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La théorie du genre

La théorie du genre, qui sera bientôt enseignée au lycée à l’initiative du ministre de l’Education nationale, se base sur une dissociation du sexe physique ou biologique de l’individu et son orientation sexuelle. Selon cette théorie, l’hétérosexualité n’est pas innée mais un acquis culturel imposé par l’éducation et par la société dans laquelle on grandit. Comme Simone de Beauvoir l’affirmait, on n’est pas né homme ou femme, on le devient.

Féministe, Simone de Beauvoir ne pensait qu’au rôle subalterne que la société attribue à la femme. La théorie du genre va beaucoup plus loin. Il s’agit d’expliquer aux jeunes que bien qu’ils soient physiquement masculins ou féminins, il leur appartient de définir leur propre orientation sexuelle, elle-même susceptible de varier au cours de la vie. Sous le terme grandiloquent orientation sexuelle, on comprend tout simplement le désir érotique, qui peut s’exprimer non seulement dans la hétéro- ou homo-attirance mais aussi dans la pédophilie, le sadisme, le voyeurisme etc.. On peut objecter que le désir sexuel ne détermine pas forcement le comportement sexuel. On n’est pas esclave de ses désirs érotiques. . . À moins qu’on veut faire sien le bon mot d’Oscar Wilde : «  La seule chose à laquelle je ne peut pas résister cest la tentation.  »

La théorie du genre (ou gender studies), est née aux Etats-Unis dans les années 70. Elle postule que le désir érotique soit indépendant du genre biologique de l’individu, qui est donc libre de choisir son orientation sexuelle. Ainsi, elle cherche à nier ou relativiser le différence et la complémentarité des sexes. La différence psychique entre homme et femme serait une pure construction sociale.

On voit qu’il s’agit avant tout de la question de l’homosexualité, et la théorie est, en effet, promue par les activistes homosexuels, pour lesquels l‘idéal recherché c’est que l’on puisse se marier avec une autre personne sans se soucier de sa sexe biologique. Ils maintiennent que l’identité sexuelle biologique est seulement physique et ne détermine pas le désir sexuel. La traditionnelle complémentarité de l’homme et de la femme est ainsi remplacée par une liberté absolue de l’orientation sexuelle. L’indifférence entre les hétéros, les homos, les bi et les trans devient la norme. C’est le désir qui détermine l’orientation sexuelle, et lui seul. Cela conduit à une nouvelle conception de la personne, libérée non tant de gênantes contraintes morales que du poids insupportable qu’impose la condition physique d’être femme ou homme. Cette théorie, enseignée aux adolescents comme une vérité scientifique, risque de les désorienter dans leur recherche d’un modèle pour construire leur identité.

Les textes dans les livres proposés pour les classes de première sont actuellement au cœur d’une polémique. Christine Boutin, la présidente du Partie Chrétien-Démocrate, a écrit une lettre de protestation au ministre de l’Education nationale, Luc Chatel.

"Il est impensable que ce qui ne représente qu’une option philosophique parmi tant d’autres soit présenté à des adolescents comme une explication scientifique : cela les incite à adhérer à une vision de l’homme et de sa sexualité qui non seulement est profondément contestable, mais qu’il ne relève pas du rôle de l’Education nationale d’inculquer", fait valoir l'ex-ministre du Logement. "Je n’accepte pas que les parents soient ainsi dépossédés de leur rôle d’éducateurs : c’est à eux qu’il revient de prendre en charge l’éducation affective et sexuelle de leurs enfants. L’Etat n’a pas le droit de s’attribuer ce rôle et de s’immiscer ainsi dans la formation de la conscience des jeunes".

Source : www.europ1.fr/France/Pas-de-théorie-du-genre-au-lycée

Dans le livre sur le sujet chez Bordas, on lit la phrase paradoxale :

«  Si, dans un groupe social, il existe une forte valorisation du couple hétérosexuel et une forte homophobie, la probabilité est grande que la majorité des jeunes apprennent des scénarios homosexuels. »

La phrase risque de laisser perplexe et les adolescents et les professeurs. De toute façon, le sujet est si délicat que les enseignants auront sans doute des difficultés à l’aborder.

Cette théorie relève d’un parti pris idéologique, et de l’introduire à l’école porte atteinte au devoir de neutralité de l’Education nationale. La décision de Luc Chatel de l’inclure dans le programme scolaire relève de l’électoralisme : les lobbies homosexuels, notamment, apprécient ce geste qui peut faire avancer leur revendication de mariage et de l’homoparentalité. Que Luc Chatel prend une telle décision sans consulter les parents et les enseignants renie les principes démocratiques élémentaires. Dorénavant il n’est plus possible de parler de la nature de la femme et de la mère, de l’homme et du père, de l’enfant, de l’élève et du professeur. Dans ce dérèglement général tout est malléable et les choses ne sont plus forcement ce qu’elles sont.

Réf. : Judith Butler - Antigone : la parenté entre vie et mort, EPEL 2003 / 96 p.

Défaire le genre [Undoing Gender], trad. de Maxime Cervulle, Paris, Editions Amsterdam, 2006.


Les réactions les plus appréciées

  • Loatse (---.---.---.42) 1er septembre 2011 23:21
    Loatse

    Biologiquement, physiquement, psychiquement, un garçon est différent d’une fille... Notre société apparemment n’apprécie guère la différence qui pourtant est source d’enrichissement...

    Le seul hic pour moi c’est lorsque cette société, les parents ou les religieux mettent leur nez dans la sexualité de leurs enfants..S’il est nécessaire d’inculquer à ceux ci tout ce qui touche à la biologie (au système reproducteur) et à la contraception, il me parait nuisible de prétendre se mêler de leur orientation sexuelle.. que cela soit dans un sens ou dans l’autre..

    Quand on lit sur ce fil, que l’homosexualité est une déviance, je me dis qu’on est pas encore arrivé à vaincre nos préjugés... Heureusement les mômes ont des approches plus saines de la sexualité que nous. Il est devenu très rare voire inexistant que dans des groupes d’amis celui ou celle qui n’est pas hétérosexuel soit rejeté...

    Ce qui ne change pas pour autant la nature de celui ci... une femme reste une femme et un homme un homme.. quelques soient leurs préférences... les cas très rares ou se produit un rejet de l’appartenance sexuelle d’un individu et ce, parfois dés l’enfance ne doit pas à mon avis se traduire par des théories fumeuses dans lesquelles, l’exception devient une généralité...

  • Alexis_Barecq (---.---.---.250) 1er septembre 2011 13:36
    Alexis_Barecq


    Article brouillon et confus, sur un sujet qui ne supporte pas la médiocrité...

  • Sylvain Reboul (---.---.---.129) 1er septembre 2011 11:11
    Sylvain Reboul

    Le genre est une construction sociale et culturelle qui rend compte ou pré-définit, dans les sociétés traditionnelles (et toutes le sont peu ou prou), les rôles plus ou moins figé, de la femme et de l’homme comme masculin et féminin.


    Notre société dite libérale qui promeut l’égalité des droits fondamentaux entre les individus hommes ou femmes met en cause ce modèle symbolique et donc la notion de genre comme marqueur identitaire et social.


    Le sexe est d’abord une caractéristique biologique et sa détermination relève de la génétique donc des sciences génétiques mais cette caractéristique biologique ne détermine pas nécessairement une sexualité hétérosexuelle et ne fonde pas une normalité morale privilégiant celle-ci. Affirmer que la sexualité n’est pas seulement biologique et que sa construction est aussi sociale et psychologique est un fait scientifique démontré . Un(e) homosexuel (lelle) n’est pas biologiquement différent(e) d’un(e) hétérosexuel(lelle) et donc n’a pas à être considéré(e) comme déficient (e) biologiquement et encore moins comme pervers(e) moralement ,sauf dans le cadre d’une idéologie moralisante qui biologise, en cela qu’elle prétend réduire à la seule sexualité biologique, les comportements sexuels.


    Derrière la dénonciation de cet énoncé scientifique que la construction de la sexualité est un fait complexe, se manifeste un vision normative de la sexualité d’origine traditionnelle et religieuse qui, de fait, confond genre, sexe biologique et sexualité vécue. Cette vision idéologique refuse par cette confusion toute évolution qui autoriserait à considérer que toutes les formes de sexualité non-violentes sont, en droit et en fait, légitimes.


    Elle est donc tout à la fois anti-scientifique et anti-libérale...

  • crazycaze (---.---.---.130) 2 septembre 2011 01:44

    probablement parce que l’écueil dans cette recherche est celle d’une approche uni-linéaire, à savoir de chercher UNE explication, UNE cause. En fait, l’orientation sexuelle est le fruit d’interactions bi-directionnelles diverses entre différents systèmes, depuis la biologie (hormones, apparence physique, etc. mais pas les gènes en tant que tels) jusqu’à la culture dans laquelle nous évoluons. C’est un jeu subtil, et les données biologiques peuvent être contrebalancées par les influences sociales, familles, cultures, comme par les expériences... Il n’existe probablement pas une trajectoire déterminée qui conduise à l’orientation sexuelle, mais différents chemins selon les individus...

    Par contre, la pédophilie, quand elle concerne les relations avec des enfants dépourvus des caractéristiques sexuelles secondaires (pilosité, seins, etc. ) est bien entendu une déviance qui s’explique par différents cheminements de l’individu, car là encore, il n’existe pas UNE cause, mais bien différentes trajectoires menant à cette déviance. Mais là, je ne peux mettre sur le même plan l’homosexualité (choix d’une sexualité entre adultes ou adolescents) et la pédophilie (adultes vis à vis de mineurs). Je fais le disinguo avec les relations entre adultes et adolescents pourvus des caractères sexuels secondaires car cela dépend pas mal d’arbitraires culturels dont notre propre histoire témoigne. Même si je ne cautionne pas, il faut constater que si une fille est capable de faire un enfant à 12 ans, c’est que la nature l’a prêvu. Après, ne comptez pas sur moi pour dire que c’est acceptable dans notre société sous nos latitudes et selon notre culture. Personnellement, je ne fantasme pas sur les lolitas !!


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144 réactions à cet article

    • Pierre JC Allard (---.---.---.18) 2 septembre 2011 05:15
      Pierre JC Allard

      Il m’est bien indifférent que quiconque couche avec qui que ce soit. Mais dire que la différence psychique entre hommes et femmes est uniquement une création sociale est d’une si abyssale stupidité que je pense d’abord a un canular. Si cette idée saugrenue persiste il faudra voir qui en tire profit. 


    • JL (---.---.---.93) 2 septembre 2011 07:39
      JL

      "dire que la différence psychique entre hommes et femmes est uniquement une création sociale est d’une si abyssale stupidité que je pense d’abord a un canular." (PJCA)

      De fait, il faudrait que ceux qui soutiennent cette absurdité se posent la question de savoir pourquoi les singes préfèrent les guenons. Une création sociale, là encore ?

       smiley

  • Julius (---.---.---.146) 1er septembre 2011 10:27
    Julius

    L’attaque de la théorie du genre est le même que l’attaque du créationnisme. Dans les deux cas, un bouquet de phanatics tente d’imposer leur idéologie (qui est en contradiction directe avec tous les faits scientifiques connus) sur les autres.

  • zelectron (---.---.---.29) 1er septembre 2011 10:36
    zelectron

    Les théoriciens de cette théorie ne sont-ils pas théoriquement des malades mentaux ?

  • Sylvain Reboul (---.---.---.129) 1er septembre 2011 11:11
    Sylvain Reboul

    Le genre est une construction sociale et culturelle qui rend compte ou pré-définit, dans les sociétés traditionnelles (et toutes le sont peu ou prou), les rôles plus ou moins figé, de la femme et de l’homme comme masculin et féminin.


    Notre société dite libérale qui promeut l’égalité des droits fondamentaux entre les individus hommes ou femmes met en cause ce modèle symbolique et donc la notion de genre comme marqueur identitaire et social.


    Le sexe est d’abord une caractéristique biologique et sa détermination relève de la génétique donc des sciences génétiques mais cette caractéristique biologique ne détermine pas nécessairement une sexualité hétérosexuelle et ne fonde pas une normalité morale privilégiant celle-ci. Affirmer que la sexualité n’est pas seulement biologique et que sa construction est aussi sociale et psychologique est un fait scientifique démontré . Un(e) homosexuel (lelle) n’est pas biologiquement différent(e) d’un(e) hétérosexuel(lelle) et donc n’a pas à être considéré(e) comme déficient (e) biologiquement et encore moins comme pervers(e) moralement ,sauf dans le cadre d’une idéologie moralisante qui biologise, en cela qu’elle prétend réduire à la seule sexualité biologique, les comportements sexuels.


    Derrière la dénonciation de cet énoncé scientifique que la construction de la sexualité est un fait complexe, se manifeste un vision normative de la sexualité d’origine traditionnelle et religieuse qui, de fait, confond genre, sexe biologique et sexualité vécue. Cette vision idéologique refuse par cette confusion toute évolution qui autoriserait à considérer que toutes les formes de sexualité non-violentes sont, en droit et en fait, légitimes.


    Elle est donc tout à la fois anti-scientifique et anti-libérale...

    • jullien (---.---.---.198) 1er septembre 2011 12:52

      Cette vision idéologique refuse par cette confusion toute évolution qui autoriserait à considérer que toutes les formes de sexualité non-violentes sont, en droit et en fait, légitimes.
      J’ignore si vous avez des enfants mais supposons que ce soit le cas : considéreriez-vous comme légitime une liaison consentie entre votre fils et votre fille ?

    • Sylvain Reboul (---.---.---.129) 1er septembre 2011 15:29
      Sylvain Reboul

      Le consentement responsable ne vaut que pour des adultes ; c’est que j’aurais dit, si la cas s’était présenté, à mes enfants encore mineurs lorsqu’ils étaient sous ma responsabilité, mais je n’en aurais pas fait, personnellement , une maladie ou un drame ; ce qui du reste n’aurait pas servi à grand chose ! je vous signale que l’inceste, comme relation sexuelle entre adultes consentants, n’est pas un délit...


      Ce qui reste (encore) interdit c’est le mariage...
    • Hétérodoxe (---.---.---.201) 1er septembre 2011 16:15

      Moi qui croyais naïvement que le genre était une création grammaticale.

      Ravi d’apprendre qu’on pourra dire le femme et la homme sans être taxé d’illettré !!

      Scientifiquement, le genre peut, à la limite, être associé aux taux respectifs de testostérone et d’oestrogène.

      L’homosexualité n’est pas liée au genre, mais à la sexualité. Il existe des hommes, au taux de testostérone dans la norme, qui sont des mecs comme tous les mecs mais qui préfèrent se faire enculer, point !! Vouloir faire des homos un genre à part est la négation même de leur choix !

      Cette théorie du genre est une aberration aussi bien philosophique que scientifique.
      C’est comme si, pour lutter contre le racisme, on tentait d’expliquer que les noirs et les blancs (et tous les autres) ça n’existe pas, ce n’est que création humaine. N’importe quoi !

    • Aldous (---.---.---.209) 1er septembre 2011 17:27
      Aldous

      Sylvain Reboul nous affirme de but en blanc  : "Le genre est une construction sociale et culturelle qui rend compte ou pré-définit, dans les sociétés traditionnelles (et toutes le sont peu ou prou), les rôles plus ou moins figé, de la femme et de l’homme comme masculin et féminin"

      C’est pourquoi les pauvres animaux, qui n’ont pas la chance de se construire une identité sexuelle sociale, sont à 50% homosexuels comme chacun sait...

      La théorie du genre n’est pas scientifique.

      La science démontre le contraire : Dans toutes les espèces sexuées l’orientation sexuelle est l’expression d’une programmation génétique.

      Les acceptations sociales de la sexualité par contre ont toujours été éminemment encadrées culturellement. A Athènes par exemple, on avait substitué au genre une division entre actif/passif et on considérait comme actifs les hommes ayant mué (barbus) et passifs les autres.

      Cela revenait à amalgamer les femmes et les mineurs, ce qui est une construction purement culturelle.

      En conclusion la norme naturelle est la dualité sexuelle. La culture peut la transgresser mais ca reste une transgression (à par les cas d’hermaphrodisme naturels qui sont des cas d’indiférenciation physiologique)

    • crazycaze (---.---.---.130) 2 septembre 2011 01:19

      Je suis au regret de dire à la plupart d’entre vous que vous confondez sexe biologique, genre et orientation sexuelle... ce qui malheureusement vous conduit dans des affirmations péremptoires qui nuisent au débat contradictoire et je rejoins bien entendu dans ses propos sylvain reboul. 

      Chez nos plus proches cousins, les singes, il existe deux formes de sexualité : une hétérosexuelle qui vise la reproduction, et une bi-sexuelle qui concerne les relations sociales (et oui !!).

      Et les études montrent que chez les couples homosexuels qui ont élevé des enfants, ces derniers ne montrent pas davantage d’orientations homosexuelles que parmi les enfants élevés par des couples hétérosexuels (et oui, ne vous en déplaise !!). Là encore, on confond géniteurs et parentalité, biologie et rôles... Et je sais que ça ennuie profondément les psychanalystes, vu que ça ébranle considérablement la pierre angulaire de leur théorie (complexe d’oedipe), mais c’est un fait indéniable !! Pour information, je suis titulaire d’un doctorat de psychologie du développement et suis donc particulièrement au fait de l’impasse de l’échaffaudage artificiel des théories psychanalytiques.

      Quant au déterminisme génétique, ceux qui s’y réfèrent feraient mieux de s’intéresser à la génétique contemporaine et à l’échec avéré d’une dichotomie désuète et arbitraire entre inné et acquis.

      Après, est-ce que cela doit être abordé dans un livre de biologie ou en philosophie, ça c’est sûrement à débattre.

      En aucun cas la théorie du genre ne fait ce type de confusions, si vous aviez lu et compris les études publiées par les chercheurs américains, vous ne feriez pas ces amalgames. Il est vrai qu’elle née de chercheurs plutôt revendicatifs et défenseurs de la cause homosexuelle, mais pour la plupart d’entre eux ils n’ont cherché à en faire l’apologie.

    • crazycaze (---.---.---.130) 2 septembre 2011 02:43

      @ sylvain reboul au sujet de l’inceste : ce n’est pas un délit, certes, mais même chez les primates vivant en liberté ou dans des groupes captifs respectant un certain nombre d’individus non apparentés il y a un évitement de l’inceste. En fait, alors que l’on ne pourrait parler d’inceste entre un enfant biologique et son frère et sa soeur adoptée, il y a quasiment aucune probabilité, s’ils ont été élevés ensemble, qu’ils cherchent à avoir des relations sexuelles ensemble. Par contre, il est beaucoup plus courant que de telles relations existent, souvent à l’âge où l’on en est encore aux balbutiements de la sexualité, entre cousins et cousines, pourtant liés au point de vue biologique. On peut donc écarter les thèses sociobiologiques invoquant le primat du dictat génétique dans la recherche d’un partenaire sexuel. Il semblerait que l’intérêt, le désir, se porte davantage sur les individus avec lesquels nous n’avons pas été élevés. Quand il y a inceste, parfois érigé comme une norme dans certaines familles que l’on peut considérer comme psycho-pathogènes, les dégâts dans le construction psychologique des individus sont manifestes.

  • Yvance77 (---.---.---.51) 1er septembre 2011 11:22

    Salut,

    Ce n’est pas la première fois que nos politiques l’a joue « bataille de basse-cour » sur des sujets de moindre importance.

    Pendant ce temps là, des millions font la queue devant des centres d’aide.

    Je l’ai dit à voix haute chez moi ce « des millions » et c’est cela qui choquant, du vrai choc... par leur querelle autour d’une bite pour savoir dans quel trou il faut la mettre.

    Ils vont comprendre quand ces cons...

  • Kookaburra (---.---.---.179) 1er septembre 2011 11:25
    Kookaburra

    Merci, Sylvain de votre commentaire intéressant. Beaucoup de homosexuels maintient que leur homosexualité est innée. La théorie du genre dit le contraire. Mais peut-on expliquer scientifiquement lorientation sexuelle ? Les explications génétiques sont très controversées dans la communauté scientifique, mais il semble peu probable que lorientation sexuelle soit génétique : il ny a pas de gène de homosexualité. Les psychologues avancent plusieurs explications, mais leurs théories se contredisent et ne tiennent pas compte de lensemble du milieu éducatif dans lequel lenfant grandit. Dans létat des connaissances daujourdhui, il faut bien reconnaître que nous ignorons totalement les causes de lorientation sexuelle. Naît-on homosexuel (ou pédophile etc.) ou serait-il un choix ? Malgré de nombreuses recherches sur la question on na pas trouvé une explication.

    • crazycaze (---.---.---.130) 2 septembre 2011 01:44

      probablement parce que l’écueil dans cette recherche est celle d’une approche uni-linéaire, à savoir de chercher UNE explication, UNE cause. En fait, l’orientation sexuelle est le fruit d’interactions bi-directionnelles diverses entre différents systèmes, depuis la biologie (hormones, apparence physique, etc. mais pas les gènes en tant que tels) jusqu’à la culture dans laquelle nous évoluons. C’est un jeu subtil, et les données biologiques peuvent être contrebalancées par les influences sociales, familles, cultures, comme par les expériences... Il n’existe probablement pas une trajectoire déterminée qui conduise à l’orientation sexuelle, mais différents chemins selon les individus...

      Par contre, la pédophilie, quand elle concerne les relations avec des enfants dépourvus des caractéristiques sexuelles secondaires (pilosité, seins, etc. ) est bien entendu une déviance qui s’explique par différents cheminements de l’individu, car là encore, il n’existe pas UNE cause, mais bien différentes trajectoires menant à cette déviance. Mais là, je ne peux mettre sur le même plan l’homosexualité (choix d’une sexualité entre adultes ou adolescents) et la pédophilie (adultes vis à vis de mineurs). Je fais le disinguo avec les relations entre adultes et adolescents pourvus des caractères sexuels secondaires car cela dépend pas mal d’arbitraires culturels dont notre propre histoire témoigne. Même si je ne cautionne pas, il faut constater que si une fille est capable de faire un enfant à 12 ans, c’est que la nature l’a prêvu. Après, ne comptez pas sur moi pour dire que c’est acceptable dans notre société sous nos latitudes et selon notre culture. Personnellement, je ne fantasme pas sur les lolitas !!

  • Julius (---.---.---.146) 1er septembre 2011 12:04
    Julius

    Il est important de distinguer plusieurs choses :

    1) Tout le monde peut avoir une interaction sexuelle hétérosexuel et homosexuel. Cela est connu depuis l’antiquité (Grèce, Rome) et de l’environnement, où le partenaire privilégié n’est pas disponible (prison, armée,...).

    2) La grande majorité de la population est attirée par le partenaire de l’autre sexe, une minorité est attiré par le partenaire du même sexe. Il semble que cette preferance ne peut pas être changé, mais n’est pas génétique. Probablement, elle est causée par le développement pré-natal à travers une exposition à des hormones différentes.

    3) Le comportement sexuel, les rôles sociaux, est appris, il est généralement copié des parents et l’environnement. Lorsque les comportements appris ne correspondent pas à predesposition intérieure, les problèmes psychologiques graves peuvent apparaître.

    • Aldous (---.---.---.209) 1er septembre 2011 18:14
      Aldous

      A Athènes et à Rome la séparation culturelle ne se faisait pas entre hommes et femmes mais entre actifs et passifs.

      Les hommes ayant mué (poilus) se devaient d’avoir un comportement vertueux, c’est à dire d’être le partenaire actif dans la relation sexuelle (celui qui pénètre pour être trivial).

      Une posture passive (c’est à dire être celui qui est pénétré) était socialement acceptée de la part des femmes, des garçons impubères ou des esclaves (des deux sexes).

      Bref il était décent pour un homme d’avoir des relations pédérastiques alors qu’il aurait été immoral pour lui d’être le partenaire passif dans une relation homosexuelle.

      Cela pour dire que la culture en matière de morale sexuelle n’a rien à voir avec la réalité biologique.

      Il ne faut pas confondront pas « pouvoir faire sans déshonneur » et « faire ».

      Cela ne veux pas dire que tous les hommes de l’antiquité avaient des relations pédérastiques ou sodomisaient leurs esclaves.

      Il suffit de relire Platon pour comprendre qu’il s’agit là de repères moraux et non d’éducation sexuelle.

      Ce qui m’amène à conclure que biologie et culture n’ont pas les mêmes assises et qu’il y a un réel danger créer la confusion en ignorant la biologie et en enseignant que l’orientation sexuelle est purement culturelle.

    • Julius (---.---.---.148) 1er septembre 2011 18:27
      Julius

      oui, je suis d’accord

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