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Accueil du site > Tribune Libre > La secte psychiatrique

La secte psychiatrique

Comme vous l’avez peut-être remarqué, je suis en verve en ce moment concernant la toujours étonnante psychiatrie. C’est l’actualité qui m’a conduit à écrire ce qui vient. La sortie récente du rapport 2009 de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a fait germer en moi cette idée saugrenue au premier abord : « et si la psychiatrie était une secte ! »

J’ai donc découvert que ladite Miviludes conseillait quelques critères pour déceler l’aspect sectaire d’un mouvement, critères élaborés en 1995 par une commission parlementaire. Et j’ai passé la psychiatrie à l’épreuve de ces critères, pour avoir une idée plus précise de ce que me dictait mon intuition.

Les résultats sont là :

Critère number one : la déstabilisation mentale 

S’il vous est déjà arrivé de rencontrer quelqu’un sous traitement psychiatrique, sous camisole chimique ou sous antipsychiotiques, force est pour vous de constater que son état mental n’est plus le même. Outre les dégénérescences physiques induites par le traitement (et classées dans les effets secondaires), on peut vite remarquer la lenteur d’esprit, les vides durant parfois plusieurs minutes, les incohérences, les sentiments de planer par moments suivis de périodes dépressives, et dans certains cas, le passage à l’acte suicidaire, voire les crises de folie meurtrière (voir critère 3). Mais même avant ce traitement, le simple fait de se retrouver dans le bureau d’un psychiatre peut déstabiliser mentalement le patient, qui ne sait plus trop quoi penser.

Critère numéro 2 : le caractère exorbitant des exigences financières

Le coût d’un patient en Hopital Psychiatrique est estimé à 400 euros par jour, sans y ajouter les « soins » qui vont lui être faits. Ceci étant principalement payé par les contribuables, la psychiatrie réclame toujours plus de milliards d’euros en termes de subventions. Ce qui peut en soi être considéré comme des exigences financières au caractère exorbitant (notez que ce critère n’est pas de moi. La psychiatrie ferait-elle du bien aux gens, je serais le premier à être heureux d’investir dedans pour le bien des patients). Il n’y a pas un jour sans que la presse se fasse le relai des exigences des psychiatres en matière de subventions.

Les psychiatres en cabinet se font payer en moyenne 50 euros la consultation, parfois pour 10 minutes. Un peu exorbitant à mon sens pour un travail que de plus en plus de médecins considèrent comme un travail de prescripteur.

Critère 3 : la rupture avec l’environnement d’origine

L’homme interné est en totale rupture avec son environnement d’origine. Bien souvent avec une interdiction de voir ses proches et un refus de le laisser sortir de manière physiquement contraignante. Je ne sais quelle est la différence entre un internement sous contrainte et une séquestration. Quoi qu’il en soit, il y a incontestablement pour le patient une rupture avec son environnement d’origine.

Critère 4 : l’existence d’atteintes à l’intégrité physique

Les électrochocs, rebaptisés « sismothérapie » pour des raisons de marketing, sont des atteintes à l’intégrité physique, causant des dommages irrémédiables dans le cerveau. Les camisoles chimiques sont aussi des atteintes à l’intégrité physique. Un antipsychotique parmi d’autres, prescrit à tout va (et très lucratif pour le laboratoire qui le produit), le Zoloft, cumule les effets secondaires suivants :

. Affections hématologiques et du système lymphatique
. Affections du système immunitaire
. Affections endocriniennes
. Troubles du métabolisme et de la nutrition
. Affections psychiatriques
. Affections du système nerveux
. Affections oculaires
. Affections de l’oreille et du labyrinthe
. Affections cardiaques
. Affections vasculaires
. Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
. Affections gastro-intestinales
. Affections hépatobiliaires
. Affections de la peau et du tissu sous-cutané
. Affections du rein et des voies urinaires
. Affections des organes de reproduction et du sein
. Des cas d’idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par ZOLOFT ou peu après son arrêt
. levée de l’inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire
. inversion de l’humeur avec apparition d’épisodes maniaques
. réactivation d’un délire chez les sujets psychotiques ;
. manifestations d’angoisse.

Si ça s’est pas une atteinte à l’intégrité physique...

Critère numéro 5 : l’embrigadement des enfants, le discours antisocial, les troubles à l’ordre public

Récemment, le Prozac a été autorisé en prescription pour les enfants à partir de 8 ans. Il n’y a pas si longtemps des psychiatres de l’INSERM préconisaient le dépistage de la maladie mentale chez les enfants à partir de 3 ans. Dans les écoles, les tests psychiatriques sont de plus en plus nombreux, pour déceler une éventuelle « maladie mentale » chez l’enfant. Avant, l’enfant turbulent était turbulent. Aujourd’hui il est hyperactif et doit être mis sous psychotropes. Voilà pour l’embrigadement des enfants.

Le discours antisocial et les troubles à l’ordre public ont été institutionnalisés par les psychiatres nazis (80% des psychiatres allemands sous le nazisme ont collaboré à l’euthanasie des aliénés, et des opposants), et la psychiatrie soviétique, au service du parti. Les nombreux tueurs fous tout droits sortis des hôpitaux psys et des traitements psys peuvent facilement être considérés comme des troubles à l’ordre public. Comme c’est bien souvent le traitement (et le psychiatre qui l’administre) qui est la cause de ce dérapage (je rappelle l’effet secondaire du zoloft : levée de l’inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire ; inversion de l’humeur avec apparition d’épisodes maniaques, réactivation d’un délire chez les sujets psychotiques), on peut en conclure sans crainte qu’il y a trouble à l’ordre public.

Critère 6 : l’importance des démêlés judiciaires

A en croire les médias, vu le nombre de psychiatres arrêtés et jugés chaque année pour viol, abus, fraude et tutti quanti, le critère 6 est établi sans aucune hésitation.

Critère 7 : l’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels

Alors là, je ne suis pas un spécialiste. Mais on peut tout de même faire référence au rapport Zarifan, et aux derniers rapports de l’IGAS sur le sujet, qui mettaient en évidence les collusions entre la psychiatrie et les laboratoires pharmaceutiques qui produisent les pilules miracles de la camisole chimique. Les psychiatres sont payés par les labos pour faire la promotion des molécules, et par l’AFSSAPS pour mener les études qui permettront d’autoriser le « médicament » sur le marché, l’AFSSAPS étant payée elle-même à 80% par les labos. Ca ne me semble pas très clair :-)

Et le dernier, le critère number 8 : les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics

Il y a des psychiatres dans toutes les administrations. Même la Miviludes à l’origine de ma réflexion en a en son sein. Ils font du lobbying pour être placés aux endroits les plus clés des gouvernements. Je pourrais aussi citer la phrase célèbre de J. R. Rees, psychiatre Président du Conseil national pour l’hygiène mentale en 1940, qui dressait le plan de la psychiatrie mondiale : « Nous devons nous assurer qu’elle (la psychiatrie) s’infiltre dans chaque activité éducative de notre pays. Les secteurs public, politique et industriel devraient faire partie de notre sphère d’influence. »

Et ce plan fonctionne bien, puisque si proche de nous, notre actuelle Ministre de la santé défend fermement le droit de la psychiatrie à enfermer des gens arbitrairement.

Auparavant, vous pouviez être enfermés à la demande d’un tiers (je sais, on a du mal à y croire, mais il suffit d’avoir rencontré un ou deux cas de ce type pour perdre toute illusion à ce sujet).

Mais même cette demande venant d’un tiers, c’est trop compliqué. Alors que nous dit Roselyne, interviewée par « soins psychiatrie » ?

« Lorsqu’une personne a besoin de soins psychiatriques mais qu’elle n’y consent pas, sans présenter un état de dangerosité, il est parfois très difficile de “trouver un tiers” pour signer la demande d’hospitalisation. Les professionnels font au mieux et je sais qu’ils ne ménagent pas leurs efforts pour permettre au patient d’être pris en charge. Nous devons néanmoins adapter cette procédure, pour faciliter l’accès aux soins en clarifiant le rôle du tiers. Le tiers doit devenir un demandeur, non pas d’une hospitalisation mais de soins, sans avoir à se prononcer sur la modalité de ces soins, et nous devons créer une procédure applicable en l’absence de tiers ».

Notez bien que vous pourrez (ou votre enfant, votre mari, votre soeur, etc) être enfermés, même « sans présenter un état de dangerosité ».

Ah bah ils y sont bien, infiltrés dans les pouvoirs publics. On n’est même plus dans une « tentative ».

Alors finalement, il faut me rendre à l’évidence, LA PSYCHIATRIE EST UNE SECTE.

Merci la Miviludes, j’espère que vous en parlerez dans votre prochain rapport, s’il reste encore certains d’entre nous pour le lire.

 


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75 réactions à cet article    


  • kataroff kataroff 15 avril 2010 16:26

    Si on ne presente aucun danger clair pour la societe, on ne devrait pas etre interne sauf volontairement. Un malade du cancer a bien le droit de refuser le traitement si il le veut, non ?


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 13 avril 2010 10:42

    Bonjour docteur,

    " Auparavant, vous pouviez être enfermés à la demande d’un tiers ( je sais, on a du mal à y croire, mais il suffit d’avoir rencontré un ou deux cas de ce type pour perdre toute illusion à ce sujet ). « 

    Alors là, je suis bien placé pour en parler. Personnellement, c’est ma famille qui a tout tenté pour arriver à ce terme. La solution a été décidée par la justice dont on sait qu’elle est réfractaire à l’ingérence dans les affaires de familles. Depuis la désintégration des hôpitaux publics, les demandes concernent le plus souvent un suivi régulier du sujet suite à la demande des familles. Cela permettait de désengorger les prisons et d’aider les patients à déclarer et reconnaitre eux mêmes leur état.

    Vous devriez vous tourner vers le site de » l’appel des appels " http://www.appeldesappels.org/spip.php?article165 dont j’ai remarqué qu’il était essentiellement composé de psychiatres. Un tel mouvement doit, par ce message clair dénoncer une situation actuelle jugée par eux mêmes, les premiers concernés, dangereuse voire explosive.


    • johnford johnford 13 avril 2010 10:55

      Il y a les fous d’accord, qui ont besoin d’un traitement, parfois, mais la plupart du temps il y a les fragiles qui ,effectivement, sont abusés par les psys qui leur pompent leur fric, tout en les gavant des cachets qui aggravent la condition psychologique de ces (pseudo)dépressifs.

      Je le redis, la plupart du temps le mal être est du à un environnement (travail, culture, pubs, bêtise humaine) insupportable de médiocrité et non pas à un problème qu’aurait la personne. Qu y a t il de plus sain que d’être névrosé dans cette société de merde ; névrose qui d’ailleurs est le plus souvent due à une incompréhension des mécanismes de cette société.


      • 5A3N5D 13 avril 2010 12:50

        @ johnford

        « Qu y a t il de plus sain que d’être névrosé dans cette société de merde ; »

        Ah, là, évidemment on doit s’incliner. Tant de lucidité laisse sans voix et on pourra trouver normal qu’une personne aussi compétente puisse émettre un avis à ce point autorisé.

        Un petit détail, simplement : la « névrose » est source d’une grande souffrance. Celle-ci peut aller jusqu’à occuper toute la sphère psychique du malade et l’empêcher tout simplement d’avoir une vie normale (relationnelle, professionnelle, sociale, etc....)

        Le problème est que, dans l’esprit de beaucoup de gens, la dépression, c’est juste un petit coup de blues, surtout le dimanche soir ou à la fin des vacances. « Dépression » redevable, comme il se doit, d’un prescription d’antidépresseurs par le médecin généraliste. Il est évident que, tant que cette prescription « à la volée » continuera, on aura des dérives et des problèmes. Les antidépresseurs ne sont pas fait pour soigner le vague à l’âme mais la dépression, maladie sérieuse et réelle.


      • kiouty 13 avril 2010 16:18


        Mais oui, c’est ça, sous prétexte que la condition humaine fait que les névroses sont inévitables, donc « normales », les psy sont tous des charlatans...

        Nier les souffrances liées aux névroses en ne les attribuant qu’à la société de merde (la publicité ??? Je n’ai jamais vu qui que ce soit souffrir à cause d’une publicité, personnellement mais bon) avec lesquelles il suffirait de faire un petit effort pour les surmonter soi-même au lieu de faire appel à de l’assistance, c’est vraiment faire preuve d’une incompréhension totale et d’un manque d’empathie flagrant. Limite si c’est pas un caprice de gonzesse riche et tordue que de recourir à un psy.

        On peut souligner les abus de certains praticiens, ok, on peut dénoncer la société de merde, ok, mais pas besoin pour se faire de rabaisser les nombreuses personnes en réelle souffrance psychique, qui ne se cachetonnent pas, qui font un réel travail de fond avec des gens compétents pour s’en sortir. Merci pour elles et merci de ne pas se tromper de combat.

        Oui, c’est normal d’être névrosé à un certain degré (et pas forcément à cause de la « pub » ou de la « culture », ou des collègues de travail quand bien même ils seraient super pénibles) mais oui, il existe des cas ou les névroses ont un pouvoir tel qu’elles peuvent mener des vies en échec et provoquer la souffrance.
        Dans certains cas, le recours à un professionnel pour résoudre les conflits internes qui paralysent ces individus peut être une bonne démarche pour s’en sortir.


      • Roseau Roseau 13 avril 2010 16:55

        « La structure névrotique est la structure de l’être sain » Ah Bah nous v’la bien ! C’est ça que j’adore, les vérités débiles assénées comme des vérités scientifiques.


      • johnford johnford 13 avril 2010 22:54

        C’est pour simple de voir que les images qu’on balance à la gueule des gens du matin au soir (la pub donc et pas que) sont faites pour créer un mal être général et faire consommer ; eh oui vous êtes gros et laid, ça vous crée des névroses ? tant mieux le système est fait pour qu’elles se convertissent en acte d’achat.


      • françoise38 27 mai 2013 08:15

        je trouve que les hopitaux psychiatriques sont une vraie honte pour la République en France.

        On y dispose de très peu de ressources.

        De plus moi par exemple j’ai été enfermé quatre semaines dans un hôpita psychiatrique l sans avoir accès à l’air extérieur. Imaginez vous quatre semaines sans air frais. A la fin j’avais du mal à respirer je restais scotché devant la fenetre.

        Une vraie horreur !!!

         


      • Francis JL 13 avril 2010 11:03

        Bonjour Roseau. Que dire ? Je crois que dans les années 70, la psychiatrie expérimentale avait fait d’énormes progrès. Puis est venu la « démocratisation » des traitements qu’elle avait mis au point : le problème c’est que ces traitement devaient être rigoureusement adaptés aux patients et accompagnés d’une psychothérapie.

        Le coût des psychothérapies et le manque de praticiens compétents ont fait que cette partie du traitement a été abandonnée au profit d’une prolongation dangereusement addictive aux psychotropes. Et peut-être, vu les contraintes budgétaires, des traitements administrés plus ou moins à tort et à travers.

        Des faits divers récents dramatiques donnent corps à cette hypothèse. Mais que faire, puisque si l’on en croit les analystes les plus percutants, notre société est mortifère au plan de la santé mentale des individus. Si vous ne l’avez pas lu, je vous conseille l’excellent ouvrage Dany-Robert Dufour : « La cité perverse ».


        Greed is good : « Quand Mandeville dit : « Les vices privés font la vertu publique », que dit-il d’autre que ceci : ce que vous prenez pour du vice c’est en fait de la vertu. Ou encore : si vous le prenez au premier degré, c’est du vice mais si vous le prenez au second, c’est de la vertu. Ce discours brouille tout repère et annule toute pensée démonstrative : il revendique de pouvoir dire tout et son contraire puisqu’il affirme qu’en fin de compte, le blanc est noir et que le faux est vrai – exactement comme le discours pervers ». (Dany-Robert Dufour, « La cité perverse »,334)



        • foufouille foufouille 13 avril 2010 11:42

          certains chomeurs ont droit a ton depistage
          http://www.collectif-rto.org/spip.php?article811


        • Roseau Roseau 13 avril 2010 15:16

          Dépistage précoce = embrigadement des enfants
          Aucun enfant ne devrait tomber entre les mains d’un dépisteur qui finalement lui prescrira des anti-dépresseurs ou du prozac parce qu’il est « hyper actif » ou autre invention destinée à faire du profit maximum sur la santé de nos enfants.


        • Traroth Traroth 13 avril 2010 11:41

          Un article plein de sophismes, qui généralise à l’ensemble de la psychiatrie les comportements des nazis ou de « psychiatres » violeurs. Bof...


          • frugeky 13 avril 2010 12:11

            Tissu de conneries !
            Pour n’en reprendre qu’une : la rupture avec l’environnement d’origine.
            Savez dans quelles proportions l’environnement d’origine est source de la maladie psychiatrique, que vous niez ?
            Savez vous que sur les 10 maladies les plus invalidantes selon l’OMS, 5 sont des maladies psychiatriques ?
            Vous avez une dent contre la psychiatrie, soit, c’est votre droit, mais essayez au moins de vous renseigner sur les pathologies et leurs traitements. Relisez les commentaires de Chantecler (votre article précédant).
            Il y a certes, ici comme ailleurs, des abus qu’il faut dénoncer mais votre ignorance dessert le projet que vous poursuivez.
            Dans l’attente et l’espoir de lire des articles de vous sur le sujet plus pertinents,salutations.


            • olaf_le_preux 13 avril 2010 12:32

              Bonjour cher Roseau,

              Vous accédez donc apparemment à la liste infamante des critères fournie par la Miviludes qui instaure en quelque sorte le délit de « mal-consommation » ?!!!
              Ne vous apparait-il pas choquant, ce critère de «  l’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels  » ?
              Peut-être auriez-vous avantage à étudier les liens de M et Mme Fenech avec divers organes de presse et groupes d’intérêt économique avant d’utiliser pour votre démonstration une grille de lecture tendancieuse digne de certains régimes trop fameux.

              Ceci dit indépendamment du sujet réel de votre article.

              Cordialement.


              • Roseau Roseau 13 avril 2010 15:07

                La vérité Olaf, c’est que je me tape complétement de la liste de critères de la Miviludes. Ca m’a juste amusé de voir qu’elle s’appliquait surtout à des institutions comme la psychiatrie. Certainement s’applique-t-elle aussi à elle-même. Ça vaudrait le coup de regarder smiley


              • finael finael 13 avril 2010 13:20

                Monsieur roseau

                Bien que je pense qu’il y a du vrai dans ce que vous écrivez, je pense que vous allez trop loin dans la critique :

                - j’ai été, bien involontairement, voisin d’une personne souffrant de schizophénie. j’ai dû appeler la police quand cette personne s’est mise à défoncer ma porte et ai été rassuré quand elle a été « placée ».

                - Ceci dit , j’ai aussi suivi volontairement une psychotérapie (par des psychologues et non un psychiatre) dans ma jeunesse et j’en ai été très satisfait. Pour votre gouverne les séances coûtaient un pourcentage du revenu et ce sont les psychologues qui m’ont poussé à arrêter au bout de quelques temps (4 ans).

                - Mais je connais un psychiatre (une connaissance plutôt qu’un ami) extrêmement virulent sur les dangers de la psychiatrie envahissante et appliquée à tort et à travers comme vous le décrivez.

                Mon avis serait donc que vous n’avez pas entièrement tort mais qu’il faut se garder de mettre tout dans le même sac !


                • Roseau Roseau 13 avril 2010 15:12

                  Cher Finael, je ne parle pas de la psychithérapie, mais de la psychiatrie. Et il est vrai que certains psychiatres refusent aussi ce système psychiatrique qui détruit des vies et crée des tueurs ou des suicidés. Ils ne sont malheureusement pas assez nombreux, la plupart se bornant à justifier leurs échecs en réclamant des fonds. C’est un domaine entier à réformer complètement en abolissant les traitements humains dégradants.
                  Quand à votre voisin qui a défoncé votre porte, la question à se poser est « avait-il déjà subi un traitement psychiatrique avant d’en arriver là ? ». ET vous verrez que certainement c’était le cas.


                • Jojo 13 avril 2010 13:37

                  Je confirme, la Psychiatrie est bien une secte,

                  Et avez-vous remarqué une chose, les adeptes de la dite ont (par le plus grand des hasards), tous un point commun… Ils sont médecins.

                  Moi je dis comme ça qu’il n y a pas de fumée sans feu et que la médecine doit forcément être la grande loge, la maison mère ou quelque chose dans ce goût là, donc une secte aussi.

                  En revanche pour l’Anthroposophie, j’avoue que j’hésite un peu


                  • Georges Yang 13 avril 2010 14:00

                    Vous confondez psychiatrisation de la société, qui n’est pas uniquement le fait des psychiatres, et psychiatrie !
                    L’infantilisation de la société, la recherche d’excuses, le principe de précaution, appliqué lui aussi à l’individu potentiellement dangereux sont des dérives qui n’ont rien à voir avec la psychiatrie.
                    Que certaines sectes utilisent un langage psychanalytique ou psychiatrique pour assujettir des individus faibles et influençables est un fait, englober toute la psychiatrie dans ces dérives est par contre excessif

                    De plus, votre approche est plus livresque que d’expérience, caricaturale quelquefois
                    Vous vous dites roseau, mais vous pensez dans le sens du vent !


                    • Clojea CLOJEA 13 avril 2010 14:33

                      Intéressant mon cher Roseau, et même excellent article. Mais la Miviludes ne mettra pas son nez dans l’univers nauséabond de la Psychiatrie, parce que trop peur de heurter de gros intérêts financiers. D’ailleurs, pas mal de psychiatres sont actionnaires de laboratoires pharmaceutiques, ceci explique donc cela. Désolé pour Georges Yang, (post du dessus) mais l’infantilisation de la société, la recherches d’excuses .... est un pur concept de la psychiatrie et de la psychologie. Il suffit de voir que dans un tribunal, un meurtrier peut échapper à la prison et aller dans un HP si des « experts psychiatres » déclarent qu’il était irresponsable au moment des faits. Incroyable mais vrai... Bien sur que le meurtrier était responsable au moments des faits. Faut pas pousser. Et puis, dernièrement le pousseur du métro était suivi par des psychiatres et laissé en liberté, alors qu’il était dangereux. Et oui, c’est la « science exacte » de la psychiatrie. Mais la bonne « Mivilude » ne fourrera jamais son nez dedans, alors qu’il y a de quoi. Plus facile de taper sur les médecines douces.... 


                      • Georges Yang 13 avril 2010 17:53

                        Je pense que vous confondez l’utilisation des psychiatres à des fins judiciaires, recours contradictoires d’experts par l’accusation et la défense avec l’approche psychiatrique de délinquants.
                        La psychiatrie n’est pas une science exacte et peut laisser des individus dangereux en liberté, cela est surtout le fait de l’application scrupuleuse des lois qui fait qu’on ne peut enfermer quiconque avant le passage à l’acte.
                        Mais avant Pinel, les fous étaient enchainés à vie, on ne peut plus accepter une société ou chaque déviant serait enfermé et où il serait pôssible d’interner avec des lettres de cachet.
                        Il y a plus de gens qui bénéficient des soins psychiatriques que de victimes de malades mentaux.
                        Par contre, de nombreux psychologues vont dans le sens de la victimisation et utilisent une phraséologie sectaire


                      • voxagora voxagora 13 avril 2010 14:41

                        Roseau,
                        je souscris à votre article quant aux ravages de certains traitements.
                        Mais plutôt que de généraliser en parlant de LA psychiatrie,
                        vous devriez dire certains psychiatres, et une certaine psychiatrie,
                        qui font le choix de se laisser instrumentaliser par le pouvoir,
                        la déclaration de Mme Bachelot est à ce titre édifiante, ainsi que les
                        références répétitives du pouvoir sur ceux qui sont « à écarter ».
                        Pour ceux que ce sujet intéresse, il existe une autre psychiatrie,
                        et tout ce qui se fait autour de « L’appel des appels » de Roland Gori,
                        Serge Portelli et bien d’autres en est un exemple.


                        • astus astus 13 avril 2010 15:07

                          Votre dénonciation de la psychiatrie est malheureusement mal informée et partisane : car la psychiatrie contemporaine est à l’image de notre société, elle est faite de courants divers parfois aussi éloignés les uns des autres que les tendances politiques actuelles. Si vous voulez fustiger les électrochocs et la lobotomie je vous donne raison mais de très nombreux psy l’ont fait bien avant vous, et vous n’étiez probablement pas encore né.
                          Il y a bien des psychiatres qui donnent du prozac ou de la ritaline aux enfants, pour avoir l’air d’être modernes et pour faire plaisir à des parents dépassés, mais il y en a aussi qui parlent et réfléchissent avec ces enfants et leurs familles pour tenter de comprendre pourquoi les choses sont difficiles pour eux.
                          Il y a bien une tradition psychiatrique médicale pure et dure dans notre pays, issue de la neurologie traditionnelle qui englobait toute la psychiatrie avant la séparation de 1968, celle qui à la remorque des EU ne jure que par le DSM III et bientôt IV mais aussi la géné-tic, l’imagerie cérébrale ou la frange obscurantiste du cognitivisme et du conditionnement opérant.
                          Mais il y a aussi une tradition humaniste qui utilise parfois les médicaments dans les cas graves ou quand il n’y a pas de thérapeutique alternative (si le schizophrène qui a poussé un passant sous le métro les avait pris peut-être que celui-ci serait toujours en vie), mais qui prend aussi le temps de parler et de comprendre en respectant les patients.
                          Bref je vous encourage à devenir un vrai roseau pensant en imaginant, ne fusse qu’une seconde, que tous les psychiatres ne sont pas des nazis, et que certains travaillent même actuellement dans des conditions très difficiles pour eux et leurs patients (lisez l’appel des appels dont le lien figure plus haut). Et puis demandez vous aussi s’il est légitime et éthique que les prisons contiennent de très nombreux malades mentaux (entre un tiers et le moitié des détenus) qu’il vaudrait sans doute mieux traiter.
                          En bref si vous voulez dénoncer les sectes, chassez d’abord le sectarisme qui est en vous.


                          • Hieronymus Hieronymus 13 avril 2010 15:20

                            le mot « secte » est piege, c’est comme le mot « racisme »
                            a partir de la, tres difficile d’articuler un debat sans tomber tres vite ds le debat semantique
                            loin de moi l’idee de defendre la psychanalyse que je considere comme une vulgaire imposture, sur la psychiatrie, c’est plus delicat car le sujet est bcp plus vaste, n’etant pas specialiste je me garderais bien de porter un jugement definitif, cette question est douloureuse, il faut bien faire qq chose avec les alienes mentaux, on ne peut pas les laisser tels quels, bcp ont besoin d’assistance, en plus certains sont dangereux, alors que faire ?
                            le theme de cet article m’apparait ambigu : s’agit il d’une critique de la Miviludes ? a l’evidence Non, or il y aurait sans doute plus a dire sur l’usage abusif du terme de Sectes, categorie fourre-tout de tout mouvement peu ou prou religieux mais surtout encore tres minoritaire et donc facilement attaquable !
                            cet article ne vise en fait qu’a critiquer la psychiatrie, je ne saurais dire si l’emploi du terme de « secte » contribue a clarifier le debat, meme si bcp de critiques formulees ici contre les pratiques psychiatriques sont pertinentes, la psychiatrie n’est pas une secte car ce n’est pas un mouvement proselyte auquel on puisse adherer volontairement, au contraire generalement on est traite ou interne d’office contre notre volonte, en tout cas au depart ..


                            • Roseau Roseau 13 avril 2010 17:35

                              L’emploi du mot secte est bien entendu de ma part un peu provocateur. Cela me semble bien plus dangereux que les « sectes » et je voulais m’amuser avec ces critères étranges de la Miviludes.


                            • coudjouac 14 avril 2010 10:08

                              Visiblement, la liste de la Miviludes n’est pas adaptée à son objet...


                            • Philou017 Philou017 13 avril 2010 23:20

                              Certains médicaments, dont des neuroleptiques, sont la cause de nombreux troubles , bien plus que le remède.

                              Le 1 mai 1994 |
                               USA TODAY Thorazine, Haldol et d’autre médicaments prescrits par des psychiatres peuvent détruire les vies des gens qui les prennent.

                              Les plus dangereux de ceux-ci sont des tranquillisants majeurs, aussi connus comme des neuroleptiques. Plus de deux douzaines sint présents dans cette classe, au milieu des années 1950, les plus généralement utilisé sont Haldol (haloperidol), Compazine (prochlorperazine), Thorazine (chlorpromazine), Navane (thiothixene), Prolixin (fluphenazine), Mellaril (thioridazine) et Trilafon (perphenazine).

                              Leur but est de créer « une perturbation comportementale maximale » - un but clairement reflété en 1950 dans les tests conduit avec la Thorazine. Par des produits chimiques, les psychiatres ont cherché à saboter des processus de la pensée et nier ainsi le contrôle des personnes sur leur propre corps.

                              A ce moment les tranquillisants majeurs furent introduits, la lobotomie a été vantée et largement utilisé par des psychiatres. Avec ces procédures, le cerveau attaqué était endommagé pour toujours, provoquant des objections de la famille et des amis du patient.

                               Les tranquillisants majeurs étaient capables de créer un état de zombi, identique à celui après une lobotomie, chez une personne dont le cerveau est resté intact. C’est pourquoi, la Thorazine est connue comme "une lobotomie chimique.« 

                               »[Sur Thorazine] mes pensées tournaient et n’allaient jamais loin. Mes mains étaient en caoutchouc et je pouvais à peine tenir une fourchette," a dit qu’un patient qui avait été mis sous ce médicament par un psychiatre. "Après six semaines. ca a été comme si verveau avait été mis dans un hache-viande. Je ne pouvais plus penser clairement ; ne pourrais plus articuler ; ne pourrais plus agir avec assurance."

                              Autre exposé que, après une semaine sous Haldol, "j’étais incapable de parler. Peu importe comment j’ai essayé, je ne pouvais rien dire à haute voix et ai parlé seulement avec la difficulté la plus grande. C’était comme si mon corps entier succombait à un poison mortel."

                              L’horrifiant bouleversement mental et la dévastation que ces effets de lobotomisation étaient précisément ce qui convenait aux psychiatres. Ces produits chimiques permettraient aux gens d’être parqués avec le moins « d’inconvénient » pour les psychiatres et les personnels d’institutions psychiatriques.

                              Aujourd’hui, ces médicaments sont utilisés sur les personnes âgées dans d’énormes quantités comme camisole de force chimique. Avant 1985, la  National Disease et le Therapeutic Index ont annoncé que, tandis que des adultes 60 ans et plus composent 11 % de la population, ils utilisent plus d’un tiers - de tous les antipsychotiques. Une étude de 2,000 pharmacies en 1986 a montré que 60.5 % de prescriptions pour des résidants de maison de repos plus de 65 ans d’âge étaient des tranquillisants majeurs et 17.1 % pour des versions mineures.

                              Une étude de Faculté de médecine de Harvard de 55 maisons de repos de Secteur de Boston publiée le 26 janvier 1989, au Journal de Médecine de la Nouvelle-Angleterre a annoncé que 55 % des 1,201 résidants de maison de repos qu’elle a examiné ont pris au moins un médicament psychiatrique dont 39 % des neuroleptiques.

                              Ceux-ci ne sont pas prescrits pour « traiter » n’importe quelle condition. Ils sont administrés uniquement pour transformer le patient en zombi incapable de plainte ou de présenter un problème pour le personnel Concernant leur utilisation sur les personnes âgées, Jerome Avorn, directeur du programme pour l’Analyse de Stratégies Cliniques à Harvard, indique, "les Médicaments marchent vraiment . Ils font calme eux en bas. Ils font donc un tuyau à la tête."

                              Larry Hodge, l’administrateur du Centre de Soin de Vie dans le Tennessee, a décrit l’impact sur les personnes âgées de ces médicaments : "trop souvent ils étaient ainsi défoncés pendant leurs repas que leurs têtes toùbaient dans la purée de pommes de terre."

                              Wilda Henry a dit à l’Arizona Republic que sa mère de 83 ans est devenue « un légume » cinq semaines après la prise d’Haldol. Ce produit chimique puissant altérateur du cerveau, que l’Union soviétique utilisée pendant des années pour contrôler des dissidents, a laissé sa mère, bavante, tremblante et incapable de contrôler ses fonctions intestinales.

                              Anise Debose de Washington, D.C., a dit que son père de 76 ans est entré à dans maison de repos active, riant et affable. Quatre jours plus tard, après la prise de Mellaril et quatre autres médicaments, "Il était retenu à une chaise, aussi rigide qu’un tableau quand je l’ai vu. Sa tête était en arriere et sa bouche pendait mollement vers le bas. Les deux yeux fermés. Chacun d’entre nous avait l’impression qu’il était mort."

                              En 1989, le U.S. Senate Select Committee pour la  Vieillisse a annoncé que, tandis que ceux plus de 60 ans d’âge composent 17 % de la population, plus que la moitié des morts résultent de réactions aux médicaments. Pour l’Association Hospitalière américaine, sur les 10,800,000 personnes âgées admises dans les hôpitaux chaque année, 1,900,000 sont dû à des réactions aux médicaments. Quatre pour cent de ces cas, environ 76,000 personnes âgées par an, meurent. Ce taux de mortalité annuel excède de loin les 58,021 Américains qui ont perdu la vie pendant la Guerre du Viêt Nam. Une moyenne de plus de 200 Américains âgés meurt chaque jour de réactions aux médicaments.

                              « Les gens ne meurent pas juste de vieillesse, » dit Theodore Leiff, professeur de gérontologie, de l’École d’Université de Médecine de Virginie Orientalet. "Leurs morts sont causées par quelque chose." Cas après cas manifeste, ils sont tués derrière les portes fermées des maisons de repos par les personnels psychiatriques paresseux, incompétents, ou criminels qui utilisent des médicaments mortels pour annuler des plaintes avant qu’ils ne soient jamais exprimés.

                               Création de folie

                               Ces produits chimiques, capables de jeter les cerveaux des utilisateurs dans le chaos, ont une histoire longue et bien documentée pour créer la folie chez les personnes qui les prennent. En 1956, deux ans après l’introduction de la Thorazine, les chercheurs ont annoncé que le médicament cause la psychose, des hallucinations et a augmenté l’anxiété. Ils ont spéculé que cette folie induite des médicaments a résulté chimiquement de l’effet camisole de force du médicament.

                              En 1961, les chercheurs ont annoncé le cas d’un homme de 27 ans à qui l’on a donné de la Thorazine, après qu’il "s’est plaint de ’ l’ayant envie de ressembler à une coquille vide, le flottant dans l’air, ’« et a dit qu’il a entendu l’arrivée de voix »de deux petits hommes debout sur sa poitrine." Les chercheurs ont conclu que Thorazine était la cause de « la psychose toxique. »

                              Encore un autre papier, publié dans le Journal américain de Psychiatrie en 1964, a constaté que des tranquillisants majeurs peuvent "produire une réaction psychotique aiguë dans un individu non précédemment psychotique." Un journal de 1975 a décrit un effet négatif appelé akathisia, une incapacité induite des médicaments d’être assis immobile confortablement.

                              Le Chercheur Theodore Van Putten a annoncé que presque la moitié des 110 personnes dans l’étude avait éprouvé l’akathisia.
                              "[Une femme] a commencé à frapper sa tête contre le mur trois jours après une injection [d’un tranquillisant majeur]. Sa seule énonciation était : ’ je veux juste me débarrasser de ce corps entier." ’ Une femme à qui l’on avait donné ces médicaments pendant cinq jour a expérimenté "une augmentation d’hallucinations, des cris perçants, des pensées encore plus bizarres, des explosions agressives et aussi autodestructrices et s’agitait en marchant ou dansant." Une troisième femme a déclaré que, tandis que sous tranquillisant, elle s’est sentie hostile et a détesté chacun et a entendu des voix la raillant. D’autres se sont plaints « d’une crainte vile ou d’une terreur » qui était difficile pour eux d’expliquer.

                              De tels symptômes induits des médicamens sont beaucoup plus mauvais que n’importe quels problèmes sous-jacents qu’une personne pourrait avoir. Même plus inadmissible est l’évidence que les dégâts causés par ces médicaments peuvent être permanents

                              Beaucoup de types de médicaments psychiatriques, y compris les tranquillisants majeurs, peuvent causer des défigurations grotesques des dégâts sur les nerfs connus comme une « tardive dyskinesia » ou" tardive dystonia". Les muscles du visage et du corps se tordent et les spasmes involontaires, dessinant sur le visage d’affreux froncements de les sourcils et des grimaces et tordant le corps dans des contorsions bizarres. Ces effets horrifiants arrivent à plus de 20 % de personnes « traitées » avec des tranquillisants majeurs et affectent actuellement 400,000-1,000,000 Américains.

                              Les psychiatres théorisent que ces médicaments endommagent la partie de contrôle du muscle du cerveau dans une voie qui le rend de manière permanente « hypersensible » aux messages transmis par les sentiers des nerfs dans le cerveau. Le résultat est que cette partie du cerveau devient de manière permanente dérangée. Tandis que l’on ne connaît pas l’emplacement précis de ces dégâts cérébraux avec certitude, il n’y a aucune question qu’il existe. C’est clairement visible dans les visages de ces victimes tragiques.

                              De la même façon que des tranquillisants majeurs peuvent jeter une partie du muscle qui contrôle le cerveau dans le chaos, ils peuvent rendre ce secteur de contrôle des pensées du cerveau hypersensible, conduisant la personne à une folie permanente. Une étude de 1980 publiée dans le Journal américain de Psychiatrie a décrit 10 patients qui ont souffert de cette condition, que l’on a étiqueté "la psychose de supersensibilité.« 

                              ......................

                               »Les drogues magiques" causes de violence

                               Au cours des années, beaucoup de nouveaux médicaments psychiatriques qui ont été promus par des psychiatres et des laboratoires pharmaceutiques comme « des médicaments étonnants, » s’avérent seulement être fortement destructifs. En plus de Valium et Xanax, l’antidépresseur Prozac a été observé pour créer des pensées intenses, violentes, suicidaires.

                              Une étude publiée en septembre 1989, a révélé que le Prozac peut produire l’akathisia à au moins 25 % de ceux qui le prennent. Deux autres papiers ont par la suite confirmé la connexion entre Prozac et des pensées suicidaires et des actions.

                              Quand le consommateur Prozac Joseph Wesbecker a tiré sur 20 de ses anciens co-ouvriers à Louisville, Ky., en 1989, en tuant huit et ensuite lui-même, il exposait des symptômes akathisia-types, y compris l’agitation et la marche à pas mesurés. Trois jours aant, son psychiatre avait décrit l’exhibition "d’un niveau accru d’agitation et de colère." Le psychiatre a écrit dans son rapport , "le Plan - Cesser le Prozac peut être la cause."

                               Il y a eu beaucoup d’autres cas de suicide de personnes, parfois couplés avec le meurtre, concernant le Prozac. En 1991, par exemple, le gendarme Hank Adams retraité deSan Diego, Californie, a tué sa femme et lui-même devant sa fille de 17 ans. Adams, qui prenait du Prozac, n’avait aucune antécéddent de violence.

                              ...................
                              Alors que la Food and Drug Administration se voit confiée la protection vigilante des Américains de médicaments dangereux, une inspection des médicaments dangereux qu’il a permis sur le marché montre que l’agence est inefficace. On l’explique dans la grande mesure par des conflits stupéfiants d’intérêts le FDA a permis dans le processus de surveillance de médicament. Par exemple, une audition dans les charges contre le Prozac et d’autres antidépresseurs psychiatriques a été tenue à fin de 1991, dans laquelle l’agence a revendiqué être incapable de trouver n’importe quelle évidence damnante contre des antidépresseurs.

                              L’enquête ultérieure du jury a révélé que cinq des 10 membres avait des intérêts financiers actifs avec les fabricants d’antidépresseurs cumulant plus de 1,000,000 de $ au temps ils ont revendiqué ne trouver aucune preuve contre Prozac. Le FDA a été accusé de fait de servir les intérêts de l’industrie pharmaceutique, pas ceux des Américains et d’autoriser des médicaments mortels à être placés sur le marché.

                              Chaque jour, contre un joli bénéfice, l’industrie psychiatrique écrit de nouvelles prescriptions pour l’invalidité, la violence, le suicide et le meurtre. Des conséquences désastreuses sont subies par tous les Américains.

                              http://www.yourlawyer.com/articles/read/10436

                              Voir aussi :
                              http://www.neuroleptic-awareness.co.uk/?Neuroleptic_Psychological_Side_Effects

                              http://neuroleptique.sosblog.fr/

                              La psychiatrie est-elle pire qu’une secte ?


                            • infodrogue 13 avril 2010 15:48

                              Ben oui, la démonstration est convaincante !

                              Merci pour cette analyse pertinente qui devrait ouvrir les yeux sur beaucoup de choses ...

                              • Clojea CLOJEA 13 avril 2010 16:47

                                N’en déplaise à Chanteclerc et a Astus, la psychiatrie est une pseudo-science qui ne devrait plus exister. Qu’il y ait des psychiatres sympa n’est pas le sujet, et d’ailleurs il y en a très peu. D’ailleurs s’ils sont si sympas que ça, ils feraient mieux de s’installer psychothérapeute. (pas de prescription médicales). Désolé mais pour avoir enquêté dans le milieu glauque de la psychiatrie, je sais de quoi je parle. Je ne comprends pas comment des médecins devenus psychiatres (car les psychiatres sont avant tout des médecins) peuvent cautionner autant d’actes de barbarie tels qu’électrochocs ou sysmo-thérapie (plus chic...) ; choc à l’insuline, camisole chimique, en passant par les lobotomies préfontales et leucotomies transorbitales. Quel arsenal pour faire que les gens deviennent des légumes. La solution n’est pas dans la brutalité des traitements mais pour ceux qui ont en besoin, d’un environnement calme, de bonne nourriture vitaminée, de promenades accompagnées, et vous savez quoi, les gens vont se remettre. De temps en temps, le recours à un calmant peut être nécessaire mais pas longtemps. Il est criminel de la part des Psychiatres de bourrer de tranquillisants une personne, et de le lâcher dans la société. Ca donne le pousseur du Métro. 


                                • astus astus 13 avril 2010 17:05

                                  Si les fous n’existaient pas cela réglerait le problème, n’est-il pas vrai ?


                                • astus astus 13 avril 2010 17:25

                                  Sarkosy aussi ? 


                                • Roseau Roseau 13 avril 2010 17:29

                                  L’internement psychiatrique est justement le pire traitement pour ceux qu’on appellent « fous », le plus dégradant et le moins respectueux de sa nature humaine. Les "fous sont des gens à respecter. Et leur donner des traitements qui les détruisent au point ou ils feront n’importe quoi, c’est criminel.


                                • Philou017 Philou017 13 avril 2010 23:39

                                  CLOJEA : bien d’accord avec vous sur le constat.
                                  Bon, il faut plus que quelques promenades pour guérir certains problèmes.
                                  Mon avis est que le traitement psy doit y avoir une importance principale, même si ce n’est pas la panacée sur tout. Au moins dans beaucoup de cas on observe des progrès, voire des guérisons.

                                  Mais traiter les gens psychologiquement exige de s’intéresser à eux, de les comprendre, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde. C’est pourquoi beaucoup de praticiens préfèrent la camisole chimique, poussés dans le dos par l’industrie du profit Chimique.


                                • astus astus 13 avril 2010 16:53

                                   Pour les personnes qui souhaitent se cultiver sur ce sujet il y aura ce soir sur France 5 de 20 H. 35 à 21 H. 40 un documentaire de Philippe Borrel (France, 2009) inédit qui parle de ces questions. Voici ce que Télérama écrit au sujet de cette émission (je ne fais pas de pub pour ce journal et ne suis pas employé par lui) :

                                  « Le parcours du fou est relativement balisé, commente Serge Portelli, vice-président du tribunal de grande instance de Paris. C’est un aller-retour entre la rue, le foyer, ce qu’il reste de l’hôpital psychiatrique et la prison. Nous, les juges, on joue un rôle bien huilé dans le système. » Un constat lucide porté sur l’évolution de la prise en charge des psychotiques.

                                  En trente ans, 50 000 lits d’hospitalisation ont ainsi été fermés en psychiatrie publique sans que des structures alternatives prennent le relais. Un tiers des sans-abris échoués sur le macadam souffriraient de pathologies mentales. Les geôles de la République, parfois « dernier lieu où sont dispensés les soins », regorgent de malades. Et la survenue d’un fait divers impliquant « un fou » tord le discours, et la loi, vers toujours plus de sécuritaire pour l’ensemble des psychotiques. Il est loin, le temps où se revendiquait une approche humaine et au long cours. L’heure est à l’isolement, aux camisoles, aux soins sous contrainte pour tous. L’efficacité à moindre coût est devenue le maître mot. Et de brillants cerveaux ont tôt fait de réduire les désordres mentaux à des dysfonctionnements génétiques, biologiques et anatomiques, évacuant le contexte social, économique et psychologique...

                                  Époustouflante enquête, le documentaire explore pas à pas les éléments d’un puzzle qui, en s’imbriquant, font sens. Apparemment sans lien avec la déshérence voulue de la psychiatrie hexagonale, le choix d’un étalonnage mental de la population, du repérage anticipé des «  déviances » et du recours aux médicaments pour normaliser se révèle glaçant de cohérence. Mais pour quel monde ? Suivi d’un débat animé par Carole Gaessler

                                  Marie Cailletet


                                  • L. D. T. L. D. T. 13 avril 2010 20:27

                                    Le lien ne sert à rien mais votre avatar me le rappelle trop ! smiley
                                    http://www.dailymotion.com/video/x7d9n7_le-chant-des-partisans_music


                                  • gf.delhomme 13 avril 2010 17:00

                                    heu, non, les sectes peuvent être pire, 

                                    la psychiatrie et ses voies de fait se limitent au matériel biologique de l’individu 

                                    elles ne peuvent détruire un individus que jusqu’a sa mort.




                                    • matthey 13 avril 2010 17:17

                                      Bien joué et surtout un grand Merci la Miviludes


                                      • L. D. T. L. D. T. 13 avril 2010 20:26

                                        Bon vous n’aimez pas les psychiatres quoi. Ils peuvent être utiles pour répondre à certaines questions pourtant ! Mais si vous ne voulez y voir que des fous incapables comme d’autres voient l’église catholique comme un repaire de pédophiles, c’est votre droit le plus total.
                                        Si vous avez besoin de consulter de toute manière vous saurez où nous trouver, et la psychiatrie publique et offerte à tous n’est pas ma tasse de thé.


                                        • ddacoudre ddacoudre 13 avril 2010 21:46

                                          bonjour roseau

                                          après le livre noir de la psychanalyse nous avons la secte de roseau ; j’ai bien aimé ton article, Pinel lui n’aurait pas aimé car il fut le premier à sortir les malades mentaux des fers auxquels ils étaient livrés à vitan eternam. mais comme toutes sciences de l’esprit elle a ses hombres et ses doutes, et ne peut éviter l’usage qu’en font les hommes en son nom, ce que tu dénonces.
                                          il est bien évident que certains s’en servent pour lui faire dire que celui qui n’est pas adapté a la civilisation occidentale est un malade mental, ou comme notre ministre, d’enfermer un présumé dangereux. comme il y a des magistrat qui dénonce les dérives du droit, il y a des psychiatres qui dénonce celles de la psychiatrie.
                                          si l’on a peur du fou alors ils faut s’enfermer soi-même, car putain quand l’on lit notre histoire, difficile de dire que nous ne sommes pas des névrosés sectaires.

                                          cordialement.


                                          • rocla (haddock) rocla (haddock) 13 avril 2010 21:56

                                            la seule fois où je suis allé voir un psychanalyste je l’ ai raconté à mon copain le lendemain .

                                            Il m’ a dit qu’ est-ce que t’ avais  ?

                                            3000 euros ....


                                            • BlueMan BlueMan 13 avril 2010 23:46

                                              Sur les abus immondes de la psychiatrie, ne manquez surtout pas cet extra-ordinaire documentaire :


                                              Je vous le garantis, vous n’allez pas en revenir !!!

                                              Bon visionnage !

                                              BlueMan.

                                              • Francis JL 14 avril 2010 09:04

                                                chantecler, que dites-vous de la suppression des lits en HP ?

                                                Ste Bigpharma dispense des pillules miracles qui permettent aux psychotiques qui vous font si peur de se promener en ville comme vous et moi.

                                                Ces pillules sont peut-être effeicaves si elles sont adlministrées correctement : elles sont plus dangereuses qu’uiriles quand elles sont délivrées à tort et à travers, et sans aucune surveillance.

                                                Alors, un peu de lucidité svp : les marchands de poudre de mulot sont de votre coté !  smiley


                                              • Francis JL 14 avril 2010 10:00

                                                « Maintenant si la psychiatrie est aux mains de barbares , vous devriez applaudir et non regrétter... »" (chantecler)


                                                 ????????????


                                              • Philou017 Philou017 14 avril 2010 10:24

                                                Bon, la secte du déni et de la parano est venue donner son opinion...

                                                J’ai argumenté, avec des liens documentés. C’est drôle chez vous cette tendance à ressortir l’alibi du complot quand on dit des choses qui visiblement vous dérangent

                                                Bravo à Philou qui met dans le même sac tous les psychotropes et qui mélange allègrement les anxiolytiques et les neuroleptiques...

                                                Il a des problèmes dans les deux cas. L’article est parfaitement clair, par ailleurs.

                                                Que tous les psychiatres et leurs équipes soient des monstres qui créent plus de problèmes qu’ils n’en règlent , c’est soit du déni, soit de la totale parano...C’est nier des avancées comme les thérapies systémiques et autres...

                                                Je n’ai jamais dit que tous les psychiatres sont des monstres. Je parle de la psychiatrie orientée sur le médicament. Et ce ne sont pas des monstres, seulement des ignorants et des apprentis sorciers. J’ajouterai que beaucoup ont du mépris pour leurs patients, surtout s’ils ne sont pas friqués.

                                                Je ne nie pas les avancées dans le traitement psychologique, au contraire. Je dis que ce qui prédomine dans la psychiatrie, et spécialement la psychiatrie d’hôpital, c’est la lobotomie chimique. Un formidable recul.

                                                Donc je laisse Roseau et ses adeptes à leurs supputations et leur souhaite bon courage quand ils seront confrontés à des psychotiques aigüs....
                                                J’en ai connu. La plupart ne sont pas réellement dangereux, sauf pour eux-mêmes.

                                                Mais le domaine de la psychiatrie est un peu différent .
                                                Il est différent dans le fait que peu de gens s’y intéressent et y comprennent quelque chose. Ce qui fait qu’on peut faire gober n’importe quoi.


                                              • Philou017 Philou017 14 avril 2010 10:25

                                                "Ste Bigpharma dispense des pillules miracles qui permettent aux psychotiques qui vous font si peur de se promener en ville comme vous et moi."

                                                Ils s’y promenaient bien avant de voir de psychiatres.


                                              • Francis JL 14 avril 2010 11:06

                                                Philou vous ne seriez pas unpeu shizo sur ce coup-là ?

                                                J’ai déjà dit ailleurs que les fameuses pillules sont aux psychotiques ou aux déprimés ce que le sucre est au café : elles sont dangereuses quand le patient ne les prend pas !

                                                Un psychotique sous camisole chimique ça fait illusion : on croit qu’il est inoffensif, et on ne le surveille pas. Qu’il arrête de prendre ses pillules, et bonjour la cata.


                                              • Philou017 Philou017 14 avril 2010 11:46

                                                Les anti-psychotique peuvent les rendre encore bien plus dangereux.
                                                D’après ce que je commence à comprendre, un psychotique est rarement dangereux au départ. En tous cas guère plus qu’un autre malade.Ce qui pose problème c’est la prise de médicaments, et encore plus l’arrêt des prises.
                                                On transforme le fonctionnement du cerveau, et on le rend dépendant aux saloperies chimiques. Quand un patient arrête le traitement, les déséquilibres de son cerveau viennent s’ajouter au problème de départ.
                                                Les fous ne sont pas forcément du coté que l’on croit.


                                              • Francis JL 14 avril 2010 12:00

                                                Philou, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.
                                                 
                                                Imaginons un malade dangereux. Il y a deux hypothèses :

                                                - soit on le surveille étroitement.
                                                - soit on le met sous traitement et on le laisse courir.

                                                C’est la deuxième hypothèse qui pose pb : le danger survient quand ce malade, que personne ne surveille plus, arrête son traitement et se libère de sa camisole chimique !


                                              • Francis JL 14 avril 2010 12:02

                                                J’ajoute que, quand je dis dangereux cela signifie également : dangereux pour lui-même, cf. L’augmentation dramatique des suicides.


                                              • Francis JL 14 avril 2010 10:56

                                                Philou17, il me semble que c’est à jeanclaude que j’ai posé la question ?

                                                D’autant plus que vous avez donné la réponse que, sans doute j’aurais pu faire à jeanclaude : « avec la camisole chimique, plus besoin de ça »

                                                Un psychiatre n’est pas un psychanalyste et n’a pas plus besoin de faire une analyse qu’un examinateur du permis de conduire, d’apprendre à faire du vélo !

                                                Sauf s’il est mal dans sa tête, et dans ce cas, je plains ses patients.


                                                • Francis JL 14 avril 2010 12:33

                                                  chantecler, vous en parlez comme un professionnel !?

                                                  Vous devriez donc savoir que psychiatrie et psychanalyse c’est un peu : « je t’aime moi non plus » !

                                                  Si vous étiez un peu averti de ces choses vous devriez savoir qu’on ne fait JAMAIS une psychanalyse dans un but précis : La psychanalyse est tout sauf une formation professionnelle, même si elle forme des psychanalystes, comme l’école qui forme - aussi -des profs !


                                                • Francis JL 14 avril 2010 13:28

                                                  chantecler, expliquez moi plutôt ça : «  » Maintenant si la psychiatrie est aux mains de barbares , vous devriez applaudir et non regrétter...«  » (chantecler à JL)


                                                • antochrit antochrit 14 avril 2010 11:18

                                                  Il y a et il y aura toujours des tenants et des anti psys. Soit. Mais pour ce qui est de cet article il est pourri de pré supposés, de contre vérités, d’interprétations sauvages, d’approximations.
                                                  Chanteclerc a bien tenté de réajuster mais il n’est de plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.
                                                  Oui la « structure » névrotique est la structure de base de l’individu sain. Non le zoloft n’est pas un antipsychotique (antidépresseur). Oui les hospitalisations sous contrainte existent, mais elles ne sont pas la méthode de prédilection des soins, et bien plus souvent que vous ne le dites, ce sont les psychiatres qui les font lever car demandées parfois abusivement par les proches ou par l’administration (si, si, il y a des maires qui n’aiment guère que l’on fasse des vagues dans leurs communes...)

                                                  Et il ne faut pas oublier que dans la psychose, le patient niant ses troubles, il n’admet pas avoir besoin de soins, et c’est là que les accidents arrivent !
                                                  L’hospitalisation sous contrainte n’est qu’un étape permettant de donner le temps au psy de faire comprendre au patient qu’il doit se soigner. Dès que le patient admet ses troubles et comprend la nécessité des soins, la contrainte devient inutile.
                                                  Si cela n’existait pas, tous les psychotiques en crises aiguës (qui ne sont pas pour autant violentes pour les autres, mais toujours violentes pour le patient...) finiraient soit par se suicider (pour échapper aux voix, aux hallucinations...) soit par passer à l’acte hétéro agressif pour obéir à ces mêmes voix ou hallucinations.
                                                  Vous me direz.... s’il se suicide c’est moins grave que s’il m’agresse.... !
                                                  Pour ceux qui ont pu côtoyer de près des psychotiques sans traitement, sans suivi, ils savent de quoi je veux parler. Demandez aux familles de ces patients ce qu’ils en pensent et s’ils ne se sentent pas un peu rassurés de savoir qu’en cas de crise la psychiatrie sera là pour permettre ce que la famille ne peut plus faire ...inciter aux soins.

                                                  Je me permets de parler ainsi pour deux raisons : j’ai pu côtoyer la psychose dans ma famille et de plus je travaille en psychiatrie (et ne vous trompez pas...je ne suis pas psychiatre donc je n’ai aucun intérêt financier dans l’histoire)

                                                  Alors critiquez si vous voulez,....mais documentez vous un peu plus sérieusement.
                                                  Sinon nous pourrions croire qu’il ne s’agit ici que de l’article d’un paranoïaque tricotant sa théorie du complot.
                                                  D’ailleurs savez vous ce qui caractérise le délire paranoïaque c’est le fait qu’à partir d’une « intuition délirante » (donc ne reposant sur rien de réel), le délire s’organise de façon systématisée (logique, clair, cohérent)
                                                  En fait il s’agit d’un beau scénario bien construit sur un idée totalement fictive.
                                                  C’est bien le problème du délire paranoïaque....trouver l’idée délirante de départ, au risque sinon de croire la personne et d’adhérer à son délire.
                                                  Et le point sur lequel je vous rejoindrai enfin....c’est que souvent, dans les sectes, le gourou est un paranoïaque et que ses adeptes ont adhéré à son délire


                                                  • Roseau Roseau 14 avril 2010 11:47

                                                    « il n’est de plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. » Je ne vous le fais pas dire.
                                                    L’internement sous contrainte est un moyen d’enfermer les gens sans qu’ils aient droit à un procès équitable. C’est la pratique la plus totalitaire qui existe dans notre pays. L’enfermement dépend du bon vouloir arbitraire de quelques personnes. Et le résultat absolument destructif.


                                                  • Philou017 Philou017 14 avril 2010 12:13

                                                    Si cela n’existait pas, tous les psychotiques en crises aiguës (qui ne sont pas pour autant violentes pour les autres, mais toujours violentes pour le patient...) finiraient soit par se suicider (pour échapper aux voix, aux hallucinations...) soit par passer à l’acte hétéro agressif pour obéir à ces mêmes voix ou hallucinations.

                                                    Vous oubliez de parler des patients qui deviennent psychotiques, à cause de médicaments dits psychiatriques qui dérèglent leur cerveau, et dont certains finissent par le suicide.

                                                    Pour ceux qui ont pu côtoyer de près des psychotiques sans traitement, sans suivi, ils savent de quoi je veux parler. Demandez aux familles de ces patients ce qu’ils en pensent et s’ils ne se sentent pas un peu rassurés de savoir qu’en cas de crise la psychiatrie sera là pour permettre ce que la famille ne peut plus faire ...inciter aux soins.
                                                    Rassurés ne veut pas dire que ces personnes sont soignées. Juste anesthésiées, avec des effets secondaires souvent dramatiques. Et ce traitement n’empêche pas le suicide. j’ai connu deux personnes soignées en psychiatrie, qui « entendaient des voies » . elles ont fini par se suicider. L’une d’elle, une femme avait fait des études d’ingénieur en mécanique avant de tomber en dépression. Les saloperies de médoc qu’on lui a fait prendre l’ont rendue grosse,, avec des tas de problèmes secondaires, ce qui constituait un surplus de problèmes rendant son cas désespéré. Au bout d’un moment, elle a fini par « entendre des voix ». C’est donc bien les médicaments qui ont rendu cette personne intelligente et normale, psychotique. J’ai connu une autre personne dans le même cas.
                                                    Si la prise en charge par la psychiatrie peut soulager les familles, elle ne résout rien sur le fond. D’autant que la recherche là-dessus, subventionnée par l’industrie, n’étudie pas la problème par l’approche psychologique. Et les médicaments peuvent rendre des patients potentiellement bien plus dangereux qu’ils n’étaient au départ. J’ai traduit en partie un article et donné des liens plus haut. Les cas et les témoignages abondent.

                                                    Je me permets de parler ainsi pour deux raisons : j’ai pu côtoyer la psychose dans ma famille et de plus je travaille en psychiatrie (et ne vous trompez pas...je ne suis pas psychiatre donc je n’ai aucun intérêt financier dans l’histoire)
                                                    Je constate que les gens qui travaillent en psychiatrie vivent dans une tour d’ivoire et veulent ignorer la plupart des critiques. Donnez-nous vos pourcentages de réussite, reposant sur des études fiables , qu’on voit un peu vos résultats. Vos hôpitaux sont pleins de malades qui ont rechuté, osez dire le contraire.
                                                    Je ne jette pas la pierre au personnel psychiatrique, et encore moins aux infirmières, je dis simplement que la psychiatrie d’hôpital a pris un tournant désastreux dans les années 80-90.
                                                    Le traitement par camisole chimique, bien trop fréquent, ressemble furieusement au retour d’une forme de la lobotomie.

                                                    Alors critiquez si vous voulez,....mais documentez vous un peu plus sérieusement.

                                                    Je vous renvoie le compliment. Il ya de plus en plus de témoignages sur l’impasse de beaucoup de medocs utilisés en psychiatrie et de leurs effets indésirables, voire dangereux.

                                                    Je remet les liens ici :
                                                    http://www.yourlawyer.com/articles/read/10436

                                                    http://www.neuroleptic-awareness.co.uk/?Neuroleptic_Psychological_Side_Effects

                                                    http://neuroleptique.sosblog.fr/


                                                  • antochrit antochrit 14 avril 2010 13:44

                                                    La majorité des psychotiques sont des gens intelligents, souvent même TRES intelligents, et ayant un comportement a priori « normal » pendant de longues années (Etre psychotique ne signifie pas être idiot.)
                                                    Néanmoins, lors de l’anamnèse, il est constant de retrouver des signes qui, pris isolément, ne sont pas forcément péjoratifs, mais ayant une fâcheuse tendance à se retrouver dans l’histoire des patients qui révèlent un jour de façon clastique leur psychose.

                                                    Beaucoup de schizophrénies se révèlent au début de l’age adulte, souvent en périodes d’examens( doit on en déduire que les études rendent psychotiques ?) mais cela ne veut absolument pas dire que rien n’était pré existant.

                                                    C’est comme de penser qu’un diabète non diagnostiqué et ne causant pas de troubles majeurs n’existe pas.


                                                  • Philou017 Philou017 14 avril 2010 15:15

                                                    Néanmoins, lors de l’anamnèse, il est constant de retrouver des signes qui, pris isolément, ne sont pas forcément péjoratifs, mais ayant une fâcheuse tendance à se retrouver dans l’histoire des patients qui révèlent un jour de façon clastique leur psychose.

                                                    D’apres ce que je sais on connait tres peu de choses sur l’origine des problèmes psychotiques. Autrement dit, on soigne un mal dont on ne connait pas les causes profondes. Je soupçonne fortement la pollution (ondes, nourriture, médicaments) d’y être pour quelque chose.
                                                    Je voudrais bien avoir des statistiques sur l’évolution du nombre de cas depuis un siècle.

                                                    Beaucoup de schizophrénies se révèlent au début de l’age adulte, souvent en périodes d’examens( doit on en déduire que les études rendent psychotiques ?) mais cela ne veut absolument pas dire que rien n’était pré existant.

                                                    C’est comme de penser qu’un diabète non diagnostiqué et ne causant pas de troubles majeurs n’existe pas.

                                                    Encore une fois, vous ne parlez pas des causes. La médecine dire moderne s’intéresse tellement peu aux causes et surtout à la molécule miracle qui va guérir. Un non-sens à tous les niveaux de la médecine, selon moi.

                                                    Les syndromes psychotiques chez les deux personnes que je cite sont clairement apparus bien après les prises de médicaments. Et les témoignages abondent sur des faits similaires. Mais la médecine fait semblant de ne pas entendre....


                                                  • antochrit antochrit 14 avril 2010 11:34

                                                    le psychiatre peut AUSSI être psychanalyste.
                                                    La différence c’est que si le psychiatre est aussi analyste il peut utiliser les diverses méthodes, alors que l’analyste, non médecin ne pourra utiliser que l’analyse.
                                                    Toutes les pathologies ne sont pas accessibles à l’analyse, et la psychose particulièrement.
                                                    La montée en puissance des traitements chimiothérapiques est due au fait que la psychanalyse est de moins en moins enseignée en fac de médecine. Que la psychiatrie, discipline « humaniste » par excellence, est soumise, comme le reste de la médecine au diktat de la « science ». Savez vous qu’il n’y a pas si longtemps encore, pour entrer en médecine il était préférable d’être un littéraire et que les sciences humaines étaient le substrat de base ?
                                                    Comment s’étonner, dès lors que le diktat des maths et des statistiques s’est imposé, que le côté humain de la médecine ait disparu !
                                                    Si pour certaines spécialités, des connaissances pointues dans les sciences exactes sont nécessaires, je n’ai toujours pas compris pourquoi, (en dehors d’un évident objectif de sélection) pour former un psychiatre ou un généraliste on ne privilégiait plus les sciences humaines.


                                                    • Marie 14 avril 2010 11:41

                                                      Pour moi, je trouve le parallèle fait par Roseau judicieux et instructif. La Miviludes, si elle s’attachait vraiment à aider la société, pourrait trouver dans la psychiatrie un sujet d’enquête utile, et qui finalement correspondrait bien à ses cibles. Plutôt que d’aller faire des raids à droite et à gauche, dans des petits groupes de citoyens à qui l’on ne peut rien reprocher, sinon une vitalité interne et le désir de mener leur vie selon leur conscience. A remarquer aussi que la Miviludes jette l’opprobre sur ces groupes sans même connaître réellement leur activité. Elle fait miroiter quelques détails croustillants de son invention pour attiser les esprits et les remonter contre ceux-là qui pourraient bien avoir des solutions moins coûteuses et destructrices que celles communément utilisées. Avec la psychiatrie, les détails peu ragoûtants et même lugubres, elle n’aurait pas à les inventer ! J’ai bien peur, hélàs, que les inventions et mensonges façonnés au lance-pierre par la Miviludes aient pour seul objectif de cacher les ignominies et abus de certains affairistes de la santé, pharmacie et psychiatrie réunies. A remarquer également qu’avec l’argent dont dispose aujourd’hui la psychiatrie, on pourrait mettre en place des méthodes d’approche de la folie plus douces, moins chères, respectueuses de l’être humain, et surtout qui donnent au patient une plus grande chance de retrouver sa joie de vivre. Aussi, si les psychiatres boudent parce qu’ils trouvent qu’on les néglige du point de vue financier, il y a preneur de leurs subventions, en l’état.


                                                      • antochrit antochrit 14 avril 2010 11:45

                                                        Ce sont quoi selon vous les méthodes douces ??? la naturopathie ? le jeûne ? la prière ?
                                                        La scientologie se charge de faire ce genre de propositions « thérapeutiques »....il paraît même...à des prix très attractifs


                                                      • Clojea CLOJEA 14 avril 2010 12:20

                                                        @ Autochrit : Les méthodes douces, c’est à dire bonne nourriture, vitamines bien dosées, check up complet pour voir si la personne ne souffre pas d’un problème physique (beaucoup de désordre mentaux proviennent de douleurs ou de malformations physiques pas ou mal soignées), environnement calme, promenades et un encadrement par des gens qui sont à l’écoute. Avec ça, les asiles ne devraient plus exister. Mais voilà, tout ce que je viens de décrire ne rapporte rien aux labos pharmaceutiques... ou de nombreux psychiatres y sont actionnaires... Business is business. 


                                                      • Philou017 Philou017 14 avril 2010 12:23

                                                        Marie : "A remarquer également qu’avec l’argent dont dispose aujourd’hui la psychiatrie, on pourrait mettre en place des méthodes d’approche de la folie plus douces, moins chères, respectueuses de l’être humain, et surtout qui donnent au patient une plus grande chance de retrouver sa joie de vivre."
                                                        Plus douces, respectueuses de l’être humain, certainement. Moins chères c’est pas sur. Il faut de l’argent pour prendre en charge des gens.
                                                        Ca coute moins cher de les bourrer d’anesthésiants et de les renvoyer chez eux avec un suivi approximatif, quand il y a suivi. Même si les cas de rechutes abondent, ce qui rend cette approche pas si bon marché que cela, sans oublier les prix des médocs qui vient gonfler le trou de la sécu.


                                                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 14 avril 2010 12:22

                                                        pas trop de ketchup ...


                                                        • Clojea CLOJEA 14 avril 2010 18:46

                                                          La psychiatrie est une imposture. Simple, clair, net, précis. 


                                                          • antochrit antochrit 14 avril 2010 20:15

                                                            Et CON surtout !
                                                            Quand on n’a pas plus d’arguments....


                                                          • Clojea CLOJEA 14 avril 2010 20:41

                                                            @ Antochrit : Tiens, tiens réaction. Vous avez le droit de défendre la Psychiatrie, chacun est libre de penser ce qu’il veut, mais :

                                                            - l’électrochoc ou sysmo-thérapie (pour moins choc-quer les gens ??) a été inventé par un psychiatre italien. Jusque là pas de problème sauf que ce « brave homme » observait un jour des porcs qui avant d’entrer dans un abattoir se tenaient plus dociles, quand ils recevaient une décharge électrique. Donc eurêka ! expérimentons cela sur un homme et hop c’est parti. Et cette horreur dure depuis des années. Même un gamin ne mettrait pas ses doigts dans une prise électrique, alors le cerveau lui... Le premier cobaye humain, après avoir reçu une décharge, s’est écrié « arrêtez c’est mortel ». (le Psych a évidemment continué)
                                                            - La Lobotomie préfontale. Intéressant aussi. Cela consiste à insérer au dessus de l’oeil dans l’orbite un objet pointu (genre pic à glace) qui traversant la paroi, s’enfonce alors dans une partie du cerveau. Ca va, vous suivez ? Alors le « grand maître Psychiatre » sectionne quelque nerfs deçi, delà, cahin caha.... Quelle science ! Quelle technique ! Combien d’année de médecine pour arriver à faire une telle horreur ? 
                                                            - Le choc à l’insuline : Ca c’est pas mal non plus. Une bonne dose d’insuline, et le pauvre patient est secoué de tremblements, convulse, saigne du nez, et risque de se manger la langue. (comme dans les électrochocs d’ailleurs). Illustration, l’excellent film sur la vie du Professeur Nash (Prix Nobel), traité par des psychs avec chocs à l’insuline.
                                                            Je continue la galerie des horreurs ou j’arrête là. Ne croyez pas que cela n’existe plus. C’est en pratique dans tous les hôpitaux psychiatrique.
                                                            Désolé si avec mes exemples vous allez faire des cauchemars, mais si vous aimez les psychiatres et leur traitement, prenez une pilule rose ou bleue, vous verrez vous dormirez de force. 
                                                            J’ai malheureusement encore beaucoup d’arguments, donc désolé mais je le répète, la psychiatrie ne devrait plus exister. C’est une imposture 

                                                            • antochrit antochrit 16 avril 2010 11:23

                                                              l’électrochoc ou sysmo-thérapie (sismotherapie)
                                                              La Lobotomie préfontale
                                                              Le choc à l’insuline (ou cure de Sakel)
                                                              Je continue la galerie des horreurs ou j’arrête là. Ne croyez pas que cela n’existe plus. C’est en pratique dans tous les hôpitaux psychiatrique.

                                                              Merci pour les références « historiques » des fois que je les aurais oubliées
                                                              S’il est vrai que la sismothérapie peut encore être utilisée, dans des cas très rares, après échecs de tous les autres traitements, dans des cliniques et/ou services spécifiques, les autres traitements dont vous parlez ne sont plus utilisés en France depuis plus de 40 ans....
                                                              Je travaille en psy depuis plus de 30 ans, dans différents établissements et je suis dans l’incapacité d’en trouver un où ces méthodes ont été utilisées dans ces 30 dernières années.

                                                              Sinon, effectivement et pour faire dans le sensationnel on peut remonter à l’antiquité, ou moins loin au début du 20 ème siècle. Vous trouverez toujours des méthodes horribles...
                                                              les hystériques enchainées de CHARCOT par exemple.

                                                              Mais citer ces méthodes qui ont existé à une époque pour démontrer l’horreur de la psychiatrie de nos jours ne ressemble pas à un argument.


                                                            • Clojea CLOJEA 16 avril 2010 12:37

                                                              @ Antéchrit : Curieux, mais on a pas les mêmes références, ni les mêmes statistiques. Vous me dites : « Oh mais, les »traitements« dont vous parlez ne sont plus fait depuis 40 ans. Et bien, je n’en suis pas sur, car les psychiatres mentent comme des arracheurs de dents. Allez savoir ce qui se passe derrière les murs des HPs ?? . Les électrochocs se font toujours. Et puis quoi , vous cautionnez une »science...« qui a tué un nombre incalculables de gens, qui en a mutilé tout autant, et laissez des cicatrices indélébiles chez beaucoup. C’est une plaisanterie ? Oui mais de mauvais goût. Rien qu’avec un tel »palmarès" je serais incapable d’adhérer à ce genre de mouvement.

                                                              Et si de nos jours, ils pratiquent un peu moins la Lobotomie, qu’en est-il des camisoles et traitement chimique ???

                                                            • Clojea CLOJEA 14 avril 2010 20:46

                                                              @ Antochrit : Encore moi. Je viens de regarder votre description sur Agoravox. Incroyable mais vrai, vous êtes cadre en Psychiatrie et votre mari est infirmier psychiatrique... Je comprends mieux. Mariée, 4 enfants. Belle famille. Laisseriez vous vos chères têtes blondes recevoir un électrochoc ? 


                                                              • antochrit antochrit 16 avril 2010 11:35

                                                                Vous voyez, je ne mens pas, je ne suis pas psychiatre et n’ai donc aucun intérêt personnel.

                                                                Laisserais-je mes enfants subir un électrochoc ? Ma foi, si par malchance l’un d’entre eux souffrait d’un psychose grave, réfractaire aux différents traitements classiques, je crois pouvoir vous dire que oui !

                                                                Et je vais vous citer au moins un cas ( vous ne me croirez peut être pas...mais peu importe)
                                                                Une patiente que j’ai connu, souffrant d’une psychose maniaco-dépressive grave, qui réclame elle-même des séances de sismothérapie parce que c’est le seul traitement qui lui permette d’avoir des périodes où elle se sente mieux, où elle échappe à la mélancolie. Ces séances sont pratiquées dans un CHU au sein d’un service spécialisé.
                                                                Et pour info, la sismothérapie ne se pratique qu’avec le consentement du patient et son accord signé.


                                                              • Clojea CLOJEA 16 avril 2010 12:29

                                                                @ Antochrit : Vous défendez votre chapelle c’est votre droit. Quand aux électrochocs, le fait que la personne y consente ou pas, les psychiatres passent par dessus. Combien de cas ou les gens en ont reçus sans être en accord. Et puis votre exemple de la personne qui se sente mieux, le problème est qu’elle n’a pas grand choix, vu qu’on ne lui propose rien d’autre pour la soulager. Alors la personne se raccroche à ce quelle peut et elle en redemande. Pathétique. 

                                                                Voyez vous, j’aurais du respect pour la psychiatrie si cette « science... » regardait ailleurs au lieu de persister dans les traitements barbares. Tant que ça ne changera pas, je n’aurais aucun égard envers les psychiatres. Si vous êtes prête pour, éventuellement, faire subir à vos enfants cette horreur d’électrochoc, et bien, c’est que vous êtes bien trop ancrée dans des opinions obtuses pour réaliser que vous cautionnez l’enfer. Je vous invite à regarder et a observer les résultats de la psychiatrie. Vous verrez c’est consternant. La première question est : combien de guérisons ? Si les psychiatres se targuent d’être les spécialistes du mental humain et ou de la psyché, alors ou sont les résultats ??

                                                              • franc 15 avril 2010 18:00

                                                                Les asiles psychiatriques aujourd’huis en France est une horreur ------------------------------et beaucoup de patients qui ne devraient pas y être sont internés de force soit par ses proches soit pire encore par le pouvoir public pour éliminer ceux qui bien que sains d’esprit dérangent ,et après le bourrage de médicaments deviennent réellement des malades mentaux .


                                                                je ne nie pas pour autant qu’il existe des malades mentaux naturellement schizophrènes et dangereux ,mais ceux-ci sont en nombre infimes qui nécessitent des soins lourds ou un enfermement ou une étroite surveillance ,mais la grande majorité des malades mentaux sont des névrosés ou des psychotiques peu graves relèvent plus de la psychothérapie que de la psychiatrie ,et qui demandent plus une prise en charge psychologique ou être placé dans un environnement social tranquillisant et aimant que de traitements médicamenteux neurologiques et d’enfermement psychiatriques .


                                                                La plupart et même la très grande majorité des malades mentaux ne sont pas nés malades mentaux mais sains d’esprit ,c’est suite à des circonstances traumatisantes et à l’ environnement social agressif,menaçant et angoissant qui produisent la peur incessante voire la terreur prolongée ou répétitive ,que surviennent des troubles psychiques ,névroses et psychoses .


                                                                Donc il faut agir sur les causes des maladies mentales ,et ces causes sont d’origine sociales et environnementales plus que génétiques ou physiques, plus que la répression sur les malades mentaux qui eux sont des victimes ;


                                                                Mais d’un autre côté ,il ne faut pas trop psychiatriser ou plus généralement médicaliser tout comportement qui sort un peu de la norme habituelle-------------------------comme les types de comportements agressifs ou colériques ou superactifs ou au contraire mélancolique qui peuvent être des comportements naturels selon les caractères des individus ;


                                                                dans les années 60 est sorti un livre du grand psychologue Pierre Daco « les prodigieuses victoires de la psychologie moderne » où est décrit des types de caractère tel que le sanguin ,le colérique ,le mélancolique qui sont parfaitement naturels et n’a rien de psychotiques en soi etc....et puis les descriptions des névroses et des psychoses et leurs causes ou origines sociales ou environnementales.


                                                                Depuis quelques décennies ,la santé mentale a pris un tournant à mon sens qui n’est pas bon et même mauvais en psychiatrisant et médicalisant un peu trop avec l’envahissement de l’utilisation de médicaments chimiques avec des soins brutaux et l’enfermement abusif ,en ne cherchant plus les causes sociales et environnementales pour les modifier ,peut-être et sûrement en suivant et se soumettant à la stratégie des lobbies de l’industrie pharmaceutique et médicale en général .------------------------------------l’amour dans un environnement paisible soigne mieux que les médicaments dans un environnement agressif les malades mentaux dans la très grande majorité des cas ,seul les cas de schyzophrènes dangereux ayant pour origine une malformation de certaines régions du cerveau ont besoin de soins psychiatriques lourds avec des médicaments chimiques ou l’enfermement si nécessaire.


                                                                • olivierdorlain 15 avril 2010 18:37

                                                                  Si la psychiatrie guérissait les patients , si les psychiatres étaient tous d’accord entre eux, notamment devant les tribunaux, si la psychiatrie était une science exacte au lieu d’être une multiplicité d’hypothèses, si les exemples de meurtriers sous traitement psy n’étaient pas aussi nombreux, si les traitements psys ne laissaient pas d’irréversibles séquelles ... Alors, et alors seulement, pourrions-nous envisager de remettre notre santé mentale entre les mains de professionnels rendus dignes de confiance par leur éthique et leur efficacité.

                                                                  Mais d’ici là, pas question. Et de quel droit l’Etat obligerait-il un citoyen à se livrer à une aussi médiocre thérapie ? Décompresser au milieu du désert ou des cimes, ferait aussi bien l’affaire, avec moins de danger pour l’intégrité physique du patient.

                                                                  Dans les années 70, la contre psychiatrie (voir wikipédia), s’était livrée à une expérience intéressante : deux psy sont mis l’un en face de l’autre. Chacun d’eux est prévenu que l’autre est fou et se prend pour un psy. A la fin de l’expérience, les deux psy aboutissent, dans leur rapport, au diagnostique que l’autre est fou. 

                                                                  On voit, aux remarques des professionnels (dans ma famille notamment), que l’autoritarisme, soutenu par un verbiage inepte et incompréhensible, sert de fondement à ce qui n’est qu’une pseudo-science.

                                                                   


                                                                  • Michel de Tiarelov Michel de Tiarelov 17 avril 2010 02:44

                                                                    « si les psychiatres étaient tous d’accord entre eux, notamment devant les tribunaux... »

                                                                    La question ne serait-elle pas plutôt d’être en total désaccord avec leur PRÉSENCE au sein des tribunaux ??? Tout au moins en tant « qu’experts »©...

                                                                  • Michel de Tiarelov Michel de Tiarelov 17 avril 2010 02:35

                                                                    « La majorité des psychotiques sont des gens intelligents, souvent même TRES intelligents, et ayant un comportement a priori »normal« pendant de longues années (Etre psychotique ne signifie pas être idiot.) » (Par antochrit (xxx.xxx.xxx.17) 14 avril 13:44)


                                                                    Coucou, revoilà le mythe antédiluvien et récurrent du « savant fou » : naturellement resservi à la sauce « psychotique »©. L’air de rien, petite phrase assassine jetant le discrédit sinon l’opprobre sur les « gens intelligents » voire « TRES » (ces derniers étant vraisemblablement les plus « dangereux »© !). En clair, pour ne pas risquer de se faire cataloguer dans la majorité des « psychotiques »©, on nous suggère à demi-mot de se jeter à corps perdu dans L’AUTRE majorité : celle des moutons qui bêlent bien gentiment de concert avec le troupeau. De là à en déduire que ne pas être « psychotique »© signifie être idiot (ou feindre de l’être afin d’échapper au « besoin de soins »psychiatriques« © lourds »), il n’y a guère qu’un pas : faut-il le franchir ?
                                                                    A-t-on encore le droit dans ce pays d’user de son intelligence sans que celle-ci soit mesurée par les faux arbitres de l’intelligence des autres qui constituent la trame de cet article ? Et de quel droit ces derniers s’érigent-ils en monopolisateurs de tout ce qui gravite autour de l’intelligence ; et surtout, en déterminants de ce qui relève d’un comportement « normal » ou non ?

                                                                    Tout comme roseau, je constate -ici comme ailleurs- l’existence de quantité de preux chevaliers servants (passifs ou actifs) de la cause « psychiatrique »©, incluant le témoignage pathétique de la fréquentation douloureuse de « schizophrènes »© ou autres dahus psychiques. Et tout comme lui encore, j’attends (dans un pays ayant le triste privilège d’être le troisième consommateur au monde de ces cochonneries que sont les psychotropes) que l’on nous montre ENFIN des « malades mentaux »© (MENTAUX, pas neurologiques...) natifs. C’est-à-dire des personnes qui ont malencontreusement chopé le virus de la « psychose »© comme on attrape la scarlatine : soit par la rencontre inopportune avec quelque virus, et par conséquent vierges d’effets secondaires (dont certains sont répertoriés plus haut) qui sont plus sûrement primaires quand on prétend « soigner »© l’esprit avec des décapants attaquant le système nerveux. Bref, depuis des décennies c’est toujours le même discours qui est imperturbablement formaté chez les défenseurs : on prend les conséquences pour des causes, et roulez petits bolides. Sans doute est-ce cela que l’on appelle un comportement a priori « normal » dans les milieux captateurs de l’intelligence ?... smiley

                                                                    PS : roseau n’est pas le premier à flairer la secte ! cf. :
                                                                    Pour ma part, j’aurai également eu le loisir d’observer des chapelles latérales à la dite secte : sous-sectes, en quelque sorte ! Dans le genre association de crocodiles larmoyants plutôt bien implantée, celle-ci est assez représentative...

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