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Accueil du site > Tribune Libre > Le capitalisme dérégulé expliqué aux sans dents

Le capitalisme dérégulé expliqué aux sans dents

Hollande sans dents

La majeure partie de la population ne possède aucune connaissance de base dans le domaine de l'économie. Les élites au pouvoir, uniquement préoccupées d'objectifs électoraux, surfent avec un grand mépris sur cette ignorance pour manipuler les cerveaux et les bulletins de vote.
Afin de lutter contre la pensée dominante, il est nécessaire de mettre en évidence les véritables enjeux du système capitaliste, ses mécanismes fondamentaux ainsi que les effets de sa dérégulation.

 

LES BASES DU SYSTEME CAPITALISTE

Le capitalisme est un système économique basé sur la propriété privée des moyens de production, ces moyens sont centrés sur la notion d'entreprise.

Au sein de l'entreprise, 3 acteurs interviennent :

- l'actionnaire (qui possède le capital)

- le chef d'entreprise (qui fait fonctionner cette dernière)

- le salarié (qui crée la valeur ajoutée de l'entreprise)

Un 4ième acteur pourrait être ajouté à cette liste, le robot ou le logiciel qui crée de la valeur mais qui détruit également des emplois humains. Il fait partie intégrante du capital mais se pose la question de savoir à qui devrait profiter la valeur créée par ce dernier.

Répartition ou concentration des richesses ?

L'éternelle problématique du système capitaliste a toujours été de déterminer la répartition des richesses produites.
Comment cette répartition se décide t'elle ?
La répartition des richesses est tout simplement le résultat des rapports de force entre les 3 acteurs (Jorion), ces derniers étaient autrefois appelés "classes".
Ce processus sera analysé en détail plus loin.

En fonction des époques, les rapports de forces ont parfois été du coté salariés mais la plupart du temps, ils ont été favorables aux actionnaires. C'est d'ailleurs la situation actuelle.

Dans tous les cas de figure, le capitalisme a tendance à induire plus ou moins rapidement un phénomène de concentration des richesses.

Cette dernière résulte de plusieurs mécanismes :

- propriété privée

- aliénation du travail

- héritage

- prêts de capitaux avec intérêts

- spéculation

- etc.

La notion de concentration des richesses n'est pas un concept abstrait, il s'agit bien d'une faible minorité de personnes physiques qui possèdent à eux seuls une proportion importante des richesses, en général sous la forme de capitaux.
Cette minorité est donc une sorte de caste qui domine le reste de la population.
A titre d'exemple, il est considéré à l'heure actuelle qu'environ 1% de la population mondiale possède à elle seule près de la moitié des richesses de la planète.

Pour le cas français, un premier élément à noter concerne le contexte de la seconde guerre mondiale. A l'époque, les grandes entreprises nationales ont largement collaboré avec l'occupant nazi ; à la fin du conflit, elles devaient en conséquence se faire oublier.
C'est pourquoi le programme du CNR (*) qui mit en place une redistribution sociale pour toute la population a été mis en œuvre sans résistance (si l'on peut dire !).
Durant une quarantaine d'années, le système capitaliste a donc été régulé par l'état, limitant ainsi en France le syndrome de concentration des richesses.
Il s'agit du modèle de capitalisme d'état à la française.

Dans le modèle anglo-saxon dérégulé depuis les années Reagan-Thatcher, la concentration des richesses a atteint en une vingtaine d'années un niveau à peine croyable (voir graphique ci-dessous).

Inégalités de patrimoine France et USA (Source).

(*) Conseil National de la Résistance

L'état seul peut corriger les déséquilibres

N'en déplaise aux libertariens tels Von Mises ou Hayek de l'école autrichienne et autres Milton Friedman, le concept de main invisible ou d'autorégulation du marché qui préserverait les intérêts de toutes les parties est une chimère largement démontrée par l'expérience.
En conséquence, nonobstant les rapports de force déjà cités, pour compenser le phénomène de concentration et introduire de la justice dans le système, la seule solution passe par une intervention de l'état.

Le modèle démocratique est basé sur le suffrage universel, l'ensemble des citoyens d'une nation élit ses représentants par le vote. Ces derniers ont pour mission première -c'est un truisme- de défendre les intérêts des électeurs.

Les exigences légitimes de la population sont à minima basées sur un partage de la richesse pour permettre à chacun d'avoir une vie décente (nourriture, toit, santé).

Dans un capitalisme régulé, une redistribution efficace vers la population est alors effectuée à travers les prélèvements sociaux, les impôts étant quant à eux plutôt réservés au fonctionnement de l'état.

La démocratie est l'ennemie du capitalisme

Il apparait donc d'une manière évidente que la démocratie est incompatible avec les intérêts de la minorité qui possède les capitaux. En effet, la redistribution sociale se fait au détriment de cette minorité.
Cette dernière n'est bien entendu jamais restée inactive, elle a en effet pris des mesures sur le long terme afin d'imposer la défense de ses intérêts aux décideurs politiques.
Cependant, dans les démocraties, ces décideurs sont élus par le peuple.
On peut citer à nouveau l'un des chantres de l'école autrichienne ultra-libérale d'extrême droite, Friedrich Hayek, qui déclara qu'une dictature de type Pinochet est préférable à la démocratie si elle est associée à un régime économique ultra-libéral.

Pour la minorité qui possède la plus grande partie des capitaux, la question est donc, dans les démocraties, de déterminer les moyens pour inciter les populations à voter contre leurs propres intérêts.
L'objectif de cette minorité étant de contrôler le pouvoir, il s'agit donc d'une oligarchie.

L'oligarchie a mis en œuvre plusieurs stratégies pour atteindre ses objectifs :

- financement des campagnes électorales et corruption

- jeu de chaises musicales entre public et privé

- contrôle des médias de masse

- culture de l'individualisme

- indice NAIRU

- immigration de travailleurs pauvres

- mondialisation

LA PRISE DE CONTROLE PAR L'OLIGARCHIE

Financement des campagnes électorales et autres conflits d'intérêts

Grâce à ses moyens financiers quasi illimités, l'oligarchie favorise le financement des campagnes de ceux qui défendront ses intérêts après leur élection.

La corruption est également un moyen d'influence très efficace, même si le problème est assez peu médiatisé en France.

Une autre procédure consiste à réaliser un jeu de chaises musicales en termes d'emplois public/privé.
Un responsable élu par le peuple n'a qu'une durée de mandat limitée. Pour "assouplir" la position politique de tel ou tel décideur public, il est possible de faire miroiter à ce dernier un futur emploi grassement rémunéré dans le privé.

Lors des campagnes électorales, une conséquence qui s'est exacerbée depuis une quinzaine d'années finit par devenir visible.
En effet, lorsqu'un candidat prétend à des responsabilités dirigeantes à haut niveau, ce dernier est obligé de faire des promesses à ses électeurs pour se faire élire.
Ces promesses ne peuvent bien entendu pas être tenues. Lorsque le candidat arrive au pouvoir, une politique inverse aux engagements est alors appliquée.
Il s'agit d'une preuve empirique supplémentaire qui démontre que les intérêts de l'oligarchie et ceux de la population sont incompatibles.

Quelques exemples :
"Si je suis élu Président de la République, je ferai voter dès l'été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes parce que c'est contraire aux valeurs qui sont les miennes" (N. Sarkozy - 2007)

- > résultat : en 2012, les golden parachutes existent toujours !

"Mon ennemi, c'est la finance" (F. Hollande - 2012)

- > Résultat : après 2 ans de mandat, aucune mesure de régulation à part une réforme bidon qui filialise 0.5% (!) des activités spéculatives des banques.

Pour masquer ces tromperies, le système tente d'appliquer le principe d'une information qui chasse l'autre afin de faire oublier les engagements initiaux.

Rachat des médias de masse par l'oligarchie

La plus grande partie de la population est non politisée et ne comprend pas les mécanismes de base de l'économie.
En conséquence, les études montrent qu'en général, les peuples votent pour ceux qui sont le plus représentés en volume et en durées d'antenne dans les médias mainstream (*).

L'oligarchie a très bien compris que celui qui possède les médias contrôle les cerveaux ! Elle a donc pris des participations majoritaires dans les médias, une poignée de gros actionnaires concentre la plus grande partie de ces derniers.
Elle peut ainsi influencer fortement les choix des électeurs à son propre avantage grâce aux techniques classiques de manipulations des masses, répétitions des mêmes discours, débats entre intervenants dont l'opinion ne diverge que sur des points de détail, etc...

(*) Cette manipulation ne fonctionne cependant pas dans 100% des cas comme le montre l'exemple du référendum de 2005 sur la ratification de la constitution européenne.

La culture de l'individualisme

On peut se demander comment une petite minorité peut dicter sa volonté à la plus grande masse qui devrait à l'inverse s'imposer grâce à la force du nombre.
Dans le passé, la classe dominée avait réussi à s'unir et obtenir ainsi un partage plus équitable des richesses par basculement du rapport de force.

Deux facteurs ont cependant brisé cet élan :
. la chute du régime d'Union Soviétique qui fut instrumentalisée pour démontrer que le capitalisme libéral n'a pas d'alternative viable
. la culture anglo-saxonne de l'individualisme, relayée en particulier dans l'enseignement supérieur et présente ad nauseam dans les médias

L'indice NAIRU ou le maintient d'un taux de chômage minimum

Lors de certaines périodes de forte croissance, le sort de la population (salariés) peut s'améliorer, il s'agit de périodes de plein emploi.
Le salarié est alors en position de force par rapport à l'entreprise et il arrive à négocier une compensation financière significative pour la valeur ajoutée qu'il fournit à cette dernière.

Cette situation étant insupportable pour l'oligarchie, elle a découvert l'indice NAIRU (*) pour reprendre l'avantage et capter à son profit la plus grande partie de la valeur ajoutée par les salariés de l'entreprise.

Qu'est ce que le NAIRU ?

Il s'agit d'une corrélation fondamentale découverte entre un taux d'inflation bas et un taux de chômage élevé.

L'idée est donc de maintenir l'inflation la plus basse possible afin de conserver un taux de chômage minimum.
Le salarié se retrouvera donc en position d'infériorité lors des négociations concernant le partage des gains, explication ici.
En effet, il existe souvent un chômeur à la porte, moins exigeant, prêt à prendre la place du salarié récalcitrant.

Le second avantage d'un taux d'inflation bas concerne la conservation du capital. En effet, une inflation élevée érode ce dernier (la fameuse euthanasie des rentiers).

L'immigration massive de populations pauvres a ensuite complété ce dispositif.

(*) Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment

L'immigration de travailleurs pauvres

En France, la dernière occurrence d'immigration massive de populations non qualifiées fut décidée au début des années 1970 sous l'influence du patronat.
Karl Marx avait déjà commencé à théoriser dès le 19e siècle l'influence d'un chômage de masse sur une tendance à la baisse des salaires, il s'agit de la fameuse notion d'"armée de réserve du capitalisme".

Dans une première phase, l'arrivée d'immigrés bien moins gourmands en terme de salaires fait pression à la baisse sur ces derniers.

La seconde phase a lieu lorsque le plein emploi est atteint, il suffit de poursuivre l'immigration massive pour cette fois augmenter artificiellement le chômage.
On tombe alors dans le processus de l'indice NAIRU qui arrive à contenir les salaires et l'inflation.

L'immigration des années 70 fut par ailleurs un échec partiel en terme d'intégration (*). De nombreuses données sociologiques en témoignent et la preuve ultime en fut donnée avec les attentats endogènes du 07 janvier dernier.

(*) Ce sont les gouvernements Pompidou et Giscard qui ont décidé de l'immigration massive des années 70. Ils auraient pu résumer la situation en déclarant : "L'immigration est notre décision et l'intégration des immigrés est votre problème".

La mondialisation, l'estocade aux salariés et aux états

La mondialisation fut une autre invention qui en est à sa seconde tentative. La première mondialisation, lancée à la fin du 19e siècle sous hégémonie britannique -la grande puissance maritime de l'époque- s'est soldée par la crise de 1929 et 2 guerres mondiales.

La mondialisation actuelle (v2.0) a permis :

- de positionner en concurrence les salariés au niveau mondial et donc de niveler les salaires vers le bas

- de mettre les bénéfices à l'abri des impôts dans les pays laxistes appelés aussi paradis fiscaux

- de menacer les états de délocalisations supplémentaires en cas de prises de mesures défavorables aux multinationales

Elle eu pour conséquences :

- la baisse des revenus des états

- la baisse des salaires dans les pays développés

Et en corolaire :

- l'augmentation des déficits et de l'endettement des états

- une accélération de la concentration des richesses par les actionnaires

-> L'évasion fiscale des multinationales est la cause majeure des déficits publics, voir cet article ici.

Les actionnaires ont thésaurisé des surplus pharaoniques en grande partie grâce à l'évasion fiscale. Mise à part la spéculation, que pouvaient-ils faire de toutes ces richesses ?

Une solution très élégante fut de prêter ces surplus aux états pour financer leurs déficits !

Ensuite, conséquence remarquable, les contribuables paient une dime à la finance pour rémunérer les intérêts de la dette de l'état.

-> Rappelons à ce sujet qu'en France, l'intégralité de l'impôt sur le revenu sert à payer les intérêts de la dette. Vos impôts vont donc directement dans la poche de la grande finance...

La finance, dans sa grande sollicitude, ne manque pas de donner des conseils aux états en leur recommandant de diminuer leurs dépenses ! Dit autrement, la redistribution doit cesser...
Elle oublie cependant, entre autres, de mentionner que les cadeaux fiscaux faits aux entreprises depuis plus de 20 ans n'ont créé aucun emploi mais qu'ils ont par contre arithmétiquement fait baisser les revenus des états.
En corolaire, les déficits ont explosé car les états ont oublié une règle évidente qui est la suivante :
si l'on supprime ou diminue un impôt, il faut soit le remplacer par un autre impôt, soit baisser les dépenses.

-> Après deux échecs successifs, on continue à tenter de nous démontrer le caractère apodictique des bienfaits de la mondialisation.

Une oligarchie psychopathe au pouvoir

Ces stratégies ont parfaitement fonctionné car le résultat est en effet visible, le véritable pouvoir est aujourd'hui détenu par les très riches. Ce contexte correspond parfaitement à la définition d'une oligarchie de fait.
La grande force de cette dernière est qu'elle n'apparait pas frontalement, elle se contente de tirer les ficelles.

A noter cependant pour ceux qui pourraient crier à "la théorie du complot", que l'oligarchie n'est pas formellement structurée, il s'agit d'une population de psychopathes (*) qui se contentent de partager des valeurs et des intérêts communs.

(*) En témoigne leur degré d'empathie zéro lorsque l'on observe les effets induits par leur politique au niveau mondial. On constate par exemple l'esclavage des enfants, le phénomène des travailleurs pauvres qui se répand en occident, les émeutes de la faim, les bâtiments qui s'effondrent sur les ouvriers (Rana Plaza), etc.

Après avoir analysé les moyens utilisés par l'oligarchie pour assoir son pouvoir, il reste à comprendre le mécanisme de répartition des richesses produites.

LA REPARTITION DES RICHESSES

Au sein de l'entreprise, les richesses produites sont donc à répartir entre les 3 acteurs cités plus haut :

- l'actionnaire

- le patron (et l'entreprise)

- le salarié

Le processus de distribution des richesses se fait en 2 temps et en fonction de rapports de force.

Première phase :
La distribution des richesses fait l'objet d'une première négociation entre le patron et l'actionnaire.

Seconde phase :
Ce n'est que dans un deuxième temps que le salarié négocie avec le patron pour la répartition de ce qui reste entre salaires, primes et investissements.

Les chiffres de l'OCDE montrent clairement que la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises est en baisse constante depuis 30 ans. Il s'agit donc d'un phénomène de vases communicants des revenus des salariés vers ceux de l'actionnaire.

Après la mise au pas du salarié, le cas du patron

Le cas du salarié ayant été réglé, il fallut s'occuper de celui du patron au cas où ce dernier aurait quelques velléités de justice sociale.
On parle ici des grosses entreprises multinationales car dans le cas des PME, le patron n'est guère mieux loti que le salarié.

L'idée fut de transformer le patron en actionnaire à l'aide du mécanisme des stock options et donc de faire en sorte que ses intérêts soient convergents avec ceux des actionnaires.

L'une des conséquences de ce processus fut les fameux licenciements boursiers, l'intérêt de la direction générale de l'entreprise étant directement lié au cours de l'action.

Le démantèlement des états est en cours

A travers ses bras armés de la troïka (UE, BCE, FMI), l'oligarchie exige l'arrêt de la politique de redistribution des richesses. La périphrase utilisée, car la rhétorique est fondamentale, évoque pudiquement le terme de "réformes structurelles".
La novlangue, concept inventé par Georges Orwell en 1949 est aujourd'hui couramment utilisé en communication politique.

Il existe pourtant un cas où le système privé accorde une utilité aux états. En effet, suite à une spéculation illimitée et très risquée qui explose systématiquement en bulles, les banques et les investisseurs qui sont derrière risquent la faillite.
Dans une sorte de schizophrénie associée à une parfaite mauvaise foi, les banques se tournent alors vers les états pour couvrir leurs pertes.
On nous explique qu'il n'y a pas d'alternatives (TINA) et qu'il faut sauver le système bancaire pour éviter l'écroulement de tout le système.

-> En réalité, ce sont les actionnaires et les investisseurs qui refusent de prendre leurs pertes et qui les font éponger par le contribuable.

Toute "brillante" que soit la politique économique dominante, cette dernière a fini par se prendre les pieds dans le tapis en 2007.
Comment cela a t'il pu se produire avec un système qui d'après l'école ultra-libérale est réputé infaillible ?

LORSQUE LA MECANIQUE S'EST ENRAYEE

La captation des richesses par le capital a eu pour conséquence des salaires qui sont descendus en dessous d'un seuil. Ces derniers ne sont plus assez élevés pour permettre au système consumériste d'écouler sa camelote sur le marché (*).

Part-des-salaires-dans-la-valeur-ajoutee-des

(*) Avec certes des disparités entre les pays

Informatisation et robotique
Un autre facteur défavorable fut l'augmentation drastique de la productivité, en effet, fabriquer plus avec moins de main d’œuvre a permis d'améliorer les marges.
Cette augmentation grandement aidée par l'automatisation (informatique, robotisation) a en plus diminué le nombre d'emplois humains disponibles.

Disparition de l'emploi
Ces emplois qui ont disparu n'ont pas été remplacés par d'autres. Lorsqu'un salarié est remplacé par une machine ou par un logiciel, ce dernier se retrouve à la rue sans aucun revenu compensatoire (*).
Même si les TIC (**) ont contribué à créer des emplois, le solde net induit par ces dernières est largement négatif, c'était d'ailleurs l'objectif initial.

-> L'emploi humain tend donc à disparaitre.

La valeur ajoutée obtenue grâce aux gains de productivité va directement dans la poche de l'actionnaire car les logiciels et autres robots font partie intégrante du capital.

-> Pourquoi cette question ne fait elle pas l'objet d'un débat ?

(*) Abstraction faite des allocations chômage qui ne durent qu'un temps
(**) Technologies de l'information et de la communication

Les consommateurs ne consomment plus
Dans un premier temps, le système a réagi en proposant la possibilité d'emprunter (moyennant intérêts) à ceux qui n'ont plus les moyens de consommer, cela a fonctionné un temps, cependant un emprunt doit être remboursé et une grande proportion de la population s'est retrouvée dans l'insolvabilité.
Le résultat est une activité mondiale atone, avec de grandes zones économiques sans croissance à la limite de la récession (Europe, États-Unis). Seuls les BRICS (*) présentent encore des taux de croissance significatifs mais ils ne suffisent pas à tirer le reste de la planète dans leur sillage.

(*) Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud

La grande crise (bis)
La crise de 1929 issue de la première mondialisation fut appelée "la grande crise", elle est encore bien présente dans la mémoire des économistes.

Cependant, en 2007, une nouvelle crise financière majeure s'est déclenchée. Elle fut liée à une dérégulation effrénée du système.
Voir l'explication ici.

Cette crise d'abord financière a induit ensuite une crise économique qui a gravement endommagé le système.

La liste des dégâts est longue :

- énormes volumes d'actifs toxiques cachés dans les bilans bancaires

- déficits et dettes publiques/privées insoutenables

- stagnation économique mondiale

- extrême concentration des richesses qui freine la consommation

- planète exsangue (pollution, réchauffement, ...)

- etc...

Bien que les banques centrales agissent d'une manière assez habile (Communication et robinet à liquidités pour la BCE) ou très risquée (Planche à billet pour la FED et la BoJ), elles ne peuvent à elles seules résoudre les problèmes majeurs soulevés par cette crise.

L'économie mondiale dont la survie est basée sur la croissance est actuellement en stagnation.
Le système financier mondial est aujourd'hui en état de mort clinique depuis la crise de 2007/2008, mais il ne le sait pas encore.

Walking Dead 01 - 134pts
The Walking "Dead Banks" !

Il est devenu un véritable zombie, son cadavre ne continue à s'agiter faiblement que sous l'effet de la perfusion en liquidités des banques centrales.

L'oligarchie a déjà obtenu la socialisation des pertes abyssales des investisseurs issues de la crise de 2007. La prochaine pilule que tentent de nous faire avaler les élites concerne le financement des déficits publics induits par la spoliation des recettes fiscales par les multinationales.

Les salaires ont déjà été largement lessivés au profit des dividendes mais cela ne suffit pas, il faut en plus que les dépenses sociales soient ramenées à leur portion congrue pour éviter à tout prix la faillite des états.

A l'heure où l'on commence à envisager un défaut de la dette grecque, on pourrait supposer que les investisseurs accepteront pour une fois de prendre leurs pertes.
Rassurez-vous, il n'en sera rien car ces derniers ont réussi à transférer leurs créances helléniques aux états de l'Union Européenne, autrement dit aux citoyens !

-> Les créanciers ont fini par comprendre que le surendettement des états est devenu en réalité leur propre problème, après tout c'est bien le débiteur qui est en position de force lorsque les montants empruntés ont atteint un certain seuil !

En 1789, si l'on simplifie un peu, les têtes de ceux qui exploitaient la population sont tombées.
Aujourd'hui, elles ont repoussé et le boulot est à refaire, mais cette fois c'est au niveau mondial qu'il va falloir agir...

Michonne c


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148 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 9 mars 2015 15:31

    + 1000


    • doctorix doctorix 9 mars 2015 23:50

      Deux solutions :

      1) confiscation
      2) révolution.
      Nous ne sommes pas encore tout à fait assez pauvres pour nous révolter, mais je sens que ça vient.
      A l’examen des deux schémas exposés, on se rend compte qu’en France, éliminer (ou déposséder) les 10% les plus riches doublerait la fortune des 90% qui restent.
      Aux Etats-Unis, cette même élimination (ou dépossession) la quadruplerait.
      Tôt ou tard, c’est ce qui va se produire, en commençant par l’Amérique.
      Les possédants n’étant pas assez malins pour jamais le comprendre, et transiger, leur sang inondera quelque jour les caniveaux. 
      On ne sait pas quand ça se passera, mais on sait que ça se passera.
      Qui trop embrasse, mal étreint, et tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 mars 2015 07:18

      @doctorix
      Les Grecs ont fait plus de 20 000 manifestations, en pure perte, ils sont ruinés.
      La Troïka s’en fout, chez eux personne n’est élu.


    • doctorix doctorix 10 mars 2015 11:40

      @Fifi Brind_acier

      Pour l’instant, il ne s’agit que de manifestations.
      Mais on peut s’attendre à un 14 Juillet sanglant, si le processus ne s’arrête pas.

    • 1871-paris 1871-paris 10 mars 2015 11:49

      @doctorix
      C’est pas qu’ont est tout a fait assez pauvre, c’est que c’est rapaces de ploutocrates, ne seront jamais assez riches !

      pour preuve, ils n’ont rien a ciré du sort de ceux en chine, inde et autre, c’est pas notre sort qui va les atteindre un peu plus...

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 10 mars 2015 13:56

      À l’auteur :
      QUOTE
      LA REPARTITION DES RICHESSES
      Au sein de l’entreprise, les richesses produites sont donc à répartir entre les 3 acteurs cités plus haut :
      l’actionnaire
      le patron (et l’entreprise)
      le salarié
      Le processus de distribution des richesses se fait en 2 temps et en fonction de rapports de force.
      Première phase :
      La distribution des richesses fait l’objet d’une première négociation entre le patron et l’actionnaire.
      Seconde phase :
      Ce n’est que dans un deuxième temps que le salarié négocie avec le patron pour la répartition de ce qui reste entre salaires, primes et investissements.

      UNQUOTE

      Ce processus peut être largement amélioré, à long terme, en faveur des « salariés » que Karl Marx fourvoie depuis plus de 160 ans ! ! !...
      Voir :
      Fondation Capitaliste Virtuelle : Bilan 2001 - 2014
      entre autres...

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 mars 2015 00:52

      @gaijin


      Oui...et j’en rajouterais. Mais à quoi bon ?  Il faut comprendre que, à quelques rarissimes exceptions près qui n’ont sans aucun impact !, les décisions sont maintenant prises par leurs décideurs respectifs au SEUL vu des avantages personnels qui leur en échoient.... que et cela désormais va de soi et est tenu pour acquis. La gouvernancce est TOTALEMENT corrompue... 

      Il y a concentration constante, donc, de la richesse pour refleter le pouvoir de chacun, jusqu’au niveau ou le systeme ne fonctionne plus , car il devient rationnel de ne respecter AUCUNE regle que celles qui ont dans instant présent la force de s’imposer. Or, une société ne peut fonctionner sans une solidarité élémentaire.

      Notre société ne peut survivre que ci elle adoptera une vision de COLLABORATION, remplacant le paradigme darwinien libéral du triomphe du plus fort, lequel EST SUICIDAIRE DANS UNE SOCIÉTÉ D’INTERDÉPENDANCE CROISSANTE.. Le probleme sociétal actuel ne peut etre résolu que par une nouvelle MORALiTÉ.qui ne repose pas sur l’acquisition.

      Le premier signe qu’on commence à voir la lumire sera le choix personnel de la "Simplicité Volontaire et une décision collective pour une réparttion plus équitable de la richesse.




      Pierre JC Allard


      .






    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 mars 2015 01:29
      @doctorix
      La façon simple d’arreter la crise financier sans catastrope est connue et relativement facile.... maii pourquoi mettre fin a un jeu auquel ceux qui comptent peuvent sattendre a encore à des années de plaisir..... Une rumeur veut que le FME sous DSK y ait fait allusion.... Une mauvaise pensée.... Il a été puni....

      PJCA


    • Zevengeur Zevengeur 9 mars 2015 15:37

      Je recommande l’article suivant :
      L’industrie française face à la financiarisation du capitalisme

      paru ce matin sur ce site, il complète très bien mon propos !


      • L'enfoiré L’enfoiré 9 mars 2015 18:53

        @Zevengeur,

         SVP, élargissez vos propos.
         La France n’est pas le monde.

      • julius 1ER 9 mars 2015 15:43

        très bon article qui résume bien la situation actuelle et qui plus est, fait preuve de pédagogie ce qui est le moindre mal par les temps qui courent !!!!!

        je partage l’idée que le Capitalisme est en train de faire exploser notre société littéralement preuve en est que beaucoup de français s’apprêtent à voter FN qui est l’ABC de la crétinitude au niveau économique......
         bon malheureusement peut-être que l’on va passer par la transition « Friedmanesque » pour qui une dictature est préférable à la Démocratie afin de ménager le Capital..... mais cet aventurisme, car c’est de l’aventurisme que d’ouvrir « La boîte de Pandore » va coûter très cher au peuple et surtout aux faibles qui croient qu’ils vont être pris en compte.......
        décidément l’avenir s’annonce de plus en plus sombre !!!!!!!!!!

        • Zevengeur Zevengeur 9 mars 2015 15:50

          @julius 1ER

          La sortie de l’Euro associée à une dévaluation n’est pas une idée si crétine que cela car cela nous permettrait de retrouver de la compétitivité par rapport à l’Allemagne.

          Ce qui est plus gênant, c’est que ce soit le FN qui se l’approprie et aucun autre parti.


        • philippe913 9 mars 2015 15:59

          @Zevengeur
          on vient d’assister à une dévaluation de l’euro de, combien déjà ? 30% par rapport au dollar.
          ça le fait ou pas ?


        • Zevengeur Zevengeur 9 mars 2015 16:37

          @philippe913

          En fait c’est le dollar qui a progressé, sur un delta de 16% par rapport au dollar, l’Euro n’a en fait baissé que de 5% vis à vis des autres devises (Livre, Yen, Yuan...).

          En effet, c’est très favorable pour toute la zone Euro en terme de compétitivité mais cela ne change rien pour notre déséquilibre commercial par rapport à l’Allemagne puisqu’ils ont également l’Euro...ce problème reste entier !


        • L'enfoiré L’enfoiré 9 mars 2015 19:03

          @Zevengeur,


          « c’est très favorable pour toute la zone Euro en terme de compétitivité »

          La compétitivité dépend de deux choses : du prix des importations et celui des exportations.
          Alors, oui, si vous ne devez rien importer et tout exporter aux Etats Unis, sera intéressant.
          Dans le cas contraire....
          L’économie est un équilibre entre production et utilisation des matières premières pour cette production. Comme vous travaillez dans la branche numérique, vous devez le savoir. 

          Pourquoi l’Allemagne est un problème qui reste entier ?
          Simple : la renommée de leurs produits.
          Et les produits qu’ils vendent intéressent plus les pays qui leur achètent qu’un autre ou ils ont de meilleurs vendeurs.
          A cause de la fiabilité, la longévité, la sécurité de leur emploi.
          Que reste-t-il à faire ?
          La réponse se trouve dans la question. smiley 

        • HELIOS HELIOS 9 mars 2015 19:25

          @julius 1ER vous ecrivez : .... français s’apprêtent à voter FN qui est l’ABC de la crétinitude au niveau économique....


          Votre option politique vous entraine a tout melanger.

          Le FN a au moins 3 points importants qui permettent de contrer le systeme decrit dans l’article :

          —(1)— La souveraineté, difficile a mettre en oeuvre, mais qui permet a un pays d’avoir une action politique soutenue par la population, donc une action sur la redistribution....

          —(2)— La douane et ce qui s’y apparente, qui permet d’equilibrer les termes de l’echange, c’est a dire d’eviter autant que faire se peut le dumping social qui perturbe la redistribution et l’equilibre capital/travail....

          —(3)— La limitation de l’immigration (je ne parle pas de culture, d’origine etc) qui diminue sensiblement la disponibilité du travail a bas coût dont profitent les entreprises et pesent sur les salaires. Rappelons que les cotisations sociales et les impôts sont proportionnels aux salaires et l’immigration a un cout bien caché dû a cette diminution.)

          Au moins sur ces 3 points, que le bon sens populaire est en train de plebisciter, votre qualification de « cretinitude » est déplacée, à moins que vous fassiez partie de cette oligarchie....

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 mars 2015 19:56

          @Zevengeur
          Un informaticien qui ne connaît pas l’ UPR, c’est étonnant !
          Charte fondatrice de l’ UPR.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 mars 2015 20:01

          @HELIOS
          Sauf que le FN raconte ce que vous dites entre deux élections, et encore, faut regarder de près, il a au moins 14 versions différentes sur l’ UE et l’ euro. Allez savoir quelle est la bonne ?
          Mais que dans ses engagements vis à vis des électeurs, on ne retrouve absolument rien sur la sortie de l’ UE et de l’euro. Cf les affiches du FN.
          Vous devriez lire plus attentivement les documents électoraux du FN.


        • L'enfoiré L’enfoiré 9 mars 2015 20:19

          @Fifi Brind_acier Bonjour, 

          Combien l’UPR vous paye-t-il pour faire leur pub ?
          A chaque article vous en parlez
           :—)

        • GrandGuignol GrandGuignol 9 mars 2015 20:37

          @L’enfoiré

          Je crains que Fifi n’ait compris l’urgence de la situation actuelle de la « France » vassal d’une UE dictatoriale qui nous pousse à la guerre et à l’austérité, si ce n’est au vol pur et simple de nos comptes épargnes pour payer la dette des banquiers.

          Devant cette urgence, que peu entrevoit, Fifi fait preuve de ténacité et tente à chaque occasion de reveiller les endormis !

          Merci à tous les résistants/es, comme Fifi, au régime de dictature de l’UE qui veulent vraiment sortir de cet enfer et qui font le maximum bénévolement pour faire connaître le seul parti qui ne prend pas ses adhérents pour des cons !


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 mars 2015 20:52

          @L’enfoiré
          Je crois que vous confondez la compétitivité avec la balance des paiements..
          La compétitivité dépend de la valeur de la monnaie.
          Ou bien faute de dévaluation pour ajuster la monnaie, ce que préfèrent les européistes, c’est le but des Lois Macron, contracter la masse salariale en faisant disparaître les acquis sociaux et les dépenses consacrées aux services publics, pour faire baisser le prix du travail.


        • julius 1ER 9 mars 2015 21:05

          @HELIOS

          la souveraineté ....... parlons en aux boites du CAC40 justement qui ne payent plus d’impôts ici !

          la douane ... on ferme les frontières et on embauche des milliers de douaniers et qu’est-ce que çà change au niveau de la compétitivité ?????
          l’mmigration ..... c’est le fantasme des frontistes et depuis longtemps l’immigration est plus faible en France qu’en Allemagne et çà ne résout en rien le problème de l’absence de création d’emplois, qui plus est celui de l’évasion fiscale ...ni celui de l’hyper mécanisation et automatisation des productions qui va de paire avec la concentration capitaliste, deux facteurs qui jouent un rôle important dans la dégradation du niveau de l’emploi avec en plus comme facteur aggravant la priorité donné aux actionnaires et qui a atteint un niveau inconnu dans l’histoire .....
           alors les thèses économiques du FN sont totalement à côté de la plaque rien qu’en rapport avec l’énoncé précédent alors là où il faut aller de l’avant et mettre en place un autre type d’économie, je crois qu’avec le FN on va retourner 50 ans en arrière ......

        • L'enfoiré L’enfoiré 9 mars 2015 21:30

          @Fifi Brind_acier
          Pas uniquement

          si ce n’était que la monnaie, toutes les entreprises ayant la même monnaie auraient la même compétitivité 

        • Zevengeur Zevengeur 9 mars 2015 22:18

          @Fifi Brind_acier

          Oui je connais l’UPR de Mr Asselineau et je suis plutôt d’accord avec ses thèses.

          Cependant je sous-entendais les « gros » partis, cad au moins 10% de poids électoral.

          Ceci dit, l’UPR pourrait progresser, c’est tout le mal que je leur souhaite.


        • HELIOS HELIOS 9 mars 2015 22:19

          @julius 1ER

          je vous citais des exemples en rapport avec l’article....
          Bon, allons-y :
          La souveraineté permet, par exemple, de modifier les regles comptables des entreprises, donc de consolider ou de degrouper certains flux.... de limiter certains transferts hors fiscalisation... de soumettre certaines activités a des taux differents, bref, quel que soit l’entreprise, transnationale ou pas, de participer au financement de la société par les taxes et les impôts.
          Il y a des pays qui agissent comme cela et ne s’en portent pas plus mal, les grandes entreprises reste pour les marchés qu’ils représentent et ne peuvent pratiquement plus exercer leur activité de prédation. 
          C’est l’etat qui decide des impots, pas les cabinets d’avocats ni les staffs de l’entreprise... encore faut-il que la classe politique portée au pouvoir par les citoyens soit consciente et respectueuse de leur volonté.
          Un etat souverain peut prendre des decisions dans l’interet du pays... décisions qui peuvent etre générales ou ponctuelles, definitives ou temporaires et dans tous les cas bénéfiques.

          La douane... non, on ne ferme pas la frontiere, on n’embauche pas des milliers de douaniers supplémentaires.
          On agit comme le font d’autres pays, on utilise les moyens informatiques actuels qui permettent de quasiment tout savoir sur l’origine, les couts des importations et nos services diplomatiques qui savent donner les informations sur les regles sociales des pays qui exportent vers la France.
          Un pays qui n’a ni système de santé, ni retraite, ni école (par exemple, car il y a d’autres criteres) et qui exporte a des prix inférieur de son marché intérieur, souvent avec une monnaie sous-évaluée DOIT subir des droits de douanes tentant d’équilibrer les prix.
          Il n’est pas question de construire une usine a gaz, simplement appliquer des taux forfaitaires par catégorie de produit pour chaque pays auxquels on achete quelque chose, directement ou indirectement.
          note : la compétitivité n’a rien a voir la-dedans, la France est plus compétitive que la majorité des pays, chez nous c’est le cout du travail lié a notre niveau social (et non pas le niveau de l’Euro) qui pénalise nos produits a l’exportation.

          L’immigration... comme je vous l’ai ecrit, il n’est pas question de qualifier en quoi que ce soit l’immigration.
          le fait qu’une quantité d’immigrants entre dans le pays, fait que ces immigrants cherchent a travailler et c’est legitime.
          Comme tout les marché, celui du travail est régi par les simples lois que l’on connait... plus il y a de travailleur au chômage, plus ces mêmes travailleurs sont prêts a baisser leur pretentions.
          Cela pèse sur les salaires qui diminuent, permet aux employeurs de faire pression sur le respect dû, justement, a ces travailleurs... globalement diminue la masse salariale et donc le pouvoir d’achat, et de fait diminue les entrées de cotisations sociales (met donc en difficulté les organismes sociaux), diminue les impots (et donc les ressources de l’etat)... sans oublier le fait que les citoyens en periode de penurie sont sensibles et donc epidermiquement ulcerés... ne dit on pas que lorsqu’il n’y a plus de foin dans le ratelier, les chevaux se battent ???

          Je ne prétends pas que ces mesures soient la panacée, soient suffisantes... je pretends simplement qu’il faut probablement passer par là, plus ou moins profondément et que le FN est porteur de ce type de mesures, peu importe l’idéologie de ce parti.
          Il n’est d’ailleurs pas le seul a les proposer de par le monde et même en France certains economistes y pensent serieusement.

          Je prétends par contre que votre qualificatif de « cretinitude » est mal venu sur ce thème, évidement et fait parti d’un dénigrement systémique de votre part.
          Vous avez parfaitement le droit de combattre un parti et ses idées, vous ne pouvez pas par contre qualifier le programme du FN qui propose des mesures de bon sens juste parce que le FN les supportent, a moins d’apporter des éléments factuels, des exemples historiques ou des consequences evidentes et incontournables.

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 mars 2015 07:22

          @L’enfoiré
          Si on comptait sur les médias pour expliquer tous les mensonges du FN, on pourrait attendre longtemps. Le FN est un Parti leurre, comme Podémos ou Syriza, des nasses destinées à neutraliser les mécontents.
          Et l’ UPR explique pourquoi. Si cela ne vous convient pas, faudra apprendre à faire avec.


        • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2015 10:49

          @Fifi Brind_acier


          « Et l’ UPR explique pourquoi. Si cela ne vous convient pas, faudra apprendre à faire avec. »
          Ce n’est pas la question de faire avec ou non, mais je le répète, JE NE SUIS PAS FRANCAIS, ce qui veut dire que l’UPR, j’en ai rien à cirer, même si j’étais sur sa vague protectrice.
          Nous avons aussi nos partis avec des lettres qui se bousculent, pour les représeneter..
          Est-ce plus clair ? smiley

        • moussars 10 mars 2015 12:21

          @Zevengeur

          Le dollar monte face à presque toutes les monnaies alors que les amerloques font du Q.E. depuis plus de 4 ans et ont photocopié plus de 8 000 milliards de dollars !!!
          Rien que ce fait démontre l’inanité des théories économiques et financières enseignées en fac, toujours en retard d’une guerre par rapport aux pleins pouvoirs de ce monde financiers qui dirigent la planète au mépris de la démocratie la plus élémentaire...


        • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2015 12:37

          @Fifi Brind_acier
          Confondre la compétitivité avec la balance des paiements ?

          La monnaie intervient avec son taux mais ce n’est pas elle qui crée la compétitivité d’une entreprise.
          Cette définition vous le révèle.
          C’est la capacité à affronter des concurrents sur des marchés donnés.
          La monnaie n’intervient qu’après coup.
          Si tout le monde avait la même monnaie dans le monde ou que les taux et parités étaient fixés comme ce fut le cas dans le débuts des années 70, nous n’aurions pas le problème de prise de risque monétaire à assurer. 

        • Zevengeur Zevengeur 10 mars 2015 14:01

          @moussars

          Le dollar monte pour la simple raison que le QE de la FED a été stoppé, donc puisqu’on ne trouve plus de dollars gratuits, alors sont « prix » augmente c’est logique !

          Ensuite, pourquoi l’impression monétaire pléthorique des 4 années de QE n’a t’elle pas fait bondir l’inflation américaine ?

          La réponse est simple, c’est parce que cette (fausse ?) monnaie n’est jamais entrée dans l’économie réelle, elle n’a servi qu’à spéculer sur les marchés boursiers pour assurer les rendements des actionnaires.

          Enfin, le QE US n’ a pu être arrêté que parce que la BOJ puis la BCE ont pris le relais.


        • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2015 16:36

          @Zevengeur,


          « cette (fausse ?) monnaie n’est jamais entrée dans l’économie réelle, elle n’a servi qu’à spéculer sur les marchés boursiers pour assurer les rendements des actionnaires.

          Enfin, le QE US n’ a pu être arrêté que parce que la BOJ puis la BCE ont pris le relais. »


          Fausse monnaie ? Stop.

          Si c’est du dollar que vous parlez, je crois qu’il y a erreur sur la « personnification » de cette monnaie.

          Les billets « dollar » si vous en avez dans la main aujourd’hui, sont les mêmes que ceux que vous verrez dans son histoire.

          Combien de fois, le l’euro a-t-il changé de tête ?

          Le dollar est une monnaie réputée et acceptée partout dans le monde.

          Allez voir dans les pays dit « communistes » comme Cuba, par exemple.

          Quand j’y étais on connaissait les dollars, mais les monnaies européennes, c’était plutôt inconnu. L’euro est peut-être devenu plus connu aujourd’hui. Quand au BOJ, si je vous demande qu’est-ce qui existe sur son billet, que répondrez-vous sans regarder ?


        • Zevengeur Zevengeur 10 mars 2015 17:00

          @L’enfoiré

          Parler de fausse monnaie signifie que la FED « émettait » des dollars pour acheter directement des obligations d’état US, en gros l’état US se prête à lui même !
          (le reste des dollars émis servit à spéculer en bourse pour faire grimper le cours des actions)

          Au vu de la dette US (103% du PIB si je ne m’abuse), qui peut croire qu’elle sera remboursée un jour ?
          En particulier, le jour du défaut américain, les dollars de la FED seront les premiers à valoir zéro, CQFD !

          Nota 1 : les autres dettes, France en tête sont dans le même cas, à ceci près que jusqu’à présent les européens se sont financés sur les marches, dans ce cas, ce sont les prêteurs qui vont perdre leur mise (vous souvenez vous des emprunts Russes ?)

          Nota 2 : si les « marchés » lisent ceci, ils perdront confiance et tout s’effondrera. Prions pour qu’ils ne tombent pas sur ce commentaire :)))


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 mars 2015 19:00

          @L’enfoiré
          Si vous aviez regardé la vidéo en lien vous auriez compris.
          La compétitivité allemande dépend d’autres facteurs, elle est leader mondial des voitures haut de gamme et des machines outils, elle n’a pas de concurrence.


        • Pakete 11 mars 2015 04:57

          @Zevengeur

          A savoir si ils veulent vraiment sortir de l’UE.

          Or, quand on leur pose la question, ils restent évasifs et parlent alors de « monnaie commune ».

          Et effectivement, il y a un vide majeur à gauche où tout le monde reste eurolâtre.


        • Zevengeur Zevengeur 11 mars 2015 10:40

          @Pakete

          Je suppose que le « ils » fait référence à l’UPR.

          Leurs propositions est bien de sortie de l’Euro ET de l’UE.

          Après, si l’on parle de monnaie commune, c’était la bonne solution. Elle était prônée par les anglais qui avaient compris les défauts rédhibitoires d’une monnaie unique pour une zone économique hétérogène et sans redistribution fédérale.
          C’est pour cela qu’ils ont refusé l’Euro.

          Une monnaie commune permettrait des ajustements monétaires par pays dans le cadre d’une zone d’échange avec l’extérieur de l’Europe en Euros.
          De plus, une monnaie commune aurait pu le cas échéant être transformée en monnaie unique lorsque dans 1 siècle (au bas mot) les pays d’Europe auraient (peut être) réussi leur intégration sociale et économique.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 mars 2015 12:35

          @L’enfoiré
          Pas du tout plus clair, non. Ce qui importe ce sont les engagements pris, pas les sigles.
          Voici le programme de l’ UPR. Vous pouvez en faire une critique argumentée, c’est quand vous voulez !


        • julius 1ER 9 mars 2015 15:53

          la « perle » de la semaine a été décochée par le sieur Gattaz ... incompris devant l’éternel alors que les chiffres des montants versés aux actionnaires ont été dévoilés plaçant la France en 3ie position

          derrière la Grande-Bretagne et les Etats-Unis toujours en tête !!!!!!!!!!

          Mr Gattaz pour qui décidément rien ne peut entraver sa marche vers la duplicité et la mauvaise-foi pour ne pas dire son incommensurable crétinerie..... a lié le fait qu’il n’y aurait plus d’emplois créés en France à cause justement du mauvais traitement réservé aux actionnaires.............
          comprenne qui pourra ???? soit ce monsieur est un imbécile fini ???? soit il est temps qu’il disparaisse des écrans-radars pour cause de sénilité ou de débilité profonde ....
          en tous cas ce Mr n’a plus sa place à la tête du Medef ni comme interlocuteur des pouvoirs publics car il a dépassé les bornes de la décence et de la plus élémentaire probité intellectuelle.

          • Zevengeur Zevengeur 9 mars 2015 16:49

            @julius 1ER

            Si la France distribue moins aux actionnaires (fonds de pension ou hedge funds), alors ces derniers iront sévir ailleurs en dépeçant d’autres multinationales, ce qui détruira ces dernières sur le long terme à cause du manque d’investissements, (voir le cas de Sanofi).

            Cependant, Macron n’a pas entièrement tort non plus lorsqu’il explique que si les cours chutent suite à la désertion de la bourse, alors les OPA risquent de pleuvoir sur nos sociétés du CAC. Et alors bye bye les grosses boites françaises.

            Rien n’est simple !


          • julius 1ER 9 mars 2015 17:30

            @Zevengeur

            ah parceque tu considèrent que les boîtes qui ne payent plus d’impôts en France sont des boîtes françaises ?????
            jusquà nouvel ordre on peut revendiquer la citoyenneté lorsque l’on paye des impôts ici sinon quelle différence avec une boîte allemande ou américaine ???
            c’est tout le problème du noman’sland juridique une boîte devrait être taxée en fonction de son territoire d’origine et ce depuis longtemps et çà ce devrait être le travail des politiques qui n’ont rien fait jusqu’à présent et c’est bien là que le bât blesse .... 

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