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Accueil du site > Tribune Libre > Le bonheur est dans le prêt

Le bonheur est dans le prêt

Je suis célibataire.

J’ai divorcé. Je dis bien « j’ai » et non « je suis » : le divorce est un fait, un évènement, et non un état, on n’est pas divorcé à vie. J’ai donc divorcé, et par conséquent, je suis célibataire.

Bien.

Un divorce, contrairement à ce que pensent les gens décrétant qu’il est facile d’en arriver là, est un moment très difficile. Mon mariage fut un échec, et mon divorce fut une réussite ; c’est loin d’être le cas le plus fréquent.

Il n’empêche que, malgré la facilité déroutante avec laquelle la séparation et les nouvelles habitudes de vie ont été mises en place (ce qui a pu conforter les bien-pensants dans leurs certitudes absurdes), la remise en question est, pour tout individu normalement constitué, absolument terrible.

Les mois passent, les sentiments de culpabilité, d’angoisse, se mêlent presque harmonieusement pour faire de vous, sans même parfois que vous vous en rendiez compte, une loque, un pantin, un bout de chiffon délavé qui ère dans une société à laquelle il croit ne plus appartenir, tellement parfois le mot « divorce » revêt une connotation putride aux yeux des gens « normaux », ceux qui vous inondent de leur bonheur, de leurs aventures familiales, de leurs sourires hypocrites quand ils viennent vers vous et vous demandent : « Ca va ? »

Non, ça ne va pas, tu le sais très bien, pourquoi poses-tu la question ? Parce que tu ne veux, paradoxalement, surtout pas entendre la réponse… Le divorcé est la personnification de l’échec, et côtoyer l’échec, pour celles et ceux qui vivent un équilibre familial fragile, est bien la dernière chose qu’ils ont envie de faire. On ne sait jamais, le virus peut être extrêmement contagieux.

Finalement, entre le divorce et l’image donnée par les familles heureuses, y-a-t-il un juste milieu ?

Où est le bonheur ? Est-ce donc simplement la société qui nous dicte les caractéristiques techniques de la plénitude, et vers lesquelles on doit impérativement tendre sous peine de rater sa vie ?

Je suis donc célibataire ; et comme bon nombre de célibataires, il m’arrive de penser à continuer ma vie (et non la refaire ; on ne refait pas sa vie, c’est idiot comme expression). Et de rêver à une douce et charmante compagne, sachant manier humour et réflexion, culture et intelligence, charme et volupté, tendresse et caractère affirmé, pizza et canard à l’orange…

Seulement voilà : je suis un article d’occasion, sur le marché de la rencontre, et non content d’être une seconde main, je ne possède pas les critères exigés pour ne serait-ce qu’intéresser, même de loin, la gent féminine.

Difforme ? Non, coté physique, même si Brad Pitt n’a pas de soucis à se faire, je n’en reste pas moins acceptable.

Alcoolique, drogué, pervers ? Pas que je sache. En tous cas, personne n’a porté plainte à ce jour, et les gens qui me côtoient n’ont pas l’air effrayé…

Non, non, c’est hélas, dramatiquement plus simple : j’ai bientôt 37 ans, et je n’entre pas dans les cases sociales habituelles pour un homme de cet âge : je suis financièrement plus que limité, je n’ai pas un métier stable, je n’ai pas de voiture, ni de plan d’épargne retraite, mon appartement doit subir un sacré lifting pour être acceptable…

Là, j’entends les lectrices crier à l’abomination, au machisme de base, à la rhétorique sexiste primaire.

Criez, mesdames. Mais tâchez de lire ce qui suit en même temps ; vous allez, voir, c’est faisable.

Je n’affirme pas que toutes les femmes sont matérialistes ; lire cela serait mettre à votre sauce des propos que je ne tiens nullement.

Je dis, simplement, que les femmes sont plus attirées par des hommes ayant un statut social stable. Pas parce qu’elles ne s’intéressent qu’à l’argent, mais bel et bien parce qu’elles recherchent, instinctivement, un foyer agréable pour leurs futures familles. Voilà. C’est tout.

Vous voyez, ce n’est pas bien méchant, c’est juste naturel.

Peut-on leur en vouloir ? Je ne crois pas, à moins d’être un gros frustré sans cervelle incapable de comprendre un tant soit peu les femmes. Je sais, ça existe…

Alors, non, je ne leur en veux pas ; mais, hélas pour moi, ma conception du couple et du bonheur qui est censé aller avec, est un peu différente.

Peut-être parce que j’ai déjà un appartement. Ca facilite sans doute ma vision des choses.

Peut-être aussi parce que je suis papa, et qu’il suffit de regarder ma fille une petite heure, de l’observer, de l’écouter, pour se rendre compte que, sans être meilleur père qu’un autre, mon compte en banque et mon contrat de travail n’ont en rien influencé l’éducation qu’elle a reçue et l’équilibre dont elle fait preuve.

Je suis vraiment navré, mais mon bonheur n’est pas dans le prêt bancaire sur vingt ans, dans un boulot socialement valorisant et accessoirement stressant et déprimant, dans une routine faîte de voyages en berline familiale pour se rendre année après année dans la résidence secondaire achetée, elle aussi, à crédit.

Je ne critique pas ce mode vie, je dis simplement que le bonheur n’est pas forcément là où l’on croit qu’il est, où l’on nous dit qu’il est ; parce que derrière la fiche de paie, derrière la porte d’entrée en chêne massif, derrière les films de vacances pris avec le dernier caméscope numérique à la mode, derrière les soirées entre amis où tout le monde rit de bon cœur, en noyant ses problèmes dans des litres d’alcool, se cachent une misère morale et des souffrances que tout le monde refuse de voir, et en premier lieu ceux qui les vivent et/ou subissent.

Le bonheur est bien trop personnel pour lui donner des critères généraux.

Je ne suis pas heureux ; pas comme je le voudrais. Mais le suis-je réellement moins que le cadre moyen qui gagne 4000 euros mensuels et qui bat sa femme le soir, histoire d’évacuer le stress de la journée ? Suis-je forcément un moins bon « père de famille » que celui qui met une télévision dans la chambre de son gamin dès qu’il à 12 ans (et encore…) histoire d’avoir une paix royale la journée ou le soir, et de plus être dérangé par ce gosse qui est toujours là, à poser des questions et à l’empêcher d’apprécier à sa juste valeur « La roue de la fortune » ?

Vous dîtes ? Je caricature ? Ah oui ? Vraiment ? Pas si sûr. Soyez honnêtes. Avec vous-mêmes d’abord, et avec moi, ensuite.

Mon bonheur, c’est d’entendre rire ma fille. Et celui-là, il est la portée de tout le monde ; il faut juste savoir ouvrir ses yeux, son cœur et son âme.

Mon bonheur, c’est de vibrer, à travers ce que j’aime.

Mon épanouissement passera obligatoirement par l’écriture, la musique.

S’épanouir en passant d’abord par la frustration, n’est-ce pas le moyen le plus masochiste et néanmoins efficace d’apprécier quelques poussières de bonheur ?

Oui, je me pose beaucoup de questions, je me demande vers où aller, par quels moyens ; et la vie s’écoule. Mais pas plus vite que pour d’autres, et avec tout autant de douceur parfois, de douleurs trop souvent.

Je ne suis pas un extraterrestre ; je ne suis pas un handicapé de l’amour. Je ne suis pas si différent des autres hommes de mon âge ; j’essaie juste d’aller au-delà de l’image d’Epinal qu’on nous sert à toutes les sauces, à longueur de journée, et que l’on veut impérativement nous imposer comme étant la norme. Des normes, il en faut, pour baliser nos vies, mais de là à être borné…

Oui, je suis célibataire. Et celle qui lira ce texte en se disant « Ca se défend » est priée de me contacter très rapidement…

Tiens, pour conclure…

Ce fut un petit et bref bonheur d’écrire ce petit texte et de le partager avec vous.

Vous voyez ? C’est si simple, parfois…

 


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46 réactions à cet article    


  • LeGus LeGus 18 juin 2009 10:09

    @ l’auteur,
    Très bel article, j’ajouterai que l’on peut très bien vivre sans télévision du tout et même sans voiture (sauf perdu en fond de cambrousse, les transport en commun étant scandaleusement insuffisant ). C’est bon pour la tête et bon pour les jambes.
    Très cordialement.


    • La mouche du coche La mouche du coche 18 juin 2009 13:12

       smiley

      C’est quoi cet article de gonzesse ? smiley

      L’auteur a un boulot, un appartement, un enfant. Où est le problème ?

      S’il a besoin d’une femme, qu’il aille en chercher une. il y a meetic pour ça.

       smiley


    • Stéphane Antonini Stéphane Antonini 18 juin 2009 20:54

      Arghhhh... Meetic... J’ai testé... Et oui, je vais jusqu’au bout ! :)
      Meetic, supermarché du célibat, discount de l’occasion... Quel doux plaisir de lire ces profils, où les critères prévalent sur l’humain, où les goûts musicaux ou culinaires sont plus importants que ce que l’on peut apporter en terme de sensibilité, d’émotions...
      Quelle expérience unique... Je ne regrette pas, surtout le fait ne n’avoir jamais débourser le moindre cent sur ce site...

      Néanmoins, et au-delà de la farce, qu’on ne s’y trompe point : je n’ai jamais affirmé être à la recherche quasi-symptomatique d’une conjointe... A dire vrai, je m’en fous un peu. Le vent m’emportera bien là où il veut... :)


    • La mouche du coche La mouche du coche 18 juin 2009 23:48

       smiley

      C’est bien ce que j’avais compris : tout ça, ce sont des pleurnicheries, et tout le monde s’est fait prendre.

      Heureusement je veille smiley

       smiley


    • John Lloyds John Lloyds 18 juin 2009 10:24

      Ben voilà qu’AV se lance dans les annonces matrimoniales smiley

      Pourquoi s’inquiéter du fait que vous soyez fauché, Mr Antonini, comme si la part de relations affectives perdues qui en découle était une perte ... C’est au contraire un avantage, cet écrémage naturel vous fera gagner un temps précieux dans des relations qui ne seront pas pipées par le pognon dès le départ. J’ai eu pour ma part une relation mémorable avec une femme pendant 15 ans qui a débuté alors que je traînais des hordes d’huissiers comme des gamelles.

      Sinon pensez aussi qu’on vit très bien seul, s’affranchir de toute chieuse qui va vous pourrir la journée pour une très brève et hypothétique oasis au septième ciel peut être une solution très confortable, d’autant que ce ne sont pas les candidates occasionnelles qui manquent quand la saturation de testostérone devient intenable. Vous connaissez la différence entre une femme et une poubelle ? Aucune, on la bourre toute la semaine, et le dimanche, on se fait chier à la sortir. Oups, pardon, ça m’a échappé smiley

      John Lloyds, poète de l’amour.


      • LE CHAT LE CHAT 18 juin 2009 11:28

        @john LLoyds

        je connaissais , les femmes , c’est comme des pantoufles , on est bien dedans mais on sort pas avec !

        vivent les blondes , les rousses , les brunes !


      • Céline Ertalif Céline Ertalif 18 juin 2009 17:00

        John et Le Chat... deux remarquables poètes.

        Moi, je n’ai jamais rencontré d’homme qui manie bien en même temps l’humour et le canard à l’orange... et je le regrette beaucoup, dommage !

        En fait, il y a pas mal de dragueurs sur Agoravox, me semble-t-il. J’en ai même rencontré un qui s’est déclaré totalement amoureux de mon avatar. Hélàs, ce n’est qu’un avatar... Et, il y a quelque temps, il s’est aussi trouvé une furieuse pour deviner que je devais être très laide, dissimulée derrière mon avatar et mon clavier !

        Moi, je pense que le témoignage et la sincérité sont très importants. C’est ce qu’on lit dans cet article. Parce que dès que le taux de testostérone pique du nez, ou débande si vous préférez en tant que poètes, la tendresse peut trouver une place longue et apaisante entre les êtres humains. 


      • John Lloyds John Lloyds 18 juin 2009 17:51

        @Céline

        Heureux d’avoir trouvé une accroche à ma poésie smiley

        Je ne conteste pas l’authenticité du ressenti de l’auteur. Au contraire, on voit même par la photo, si c’est la sienne, que plus d’une âme féminine y trouverait un bon parti sentimental, au point que je connais plus d’une prédatrice qui entrerait par cette corde sensible pour ratisser le peu qu’il doit rester à ratisser. C’est bien ce qui fait toute la force et la faiblesse de ce récit, sa jeunesse.

        Dans la fin de civilisation que nous vivons, l’amour est une perle bien trop précieuse pour ne pas être protégée dans un labyrinthe impénétrable. Malheur à celui qui met à portée la substance délicate, il ne fera que le régal des porcs (des truies dans le cadre de l’article), et le malheureux ne récoltera que de profondes blessures qui ne cicatriseront jamais.

        Chacun doit avoir ce qui lui revient : la poésie, comme soupape de sécurité hygiénique pour les torchons, et l’ambroisie pour les rares serviettes qui existent encore, mais là aussi je vous trouve un peu légère, car cette catégorie va bien au-delà de la tendresse.


      • Avalon_Girl 19 juin 2009 14:39

        Cher John,

        d’habitude, g un grand plaisir gustatif à vous lire, mais là, franchement, g +tôt envie d’aller me faire un bain de bouche ...
        K d’amertume, d’aigreur et de ressentiment digne d’une « vieille pouf molle » dans votre diatribe !  smiley

        Allons, John, un peu + d’amour et un peu moins de diarrhée dans le biberon ...  smiley

        Très amicalement & courtoisement,

        Elsa ) )


      • appoline appoline 19 juin 2009 19:59

        @ Le chat,

        Dis donc, tu n’en finis pas avec la bière en ce moment, tu as un coup de bourdon ?


      • appoline appoline 19 juin 2009 20:03

        @ John,

        Dis donc, qu’est-ce qui déconne c’est le cerveau du haut ou le cerveau du bas ? Bah, tu n’as rencontré une nana qui te fasse vraiment tourner la tête. En amour, il faut le partage quand il y a un équilibre cela peut être formidable. Mais je te l’accorde quand on se plante, cela peut devenir rapidement l’enfer. Mes ex maris vont apprécier (rires)


      • Olga Olga 18 juin 2009 10:27

        Stéphane, 
        Surtout, restez fier de ne pas vous laisser imposer des normes : 


        Mon bonheur, c’est également d’entendre rire mes proches... smiley 

        Ça se défend... smiley 


        • Neozenith 18 juin 2009 10:28

          Un très beau témoignage, juste, bien rédigé, plein de sentiments.
          Rien à ajouter, hormis que si j’étais une femme de votre âge, et célibataire, vous auriez peut-être déjà un message ;)


          • Traroth Traroth 18 juin 2009 16:24

            Cessez d’étaler votre pseudo-logique. "l’homme préhistorique n’a jamais su que c’est ce qu’on appelle aujourd’hui acte ou rapport sexuel, sous certaines conditions, qui engendre la fécondation, en conséquence de quoi il n’y avait pas de père. Et pas de père implique pas de mère«  : Ca n’a tout simplement pas de sens. Si effectivement beaucoup de sociétés primitives ignoraient le rôle des hommes dans la procréation, je n’ai jamais entendu parler d’une société qui ignorât le rôle de la mère. Cette affirmation est tout simplement ridicule.

            Implicitement, vous faites un contre-sens par rapport à ce que vous semblez vouloir dire : si nos sociétés »évoluées« connaissent précisément le rôle des hommes dans la procréation, l’absence de mariage serait donc, si on vous suit, une conséquence de l’ignorance. Le mariage pourrait donc être considéré comme un progrès... smiley

             »l’homme préhistorique n’avait pas encore forgé la notion très complexe de cause à effet" : Celle-là, elle est gratinée ! smiley Même les animaux arrivent à établir des relations de cause à effet. Je me demande vraiment de quelle manière vous imaginez les hommes préhistoriques...

            Le plus drôle, dans votre commentaire, c’est votre véhémence à l’endroit de l’auteur, dont on n’arrive pas à comprendre la raison exacte. Il ne nous a pas parlé des raisons de son mariage, et ça n’est d’ailleurs pas le sujet. Mais vous pensez pouvoir en tirez d’obscures conclusions qui finalement n’intéressent pas grand-monde. J’imagine que l’éructation doit être votre mode d’expression normal, et que vous ne comprendrez même pas ce que je veux dire tellement il est devenu inconscient...


          • Stéphane Antonini Stéphane Antonini 18 juin 2009 20:28

            Extrait du profil de cette personne :

            "Car l’expression électronique est toute virtuelle et devrait ne susciter que des arguments intelligibles quand la plupart des internautes, qui aiment à s’autoproclamer vainqueurs à moindres frais,  passent leur temps à coller des étiquettes ou juger le contributeur sans jamais répondre aux problématiques abordées"

            Rien à ajouter...

            Ah si, une chose : merci de m’avoir suggérer le mouton, j’avoue, dans ma grande faiblesse sexo-sentimentale, ne pas y avoir penser...


          • Traroth Traroth 22 juin 2009 12:39

            Bien envoyé ! smiley


          • Anlor 12 août 2009 21:57

            Je crois que l’auteur et nous tous, quand on parle de normes sociales, c’est parler de ce que la société a institué sans être une vérité, écrire tout cela c’est prendre l’auteur pour un demeuré. Si on regarde l’histoire sans parler de l’homme préhistorique, le mariage a permis a des familles souveraines de réunir des dots, personne n’a jamais dit que le mariage était naturel. Bref, quoiqu’il en soit, il ne faut jamais regarder que par un bout de la lorgnette comme beaucoup font ici, et interpréter sous prétexte de balancer sa plume. Regardons les choses de façon globale, tout est multivectoriel dans les discours, je sais pas écrire, l’écriture m’importe peu, moi je fais de la musique.


          • Patrick 18 juin 2009 11:55

            Tu n’es pas seul.
            On est en fait assez nombreux dans ce cas. Pas très matérialiste, un peu artiste, attiré par autre chose que le petit écran . . . Oui, on détonne en société, en particulier après de la gent féminine. On est effectivement assez décalé socialement. La sensation de ne pas appartenir au monde « normal » peut être parfois très désagréable, d’ailleurs.
            Même si c’est rude, il faut être ce qu’on est et non jouer un rôle, auprès d’une femme aimée. Le reste est une histoire de destin. Sans rentrer dans un débat spirituel, certains évènements dans une vie sont aussi imprévisibles que décisifs. Les rencontres amoureuses en fond partie. Personne n’a de prise dessus, il suffit de saisir sa chance quand elle se présente.

            Courage à toi. Continue à vivre ta vie ainsi que tu le fais en savourant ses précieux moments comme le rire de ta fille. Et bonne chance pour trouver l’amour. Sincèrement.


            • Vilain petit canard Vilain petit canard 18 juin 2009 11:55

              Bon courage pour la suite ! Le divorcé aux ressources limitées, je connais bien le problème...


              • lisca lisca 18 juin 2009 12:36

                Conseil gratuit de la psy de service :
                Pour que les femmes viennent vers vous, battez-vous. Voyez grand, dépassez l’horizon de la famille, du quotidien, du matériel, de la conso, du corps. Visez l’âme. Ayez le coup de foudre, donnez-vous sans entrave, tout entier. N’ayez pas peur de vous livrer à la personne que vous aimez. Mais à elle seule.
                Un homme c’est un défenseur. Montrez-leur à toutes ces belles que personne ne pense à votre place. Que vous ne vous laisserez pas marcher sur les pieds par ceux qui ont plus d’argent que vous, plus d’entregent, plus de culot, plus de ruse, femmes y compris. Pourfendez le mensonge. Préparez vos stylets. Quand on veut la paix, on prépare la guerre. Quand on veut une femme, on fourbit ses armes contre la concurrence, et surtout contre l’ennemi qui veut vous l’amocher (voir la vidéo des tatouages en étoiles) vous la dénaturer, vous l’abêtir ou vous la prostituer.
                Soyez courtois, lettré dans le sens médiéval avec les élites féminines, sévère avec la masse des bovidées. Implacable avec l’ennemi en général, celui qui vous veut du mal, bien souvent par le truchement de vos épouses, vos filles, vos soeurs.
                Ces dame et demoiselles ne demandent que cela, un chevalier. Elles vous feront confiance si vous êtes prêt à vous battre, surtout pour elles. Que vous sachiez changer les couches culotte n’est pas vraiment leur souci.
                A part ça, des divorcés jeunes et beaux comme vous ne devraient pas avoir de problème. Si j’ai bien compris l’article, ces prévoyantes futures mères de famille inspectent votre petit intérieur et se bouchent le nez.
                Tant mieux. Elles s’éliminent d’elles-mêmes.
                Leur réaction olfactive, très instinctive en temps de crise, peut être annulée, chez les meilleures, par un bon nettoyage au monsieur propre et un petit bouquet de violettes sur fond musical approprié.
                Et si elles ne sont toujours pas contentes, du balai !
                Aous rêvez d’une dame qui sache faire le canard à l’orange.
                Avis aux fureteuses !


                • John Lloyds John Lloyds 18 juin 2009 17:58

                  « Montrez-leur à toutes ces belles que personne ne pense à votre place »

                  Croyez-vous sincèrement que « ces belles » valent qu’on ait quoique ce soit à leur montrer ?


                • Yohan Yohan 18 juin 2009 18:53

                  Facile à dire. J’imagine que c’est pas facile pour notre quidam de faire le chevalier devant la caisse du ED. Un mec fauché reste un mec fauché même pour les femmes fauchées.


                • appoline appoline 19 juin 2009 20:16

                  @ John,

                  « Croyez-vous sincèrement que « ces belles » valent qu’on ait quoique ce soit à leur montrer ? »

                  Je peux t’assurer Johnny, que sur les plages en charente maritime, pas besoin de les forcer à quoique ce soit ; ces messieurs s’exibent volontiers, certainement une tentative de séduction mais, pour séduire, il faut être séduisant, à l’intérieur ou à l’extérieur ; les deux, c’est le mieux, je dois l’avouer.

                  Pour te faire bondir (lol) je dirais qu’en étant beau, riche et intelligent c’est la cerise sur le gâteau.


                • Stéphane Antonini Stéphane Antonini 20 juin 2009 19:32

                  Par tous les diables, que c’est agréable...
                  Peut-être mise à part votre remarque sur mon intérieur mal-odorant... Fauché, peut-être, mais j’ai une fierté, qui se ressent y compris par leurs nez délicats... Non mais.
                  Et je me permets - oui, après tout, l’auteur, c’est moi et je fais ce que je veux ! - de reprendre un passage de votre commentaire :
                  « ...des divorcés jeunes et beaux comme vous... »
                  Je vous en prie, soyons sérieux :
                  « ... des célibataires jeunes et beaux comme vous » est beaucoup plus plaisant... et n’est que la suite de mes propos.
                  Sur ce.
                  Au fait, combien vous dois-je ?
                  Ah oui, c’est vrai, c’est gratuit.
                  Repassez quand vous voulez ; les violettes seront sur la table...


                • Stéphane Antonini Stéphane Antonini 20 juin 2009 19:33

                  Commentaire précédent adressé à lisca, bien entendu (sans vouloir vexer personne)


                • Christoff_M Christoff_M 18 juin 2009 13:07

                  Étant passé par ces moments difficiles, je ne peux regarder tout cela qu’avec un petit sourire intérieur, et du recul.... ce qui ne tue point rend plus fort !!

                  Ceci permet aussi de faire le ménage dans votre entourage !!

                  Une fois que vous n’avez plus terrasse et villa, beaucoup de grands potes, les plus bruyants et les plus vantards disparaissent bizarrement dans la nature !! le silence de certains proches, le mutisme de certains familiers est plus troublant, mais le fait que vous soyez seul et que vous n’ayez pas l’air d’aller mal après avoir surmonté les difficultés matérielles les trouble...

                  D’autant plus si leur couple traverse une periode de turbulences aigues style Airbus... et puis il y a les apriori, fraichement divorcé, il doit etre en manque, il fait du sport, donc moi trop peur qu’il séduise ma nana, je ne l’invite plus, quand vous faites rire l’épouse de quelqu’un aux éclats dans une soirée, attention aux réactions de celui qui ressemble à notre autre moi, celui que nous étions avant de divorcer !!

                  Ne pas tomber dans le piège d’avocats ambitieux qui font déraper le divorce pour en tirer bénéfices... le mien a eu droit à des grands sourire puis à un au revoir définitif, en l’assurant que je le rappèlerais au cas ou !! on peut changer de compte en banque, d’appartement, je crois qu’il faut passer par la, rencontrer d’autres personnes, et la se profile une renaissance intéressante, inattendue....

                  Et on se rend compte qu’avec moins de moyens, un autre contexte, on peut découvrir des choses jamais entrevues dans la routine qui nous servait de vie antérieure !!
                  C’est merveilleux la vie !! même après les difficultés, surtout devrais je dire après avoir surmonté des épreuves....

                  Quoi de plus anesthésiant pour le bonheur et l’esprit qu’une vie prévue ou qui se déroule comme prévu !! c’est le problème de beaucoup de gens qui deviennent aigri, ou agressif dans un contexte apparemment idéal, ils ont suivi un modèle dicté par leur milieu, leur entourage, leur famille, mais ils n’ont pas trouvé leur voie propre, ni écouté leur voix intérieure, donc ils sont enfermés dans un décor de carton pâte, tellement suggéré par le monde matériel actuel mais tellement creux et sans âme !!


                  • Christoff_M Christoff_M 18 juin 2009 13:16

                     Quand aux femmes, soyez vous même, n’essayez pas d’être un héros et surtout faites les rire...
                    le reste n’est qu’affaire de phéromones et exercices physiques beaucoup moins intéressants qu’on veut bien nous le faire croire...

                    A part pour les « spécialistes » qui veulent vous faire croire que tout s’apprend et que vous avez besoin d’un coach !!

                    Rien n’est acquis, surtout avec une femme proche de vous, mais on pourrait dire l’inverse, mais ce n’est pas vendeur dans les journaux Gali et Voiça qui focalise tout sur la psychologie et l’intuition qui parait il est plus féminine...


                  • La mouche du coche La mouche du coche 18 juin 2009 14:59

                    Christophe a la voix de la sagesse. smiley


                  • LE CHAT LE CHAT 18 juin 2009 14:39

                    il n’y a que deux sortes de femmes , celles qui commandent et celles qui n’obeissent pas ! smiley


                    • sissy972 18 juin 2009 15:05

                      Bonjour,
                      Bon sang, je viens de comprendre !! je suis les deux à la fois, je sais maintenant pourquoi je suis encore seule ; Les hommes me fuient. Normal, après avoir été la bonne de leur épouse, ils ne veulent plus recommencer la même erreur ;
                      pourquoi donc les femmes n’en prennent-elles pas de la graine elles aussi !!!
                      Quand elles se remettent en couple avec plus de difficulté car elles ont la charge des enfants du couple raté précédent, faut toujours qu’elles retombent sur le même sempiternel crétin, incapable d’évoluer dans le sens positif ;
                       Mince, je ne connais pas d’histoires insultantes sur les
                      blonds les roux et les bruns je fais comme je peux ;


                    • LE CHAT LE CHAT 18 juin 2009 16:06

                      @ sissy

                      si tu connais pas d’histoires , c’est que t’as pas de e-mail ! smiley
                      ma boite dégeule de conneries , de vidéos , de pps , sur les mecs , les filles , etc etc


                    • sissy972 18 juin 2009 22:55

                      Bonsoir
                      Nous n’avons pas les mêmes centres d’intérêt surement.
                      je dois être beaucoup plus sage que vous ou alors pas assez curieuse.


                    • Julie 18 juin 2009 15:26

                      « Et celle qui lira ce texte en se disant « Ca se défend » est priée de me contacter très rapidement… »

                      Bonjour, je fais partie de celles qui pensent que « ça se défend », et on doit être quelques unes. Rescapées d’une vie antérieure bien lisse...
                      Que pour beaucoup ce sont des sensations un peu floues. Mais qu’il ne s’agit pas de sentiments uniquement masculins, ça non.
                      Je n’enrichis pas vraiment l’article en répondant, pardon, mais... je tenais à placer mon « ça se défend »...


                      • Stéphane Antonini Stéphane Antonini 18 juin 2009 20:35

                        « on doit être quelques unes »
                        Hum... quelque part, ce « quelques unes » m’effraie un peu. Etes-vous donc si peu nombreuses ?

                        « Je n’enrichis pas vraiment l’article en répondant, pardon, mais... »
                        N’en croyez rien... Il y a des gens qui croient argumenter, qui pensent détenir le savoir universel et qui nous abreuvent de réflexions mêlant pseudo-philosophie et pseudo-raisonnements scientifiques, tout ça pour ne rien dire... C’est tellement fréquent, et cela reste tellement navrant.
                        Parfois (souvent ??), quelques mots suffisent...


                      • Moristovari Moristovari 18 juin 2009 16:31

                        Bien. Vous venez de discerner le premier barreau de la désormais célèbre théorie de l’échelle. Un premier pas dans la grande jungle psychologique des relations hommes-femmes, pleine de chausses-trappes et d’animaux féroces. L’entrée est gratuite, mais reste à vos risques et périls.


                        • lanatur lanatur 18 juin 2009 16:39

                          Votre texte m’a touché, la facilité avec laquelle je l’ai lu n’est pas étrangère aux souvenirs tout frais qui m’habitent mais votre plume est agréable.
                          Pour Abgeist... point la peine d’être marié pour ressentir le vide d’une séparation.
                          Le manque de proximité quotidienne des enfants crée ce vide.
                          Enfin j’ai un désavantage sur vous une levée de coude qui me soustrait parfois à ma liberté.


                          • PtitLudo PtitLudo 18 juin 2009 17:33

                            Rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul dans ce cas, combien de fois j’ai entendu « Tu vis seul !!!! Oh mon dieu mais ça doit être terrible !!! »

                            Effectivement, beaucoup de gens ne voient pas qu’il existe une possibilité de vie parallèle, non pré-formatée, sans télé, sans rituels, ...

                            Alors il y en a qui vont y voir de l’individualisme, peut-être y-a-t’il un peu de ça, mais surtout une volonté de ne pas vouloir absolument rentrer dans le moule que le système a voulu pour nous.


                            • omar omar 18 juin 2009 18:43

                              Bienvenue dans la réalité.

                              Si la moitié de ce que tu écris est vrai, c’est surtout pas à toi de changer puisque tu es toi-même.

                              L’amour ça se commande pas et la normalité est une aberration sociale, une béquille pour rassurer les faibles d’esprit, au pire un joujou abstrait pour les statisticiens.

                              Quand à la vénalité des femmes (pas toutes heureusement) c’est le scalpel qui te permettra de faire le distinguo entre celles qui recherchent une position et un confort social et celle qui te conviendra.

                              Quand à la richesse, c’est le sourire de ta fille, la présence que tu lui donne, l’amour inconditionnel qui vous lient ensemble, il n’y a rien de plus précieux.

                              Pas besoin de faire ta déclaration sur Avox, si tu peux dire tout ça à une femme qui n’est pas indifférente à ton charme, en quelques mots simples, lances toi c’est gagné d’avance.

                              Bonne chance.


                              • herbe herbe 18 juin 2009 19:23

                                cet article d’une sincérité touchante me permet de ressortir du placard cette « lettre d’amour aux hommes » :

                                http://www.planetpositive.org/v3/index.php?option=com_content&task=view&id=3814&Itemid=2

                                ça commence avec un constat lucide mais fini avec une belle note d’espoir...


                                • herbe herbe 18 juin 2009 19:25

                                  correction : « mais finit... »


                                • Le chien qui danse 18 juin 2009 19:25

                                  +1 pour l’expérimentation du choc, mais je ne suis plus seul et cette relation n’a absolument rien à voir avec celle qui à échouée (que je ne regrette pas, pas pour la personne mais pour la relation). Rassurez vous ça arrive aussi même à plus de 35 ans.
                                  Comme l’a dit une commentatrice plus haut, changez vous et aussi vos points de vues, exprimez vous tel que vous êtes, faites votre vie, gardez le moral, investissez vous dans la vie, vous verrez l’authenticité est toujours payante.


                                  • Le chien qui danse 18 juin 2009 19:32

                                    Ah, oui j’oubliais, ne pas refuser les crises intérieures, elles ont toujours du sens même si on ne le comprend pas sur le coup, toujours une sortie même si on sait pas quand, c’est toujours un plus même si on n’en voulait pas.

                                    Mais bon vous vous préparez pour la crise de la quarantaine, du milieu de vie, bien gratinée aussi si on ne cherche pas à l’esquiver dans quelconques surcompensations. Mais après on est fin prêt pour faire le reste de la route, et parfois plus jeune qu’avant, (dans la tête bien sur) .
                                     Bisous et bon courage


                                    • Bigre Bigre 18 juin 2009 23:13

                                      Keep cool l’auteur ! Profite bien des bons moments de la vie, pense a ce qui te fait plaisir, fais en la liste, et fais les, meme seul ! Ca m’etonnerait que la vie te laisse profiter seul longtemps de tous les bons moments que tu t’organiseras.
                                      Gratte ta guitare ou siffle, promene toi, ... trouve toi des trucs que tu aimes !


                                      • LPA Le Petit Alchimiste 19 juin 2009 03:15

                                        J’ai bien aimé votre texte, touchant par sa sincérité et son absence d’artifice. Cette façon de vous livrer à nous a eu un effet libérateur sur moi (je dirais même EN moi) car finalement j’ai trouvé dans vos phrases un écho à mes convictions. Ou pour le dire plus simplement, je vous rejoins complètement sur les bonheurs illusoires et matérialistes que vous dénoncez. Le bonheur ne peut pas se trouver dans ce que l’on possède : l’idée de possession est souvent illusoire et quand bien même elle serait possible le bonheur (le vrai, pas le plaisir éphémère et superficiel duquel on se gave) se trouve fondamentalement dans la réduction de la souffrance profonde (en tout cas c’est mon avis).
                                        J’ai également lu la plupart des commentaires et il est intéressant de voir la diversité de réactions que vous avez suscité : cela rend compte des différentes personnalités qui fréquentent le site. 


                                        • Avalon_Girl 19 juin 2009 14:47

                                          La vénalité des femmes ...
                                          Les hommes sont eux aussi cupides & corruptibles, et tout aussi prêts à vendre leur fessier au + offrant, ne serait-ce k dans le cadre professionnel !

                                          Par ailleurs, ce pourquoi beaucoup d’hommes se retrouvent avec une partenaire moins argentée, ou avec un statut socioprofessionnel moindre, est tout simplement de leur propre choix et ressort.
                                          Car, disons le franchement, beaucoup de mâles ont tellement peu de cette mythiQ assurance virile qu’ils redoutent un rapport d’égal à égal avec la femme,
                                          et fuient les femmes « de pouvoir », en se disant qu’ils ne vont pas pouvoir la « dominer » et donc encore moins la « maîtriser », à leur grande horreur.  smiley

                                          1 partout !

                                          Bise Collective . . .


                                          • Stéphane Antonini Stéphane Antonini 19 juin 2009 17:45

                                            Qui a dit que les femmes sont vénales ?
                                            Pas moi, en tous cas.
                                            Pour le reste de votre commentaire, je suis entièrement d’accord, et ce pas uniquement pour faire plaisir... :)
                                            J’aimerais juste, à l’occasion, que vous me définissiez ce que vous appelez « l’assurance virile », par curiosité, par intérêt et pas forcément pour entrer dans un autre débat (que j’aurais plaisir à lancer un jour...)
                                            1 partout, certes, mais à voir les choses comme ça, on est mal barré.....

                                            Bise individuelle
                                            (pardonnez cette familiarité)

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