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Accueil du site > Tribune Libre > La violence psychologique n’est pas moins pire que la violence (...)

La violence psychologique n’est pas moins pire que la violence physique

Si la violence physique est facilement visible et condamnée par notre société, la violence psychologique, ou morale, est moins visible et plus insidieuse dans ses effets négatifs. De part sa quasi invisibilité et la difficulté à la démontrer notre société ne condamne pas toujours ce type de violence. Elle peut même se cacher sous la forme de l'humour que l'autre devra accepter bon gré, mal gré.

Pourtant si l'on se réfère aux travaux de la psychiatre Marie-France Hirigoyen (Le Harcèlement Morale), il y est démontré que la violence psychologique peut être plus néfaste que la violence physique, qu'elle peut détruire bien plus une personne et laisser des traumas plus importants. C'est aussi ce que confirme le rapport du CICR sur la torture psychologique (Les pires cicatrices ne sont pas toujours physiques). C'est pourquoi Marie-France Hirigoyen dit « Un mot peut tuer ».

La violence psychologique

La violence psychologique est caractérisée par la raillerie, la frustration, le rejet, l'ostracisme, le racisme, l'intolérance, la stigmatisation, etc. Souvent aussi par la volonté de rabaisser l'autre pour mieux se valoriser (doit-on y voir la présence d'un complexe quelconque pour en ressentir le besoin ?).

Bien sûr une raillerie en elle même ne va pas blesser ou traumatiser la personne. En revanche c'est un phénomène d'accumulation qui va favoriser une perte de confiance en soi, une dépression ou dans les cas les plus extrêmes un suicide. C'est tout le principe d'un harcèlement morale ou encore de tout type de torture psychologique, c'est à dire par la création d'un phénomène d'accumulation de sentiments négatifs.

La torture chinoise qui consiste à rendre fou la personne en lui faisant tomber une goutte d'eau à intervalle régulier sur le front sur un long laps de temps en est le symbole type. En effet, quel mal peut bien faire une goutte d'eau prise de manière isolée ?

Notons aussi que la personne pourra retourner cette violence reçue contre les autres. De nombreux chercheurs pensent d'ailleurs que les tueries aux USA qui ont eu lieu dans des établissements scolaires provenaient d'un phénomène de harcèlement.

Marie-France Hirigoyen montre aussi que ce ne sont pas les individus les plus faibles qui vont être victime de cette violence. Elle tend plutôt à attribuer les causes à la personnalité de l'individu. Une personne insoumise en sera la cible, de même qu'une personne qui ne répond pas aux normes en cours dans l'espace sociale où elle vit. Ou alors une personne qui va susciter de la jalousie, de la même façon que d'autres études ont montré qu'une personne pleine de vie sera la cible d'un pervers narcissique qui voudra « s'approprier » cette vie qu'il n'a pas en lui. Ou plus prosaïquement dans le monde du travail lorsque l'on veut se débarrasser d'une personne. Et quelquefois toutes ces causes se mélangent. Bien souvent la personne cible, comme l'entourage, ne prennent pas conscience de la situation. On entend aussi bien souvent « ça va, on rigole ».

Sentiments positifs et négatifs

Maintenant que nous avons vu d'une manière générale ce qu'était la violence psychologique et ses effets, voyons cette violence sous l'angle de l'échange de sentiments négatifs et positifs.

Partons maintenant du principe que chaque individu peut émettre ou recevoir des sentiments positifs ou négatifs. Lors de la réception ou la création d'un sentiment négatif l'individu aura trois choix :

  • Garder ce sentiment négatif (accumulation)

  • Émettre ce sentiment négatif (évacuation)

  • Transformer ce sentiment négatif en quelque chose de positif

L'accumulation de sentiments négatifs peut entraîner dans le temps un phénomène d'évacuation pour compenser et donc une création de violence au sein du corps sociale. Le processus d'évacuation peut se faire sur la personne qui l'a émise ou sur un bouc émissaire.

L'accumulation de sentiments négatifs chez un individu peut détruire la personne à petit feu (stress, dépression, maladie psycho-somatique, ...), voir dans les cas extrêmes pousser au suicide.

Il peut aussi y avoir une différence de personnalité et de vécu entre les personnes, certaines seront plus ou moins réceptives à la réception/émission de sentiment négatif et/ou positif. La réception d'un sentiment négatif peut rendre une personne plus malheureuse qu'une autre. D'autres peuvent encore y réagir de manière violente. L'état dans lequel nous sommes peut aussi influencer. Ne sommes nous pas tous plus sensible à une remarque désagréable lorsque nous somme stressés ?

Il y a aussi un phénomène d'échange. C'est à dire qu'un sentiment négatif peut être annulé par un sentiment positif et trouver une sorte d'équilibre. Cela peut être grâce à l'amour et l'affection des proches. Il peut aussi se transformer en quelque chose de positif via du sport, de la méditation, un jeu, etc. Un sentiment négatif peut aussi annuler un autre sentiment négatif (situation de défense).

Toutefois, et même si le sentiment négatif est évacué, la personne aura tendance à garder un ressenti envers celle ou celui qui l'a donné. Par un phénomène d'amalgame, ce ressenti pourra aussi être retourné envers le groupe social auquel appartient la personne qui a donné ce sentiment si nous n'appartenons pas à ce groupe social.

Dans tous les cas l'accumulation de sentiments négatifs au sein du corps social ne fera que favoriser l'émergence de conflits, qu'ils soient grands, petits ou encore mesquins. Mais il faut bien comprendre que la violence psychologique et le transfert de sentiments négatifs qu'elle occasionne au sein de la société est à prendre aussi sérieusement que la violence physique. Les traumas issus d'une violence psychologique n'ont rien à envier aux traumas issus d'une violence physique. Le mal n'en est pas moins grand, voir même pire car moins visible et explicable. Un phénomène de honte peut aussi y être associé.

Une autre image serait de se dire qu'une société est composée par des individus reliés par un fil invisible. Agir de manière négative sur l'un affectera l'ensemble et nous reviendra dessus à un moment ou à un autre, d'une manière ou d'une autre. Dans un sens on pourrait voir un sentiment négatif, et la violence en général, comme un virus qui va circuler au sein du corps social et passer d'une personne à une autre. On voit ça dans le monde du travail lorsque un supérieur hiérarchique réprimande un subalterne qui lui même réprimande son subalterne et ainsi de suite. Alors ne nous étonnons pas si des phénomènes de violence éclatent près de chez nous et si nous avons contribué à propager ce virus. Peut-être que celui qui l'a reçu l'a lui même propagé à un autre et ainsi de suite. Jusqu'au jour où c'est un proche qui est atteint.

Donc il ne tient qu'à une société et ceux qui la composent d'éradiquer ce virus, à moins d'aimer vivre dans un tel type de société. Rappelons aussi que le stress issu de l'accumulation de sentiments négatifs est facteur de maladies physique comme le cancer et tout type de maladie psycho-somatique. La France est aussi le deuxième pays européen qui consomme le plus de médicaments contre l'insomnie et l'anxiété [1]. Rappelons encore que l'accumulation de sentiments négatifs au sein d'une société va également engendrer un sentiment d'insécurité en raison des différents conflits issus des tensions que cela va tendre à engendrer, donc d'un besoin de plus de force de coercition, donc d'une restriction de nos libertés. Le racisme, la discrimination, les phénomènes de harcèlement à l'école et au travail, l'absence de dialogue lors de conflits d'intérêts entre dominant et dominé (l'affaire de la chemise déchirée du drh d'air france est une illustration d'une violence psychologique qui a tourné à la violence physique) favorisent la propagation du virus.

Dans un sens plus général les normes et la pression sociale devrait tendre à ne pas favoriser la violence psychologique au sein d'une société. De la même façon que notre société condamne la violence physique. On a pourtant vu dans ces articles que ce n'était pas le cas, que la violence psychologique pouvait même être encouragée [2][3][4][5]. Avant que notre société change à ce niveau, nous pourrions aussi veiller à ne pas reproduire ce phénomène d'échange de violence si nous nous sentons concernés. C'est aussi un premier pas vers le changement global que de ne pas reproduire certains schémas que nous critiquons à titre individuel. D'autant plus que l'on a vu que la violence psychologique n'a rien à envier à la violence physique que nous condamnons déjà, bien au contraire. Dans un sens et après ce que l'on vient de voir, qu'est ce que la violence psychologique a de plus barbare que la violence physique au niveau des séquelles qu'elle peut occasionner ?


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52 réactions à cet article    


  • alinea alinea 20 février 11:26

    Vous avez oublié un aspect primordial dans le processus de la violence psychique : la solitude ; ceux qui en sont témoins ne voient rien ou ne veulent rien voir ; ceux à qui on rapporte les faits mais qui n’en sont pas témoins, les jugent insignifiants. Ainsi, le harcelé pense que c’est lui qui est fou, puisque le monde autour de lui trouve ça normal. Il lui faut donc des années pour mettre un nom sur son mal.
    Vous me direz, un homme qui bat sa femme est rarement mis au ban de la société ; les gens savent mais ne disent rien, ou ne savent pas quoi faire ; mais les effets sont visibles tandis que l’âme encaisse avec seulement des mots maladroits pour essayer « d’évacuer ». Les blessures visibles émeuvent, les invisibles agacent ; tout le monde finit par s’éloigner de la personne atteinte qui n’offre plus aucun intérêt de miroir bienveillant dans le jeu des relations sociales.


    • Joseph Joseph 20 février 21:32

      @alinea
       
      « Vous avez oublié un aspect primordial dans le processus de la violence psychique : la solitude ; ceux qui en sont témoins ne voient rien ou ne veulent rien voir ; ceux à qui on rapporte les faits mais qui n’en sont pas témoins, les jugent insignifiants. »
      Tout à fait ça en fait partie, comme le reste de ce que vous dites d’ailleurs. J’ai juste survoler le sujet.
       
      Un autre facteur intéressant est que nous avons tendance à « admirer » les personnalités de type perverse. Là aussi cela engendre beaucoup d’effets dans les rapports et notre vision des choses.


    • JC_Lavau JC_Lavau 20 février 21:44

      @Joseph
      D’ordinaire, les boucs émissaires et les souffre-douleurs, on les suicide avant qu’ils aient pu parler.


    • Joseph Joseph 21 février 03:27

      @JC_Lavau

      Merci pour les liens


    • bakerstreet bakerstreet 20 février 12:21

      C’est un vaste continent qu’il est bien difficile de définir, entre causes objectives et ressenti personnel, plus ou moins sensitif. La violence qu’on ressent est en grande partie liée à celle exercée sur le corps social. On trouvait « normal » de « dresser » ses gosses il y a encore une génération ou deux, et sans faire évidemment l’apologie de la violence physique, quelque chose que j’ai en horreur, je pense que les enfants parvenaient à l’époque à amoindrir l’effet du passage à l’acte sur eux, dans le sens où ils n’étaient pas seuls, mais soumis à une loi générale. Nous sommes bien des individus grégaires. C’est ce sentiment de marginalisation, d’exception, qui est le plus déprimant, celui de ne plus faire partie du corps social, d’être hors système de compréhension, et par voix de conséquence, vous vient l’impression d’être un monstre, et un sentiment de honte vous accable.. 

      Attention au point de vue psycho-somatique, que j’ai toujours trouvé facile, l’explication qui « ne mange pas de pain », et qui permet d’exonérer les responsables des conséquences de la pollution, des pesticides etc...Bref des facteurs environnementaux, sur les individus qui se fabriqueraient leur cancer, et dont Reich aura été le propagateur. . Umberto Ecco vient de mourir d’un cancer ! J’ignore si ce vieil érudit malicieux avait des problèmes psychologiques, susceptibles d’expliquer son cancer. Mais il était vieux et il avait fait sa vie tout de même. Par contre quand il était jeune, le cancer était loin d’être la deuxième cause de mortalité des jeunes. 

      • Joseph Joseph 20 février 21:44

        @bakerstreet
         « Attention au point de vue psycho-somatique »
         
        Bien sûr, les causes d’une maladie peuvent être multiples et parler d’un point de vue psycho somatique n’exonère pas les exemples que vous citez. Mais la violence psychologique peut amener à réduire l’espérance de vie d’une personne, ce n’est pas anodin non plus.


      • Hector Hector 20 février 12:49

        Les rieurs sont toujours du coté de l’agresseur ; Par peur d’en être la cible, par lâcheté, par bêtise ou simplement par indifférence.
        Nous n’avons pas tous la capacité de nous défendre contre ces maniaques paranos et l’écho renvoyé par le groupe « sans penser mal faire » amplifie le mal et confine la cible dans un rejet compulsif de cette maltraitance qui la poussera à sortir du groupe, voire pire, pour s’en libérer et partant accepter une relative solitude.
        Ces attaques banalisées sont dans la majorité des cas « Ad hominem » et reflètent leur peu de consistance, malheureusement elles n’en restent pas moins traumatisantes parce qu’elles mettent toujours en relief un complexe déjà existant.
        J’ai une haine sans limite envers ces gens, j’ai été souvent prêt à tous les excès afin de les faire taire et en employant les mêmes arguments à leur encontre.
        C’est un devoir que nous avons tous de défendre le faible contre le fort.


        • Loatse Loatse 20 février 13:04

          Les relations entre individus sont complexes... on parle aujourd’hui de plus en plus de la « loi de l’attraction », j’y crois volontiers tout en spécifiant que cela ne déresponsabilise pas pour autant l’individu de sa violence psychologique ou physique qu’il exerce sur autrui.


          Evidemment, le violent ne se présentera jamais sous ce jour là... C’est toute une stratégie que celui ci met en place pour leurrer sa victime... Généralement charmant (et charmeur donc), valorisant, il a tout du prince charmant et pour son pareil féminin de la princesse charmante :)

          (on devrait cesser de raconter ces histoires aux petites filles, c’est nuisible !)

          Pourtant malgré les apparences, le binôme ainsi constitué répond au même profil : celui de deux individus dont je dirais, les failles narcissiques sont béantes...en quête de réparation.

          C’est dans le meilleur des cas ce que peut produire cette rencontre en apparence improbable, poussant l’individu en souffrance (il le sont tous les deux) à consulter pour comprendre le mécanisme qui a amené à cette situation...

          Une rupture sans ce processus, visant à restaurer l’estime de soi, ne pouvant induire dans le futur qu’un mode relationnel similaire tout aussi destructeur...

          • Joseph Joseph 20 février 22:50

            @Loatse
            Si l’on tombe sur quelqu’un qui prend l’autre comme un faire valoir, un objet au travers duquel il n’aime au fond que lui même, on tombe effectivement dans ce que vous décrivez (et qui fait écho à l’article). Dans ce cas il ne peut pas y avoir de réel échange. Heureusement ce n’est pas toujours le cas.


          • Zip_N Zip_N 20 février 13:09

            Evidemment lorsqu’il faut choisir une religion, un métier avec un salaire..etc plutôt qu’ un autre cela peut-être violent psychologiquement.Il faut certainement beaucoup d’humour pour les uns à admettre qu’ils se font exploiter psychologiquement, et ca doit pas être facile psychologiquement pour les autres, les patrons d’entreprises qui exploitent physiquement les pays les plus pauvres, je pense qu’ils sont plus souvent chez le psy que les enfants ou adultes qui sont exploités pour du minerais.


            • Zip_N Zip_N 20 février 13:24

              Si vous naissez dans une religion obligée que vous ne souhaitez pas, et qu’on vous laisse pas le choix de croire une autre ou ne pas croire, la psychologie en souffre. Cela doit beaucoup perturber.


              • Loatse Loatse 20 février 13:53
                @Zip

                Nous avons eu aussi en France nos années « noires » ou ce que vous décrivez (l’exploitation des enfants) était perçu comme « normale », la souffrance que cela induisait comme une fatalité...

                Que peut on souhaiter à ces exploités si ce n’est la prise de conscience collective que non ce n’est pas normal et qu’il y a moyen, comme le firent nos mineurs, de mettre fin à cette situation quasi institutionnalisée...

                Les premières traces historiques du travail des enfants remontent à 1572, époque à laquelle des enfants participent à l’exploitation minière dans les Vosges Saônoises.
                Dès le 17ème siècle, les ramoneurs savoyards sont des enfants. 
                La manufacture textile de Sedan emploie les enfants dès l’âge de sept ans. 
                Dans la manufacture de Saint-Gobain, les enfants sont nombreux : quarante âgés de sept à douze ans en 1780 ; ils transportent les copeaux, les tuiles, la terre dans des paniers. 
                Dans la région de Tourcoing, en 1790, sur 8.000 personnes employés dans la filature, 3.000 sont des enfants ; dans cette ville du peignage de la laine, il arrive que des enfants se noient
                 dans les fosses où l’on lave la laine. 
                Le règlement intérieur de la papeterie MONTGOLFIER à Annonay, en 1785, stipule que « parmi les ouvrages de la fabrication, il y en a où les enfants en très bas âge peuvent être occupés ; les pères et les mères auront soin d’y faire travailler leurs enfants ». 

                Au début des années 1840, on aurait compté jusqu’à 143.000 enfants dans la grande industrie, dont 93.000 dans le seul secteur textile.
                 

                • bakerstreet bakerstreet 20 février 14:34

                  @Loatse
                  C’est toute une lutte et des acquis obtenus difficilement, tout cela sur un fond d’humanisme, et de croyance au progrés, dans la suite des lumières : La vie n’a pas lieu d’être une malédiction pour certains, et l’amélioration n’a de sens que si elle permet à l’homme de s’affranchir, de concert avec des principes d’humanité, et d’égalité. 

                  Le grand mot trahis, à l’heure où tous la marche du train s’inverse : On ne veut plus travailler pour l’émergence d’un monde plus juste, mais pour la fortune de quelques uns, des gens ne croyant à rien d’autre qu’à eux mêmes.... l’économie est devenu la nouvelle religion, non pas au service des hommes en général, mais de quelques uns. La mondialisation a permis de s’extraire de la menace des grèves, de remettre des chaines aux forces de production, opposant les prolos de tous pays entre eux, vers un moins disant compétitif. Le problème c’est que ces formes d’opposition anciennes étaient salutaires, en terme de contre pouvoir, et que celui ci laissé à lui même produit à peu près les mêmes exactions, qu’au niveau politique, la fin du monde bi polaire....
                  La fin du code du travail ou sa mise à la torture, pour en ramener quelque chose qui ne sera pas plus épais qu’un code de la route, est le signe consternant que nos dirigeants n’ont rien compris à ce qui se passe ; car le sentiment d’injustice qui en découlera va découler vers plus de violence et d’archaïsme, amenant de nouvelles raideurs, de nouveaux états d’urgence....Un monde sans contrat social, sans rêve et sans utopie, est un monde qui se suicide

                • Zip_N Zip_N 20 février 15:17

                  @Loatse

                  La psychologie est une science moderne, il y avait pas beaucoup de psychologie avant le 20 ème, siècle et l’industrialisation. Les guerres, les forcenés s’affrontent et meurtrissent pour une idée ou des idéologies qui ne sont pas obligatoirement les leur et qui sont commanditées et instrumentalisée par des supérieurs. Les temps ont changé, les conditions aussi, ils allaient progressivement à l’école de la vie et faisaient pas de foot, de console de jeu ou de gymnastique à l’école.


                • Loatse Loatse 20 février 17:31

                  @Zip_N


                  Il est vrai qu’au XIXéme siècle et jusqu’à il n’y a pas si longtemps de cela, on était prié de boire la coupe jusqu’à la lie (soit de subir cette violence et pire encore de la dissimuler)..

                  Je ne sais pas si un monde, une société dans laquelle, sauver les apparences est chose primordiale, est bien sain ou encore souhaitable...

                • Pie 3,14 20 février 20:38

                  @Loatse


                  Le travail des enfants remonte bien avant le XVIème siècle.

                  Il est critiqué et progressivement aboli au XIXème lorsque se forgent la conception que nous avons aujourd’hui de l’enfance et que naît l’adolescence.

                  Avant, en dehors de la toute petite enfance, l’enfant est perçu comme un adulte en réduction, pas tout à fait terminé mais inclus dans la société des hommes. Dès 10/12 ans il participe aux décisions de la communauté villageoise, travaille (garde des troupeaux, apprentissage chez l’artisan), le garçon quitte les femmes dès 7 ans pour rejoindre les hommes et apprendre le combat dans les société nobiliaires jusqu’au XVIème.

                  Cette conception de l’enfant comme un adulte un peu ingrat, plus à plaindre qu’à adorer dure jusqu’au XVIIIème dans les milieux privilégiés et plus tard encore dans les milieux populaires pour lesquels l’enfant doit gagner son pain (moitié moins que celui des femmes et un quart de celui des hommes en moyenne).

                  Notre conception de l’enfance innocente, à éduquer et à protéger est historiquement récente. leurs souffrances psychologiques n’étaient sans doute pas celles que nous leur supposons. Cela ne signifie pas qu’ils n’en avaient pas.

                • Joseph Joseph 20 février 22:15

                  @Zip_N
                  « La psychologie est une science moderne »
                   
                  Oui, pareils pour toutes les sciences comportementales qui s’y rattachent. Il faut espérer que dans les années à venir elles vont permettre de mieux être assimilés par l’ensemble de la société et porter leurs fruits dans l’amélioration de nos rapports humains. On ne sera peut-être plus là lorsque ça arrivera.


                • Zip_N Zip_N 21 février 12:27

                  @Joseph

                  Avant la psychologie c’était la religion qui soignait, la psychologie apparait la ou la religion disparaît. La psychologie est la science de soin du riche la ou la religion est la science de soin du pauvre. 


                • Griffon Jaune LUKE SKY WALKER 42 21 février 12:29

                  @Zippo à plat

                  Pour un pitit problème d’accent, tu as x religions concurrentes qui foutent à plat tout ton raisonnement !


                • Loatse Loatse 20 février 15:05

                  Certes une opposition est souhaitable toutefois comme décrit hier, quand elle favorise les dérives (exemple chez les dockers, puis chez certains adeptes du « fini parti » qui transforme une ville française en poubelle permanente, difficultés à se séparer d’un employé qui ne donne pas satisfaction - il s’agit d’un deal tout de même ! - revendications non justifiées ou abusives etc.... La tendance inverse se profile inévitablement.


                  On aboutit de la sorte et à une forme de paralysie de l’économie et au dialogue de sourds.. 





                  • alain_àààé 20 février 15:48

                    je voudrais que l on arréte de confondre la psychologie et la psychatrie.les psychologues qui ne connaissent rien au fonctionnement du cerveau ces gens qui ont la vie ou la mort sur les gens comment les jeunes collégeins qui veulent etre comme les psychiatres donner des medicaments alors qu ils n ont pas la competence se sont des charlatans,je pourrais encore ajouté les méthodes qu ils utilisent pour nos soldats qui sont revenu du front comme mon neveu d afganistant


                    • JC_Lavau JC_Lavau 20 février 21:02

                      @alain_àààé. On a déjà fait des rédactions plus claires.
                      Je n’ose te recommander d’essayer encore, car le mal est plus profond, et ce ne seront pas soixante minutes de non-réflexion qui vont suffire à arranger les choses.

                      Si, une suggestion tout de même : exerce toi à ne traiter qu’un seul sujet à la fois.


                    • Rincevent Rincevent 21 février 00:14

                      @alain_àààé

                      C’est un gag ou quoi ?


                    • Shawford Shawford 21 février 00:21

                      @Rince Vent & vegemite windtalkerd

                      Bah Up&Up les ami(e)s Chaque jour suffit à sa peine et demain est le seul autre jour smiley


                    • Patrick Samba Patrick Samba 20 février 18:26

                      Bonjour,

                      le thème de la violence et de la maltraitance psychologique n’est pas un thème aisé à aborder, et c’est pourquoi il l’est si peu souvent. C’est un sujet casse-gueule par excellence. Au point de rendre la rédaction d’un article délicate. Et sa prise en compte par la justice compliquée.

                      Oui la violence psychologique peut avoir des effets bien pires que ceux de la violence physique. La souffrance et les répercussions individuelles et sociales qu’elle génère peuvent être autrement plus considérables que celles induites par des violences physiques.

                      Outre le caractère de relative invisibilité qui la caractérise, et que soulignait Alinea, il faut aussi souligner sa fréquente dimension inconsciente. L’agresseur est bien fréquemment ignorant de sa violence.
                      Son invisibilité, son caractère inconscient, et sa bien plus grande fréquence. La vie de tous les jours génère bien plus de violence psychique que de violence physique. La haine, l’hostilité, ou même seulement la lutte pour la survie réelle ou fantasmée, la rivalité, non mise en acte se traduit par des agressions psychologiques. Celles-ci sont uniques et majeures réalisant une grande violence de courte durée, ou répétées conduisant à la maltraitance, avec tout un nuancier existant entre ces deux formes d’expression.

                      Ces agressions produisent d’autant plus de dégâts que la victime se trouve en situation de solitude, sociale ou intellectuelle, mais aussi de dépendance. C’est pourquoi si l’on peut, peut-être, plus facilement comprendre qu’un enfant puisse être l’objet de violence psychologique du fait de sa dépendance, celle-ci est moins facilement reconnue pour l’adulte. Et pourtant elle n’en est pas moins déterminante.

                      Toutes les violences, que ce soient les disqualifications répétées, les brimades, les vexations, les injustices, les humiliations, les chantages et autres rackets rencontrées chez l’enfant, les harcèlements, les humiliations, les ruptures, qu’elles soient sentimentales ou non, brutales et non argumentées, les disqualifications liées aux pertes de mémoire, etc, observées chez l’adulte, ont des répercussions plus ou moins définitives en fonction de leur intensité et de leur itération.

                      Mais incontestablement les agressions psychologiques sont bien plus quotidiennes que les agressions physiques ce qui a pour effet de les rendre bien moins discernables. Et ce qui rend leur prise en compte bien plus complexe. Contrairement aux violences physiques plus rares et immédiatement constatables. Et aussi susceptibles d’être plus immédiatement mortelles.

                      Et puis bien sûr il y a les violences psychologiques exercées sur un individu unique et celles imposées à un groupe ou à un ensemble social, dont la résolution des conséquences est pour ces dernières d’ordre politique...

                      Bref vaste sujet, et complexe, dont il est difficile d’en faire un tour d’horizon en quelques mots ou lignes, mais qu’il est bien utile néanmoins de mettre de temps en temps sur la table.

                       


                      • Zip_N Zip_N 20 février 20:00

                        @Patrick Samba

                        Les non réponses, l’ignorance, désintérêt sont aussi considérées comme des agressions, les fausses réponses, les mauvaises réponses, l’ignorance aux questions peuvent aussi avoir des répercussions psychologiques. Un élève qui a des mauvaises notes développe pur les moins fort des faiblesses psychologique et sentiment d’infériorité.


                      • JC_Lavau JC_Lavau 20 février 20:08

                        @Patrick Samba. La bourgeoisie française a bien compris le film d’Alain Resnais et Henri Laborit « Mon oncle d’Amérique » comme un excellent manuel de maltraitance efficace et sans risque, pour abréger les jours de ses proches et concurrents.

                        Je n’avais pas vu ce film quand j’écrivais : http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Plan_de_mort.html
                        Ni même quand j’ai écrit http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Depression_majeure.html
                        que vous retrouverez en souffrance à http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=177570


                      • Joseph Joseph 20 février 22:08

                        @Patrick Samba
                         
                        « Bref vaste sujet, et complexe, dont il est difficile d’en faire un tour d’horizon en quelques mots ou lignes, mais qu’il est bien utile néanmoins de mettre de temps en temps sur la table. »
                        On est bien d’accord là dessus, c’est d’ailleurs tout le problème comme vous le soulignez.
                         
                        Et comme vous le dites : « L’agresseur est bien fréquemment ignorant de sa violence. »
                         
                        Donc comment faire pour introduire au mieux à l’aide d’un article un phénomène complexe dans le but d’en faire prendre conscience à certains sans tomber dans la simplification extrême ou le contre sens ?
                         
                        Je vois qu’au final les commentaires sont venus en renfort rectifier les manques.
                         


                      • Patrick Samba Patrick Samba 20 février 23:57

                        Je ne connaissais pas la psychiatre Marie-France Hirigoyen qui a bénéficié d’un énorme succès de librairie avec son premier livre « Le harcèlement moral : la violence perverse au quotidien ». Plus tard elle s’est intéressée au harcèlement moral sur le lieu de travail. Je ne savais pas que c’était elle qui était donc à l’origine du développement de la prise en compte de cette problématique dans la dernière décennie.

                        Alors je suis allé jeter un œil sur ce livre, publié en poche, dans une librairie. Je ne l’ai pas encore lu dans son intégralité mais déjà un survol du livre permet de s’apercevoir qu’elle y avait une vision très unilatérale de cette problématique au sein du couple : le pervers est masculin...
                        En allant sur son site on peut constater qu’apparemment elle a un peu redressé la barre, mais à peine, et son livre de 2005 « Femmes sous emprise, les ressorts de la violence dans le couple » témoigne de la difficulté pour elle apparemment de penser la femme comme pouvant être perverse ou violente.

                        Par ailleurs j’ai lu sur le net dans une interview à Psychologies qu’elle reproche à la psychanalyse de postuler le masochisme de la victime. Aïe, aïe, aïe... qu’il est fréquent ce travers lorsqu’on veut défendre une cause de nier son contraire. Des psychanalystes ont bien sûr parler du masochisme de certaines victimes, et à raison. Mais cela n’a jamais voulu dire que toutes les victimes le soient !...


                        • Joseph Joseph 21 février 00:54

                          @Patrick Samba
                           
                          « mais déjà un survol du livre permet de s’apercevoir qu’elle y avait une vision très unilatérale de cette problématique au sein du couple : le pervers est masculin... »
                          Oui, d’ailleurs dans tout ce que j’ai lu en livre ou sur le net il y est rarement fait mention des femmes. Alors que dans la réalité les deux peuvent effectivement l’être. Je ne sais pas pourquoi.
                           
                          « elle reproche à la psychanalyse de postuler le masochisme de la victime »
                          Elle cherche à casser cette idée reçue, sans toutefois la nier dans son livre si je me souvient bien (vous verrez).
                          Je crois qu’elle reproche surtout que ce soit même devenue une idée reçue en dehors du champs psychanalytique. Comme c’est aussi une victimologue (au contraire d’autres psychiatres qui ne se placent pas du côté de la victime) elle reproche l’espèce de double peine qui en découle pour une victime de harcèlement.
                           
                          Mais celui qui est maso devrait prendre du plaisir à subir un harcèlement, donc n’en retirer aucune séquelle. Donc les contextes et les conséquences du livre et d’une violence psychologique en général ne devraient pas s’appliquer à ceux qui sont masochistes. Non ?
                           
                          Sinon j’ai trouvé le livre bien fait pour une vue d’ensemble, vous me direz à l’occasion.


                        • JC_Lavau JC_Lavau 21 février 07:50

                          @Joseph. Dans son premier livre, MF Irigoyen faisait gaffe à ne pas trop verser dans le sexisme anti-mâles. Depuis, elle est retournée dans le giron commun : le gros du marché, le marché rémunérateur est misandre, pas anti-sexiste.
                          Et quant au document attribué à Albert Einstein, j’attends toujours l’expertise graphologique établissant que ce n’est pas un faux, un faux de plus...


                        • Patrick Samba Patrick Samba 21 février 13:20

                          @Joseph

                          "il y est rarement fait mention des femmes [à l’origine des violences psychologiques]. Alors que dans la réalité les deux [hommes et femmes] peuvent effectivement l’être. Je ne sais pas pourquoi.« 

                          Pour ce qui en est de MF Hirigoyen, la réponse est simple : elle est une femme . Et elle a raconté ce qui dans son histoire a probablement été à l’origine de son intérêt pour la question de la violence psychologique ( Rencontre avec Marie-France Hirigoyen, psychiatre ). On y lit entre autre ceci : »

                          « Un jour, nous étions dans la chambre d’un patient, et le patron m’a demandé de faire l’examen clinique devant le staff. Alors que je terminais, il s’est mis à hurler : »Les couilles, Mademoiselle, palpez-lui les testicules !« J’ai rougi, je me suis sentie humiliée », se souvient-elle.

                          « 

                          Mais celui qui est maso devrait prendre du plaisir à subir un harcèlement, donc n’en retirer aucune séquelle. »
                          Cette vision du masochisme est une vision de cour d’école. Ce simplisme populaire est bien loin de la réalité. Si un ou une masochiste pourrait éventuellement transcender son handicap en mimant une scène sado-masochiste à partir de laquelle l’individu pourrait en retirer du plaisir (ce qui reste encore à démontrer), le masochisme est loin d’être une partie de plaisir. Le masochisme n’est pas le plaisir de la douleur, il est une tolérance pathologique à la douleur. Il n’y a aucun plaisir à la douleur dans le masochisme, il y a au contraire une douleur supplémentaire. Parce qu’une trop grande tolérance à la douleur s’est installée dans le psychisme de la personne. Et à un certain stade de violence subie, un ou une masochiste peut devenir brutalement hyper-violent (peut-être est-ce le cas de Jacqueline Sauvage ?). 

                        • JC_Lavau JC_Lavau 21 février 15:26

                          @Patrick Samba. J’ai lu ton lien. http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/08/16/rencontre-avec-marie-france-hirigoyen-psychiatre_1746782_3238.html
                          De fait elle se forçait quand elle tentait de faire non-sexiste. Le vernis a craqué depuis longtemps.
                          Du reste, si elle n’était sexiste, aurait-elle été interviouvée dans Li Monde ?
                          M ? Je le jette direct sans l’ouvrir.

                          Voir celle qui s’indignait de constater que toutes les tentatives d’assassinat perpétrées par ma très charmante alors-épouse aient échouées, et qui se vantait que elle, elle ne m’aurait pas loupé :

                          http://caton-censeur.org/resources/Balaheratepas.htm

                          Remarque que l’autre commère qui exigeait mon émasculation pour crime de non-crédulité, ça n’était pas vraiment mieux. Jusqu’à ce que je me décide à être aussi méchant, et obtienne plusieurs semaines de tranquillité :
                          http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,253.msg399.html#msg399

                          Quand j’étais adolescent j’ai lu dans un des deux hebdomadaires qui étaient à la maison, soit l’Express ou France-Observateur (les seuls opposés à la guerre en Algérie), l’interviouve d’un ripoux psy, qui était à l’origine de mon supplice tout au long des classes primaires. Je n’ai pas retenu son nom. Il exigeait qu’on ne mette surtout pas un terme aux tabassages des souffre-douleurs dans les cours de récréation car « Ce sont des masochistes qui recherchent inconsciemment les coups ». Plus tard en 1961, il avait encore sévi dans un périodique, car notre prof de philo en avait gros sur le coeur d’avoir lu le même genre de discours au service des tortionnaires.
                          Telle était la bourgeoisie française. A-t-elle beaucoup changé depuis ?


                        • Joseph Joseph 21 février 19:47

                          @JC_Lavau
                          "Et quant au document attribué à Albert Einstein, j’attends toujours l’expertise graphologique établissant que ce n’est pas un faux, un faux de plus..."

                          Vous parlez de quoi ?


                        • JC_Lavau JC_Lavau 21 février 22:47

                          @Joseph.
                          La lettre d’instructions monstrueuses données à Mileva, prétend Hirigoyen.
                          Ces militantes féminazies m’ont habitué à tant de faux et de calomnies, que c’est là que je chercherais en premier, avant de me gratter la tête sur la piscologie qui pourrait avoir mené Albert Einstein à écrire ces horreurs.


                        • sarcastelle 21 février 09:20

                          la violence physique présente un grave inconvénient : pas moyen de se poser en victime et de revendiquer tant qu’on n’a pas reçu de coups. 

                          Tandis qu’avec l’invocation de violence psychique, les horizons sont illimités ! 

                          • Jade4230 ZEUS 42 21 février 09:26

                            @sarcastelle

                            C’est tout à fait juste, de même je ne promets, ne garantis ni n’invoque rien en ce qui concerne les violences physiques que la Divinité présente qui se cache derrière son petit doigt s’inflige éventuellement à elle même.


                          • JC_Lavau JC_Lavau 21 février 09:54

                            @sarcastelle.
                            Mhouais...
                            Mais en justice comme dans les media, les français et les françaises ne sont nullement à égalité.
                            Léger détail : c’est le même Gyorgy Soros qui finance les snipers de la place Maïdan, des experts militaires israéliens à Kiev, et des professionnels de la propagande misandre victimaire :
                            http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,2168.0.html
                            D’autres comploteurs sont évoqués par Aaron Russo, mais la chaîne de transmission des infos n’est pas infaillible : pas évident de démêler la part de mimétisme et la part de mythomanie chez ce Nicholas Rockefeller.
                            http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1287.msg4431.html#msg4431

                            Moyennant cet endoctrinement de masse, maîtresse Zantafia a plaidé avec un succès total : « Le tribunal sera bien convaincu que M. Lavau, puisqu’il est le seul mâle de l’audience, est donc la plus fourbe, la plus haineuse, et la plus violente de nous toutes ! ».
                            Dans toute maladie mentale, les symptômes sont négociés avec l’entourage. Certains sont ainsi très payants, s’ils sont localement à la mode.


                          • Patrick Samba Patrick Samba 21 février 12:43

                            @sarcastelle

                            « pas moyen de se poser en victime et de revendiquer tant qu’on n’a pas reçu de coups. Tandis qu’avec l’invocation de violence psychique, les horizons sont illimités ! »

                            oui, vous avez le mis le doigt là où la problématique prend une dimension insondable.
                            Il m’est arrivé d’être témoin de l’établissement d’un dossier pour harcèlement moral, je peux vous garantir que ça devenait ubuesque.
                            Reconnaitre la violence psychologique et permettre qu’elle soit attaquée devant les tribunaux reviendrait à voir le nombre de plaintes multiplié par combien ? Ça deviendrait vite ingérable.

                            Et pourtant ? Pourtant n’y aurait-il pas une justice, puisque Justice il y a, à ce que les effets désastreux d’une violence ou d’une maltraitance psychologique puissent être aussi bien reconnus devant un tribunal que les effets parfois mineurs d’une violence physique (une gifle sans lésion à une femme ou un homme humiliant ou insultant par exemple) ? Outre la dimension budgétaire et celle du nombre de juges, quelle raison humaniste pourrait-on opposer à cette juste revendication ?

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