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Accueil du site > Tribune Libre > Le « chef de l’Etat » met la pression sur Nicolas Sarkozy (...)

Le « chef de l’Etat » met la pression sur Nicolas Sarkozy !

« Je suis à la tête d’un Etat en faillite. Je suis à la tête d’un Etat qui n’a jamais été capable depuis 15 ans de faire un budget en équilibre... ». Ce brave chef d’Etat doit être bien malheureux pour pleurer comme cela de l’état si calamiteux dans lequel se trouve son pays. Pays dont il est à la tête ou bien l’un des collaborateurs principaux depuis plusieurs années. Alors, qui peut bien être ce malheureux qui passe du temps à se plaindre publiquement de l’Etat dont il est pourtant le chef ? Aurait-il, lui aussi, la même maladie qu’ont certains chefs quand les choses ne tournent pas rond, dire que c’est de la faute des autres ?

Fort heureusement, cet Etat si pitoyable, dont parle le monsieur, ne peut pas être la France, car la dette publique de notre pays n’est que de 1 150 milliards d’euros, soit à peine 64 % du PIB. En l’espèce, la France est bien loin de la faillite comparativement à d’autres pays tels que le Japon avec une dette à 130 % de son PIB, la Grèce avec 110 % ou l’Italie qui approche les 100 % et, qui sont tout à fait in bonis selon les normes du FMI.

Alors devinez qui se cache derrière ce malheureux pays, tant critiqué par son chef ? Cet Etat en faillite soudaine, c’est... la France. Eh oui ! Surprenant, n’est-ce pas ! Et, le chef d’Etat qui prononce ce constat de calamité, c’est... le très inattendu François Fillon !

Depuis la dernière interview de Nicolas Sarkozy, le 20 courant à 20 heures, nous savions que lui et François étaient parfaitement interchangeables. Cela s’appliquait-il aussi à la fonction de chef d’Etat ? C’est apparemment comme cela que François l’aurait compris.

Quelle mouche a donc piqué notre Premier ministre, nommé par le président Sarkozy, pour qu’il se prenne subitement pour le chef de l’Etat et ose de surcroît déclarer que notre pays est en faillite ?

François Fillon, qui passe pour brillant et mesuré, aurait-il commis deux erreurs grossières ?

La première, sur notre faillite, paraît flagrante pour un homme de ce niveau. C’est l’OCDE et le FMI qui le contredisent en donnant les chiffres cités plus haut (cf. supra). Ces organisations internationales, dont le sérieux ne peut être mis en doute, montrent clairement que notre pays n’est pas en faillite et, qu’il est d’ailleurs assez bien loti en termes de dette publique parmi les grandes démocraties. De plus, en août, la ministre Christine Lagarde vantait aussi les mérites de la France (cf. notre article du 21/08/07 "L’économie française se porte plutôt bien"). Alors, par cette erreur grossière et... volontaire, François Fillon veut-il nous préparer à une cure d’austérité pour récupérer très rapidement les 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux qu’il a faits récemment ?

La deuxième erreur supposée de François Fillon fera hurler les constitutionalistes peu avertis. Qui est à la tête de l’Etat : Nicolas Sarkozy ou François Fillon ? François aurait-il voulu couper l’herbe sous le pied de son pétillant patron et ami de vingt ans, Nicolas ?

Eh bien peut-être, car la Constitution ne dit pas... qui est le chef d’Etat !

Elle dit que le président est élu au suffrage universel direct (article 3). Qu’il est le chef des armées et de beaucoup d’autres choses... Mais, jamais elle dit que le président élu est le chef d’Etat. Par contre, elle précise, in extenso : "Le Premier ministre dirige l’action du gouvernement" et, elle ajoute "Le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation" (articles 20 et 21).

Serait-ce en relisant nuitamment notre Constitution que François Fillon se serait aperçu qu’elle lui faisait la part belle. Voire très belle. En réduisant le rôle du président élu à celui d’arbitre, elle fait du Premier ministre le véritable patron de la politique de la nation. C’est là tout l’esprit et la lettre de la Ve République.

Le pavé lancé est donc de taille. En étant le patron de la politique de la nation - dixit la Constitution - François Fillon peut légitiment dire qu’il est le vrai chef de l’Etat français. Pourtant, depuis le 6 mai 2007, les Françaises et les Français assistent exactement à l’inverse, avec un Nicolas Sarkozy omniprésent. Tout à la fois président, Premier ministre, ministre, secrétaire d’Etat et même directeur du marketing.

Le Premier ministre vient tout simplement de réussir un tour de force. Mettre la pression sur le président Sarkozy. Ce dernier va devoir choisir entre être simplement le président de la France ou bien en être le véritable et seul chef !

Quoi qu’il en soit, en s’autoproclamant chef d’Etat, le 21 septembre 2007, François Fillon prouve que le contenu de notre Constitution est désormais totalement obsolète.


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79 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 24 septembre 2007 10:27

    Si nous faisons un parallèle avec la gauche arrivée au pouvoir en mai 1981,nous pouvons constater que les conditions sont identiques. (l’environnement économique dégradé)et nous avions constaté à l’époque que cela s’est terminée par un programme de rigueur.

    L’envolé des prix de matières premières,la libéralisation des prix,la crise financière qui aura couté des centaines de milliard d’euros à l’europe...le prix de l’essence à la station service.... ;tout cela semble nous amener vers un ralentissement économique en Europe.

    Quand à la phrase de Fillion sur « la france en faillite » on lisait la même chose dans la revue de Nicolas Miguêt mot pour mot


    • T.REX T.REX 24 septembre 2007 12:09

      à lerma Seriez-vous dorénavant contre la libéralisation des prix ?


    • ZEN ZEN 24 septembre 2007 11:08

      La notion de « faillite » a un sens concernant une entreprise, mais aucun en ce qui concerne un Etat...le vocabulaire utilisé n’est pas innocent et vise à créer la psychose et à préparer les esprits aux mesures en préparation...

      Le « déclinisme » n’est pas partagé par tous les économistes, par exemple ce banquier : (article du Monde qui n’est plus accessible)

      Non, la France n’est pas en déclin Article paru dans l’édition du 11.09.07 L’évidence très répandue que les blocages français nécessitent d’urgentes « réformes » repose sur un constat partiel et partial :

      "l’image des propos annonçant la constitution de la commission Attali, il est bien difficile aujourd’hui de trouver, dans les médias tant nationaux qu’internationaux, un commentaire sur l’économie française où manquent les mentions obligatoires de son déclin, de la faiblesse de la croissance, ou de la persistance d’un chômage de masse. De tous côtés, les « réformes » sont présentées comme une urgente nécessité.

      Ce mot « réformes » est devenu un nom de code plus ou moins explicite pour un programme à sens unique : libéralisation d’un marché du travail considéré « trop rigide », via l’assouplissement du code du travail ; baisse des charges sur les entreprises ; allégement du contrôle de l’Etat, et, naturellement, baisse des impôts. Des travailleurs plus flexibles et moins chers seraient plus facilement embauchés, ce qui améliorerait la compétitivité des entreprises et leurs profits, sur le modèle anglais ou américain. Et, évidemment, les 35 heures tant décriées, cette « aberration économique », doivent être éliminées afin de remettre la France au travail.

      Le problème est que ce programme, qui sert bien les intérêts des actionnaires et des dirigeants d’entreprise, se fonde sur une description extrêmement partielle et partiale de la réalité.

      Le leitmotiv du déclin prend généralement appui sur la croissance plus faible de la France et sur la baisse relative de son PIB par habitant, comparé à ceux de pays comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis au cours des dernières années. Or cette description tronquée de la réalité ne tient pas compte de la distribution des richesses et de l’augmentation extraordinaire de l’inégalité dans ces économies censées servir de modèles. En fait, toute la richesse créée dans ces pays a été captée par une tranche étroite de la population.

      Les revenus médians sont stagnants, alors que les revenus des 0,1 % les plus riches de la population augmentent en flèche, au point d’être passés de 2 à 7 % des revenus totaux en moins de vingt ans aux Etats-Unis, selon les chiffres de la retentissante étude de Piketty et Saez. Ces 5 % supplémentaires captés par les plus riches sont équivalents à l’appauvrissement relatif des Français (dont le PIB par tête est passé de 78 % à 72 % de celui des Américains sur la période, en moyenne), ce qui veut dire que la croissance économique a été identique en France pour les 99,9 % les moins riches de la population...

      L’accroissement des inégalités se constate également à l’autre bout de l’échelle des revenus, où l’on note un taux de pauvreté infantile de 7 % en France, de 16 % au Royaume-Uni (le double de celui en 1979) et de 20 % aux Etats-Unis (sans oublier les 15 % d’Américains qui n’ont aucune couverture maladie).

      Il est compréhensible de défendre la liberté d’entreprendre et de bénéficier des fruits de leur travail pour les membres les plus dynamiques de la société. Mais cette liberté accordée sans contreparties s’accompagne inévitablement de fractures sociales bien plus marquées qu’en France. Le choix d’un niveau élevé de solidarité et de redistribution modère les revenus des plus riches, soit, mais pas ceux des autres, ce qui est moins souvent évoqué. Des études comme celles de la banque UBS démontrent qu’un Français de revenu modeste ou membre des classes moyennes ou même aisées profite plus de la croissance modérée de l’économie française que son cousin américain profite du dynamisme de son pays.

      Il semblerait donc que, sur le plan des revenus, les très riches forment le seul groupe qui bénéficie des « réformes ». Mais cette conclusion ne fait-elle pas bon marché du chômage dont souffre la France ?

      Tout dépend de ce qu’on mesure. Ainsi, parmi les hommes de 25 à 54 ans, 87,6 % avaient un emploi en 2004 en France et 87,3 % aux Etats-Unis, selon les chiffres de l’OCDE. Et pourtant, le taux de chômage pour cette catégorie était alors de 7,4 % en France et de 4,4 % aux Etats-Unis. La ligne séparant chômage d’inactivité n’est visiblement pas mise au même endroit dans chaque pays...

      De même, le chômage des jeunes touche 8,4 % des 15-24 ans en France, contre 5,5 % au Danemark, 7,6 % aux Etats-Unis et 7,5 % au Royaume-Uni, donc pas de quoi crier à la faillite du modèle. Certes, le taux de chômage est nettement plus élevé, mais cela reflète essentiellement le fait que la population active est plus étroite dans cette classe d’âge en France, notamment parce que moins de jeunes trouvent nécessaire d’occuper un emploi tout en poursuivant leurs études.

      Nouvel argument : les Français travaillent moins, nous dit-on. Ce n’est pas vrai. Les travailleurs français effectuent 37,4 heures par semaine en moyenne, contre 35,6 heures au Royaume-Uni. Les employés à temps-plein travaillent effectivement moins longtemps en France (40,9 heures, contre 43,2 heures en 2005), mais le nombre élevé d’emplois à temps partiel baisse la moyenne britannique ; le nombre d’heures totales travaillées dans les deux pays est à peu près équivalent, pour des populations similaires. Dire que les Français travaillent moins est donc tout simplement faux.

      Par ailleurs, la France a créé autant d’emplois que le Royaume-Uni au cours des dix dernières années : 2,5 millions. La seule différence est que, au Royaume-Uni, la création de postes a été très régulière, alors qu’en France, la quasi-totalité de ces emplois a été créée entre 1997 et 2002, c’est-à-dire précisément au moment de la mise en place des 35 heures et alors que la croissance mondiale a été plus forte durant les cinq dernières années.

      Plus remarquable encore, la France a créé plus d’emplois dans le secteur privé (+ 10 % entre 1996 et 2002, selon l’OCDE) que le Royaume-Uni (+ 6 %) ou les Etats-Unis (+ 5%). En fait, le Royaume-Uni n’a créé quasiment aucun emploi net dans le secteur privé depuis près de cinq ans, mais a bénéficié de l’augmentation très forte des emplois dans le secteur public.

      Cela reflète le fait que les croissances anglaise et américaine reposent très largement sur l’augmentation de la dépense publique, qui a littéralement explosé sous Blair et Bush, passant de 38 % à 45 % du PIB au Royaume-Uni et de 34 % à 37 % aux Etats-Unis entre 2000 et 2006. Dans le cas britannique, cette relance keynésienne (centrée sur les secteurs de l’éducation et de la santé) s’est faite grâce à l’augmentation des impôts et à la cagnotte du pétrole de la mer du Nord, tandis que l’administration Bush a procédé (pour payer sa guerre en Irak) à une augmentation sans précédent de la dette publique comme de la dette privée, la plupart des ménages se voyant obligés d’emprunter pour compenser la stagnation de leurs revenus. Mais dans ce cas-là, semble-t-il, il s’agit de « dynamisme ». Il paraît cependant légitime de se demander quelle partie du modèle anglo-saxon nous sommes conviés à copier...

      Evidemment, il ne s’agit pas de dire que tout va bien en France, ni qu’il n’y a rien à changer. Mais le mot « réforme » est maintenant porteur d’un tel agenda idéologique qu’on aurait sans doute tout à gagner à l’exclure de tout discours qui se voudrait sincère. A moins, bien entendu, que nous soyons tous déjà d’accord sur l’objectif : faire baisser les revenus des travailleurs les plus modestes afin de réduire le fardeau qui pèse sur les quelques happy few en haut de l’échelle des revenus.

      Il est tentant de se demander si le feu roulant qui tend à déprécier l’économie française provient de ceux qui ne supportent pas l’existence d’un modèle social différent. S’il est possible d’assurer la prospérité de presque tous en décourageant la concentration de la richesse entre quelques mains, cela élimine le principal argument des partisans du capitalisme débridé.

      Comme l’a dit le milliardaire Warren Buffett, les riches aux Etats-Unis mènent - et gagnent - la lutte des classes. Il serait temps de noter qu’ils n’agissent pas dans l’intérêt de tous, mais uniquement dans le leur." Jérôme Guillet


      • zelectron zelectron 24 septembre 2007 14:51

        « la commission Attali », pôvre commission Attali = un monologue aveugle. Tout le contraire d’AgoraVox : pas de commentaires, discussions, contradictions, transparence et même pourquoi pas élucubrations (il paraît que ça fait avancer le chimil...enfin je ne sais plus) voilà un projet qui meurt avant d’être né, explication l’orgueil habituel d’Attali...(j’ai raison, j’ai toujours raison...)


      • El Fredo El Fredo 24 septembre 2007 20:54

        Je me souviens avoir lu cet excellent texte il y a quelques mois sur Betapolitique (c’est la mise entre guillemets du mot réforme qui m’a mis la puce à l’oreille) :

        http://www.betapolitique.fr/La-France-n-est-pas-en-declin-et-n-00856.html

        La lecture en ligne de l’article du Monde semble être réservée aux abonnés. Toutefois en voici une version bilingue par l’auteur Jérome Guillet :

        http://www.eurotrib.com/story/2007/9/10/9417/13559

        Il y a une note à la fin de l’article, indiquant l’ajout d’une référence à la commission Attali dans la nouvelle version du 11.09.07 (celle que vous mentionnez).


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 septembre 2007 01:58

        @ Zen : Excellent « commentaire », mais pourquoi ne pas en avoir fait un article ? J’ai l’impression que quelque chose m’échappe...

        Pierre JC Allard http://nouvellesociete.org


      • Fred 25 septembre 2007 11:01

        @Zen,

        Un petit commentaire sur la duree de travail ; les etudes faites n’utilisaient pas la meme methode pour calculer le temps de travail. En France la valeur de 37.4h provient des etudes Dares-Acemo qui ne prennent pas en compte les conges et autres absences (rappelons que la France est la championne d’Europe en matiere d’absenteisme).

        Si on regarde le travail effectue a la fin de l’annee en nombre d’heures total, la France est effectivement en dessous des autres pays. Ceci rappelle le discours sur la productivite, oui la France est la plus productive par heure mais elle est loin d’etre la plus productive a l’annee.

        Deuxieme commentaire : par rapport a la creation d’emploi dans la periode 97-01 et le lien avec les 35h. L’application des 35 heures dans les entreprises de plus de 20 employes s’est faite en janvier 2000 et n’a pas ete appliquee dans cette periode pour les entreprises de moins de 20 employes. Dire que les 35 heures sont responsables de la creation des emplois dans la periode 97-2001 est fallacieux. Le cout des 35 heures est de 16 milliards par an soit 760 000 emplois payes au SMIC alors que DSK a parle de la creation de 200 000 emplois au mieux grace aux 35 heures, peut etre que l’on aurait du embaucher 380 000 fonctionnaires payes a deux fois le SMIC directement ca aurait ete plus efficace et moins inegalitaire car cette loi est profondement inegalitaire.

        Sur les 15% de personnes qui n’ont pas de couverture medicale aux US soit 47 millions de personnes, precisons que 18 millions d’entre elles gagnent plus que 50 000$/an mais font le choix de ne pas prendre d’assurance et 21 millions gagnent entre 25 et 50k$. Je prefere le systeme de sante francais mais il faut savoir relativiser aussi sur les chiffres aux US.

        Sur la pauvrete aux US, 43% des « pauvres » sont proprietaires de leur maison (a mettre en correlation avec les 55% de francais sur l’ensemble de la population). Cette maison moyenne a 3 chambres et est de taille superieure a la superficie moyenne dans laquelle vit un francais (pas uniquement les pauvres francais). La definition de la pauvrete a partir de 50% (ou 60%) du salaire median ne permet pas de comparer entre pays.

        Ensuite je suis d’accord sur l’ecart entre riches et pauvres mais ce n’est surement pas en augmentant l’imposition sur les plus riches que l’on va resoudre le probleme.


      • hgo04 hgo04 24 septembre 2007 11:27

        En y regardant bien, ces commentaires de notre premier ministre, sortent lorsque villepin tente d’engager le chef de l’état, le président lui-même, sur un jeu dangereux de débat public sur la justice.

        C’est comme si la réponse cinglante de la gestion CHIRAC/VILLEPIN vient à point détourner un peu l’attention de cette affaire clearstream et de remettre quelques points sur les I, ou quelques poings sur la g....

        On peut se dire : OUI, on peut faire pire en endettant encore la france.. Est ce que la dette des autres pays m’intéresse ?? non...

        Je ne vois pas pourquoi on devrait se calquer sur les autres.. La france est elle en faillite ??, je ne le crois pas, mais on y va si on reste à se regarder le nombril, pardon je voulais dire gouverner et diriger un pays sereinement... comme le propose le malheureux dernier premier ministre, jamais elu nul part, mais toujours présent sur la scène...

        Que m’importe de savoir ce que fait fillon ou sarkozi, l’important étant que cela se fasse... et je ris à lire les sornettes du genre : il est président, non ?? donc il est responsable de la situation que ces prédecesseurs ont fait... Attendons 2009 avant de se prononcer, on aura une vision plus claire.. et laisson braire ceux qui s’opposent sans s’opposer, qui félicitent sans féliciter, qui aimerait bien cette place sans l’avoir...


        • Vilain petit canard Vilain petit canard 24 septembre 2007 11:30

          Je salue votre effort méritoire : vous essayez d’extraire de la cohérence dans les déclarations de ce gouvernement, et n’y arrivant pas, vous ironisez (de façon assez réussie).

          Malheureusement, je crois que ce n’est pas le sens de la déclaration de Fillon. Je pense qu’il a profité d’un trou médiatique (comme il y a des trous d’air, c’est-à-dire un trou dans l’agenda du Président) pour sauter sur l’occasion de rappeler qu’il existe encore, grisé par l’appréciation sur son travail remarquable et son interchangeabilité. Et pour ce faire, il a appliqué la méthode de son Maître : éxagérer l’horreur de la situation en employant un mot choc, faillite, ça permet de passer au 20 heures plus vite. Une fois qu’il aura eu la Une, il va retomber dans son apathie coutumière. Il pourra toujours dire d’un ton patelin que la France peut supporter la vérité, et tout sera dit : il aura existé le temps d’une dépêche...

          Par ailleurs, cela peut le servir dans les négociations avec les syndicats, comme cette déclaration péremptoire de Sarkozy sur l’aspect non négociable de la durée de cotisation.

          Pour la même raison de visibilité médiatique et politique, Borloo, en mal d’existence médiatique, se dit qu’il va essayer de faire croire qu’il s’occupe de quelque chose : il va vérifier lui-même la fonte des icebergs au Groenland (je suis bien rassuré qu’il confirme ce qu’affirment des bataillons d’experts depuis vingt ans, un ministre, ça sert à quelque chose...), et il constate surtout... que ça le rend ridicule.

          Alors, même technique, il se fend d’un communiqué alarmiste en se servant de la même méthode (choquer pour passer au 20 heures) : il s’achemine, dit-il d’un ton plein de sous-entendus, vers l’interdiction des OGM, il y a trop de risques de disséminations. Halte-là ! Le lendemain, Barnier, bon soldat, calme les semenciers : le dossier est en cours, et le Président de la République tranchera, pas un vulgaire sous-fifre de Ministre.

          Tiens, et la sécurité urbaine ? Les banlieues, les bandes, les incendies, vous savez, la France à feu et à sang, les racailles, Papy Voise, tout ce qui n’allait pas l’an dernier, le programme du chef, en gros ? Michèle Alliot-Marie, sur le qui-vive, traite en priorité et en urgence les chiens mordeurs et les minimotos. Pour le reste, on va mettre des caméras dans le métro, zut, arrêtez de nous enquiquiner avec ça. Et dire qu’il y a à quelque mois, la France avait peur....

          Au passage, à propos des chiens, elle nous affirme d’un ton contracté que la loi ne peut pas tout faire, et pour ce faire, elle propose en urgence (toujours l’urgence)... une nouvelle loi !

          Pendant ce temps, Christine Lagarde, en bonne championne de natation synchronisée, et donc en phase avec à la fois ses copains du gouvernement et l’actualité mondiale, chante la bonne santé économique de la France (enfin, de ses banques), puisque la confiance fait la croissance, c’est bien connu, et surtout, actualité oblige, il faut d’urgence convaincre les Français qu’il n’y a pas de krach immobilier en ce moment.

          En bref, il y a trois mois la France était dans la mouise, aujourd’hui, tout va bien, sauf que tout va mal, ce qu’il explique qu’il faut des réformes courageuses.

          Ah il n’y a aucune cohérence entre ces déclarations ? Ben évidemment, bandes de gros bêtas, l’enjeu de tout ceci, c’est de suivre l’actualité et d’avoir l’air de répondre aux « préoccupations des Français », et surtout, d’avoir l’air d’exister, face à un Président qui cannibalise les medias.

          Chers lecteurs, si vous croyiez que ce gouvernement a pour objectif de gouverner la France, vous vous faites encore des illusions, : il est là pour justifier l’empire de Sarkozy sur toutes les décisions. Et forcément, ça leur fait un peu mal, aux Ministres.


          • Harald 24 septembre 2007 11:35

            Coin coin ! Le canard déchaîné.


            • Roland Verhille Roland Verhille 24 septembre 2007 11:57

              Alors, ZEN, tout va bien, ou presque, chez nous ? Ah, ces Français qui ne cessent de broyer du noir, de se plaindre d’avoir tant de mal à trouver du travail et à joindre les deux bouts de leur budget faute de pouvoir d’achat suffisant ? Faut-il les envoyer chez des Psy ? Et tous ces jeunes ayant atteint le haut des formations initiales quittant le pays pour trouver un employeur, des traîtres à la Nation, comme les émigrés de l’époque ? Et ces feuilles d’impôts qui prennent le produit du travail pour le remettre à ceux qui prêtent leur argent à l’État à l’abri de la faillite, à ceux donc qui gagnent leur argent en dormant, comme disait Mitterrand à la télé, et sur leurs deux oreilles, des avis de bonheur ? ZEN n’a pas de bulletin de paie, ou ne sait pas les lire. Il ne sait pas que l’État confisque plus de deux jours sur trois du travail des Français pour décider lui-même comment les dépenser, les gaspiller le plus souvent, ou arroser ses cliques et ses claques. Mais cela fait son bonheur, ne le lui ôtons pas.


              • ZEN ZEN 24 septembre 2007 12:10

                @ Roland

                Où avez-vous lu que je disais que « tout va bien » ? Je suis assez proche de personnes en difficulté, même dans ma proche famille ,pour ne pas dire de telles bêtises..Je m’oppose seulement à ceux qui, par intérêt ou ignorance, prétendent qu’il n’y pas assez de richesses réelles et potentielles dans notre pays..C’est un problème de choix économiques et de partition des richesses..


              • NPM 24 septembre 2007 19:02

                « Je m’oppose seulement à ceux qui, par intérêt ou ignorance, prétendent qu’il n’y pas assez de richesses réelles et potentielles dans notre pays.. »

                Vous qui n’êtes pas ignorant, dites moi donc combien de personne sur 60 millions produise des richesses, hein ?

                Déja, on vire la moitier, ca doit être des gosse. Puis les retraite, 1/3.

                reste dans les 27 millions.

                On vire bien sur les fonctionnaires, qui ne produisent pas de richesse mais ne détruise. 6 millions

                Puis les chomeurs, dans les 3 millions Les RMIS, 1 million 200

                Putain, il y a même pas un français sur 3 qui travaillent !!


              • caramico 24 septembre 2007 11:58

                La marge de manoeuvre de Sarkozy est liée à sa côte de popularité : Tant qu’il peur nous les mettre (ses réformes) avec une majorité de français qui aiment ça, il continue.

                Le jour ou cette majorité commencera à avoir mal, alors il se calmera.

                Le lubrifiant TF1 pour l’instant fait son effet.


                • Internaute Internaute 24 septembre 2007 12:00

                  Mr. Fay s’attache aux mots et non au fond. L’Etat est en faillite puisqu’il n’arrive à boucler son budget que grâce à l’endettement, c’est à dire en hypothéquant l’avenir. Il y a à peine 35 ans, on n’avait quasiment pas de dettes (3% du PIB).

                  Le fait que notre dette soit inférieure à celle du Japon n’est pas un indicateur. Diriez-vous d’un paraplégique qu’il pète la santé parceque son voisin est tétraplégique ?

                  Le problème de la dette est que ceux qui perdent leurs moyens de production finiront dans la misère tout simplement parcequ’ils ne créent plus assez de richesses pour la rembourser. La véritable faillite de la France est la disparition des emplois industriels.

                  Le Japon peut se payer un endettement élevé car il produit à tout va ce qui n’est pas le cas chez nous.


                  • T.REX T.REX 24 septembre 2007 12:18

                    A ce titre, il serait bon de protéger et développer nos moyens industriels de production plutôt que de les abandonner, les vendre ou les délocaliser.


                  • Bof 24 septembre 2007 19:31

                    @T.REX : Nous avons nationaliser des entreprises très performantes en 1981 . Nous devrions voir l’argent entrer dans notre pays et nous sommes en état de faillite . Nous avons «  »égaré «  » ces entreprises !

                    Voilà notre honte. Alors, remettons nous au travail au lieu de nier des faits comptables.


                  • fifilafiloche fifilafiloche 24 septembre 2007 12:42

                    La polémique sur l attribution du titre de chef de l Etat n a que peu d interet, l important c est que Sarkozy et Fillon soient en phase sur la direction à prendre et marchent d un bon pas pour rattraper le retard laissé par une génération de politique de l autruche. Le reste n est que nourriture pour polemistes.

                    Ce qui différencie l Italie, la Belgique, le Japon et la France, c est que les pays sus cités ont tous au moins une fois réussi à obtenir un buget excédentaire en période de croissance, contrairement à la France qui « redistribue » ses excédents sociaux conjoncturels (démarche électoraliste) au lieu de les consacrer au remboursement de la dette (optique de bon gestionnaire).

                    Je m étonne aussi de la persistance à ne pas vouloir intégrer les engagements de l Etat comme une dette réelle et inaliénable...considérez vous que l Etat pourra s exonérer du paiement des retraites des fonctionnaires ? La dette réelle passe alors a plus de 2 millards d Euros, soit à peu pres 100,000 Euros par contribuable. Or la France a le taux de fonctionnarisation le plus élevé des pays endettés et ces fonctionnaires n ont pas capitalisé de retraite, contrairement à d autres pays endettés.

                    La faillite française n est pas à interpréter de façon statique mais de façon dynamique : en l état actuel des mentalités et habitudes, l Etat Francais est incapable de financer ses dépenses futures.

                    Rappelons que le pacte de stabilité de l Euro interdit de dépasser un taux d endètemeht de 65%. Nous n avons donc plus aucune marge supplémentaire pour produire de la dette. Le choix qu il nous reste est soit de devenir vertueux au prix d une diete douloureuse mais structurante, soit de quitter l Euro. La seconde option, en plus de créer une autre crise européenne, nous amènerait à une crise financière de type Argentine en 2002. Aujourd hui, l Argentine a un taux d endètement inférieur à la France et compte paradoxalement sur le club de Paris pour annuler le poids de sa dette restante smiley


                    • MagicBuster 24 septembre 2007 13:10

                      Personne n’a trouvé d’utilité au premier ministre fantome.

                      Son role est surtout de sauter lorsque ça chauffe un peu trop, cette sécurité (ou fusible) est bien utile lorsque des actions anti populaires ont lieu. Le départ d’un membre important du gourvernement (incarnant le changement impopulaire) permet un retour au calme.

                      Cepandant, le fusible de sarkozy à déjà fondu ?

                      Les manif, grèves ... vont débuter en Octobre ... les émeutes suivront à coup sûr.

                      Qui va sauter pour calmer le jeu ? Un fantome ?


                      • Céphale Céphale 24 septembre 2007 13:14

                        Fillon nous prend pour des imbéciles !

                        Ce n’est pas parce qu’une entreprise a des dettes qu’elle est en faillite. Au contraire, tout commissaire aux comptes qui se respecte fera des remarques à une entreprise qui n’a pas assez de dettes.

                        Mais les dettes doivent couvrir des investissements productifs. Et dans le cas de la France, distribuer 16 milliards aux riches le lendemain de l’élection présidentielle, ce n’est assurément pas un investissement productif !


                        • fifilafiloche fifilafiloche 24 septembre 2007 13:55

                          Vous affirmez que « les dettes doivent couvrir les investissments productifs ». Pourriez vous éclairer la lanterne de pauvres beotiens, héritiers du bon sens paysan traditionnel français d avant 1968, qui ont toujours cru que l autofinancement était garant d indépendane et de longévité. Pourquoi payer des intérets et donc gréver les capacités d investissement s il est possible de s en passer ? Vous me voyez perplexe. En payant des intérêts vous financez de plus les rentes de ces catégories de populations que vous dénoncez, vous me voyez perplexe smiley


                        • Thomas Thomas 24 septembre 2007 19:45

                          @fifaloche

                          Je peux partiellement éclairer votre lanterne. Les emprunts permettent, un peu artificiellement, de diminuer le bénéfice d’une entreprise, donc son imposition. Si l’entreprise thésaurise dans la perspective d’investir, elle sera imposée (autour de 33%) sur chaque sous qu’elle met dans sa cagnotte alors que si elle emprunte, elle ne verse que 5% d’intérêt aux banquiers.


                        • Thomas Thomas 24 septembre 2007 19:56

                          Je serais assez surpris que Fillon se soit permis un dérapage non approuvé et validé par son seigneur et maître. Sarko n’hésite pas à reprendre ses ministres lorsqu’ils s’écartent de leur faible marge de manœuvre, Fillon n’aurait pas fait exception.

                          Je pense que ce dérapage était voulu et calculé pour nous préparer aux mesures à venir. Souvenez-vous que Sarko applique la méthode « Gramsci » sur la préparation des esprits.

                          Après avoir pris le thème de l’ouverture à Bayrou, Sarko va lui reprendre le thème de la dette.


                        • NPM 24 septembre 2007 19:59

                          « Je serais assez surpris que Fillon se soit permis un dérapage »

                          Il n’y a pas de « dérapage ». Dire cela, c’est uniquement considérer que tous va bien, et que fillon il nous enmerde avec ses mauvaises nouvelles, qu’il raconte n’importe quoi, et donc « qu’il a dérapé ».

                          Fillon a simplement dit tout haut ce que tout le monde sait, même au PSF.


                        • El Fredo El Fredo 24 septembre 2007 23:54

                          @fifilafiloche,

                          votre « bon sens paysan » est nul en économie smiley . Connaissez-vous beaucoup de gens capables de s’acheter un logement ou un véhicule cash ? Il faut s’endetter pour investir, et rembourser ses dettes avec le retour sur investissement, c’est la base de l’entreprenariat.

                          Non pas que les dépenses engagées par le gouvernement actuel (et donc les dettes accumulées) procurent un quelconque retour sur investissement...

                          Qui disait pendant la campagne « un Euro dépensé doit être un Euro utile » ? Ah oui, Ségolène Royal, cette nullité qui n’a rien compris au génie économique de la droite ! Heureusement que Nicolas Sarkozy le sauveur de la France nous a préservé de cette bolshévo-collectiviste, afin que nous puissions suivre le glorieux chemin lumineux tracé par nos aînés Reagan et Thatcher.


                        • Tristan Valmour 24 septembre 2007 13:15

                          Il n’y a de dette que parce qu’elle arrange les établissements financiers prêteurs. Qui trouve-t-on à leur tête ? Les copains des politiciens, qu’ils soient de droite ou de gauche. Toujours la même clique à claque.

                          Il n’y a de dette que parce que la France est un pays de TPE et de grandes entreprises. Or ces dernières comptent des milliers de succursales dans divers paradis fiscaux. Et ces entreprises annoncent ensuite qu’elles ne réalisent que 25% de leur C.A. sur notre sol. Manipulation comptable que cela. Ces grandes entreprises, dirigées par d’anciens hauts fonctionnaires ou membres de certains cercles, aux accointances particulières avec le monde politique. « Je t’aide à piller la France, et tu m’aides ensuite » est leur leitmotiv.

                          Il n’y a de dette que parce que la France est un pays de magouilles, où l’on emploie au « noir », où l’on fait du « noir ». A combien estime-t-on le manque à gagner de l’économie parallèle ? Certains économistes le chiffrent aux environs de 10% du PIB ! D’autres, encore plus. Nous n’avons rien à envier à l’Italie en ce domaine.

                          Tout ce que l’on veut faire, c’est préparer psychologiquement les Français à payer plus, à travailler plus pour gagner moins. Oui, il faut que les Français continuent un régime minceur pour engraisser une minorité qui prend l’hélicoptère comme on prend le métro. On ouvrira bientôt des ateliers où l’on fabriquera des chaussures pour 50 centimes de l’heure, parce qu’il faut être concurrentiel. Pour qui ?

                          Que l’on augmente les effectifs des pôles financiers, que l’on permette aux juges de faire leur travail, que l’on saisisse les biens de ceux qui se rendent coupables de corruption, délit d’initié, entente illicite, bref, tous ceux qui faussent l’économie de marché, et la dette sera remboursée. Parce qu’on nous vole notre santé, notre éducation, nos retraites, notre qualité de vie.

                          Non, la France n’est pas en faillite car si elle l’était, elle ne trouverait pas de prêteurs. Prêteriez-vous à quelqu’un qui ne saurait rembourser ?

                          S’il y a une crise, elle n’est pas économique, elle est morale.

                          Rendez-nous l’argent !


                          • fifilafiloche fifilafiloche 24 septembre 2007 14:16

                            La France, de part sa structure centralisatrice et jacobine, est l un des pays où, malheureusement, le travail au noir est le moins possible. Je dis malheureusement car ce phénomène, dans des proportions raisonables, constitue le lubrifiant nécessaire au fonctionnement des rouages de la machine économique. Psychologiquement, les solidarités locales et familiales représentent ce petit espace de liberté rendant l impot acceptable. Budgetairement, en voulant réduire à zéro ce delta d imprécision, on alourdit considérablement la dépense publique, en multipliant les controleurs et en contraignant au chomage et l assistanat.

                            L inquisition fiscale est contre productive.


                          • Tristan Valmour 24 septembre 2007 14:43

                            Je suis surpris de voir que vous encouragez la fraude smiley

                            Et je suis désolé de vous contredire fifilafiloche, mais l’économie informelle est très présente en France, structure jacobine ou non. Cela représente, avec les évasions fiscales par le biais de succursales, un manque à gagner considérable pour les caisses de l’Etat. De plus, s’il n’y avait pas de fraude, la pression fiscale serait moindre. Et les honnêtes gens ne pâtiraient pas de la malhonnêteté des autres.


                          • NPM 24 septembre 2007 15:44

                            « de grandes entreprises. Or ces dernières comptent des milliers de succursales dans divers paradis fiscaux. Et ces entreprises annoncent ensuite qu’elles ne réalisent que 25% de leur C.A. sur notre sol. Manipulation comptable que cela. »

                            Arf ! Bien sur, bien sur...

                            « Que l’on augmente les effectifs des pôles financiers, que l’on permette aux juges de faire leur travail, que l’on saisisse les biens de ceux qui se rendent coupables de corruption, délit d’initié, entente illicite, bref, tous ceux qui faussent l’économie de marché, et la dette sera remboursée. Parce qu’on nous vole notre santé, notre éducation, nos retraites, notre qualité de vie. »

                            Gros délire ! Les « riches » sont évidement particuliérement controler (tu crois qu’ils se casse le cul à controler des plouc vivants en HLM ??) parce que c’est eux qui font le plus d’affaires, donc le plus succeptible de faire des erreurs (étant donné le bordel du droit) et donc de raquer.

                            Cela dit, la fraude est en réalité assez faible. Une fois passé devant le Juge, les demandes de l’administration sont divisé par 10 !

                            « les évasions fiscales par le biais de succursales, un manque à gagner considérable pour les caisses de l’Etat. De plus, s’il n’y avait pas de fraude, la pression fiscale serait moindre. Et les honnêtes gens ne pâtiraient pas de la malhonnêteté des autres. »

                            Ba, c’est légal l’évasion fiscal..


                          • T.REX T.REX 24 septembre 2007 16:55

                            J’ai entendu récemment que la corruption des élus représentait en France environ 30 milliards d’Euros, payés par les contribables et allant directement dans les poches des élus corrompus par les Entreprises pour obtenir des marchés publics et surfacturent leurs prestations.

                            Renforcer les contrôles ! voilà un bon moyen de faire des économies pour les Français. Cette somme permettrait de conserver notre système de sécurité sociale, santé et retraite, et faire l’économie d’une réforme injuste.


                          • T.REX T.REX 24 septembre 2007 16:55

                            J’ai entendu récemment que la corruption des élus représentait en France environ 30 milliards d’Euros, payés par les contribables et allant directement dans les poches des élus corrompus par les Entreprises pour obtenir des marchés publics et surfacturent leurs prestations.

                            Renforcer les contrôles ! voilà un bon moyen de faire des économies pour les Français. Cette somme permettrait de conserver notre système de sécurité sociale, santé et retraite, et faire l’économie d’une réforme injuste.


                          • NPM 24 septembre 2007 17:05

                            « J’ai entendu récemment que la corruption des élus représentait en France environ 30 milliards d’Euros, »

                            30 milliards ? Diable ! En plus c’est vachement facile à dissimuler, ca, 30 milliards !

                            Arf !

                            « Cette somme permettrait de conserver notre système de sécurité sociale, santé et retraite, et faire l’économie d’une réforme injuste. »

                            Bein voyons. Le systéme français n’est pas viable économiquement, on le sait depuis longtemps, d’ou les emprunt massif, les hausses d’impots délirantes et les privatisation en catastrophe. Mais tout ca ne fait que retarder l’inéluctable. Si le Socialisme était viable, l’URSS n’aurat pas disparu : au tour des conneries françaises de crever, et bon débara, même s’il faudra une génération pour remmettre de l’ordre.

                            Quand on ne respect pas les Lois de l’économie, l’économie se venge.


                          • Niamastrachno Niamastrachno 24 septembre 2007 17:31

                            Tergiversations étriquées autour d’un cerveau malade d’informations maladroitement exploitées au détour de discussions dont on ne site les propos que dans les tribunaux, NPM, ou la colère sans colère, l’intelligence sans l’intelligence, le commentaire sans commentaires...


                          • Niamastrachno Niamastrachno 24 septembre 2007 17:32

                            « Quand on ne respect pas les Lois de l’économie, l’économie se venge. » NPM

                            Chui admiratif... je vais la faire inscrire sur le site des citations...


                          • NPM 24 septembre 2007 18:58

                            « Tergiversations étriquées autour d’un cerveau malade d’informations maladroitement exploitées au détour de discussions dont on ne site les propos que dans les tribunaux, »

                            En plus, ce sont les socialistes roccardiens qui ont les premier montré que tous ca allaient se planter.

                            Et dés 89, on savait que les retraites, vous pouviez vous les mettre ou je pense. Mais bien sur, on n’allait pas facher le « bon peuple de gauche » (de vrais saints !) pour des histoires de « salauds de riches ». Tous ces cons qui en 95 Soutenaient les cheminots, est-ce qu’ils savaient que c’était avec leur pognon, et que eux, pour leur retraite, ils allaient morflés ???

                            Pis maintenant le bon peuple de gauche, toujours aussi bavard et d’une ignorance crasse, nous resort la théorie du complot, trés fameuse dans les années 30. Pourtant, la droite n’a cessé de vouloir réformer, mais non, ces crétins s’imaginait que c’était « pour les riches » ! C’est sur ca, les 2000 riches en France, c’est super important comme poid electoral ! Pis les énarques, ils dépendent de ces riches (on sait pas comment, mais bon, on peut toujours l’affirmer, ca coute rien). Pis les hommes politiques, ils sont vachement prés à réformer et briser leur carriére politique, tout ca pour faire plaisir aux « riches » (les mecs qui ont déja quité la France, vive à Londre, et n’en on plus rien à foutre, mais bon, ca doit être comme les Juifs et le complot Judéo Maçonique : trés grâve). Pis voila mon bon monsieur, pas de réformes, pis maintenant l’adition qui arrive, mais ca aussi, c’est sans doute un complot, et personne ne vous avez prévenu. C’est comme pour les Nazi et les Communistes, personne ne leur avait dis que dedans, il y avait l’option guerre civil et génocide inclus.....

                            Innocent ! Voila ! Rien n’est de votre faute, tous ca c’est la faute des 53% de riches qu’on voté pour sarkozy et qu’y sont des vrai enflure et des hommes politiques qui font rien qu’a vous embéter juste pour le plaisir...

                            «  »Quand on ne respect pas les Lois de l’économie, l’économie se venge." NPM

                            Chui admiratif... je vais la faire inscrire sur le site des citations..."

                            Et oui. Et un Etat, ca se casse la gueule plus lentement q’une entreprise, mais ca se casse la gueule aussi..


                          • Bulgroz 24 septembre 2007 19:05

                            NPM,

                            Niamastrachno et Bonnet c’est bonnet blanc et blanc Bonnet.

                            Je suppose que Bonnet se cache derrière le pseudo de Niamastrachno au nom de sa très grande déontologie journalistique.

                            Je me demande bien qu’il tente de cacher et pourquoi veut il le cacher ?


                          • Niamastrachno Niamastrachno 24 septembre 2007 19:20

                            Bulgroz se cacherait donc derrière le pseudo de NPM ?

                            Mon admiration n’a d’égale que mon régale pour ces quelques pensées infantiles où questions et réponses se parlent d’elles mêmes toutes seules...

                            ’ça m’rappelle quelqu’un çà tiens...


                          • FAUST FAUST 24 septembre 2007 21:32

                            Te biles pas Nas’ ton pseudo est impossible à écrire...

                            NPM c’est une dent de sagesse : en fait surtout une dent, et le mieux c’est de l’arracher, car elle est un atavisme dans l’évolution darwinienne de l’homo sapiens (qui lui est sage et ne compte que 32 dents). NPM, c’est la légende : l’homme qui arrive avec sa droiture décomplexée, un peu comme un homme sandwitch qui est trop engonsé dans son carton pour savoir lire les messages qu’il véhicule. M’enfin, ces gars là, ils sont furtifs, comme les pluies de printemps, et nos arcs-en-ciel progressistes leur pètent à la truffe, ça les renvoie illico dans le monde déshumanisé de leur esbrouffe rhétorique que même dans l’hémicycle on a cessé de psalmodier. Ha qu’elle est bonne ma petite gagneuse de France, bien domestiquée par ses toliers, elle trime et chie bien plus que 35 heures mon p’tit, pour faire du bien à la Parisot, pour donner son steack à l’actionnaire volatile et foutre-dieu lâche au point de se barre sur l’action d’en face au moindre coup de vent. Et si ça pouvait clouer le groin malséant de ce pitre de NPM, qu’il sache que là, en ce moment, par chez toi, comme par chez moi, la piétaille se syndique, ça grouille, ça vient, ça remue, ça gueule, ça couine qu’il y en a assez des connards qui prennnent les subventions pour mieux nous baiser en sortant l’outil de travail et le boulot qui va avec chez les sous-prolétarisé d’asie. On a entendu le Préz’ annoncé chez Médéf’ « je veux voir la nation derrière ses entreprises » moi je lui dis, ok, no problemo ombre ! Ma ! par contre, nous on demande le deal gagnant-gagnant qu’on a écrit partout dans les entrepreuneuriales écoles de management manageurial : Je veux voir les entreprises derrière la nation ! ça vous donnera un supplément d’âme. Les déficits structurels je les e........ joyeusement : un gros déficit depuis deux milles ans, c’est le pognon foutu par les dirigeants pour casser la gueule du voisin à coup de hache ou de porte-avion nucléaire. Un clémenceau radioactif coûte bien plus qu’une nation bien portante avec du personnel hospitalier qui prend des vacances plutôt que des heures sup’ à la con. Le jour où un député de droite, rond comme une queue de pelle en sortant d’un gros dîner avec un administrateur du cac40 se fera une grosse glissade et ira se faire réparer par un interne qui n’a pas dormi depuis 36 heures, il verra peut être autrement le petit monde des fonctionnaires. Surtout si l’interne fatigué se trompe de jambe en posant les broches. Bref, pour en revenir à l’article, c’est trés bien, mais ça attire les mouches. NPM prends tes cliques et tes claques et fuit : j’ai amené mon baygon vert !!!! Bise à tous les resistants. Vive la France. (celles du peuple qui sue pas celle des AttilaAttali ou des minisinistres aux CV cacahouète)


                          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 septembre 2007 02:28

                            @ Tristan valmour : Merci. Il est bon de rappeler de temps en temps que l’essence d’un système capitaliste est de garantir une rentabilité au capital, donc le lui payer une rente sous forme d’intérêt - sans risque - et non pas de lui permettre un profit, ce qui implique un risque et est du domaine de l’entreprenariat.

                            Evidemment l’endettement - qui permet le paiement de la rente au capital - est un choix de société. Autrement, on pourrait rembourser la dette publique demain. Mais n’est-il pas évident que les Français préfèrent le système actuel ? Il faut aller à combien de sigmas à gauche, pour trouver ceux qui contestent le paiement de cette rente, laquelle donne systématiquement plus à chacun au prorata de ce qu’il a déjà ? Combien comprennent même les mécanismes par lesquels on le fait ?

                            http://nouvellesociete.org/706.html

                            Pierre JC Allard


                          • T.REX T.REX 25 septembre 2007 12:13

                            Mais quelles sont donc ces mystérieuses lois naturelles de l’économie ?

                            1ère Loi de l’économie de marché :

                            “ Toute Entreprise commerciale tend au Monopole”.

                            21th Century Rex

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