• jeudi 9 février 2012
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Tribune Libre > « La tronche pas très catholique » de L. Fabius et le bréviaire de la pêche (...)
54%
D'accord avec l'article ?
 
46%
(50 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

« La tronche pas très catholique » de L. Fabius et le bréviaire de la pêche aux voix « des cons » par G. Frêche

Le président de la région Languedoc-Roussillon vient de soulever une fois de plus une bronca nationale. Il s’en est pris à l’ancien premier ministre Laurent Fabius dont il ne trouve pas « la tronche très catholique  ».

Le contexte 
 
Le contexte doit être rappelé. G. Frêche prétend que cette phrase a été prononcée, il y a deux mois, sans susciter de réactions (3). En fait, c’est le 22 décembre 2009, en conseil d’agglomération, et elle n’avait été alors rapportée que par Direct Montpellier plus, le lendemain. C’est sa reprise dans L’Express, sous la signature de Jacques Molénat, le 28 janvier dernier, qui vient de déclencher l’indignation. Selon G. Frêche, il s’agit d’un complot du siège du PS dans la perspective des présidentielles : Mme Aubry s’inquiéterait de ne pouvoir compter sur les voix des fédérations de la région. D’autre part, M. Fabius et M. Frêche ne s’apprécient pas, ayant chacun déclaré tour à tour, le premier le 20 décembre 2009, et le second le 22 en réplique, qu’ils ne voteraient sans doute pas l’un pour l’autre dans leurs régions respectives.
 
Une litote ambiguë
 
Le scandale suscité tient à la litote ambiguë de l’expression « Il n’a pas une tronche très catholique  ». Appliquée à tout autre, elle signifierait sans équivoque qu’ « il faut se méfier de cet individu », selon l’explication de texte donnée par G. Frêche lui-même à M.-O. Fogiel, vendredi 29 janvier 2010 (3). Mais visant M. Fabius dont la culture juive est connue, cette dénonciation peut prendre un tour antisémite par sous-entendu et jeux de mots : par opposition à "catholique" au sens propre, "la qualité de juif " est insinuée ; et au sens figuré, « ne pas être très catholique » signifie être louche et ne pas inspirer confiance, de même qu’une conduite, dite par litote « pas très reluisante », veut dire qu’elle est honteuse.
 
C’est donc bien un procès en antisémitisme qui est fait à G. Frêche. Or, est-il fondé ? Il ne fait aucun doute pour ses détracteurs ; selon eux, ces propos antisémites s’inscrivent dans une longue suite où l’on a vu tour à tour défiler le nombre de noirs dans l’équipe de France, les harkis, les islamistes et les femmes voilées. Mais G. Frêche de répliquer que les 7 procès qui lui ont été intentés, il les a tous gagnés (3). 
 
Georges Frêche "judéophile" et soutien d’Israël
 
Alors, antisémite M. Frêche ? Comment le croire d’un homme de sa culture qui, au cours d’une fête célébrant, en 2007, la 24ème année du jumelage entre Montpellier et la ville israélienne de Tibériade, au bord du lac du même nom en Galilée (1), se disait « ravi que, pour la première fois la France (eût) élu au suffrage universel direct (…) un juif président de la République ? On avait eu Léon Blum et Mendès-France, premier ministre, se souvenait-il. Mais on n’avait jamais eu un juif élu au suffrage universel. C’est un beau succès !  » ajoutait-il, en étant aussi content de voir « son ami Kouchner ministre des affaires étrangères  » : « Qu’est-ce que vous voulez de plus ?  » demandait-il à l’assistance.  
 
Et après avoir dit son soutien à la politique israélienne face aux attentats palestiniens et à la menace iranienne, il avait tenu à rappeler qu’il entretenait, comme nombre de gens de la région, « des liens charnels avec la terre d’Israël  ». Pour « (avoir accueilli) des Juifs, en fuite vers l’Espagne, dans leur maison, » son père avait été fait « Juste » peu après sa mort. Il baignait donc depuis l’âge de 3 ou 4 ans dans une culture familiale « judéophile ». Et il saluait, bien qu’ « (il ne fût) pas de son bord  », le Président Chirac, au moment où il quittait le pouvoir, « qui avait eu le courage pour la première fois en France de condamner le Régime de Vichy. Ça, s’était-il écrié, c’est une avancée historique essentielle. » Une telle profession de foi cadre-t-elle avec l’antisémitisme ? Non, à l’évidence !
 
Le bréviaire du parfait démagogue de M. Frêche
 
La solution du paradoxe ne doit-elle pas être cherchée ailleurs, dans ce bréviaire du parfait démagogue que Georges Frêche a livré en toute franchise, voire impudicité, au cours d’une réunion publique en janvier 2009 (2) ? À la façon de Machiavel qui dans « Le Prince » pense la même chose des hommes, ou, de Quintus Cicéron, avant lui, qui rédige en -65 un manuel de campagne électorale à l’intention de son frère Marcus Tullius, l’orateur et écrivain, qui briguera le consulat en -63, G. Frêche révèle sa technique en trois volets pour conquérir et exercer le pouvoir.
 
1- D’abord, il faut bien connaître l’électorat pour répondre à son attente : « Ah ! si les gens fonctionnaient avec leur tête ! regrette-t-il. Ils fonctionnent pas avec leur tête, ils fonctionnent avec leurs tripes ! La politique, c’est une affaire de tripes, c’est pas une affaire de tête. C’est pour ça que quand je fais une campagne, explique-t-il, je ne la fais jamais pour les gens intelligents. Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %. Il y en a 3 % avec moi et 3 % contre. (…) Donc, je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse. ». « Les cons sont majoritaires et moi j’ai toujours été élu par une majorité de cons et ça continue parce que je sais comment les« engraner » : « j’engrane » les cons avec ma bonne tête, je raconte des histoires de cul, etc. » « Les cons sont souvent sympathiques. Moi, je suis bien avec les cons, je joue à la belote, je joue aux boules. Je suis bien avec les cons, parce que je les aime, mais ça ne m’empêche pas de les juger, Mais après, quand vous avez raison, après ils vous donnent raison, mais toujours 3 à 4 ans après.  » Il faut savoir, d’autre part, que « les cons ne disent jamais merci. »
 
2- Par voie de conséquence, il convient donc de découper un mandat de six ans en trois temps : « Les deux premières années, prévient-il, vous devenez un maximum impopulaire, vous leur tapez sur le claque-bec, etc. Ah, salaud ! Le peuple aura ta peau, on t’aura ! Moi je dis : cause toujours ! Je vous emmerde ! Ensuite, 2 ans, vous laissez reposer le flan : vous faites des trucs plus calmes. Et les deux dernières années, plus rien du tout, des fontaines, des fleurs et des bonnes paroles, je vous aime, ô Catalans, je vous aime, ô Occitans mes frères, je vous aime. Vous faites un petit institut, une merde pour propager le catalan auprès de 4 guguss. Tout le monde est content, évidemment ils parlent catalan : comme ça, personne les comprend à 3 kilomètres de chez eux. Mais ça leur fait plaisir. »
 
3- Au cas où on n’aurait pas bien compris ce qu’est, selon lui, la conquête et l’exercice du pouvoir, Georges Frêche en rappelle l’esprit : « C’est un jeu ! Qu’est-ce que vous voulez ? Il faut bien en rire. Avant, je faisais ça sérieusement. Maintenant, j’ai tellement l’habitude de la manœuvre que ça me fait marrer. »
 
M. Frêche, un pêcheur avisé en eaux troubles
 
M. Frêche est ainsi un pêcheur avisé sans état d’âme quand il va à la pêche aux voix des "cons", puisque "cons" malheureusement il y a : « Il faut cesser de parler de populisme, a-t-il déclaré sur Europe 1, (3) Il y a un divorce avec les élites parisiennes ! Moi, ici, je suis dans le réel. Je fréquente les gens, je me balade sur les marchés en permanence et les gens m’appuient. »
 
Comme un pêcheur choisit les leurres les plus susceptibles d’appâter le poisson, sans avoir pour autant le moindre goût pour le ver rouge ou l’asticot qui, au contraire lui répugnent, G. Frêche n’a-t-il pas parlé de « la tronche pas très catholique de M. Fabius  », sans le moindre antisémitisme de sa part, mais parce qu’il sait qu’il compte dans son électorat un grand nombre de « cons » comme il dit qui mordront à l’appât ?
 
Un signal d’alarme ?
 
Ce choix par G. Frêche d’un leurre ethniste capable de stimuler le réflexe ethniste correspondant, habillé élégamment d’une ambiguïté volontaire pour s’en défendre au besoin si on lui cherche noise, ne devrait-il donc pas être pris pour un signal d’alarme ? G. Frêche chercherait-il à agiter ce leurre pour capter les voix des « cons » s’il savait qu’il y en aurait bien peu à y mordre ? Ne doit-on pas en déduire qu’il existe un antisémitisme rentré de plus en plus répandu qu’il a parfaitement perçu dans son électorat ?
 
On a été soi-même pris à témoin comme on ne l’a jamais été jusqu’ici. On entend aujourd’hui certains dénoncer sous cape une sur-représentation de la communauté juive dans certains secteurs de la vie nationale. Que répondre quand on vous énumère une liste de noms de gens qui détiennent effectivement les rênes de différents pouvoirs ? Il semble que l’on en revienne au temps de l’affaire Dreyfus ou de l’entre-deux guerres. Et il ne s’agit pas de familles de pensée d’extrême-gauche qui ont confondu la cause des Palestiniens avec l’anti-sionisme et l’antisémitisme, ni de courants d’extrême-droite qui baignent dans cette intolérance par tradition ancestrale. 
 
Dès lors, plutôt que de se lamenter devant les leurres démagogiques de Georges Frêche dans sa pêche aux voix des « cons », ne faut-il pas le remercier d’attirer l’attention malgré lui sur la montée souterraine d’un antisémitisme nouveau qui, sans son audace, resterait insoupçonnée. Reste à savoir pourquoi cette nouvelle poussée de fièvre d’intolérance antisémite qu’on croyait à jamais révolue. Paul Villach 
 
(1) Allocution de G. Frêche à l’occasion du 24ème anniversaire du jumelage entre Montpellier et Tibériade, inscrit sur Dailymotion, le 24 juin 2007
http://www.dailymotion.com/video/x2d9nf_intervention-g-freche_events
« Je me souviens d’être à Tibériade lors de « la guerre des six jours ». Et c’est là que je me suis fait un ami. Je vais vous dire qui c’est. Nicolas Sarkozy ! Eh oui, parce qu’on n’est pas du même bord, mais pour Israël, on est du même bord. Et je suis ravi que pour la première fois la France ait élu au suffrage universel direct – ce sera mon bonheur dans mon malheur – ait élu un juif président de la République. On avait eu Léon Blum et Mendès-France, premier ministre. Mais on n’avait jamais eu un juif élu au suffrage universel. C’est un beau succès !
Et en plus avec Kouchner ministre des affaires étrangères, qu’est-ce que vous voulez de plus ? Alors je vais dire à mon ami Kouchner : et quand c’est que tu reconnais Jérusalem, capitale d’Israël, ce sera le début des difficultés  »
Il défend ensuite la légitimité du mur édifié entre Israêl et la Jordanie, « seule façon d’éviter des dizaines de victimes innocentes semaine après semaine ».
« Les seuls qui ont laissé les Palestiniens dans les camps, c’est les Libanais. Mais ailleurs les Palestiniens qui sont souvent des gens intelligents, se sont souvent investis dans la population et le développement économique  ».
« Certes les Iraniens sont de dangereux adversaires, ils sont en train de se doter de la bombe atomique, et c’est pour Israël un danger permanent et constant auquel votre gouvernement est sensible. Et je comprendrais – Je me souviens de la centrale Osiris – toute mesure préventive éventuelle. (…) L’Iran est une puissance dangereuse. »
 « Ici, à Montpellier dans la région, nous sommes nombreux, parce que nous avons avec la terre d’Israël des liens charnels. Mon père est mort peu avant d’être fait « Juste ». Moi, dans ma famille, j’ai connu les Juifs quand j’avais trois ou quatre ans quand mes parents accueillaient les Juifs en fuite vers l’Espagne dans notre maison de Puilaurens. Et après nous avons salué le départ de l’Odyssée (sic ! à la place de « l’Exodus ») de Sète vers Chypre et vers Israël depuis les camps de Viols le Fort ici ou ceux qui sortaient des camps de concentration ont trouvé une terre et un pays en Israël et c’est au nom de ceux-là que nous Français, en tout cas tous ceux qui se réclament de l’âme de la Résistance. Et je voudrais vous dire, moi qui ne suis pas de son bord, alors qu’il vient de quitter le pouvoir, je voudrais saluer l’ancien président de la République, Jacques Chirac, qui a eu le courage pour lapremière fois en France de condamner le Régime de Vichy. Ça , c’est une avancée historique essentielle.  »
 
(2) Causerie publique de G. Frêche, publiée sur DailyMotion, le 27 janvier 2009 : 
 "J’ai toujours été élu par une majorité de cons"
http://www.youtube.com/watch?v=t55CC7U82nc&feature=player_embedded#
« Ah si les gens fonctionnaient avec leur tête, ils fonctionnent pas avec leur tête, ils fonctionnent avec leurs tripes. La politique, c’est une affaire de tripes, c’est pas une affaire de tête. C’est pour ça que quand je fais une campagne, je ne la fais jamais pour les gens intelligents. Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %. Il y en a 3 % avec moi et 3 % contre. Je change rien du tout. Donc, je fais campagne auprès des cons et là, je ramasse des voix en masse. Et jamais sur des sujets…
Enfin, aujourd’hui je fais ce qui m’intéresse, comme Président de région, j’aide les lycées, j’aide la recherche et quand je ferai campagne, dans deux ans pour être de nouveau élu, je ferai campagne sur des conneries populaires, pas sur des trucs intelligents que j’aurai fait.
Qu’est-ce que les gens en ont à foutre que je remonte les digues ? Les gens s’occupent des digues quand elles débordent, après ils oublient, ça les intéresse pas, les digues du Rhône. Les gens ils s’en foutent ! Ah ! à la prochaine inondation, ils gueuleront qu’on n’a rien fait.
Alors moi, je mets beaucoup d’argent sur les digues du Rhône, mais ça ne me rapporte pas une voix, par contre si je distribue des boîtes de chocolat à Noël à tous les petits vieux de Montpellier, je ramasse un gros paquet de voix.
Je donne des livres gratuits dans les lycées. Vous croyez que les connards me disent merci, ils disent ; non, ils arrivent en retard ! Comme si c’était ma faute parce que l’appel d’offres n’avait pas marché et que donc il y avait quinze jours de retard dans la livraison.
Les gens, ils disent pas merci, d’ailleurs les gens, ils disent jamais merci. Les cons ne disent jamais merci. Les cons sont majoritaires et moi j’ai toujours été élu par une majorité de cons et ça continue parce que je sais comment les « engraner ». « J’engrane » les cons avec ma bonne tête, je raconte des histoires de cul, etc
Ça a un succès fou, ça a un succès fou. Ils disent merde, il est marrant, c’est un intellectuel mais il est comme nous, quand les gens disent « Il est comme nous », c’est gagné, ils votent pour vous. Parce que les gens, ils votent pour ceux qui sont comme eux. Donc il faut essayer d’être comme eux.
Là, les Catalans me font chier, mais je leur tape dessus parce qu’ils m’emmerdent, mais dans deux ans, je vais me mettre à les aimer, je vais y revenir je vais leur dire, mon Dieu, je me suis trompé, je vous demande pardon, ils diront : qu’il est intelligent ! Ils me pardonneront (rire), ils en reprendront pour 6 ans.
 C’est un jeu, qu’est-ce que vous voulez ? Il faut bien en rire. Avant je faisais ça sérieusement, maintenant j’ai tellement l’habitude de la manœuvre que ça me fait marrer.
Les cons sont cons et en plus ils sont bien dans leur connerie. Pourquoi les changer, pourquoi voulez-vous les changer ? Si vous arrivez à faire en sort que les gens intelligents passent de 6 à 9 % voire à 11, vous ne pourrez pas aller au-delà.
Mais les cons sont souvent sympathiques. Moi je suis bien avec les cons, je joue à la belote, je joue aux boules. Je suis bien avec les cons, parce que je les aime, mais ça ne m’empêche pas de les juger. Mais après, quand vous avez raison, après il vous donnent raison, mais toujours 3 à 4 ans après.
Ils disent : mais il est pas si con parce que après tout ce qu’il a fait, ça marche. Donc vous faites des trucs, vous vous faites élire 6 ans. Les deux premières années vous devenez maximum impopulaire, vous leur tapez sur le claque-bec, etc. Ah, salaud ! Le peuple aura ta peau ! On t’aura ! Moi, je dis cause toujours ! Je vous emmerde ! Ensuite, 2 ans, vous laissez reposer le flan, vous faites des trucs plus calmes. Et les deux dernières années, plus rien du tout, des fontaines, des fleurs et des bonnes paroles : je vous aime, ô Catalans ! Je vous aime, ô Occitans, mes frères, je vous aime ! Vous faites un petit institut, une merde pour propager le catalan auprès de 4 guguss. Tout le monde est content. Évidemment, ils parlent catalan, comme ça personne les comprend à 3 kms de chez eux. Mais ça leur fait plaisir. »
 
(3) Interview de G. Frêche par M.-O. Fogiel sur Europe 1  : « C’est un complot monté par Aubry »
http://www.europe1.fr/Politique/C-est-un-complot-monte-par-Aubry-129228/
 
par Paul Villach lundi 1er février 2010 - 73 réactions
54%
D'accord avec l'article ?
 
46%
(50 votes) Votez cet article

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par Céphale (xxx.xxx.xxx.220) 1er février 2010 11:34
    Céphale

    Bon portrait d’un tribun sans idéal.

    En somme, Georges Frêche (avec sa tronche pas frêche, comme dirait Lacan), proclame haut et fort ce que de nombreux élus pensent de leurs électeurs sans le dire.
  • Par french_car (xxx.xxx.xxx.74) 1er février 2010 11:55

    Des dizaines de lignes pour une déclaration débile.
    Puisque l’on sait que Frêche est philosémite, grand ami d’Israël !
    Frêche a voulu dire "gueule de truand" mais étant en campagne il s’est modéré.
    C’était avant qu’il fallait le virer et pas sur de supposés propos antisémites qui ne le sont absolument pas.
    Et pas de poisson ni d’hameçon ni de leurre.

  • Par docdory (xxx.xxx.xxx.41) 1er février 2010 14:12
    docdory

    Cher Paul Villach


    Merci de nous avoir fait découvrir l’étonnant texte sur les cons formulé par ce " Machiavel de la Septimanie " . 

    Il y a quand même quelque chose d’étonnant dans cette histoire des prétendus " propos antisémites " de Georges Frèche.

    En effet , Fabius , selon Wikipédia , a été baptisé dans la religion catholique, à laquelle s’étaient convertis ses parents . Lors de ces études à Sciences-Po il était responsable de la Conférence Olivaint, organisation catholique conservatrice.

    Par conséquent , Laurent Fabius n’est pas du tout juif , mais catholique ( à moins qu’il ne se soit devenu athée ou bouddhiste ou adepte de n’importe quel autre religion avec l’âge , ou bien reconverti au judaïsme ce que rien ne semble indiquer dans sa biographie )

    On voit donc fort mal, en première analyse, par quel processus intellectuel on pourrait dire que les propos de Georges Frèche ont quoi que ce soit d’antisémite, puisque Fabius est catholique.

    Jusqu’à preuve du contraire , la religion juive, ou n’importe quelle autre religion n’est pas un caractère héréditaire constitutif du patrimoine génétique d’une personne, pas plus que n’est héréditairement transmissible l’appartenance à un parti politique, par exemple .

    Ce qu’il y a de plus critiquable dans les propos de Frèche , c’est leur vulgarité , peu digne d’un élu de la République. Cela dit , en matière de vulgarité des élus , le mauvais exemple vient d’en haut , avec le célèbre " casse toi pauv’con " présidentiel ! Cependant, aucune loi de la République n’interdit à un élu la vulgarité de ses propos, celle-ci étant d’ailleurs rarement sanctionnée par les électeurs , malheureusement.

    Laurent Fabius pourrait éventuellement, s’il est fervent catholique, argumenter du caractère diffamatoire des imputations de " pas très catholique " émises par Frèche à son encontre.

    Essayons de voir comment l’accusation d’antisémitisme a pu voir le jour.

    L’antisémitisme est une variante du racisme.

    Rappelons que le racisme est une prise de position qui consiste à affirmer deux choses :

    1°) l’humanité est divisée en races ( concept qui n’a strictement aucun sens pour le biologiste )

    2°) certaines races sont supérieures , d’autres inférieures .

    L’antisémitisme est une variante du racisme qui consiste à prétendre , en plus des deux affirmations sus-mentionnées , que les gens adeptes de la religion juive forment une " race " ( autrement dit que la religion est constitutive du patrimoine génétique d’un individu ) .

    Cette affirmation totalement délirante d’un point de vue scientifique a été à l’origine de l’élimination par les nazis de ce que ceux-ci appelaient " les juifs " , c’est à dire non seulement les gens de religion juive , mais aussi ceux des membres de leur famille qui n’étaient en rien de religion juive. Les nazis pensaient qu’il y avait une " race juive " ( et que celle-ci était inférieure ) .

    Par conséquent , les accusations d’antisémitisme du PS et de nombreux hommes politiques à l’encontre de Georges Frèche, accusations dont leurs auteurs pensent probablement qu’elles leur donneront à bon compte un brevet d’antiracisme, sont en fait des accusations purement et simplement racistes . Quand on y réfléchit bien,ces cris outragés du PS consistent, sous prétexte de combattre l’antisémitisme, à affirmer que le judaïsme est une race, et que Laurent Fabius est donc génétiquement de religion juive , quand bien même il serait adepte, comme ses parents, de la religion catholique ! C’est en fait exactement ce que prétendaient , en leur temps , les nazis ... Dans le cas du PS , cette racialisation de la religion évidemment aboutit à des conséquences totalement inverses de celles engendrées par l’idéologie nazie, mais le raisonnement intellectuel est tout autant vicié à la base !

    Encore une fois , le PS a perdu une bonne occasion de se taire , et Georges Frèche a gagné une bonne occasion de garder sa région et de ridiculiser le PS .



  • Par COLONEL KURTZ (xxx.xxx.xxx.10) 1er février 2010 11:04

    Une tête "pas trés catholique"...moi je prendrais cela comme un compliment..."pas trés islamique" aussi, d’ailleurs !

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Sondage

Pour quel candidat pensez-vous voter à l’élection présidentielle de 2012 ?


Voter

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox