de faire un petit effort pour les surmonter soi-même au lieu de faire appel à de l’assistance, c’est vraiment faire preuve d’une incompréhension totale et d’un manque d’empathie flagrant. Limite si c’est pas un caprice de gonzesse riche et tordue que de recourir à un psy.

        On peut souligner les abus de certains praticiens, ok, on peut dénoncer la société de merde, ok, mais pas besoin pour se faire de rabaisser les nombreuses personnes en réelle souffrance psychique, qui ne se cachetonnent pas, qui font un réel travail de fond avec des gens compétents pour s’en sortir. Merci pour elles et merci de ne pas se tromper de combat.

        Oui, c’est normal d’être névrosé à un certain degré (et pas forcément à cause de la « pub » ou de la « culture », ou des collègues de travail quand bien même ils seraient super pénibles) mais oui, il existe des cas ou les névroses ont un pouvoir tel qu’elles peuvent mener des vies en échec et provoquer la souffrance.
        Dans certains cas, le recours à un professionnel pour résoudre les conflits internes qui paralysent ces individus peut être une bonne démarche pour s’en sortir.


      • Roseau Roseau 13 avril 2010 16:55

        « La structure névrotique est la structure de l’être sain » Ah Bah nous v’la bien ! C’est ça que j’adore, les vérités débiles assénées comme des vérités scientifiques.


      • johnford johnford 13 avril 2010 22:54

        C’est pour simple de voir que les images qu’on balance à la gueule des gens du matin au soir (la pub donc et pas que) sont faites pour créer un mal être général et faire consommer ; eh oui vous êtes gros et laid, ça vous crée des névroses ? tant mieux le système est fait pour qu’elles se convertissent en acte d’achat.


      • françoise38 27 mai 2013 08:15

        je trouve que les hopitaux psychiatriques sont une vraie honte pour la République en France.

        On y dispose de très peu de ressources.

        De plus moi par exemple j’ai été enfermé quatre semaines dans un hôpita psychiatrique l sans avoir accès à l’air extérieur. Imaginez vous quatre semaines sans air frais. A la fin j’avais du mal à respirer je restais scotché devant la fenetre.

        Une vraie horreur !!!

         


      • JL JL 13 avril 2010 11:03

        Bonjour Roseau. Que dire ? Je crois que dans les années 70, la psychiatrie expérimentale avait fait d’énormes progrès. Puis est venu la « démocratisation » des traitements qu’elle avait mis au point : le problème c’est que ces traitement devaient être rigoureusement adaptés aux patients et accompagnés d’une psychothérapie.

        Le coût des psychothérapies et le manque de praticiens compétents ont fait que cette partie du traitement a été abandonnée au profit d’une prolongation dangereusement addictive aux psychotropes. Et peut-être, vu les contraintes budgétaires, des traitements administrés plus ou moins à tort et à travers.

        Des faits divers récents dramatiques donnent corps à cette hypothèse. Mais que faire, puisque si l’on en croit les analystes les plus percutants, notre société est mortifère au plan de la santé mentale des individus. Si vous ne l’avez pas lu, je vous conseille l’excellent ouvrage Dany-Robert Dufour : « La cité perverse ».


        Greed is good : « Quand Mandeville dit : « Les vices privés font la vertu publique », que dit-il d’autre que ceci : ce que vous prenez pour du vice c’est en fait de la vertu. Ou encore : si vous le prenez au premier degré, c’est du vice mais si vous le prenez au second, c’est de la vertu. Ce discours brouille tout repère et annule toute pensée démonstrative : il revendique de pouvoir dire tout et son contraire puisqu’il affirme qu’en fin de compte, le blanc est noir et que le faux est vrai – exactement comme le discours pervers ». (Dany-Robert Dufour, « La cité perverse »,334)



        • foufouille foufouille 13 avril 2010 11:42

          certains chomeurs ont droit a ton depistage
          http://www.collectif-rto.org/spip.php?article811


        • Roseau Roseau 13 avril 2010 15:16

          Dépistage précoce = embrigadement des enfants
          Aucun enfant ne devrait tomber entre les mains d’un dépisteur qui finalement lui prescrira des anti-dépresseurs ou du prozac parce qu’il est « hyper actif » ou autre invention destinée à faire du profit maximum sur la santé de nos enfants.


        • Traroth Traroth 13 avril 2010 11:41

          Un article plein de sophismes, qui généralise à l’ensemble de la psychiatrie les comportements des nazis ou de « psychiatres » violeurs. Bof...


          • frugeky 13 avril 2010 12:11

            Tissu de conneries !
            Pour n’en reprendre qu’une : la rupture avec l’environnement d’origine.
            Savez dans quelles proportions l’environnement d’origine est source de la maladie psychiatrique, que vous niez ?
            Savez vous que sur les 10 maladies les plus invalidantes selon l’OMS, 5 sont des maladies psychiatriques ?
            Vous avez une dent contre la psychiatrie, soit, c’est votre droit, mais essayez au moins de vous renseigner sur les pathologies et leurs traitements. Relisez les commentaires de Chantecler (votre article précédant).
            Il y a certes, ici comme ailleurs, des abus qu’il faut dénoncer mais votre ignorance dessert le projet que vous poursuivez.
            Dans l’attente et l’espoir de lire des articles de vous sur le sujet plus pertinents,salutations.


            • olaf_le_preux 13 avril 2010 12:32

              Bonjour cher Roseau,

              Vous accédez donc apparemment à la liste infamante des critères fournie par la Miviludes qui instaure en quelque sorte le délit de « mal-consommation » ?!!!
              Ne vous apparait-il pas choquant, ce critère de «  l’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels  » ?
              Peut-être auriez-vous avantage à étudier les liens de M et Mme Fenech avec divers organes de presse et groupes d’intérêt économique avant d’utiliser pour votre démonstration une grille de lecture tendancieuse digne de certains régimes trop fameux.

              Ceci dit indépendamment du sujet réel de votre article.

              Cordialement.


              • Roseau Roseau 13 avril 2010 15:07

                La vérité Olaf, c’est que je me tape complétement de la liste de critères de la Miviludes. Ca m’a juste amusé de voir qu’elle s’appliquait surtout à des institutions comme la psychiatrie. Certainement s’applique-t-elle aussi à elle-même. Ça vaudrait le coup de regarder smiley


              • finael finael 13 avril 2010 13:20

                Monsieur roseau

                Bien que je pense qu’il y a du vrai dans ce que vous écrivez, je pense que vous allez trop loin dans la critique :

                - j’ai été, bien involontairement, voisin d’une personne souffrant de schizophénie. j’ai dû appeler la police quand cette personne s’est mise à défoncer ma porte et ai été rassuré quand elle a été « placée ».

                - Ceci dit , j’ai aussi suivi volontairement une psychotérapie (par des psychologues et non un psychiatre) dans ma jeunesse et j’en ai été très satisfait. Pour votre gouverne les séances coûtaient un pourcentage du revenu et ce sont les psychologues qui m’ont poussé à arrêter au bout de quelques temps (4 ans).

                - Mais je connais un psychiatre (une connaissance plutôt qu’un ami) extrêmement virulent sur les dangers de la psychiatrie envahissante et appliquée à tort et à travers comme vous le décrivez.

                Mon avis serait donc que vous n’avez pas entièrement tort mais qu’il faut se garder de mettre tout dans le même sac !


                • Roseau Roseau 13 avril 2010 15:12

                  Cher Finael, je ne parle pas de la psychithérapie, mais de la psychiatrie. Et il est vrai que certains psychiatres refusent aussi ce système psychiatrique qui détruit des vies et crée des tueurs ou des suicidés. Ils ne sont malheureusement pas assez nombreux, la plupart se bornant à justifier leurs échecs en réclamant des fonds. C’est un domaine entier à réformer complètement en abolissant les traitements humains dégradants.
                  Quand à votre voisin qui a défoncé votre porte, la question à se poser est « avait-il déjà subi un traitement psychiatrique avant d’en arriver là ? ». ET vous verrez que certainement c’était le cas.


                • Jojo 13 avril 2010 13:37

                  Je confirme, la Psychiatrie est bien une secte,

                  Et avez-vous remarqué une chose, les adeptes de la dite ont (par le plus grand des hasards), tous un point commun… Ils sont médecins.

                  Moi je dis comme ça qu’il n y a pas de fumée sans feu et que la médecine doit forcément être la grande loge, la maison mère ou quelque chose dans ce goût là, donc une secte aussi.

                  En revanche pour l’Anthroposophie, j’avoue que j’hésite un peu


                  • Georges Yang 13 avril 2010 14:00

                    Vous confondez psychiatrisation de la société, qui n’est pas uniquement le fait des psychiatres, et psychiatrie !
                    L’infantilisation de la société, la recherche d’excuses, le principe de précaution, appliqué lui aussi à l’individu potentiellement dangereux sont des dérives qui n’ont rien à voir avec la psychiatrie.
                    Que certaines sectes utilisent un langage psychanalytique ou psychiatrique pour assujettir des individus faibles et influençables est un fait, englober toute la psychiatrie dans ces dérives est par contre excessif

                    De plus, votre approche est plus livresque que d’expérience, caricaturale quelquefois
                    Vous vous dites roseau, mais vous pensez dans le sens du vent !


                    • Clojea CLOJEA 13 avril 2010 14:33

                      Intéressant mon cher Roseau, et même excellent article. Mais la Miviludes ne mettra pas son nez dans l’univers nauséabond de la Psychiatrie, parce que trop peur de heurter de gros intérêts financiers. D’ailleurs, pas mal de psychiatres sont actionnaires de laboratoires pharmaceutiques, ceci explique donc cela. Désolé pour Georges Yang, (post du dessus) mais l’infantilisation de la société, la recherches d’excuses .... est un pur concept de la psychiatrie et de la psychologie. Il suffit de voir que dans un tribunal, un meurtrier peut échapper à la prison et aller dans un HP si des « experts psychiatres » déclarent qu’il était irresponsable au moment des faits. Incroyable mais vrai... Bien sur que le meurtrier était responsable au moments des faits. Faut pas pousser. Et puis, dernièrement le pousseur du métro était suivi par des psychiatres et laissé en liberté, alors qu’il était dangereux. Et oui, c’est la « science exacte » de la psychiatrie. Mais la bonne « Mivilude » ne fourrera jamais son nez dedans, alors qu’il y a de quoi. Plus facile de taper sur les médecines douces.... 


                      • Georges Yang 13 avril 2010 17:53

                        Je pense que vous confondez l’utilisation des psychiatres à des fins judiciaires, recours contradictoires d’experts par l’accusation et la défense avec l’approche psychiatrique de délinquants.
                        La psychiatrie n’est pas une science exacte et peut laisser des individus dangereux en liberté, cela est surtout le fait de l’application scrupuleuse des lois qui fait qu’on ne peut enfermer quiconque avant le passage à l’acte.
                        Mais avant Pinel, les fous étaient enchainés à vie, on ne peut plus accepter une société ou chaque déviant serait enfermé et où il serait pôssible d’interner avec des lettres de cachet.
                        Il y a plus de gens qui bénéficient des soins psychiatriques que de victimes de malades mentaux.
                        Par contre, de nombreux psychologues vont dans le sens de la victimisation et utilisent une phraséologie sectaire


                      • voxagora voxagora 13 avril 2010 14:41

                        Roseau,
                        je souscris à votre article quant aux ravages de certains traitements.
                        Mais plutôt que de généraliser en parlant de LA psychiatrie,
                        vous devriez dire certains psychiatres, et une certaine psychiatrie,
                        qui font le choix de se laisser instrumentaliser par le pouvoir,
                        la déclaration de Mme Bachelot est à ce titre édifiante, ainsi que les
                        références répétitives du pouvoir sur ceux qui sont « à écarter ».
                        Pour ceux que ce sujet intéresse, il existe une autre psychiatrie,
                        et tout ce qui se fait autour de « L’appel des appels » de Roland Gori,
                        Serge Portelli et bien d’autres en est un exemple.


                        • astus astus 13 avril 2010 15:07

                          Votre dénonciation de la psychiatrie est malheureusement mal informée et partisane : car la psychiatrie contemporaine est à l’image de notre société, elle est faite de courants divers parfois aussi éloignés les uns des autres que les tendances politiques actuelles. Si vous voulez fustiger les électrochocs et la lobotomie je vous donne raison mais de très nombreux psy l’ont fait bien avant vous, et vous n’étiez probablement pas encore né.
                          Il y a bien des psychiatres qui donnent du prozac ou de la ritaline aux enfants, pour avoir l’air d’être modernes et pour faire plaisir à des parents dépassés, mais il y en a aussi qui parlent et réfléchissent avec ces enfants et leurs familles pour tenter de comprendre pourquoi les choses sont difficiles pour eux.
                          Il y a bien une tradition psychiatrique médicale pure et dure dans notre pays, issue de la neurologie traditionnelle qui englobait toute la psychiatrie avant la séparation de 1968, celle qui à la remorque des EU ne jure que par le DSM III et bientôt IV mais aussi la géné-tic, l’imagerie cérébrale ou la frange obscurantiste du cognitivisme et du conditionnement opérant.
                          Mais il y a aussi une tradition humaniste qui utilise parfois les médicaments dans les cas graves ou quand il n’y a pas de thérapeutique alternative (si le schizophrène qui a poussé un passant sous le métro les avait pris peut-être que celui-ci serait toujours en vie), mais qui prend aussi le temps de parler et de comprendre en respectant les patients.
                          Bref je vous encourage à devenir un vrai roseau pensant en imaginant, ne fusse qu’une seconde, que tous les psychiatres ne sont pas des nazis, et que certains travaillent même actuellement dans des conditions très difficiles pour eux et leurs patients (lisez l’appel des appels dont le lien figure plus haut). Et puis demandez vous aussi s’il est légitime et éthique que les prisons contiennent de très nombreux malades mentaux (entre un tiers et le moitié des détenus) qu’il vaudrait sans doute mieux traiter.
                          En bref si vous voulez dénoncer les sectes, chassez d’abord le sectarisme qui est en vous.


                          • Hieronymus Hieronymus 13 avril 2010 15:20

                            le mot « secte » est piege, c’est comme le mot « racisme »
                            a partir de la, tres difficile d’articuler un debat sans tomber tres vite ds le debat semantique
                            loin de moi l’idee de defendre la psychanalyse que je considere comme une vulgaire imposture, sur la psychiatrie, c’est plus delicat car le sujet est bcp plus vaste, n’etant pas specialiste je me garderais bien de porter un jugement definitif, cette question est douloureuse, il faut bien faire qq chose avec les alienes mentaux, on ne peut pas les laisser tels quels, bcp ont besoin d’assistance, en plus certains sont dangereux, alors que faire ?
                            le theme de cet article m’apparait ambigu : s’agit il d’une critique de la Miviludes ? a l’evidence Non, or il y aurait sans doute plus a dire sur l’usage abusif du terme de Sectes, categorie fourre-tout de tout mouvement peu ou prou religieux mais surtout encore tres minoritaire et donc facilement attaquable !
                            cet article ne vise en fait qu’a critiquer la psychiatrie, je ne saurais dire si l’emploi du terme de « secte » contribue a clarifier le debat, meme si bcp de critiques formulees ici contre les pratiques psychiatriques sont pertinentes, la psychiatrie n’est pas une secte car ce n’est pas un mouvement proselyte auquel on puisse adherer volontairement, au contraire generalement on est traite ou interne d’office contre notre volonte, en tout cas au depart ..


                            • Roseau Roseau 13 avril 2010 17:35

                              L’emploi du mot secte est bien entendu de ma part un peu provocateur. Cela me semble bien plus dangereux que les « sectes » et je voulais m’amuser avec ces critères étranges de la Miviludes.


                            • coudjouac 14 avril 2010 10:08

                              Visiblement, la liste de la Miviludes n’est pas adaptée à son objet...


                            • Philou017 Philou017 13 avril 2010 23:20

                              Certains médicaments, dont des neuroleptiques, sont la cause de nombreux troubles , bien plus que le remède.

                              Le 1 mai 1994 |
                               USA TODAY Thorazine, Haldol et d’autre médicaments prescrits par des psychiatres peuvent détruire les vies des gens qui les prennent.

                              Les plus dangereux de ceux-ci sont des tranquillisants majeurs, aussi connus comme des neuroleptiques. Plus de deux douzaines sint présents dans cette classe, au milieu des années 1950, les plus généralement utilisé sont Haldol (haloperidol), Compazine (prochlorperazine), Thorazine (chlorpromazine), Navane (thiothixene), Prolixin (fluphenazine), Mellaril (thioridazine) et Trilafon (perphenazine).

                              Leur but est de créer « une perturbation comportementale maximale » - un but clairement reflété en 1950 dans les tests conduit avec la Thorazine. Par des produits chimiques, les psychiatres ont cherché à saboter des processus de la pensée et nier ainsi le contrôle des personnes sur leur propre corps.

                              A ce moment les tranquillisants majeurs furent introduits, la lobotomie a été vantée et largement utilisé par des psychiatres. Avec ces procédures, le cerveau attaqué était endommagé pour toujours, provoquant des objections de la famille et des amis du patient.

                               Les tranquillisants majeurs étaient capables de créer un état de zombi, identique à celui après une lobotomie, chez une personne dont le cerveau est resté intact. C’est pourquoi, la Thorazine est connue comme "une lobotomie chimique.« 

                               »[Sur Thorazine] mes pensées tournaient et n’allaient jamais loin. Mes mains étaient en caoutchouc et je pouvais à peine tenir une fourchette," a dit qu’un patient qui avait été mis sous ce médicament par un psychiatre. "Après six semaines. ca a été comme si verveau avait été mis dans un hache-viande. Je ne pouvais plus penser clairement ; ne pourrais plus articuler ; ne pourrais plus agir avec assurance."

                              Autre exposé que, après une semaine sous Haldol, "j’étais incapable de parler. Peu importe comment j’ai essayé, je ne pouvais rien dire à haute voix et ai parlé seulement avec la difficulté la plus grande. C’était comme si mon corps entier succombait à un poison mortel."

                              L’horrifiant bouleversement mental et la dévastation que ces effets de lobotomisation étaient précisément ce qui convenait aux psychiatres. Ces produits chimiques permettraient aux gens d’être parqués avec le moins « d’inconvénient » pour les psychiatres et les personnels d’institutions psychiatriques.

                              Aujourd’hui, ces médicaments sont utilisés sur les personnes âgées dans d’énormes quantités comme camisole de force chimique. Avant 1985, la  National Disease et le Therapeutic Index ont annoncé que, tandis que des adultes 60 ans et plus composent 11 % de la population, ils utilisent plus d’un tiers - de tous les antipsychotiques. Une étude de 2,000 pharmacies en 1986 a montré que 60.5 % de prescriptions pour des résidants de maison de repos plus de 65 ans d’âge étaient des tranquillisants majeurs et 17.1 % pour des versions mineures.

                              Une étude de Faculté de médecine de Harvard de 55 maisons de repos de Secteur de Boston publiée le 26 janvier 1989, au Journal de Médecine de la Nouvelle-Angleterre a annoncé que 55 % des 1,201 résidants de maison de repos qu’elle a examiné ont pris au moins un médicament psychiatrique dont 39 % des neuroleptiques.

                              Ceux-ci ne sont pas prescrits pour « traiter » n’importe quelle condition. Ils sont administrés uniquement pour transformer le patient en zombi incapable de plainte ou de présenter un problème pour le personnel Concernant leur utilisation sur les personnes âgées, Jerome Avorn, directeur du programme pour l’Analyse de Stratégies Cliniques à Harvard, indique, "les Médicaments marchent vraiment . Ils font calme eux en bas. Ils font donc un tuyau à la tête."

                              Larry Hodge, l’administrateur du Centre de Soin de Vie dans le Tennessee, a décrit l’impact sur les personnes âgées de ces médicaments : "trop souvent ils étaient ainsi défoncés pendant leurs repas que leurs têtes toùbaient dans la purée de pommes de terre."

                              Wilda Henry a dit à l’Arizona Republic que sa mère de 83 ans est devenue « un légume » cinq semaines après la prise d’Haldol. Ce produit chimique puissant altérateur du cerveau, que l’Union soviétique utilisée pendant des années pour contrôler des dissidents, a laissé sa mère, bavante, tremblante et incapable de contrôler ses fonctions intestinales.

                              Anise Debose de Washington, D.C., a dit que son père de 76 ans est entré à dans maison de repos active, riant et affable. Quatre jours plus tard, après la prise de Mellaril et quatre autres médicaments, "Il était retenu à une chaise, aussi rigide qu’un tableau quand je l’ai vu. Sa tête était en arriere et sa bouche pendait mollement vers le bas. Les deux yeux fermés. Chacun d’entre nous avait l’impression qu’il était mort."

                              En 1989, le U.S. Senate Select Committee pour la  Vieillisse a annoncé que, tandis que ceux plus de 60 ans d’âge composent 17 % de la population, plus que la moitié des morts résultent de réactions aux médicaments. Pour l’Association Hospitalière américaine, sur les 10,800,000 personnes âgées admises dans les hôpitaux chaque année, 1,900,000 sont dû à des réactions aux médicaments. Quatre pour cent de ces cas, environ 76,000 personnes âgées par an, meurent. Ce taux de mortalité annuel excède de loin les 58,021 Américains qui ont perdu la vie pendant la Guerre du Viêt Nam. Une moyenne de plus de 200 Américains âgés meurt chaque jour de réactions aux médicaments.

                              « Les gens ne meurent pas juste de vieillesse, » dit Theodore Leiff, professeur de gérontologie, de l’École d’Université de Médecine de Virginie Orientalet. "Leurs morts sont causées par quelque chose." Cas après cas manifeste, ils sont tués derrière les portes fermées des maisons de repos par les personnels psychiatriques paresseux, incompétents, ou criminels qui utilisent des médicaments mortels pour annuler des plaintes avant qu’ils ne soient jamais exprimés.

                               Création de folie

                               Ces produits chimiques, capables de jeter les cerveaux des utilisateurs dans le chaos, ont une histoire longue et bien documentée pour créer la folie chez les personnes qui les prennent. En 1956, deux ans après l’introduction de la Thorazine, les chercheurs ont annoncé que le médicament cause la psychose, des hallucinations et a augmenté l’anxiété. Ils ont spéculé que cette folie induite des médicaments a résulté chimiquement de l’effet camisole de force du médicament.

                              En 1961, les chercheurs ont annoncé le cas d’un homme de 27 ans à qui l’on a donné de la Thorazine, après qu’il "s’est plaint de ’ l’ayant envie de ressembler à une coquille vide, le flottant dans l’air, ’« et a dit qu’il a entendu l’arrivée de voix »de deux petits hommes debout sur sa poitrine." Les chercheurs ont conclu que Thorazine était la cause de « la psychose toxique. »

                              Encore un autre papier, publié dans le Journal américain de Psychiatrie en 1964, a constaté que des tranquillisants majeurs peuvent "produire une réaction psychotique aiguë dans un individu non précédemment psychotique." Un journal de 1975 a décrit un effet négatif appelé akathisia, une incapacité induite des médicaments d’être assis immobile confortablement.

                              Le Chercheur Theodore Van Putten a annoncé que presque la moitié des 110 personnes dans l’étude avait éprouvé l’akathisia.
                              "[Une femme] a commencé à frapper sa tête contre le mur trois jours après une injection [d’un tranquillisant majeur]. Sa seule énonciation était : ’ je veux juste me débarrasser de ce corps entier." ’ Une femme à qui l’on avait donné ces médicaments pendant cinq jour a expérimenté "une augmentation d’hallucinations, des cris perçants, des pensées encore plus bizarres, des explosions agressives et aussi autodestructrices et s’agitait en marchant ou dansant." Une troisième femme a déclaré que, tandis que sous tranquillisant, elle s’est sentie hostile et a détesté chacun et a entendu des voix la raillant. D’autres se sont plaints « d’une crainte vile ou d’une terreur » qui était difficile pour eux d’expliquer.

                              De tels symptômes induits des médicamens sont beaucoup plus mauvais que n’importe quels problèmes sous-jacents qu’une personne pourrait avoir. Même plus inadmissible est l’évidence que les dégâts causés par ces médicaments peuvent être permanents

                              Beaucoup de types de médicaments psychiatriques, y compris les tranquillisants majeurs, peuvent causer des défigurations grotesques des dégâts sur les nerfs connus comme une « tardive dyskinesia » ou" tardive dystonia". Les muscles du visage et du corps se tordent et les spasmes involontaires, dessinant sur le visage d’affreux froncements de les sourcils et des grimaces et tordant le corps dans des contorsions bizarres. Ces effets horrifiants arrivent à plus de 20 % de personnes « traitées » avec des tranquillisants majeurs et affectent actuellement 400,000-1,000,000 Américains.

                              Les psychiatres théorisent que ces médicaments endommagent la partie de contrôle du muscle du cerveau dans une voie qui le rend de manière permanente « hypersensible » aux messages transmis par les sentiers des nerfs dans le cerveau. Le résultat est que cette partie du cerveau devient de manière permanente dérangée. Tandis que l’on ne connaît pas l’emplacement précis de ces dégâts cérébraux avec certitude, il n’y a aucune question qu’il existe. C’est clairement visible dans les visages de ces victimes tragiques.

                              De la même façon que des tranquillisants majeurs peuvent jeter une partie du muscle qui contrôle le cerveau dans le chaos, ils peuvent rendre ce secteur de contrôle des pensées du cerveau hypersensible, conduisant la personne à une folie permanente. Une étude de 1980 publiée dans le Journal américain de Psychiatrie a décrit 10 patients qui ont souffert de cette condition, que l’on a étiqueté "la psychose de supersensibilité.« 

                              ......................

                               »Les drogues magiques" causes de violence

                               Au cours des années, beaucoup de nouveaux médicaments psychiatriques qui ont été promus par des psychiatres et des laboratoires pharmaceutiques comme « des médicaments étonnants, » s’avérent seulement être fortement destructifs. En plus de Valium et Xanax, l’antidépresseur Prozac a été observé pour créer des pensées intenses, violentes, suicidaires.

                              Une étude publiée en septembre 1989, a révélé que le Prozac peut produire l’akathisia à au moins 25 % de ceux qui le prennent. Deux autres papiers ont par la suite confirmé la connexion entre Prozac et des pensées suicidaires et des actions.

                              Quand le consommateur Prozac Joseph Wesbecker a tiré sur 20 de ses anciens co-ouvriers à Louisville, Ky., en 1989, en tuant huit et ensuite lui-même, il exposait des symptômes akathisia-types, y compris l’agitation et la marche à pas mesurés. Trois jours aant, son psychiatre avait décrit l’exhibition "d’un niveau accru d’agitation et de colère." Le psychiatre a écrit dans son rapport , "le Plan - Cesser le Prozac peut être la cause."

                               Il y a eu beaucoup d’autres cas de suicide de personnes, parfois couplés avec le meurtre, concernant le Prozac. En 1991, par exemple, le gendarme Hank Adams retraité deSan Diego, Californie, a tué sa femme et lui-même devant sa fille de 17 ans. Adams, qui prenait du Prozac, n’avait aucune antécéddent de violence.

                              ...................
                              Alors que la Food and Drug Administration se voit confiée la protection vigilante des Américains de médicaments dangereux, une inspection des médicaments dangereux qu’il a permis sur le marché montre que l’agence est inefficace. On l’explique dans la grande mesure par des conflits stupéfiants d’intérêts le FDA a permis dans le processus de surveillance de médicament. Par exemple, une audition dans les charges contre le Prozac et d’autres antidépresseurs psychiatriques a été tenue à fin de 1991, dans laquelle l’agence a revendiqué être incapable de trouver n’importe quelle évidence damnante contre des antidépresseurs.

                              L’enquête ultérieure du jury a révélé que cinq des 10 membres avait des intérêts financiers actifs avec les fabricants d’antidépresseurs cumulant plus de 1,000,000 de $ au temps ils ont revendiqué ne trouver aucune preuve contre Prozac. Le FDA a été accusé de fait de servir les intérêts de l’industrie pharmaceutique, pas ceux des Américains et d’autoriser des médicaments mortels à être placés sur le marché.

                              Chaque jour, contre un joli bénéfice, l’industrie psychiatrique écrit de nouvelles prescriptions pour l’invalidité, la violence, le suicide et le meurtre. Des conséquences désastreuses sont subies par tous les Américains.

                              http://www.yourlawyer.com/articles/read/10436

                              Voir aussi :
                              http://www.neuroleptic-awareness.co.uk/?Neuroleptic_Psychological_Side_Effects

                              http://neuroleptique.sosblog.fr/

                              La psychiatrie est-elle pire qu’une secte ?


                            • infodrogue 13 avril 2010 15:48

                              Ben oui, la démonstration est convaincante !

                              Merci pour cette analyse pertinente qui devrait ouvrir les yeux sur beaucoup de choses ...

                              • Clojea CLOJEA 13 avril 2010 16:47

                                N’en déplaise à Chanteclerc et a Astus, la psychiatrie est une pseudo-science qui ne devrait plus exister. Qu’il y ait des psychiatres sympa n’est pas le sujet, et d’ailleurs il y en a très peu. D’ailleurs s’ils sont si sympas que ça, ils feraient mieux de s’installer psychothérapeute. (pas de prescription médicales). Désolé mais pour avoir enquêté dans le milieu glauque de la psychiatrie, je sais de quoi je parle. Je ne comprends pas comment des médecins devenus psychiatres (car les psychiatres sont avant tout des médecins) peuvent cautionner autant d’actes de barbarie tels qu’électrochocs ou sysmo-thérapie (plus chic...) ; choc à l’insuline, camisole chimique, en passant par les lobotomies préfontales et leucotomies transorbitales. Quel arsenal pour faire que les gens deviennent des légumes. La solution n’est pas dans la brutalité des traitements mais pour ceux qui ont en besoin, d’un environnement calme, de bonne nourriture vitaminée, de promenades accompagnées, et vous savez quoi, les gens vont se remettre. De temps en temps, le recours à un calmant peut être nécessaire mais pas longtemps. Il est criminel de la part des Psychiatres de bourrer de tranquillisants une personne, et de le lâcher dans la société. Ca donne le pousseur du Métro. 


                                • astus astus 13 avril 2010 17:05

                                  Si les fous n’existaient pas cela réglerait le problème, n’est-il pas vrai ?


                                • astus astus 13 avril 2010 17:25

                                  Sarkosy aussi ? 


                                • Roseau Roseau 13 avril 2010 17:29

                                  L’internement psychiatrique est justement le pire traitement pour ceux qu’on appellent « fous », le plus dégradant et le moins respectueux de sa nature humaine. Les "fous sont des gens à respecter. Et leur donner des traitements qui les détruisent au point ou ils feront n’importe quoi, c’est criminel.


                                • Philou017 Philou017 13 avril 2010 23:39

                                  CLOJEA : bien d’accord avec vous sur le constat.
                                  Bon, il faut plus que quelques promenades pour guérir certains problèmes.
                                  Mon avis est que le traitement psy doit y avoir une importance principale, même si ce n’est pas la panacée sur tout. Au moins dans beaucoup de cas on observe des progrès, voire des guérisons.

                                  Mais traiter les gens psychologiquement exige de s’intéresser à eux, de les comprendre, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde. C’est pourquoi beaucoup de praticiens préfèrent la camisole chimique, poussés dans le dos par l’industrie du profit Chimique.


                                • astus astus 13 avril 2010 16:53

                                   Pour les personnes qui souhaitent se cultiver sur ce sujet il y aura ce soir sur France 5 de 20 H. 35 à 21 H. 40 un documentaire de Philippe Borrel (France, 2009) inédit qui parle de ces questions. Voici ce que Télérama écrit au sujet de cette émission (je ne fais pas de pub pour ce journal et ne suis pas employé par lui) :

                                  « Le parcours du fou est relativement balisé, commente Serge Portelli, vice-président du tribunal de grande instance de Paris. C’est un aller-retour entre la rue, le foyer, ce qu’il reste de l’hôpital psychiatrique et la prison. Nous, les juges, on joue un rôle bien huilé dans le système. » Un constat lucide porté sur l’évolution de la prise en charge des psychotiques.

                                  En trente ans, 50 000 lits d’hospitalisation ont ainsi été fermés en psychiatrie publique sans que des structures alternatives prennent le relais. Un tiers des sans-abris échoués sur le macadam souffriraient de pathologies mentales. Les geôles de la République, parfois « dernier lieu où sont dispensés les soins », regorgent de malades. Et la survenue d’un fait divers impliquant « un fou » tord le discours, et la loi, vers toujours plus de sécuritaire pour l’ensemble des psychotiques. Il est loin, le temps où se revendiquait une approche humaine et au long cours. L’heure est à l’isolement, aux camisoles, aux soins sous contrainte pour tous. L’efficacité à moindre coût est devenue le maître mot. Et de brillants cerveaux ont tôt fait de réduire les désordres mentaux à des dysfonctionnements génétiques, biologiques et anatomiques, évacuant le contexte social, économique et psychologique...

                                  Époustouflante enquête, le documentaire explore pas à pas les éléments d’un puzzle qui, en s’imbriquant, font sens. Apparemment sans lien avec la déshérence voulue de la psychiatrie hexagonale, le choix d’un étalonnage mental de la population, du repérage anticipé des «  déviances » et du recours aux médicaments pour normaliser se révèle glaçant de cohérence. Mais pour quel monde ? Suivi d’un débat animé par Carole Gaessler

                                  Marie Cailletet


                                  • L. D. T. L. D. T. 13 avril 2010 20:27

                                    Le lien ne sert à rien mais votre avatar me le rappelle trop ! smiley
                                    http://www.dailymotion.com/video/x7d9n7_le-chant-des-partisans_music


                                  • gf.delhomme 13 avril 2010 17:00

                                    heu, non, les sectes peuvent être pire, 

                                    la psychiatrie et ses voies de fait se limitent au matériel biologique de l’individu 

                                    elles ne peuvent détruire un individus que jusqu’a sa mort.




                                    • matthey 13 avril 2010 17:17

                                      Bien joué et surtout un grand Merci la Miviludes


                                      • L. D. T. L. D. T. 13 avril 2010 20:26

                                        Bon vous n’aimez pas les psychiatres quoi. Ils peuvent être utiles pour répondre à certaines questions pourtant ! Mais si vous ne voulez y voir que des fous incapables comme d’autres voient l’église catholique comme un repaire de pédophiles, c’est votre droit le plus total.
                                        Si vous avez besoin de consulter de toute manière vous saurez où nous trouver, et la psychiatrie publique et offerte à tous n’est pas ma tasse de thé.


                                        • ddacoudre ddacoudre 13 avril 2010 21:46

                                          bonjour roseau

                                          après le livre noir de la psychanalyse nous avons la secte de roseau ; j’ai bien aimé ton article, Pinel lui n’aurait pas aimé car il fut le premier à sortir les malades mentaux des fers auxquels ils étaient livrés à vitan eternam. mais comme toutes sciences de l’esprit elle a ses hombres et ses doutes, et ne peut éviter l’usage qu’en font les hommes en son nom, ce que tu dénonces.
                                          il est bien évident que certains s’en servent pour lui faire dire que celui qui n’est pas adapté a la civilisation occidentale est un malade mental, ou comme notre ministre, d’enfermer un présumé dangereux. comme il y a des magistrat qui dénonce les dérives du droit, il y a des psychiatres qui dénonce celles de la psychiatrie.
                                          si l’on a peur du fou alors ils faut s’enfermer soi-même, car putain quand l’on lit notre histoire, difficile de dire que nous ne sommes pas des névrosés sectaires.

                                          cordialement.


                                          • jeanclaude 13 avril 2010 21:50

                                            Tous les six mois nous avons droit à un article incendiaire contre la psychiatrie.
                                            Il est inutile de le lire en détail. Sous une forme ou une autre les mêmes arguments reviennent.

                                            Cette fois, c’est une pseudo-astucieuse reprise des critères de ce qu’est une secte. Déjà la Milivudes prend soin, cette année, de ne plus parler de secte, mais de tendance ou de comportement sectaire.

                                            De telles évolutions échappent à notre auteur, qui empoigne le gros marteau des méchants psychiatres et de la méchante psychiatrie.

                                            Bien sûr qu’on trouve ici et dans nos relations un ex-patient qui se plaint. Tout à fait normal, une des caractéristiques de cette maladie, partagée par un faible pourcentage de patients, est justement de nier sa maladie. C’est une forme de paranoïa douce, qui a en même temps besoin de s’exprimer pour évacuer l’angoisse de la personne concernée sur la faute à l’autre, ici le système de soins qui essaie de les prendre en charge. Maladie chronique bien sûr, et inguérissable, qui fait le bonheur de certains internautes, qui ont le plaisir de les lire et d’avoir par là un motif de se plaindre de la société dans laquelle ils se sentent mal à l’aise.

                                            Plus brièvement, un second argument. Si l’auteur et ceux qui le suivent avaient eux-même des problèmes de santé mentale - ou leurs proches et amis - ils seraient bien contents qu’ils soient pris en charge. A condition d’accepter que c’est une maladie aux résultats divers : rare est la guérison totale, possible la rechute ; et hélas parfois juste la stabilisation n’évitant pas des crises périodiques.

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