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Accueil du site > Tribune Libre > La serpillière ou le paradoxe du consultant

La serpillière ou le paradoxe du consultant

Je hais les consultants (et ils me le rendent bien).

Ben oui, et je sais de quoi je parle, j’en ai été un pendant des années (même pas honte… enfin, pas trop).

Oui je sais ce que vous allez me dire. Ça fait un peu mafieux repenti, tu craches dans la soupe, bla bla bla, as-tu pensé à te faire protéger par la Police ?

 

Il n’y a aucune raison d’avoir peur, car le sport préféré des consultants est de se moquer d’eux-mêmes (l’humour est essentiel pour supporter cette vie d’usurpation), je ne risque donc pas grand-chose (en tout cas moins qu’en faisant des caricatures de prophètes).

Qu’est-ce qu’un consultant ?

 D’après Wikipedia (bordel, qu’est-ce que je ferais sans Wikipedia, mon petit consultant personnel et silencieux (et gratuit en plus, zut c’est pas un consultant alors)) : « Un consultant est un prestataire de services en conseil. Les consultants sont souvent regroupés au sein de sociétés de conseil, ou bien interviennent de façon indépendante.

Selon le Grand dictionnaire terminologique, un consultant est un spécialiste extérieur à une organisation à qui l'on fait appel afin d'obtenir un avis au sujet d'une question ou de l'aide pour résoudre un problème précis. »

 Bon, en gros, c’est un mec qui n’a pas de lien hiérarchique avec toi et que tu payes pour qu’il te raconte des choses que tu sais déjà.

 

Quelles sont les compétences d’un vrai consultant ?

 Disons qu’on n’achète pas ses services pour ses compétences, mais plutôt pour son absence d’appartenance à la structure.

Le consultant n’est pas compétent par essence, car ainsi, en ne connaissant rien, il s’applique à tout. Il arrive avec des grilles standards de compréhension du monde, basée sur des méthodes diverses et variées (et qui changent avec l’arrivée des premiers flocons de neige). Ses schémas s’appliquent aussi bien à la production de yahourt bulgare qu’à la conception de sextoys bios (Florence, si tu m’entends). Son approche processus et son langage hermétique le rapprochent d’une caste dont seuls les membres se comprennent vraiment et peuvent détecter la supercherie derrière les acronymes (les pires étant donc les consultants juridiques qui cumulent deux niveaux de sémantique obscure).

 Sa vraie compétence est de te charger un max pour pas grand-chose. C’est donc avant tout un commercial, un champion de l’autocélébration à des fins pécuniaires.

 

Le paradoxe du consultant

 Là où cela devient intéressant, c’est lorsque l’on s’interroge sur le paradoxe inhérent à la prestation demandée. En général, on fait souvent appel à un consultant pour qu’il réponde à une question sur laquelle la compétence nous manque. Et, par miracle, des inconnus absolus (et qui n’ont pas travaillé plusieurs années comme vous dans ce domaine spécifique) ont la réponse à cette question. En tout cas, c’est ce qu’ils disent. Jusque-là tout va bien (enfin presque… je note que vous êtes quand même pas bien doué – ou alors vous manquez de temps, et ça c’est pas cool).

Cependant, une fois qu’ils sont dans la place, quel est leur intérêt propre ? Vous satisfaire ? mmhhh…. Pas sûr (ils ont déjà vendu la prestation). Non, non. Leur intérêt est de se rendre indispensable. Leur intérêt est de pointer les dysfonctionnements que vous connaissez depuis longtemps mais que vous savez ne pouvoir traiter simplement de par leur complexité (genre poussière sous le tapis). Ils apparaitront ainsi auprès des simples d’esprit (je parle des dirigeants de votre entreprise) comme des messies.

 

Pour illustrer cela, imaginons une personne n’ayant aucune compétence en plomberie et qui a une fuite dans sa salle de bains. A ce moment-là, un commercial, par l’odeur de la fuite alléchée, sonne à la porte et vend une serpillière super absorbante. Le futur client est « heureux », rendez-vous compte : on répond à un besoin qu’il découvre à l’instant. Le flair du commercial est imparable. Le lendemain, l’eau coule toujours. Notre client est bien embêté, il passe quasiment une heure tous les matins à éponger, c’est pas drôle.

Tiens… on sonne à la porte. Re-voilà notre commercial avec une nouvelle serpillière : plus grande (+5% en largeur ET en hauteur), plus absorbante (en pure laine de lama). Le client va au moins gagner 20 minutes par jour (rendez-vous compte de tout ce qu’il va pouvoir faire en 20 minutes). Rebelotte le lendemain et le surlendemain.

Le client est toujours heureux et toujours satisfait (même s’il devient assez vite pauvre).

Bon, par contre, on attend toujours le commercial qui sait réparer une fuite.

 Cette petite parabole décrit parfaitement le paradoxe du consultant : appelé pour réparer une fuite, il se contente de passer la serpillière et d’en proposer une plus efficace tous les jours, afin de justifier sa prestation à l’infini. Car s’il répare la fuite, que vous vendra-t-il après ?

 Ainsi, lorsque vous payez un consultant pour qu’il résolve un problème, son intérêt propre, économique même, quasiment darwinien, est de le prolonger.

 Shadokien isn’t it ?

 

Mais alors… quel intérêt pour les entreprises ?

 On peut effectivement s’interroger sur l’intérêt d’une entreprise de faire appel à des consultants, compte-tenu de tout cela.

Comme indiqué plus haut, le plus évident est de faire dire par des personnes extérieures des choses bien connues de l’intérieur. Mettre un tampon vénérable sur une décision dure à prendre a sauvé un certain nombre de dirigeants de grandes boîtes, qui se caractérisent plus par la taille de leur salaire que celles de leurs couilles.

Un deuxième intérêt plus vicieux est de permettre dans les temps de crise de réduire les charges en imputant les charges de consulting à des charges « projet », et donc les amortir (les mettre en CAPEX et non en OPEX comme disent les comptables (une belle bande de bâtards eux aussi)).

Le dernier intérêt se situe bien entendu dans la flexibilité d’une telle main d’œuvre : j’ai un peu d’argent, je fais appel à eux, je n’en ai plus, je coupe le robinet. Facile et sans casse sociale.

 

Quel est le but dans la vie d’un consultant ?

 Travailler dans une société avec un turnover impressionnant (en effet, lorsque l’on vend de la bidoche, on aime qu’elle soit fraîche), et même si la gestion des ressources internes y est plutôt efficace (pour la même raison) n’est pas des plus bandant.

 Ainsi, comme sa vie est misérable (changer d’environnement professionnel régulièrement, parler de métier avec des jolis schémas sans en comprendre le fond, sourire même quand on a une rage de dents, faire plaisir à son client même si c’est un gros con ,etc.), le consultant n’a qu’un but dans la vie : sortir de sa condition.

Son unique but dans la vie est donc de se faire embaucher par son client. Un mec aussi flexible et aussi peu sensible à son environnement peut forcément être utile à quelque chose, comme mener un plan social par exemple. Il est donc de bon ton dans les entreprises d’embaucher les consultants (que l’on a utilisés car on ne souhaite pas investir sur les connaissances internes et ses propres ressources)… afin de gagner en compétence. Lorsque l’on arrive à ce niveau de connerie dans l’entreprise, on comprend que la boucle est bouclée et que la comédie peut continuer longtemps.

C’est donc le deuxième paradoxe du consultant : sa condition est d’être recyclé en interne d’une entreprise dont il sait pertinemment qu’elle n’investit pas sur ses ressources internes.

 Longue vie donc aux sociétés de conseil : c’est pas demain la veille qu’on va réparer la fuite dans la salle de bains.

 En effet, le consulting est l’ennemi de la gestion du savoir, elle perpétue une société où tout est jetable et où investir sur ses ressources ne veut plus rien dire. Ce qui compte étant plutôt de gérer ses besoins :

- Mince, j’ai un problème, qui vais-je pouvoir utiliser ?

- Te fais pas chier… on va voter un budget. En plus, on pourra prendre la même société que la dernière fois, on s’était fait une bonne bouffe avec la petite commerciale.

- Ouais, t’as raison. Pourquoi s’emmerder ? Elle est canon en plus !

 

(Et Dieu sait que les besoins se cachent parfois dans des endroits assez improbables).

 

 -----

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33 réactions à cet article    


  • Michel DROUET Michel DROUET 20 novembre 2012 11:16

    Dans les collectivités territoriales le recours aux consultants est fréquent, non pas parce que les ressources internes n’existent pas mais parce que sur des projets particuliers (réforme de l’administration, construction d’un bâtiment de prestige, difficultés potentielles avec des administrés), le consultant sert de tampon pour les élus qui souhaitent avant tout préserver leurs chances de réélection et pour les cadres dirigeants qui ne souhaitent pas avoir de taches sur leur CV.

    Combien ça coûte pour le contribuable ? Cher, très cher...


    • Fabienm 20 novembre 2012 11:34

      oui, c’est assez fréquent dans les grandes boîtes privées aussi. Le rôle de tampon


    • Cocasse Cocasse 20 novembre 2012 11:35

      Bonjour, vous avez donné une vision de ce métier, qui correspond à mon avis aux « mauvais consultants ». Et effectivement, vous décrivez bien ce milieu.


      Mais je vous rassure, il existe également d’autres types de consultants, beaucoup plus besogneux, qui n’arrivent pas avec leurs préjugés et leurs solutions toutes faites.

      Quand une grande entreprise rencontre des problèmes, elle se retrouve dans le cas suivant :
      - Des employés dévoués à leur tâche et n’ayant pas le temps suffisant d’opérer des consultations internes.
      - Une incapacité a regrouper l’information et prendre des initiatives.

      On ne peut pas jeter la pierre aux gens, qui font ce qu’ils peuvent, et ont souvent une volonté d’améliorer les choses. Et c’est pour cela qu’ils définissent des objectifs et font appel à un cabinet de consultants. 

      Un mauvais cabinet ne fera que donner des conseils, des recettes toutes faites, des solutions abstraites, trop éloignées de la réalité propre de l’entreprise.

      Un bon cabinet va aller au fond du problème, par un travail d’analyse et de compréhension que l’entreprise n’est pas capable de fournir. Au final, le cabinet en sera plus long que l’entreprise sur elle-même sur une problématique donnée, car dans l’entreprise chacun a une vision limitée.

      Evidemment, cela demande beaucoup de travail et beaucoup de temps, ce que ne fournira pas forcément un gros cabinet payant ses consultants très cher. Par contre, un cabinet disposant plus de « petites mains », consultants en apparence de niveau moindre mais qui vont fournir un vrai travail d’enquête et d’analyse, et payés un peu moins chers, va chercher l’information et en tirer le bon diagnostic avec un chef de mission compétent habitué à cette méthode de travail.
      Les changements d’organisation ne sont pas vagues mais extrêmement détaillés, totalement focalisés sur l’entreprise traitée, et pas une autre. 

      Audit, Diagnostic, élaboration de solutions, accompagnement, aide au changement. Je parle là du coté noble du métier de consultant, éloigné de la caricature « des consultants arrivent, c’est qu’on va virer des gens ». Le temps dégagé par l’amélioration des processus et souvent un temps qui manquait aux employés pour exercer leur métier correctement.



      • Fabienm 20 novembre 2012 11:38

        hello Cocasse. Merci pour cet éclairage. Evidemment, mon article était volontairement humoristique et légèrement caricatural. J’ai déjà croisé des consultants compétents et utiles (moi-même quand j’en étais un...), disons que souvent les entreprises appellent des consultants pour de mauvaises raisons, c’est cela que je déplore


      • Robert GIL ROBERT GIL 20 novembre 2012 11:51

        depuis qu’il y a des consultants et des experts pour tout et sur tout...notre economie, notre travail et notre vie quotidienne ne cessent de s’ameliorer de jours en jours !


        • Fabienm 20 novembre 2012 11:55

          oui, c’est difficile de l’ignorer smiley


        • Cocasse Cocasse 20 novembre 2012 12:24

          La principale expertise du consultant, c’est son expérience et sa capacité à apprendre le métier des autres, au même titre que les développeurs informatiques d’ailleurs.

          Maintenant beaucoup de consultants sont également expert dans un métier donné (contrôle de gestion, banque, finance, audit comptable, etc).

          Prend un consultant, parfois ex directeur ou responsable dans une banque, qui enchaîne des missions dans le milieu bancaire, ou supervise des missions de migration de système d’information, 5 fois, 10 fois, 15 fois.
          Ce genre de consultant possède une compétence que ne peuvent avoir des directeurs à poste fixe, et une compréhension du métier à spectre large.

          Mais je suis d’accord avec la plupart des critiques faites ici :
          - Entreprises ayant à peu près compris leurs problèmes, mais ayant besoin d’un cabinet pour avaliser la mise en place des solutions (par manque de temps, ou par soucis « diplomatiques »).
          - Entreprises embauchant de gros cabinets par mesure de sécurité, plus que par soucis de compétence. A ce titre, on se retrouve parfois avec plusieurs cabinets sur une même mission. Ceux qui travaillent, et celui qui rassure le client.

        • Ah bon ? Et oui ! Ah bon ? Et oui ! 20 novembre 2012 15:49

          Bonjour Cocasse,


          Tout à fait d’accord avec votre post

          Bonne journée

          Martin

        • Fergus Fergus 20 novembre 2012 12:03

          Bonjour, Fabienm.

          Un consultant, c’est avant tout un type qui s’est autoproclamé expert après avoir assimilé quelques bouquins à 20 euros en vente dans les rayons spécialisés de la Fnac, qui a créé un site alléchant ou une superbe brochure vantant ses mérites et qui demande cher (voire très cher) car il sait que la compétence est souvent mesurée par les prospects à l’aune des tarifs exigés : plus un consultant est cher, et plus il est compétent, CQFD ! Le mieux est d’ailleurs de ne pas oublier de s’autoproclamer « consultant sénior », ce qui n’indique pas que cet expert a de la bouteille, mais que son expertise est d’autant plus grande qu’il coache des « consultants juniors » ou pourrait le faire. Sachant qu’un « consultat sénior » se fait payer très souvent 3000 euros par jour, il va de soi qu’il est forcément une épée dans son domaine.

          Comme il a été dit dans l’article, les entreprises ont recours à ces consultants pour faire passer des vérités connues du management de la boîte, mais qui, exprimées par un service d’audit interne, n’auraient pas le même poids alors qu’assénées par un rapport externe, elles permettent aux dirigeants de faire passer plus facilement la pilule auprès des employés, malgré les réserves de délégués syndicaux d’autant moins dupes qu’ils ont eux-mêmes recours à des consultants, financés sur les fonds du CE, pour démontrer le contraire.

          Bref, les consultants ont de très beaux jours devant eux, tout le monde ayant intérêt à passer par leur « expertise », fût-elle téléguidée par le signatire du bon de commande. Tout cela, je le connais par coeur, eu égard à mon passé professionnel et à mes ruades de franc-tireur pour en dénoncer les abus. Mais cela appartient déjà au passé en ce qui me concerne...

          Corialement.


          • Fergus Fergus 20 novembre 2012 12:09

            Bon, OK, je caricature un peu car il existe de très bons consultants (dans des boîtes comme KPMG par exemple) mais les bons consultants sont comme les poissons volants, ils ne constituent pas la majorité du genre !


          • Fabienm 20 novembre 2012 14:24

            je ne peux qu’approuver votre (1er) post cher Fergus...


          • Ah bon ? Et oui ! Ah bon ? Et oui ! 20 novembre 2012 15:25

            Bonjour Fergus,


            « 3000 euros par jour »... Pour un consultant sénior... Restons sérieux smiley

            Un actuaire conseil (une des crèmes de crèmes dans le secteur des assurances) avec 20 ans d’expérience à Paris est à 2500.

            Prix parisiens :
            Dans le conseil en management (organisation, pilotage de projets, MOA...)
            Un consultant sénior avec 10 ans d’ex est en moyenne à 1200
            Un consultant Junior est entre 800 et 1000. 

            Un consultant SI sénior avec 10 ans d’ex (système d’information MOE) est entre 800 et 1000
            Un consultant junior entre 400 et 700.

            Bonne journée

            Martin


          • Fabienm 20 novembre 2012 15:48

            nous utilisons dans notre boîte beaucoup de consultants, et j’en ai un certain nombre à plus de 3000....

            effectivement, les juniors peuvent descendre bas, par contre les soi disant pointures montent très haut...


          • Ah bon ? Et oui ! Ah bon ? Et oui ! 20 novembre 2012 15:56

            Bonjour Fabien,


            Les consultants à 3000€ ne sont pas monnaie courante. Il s’agit de quelques experts très pointus ou bien des consultants en stratégie de cabinets de renommée mondiale comme le BCG (Boston Consulting Group : ticket d’entrée Polytechnique, ou bien le cabinet Mckinsey).

            La plupart sont facturés 1200€ qui est certes un montant déjà très important.

            Martin

          • Fabienm 20 novembre 2012 16:03

            Croyez-moi si je vous dis que j’en ai plusieurs sur mes projets à plus de 3000 euros. Je ne dis pas qu’ils sont nuls, je dis par contre que la confiance que certains de mes dirigeants placent en eux est un peu... comment dire... usurpée.

            Pas besoin d’aller les chercher chez Boston Consulting non plus, ce n’est pas les premiers que je vois à ce tarif-là.
            Dès lors que ce sont des consultants en stratégie d’entreprise, le ticket d’entrée est très cher, même si au final, ils ne font que des slides.


          • Fergus Fergus 20 novembre 2012 17:55

            Bonjour, Ah bon ?

            Pour 3000 euros, on n’est même pas sûr de la qualité d’un consultant. Pour votre information, j’avais déjà affaire à des consultant séniors, et pas forcément parmi les meilleurs, à... 20 000 F la journée avant le passage à l’euro !


          • ZenZoe ZenZoe 20 novembre 2012 14:38

            Un consultant, c’est un ancien chômeur qui n’a pas réussi à trouver un boulot dans sa sphère de compétence et qui fait payer très cher les entreprises qui ne l’ont pas embauché.


            • Fabienm 20 novembre 2012 14:44

              je connais pas mal de consultants chez nous qui sont des employés.... que l’on a pas voulus garder smiley

              le recyclage, c’est une spécialité


            • caramico 20 novembre 2012 15:25

              Ma fille, dans la fonction publique, travaille actuellement avec un consultant extérieur, et me dit que les résultats a venir sont déjà écrits en accord avec la direction locale, ils sont bidonnés, l’état (nous) n’aura plus qu’à payer pour rien le moment venu, et rien ne changera.


              • tf1Goupie 20 novembre 2012 16:57

                ça sent le mec qui est un peu aigri sur son boulot et qui se lâche.

                Remplace le mot « consultant » par « taxi », « coiffeur », « informaticien », « banquier » , « vendeur » ou « fonctionnaire » ça marche aussi.

                Des consultants bidons et qui vendent du vent ça existe, mais pas que ; la caricature ça a ses limites.

                Cocasse a une vue qui me semble beaucoup plus réaliste.


                • Fabienm 20 novembre 2012 16:59

                  j’ai essayé, ça marche pas du tout avec coiffeur
                   smiley


                • Abou Antoun Abou Antoun 20 novembre 2012 19:37

                   Ainsi, lorsque vous payez un consultant pour qu’il résolve un problème, son intérêt propre, économique même, quasiment darwinien, est de le prolonger.
                  J’entends bien ! et ça ne marche pas avec les coiffeurs dites-vous, bon.
                  Mais alors, dîtes moi, un docteur en médecine peut être vu comme un consultant en santé, son intérêt propre est de prolonger votre maladie. Vous m’effrayez.


                • lolet lolet 21 novembre 2012 08:22

                  Cherchez une étude de la Ligue contre le Cancer, sur ce qui donne le cancer...

                  Bonne chance !
                  Par contre, cette Ligue travaille sur « comment soigner le cancer »
                  Parce que la maladie, ça rapporte un Max de pognon !
                  Dommage, apparemment , vous ne venez que de le découvrir, alors que ça fonctionne comme ça depuis des années .....


                • Fabienm 21 novembre 2012 08:57

                  @Abou : je ne sais pas si c’est du 2nd degré, je vais répondre comme si c’était du premier smiley

                  ça fait bien longtemps que l’industrie pharmaceutique préfère inventer des nouvelles maladies que d’essayer de guérir les anciennes. Il ne vous aura pas échappé que notre système de santé n’est pas très vertueux, puisqu’il rémunère l’industrie pharmaceutique lorsque les gens sont malades.


                • Abou Antoun Abou Antoun 21 novembre 2012 09:07

                  Dommage, apparemment , vous ne venez que de le découvrir,
                  Mais vous, à l’évidence, vous n’avez pas encore découvert que l’humour existe. Enfin, j’espère qu’il vous reste du temps.


                • Abou Antoun Abou Antoun 21 novembre 2012 09:09

                  @Abou : je ne sais pas si c’est du 2nd degré,
                  Vous, au moins, vous avez un doute ; lolet n’en a pas.


                • Fabienm 21 novembre 2012 09:13

                  @Abou : smiley


                • herbe herbe 20 novembre 2012 17:53

                  Quand je lis ça :

                  « Ainsi, lorsque vous payez un consultant pour qu’il résolve un problème, son intérêt propre, économique même, quasiment darwinien, est de le prolonger. »

                  ça m’inspire plusieurs choses :
                  1 ce n’est pas propre à cette activité, c’est le fonctionnement global de la société qui tend vers ce modèle, hélas, du style capitalisme du désastre (ou alors image du pompier pyromane ou du boxeur dentiste)...
                  2 vous deviez être un bon consultant et je constate que vous n’aimiez pas trop vous inscrire dans ce type de fonctionnement quasi darwinien que vous exposez
                  3 il serait heureux qu’on vous consulte (j’ai le même souhait en ce qui me concerne) pour de bonnes raisons....

                  • Fabienm 21 novembre 2012 08:58

                    @Herbe : je ne sais pas si j’étais bon consultant, mais ce qui est sûr c’est que ça m’a vite gavé smiley


                  • titi 20 novembre 2012 18:16

                    « Ainsi, comme sa vie est misérable (changer d’environnement professionnel régulièrement,... »

                    Personnellement j’ai plutot le sentiment inverse...

                    C’est plutot les gens qui font pendant 40 ans la même chose dont je trouve la vie misérable.

                    Mais il en faut pour tous les gouts... et ne pas en dégouter les autres...


                    • Fabienm 21 novembre 2012 08:59

                      cette phrase était ironique bien sûr, car comme vous le dites le changement a du bon.
                       smiley


                    • Aurore 26 novembre 2012 00:21

                      C’est assez marrant de voir a quel point certain ont du mal avec le 2nd degré !

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