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  Accueil du site > Tribune Libre > Lancement du Réseau des Pirates : "nous sommes des millions, ils font de (...)
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Lancement du Réseau des Pirates : "nous sommes des millions, ils font de nous des pirates..."

Alors que le projet de loi Hadopi sera examiné ce mercredi 11 mars à l’Assemblée Nationale, je prends le parti des pirates. Ils sont, nous sommes, des millions, en France, chaque jour à échanger des oeuvres : des tubes, des films à la mode, mais aussi des films et des disques rares, introuvables, des œuvres oubliées ou « tombées » dans le domaine public. Ces pratiques sont là pour durer. Elles sont inscrites dans la révolution numérique.

Les tentatives d’interdire les échanges sur Internet - par l’intimidation ou par le filtrage - sont vaines. Leur coût en termes de libertés publiques est inacceptable. Cantonnées dans la clandestinité, ces pratiques de partage ne donnent pas, il est vrai, le meilleur d’elles-mêmes. C’est au grand jour qu’elles révéleront toutes leurs potentialités. Il est grand temps de reconnaître ces pratiques. De cesser cette guerre contre le public et la jeunesse. En attendant ce jour, je prends le parti des pirates.

Je déclare que je suis l’un d’entre-eux.
Je déclare avoir consommé, remixé ou diffusé des œuvres culturelles.
Alors, pour eux je suis un pirate...


Internet et les technologies numériques ouvrent un extraordinaire espace de libertés
 : libertés de s’exprimer, de créer, d’accéder à l’information et aux œuvres, mais aussi d’innover et d’entreprendre.

Jamais autant d’informations, de connaissances et de créations n’ont été accessibles à un aussi grand nombre d’individus.
Jamais autant de citoyens et de créateurs n’ont été en mesure d’exprimer leurs opinions sur les affaires du monde, mais aussi de rendre leurs productions accessibles et réutilisables et permettre ainsi d’en créer de nouvelles.

D’influents groupes d’intérêt, dans les industries de la culture, des médias et du divertissement, et certaines forces au sein des appareils d’état, supportent mal ces libertés et ces capacités nouvelles. Ils n’ont de cesse, depuis 20 ans, de les brider, de revenir sur elles.

Verrouillage technique des œuvres et criminalisation de leur contournement, obligations de filtrage des contenus présumés illicites, procédures d’exception sans respect des droits de la défense comme le projet de “riposte graduée”, invention régulière de nouvelles infractions comme le « défaut de sécurisation de sa connexion » ou la responsabilisation des développeurs pour les usages potentiels de leurs logiciels, projets de labellisation des sites, listes blanches sur le WiFi, remise en cause du dispositif de responsabilité aménagée des prestataires techniques, régime spécifique à l’Internet pour les délits de presse…

Il faut cesser de considérer l’Internet comme un espace où règne le non-droit, comme une zone de risques. Internet est le laboratoire où la jeunesse invente de nouvelles manières de faire. Le chantier où l’État et des collectivités publiques expérimentent de nouvelles relations avec les citoyens.

L’espace ou s’invente peut-être la société de demain, fondée sur la coopération et l’échange : celle de “l’après-crise”.

Les responsables politiques doivent reconnaître le présent et prendre le parti des possibles.

Nous appelons les parlementaires français à signer ce pacte et à défendre les libertés numériques à l’occasion du débat sur l’Hadopi.

Les élections au Parlement Européen se tiendront le 6 et 7 juin. C’est aussi au Parlement Européen que s’élabore le cadre de ces libertés numériques. Nous voulons inscrire les enjeux du numérique dans la campagne des Européennes : le levier de progrès que représente Internet pour nos sociétés, les risques qui pèsent sur les libertés numériques.

Nous demandons aux candidats, et en premier lieu, aux têtes de liste, de s’engager à défendre les libertés numériques en signant également le Pacte des Libertés numériques.
 



Qui sommes-nous ?

Premiers signataires à l’origine de ce "Pacte pour les libertés numériques", nous sommes des blogueurs, activistes, journalistes, spécialistes des nouvelles technologies, développeurs, simples internautes, etc., tous passionnés par le Net, convaincus de sa puissance transformatrice - qui en effraie certains-, et attachés à défendre les nouvelles libertés qu’il nous offre. Nous appelons les citoyens-internautes à nous rejoindre, nombreux.
 

Mikiane (Michel Levy-Provencal) est passionné de technologie et de nouveaux média. Il a cofondé le site d’informations Rue89 avant de rejoindre France24 pour y diriger le Studio Multimédia. Il blogue sur mikiane.com.

Nicolas Voisin est blogueur, producteur et consultant spécialiste des médias sociaux. Il a créé le Politicshow, première webtv politique citoyenne française, en 2006 et depuis, le JT du Web six35, Chermedia, aaaliens, lesdemocrates (...). PDG de 22mars SAS, ses domaines de prédilection sont les blogs, les réseaux sociaux, la veille collaborative et la vidéo en ligne.

Benoît Thieulin est chef d’entreprise, acteur engagé du web politique, et spécialiste du web social et communautaire. Il a récemment participé à une mission d’étude sur les innovations de la Campagne d’Obama pour le compte de la Fondation Terranova.

Maurice Ronai est chercheur en sciences sociales (EHESS) et auteur de documentaires. Co-auteur de « Vers la Cité numérique » et rapporteur du livre Blanc *Administration électronique et protection des données personnelles » en 2002, du Rapport Rocard « République 2.0 » en 2007, c’est un observateur engagé des politiques publiques numériques.

Arnaud Dassier est fondateur de la web agency, l’Enchanteur des nouveaux médias, très active dans l’internet politique depuis 10 ans. Ancien adjoint au maire du 9eme arrondissement apparenté DL/UMP.

Olivier Maurel est Social Innovation Manager chez danone.communities, incubateur de social businesses. Après plusieurs expériences dans les médias (Canal +, M6, Orange, vpod.tv), il utilise aujourd’hui le web pour engager la responsabilité des entreprises dans de nouvelles relations avec la société civile. Il est co-fondateur deSoukorama (podcast vidéo) et Kaleido (réseau de cinémas communautaires).

Damien Douani est marketeur digital, "évangéliste" 2.0, économiste. Membre de l’équipe de ReadWriteWeb France, il co-blogue sur stanetdam.com et co-organise les Ignite Paris. Ses sujets d’expertises sont les tendances et usages émergents, la prospective, les stratégies digitales, les médias sociaux et audiovisuels.

Guillaume Champeau est éditorialiste fondateur du magazine en ligne Numerama.com, dirigeant de start-up et chargé de cours au CELSA Paris IV-Sorbonne. Juriste de formation et passionné par les nouvelles technologies, il adresse un regard critique sur l’adaptation du droit et de l’économie à l’ère du numérique, avec un intérêt particulier sur le droit d’auteur et le partage des connaissances.

Fabrice Epelboin est consultant en stratégie internet et startupper, il a participé et cofondé de nombreuses startups et web agencies depuis le milieu des années 90 et fait parti de l’équipe de ReadWriteWeb France. Ses domaines de prédilection sont le web et les média, le web sémantique et le web social.

Benoît Raphael est rédacteur en chef du Post.fr, premier site d’information communautaire, lancé par le Monde Interactif. Ancien de la presse quotidienne régionale (où il a lancé le site participatif quelcandidat.com sur l’élection présidentielle) il tient un blog sur l’évolution des médias ("demain tous journalistes ?") depuis 2005.

Jacques Rosselin, Entrepreneur dans le secteur des médias, fondateur et directeur de l’hebdomadaire Vendredi, une sélection des meilleures info du net (un des premiers journaux "web-to-paper"). A également fondé Courrier International, CanalWeb (le pionnier des opérateurs de webTV en Europe) et Antennes Locales, opérateur de télés locales.

Quitterie Delmas, blogueuse, femme politique engagée en marge des structures partisanes, responsable du développement durable dans une agence de conseil en communication et marketing sur Internet.

Carlo Revelli est le président de la Fondation AgoraVox, premier média 100% participatif et également fondateur d’une société de veille sur Internet créée en 1996.

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Les réactions les plus appréciées

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    Par lapalette (xxx.xxx.xxx.54) 11 mars 2009 19:35

    J’ai plus de 50 ans, je connais l’informatique depuis les années 80 et j’utilisais les liaisons par téléphone (au tarif de l’international) pour me connecter avec des sites comme Compuserve pour échanger des listings de programmation avec d’autres fondus de mon espèce. Dans ces années là, les liaisons allaient à la vitesse fabuleuse de 1200 baud et il fallait du temps pour récupérer une routine ou un listing complet !. quand internet est apparu, je me souviens avoir prédit la mort du système avec l’apparition des marchands sur le réseau. J’ai fait partie de ceux qui ne croyaient pas à internet je me suis lancé dans la création multimédia sur CD Rom et je me suis trompé. point.
    Pendant des années, je me suis acquitté de ces taxes odieuses qui se sont accumulées sur les éléments de stockage pour financer la création. Je payais pour sauvegarder mon travail (qui, aujourd’hui me parait bien pauvre), j’engraissais les compagnies pour faire mon travail. J’ai engraissé des compagnies qui vendaient des logiciels qu’il ne fallait pas ouvrir sous peine de ne pouvoir être remboursé s’ils ne convenaient pas, (voir le CLUF de Microsoft, il est toujours en vigueur)
    J’ai payé, payé, payé.
    Maintenant, habitant la province profonde, je télécharge de vieux films qu’il est impossible de trouver dans les hypers parcequ’ils ne sont pas dans le hit parade des ventes mais qu’il est possible de trouver en fouinant sur les sites de peer to peer.
    Non seulement le commerce des gros m’a toujours nuit depuis l’apparition de l’informatique mais en plus, maintenant, je suis devenu un pirate !, un voleur, alors que j’ai compris depuis le premier jour que l’instruction fondamentale de l’informatique, c’est la recopie : Recopie du contenu d’une adresse mémoire à un autre endroit, recopie de l’information (terriblement volatile) d’un lieu à un autre.
    Nos idéologues au pouvoir n’ont pas compris le sens de cette révolution. C’est comme les fournisseurs de semences qui nous vendent des graines hybrides pour être sur que nous pourrons pas replanter le fruit de notre labeur la saison suivante. C’est le commerce qui est la chose anti-naturelle, c’est pas le travail, jardin ou invention délirante, le pirate c’est celui qui se pose en intermédiaire entre le producteur et le consommateur. Le pirate est celui qui se positionne du coté du pouvoir.
    Mais j’ai espoir. Il n’est pas possible d’arrêter le fil de l’eau, elle est toujours la plus forte et je me console en me disant que les imbéciles qui légifèrent, qui organisent LEUR pouvoir, seront inéluctablement les perdants de l’histoire parcequ’ils ont perdu le sens de la nature des choses, parce qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent...
    Il nous faudra sans doute courber l’échine quelque temps mais nous ganerons, nous qui ne cherchons pas à faire du profit, mais qui cherchons simplement à partager de la connaissance....

    Je demande que si cette loi scélérate est votée, que l’on supprime TOUTES les taxes qui ont été imposées au fil du temps ,sur les supports numériques car un état ne peut pas recevoir à la fois une taxe sur une activité et la rendre illégale....
    Qu’en pense le Conseil d’Etat ?
    Je signe.

  • vote :
    Par Olga (xxx.xxx.xxx.241) 11 mars 2009 19:09
    Olga
    Nos pauvres député(e)s et sénateurs/sénatrices ne savent plus quoi inventer pour se donner l’illusion qu’ils servent encore à quelque chose... Ils/elles se doivent de griffonner quelques textes dans les derniers domaines où on leur donne le droit de légiférer. Alors, bien sûr, autant s’attaquer à des sujets polémiques qui feront parler d’eux/d’elles (en emmerdant la jeunesse et les moins jeunes smiley ... ) et si en plus ils/elles réussissent à satisfaire un lobby influent, leur mission (si j’ose dire) est doublement accomplie... smiley 

    Alors oui, pourquoi ne pas se revendiquer en pirates qui bravent les autorités dépassées... 
    Born To Be Wild smiley 

    Et un peu de Dylan pour la route...
    Bob Dylan - It’s Alright Ma (I’m Only Bleeding)

    So don’t fear if you hear
    A foreign sound to your ear
    It’s alright, Ma, I’m only sighing.

    Alors n’aie pas peur si un son
    inconnu arrive à tes oreilles
    Tout va bien maman, je soupire seulement.
  • vote :
    Par ykpaiha (xxx.xxx.xxx.10) 11 mars 2009 19:06

    Je reprend ma croisade.
    Non pirater c’est pas bien, mais se preter une musique, un livre, une BD, un journal, un film ...n’est pas pirater c’est du Savoir Vivre.
    Et pourtant toutes ces oeuvres qui ont des auteurs, certaines ont une restriction plus forte que d’autres.
    Et pourquoi ?
    Sous quel prétexte le journal dont je vais emputer une partie car l’artcle qu’il contient m’interpelle, ou bien la BD que je vais lire chez mon dentiste, serait moins valorisé que la musique de chiotte qui nous est déversé au quotidien ?
    A quand une décharge electrique sur l’Eneide parceque je l’ai lu 5 fois, alors que l’ai une licence pour 3 lectures ? ou bien une amende car la puce contenue dans le dernier Livre a la mode a dectecté un changement de lieu d’entreposage ?
    Non Messieurs les senseurs une oeuvre n’appartient pas a son auteur, elle se partage et c’est ce partage qui donne de la valeur a l’oeuve et par conséquence a son auteur quel que soit son support !!
    La pensée appartient à tous, donc elle ne peut être propriété, donc la propriété intellectuelle n’existe pas.
    Que penser de certains qui s’approprient le vocable d’artistes alors qu’ils ne font que confisquer a leur profit un bien inaliénable qui est l’effacement et la modestie de l’auteur devant son oeuvre.
    En se comportant comme ils le font il déconsiderent l’oeuvre qui les a fait vivre et de se fait sont les vrai prédateurs et pirates et pas ceux qui les lisent ou les écoutent.

    (Extrait de Victor Hugo)
    Le principe est double, ne l’oublions pas. Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient—le mot n’est pas trop vaste—au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l’écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous.

    Discours d’ouverture du Congrès littéraire international de 1878


  • vote :
    Par Marsupilami (xxx.xxx.xxx.183) 11 mars 2009 18:13
    Marsupilami

     @ L’auteur

    Merci pour cet article. Il est évident que la loi Hadopi est abracadabrantesque, tout comme l’étaient les DRM. Elle sera très rapidement dépassée et contournée.

    Bon. Personnellement, en tant que créateur touchant des droits d’auteur grâce à Beaumarchais, je préfère nettement la licence globale, vu que la loi Hadopi ne se soucie pas vraiment des droits d’auteur. Je ne suis pas une superstar touchant des millions d’euros, juste un petit créateur d’œuvres qui estime avoir le droit de toucher une juste rétribution pour mon travail, même si je n’ignore malheureusement pas que les éditeurs sont presque tous des arnaqueurs qui s’enrichissent sur mon dos.

    La gratuité absolue, c’est la mort à terme de la création, sauf pour les créateurs qui ont d’autres sources de revenus que leurs créations, ce qui n’est pas le cas pour nombre d’entre eux. Et quand bien même ce ne serait pas le cas, je ne dirais pas que "toute peine mérite salaire", vu que la création n’est pas une peine, mais que toute œuvre produite mérite un minimum de rétribution.

    Et ce n’est pas qu’une question de pognon. Ayant été arnaqué par un éditeur racheté par une bande de margoulins financiers qui avait déstocké sauvagement, et sans me payer, une de mes œuvres auprès des bouquinistes soldeurs, j’ai décidé de la mettre en ligne gratuitement sur Internet pour qu’elle reste quand même disponible pour ceux qui voudraient en prendre connaissance. Mais j’estime que cette solution était un pis-aller. J’aurais nettement préféré continuer à toucher des droits d’auteur pour cette œuvre qui m’avait demandé un an de travail.

    Au fond, j’aimerais bien pouvoir créer gratuitement, mais dans la société où nous vivons c’est impossible. Ce n’est pas une histoire de beurre dans les épinards, mais une histoire d’épinards. Les créateurs d’œuvres ne sont pas de purs esprits dépourvus de tubes digestifs et de charges locatives, n’en déplaise aux partisans de la gratuité miraculeuse du cyberespace.

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  • vote :
    Par K (xxx.xxx.xxx.179) 12 mars 2009 08:03
    K

    deovox,

    Laisse tomber, pallas est un troll totalement inintelligent ( a la hauteur de son orthographe de cours preparatoires, et je n’ai pas l’habitude de critiquer l’orthographe). Si il a sorti une fois depuis son arrivee sur agoravox des propos a la limite du sense, c’est probablement un accident.

  • vote :
    Par just_a_life (xxx.xxx.xxx.26) 12 mars 2009 09:23

    hahahahaha trop bon !!!!!

  • vote :
    Par Castor (xxx.xxx.xxx.74) 12 mars 2009 09:35

    K,

    plus qu’un accident, c’est bêtement de la statistique.

    Et à propos, ça, c’est Palace !

  • vote :
    Par foufouille (xxx.xxx.xxx.152) 12 mars 2009 11:11
    foufouille

    @ k
    c’est l’inverse
    pallas le fait expres pour rire

  • vote :
    Par Reinette (xxx.xxx.xxx.83) 11 mars 2009 23:26
    Reinette




    Rapport Hadopi : le piratage a détruit 10.000 emplois... fictifs ...
    Le Rapport Hadopi, une opération d’intox de l’industrie de la Culture, reprise ... Denis Olivennes, l’instigateur de la loi Hadopi
  • vote :
    Par Reinette (xxx.xxx.xxx.83) 11 mars 2009 23:31
    Reinette


    Enfin, nous savons maintenant que le Schmilblick n’était pas un oeuf, mais bel et bien l’Hadopi.

    Et pourquoi donc ?

    Tout simplement en relisant la définition du Schmilblick ... tout est devenu clair :

    source wikipedia :

  • vote :
    Par pallas (xxx.xxx.xxx.187) 11 mars 2009 23:32

    et bla bla bla, la theorie du Complot, vous avez la serie X Files sur NRJ 12 si vous aimez tant que sa de la Theorie du Complot. Autre Chose, Vite !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! depechez Vous !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Montrez moi vos stupides idéeologies. Ce monde existait bien avant nos Naissances Propres et il continuera d’exister bien apres nos morts respectifs, vous avez peur finalement que vos miserables existences n’est contribuer en rien finalement ?. Hum ? n’est ce pas ?. Vous ne pouvez pas combattre le changement car il est et restera et vous etes les Moteurs de ce changement, donc qui a Blamé ? qui a Detesté ? qui est le Bouc Emissaire ?. Pour sauver la situation qui viendra ? Dieu ? Zidane ? un miracle ?. Serieusement il faut que vous vous reveillez.

  • vote :
    Par Mauvaisens (xxx.xxx.xxx.55) 12 mars 2009 00:08

    Bonsoir Pallas,
    Je suis à l’origine des points positifs à vos réactions. Rien que de vous lire me remonte le moral, je ne pirate rien car effectivement je ne vois pas grand chose à pirater.
    Par contre j’achète des livres " hors de prix" que je revends d’occassions sur des sites legaux histoire que la poussière ne s’accumule pas dessus , si je les donnais ce serait presque du piratage.
    Je suis moins pessimiste que vous pour l’avenir ou peut être suis je utopiste realiste.
    faut dire que depassé les 50 ans c’est un exploit, alors le reste pfuttttttt.

    Pour l’auteur de l’article, on dirait une page de pub pour les signataires et si vous pensez reelement que cette loi va vous rendre hors la loi dommage. Les députés ont signalé que la loi est applicable à ceux qui pirate un grand nombre de ’truc’"
    Quelqu’un parlait de reseau pedophile, il me semble qu’ils sont visés de puis longtemps et pourtant......enfin je le suppose ,j’y vais pas moi même.

  • vote :
    Par Thierry LEITZ (xxx.xxx.xxx.159) 12 mars 2009 00:11

    Je n’ai plus acheté de CD ou DVD neuf depuis 3ou 4 ans. Priceminister en occas, çà marche. Un film vendu 20€ à sa sortie se trouve à 10 3 mois plus tard. Et on trouve pas mal de films à 3-4€ avec jaquette et bonus.

    Je ne suis pas pressé. Mais le prix des "oeuvres" est démentiel. C’est une rente max pour les gros vendeurs et leur "maison de disque". Dieu que tout cela est dépassé !

    Hadopi c’est le refus du progrès, du changement, de l’ouverture et de ce surcroit d’égalité que peut apporter le web.

    J’aime bien Cabrel mais qu’il ramasse 4 millions d’€ en 2008 est absurde. Il n’en a pas besoin, ni lui ni aucun homme d’ailleurs. Le revenu max admissible devrait être de 400k€ annuels. Au-delà on sombre dans la spoliation massive et les tensions afférentes. Je pense que Francis serait d’accord avec çà...

    Solution :
    Creer un "fond de soutien à la création" ou un "fond universel de créativité" (fuc) ou mieux un "Fond Artistique Numérique" (FAN), vous voyez, c’est pas les idées gratuites qui manquent..., et qui serait alimenté par un prélèvement auto de 1€/mois et par abonnement internet+mobile+redevanceAV+tvpéage avec en soutien des versements conséquents venant d’auteurs/interprètes dépassant le million de revenu annuel. Solidarité entre consommateurs et aussi entre artistes pour que les "gros" filent la main aux nouveaux qui rament.

    C’est tellement simple et peu coûteux... Mais on va traquer le méchant internaute alors que tout le système (nombre, dispersion, versatilité, identification, hacking, wifi extérieur) rend cette chasse inefficace, coûteuse
    et surtout anachronique.

    Liberté, créativité, partage : oui
    Monopoles, surrevenus, flicage : non.

    Thierry Leitz.

  • vote :
    Par Reinette (xxx.xxx.xxx.83) 12 mars 2009 00:19
    Reinette


    L’association de consommateur UFC-QueChoisir a rappellé son opposition à la loi qui mettrait en place un "monstre judiciaire". Alain Bazot, président de QueChoisir, explique que "Dans ce processus, c’est au consommateur de faire la preuve de son innocence et cette possibilité ne lui est offerte qu’en bout de course". L’association a même fait constater par huissier la facilité d’usurper la connexion d’un abonné. La méthodologie est indiquée dans le constat d’huissier.

  • vote :
    Par chmoll (xxx.xxx.xxx.243) 12 mars 2009 08:15
    chmoll

    un bateau battant pavillon français,il s’appelle l’élysée

    à l’abordage !!!!!!!!!!!!!!!!! et pas d’quartier !!!!!!!!!!!!!!!!!

  • vote :
    Par LE CHAT (xxx.xxx.xxx.148) 12 mars 2009 09:27
    LE CHAT

    Ils ont volé les recettes , pirates !  smiley

  • vote :
    Par alcodu (xxx.xxx.xxx.42) 12 mars 2009 09:43
    • Pendant 60 ans l’industrie du disque nous a obligé à payer pour dix titres de musique même s’il n’y en avait qu’un seul qui nous plaisait.
    • Pendant 60 ans l’industrie du disque nous a obligé à repayer les droits d’auteur dont nous nous étions déjà acquités pour un disque abimé ou rayé.
    • Pendant 60 ans l’industrie du disque nous a gonflé en sélectionnant puis en faisant la promotion des mêmes artistes du "box office" et en jetant les autres aux oubliettes.
    • Pendant 60 ans l’industrie du disque n’a rendu disponible que quelques milliers de titres au même moment dans les bacs des disquaires, soit des miettes de la production musicale.
    • Pendant 60 ans l’industrie du disque nous a forcé à acheter avant d’écouter.
    • Pendant 60 ans l’industrie du disque a produit des compilations mélées de quelques titres inédits pour forcer la revente de morceaux déjà acquis.
    Ces malfaisants prétendent maintenant nous donner des leçons de morale sur le "piratage" ? Non mais on rêve !

    Puisque l’industrie de la musique bling bling et de la vente forcée veut jouer avec le web, la réponse à ce kidnapping de l’Internet doit être proportionnée à la menace

    N’achetez plus JAMAIS de CD. Comme les mines de charbon et les machines à écrire, l’industrie du disque doit disparaitre... Maintenant ! 
    .
  • vote :
    Par Gül (xxx.xxx.xxx.252) 12 mars 2009 10:31

    Merci et c’est signé !

  • vote :
    Par Lartiste (xxx.xxx.xxx.184) 12 mars 2009 10:37
    Lartiste

    Vous n’y êtes pas ! Y a d’autres Lobies derrière Christine Albanel que l’industrie du disque ou l’industrie logiciel ! A votre Avis ? XXX smiley

  • vote :
    Par Marie Pierre (xxx.xxx.xxx.227) 12 mars 2009 10:42

    Bonjour,

    Ce projet de loi ne tient pas debout, prévenir en sanctionnant voilà une des dernières inventions de nos ministres !

    Sanctionner par la fermeture d’une connexion : si je ne protège pas mon accès WiFi, mes voisins pourront télécharger à ma place, du coup tout le monde se verrouille au lieu de partager.

    Voir le prix des disques ou d’une place de cinéma donne envie de pirater tout en se donnant bonne conscience parce que tel artiste de renom gagne plein de fric, que les majors de l’édition encore plus.

    Il y a aussi chez de nombreux internautes une boulimie du téléchargement qui devrait nous interroger : une impatience à vouloir le film ou le disque avant sa sortie, le tout-gratuit, le désir de l’attente se transforme en frénésie.

    Autre volet positif de l’écoute préalable (car n’oublions pas que l’écoute gratuite est souvent mise à disposition par les artistes eux-mêmes sur leur site), c’est le succès des festivals, malgré, là aussi, leur prix. Les artistes reviennent ainsi à la scène.

    Cela dit, je ne télécharge pas (même légalement) pour une simple raison : respecter le travail des artistes, la création. Prenons l’exemple d’une pochette de disque : il n’y a pas que la musique, les créateurs graphiques font aussi un énorme travail, et tout comme j’aime avoir un livre en main, j’aime ce rapport avec une pochette. De plus, l’artiste compose un album à la manière d’un recueil de nouvelles, les titres forment un tout, il y a un lien, tout comme l’illustration.

    N’ayant pas les moyens de m’offir souvent des disques, j’attends les soldes dans les bacs, car, tout comme les livres, les éditeurs ne supportent plus qu’une oeuvre reste en rayon trop longtemps, qu’un artiste ne perce pas tout de suite. Voilà aussi un autre sujet de débat.

    Merci pour votre article.

  • vote :
    Par thomthom (xxx.xxx.xxx.61) 12 mars 2009 11:42

    Comme notre ministre de la culture et bon nombre de députés ne semblent pas capables de comprendre les études détaillées et argumentées réalisées par des personnes compétentes concernant le projet de loi HADOPI ( UFC Que choisir , La Quadrature du net ... ), à moins que sur une sujet aussi important, ils n’aient pas le temps de lire ces quelques documents de 40 pages chacun, je propose de formuler nos critiques à l’égard de ce texte sous une forme plus concise. Peut-être qu’en utilisant un langage plus simple, le même que celui des défenseurs du projets de loi, en mettant de coté toute argumentation intelligente pour se focaliser sur les formules "choc", comme ils le font, nous aurons plus de chances d’être entendus.

    Voici donc le petit texte que je propose pour justifier l’opposition des internautes à ce texte imbécile.

    "HADOPI, la loi qui privera des familles entières de leur connexion à Internet sous prétexte qu’elle n’aura pas su réaliser quelque chose d’impossible : s’assurer que son adresse IP ne soit en aucun cas utilisée pour télécharger illégalement des oeuvres.
    HADOPI, la loi qui signe l’arrêt de mort des réseaux Wifi communautaires.
    HADOPI, la loi qui favorisera le développement des réseaux d’échange underground totalement incontrôlables.
    HADOPI, la loi qui prétend défendre les intérêts des créateurs mais ne fait rien pour préserver leurs revenus.
    Les cons, ça ose tout. c’est à cela qu’on les reconnait."

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    Par Cug (xxx.xxx.xxx.242) 12 mars 2009 11:47
    Cug

    Un bon billet à ce sujet ...
    www.marianne2.fr/HADOPI-va-tuer-le-logiciel-libre_a176924.html

    Autrefois il y avait l’église et ses sbires qui voulaient empêcher l’imprimerie de se développer.
    Aujourd’hui nous avons les multinationales et leurs sbires (actionnaires/rentiers) qui font la même chose.

  • vote :
    Par Abraracoutrix (xxx.xxx.xxx.98) 12 mars 2009 12:46

    Ca suffit. trop, c’est trop ! Il faut entrer en résistance. Il nous faut agir...en douceur, et appuyer là où ça fait mal : le fric ! Plus d’achat de CD, DVD et autres qui ne servent quà engraisser les majors de tous poils. Il faut tout autant faire payer aux politiques leur main mise sur nos libertés. il faut les jeter. pas une voix pour eux. Des bulletins blancs par milliers, par millions dans les urnes. pas un seul pour la Droite et la Gauche (dite parlementaire) car les uns et les autres, c’est du pareil au même.

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    Par Gilles BERTIN (xxx.xxx.xxx.215) 12 mars 2009 13:14
    Gilles BERTIN

    Vous êtes tous des voleurs, et toutes vos justifications sont irrecevables.

    Demain je vais squatter votre appartement, emprunter votre voiture, que diriez vous. A+


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    Par maharadh (xxx.xxx.xxx.129) 12 mars 2009 13:24
    maharadh

    Non reste gilles j’ai des choses à te dire concernant ton appart et ta bagnole.
    bigbrotherawards.eu.org/

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    Par Le Hérisson (xxx.xxx.xxx.131) 12 mars 2009 13:35
    Le Hérisson

    Je viens de signer, bien que je ne sois pas un pirate.

    Si j’ai signé, c’est parce que cette loi est non seulement inappliquable et idiote, mais surtout qu’il s’agit d’un non sens économique. C’est un peu comme si, à la Renaissance, le roi de l’époque avait obligé les imprimeurs à payer les moines copistes pour chaque ouvrage imprimé...

    Je vous conseille de lire, à ce sujet, le très bon papier paru dans le journal Libération du we dernier, (interview de Benjamin Bayart) que vous trouverez sur le lien suivant :

    http://www.ecrans.fr/Tout-le-monde-a-interet-a,5762.html

    Avec cette loi, le gouvernement va achever de se couper des innovateurs, des jeunes, et s’inscrire définitivement dans l’archaîsme le plus total.

  • vote :
    Par Forest Ent (xxx.xxx.xxx.145) 12 mars 2009 13:40
    Forest Ent

    Moi je ne sais pas si je suis un pirate ou pas. J’ai posté sur youtube :

    http://www.youtube.com/watch?v=Sh3mvZNHPgc

    mon interprétation d’un bout d’un morceau d’un compositeur (Rory Gallagher) décédé il y a moins de 50 ans. C’est légal ou pas ?

  • vote :
    Par Patrick FERNER (xxx.xxx.xxx.231) 12 mars 2009 13:55

    Ce qui est irrecevable, c’est qu’on remette en cause des libertés publiques pour un lobby qui met tout sur le compte de la copie illégale quand des études ont montré que celle-ci faisait tomber les ventes de CD de 10% seuelement et que ceux qui téléchargent le plus sont les plus gros acheteurs de CD ou de DVD.
    En attendant, voici des arguments solides contre l’HADOPI :

    "Le projet de loi Création et Internet / HADOPI crée une nouvelle responsabilité pour les titulaires d’un accès à Internet : l’obligation de « sécuriser » sa connexion afin qu’elle ne soit pas utilisée pour commettre des atteintes au droit d’auteur. Déjà présente sous une forme imprécise dans la loi DADVSI,1 cette responsabilité s’assortit désormais d’une exposition à des sanctions pouvant aller jusqu’à la coupure d’accès à Internet, et d’une obligation de mettre en œuvre un « moyen de sécurisation » labellisé par l’HADOPI.2 Il est désormais clairement établi que ces « moyens de sécurisation » seront en réalité de véritables mouchards filtrants.3 Examinons de plus près cette responsabilité et ses implications, et considérons plus en détail les mouchards filtrants que l’HADOPI imposera.

    Une responsabilité disproportionnée - questions de sécurité informatique

    On peut tout d’abord s’interroger sur l’opportunité et la légitimité de cette nouvelle responsabilité.

    En effet, on ne songe pas à demander aux fournisseurs de technologies et de services (éditeurs de logiciels, fabricants de routeurs, FAI...) de garantir la sécurité des technologies ou des services qu’ils fournissent. On ne leur impose pas plus d’obligation de moyens. En conséquence, les utilisateurs n’ont qu’à se débrouiller pour assurer leur propre sécurité informatique. Il apparaît donc saugrenu de demander aux citoyens, aux simples utilisateurs qui n’ont pour l’immense majorité aucune compétence technique, de « sécuriser » leur accès à Internet.

    Cela est d’autant plus saugrenu que les services de sécurité informatique des administrations de l’État ne sont pas eux-mêmes capables d’assurer une sécurité informatique sans faille. Récemment, le cas d’Intramar - le réseau intranet de la Marine Nationale - dont les machines ont été infectées par le ver Conficker, nous en fournit un bon exemple. Comment en effet sécuriser un accès à Internet si le PC lui-même est infecté et utilisé frauduleusement à distance ? Peut-on demander aux particuliers de réussir là où les services informatiques de l’armée française échouent ?

    De même, on demande aux abonnés utilisant une borne wifi à leur domicile de sécuriser leur accès. Pourtant, des ministères comme celui de l’Intérieur ou Matignon, qui disposent pourtant d’équipes très compétentes en matière de sécurité informatique, ont renoncé au wifi car alors ils ne pourraient pas sécuriser convenablement leur réseau...

    Enfin, on peut se demander si la ministre de la Culture ne souhaite tout simplement pas interdire le wifi, quand elle propose de faire peser sur les collectivités locales la responsabilité de l’utilisation de leurs « hotspots » (points d’accès à Internet par wifi ouvert, typiquement dans les jardins publics) par les utilisateurs nomades.4 Une telle approche risque tout simplement de conduire à la fermeture de ces hotspots, avec les effets associés en terme de développement de l’économie numérique, les collectivités ne souhaitant pas se voir responsabiliser pour une sécurité impossible à mettre en œuvre en pratique.

  • vote :
    Par Nathan (xxx.xxx.xxx.209) 12 mars 2009 14:00
    Nathan

     c’est la fête, sauf les pirates.

  • vote :
    Par Patrick FERNER (xxx.xxx.xxx.231) 12 mars 2009 14:03

    Voici la suite :

    "Risques de détournement et de contournement de la loi

    Au-delà des critiques générales (voir la note de François Pellegrini) et d’ordre juridique qu’on peut émettre sur le projet de loi (voir à ce sujet le dossier de la Quadrature du Net (PDF)), sa pertinence face à l’état de la technique est à remettre en cause profondément ; l’April l’avait d’ailleurs signalé à la mission Olivennes dès son audition le 12 octobre 2007.5

    Tout d’abord, le dispositif prévu par HADOPI sera inefficace parce qu’il sera rapidement, facilement et massivement contourné. En effet, le dispositif prévoit que des agents assermentés agissant pour le compte d’organismes de défense des auteurs, éditeurs et producteurs de musique et de films procèdent à une recherche pro-active d’infractions. Lorsque des internautes seront repérés en train d’échanger des œuvres sans autorisation par ces agents, leur adresse IP sera relevée avec la date, l’heure et les œuvres concernées. Ce constat sera ensuite transmis à l’HADOPI, qui identifiera les internautes via les fournisseurs d’accès à Internet grâce aux adresses IP relevées, et pourra dès lors engager le processus d’avertissement et de sanction prévu par le projet de loi.

    Or l’adresse IP n’est pas à la base une donnée d’identification fiable des internautes. Elle peut de plus être usurpée, empruntée ou modifiée par les utilisateurs. Ainsi, le fameux tracker de torrents The Pirate Bay a d’ores et déjà annoncé que des adresses IP fictives (notamment françaises) seraient injectées afin de tromper les agents assermentés.6 Des chercheurs de l’Université de Washington ont par ailleurs démontré qu’il était possible de faire croire qu’une imprimante avait téléchargé des fichiers sur internet !7 Prétendre accuser et sanctionner sur la base d’une telle donnée n’est donc pas sérieux.

    Il faut également songer au recours aux procédés d’anonymisation et de chiffrement. Un logiciel d’échange de pair à pair (ou peer-to-peer) comme OneSwarm rend totalement impossible l’identification des émetteurs et des récepteurs, chaque ordinateur anonymisant les transmissions qu’il relaie. Par ailleurs, déjà plus de 20% du trafic de pair à pair est chiffré et le chiffrement est de plus en plus proposé en standard dans les logiciels de pair à pair. On peut aussi citer le service TorrentPrivacy qui permet aux utilisateurs moyennant quelques euros par mois de télécharger en affichant une adresse IP américaine ou canadienne tout en chiffrant leurs données.

    Avec des solutions aussi simples et disponibles que le chiffrement et l’anonymisation, le dispositif HADOPI aura bien du mal à repérer les internautes français qui échangent des œuvres sans autorisation. Quant aux "contre-logiciels" que la ministre Albanel imagine pour éviter le contournement,8 soyons certains que les services de police du monde entier rêveraient de pouvoir en disposer. La puissance de calcul requise pour casser un chiffrement comme celui utilisé par ces logiciels fait que seuls des services de renseignement s’y essaient et uniquement de façon ciblée. Les "contre-logiciels" de Mme Albanel utilisables pour lutter massivement contre le chiffrement relèvent donc simplement de la science-fiction.

    Ajoutons que la généralisation des échanges chiffrés causerait un dommage collatéral fâcheux, en rendant « aveugles » les services de police : les échanges chiffrés des criminels qu’ils observent se retrouveraient alors noyés dans la masse immense des échanges d’œuvres entre particuliers. Les utilisateurs développeraient par ailleurs un sentiment d’impunité et on peut s’interroger sur la pertinence d’inciter toute une génération à basculer dans la clandestinité.

    Mais ce n’est pas tout. Il existe également un réel risque de détournement de la loi au profit de la cybercriminalité.

    Avec les volumes gigantesques de courriels que l’HADOPI va envoyer chaque jour (10 000 courriels d’avertissement par jour9), il est évident que des délinquants vont envoyer de faux courriels estampillés HADOPI et contenant une pièce jointe que l’utilisateur sera invité à ouvrir pour connaître les faits qu’on lui reproche. En réalité, la pièce jointe pourra bien être un cheval de Troie qui transformera son ordinateur en machine zombie, les expéditeurs de tels leurres misant sur le fait qu’un courriel de menaces d’apparence officielle à plus de chances de tromper l’utilisateur.

    C’est sans doute pourquoi aucune autorité ne devrait menacer massivement par courriels les citoyens et l’État devrait le faire savoir au lieu de se risquer à cette grande première.10

    Ensuite, le dispositif HADOPI va créer un appel d’air pour des services commerciaux d’anonymisation ou offrant tout moyen d’échapper à la recherche pro-active d’infraction et à la répression de masse autorisées par le projet de loi. Le service russe Torrent Privacy déjà évoqué en est un bon exemple : il cible explicitement les utilisateurs français dans la vidéo de démonstration disponible sur son site.

    En plus de contribuer à développer une économie off-shore, le développement d’une telle offre s’adressant à un public qui cherche à échapper à l’autorité publique sera également un moyen aisé pour récupérer des identifiants bancaires et/ou infecter des milliers de machines pour agrandir un parc de "machines zombies".11 Tout comme la peur de l’autorité, le désir de continuer à partager sera en effet sans nul doute exploité par les émetteurs de pourriels : des courriels malveillants avec une pièce jointe contenant soi-disant un logiciel d’anonymisation, en fait un virus, apparaîtront ainsi à peine la loi adoptée, les véritables cyberdélinquants étant particulièrement réactifs, comme l’actualité le démontre chaque jour.

    Pour ces raisons, la loi risque de s’avérer totalement inefficace dans la lutte contre les échanges d’œuvres non autorisés entre particuliers, et contre-productive pour la sécurité informatique de chacun et la lutte contre la cybercriminalité. Alors que jusqu’à présent ces échanges ne bénéficient pas aux organisations criminelles - puisqu’étant réalisés sans intermédiaire, ni but lucratif, directement par les utilisateurs - la loi créera en fait un marché pour le crime organisé.

    http://www.april.org

  • vote :
    Par Login (xxx.xxx.xxx.83) 12 mars 2009 14:03

     J’ai écouté une partie de débats à l’assemblée hier. Un peu d’histoire. j’ai ’appris’ que le droit d’auteur
     avait ete inventé pour protéger l’artiste des predateurs des medias et non du public. Interessant
     pied de nez de l’histoire, les lobbies, operateurs reseau et TV, utilisent ce droit pour justifier de verouiller
     le marché qu’ils convoitent.... l’accès au contenu. Tout le reste est secondaire, juste une histoire de gros
     sous. Les majors et autres gestionnaires de droits ne sont qu’au second plan dans cette histoire, à
     mon avis. L’assemblée traite de fait d’interets marchands ! Personne ne remet en cause le droit 
     d’auteur. En faire la question pour apporter une mauvaise reponse est une immense hypocrisie.
     Personnellement, je trouve que la menace que cette loi fait peser sur les acces libre Wifi (et leurs 
     successeurs) est le coeur du probleme. Si les deputes veulent travailler sur l’essentiel, qu’ils encadrent
     la separation entre les activites relatives à l’accès au contenu et celles relatives au contenu, en
     imposant en particulier aux operateurs un role d’operateur neutre vis a vis des diffuseurs. 
     
     
     
     

  • vote :
    Par Massaliote (xxx.xxx.xxx.32) 12 mars 2009 14:23

    Signé. J’ai pourtant jamais piraté mais je veux pouvoir le faire. Assez d’interdits dans le "meilleur des mondes".
    FAITES PASSER LE MESSAGE A TOUT VOTRE ENTOURAGE NOUS NE SERONS JAMAIS ASSEZ NOMBREUX. J’ai commencé.

  • vote :
    Par Cardinal (xxx.xxx.xxx.133) 12 mars 2009 14:29
    Cardinal

    Très bonne initiative citoyenne, qui sera, je pense et j’espère, soutenue de l’extrême droite à l’extrême gauche.

    http://frenchcarcan.com/

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    Webproducteur (si, ça existe) blogueur, auteur, réalisateur. J’ai fondé et je dirige 22mars, une société de production audiovisuelle et de conseil, spécialisée dans les médias sociaux et les nouveaux écrans. Retrouvez certaines de mes productions online sur six35.fr et sur le politicshow.net. ’Citizen Reporter’ (on dit (...)

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