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Accueil du site > Tribune Libre > La triple imposture de l’enquête sur la Troïka : Goldman Sachs, (...)

La triple imposture de l’enquête sur la Troïka : Goldman Sachs, Goldman Sachs, Goldman Sachs

Barnier et son tableau à cases coloriées des réformes financières accomplies Ce billet réagit à la création d'une commission d'enquête du Parlement européen sur la gestion calamiteuse de la crise de l'euro par la Troïka : BCE, Commission, et FMI (1).

Nous y voyons trois impostures, chacune liée à Goldman Sachs, dans les domaines suivants : la justice, les marchés publics, et législatif (lobbying).

Les deux rapporteurs de la commission, si égalitaire s'affiche l'un deux (Liem Hoang Ngocmembre du PS, est co-auteur du livre « Il faut faire payer les riches »), ne s'en offusqueront pas. Bien au contraire, leur rôle consiste à veiller au sérieux de la commission, autant qu'au respect d'un cadre savamment délimité.

Ce cadre, il doit pouvoir montrer à une opinion publique désabusée par le déficit démocratique abyssal, que le Parlement ne sert pas qu'à légiférer à tour de bras. Qu'il entend rompre avec la pratique du clientélisme des lobbies. Qu'il peut, en définitive, relever la gageure de tenir la dragée haute à la Commission européenne. Etc. Tout en s'interdisant de toucher un seul point névralgique du système financier (en général, et Goldman Sachs en particulier), à cause de, et qui serait susceptible de desserrer, son emprise, indirecte mais absolue (nous donnerons un exemple), sur les institutions de l'Union Européenne.

Outre les personnes et organisations déjà citées, ce billet s'intéressera principalement à (dans leur ordre d'apparition) : Mario Draghi, Martin Shultz (Président du Parlement européen), Michel Barnier (Commissaire au marché intérieur et services), le think tank Bruegel, Jean-Claude Trichet (Président de la BCE de 2003 à 2011) et le (nouveau) Commissaire (général) à la stratégie et la prospective (CGSP), Pisani-Ferry.

NB : La commission enquêtant sur la Troïka, nous l'appellerons « commission » ; à ne pas confondre la Commission (européenne), qui est présidée par Barroso.

 

« Mario Draghi a menti aux euro-députés »

 

La première imposture, c'est que cette commission est chapeautée par le même comité (affaires économiques et monétaires, en abrégé ECON) qui avait avalisé la nomination de Draghi, en 2011.

 

Le comité avait sournoisement évité de tirer au clair l'allégation d'une probable responsabilité de Draghi dans l'affaire des transactions douteuses entre Goldman Sachs et le ministère des finances grec ; implication qui découlait de l'exercice de ses fonctions à la direction internationale (Londres) de cette banque, entre 2002 et 2005 (inclus, c'est crucial). Il y a, jusqu'à ce jour, des éléments compromettants qui n'ont jamais été exposés.

 

C'est l'actuel vice-ministre du développement, Pascal Canfin (EELV), qui avait, dans le cadre de la consultation du Parlement sur cette nomination, en 2011, demandé à Draghi d'éclaircir des explications antérieures qu'il jugeait insatisfaisantes.

 

Cette nomination intervenait l'année suivant celle où le scandale du maquillage de la dette grecque a éclaté, au milieu de la crise de la dette. Les chances de Draghi paraissaient alors très sérieusement compromises, tant Goldman Sachs traînait une sulfureuse réputation.

 

C'est le contraire qui s'est produit. Pour cela, il a suffi à Draghi de faire obstruction. Et Canfin de résumer : « Mario Draghi ne m'a pas convaincu ». C'est une opinion qu'il a réitéré dans des communications ultérieures, en particulier à la lumière d'un document émanant de la Banque Centrale d'Italie. « Draghi a menti aux eurodéputés », en concluait Canfin.

 

Il a été découvert, plus tard, que Draghi avait aussi menti par omission sur l'existence d'un sérieux conflit d'intérêt personnel. C'est un détail, mais il renforce le caractère factice du processus nomination.

 

Le comité, qui est le seul organe doté d'un droit de regard sur le fonctionnement de la BCE, est toujours présidé par la même personne, Sharon Bowles. C'est une euro-députée britannique (le Royaume Uni n'est pas dans la zone euro...), pour la région du sud-est (cette région englobe la première place financière mondiale...).

 

Avec ce précédent, ce comité n'a pas la légitimité morale requise pour mener à bien une enquête sur la Troïka. C'est une imposture dont le responsable ultime est le président du Parlement, l'Allemand Martin Schulz. Il est le favori du parti socialiste pour succéder à Barroso, dont le mandat prend fin en novembre 2014.

 

NB : Un indice significatif, relatif au deuxième montage de Goldman Sachs, en 2005, qui avait échappé à Canfin lorsqu'il a confronté Draghi en 2011, est exposé dans un billet antérieur. C'est l'occasion de préciser que nous omettons, en général, de donner des liens html qui seraient redondants avec ceux des deux billets (celui que nous venons de citer, et un autre que nous citerons plus bas).

 

 

 

« Il ne reste plus de blanc nulle part »

Michel Barnier est le Commissaire européen en charge de réformer le système financier. « Il ne reste plus de blanc nulle part », se félicite-t-il, en référence au tableau de cases coloriées énumérant les réformes qu'il s'était fixé de réaliser (à suivre, plus bas).

Il est, au regard de la loi, interdit de qualifier les deux montages (2001 et 2005) de Goldman Sachs pour le compte du gouvernement grec de frauduleux (c'est pour cela que nous parlons de transactions douteuses), puisqu'aucune juridiction n'a statué. Et pour cause, aucune juridiction n'a été saisie !

Si le tableau de Barnier était correctement dimensionné, il faudrait assigner à ce vide de justice plusieurs cases vides. Mais pas seulement. C'est d'un ton plus pâle que les cases existantes devraient être coloriées car, à quoi bon légiférer, si c'est pour appliquer le droit de façon sélective ?

La suite de l'affaire, que nous avions laissée au stade de la nomination de Draghi, en 2011, atteint un sommet perversité.

C'est justement Goldman Sachs que la Troïka, et plus spécifiquement la Commission européenne, a accordé le marché public de lever la la dette destinée aux plans de sauvetage des états en crise (en anglais : “lead manager”). Seules deux ou trois banques ont ce privilège. La structure dédiée à ces opérations, c'est à dire émettrice des titres obligataires, était initialement le Fonds Européen de Stabilité Financière (en anglais, et en abrégé, EFSF)

La première émission a été faite en juin 2011, au bénéfice du Portugal. Goldman Sachs était alors chef de fil. C'est un manque de scrupule sidérant de la part de la Troïka au regard du scandale de la dette grecque révélé en 2010. Songeons que le fardeau du contribuable européen s'est alourdi de 240 milliards d'euros pour le sauvetage de la Grèce.

Et Goldman Sachs est toujours chef de fil, en novembre 2013, dans la nouvelle structure, le Mécanisme Européen de Stabilité (en anglais, et en abrégé EMS). Son directeur Klaus-Regling, passé par la Commission et le FMI, a déjà été auditionné par la commission. Comme prévu, cette audition ne contient, de la part des questionneurs, que des petites controverses factices. Et, en réponse, de la part du questionné, que généralités ennuyeuses propres au langage des banquiers centraux.

Il n'empêche, Barnier aussi, il réclame sa récompense, pour les bons les bons et loyaux services qu'il a rendus (les cases coloriées). Cette récompense, c'est prendre la place de Barroso, en novembre 2014. Et si Jean-Claude Juncker devait ravir à Barnier la place de candidat favori à droite ? « Ça n'est pas ce paradis fiscal si décrit en le caricaturant » assure t-il, en parlant du pays qu'il a présidé pendant 20 ans, le Luxembourg... Shultz, Barnier, Juncker etc. : ils se tiennent tous par la barbichette.

C'est un cas pratique (et classique) de la formule suivante, que nous avons introduit au début : « emprise, indirecte mais absolue » (du système financier sur les institutions européennes).

 

Coupure de presse (Bloomberg)

« Le système financier doit changer ses valeurs »

C'est ce que déclarait au journal Le Monde en 2011 (le lien original étant défectueux, en voici un autre), à l'issue de son mandat à la BCE, Jean-Claude Trichet. Et qu'est-ce que recouvre, selon lui, ces « valeurs » ? Réponse : « C’est aussi un chantier ouvert par le G 20 », ajoutait-il. Il faut en déduire que son voeux est aujourd'hui (sur le point d'être) exhaussé : les cases à colorier du tableau que Barnier tient en permanence sous le coude pour prouver qu'il a été méritant, ce sont justement les mesures demandées par le G20, en 2009.

Ce que masque le tableau à cases coloriées de Barnier ou, ce qui est la même chose, les « valeurs » prônées par Trichet (2), c'est une totale immunité (justice), non pas en droit, mais en fait, pour, et favoritisme (marché public) envers, Goldman Sachs. Complétant notre Troïka d'impostures, nous abordons la troisième, le versant législatif.

Comme cas pratique, nous allons nous pencher le think tank le plus influent auprès des instances européennes, Bruegel ; un centre de réflexion « très sérieux » répètent mécaniquement (n'est pas la vocation d'un think tank ?) les journaux qui le citent régulièrement, tels que Le Monde, Les Échos, La Tribune, Libération (via Quatremer, nous y reviendrons), etc.

Ce « très sérieux think tank » a pour fondateur l'économiste du sérail Pisani-Ferry. Pour situer Pisani-Ferry dans le contexte national, rappelons que Ayrault l'a fait venir au gouvernement, en 2013, pour dessiner la « France dans 10 ans ». Et il est « favorable à plus fédéralisme » (voir notre billet « La gouvernance économique, passerelle vers le fédéralisme ? »), ce qui est prévisible. En aparté, nous nous nous sommes penchés, dans notre dernier billet, sur sa thèse selon laquelle les pères (sous-entendu, architectes) de l'euro « n'étaient pas naïfs ». Elle ne nous a pas semblé, précisément, sérieuse. Dans le même temps (2013), c'est, justement, Jean-Claude Trichet qui a pris la présidence de Bruegel. 

Goldman Sachs est membre (et donc sponsor financier) de ce think tank, avec Standard & Poors (gardons en mémoire, pour la suite : abaisse la note de la France en janvier 2013), Moodys, Deutsche Bank, etc. Chacun de ceux qui ont été cités traîne unem réputation sulfureuse. Tant dans les affaires (subprimes), que par leur lobbying redoutable.

Le think tank Bruegel fait beaucoup de cas, sur son site internet, des règles éthiques qu'il impose à ses chercheurs. Cette recherche, elle est à destination de la Commission européenne, notamment dans le domaine bancaire (Barnier). C'est par ce canal là, que les réformes sont influencées : à la source. 

Quel intérêt Goldman Sachs aurait-il à financer un think tank, sinon pour y laisser son empreinte ? Aucun. C'est une influence diffuse et donc insidieuse, car indétectable. Et encore, pas si diffuse que ça : le PDG (jusqu'à il y a un an) de Goldman Sachs (pour la branche gestion d'actif) siège depuis quelques années au conseil d'administration de Bruegel ; conseil dont rappelle qu'il est, depuis 2013, présidé par Trichet. 

Nous avons établi que Bruegel n'est pas indépendant (contrairement à ce qu'affirme son site, sans préciser par rapport à quoi, ce qui a l'avantage d'être invérifiable, et est typique de la novlangue des think tank) par rapport au lobby bancaire. Traiter avec lui, comme le fait Barnier pour sa réforme du système financier, c'est accepter que l'intérêt général lui est dévoyé .

Comment Pisani-Ferry, que Ayrault a choisi pour dessiner la France dans 10 ans, a-t-il eu l'idée de faire entrer autant d'établissements à la réputation sulfureuse dans son think tank ? Et pourquoi l'État français et la Banque de France tolèrent-il de s'y associer (ils sont membres de Bruegel) ? Ce sont des questions que nous laisserons ouverte. 

Ce qui précède est une description du système. De toute évidence, Bruegel a joué son rôle de conseil auprès de la Troïka (notre sujet, on tendrait à l'oublier). Très important, même, puisque c'est de laboratoire d'idées que viendrait l'ébauche de l'Union Bancaire ; la réforme principale de Barnier. Les fonds de stabilisation dont nous avons parlé, qui ont fait affaire avec Goldman Sachs, sont une étape intermédiaire. 

Nicolas Véron, architecte de l'Union Bancaire ; 
la réforme qui mène vers le fédéralisme total
Dans un billet intitulé « Une union bancaire crédible, mais incomplète », de décembre 2013, le correspondant de Bruxelles pour Libération, Quatremer (adepte, au moment de la déconfiture de l'euro, de la théorie du complot anglo-saxon), livre un Q&R avec Bruegel sur l'Union Bancaire :
 
Pour y voir plus clair, j'ai littéralement réussi à attraper au vol Nicolas Véron [de Bruegel], en transit à Philadelphie, pour qu'il livre son analyse aux lecteurs de ce blog 
[...]
Q : Peut-on parler de « révolution » à propos de l’union bancaire, comme le fait Michel Barnier, le commissaire chargé du marché unique et des services ?

R : Confier la surveillance des banques à la Banque centrale européenne est effectivement révolutionnaire. On peut attendre de ce transfert radical de souveraineté du niveau national au niveau européen, formalisé définitivement en octobre dernier, une contribution essentielle à la résolution de la crise dans laquelle se trouvent actuellement l’Union et la zone euro. En revanche, je réserve mon jugement sur le compromis trouvé la semaine dernière sur le mécanisme de résolution, car il n’est toujours pas connu dans ses détails. Mais il ne s’agit là que de l’une des composantes de l’union bancaire et pas la plus importante. [...]lorsque le public allemand sera convaincu que ce système fonctionne, est fiable et n’est pas manipulé par tel ou tel État membre, on envisagera une véritable mutualisation financière.

 

La portée politique de ce fédéralisme bancaire, c'est la recherche de l'effet de cliquet (“hatchet theory”, que Delors disait écarter, en 1997, pour sa vision de l'Europe ; lire notre dernier billet) : une fois qu'il sera terminé, ce sera au tour du fédéralisme budgétaire. Même en restant dans une logique fédéraliste, concentrer le pouvoir monétaire et de supervision bancaire à la BCE relève d'une logique de centralisation soviétique ; perversité, bis. Les seuls qui en rêvent, ce sont les marchés (Goldman Sachs). 

Ces questions engagent l'avenir de l'euro, et, si il en a un, son architecture. C'est une régression civilisatrice majeure, comme un coup d'État, que d'en laisser la résolution à quelques think tank infiltrés par Goldman Sachs. Et le Parlement, notamment le comité ECON, celui qui a retenu notre attention tout au long de ce billet, joue le jeu. Faute de compétence mais, surtout, de hauteur de vue.

 

(1) Commission d'enquête du Parlement européen sur le rôle et les opérations de la Troïka (BCE, Commission européenne et FMI) envers les membres de la zone euro. * Rapport non finalisé (version anglaise), nº 2013/2277(INI) | Extrait : L'objectif du rapport est de comprendre les actions en cours de la Troïka dans ces quatre pays : la Grèce, le Portugal, l'Irlande, et la Chypre. Ceci comprend les points suivants. La base juridique, le mandat, et la structure de la Troïka. Le processus décisionnel au sein de ces institutions, et en coordination avec les autres (l'Eurogroupe, les ministres des finances). La légitimité démocratique. La légitimité technique (prévision économiques etc.). Les répercussions des actions de la Troïka, y compris l'identification de cas de mauvaise administration. * Fichiers par sujet, dont questionnaires à la Troïka et aux ministres des finances * Communiqué de presse sur l'intervention de Trichet (en français)

 

(2) puisque nous en sommes à Trichet, rappelons brièvement (et complétons l'énoncé de) sa part d'ombre dans l'affaire des transactions douteuses entre Goldman Sachs et le Trésor grec. Quelques mois avant la nomination de Draghi, en 2011, il avait bloqué une demande, faite par un organe de presse spécialisé (Bloomberg), de rendre public des fichiers détenus par la BCE. Le motif invoqué pour ce refus, c'était de ne pas affoler les marchés. Cela semblait déjà spécieux (d'après les sources données dans un billet antérieur). En user pour maintenir ce refus, en 2012 (Draghi ayant alors succédé à Trichet) et au delà (le Tribunal administratif de l'UE ayant statué qu'il en serait ainsi) c'est encore plus troublant. Trichet lui même n'a pas su dissimuler son trouble lorsque il a été interrogé, dans une émission documentaire (Arte, via Arrêt sur Images), sur la connexion entre Goldman-Sachs et Draghi : il s'est braqué. C'est un détail, mais l'affaire étant recouverte du secret, il faut prendre les indices qui se présentent.

 

 

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48 réactions à cet article    


  • Bonneteau 22 janvier 2014 11:54
    Correction : « Pour cela, il a suffi[] à Draghi... »



    • Bonneteau 26 janvier 2014 12:32

      Correction : La portée politique de ce fédéralisme bancaire, c’est la recherche de l’effet de cliquet (“[r]atchet theory”, 



    • Bonneteau 25 mai 2014 04:30
      CENSURE DE CE BILLET !

      Je constate que les images de ce billet, hormis la première, ont été censurées. Qui a demandé le retrait de ces images, la Commission européenne, le think tank Bruegel et Goldman Sachs ? Pour quel motif ? Comment ont-ils obtenu satisfaction auprès de Agoravox ? 

      Récapitulatif des images censurées :

      La 2è image, placée à la fin de l’introduction, représentait un tableau en anglais, publié par le fond européen de stabilisation financière, avec des données chiffrées sur leur « plus grosse émission obligataire », en avril 2013. Ce tableau faisait figurer Goldman Sachs comme chef de file. Page 25 de ce fichier pdf hébergé par efsf.europa.eu

      La 3è image, placée à la fin de la section intitulée « Mario Draghi a menti aux euro-députés » reproduit la page de profil de l’ex-analyste vedette, puis PDG (CEO) de la branche gestion d’actif, de Goldman Sachs, Jim O’Neill, dans le magazine en ligne Project-Syndicate. Ce profil mentionne également son affiliation au laboratoire Bruegel dont il est question dans ce billet. 

      La 4è image, placée à la fin de la section intitulée « Il ne reste plus de blanc nulle part » est extraite d’un article de Bloomberg daté mai 2010, relatant une rencontre en Michel Barnier, alors (et aujourd’hui encore) Commissaire européen aux services et marché, et Lloyd Blankfein, le PDG de Goldman Sachs.

      La 5ème image, placée au milieu de la section intitulée « Le système financier doit changer ses valeurs » montre Nicolas Véron, l’architecte de l’Union Bancaire, dans les locaux du think tank Bruegel. Cette image est tirée de Bruegel’s Nicolas Véron : Past and future of the European Banking Union debate.

      La 6ème image, placée à la fin de la section précitée, est un tableau similaire à celui de la 2ème image, c’est à dire montrant Goldman Sachs comme chef de fil, en 2013 (de mémoire), des emissions du fond de stabilisation financière remplaçant l’EFSF, ESM (Mécanisme européen de stabilité). Note : retrouver cet image.



    • Bonneteau 25 mai 2014 06:39
      PRESCIENCE DE CE BILLET (PUBLIÉ LE 22 JANVIER) !

      - Le 23 janvier 2014, par SlateAfrique : La Libye flouée à hauteur d’un Mrd de dollars par Goldman Sachs

      - Le 24 janvier 2014, par Atlantico : Comment Goldman Sachs detourne la législation europeenne sur les bonus

      https://web.archive.org/web/2014022...

      - 24 janvier 2014, par Corporate Europe (l’observatoire des lobbys), un dossier de 16 pages (en français) sur l’Union Bancaire, le sujet de la troisième partie du billet « La triple imposture... ». Extrait : « Loin d’être une solution pour prévenir de futurs renflouement des banques en cas de crises, les nouvelles règles de l’Union Bancaire sont une victoire pour les marchés financiers. »

      http://corporateeurope.org/printpdf/1685

      - 9 mai 2014, par La Tribune : Les autorités americaines aux trousses de Goldman-Sachs... Extrait : « ...les autorités américaines enquêtent sur « son respect de la loi américaine relative aux activités internationales des entreprises américaines (FCPA), et plus particulièrement sur la conformité des pratiques de recrutement de la firme ». Une loi qui vise à empêcher la corruption directe ou indirecte de fonctionnaires ou personnalités étrangers. »

      https://web.archive.org/web/2014052...


    • Bonneteau 22 janvier 2014 11:56
      PS : Je demande fermement qu’on ne plagie pas mes billets. Citez les (lien html, OK).

      • jako jako 22 janvier 2014 12:04

        Quel tas de boues, merci de ces informations même si cela casse bien le moral.


        • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 22 janvier 2014 13:33

          Excellent ! Merci pour l’info, déprimante au possible, en effet...


          • BA 22 janvier 2014 14:18

            Les prêts des banques européennes au secteur privé sont en bleu :

             

            http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user5/imageroot/2014/01 /November%20Eurozone%20Loan%20Creation.jpg

             

            Ce graphique montre que le LTRO (1019 milliards d’euros) est un échec total : les banques européennes prêtent de moins en moins au secteur privé.

             

            En Europe, les prêts au secteur privé s’effondrent.

             

            L’économie réelle n’a pas du tout profité des 1019 milliards d’euros du LTRO.

             

            En réalité, que font les banques européennes des 1019 milliards d’euros que leur a prêtés la BCE en décembre 2011 et en février 2012 ?

             

            Réponse : plutôt que de prêter au secteur privé, chaque banque préfère prêter à son Etat.

             

            Conséquence : pour plusieurs Etats européens, la dette publique a commencé à baisser.

             

            Mais en revanche, pour d’autres Etats, la dette publique continue à augmenter.

             

            Mercredi 22 janvier 2014 : Eurostat publie les chiffres de la dette publique du troisième trimestre 2013.

             

            1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,310 milliards d’euros, soit 171,8 % du PIB. Ces deux chiffres sont en hausse.

             

            2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2068,722 milliards d’euros, soit 132,9 % du PIB. Ces deux chiffres sont en baisse.

             

            3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 210,965 milliards d’euros, soit 128,7 % du PIB. Ces deux chiffres sont en baisse.

             

            4- Irlande : dette publique de 204,696 milliards d’euros (en hausse), soit 124,8 % du PIB (en baisse).

             

            5- Chypre : dette publique de 18,403 milliards d’euros, soit 109,6 % du PIB. Ces deux chiffres sont en hausse.

             

            6-  Belgique : dette publique de 393,603 milliards d’euros, soit 103,7 % du PIB. Ces deux chiffres sont en baisse.

             

            7-  Espagne : dette publique de 954,863 milliards d’euros, soit 93,4 % du PIB. Ces deux chiffres sont en hausse.

             

            8- France : dette publique de 1900,848 milliards d’euros, soit 92,7 % du PIB. Ces deux chiffres sont en baisse.

             

            9- Royaume-Uni  : dette publique de 1431,399 milliards de livres sterling (en hausse), soit 89,1 % du PIB (en baisse).

             

            http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22012014-AP/FR/2-22012014-AP-FR.PDF


            • HELIOS HELIOS 22 janvier 2014 16:07

              ... vous n’avez pas encore compris ?

              Pour rendre la « crise » efficace, il faut « assecher » l’argent dans tout ce qui production hors systeme financier.

              Les banques font leur boulot, elles assechent !!!!

              L’Europe en plus d’etre un nain politique, militaire va devenir rapidement un nain economique ce qui ne peut que plaire aux USA, entre autre et aux anglais qui pensent devenir la cléf de l’Europe insignifiante.

              Et le pire c’est que les russes et les chinois n’y voient aucun inconvenient, la bete morte, elle ne gene plus !!!!!!!!!!!!!!


            • Lloyd75 22 janvier 2014 14:53

              Pathétique. Barnier colorie des cases vous vous jouez au mots mêlés, le mot à trouvé étant « Goldman Sachs ».


              GS est la plus grande banque au monde regroupant les meilleurs c’est un fait, quoi de plus normal pour l ’Europe de bosser avec cette banque ?

              Bref, Goldman le grand méchant loup c’est vu et revu. Avec des articles pareils GS a encore de très beaux jours devant eux.

              • raymond 22 janvier 2014 17:33

                loyd, un commentaire, pour tenter de redonner du brillant à GS..... savez vous que c’est devenu une insulte ici ?


              • eau-du-robinet eau-du-robinet 22 janvier 2014 16:15

                Bonjour,

                Goldman & Sachs fait ’’la pluie et le bon temps’’ dans notre monde.

                Goldman & Sachs est un des plus grand donateurs pour les partie politiques américaines ...

                La nomination de Mark Carney, le patron de la Banque du Canada, au poste de gouverneur de la Banque d’Angleterre, a relancé la polémique sur la puissance de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs. source

                Le gouvernement Goldman Sachs d’Obama se compose de plusieurs cercles : il y a d’abord les hommes de la Maison blanche, réuni autour d’un ancien pdg de la banque Robert Rubin. Il fut le secrétaire au trésor de Bill Clinton et conserve l’accès direct au président Obama ; Mark Patterson, chef de cabinet de l’actuel secrétaire au Trésor, et Robert Hormats, secrétaire adjoint à l’économie complète l’équipe. Le second cercle réunit les banquiers centraux et régulateurs : William Dudley, l’actuel président de la Réserve fédérale de New York, et Gary Gensler qui supervise le marché des matières premières. Quant au gendarme de la bourse, la SEC, Adam Storch, est lui aussi un ancien de Goldman Sachs. Le dernier cercle influence les institutions internationales : Robert Zoellick vient juste de quitter la présidence de la Banque mondiale, tandis que le gouverneur de la Banque nationale du Canada, Mark Garney a pris la direction du Conseil de stabilité financière, l’organisme chargé de réformer le système bancaire international... Aucune de ces personnalités n’a accepté de répondre aux questions d’Arte, et toutes les demandes d’interview auprès de Goldman Sachs ont été refusées.
                source

                Puis les représentants de Goldman & Sachs se sont installé un peu par tout dans les instances européennes

                A regarder le schéma suivant : Les maîtres de la zone Euro

                A lire aussi : Nicolas Sarkozy, ou l’indécence du conférencier de Goldman Sachs


                • Arnaud69 Arnaud69 22 janvier 2014 21:33

                  J’ai bien aimé l’orientation des investissements des pays bas ces derniers temps : Boycott de banques israéliennes par les Pays-Bas.


                • Bonneteau 25 janvier 2014 13:48

                  « Ils ont raison les Néerlandais, en plus les avocats Israéliens sont minables. Je ne parle pas de Klugman, non, je parle du fruit... »


                  Logorrhée, sans rapport avec le sujet. Porte atteinte au sérieux du billet, et pourrit la section réservée aux commentaires. Je le signale comme abusif.

                • Buddha Marcel. 22 janvier 2014 19:33

                  Le leadership de cette banque est logique, prévisible et va intégralement dans le sens de la société commencée il y a environ 4000 ans ; société que tous les gens qui pensent partir de rien pour arriver nulle part, réussir à quelque chose,brefs que tous les arrivistes , etc etc ont choisi..le drame passé actuel et futur est que les arrivistes sont légions.........

                  m’enfin vous jouez au monopoly en vous disant c’est sympa, je vais tous les niquer....tout le monde pense cela....puis en fin de partie un joueur finit par tout rafler la mise, qui a t’ il a redire à cela ? rien du tout......faut arrêter de gueuler, mieux meme la fermer !!

                  si vous êtes pour une échelle de valeur sociale, au travail, à l’école , pour une compétition truquée qui élimine etc etc vous avez créé ce monstre vous aussi...........à mon avis ça doit représenter environ au moins 80% de la planète...faut assumer maintenant...


                  • vesjem vesjem 22 janvier 2014 20:00

                    @l’auteur
                    ceci parait fort compliqué pour le profane que je suis , mais plus rien , émanant du panier de crabes , ne m’étonne (compte-tenu de ma culture agoraphile ) ;
                    je ne sais si barnier a déjà « touché » (?) ;
                    il semble que les instances européennes actuelles sont en train :
                    1 : de verrouiller leurs « petites » affaires avant mai 2014
                    2 : de donner aux naïfs des gages de démocratie et de pseudo-purification avant le chambardement qui semble s’annoncer ;


                    • Bonneteau 22 janvier 2014 22:13

                      « ceci parait fort compliqué pour le profane que je suis »

                      Je fais ce que je sais faire. Il appartient à d’autres, s’ils le souhaitent, de rendre ces analyses plus accessibles. Toutefois, si vous souhaitez des éclaircissements, il faudrait que vous précisiez sur quel(s) point(s).


                    • vesjem vesjem 22 janvier 2014 23:02

                      @bonneteau
                      Ce n’est pas une critique , mais juste le fait qu’il me (nous) faut m’investir profondément dans les processus mafieux et complexes pour appréhender tous les tenants et aboutissants ; notez que je vous fais confiance pour cet article .
                      salutations


                    • soi même 22 janvier 2014 20:20

                      Ubuesque, enquête parlementaire, d’un parlement croupion dans ses pouvoirs de décisions.
                      Comme si les instances Européennes vont s’émouvoir de se rapport, qui pour certain et un secret de polichinelle.
                      je vois plus tôt, une manœuvre d’intoxication, pour une raison simple, cela pourrait une ultime parade en vue des futures élections Europèennes.
                      Éviter à tous pris, le raz de marres d’arrivés de députés Euroceptiques au parlement Européen.
                      Car si d’aventure cela se produirait, il y a fort à parier de l’implosion des institutions Européennes.

                      Car imaginer dans quelques mois, une majorité de députés élus fassent ce que fait Nigel Farage fait là ?

                      http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/nigel-farage-antonis-samaras-vous-42874#forum12877425

                      Donc, cette enquête est diligenté avec la bénédiction des intitulions Européennes pour faire tombés quelques têtes, pour calmer la fronde populaire qui, ils doivent à Bruxelles bien sentir le souffle de boulet arriver !


                      • Isary 22 janvier 2014 21:29

                        Si au contraire,vous etes tentes par un raz de marée d euroseptiques,je vous recommande vivement de faire connaissance avec l UPR de Francois Asselineau qui ne cesse de dénoncer tout cela.Il ne bénéficie bien évidemment D ’ AUCUNE COUVERTURE MEDIATIQUE.Mais ,les français sont plein de bon sens et le nombre d’adherents grimpe,grimpe de jour en jour !

                        Commencez par visionner se conference " L EUROPE C EST LA PAIE(et non la paix)
                        votez pour lUPR aux europeennes.La teneur des interventions au parlement europeen sera d’ une toute autre nature....
                        bonsoir

                        • christophe nicolas christophe nicolas 22 janvier 2014 22:58

                          Ne soyons pas naïf. Faisons un comparatif avec une société bien connue de chez nous. Quand il y a cinq acteurs :

                          1. le maître d’ouvrage qui paie -RFF , -Grèce
                          2. le maitre d’œuvre qui fait faire, -SNCF -Le gouvernement Grec
                          3. l’entrepreneur qui fait, -Legrand -Goldman Sachs
                          4. l’utilisateur du train -Client -Les Grecs
                          5. Le renfloueur, -France  - l’UE
                          6. Le baisé, Le contribuable et les précaires

                          La recette est simple. L’entrepreneur essaie d’acheter le Maître d’œuvre. Si c’est le cas, ils baisent ensemble le Maître d’ouvrage. L’entrepreneur fait un « cadeau au Maître d’œuvre »puis ils discutent ensemble des dépassements avec le Maître d’ouvrage pour le baiser parce qu’il n’y connaît pas grand chose, qu’il pense qu’il ne peut pas disparaître, qui endette le futur. A la fin, le renfloueur crée de la monnaie ou génère de la dette, c’est pareil car vous paierez la facture d’une manière ou d’une autre.

                          Je vous rassure la société Legrand n’a rien à voir avec Goldman Sachs, c’est pneu, imprimante, repas chez Bocuse à la fin, quelques parpaings, bâche, coup de tracto-pelle. Tout de même, maintenant certains veulent baiser le maître d’ouvrage pour le baiser, ce n’est plus le petit cadeau pratique pour travailler en confiance qui fait gagner de l’efficacité à tout le monde, c’est « quel connard, je l’ai bien nicqué ».

                          Dans le cas de Goldman Sachs, il vont financer la dette en prêtant de l’argent à la Grèce à un taux d’usure, leur intérêt est donc de les mettre en déficit. Dans le cas du ferroviaire, les entrepreneurs veulent également endetter la France pour demander des concessions (autoroutes, tunnel, voie ferrée,...).

                          Oui Goldman Sachs essaie de sodomiser la Grèce... parce qu’on sait que la Grèce n’est pas toujours très rigoureuse en matière de mœurs financières. Il ne faut pas filer la gestion de la monnaie à des enculeurs, sinon ça vous fait mal au cul. C’est simple, il faut que les états remontent leur pantalon et retrouvent leurs burnes.

                          Les « gagneurs » sont des pasteurs insensés, des pervers et des menteurs qui ravagent les richesses.

                          Battre monnaie doit redevenir la prérogative des états, eux mêmes consacrés à Marie et Jésus, c’et à dire çà une forme intentionnelle de bonté qui fait naître l’esprit de vérité.

                          Et oui, Satan, le gros dur qui veut mettre le monde à genoux, est en fait de la jaquette... Pauvre chou, il n’osait pas se l’avouer, il ne faudra pas trop le lui faire sentir, il serait capable de s’enterrer sous terre en nous faisant une déprime. Envoyez lui simplement un tutu rose...

                          Goldmann Sachs, 2 rue de Thann, Paris


                          • Captain Marlo Fifi Brind_acier 23 janvier 2014 05:49

                            Bonjour,
                            Excellent article sur Goldman Sachs, que cet humoriste allemand a très bien illustré :
                            « Le complot de Goldman Sachs » « Ils se connaissent tous ! »

                            Plus sérieusement, tous ces Think Tank et autres commissions se disent « indépendants ». Ils sont surtout indépendants du vote et du contrôle des citoyens...
                            Comme toutes les Instances européennes, ils se cooptent entre eux.

                            La question qui se pose aux citoyens est de comprendre comment cela a pu se faire ?
                            La réponse est dans les origines de la construction européenne par les USA.

                            Un journaliste anglais, Pritchard, est allé farfouiller dans les documents déclassifiés par Clinton en 2000. Il a découvert que la CIA avait financé le Mouvement Européen chargé d’impulser l’ UE et l’euro.

                            Mouvement qui existe toujours, bien que les médias n’en parlent jamais.

                            Et que tout cela « DEVAIT SE FAIRE SANS DEBAT », donc sans informer les populations, « jusqu’au moment où cela serait irréversible ».

                            Tout ceci est expliqué dans la conférence de François Asselineau :
                            « Pourquoi l’ Europe est comme elle est ? »


                            • Bonneteau 23 janvier 2014 10:20

                              « Plus sérieusement, tous ces Think Tank et autres commissions »


                              Ce billet parle de la Commission, et du think tank le plus influent auprès d’elle ; toutes deux ayant le même objectif : le fédéralisme. Et la stratégie mise en oeuvre pour y parvenir : l’Union Bancaire. Ça aussi, c’est « sérieux »

                              La commission avec un c minuscule n’est qu’un prétexte pour toucher ce sujet, et son corollaire : l’emprise de certaines représentants des intérêts financiers, sur ce processus. 

                              Cette mise au point répond, aussi, j’espère, à ceux qui ont fait par de leur difficulté à interpréter ce billet.

                            • Bonneteau 23 janvier 2014 10:55

                              Par une coïncidence inouïe, j’apprends aujourd’hui du fondateur de think tank (par Twitter), qu’il vient à nouveau d’être classé le « premier au monde ».


                            • Captain Marlo Fifi Brind_acier 23 janvier 2014 06:11

                              Sur l’Union Bancaire, il convient peut-être de mettre un bémol sur ses résultats.

                              L’Allemagne s’est débrouillée pour tirer son épingle du jeu, défendre ses Caisses d’épargne régionales et reporter les transferts financiers vers les pays du « club méditerranée » ... à la St Glinglin.

                              Plusieurs articles de la Tribune sur ce sujet :

                              « Pourquoi l’ Allemagne bloque l’ Unions bancaire ? »

                              « Comment l’ Allemagne a saboté l’ Union bancaire »

                              « Pour la vraie union bancaire, il faudra attendre... 2025 »

                              L’Allemagne est la grande bénéficiaire de l’ euro.
                              Si elle avait gardé le mark, il vaudrait 30% plus cher, ce qui en terme d’exportations serait un handicap.

                              Néanmoins, l’euro présente pour elle un gros inconvénient, c’est la perte à terme de la valeur de sa monnaie.

                              S’accumulent dans les banques allemandes des sommes astronomiques d’euros venant des pays du sud de la zone euro, et qui ne valent pas un copek.

                              L’effondrement de la valeur du mark est la terreur des Allemands, en souvenir des années 20.
                              Tout ceci est expliqué en détail dans la conférence « La tragédie de l’euro »


                              • Bonneteau 23 janvier 2014 11:04
                                Mettez les points sur les i, et il y en aura toujours un pour vous en distraire. 

                                Il faut lire le billet rapportant le Q&R entre Quatremer et Nicolas Véron, l’X de service pour Bruegel, dans sa totalité. Le bémol dont vous parlez, c’est pas ça qui va les arrêter. Vous n’avez visiblement pas pris la mesure de leur détermination.

                                Lisez plutôt :

                                « il s’agissait bien en premier lieu de construire une supervision unique qui permette d’avoir une vision claire de l’état du système bancaire et ensuite, lorsque le public allemand sera convaincu que ce système fonctionne, est fiable et n’est pas manipulé par tel ou tel État membre, on envisagera une véritable mutualisation financière »

                                La suite :

                                « Cela est dû au manque de confiance entre eux et notamment à la peur de l’Allemagne de se faire dévaliser par ses voisins. Mais il faut bien voir aussi que cette mutualisation des moyens a un lien avec la discussion sur l’union budgétaire : une union bancaire ne peut être complète, y compris en terme de mutualisation des risques inhérents à la résolution des risques bancaires, que si elle est accompagnée par des avancées importantes sur le plan de l’intégration budgétaire. »

                                Tout est dit dans ce Q&R sur la manière dont le fédéralisme va se faire. 

                              • Captain Marlo Fifi Brind_acier 23 janvier 2014 18:19

                                à l’auteur,
                                Vous découvrez l’eau tiède ?
                                Evidemment que des forces puissantes poussent au fédéralisme.

                                Puisque le but le l’UE et de l’euro est d’en finir avec les Etats Nations, de transférer les pouvoirs à des gens non élus, cooptés entre eux, pour transformer les européens en colonisés de la finance et des multinationales américaines.

                                Le fédéralisme était déjà en gestation dans le Traité de Rome.

                                Cela vous affole ? Vous avez bien raison, mais au lieu de m’engueuler, alors que je n’y suis strictement pour rien, vous pourriez aussi allez au bout de votre raisonnement et de la logique de survie : sortons donc le plus vite possible de l’UE.

                                Mais ce sera peut-être le sujet de votre prochain billet...


                              • spartacus spartacus 23 janvier 2014 09:02

                                Titre racoleur, texte confus. 



                                • Bonneteau 23 janvier 2014 12:25

                                  Il est plus confortable de se convaincre que c’est le texte qui est confus, plutôt que reconnaître sa propre inaptitude à en maîtriser la complexité. Si je me trompe, alors prouvez nous que le texte est confus. Il vous suffit pour cela donner un exemple. Ce devrait être facile.



                                • spartacus spartacus 23 janvier 2014 16:00

                                   ??? On accepte pas la contradiction ? smiley


                                  « C’est l’occasion de préciser que nous omettons, en général, de donner des liens html qui seraient redondants avec ceux des deux billets (celui que nous venons de citer, et un autre que nous citerons plus bas). »
                                  Çà c’est un texte confus ! (qui n’est pas concis). 
                                  (Nous, Je) qui écrit le texte un groupe ou un individu ? 

                                • claude-michel claude-michel 23 janvier 2014 09:14

                                  Vous avez dit lobby juif... ?

                                  Goldman Sachs (inscrite The Goldman Sachs Group, Inc. à la Bourse de New York), également connue sous les noms GS, Goldman et The Firm (« La Firme »1) est une banque d’investissement créée en 1869 dont le siège social mondial est situé au 200 West Street dans le Financial District de Manhattan, à New York. Goldman Sachs dispose de bureaux dans les plus importantes places financières dont New York, Londres, Tokyo et à Paris.

                                  Goldman Sachs propose des activités de conseil (fusion-acquisition), de financement d’entreprise et des investissements de capitaux et le commerce de biens. L’établissement financier s’est fait connaître du public pour sa fabrication de produits dérivés financiers pendant la crise des subprimes et la crise de la dette grecque, qui ont contribué à la crise financière de 2007 à 2011....(Wikipedia)


                                  • Dominique TONIN Dominique TONIN 23 janvier 2014 09:32

                                    « Ces questions engagent l’avenir de l’euro, et, si il en a un, son architecture. C’est une régression civilisatrice majeure, comme un coup d’État, que d’en laisser la résolution à quelques think tank infiltrés par Goldman Sachs. » 

                                    Vous avez, en conclusion, résumé la situation de l’Europe à ce jour.C’est à dire, un hold-up général orchestré par la goldman sachs et leurs affidés.
                                    Les affidés étant les hommes et femmes politiques corrompus,sans quoi il n’y aurait pas possibilité de s’accaparer aussi facilement la totalité des pouvoirs économiques de la planète. L’union Européenne, en soi est une aubaine car, en plus de l’usine à gaz qu’elle représente, elle est un moyen de toucher, à terme, 28 nations d’un seul coup.
                                    La mission serait bcp plus compliquée s’il fallait investir chaque pays.
                                    En d’autres termes, si les citoyens Européens ne reprennent pas la main, et rapidement, nous sommes tous foutus. Comme vous le dites dans cet article, nous revenons à l’ancien système soviétique.

                                    • Bonneteau 23 janvier 2014 10:26

                                      « En onclusion, résumé la situation de l’Europe à ce jour. C’est à dire, un hold-up général orchestré par la goldman sachs et leurs affidés. »


                                      Il y a un peu de ça, et je me réjouis que quelqu’un, vous, l’ait relevé.

                                    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 23 janvier 2014 18:37

                                      à l’auteur,
                                      Le hold up n’est pas seulement celui de Goldman Sachs, c’est celui aussi de toutes les multinationales qui grenouillent à Bruxelles et qu’on retrouve ( en partie) dans le registre alphabétique des organisations.

                                      Et ce n’est pas Goldman Sachs qui a mis en place l’ Union européenne et l’euro, c’est la CIA avec deux de leurs employés, Monnet et Schuman.

                                      Le couple franco-allemand est un mythe, De Gaulle s’est fait rouler dans la farine par Kennedy et Adenauer, qui ont remis dans le Traité de l’ Elysée, tout ce que De Gaulle avait exclu : les USA, l’Angleterre et la Commission européenne.


                                    • Bonneteau 23 janvier 2014 21:25

                                      « Le hold up n’est pas seulement celui de Goldman Sachs, c’est celui aussi de toutes les multinationales qui grenouillent à Bruxelles »

                                      On peut dire que vous avez soulevé un lièvre...

                                      Ce billet, vous l’aurez remarqué, apporte des preuves de l’omniprésence de Goldman Sachs dans les affaires européennes. Libre à vous de faire un billet sur une multinationale surpassant Goldman Sachs dans les trois domaines visés : justice, attribution de marché public et lobbying.

                                      « Et ce n’est pas Goldman Sachs qui a mis en place l’ Union européenne et l’euro »

                                      On peut dire, là aussi, que vous n’avez pas peur d’enfoncer des portes ouvertes.


                                    • CASS. CASS. 27 janvier 2014 00:46

                                      Et ce n’est pas Goldman Sachs qui a mis en place l’ Union européenne et l’euro, c’est la CIA avec deux de leurs employés, ahaha FIFI qui sépare goldman sachs de la cia et de son armée de corrompus, elle n’a encore rien compris à l’axe du mal.



                                      • mortelune mortelune 23 janvier 2014 13:18

                                        C’est un fait, les banquiers ont pris le pouvoir en 1973 avec la création de la trilatérale.


                                        • Captain Marlo Fifi Brind_acier 23 janvier 2014 18:25

                                          Pour comprendre pourquoi le fédéralisme est nécessaire à la colonisation des européens, il faut comprendre pourquoi ? comment ? et par qui elle a été organisée :
                                          « Pourquoi l’ Europe est comme elle est ? »


                                          • tchoo 23 janvier 2014 23:28

                                            Pas compris grand chose à cet article.
                                            Pas vu ce que vous apportiez de plus que ne nous sachions déjà, l’implication de GS dans tout un tas de turpitudes financières des ces dernières décennies et le recyclage de ses cadres dans des postes de décision d’où ils ne devraient pas être permis de s’approcher.
                                            Mais on laisse faire, on accepte tous ces pourris, tordus, accapareur que nous impose leurs visions du monde sans réagir, comme des lapins aveuglés par les phares du véhicule qui foncent sur eux.


                                            • CASS. CASS. 27 janvier 2014 01:11

                                              voilà ce qu’ils préparent les pro protocoles de sion des rothschildiens windsordiens andco ,ça n’est pas d’aujourd’hui http://www.youtube.com/watch?v=lKpBdRUwUN4 


                                            • BA 24 janvier 2014 23:16
                                              Olivier Delamarche, le 22 janvier 2014 :

                                              La vidéo dure 10 minutes, et c’est excellent !


                                              • BA 25 janvier 2014 06:59
                                                Au Royaume-Uni, les LibDems sont un parti libéral, classé à droite. Les LibDems sont un parti favorable à la construction européenne.

                                                Le Parti Travailliste est un parti classé à gauche, et il est lui-aussi favorable à la construction européenne.

                                                Coup de tonnerre ! Les LibDems et le Parti Travailliste viennent de faire alliance à la Chambre des Lords pour empêcher l’organisation d’un référendum sur l’Union Européenne !

                                                C’est encore un coup d’Etat anti-démocratique.

                                                C’est le dernier exemple en date qui confirme que la construction européenne est anti-démocratique.

                                                La construction européenne s’éloigne de plus en plus de la démocratie.

                                                La construction européenne se rapproche de plus en plus de la dictature.

                                                Samedi 25 janvier 2014 :

                                                 Coup de frein pour le projet britannique de référendum sur l’UE.

                                                Le texte prévoyant l’organisation d’un référendum sur une sortie de l’UE du Royaume-Uni d’ici à 2017 est menacé de ne jamais voir le jour. La Chambre des Lords a décidé de le renvoyer devant la chambre basse du Parlement.

                                                Les conservateurs ont accusé leur partenaire de coalition les LibDems et l’opposition travailliste de vouloir « tuer » le projet de loi soutenu par le Premier ministre David Cameron. Les deux partis sont opposés au référendum.

                                                Après avoir franchi le 10 janvier son premier obstacle à la chambre haute du Parlement britannique, le texte a subi vendredi un spectaculaire coup de frein. Une majorité de 87 Lords a demandé, au cours d’un débat houleux, d’amender la question posée par le référendum (Pensez-vous que le Royaume-Uni doit rester membre de l’Union européenne ?).

                                                Le parlementaire conservateur Bill Cash a d’ores et déjà estimé que le projet de loi était « mort », regrettant la guérilla menée par les travaillistes et les libéraux-démocrates. « Même s’ils n’osent pas l’admettre, ils ne pensent pas que le peuple britannique doit avoir son mot à dire », a également fustigé Lord Hill, leader des Tories à la chambre haute.


                                                • Dornach Dornach 25 janvier 2014 18:35

                                                  Le NOM (NWO), un projet américano-zioniste :
                                                  http://charlesdornach.wordpress.com/2013/11/02/le-nom-nwo-un-projet-satanique/

                                                   La finance américaine, des requins avides et sans scrupule :
                                                  http://wp.me/p1WnGr-hh


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