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Accueil du site > Tribune Libre > Le code du travail, un refuge pour les siècles passés

Le code du travail, un refuge pour les siècles passés

Le travail n'est plus le même qu'au XIX ème siècle, le reformuler ce n'est pas revenir en arrière mais au contraire évoluer avec son temps

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Notre pays aime les protections (même illusoires) et face à un travail vécu par certains comme un risque, une douleur ou même une malédiction, le législateur et les partenaires sociaux ont accumulé en 150 ans des strates successives qui ont transformé un simple recueil réglementaire en une encyclopédie lourde et indigeste, un texte et des écritures sacrées pour certains de nos concitoyens.

En 2016 le Code du travail protège bien plus du travail qu'il ne protège le travail

La législation du travail est née au XIX ème siècle, au démarrage de la société industrielle puis dans le développement du salariat (que Marx assimilait à un esclavage) quand le travail présentait des caractéristiques simples :

  • Le travail était prescrit : Le patron, le cadre, l’ingénieur ordonnaient le travail à un exécutant qui était un subordonné et qui offrait (en contrepartie d’un salaire) son temps pour exécuter son travail (faire des trous dans une pièce, assembler des tôles, enregister une vente, ou encore classer des dossiers)
  • Le travail était simple, facilement quantifiable et répertorié dans des cases (les qualifications)
  • Le travail était massif et les adultes étaient souvent happés par un monde du travail qui ne pouvait se permettre de laisser tout le monde étudier (le moins longtemps était souvent le mieux)
  • Le travail était prévisible dans une société où les changements (technologiques, sociaux, économiques) étaient progressifs et lents
  • Le travail pouvait s’apprendre durant les seules années de jeunesse
  • Le travail était localisé (sur un lieu spécialisé pour le travail), difficilement importable (ou exportable)
  • Le travail était un droit universel (le droit d’avoir une activité salariale à hauteur de son engagement au travail afin de vivre sa vie sociale)
  • ….

Bref le travail, juste après guerre et encore pendant les 30 glorieuses (quand le droit du travail devint ce catalogue social indigeste que nous lui connaissons), ce travail n’avait pas grand-chose à voir avec le travail aujourd’hui.

En 2016 dans une société postindustrielle (même si certains travaux artisanaux ont évidemment peu changé, comme celui du boulanger, du livreur ou de l’ouvrier sur un chantier) le travail n'est plus le même et le code du travail devient un anachronisme (coûteux en activité et en emplois).

Le travail aujourd’hui présente les caractéristiques suivantes (hors fonction publique qui est un cas à part)

  • Il est de moins en moins prescrit (ni prescriptible) et donc les travailleurs doivent non pas improviser mais surtout être suffisamment compétents et investis qu’ils doivent trouver tous les jours de nouvelles solutions à des problèmes qui ne s’étaient pas encore posés
  • Il n’est plus une simple mise à disposition du temps du travailleur. L’implication intellectuelle que nécessitent la plupart des tâches aujourd’hui fait que ce n’est plus tant le temps le temps passés à travailler qui importe mais bien plutôt la compétence, l’implication et les qualités collaboratives de chaque membre du collectif travail
  •  Dans les sociétés postindustrielles il n’est plus massif. On ne construira sans doute plus jamais en occident des usines à la campagne ou des quartiers d'affaires comme la Défense, face aux 5 millions de chômeurs (mais 10 millions sans doute de personnes ne travaillant pas assez) les possibilités d’emplois seront plus rares, individualisées et temporaires
  • Le travail n’est plus prévisible ou aisément programmable. Des marchés peuvent disparaître en quelques mois ou années (les journaux en kiosque, les disquaires ou les agences de voyages) et d’autres apparaître tout aussi brutalement (Airbnb, Uber ou le bon coin) mais la désintermédiarisation est à l’œuvre partout et la plupart de ces nouveaux métiers ne seront pas salariés
  • Le travail ne s’apprend plus durant l’enfance ou la jeunesse mais tout au long de la vie
  • Le travail est à la fois partout et nulle part. On peut travailler depuis chez soi on à la campagne avec un téléphone portable et à contrario on peut ne rien produire dans un bureau face à un ordinateur (même allumé)
  • Le travail reste un droit mais la valeur travail a reflué. Du fait d’1/2 siècle de société des loisirs et de la consommation, le travail n’est plus vital, certains de nos concitoyens (parmi les jeunes notamment) cherchent sans doute plus un revenu qu’un travail.

Peut-on réinventer un droit du travail ?

La meilleure formule pourrait être le code du travail à la danoise : ce code éphémère de 250 pages, renégocié intégralement tous les 3 ans (durant 6 semaines) et ensuite sans plus de remise en cause possible.
Un droit souple, adapté et accepté par tous pour un travail qui ne peut plus seulement être conflictuel et témoin de la lutte des classes.


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37 réactions à cet article    


  • chapoutier 21 mars 16:03

    La législation du travail est née au XIX

    faux, le premier code du travail date de 1910 avec une durée de travail de 11 heures / jour pour les femmes et les enfants, il est le résultat de la lutte des travailleurs.

    Un droit souple, adapté et accepté par tous pour un travail qui ne peut plus seulement être conflictuel et témoin de la lutte des classes.

    autrement dit, vous prônez le retour en arrière ; la mise en servage, sous un vocable moderne, la novlangue quoi !


    • bcallens 21 mars 17:23

      @chapoutier

      Je vous ferais remarquer que Didier cozin parle de la "législation du travail" et non du Code du Travail qui, au demeurant, ne rassemble qu’une partie du droit du Travail.

      Le Code du travail en tant que tel ne représente que la partie émergée de l’iceberg, l’essentiel se trouvant dans les nombreux (en quantité et en genre) accords collectifs qu’il faut articuler entre eux selon des modalités elles-mêmes complexes.

       De la même manière, l’essentiel du droit de l’urbanisme ne se trouve pas dans le code du même nom. Si je veux savoir si un permis de construire va m’être refusé ou non, c’est dans le Plan local d’urbanisme que je dois avant tout me plonger pour le savoir...

      Une des toutes premières lois françaises en matière de droit du travail date même d’avant la Révolution de 1848. C’est une loi du 22 mars 1841 qui a interdit le travail des enfants de moins de 8 ans. La naissance des grands syndicats c’est 1884, puis il y a eu 1892 sur la durée du travail. Et j’en passe...

      La législation du travail date bien du 19ème siècle...

      Mais là n’est pas la question. Le propos de l’article était de montrer que la législation telle qu’elle existe aujourd’hui est totalement inadaptée au contexte économique actuel.

      C’est un fait et rien d’autre.

      Il va donc falloir imaginer autre chose...Que vous le vouliez ou non.


    • jaja jaja 21 mars 17:46

      @bcallens :« .Que vous le vouliez ou non.. »

      Bel esprit démocratique !!!... Il faudra qu’on leur rappelle à tous ce qu’est la volonté des travailleurs...
      Par ailleurs les accords collectifs d’entreprise ne s’appliquent que s’ils sont plus favorables que la loi...C’est justement ce que le projet de loi veut abolir de manière à ce que l’absolutisme patronal puisse dépasser les limitations de la loi actuelle...


    • chapoutier 21 mars 17:49

      @bcallens
      la législation telle qu’elle existe aujourd’hui est totalement inadaptée au contexte économique actuel.
      le contexte économique à bon dos, il n’y a jamais eu autant de fortunes concentrées en quelques mains et cela au prix de la paupérisation du plus grand nombre ( vases communiquant) mais cela ne suffit pas, il faut détruire ce qui reste comme droits sociaux et droits tout court pour permettre aux gangsters de la finances de s’engraisser d’avantage, et ils prennent comme alibi les petites entreprises pour rendre encore plus taillable et corvéable ceux qui ne sont pas nés du bon coté de la fortune


    • bcallens 21 mars 18:37

      @jaja

      Un simple constat ne relève pas du débat démocratique...Votre propos (comme celui d’autres intervenants) relève du procès d’intention.

      Pour prendre un exemple simple De nombreux emplois sont détruits par le seul fait du progrès technologique.

       C’est un fait, un constat. Que voulez-vous faire ? revenir à la lampe à pétrole ?

       Dans ces conditions, on fait appel à l’imagination et on met en place de nouvelles règles. Et on invente autre chose.

      (je ne parle pas de la « réforme » en cours qui n’en est d’ailleurs pas une et dont on peut raisonnablement penser qu’elle ne sera jamais mise en application).


    • Alren Alren 21 mars 18:59

      @bcallens

      De nombreux emplois sont détruits par le seul fait du progrès technologique.


      Il faut offrir aux chômeurs du progrès (ce ne sont pas les plus nombreux, la majorité des chômeurs sont victimes de délocalisations spéculatives), une formation professionnelle sérieuse contrôlée par des inspecteurs du travail, à recruter, avec maintien intégral des revenus des victimes.


    • jaja jaja 21 mars 22:41

      @bcallens « Pour prendre un exemple simple De nombreux emplois sont détruits par le seul fait du progrès technologique.C’est un fait, un constat. Que voulez-vous faire ? revenir à la lampe à pétrole ? »

      Non mais passer au XXIème siècle... C’est à dire réduire drastiquement le temps de travail nécessaire entre tous pour travailler tous... L’homme n’est pas une bête de somme et le progrès technologique doit profiter à tous et non à seulement une poignée de ploutocrates...

      Partager le temps de travail et les richesses produites ce n’est pas revenir à la lampe à pétrole !


    • lermontov lermontov 21 mars 23:07

      @ bcallens

      Ouais, inventons.

      On va tous oeuvrer pour faire une société entièrement technologique et partout où c’est possible remplacer l’homme par le robot. Où ce n’est pas possible, ou difficile, il faudra innover et je fais confiance aux véritables forces vives du pays, nos entrepreneurs, c’est qu’ils sont malins. L’Homme, lui, ne fera rien ; il deviendra ce qu’il doit être, un rêveur. Bien entendu, il faudra un financement à la protection sociale et un revenu plus que décent pour chacun ; pour ce faire, il faudra taxer à mort les robots, qui s’en foutent au demeurant - c’est bien les robots, ça n’a pas d’états d’âme, pas comme les prolos. Et le capital, bien sûr, on pourra le taxer bien lourdement puisque l’entrepreneur, ce pauvre opprimé, soudain délivré de toute entrave, sera barré en plein orgasme cosmique. Mais suis-je bête ! Le patron voudra même l’abolition du fric puisqu’il sera libre enfin.

      Je suis sûr que la lampe à pétrole ne te semble plus tellement has been tout à coup, surtout quand c’est quelqu’un qui creuse pour toi.


    • tonimarus45 22 mars 01:27

      @bcallens—bonjour— voici ce que j’ai poste sur d’autres fils


      « »« 
      « » »-Il faut bien se mettre dans l’idee que du fait de la mecanisation, de l’automatisation, de l’intelligence artificielle au sujet de laquelle une etude venant « d’oxfor » dit qu’elle va suprimer 47% des emplois, le chomage de masse ne baissera pas et meme augmentera( et ce n’est pas en faisant travailler plus ceux qui ont deja un emploi que cela crera des emplois pour ceux qui n’en ont pas) 
      Et alors, et des economistes le disent ( ’bien sur pas celui qui a pondu cette « bouse »’)
      —SOIT on partage le travail qui reste, 
      —Soit on donne de quoi vivre decemment a ceux qui n’ont pas de travail
      Soit comme je disais a certain « tartufe » on euthanasie tous les ouvriers des qu’ils perdent leur emplois et on en fait du « »soleil vert« ( pour ceux qui ont une certaine culture cinematographique)
      Je suis sur que cette derniere solution, plairait.au representant du « merdef » ainsi qu’a bien d’autres qui hante ce medias et qui n’ont aucun argument a opposer

    • bcallens 22 mars 09:34

      @jaja

      Tout ce que vous dites ce sont des mots en l’air, des vœux ou des slogans. Cela ne règle en rien le problème concrètement. Et il existe.


    • bcallens 22 mars 09:42

      @tonimarus45

      Pour qu’une entreprise produise et gagne de l’argent, il faut qu’elle vende. Et pour qu’elle puisse vendre il lui faut des consommateurs solvables. Sinon elle coule.

       Beaucoup semblent l’oublier.

       Il faut donc s’adapter à une situation totalement inédite (historiquement, on n’a jamais été confronté à cela) qui appelle des solution inédites.


    • lermontov lermontov 22 mars 10:12

      @ bcallens

      Y’a qu’à augmenter les salaires, farceur.
      Pour qu’une entreprise vende, il faut que le carnet de commandes soit plein ; et pour que le carnet de commande soit plein, ben faut être compétitif ; pour être compétitif, il faut baisser les salaires ; et blablabla. or, en baissant les salaires, le travailleur devient pauvre et ne peut consommer.
      On le connait le tour de manège, tous tes domestiques, journalopes laquais et politicards larbins nous le serinent.
      Or, grande énigme, en baissant les salaires, le travailleur devient pauvre et ne peut consommer.
      Note ceci : dans le cas où le patron sympa vend sur des marchés extérieurs, c’est le sang de l’ouvrier qui rend son entreprise viable et compétitive ; son action héroïque au patron se limite à pressurer le citron. Et de la même façon, les entreprises qui marchent sur le petit marché qu’est la France, le plus clair du temps, pressure le citron ailleurs. C’est le miracle de la libre circulation des capitaux, c’est-à-dire la faculté de délocaliser l’appareil de production au gré de l’interêt qui n’est autre que ’du fric, toujours plus de fric’.

      La situation n’a rien d’inédit. Pour te cultiver, trafiquant :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Raisins_de_la_col%C3%A8re

      Tu cherches des réponses ? Tu veux connaître l’avenir ? Tu veux connaître toutes les ficelles de ton ennemi, le patron ? Tout est dans ce bouquin.


    • tonimarus45 22 mars 13:20

      @bcallens— tout a fait d’accord ; mais vous ne m« apprenez rien,surtout a moi ;Ceci dit voila ce que j’ai poste A PLUSIEURS REPRISES SUR DiFFERENTS FILS..mais peut etre ne l’avez vous pas lu.La je m’adressais a »archibald« mais j’ai poste en direction d’autres posteurs


       »@oncle archibald--- Je pense que quand on echange il faut avoir une certaine « honnetete ».En effet la loi « aubry » n« a pas eu tout l’effet escompte, sur le chomage, mais c’est a mon avis a cause des demandes de contournement( demande de plus de flexibile par ex)de cette loi par le patronat( ce qui a eu pour effet de complexifier encore plus le code du travail et puis ils crient au loup).Il faut savoir que la moyenne de la semaine de travail est en france de 41h30 ???
      J’ajouterais que si la loi aubry n’a pas eu l’effet escompte expliquez moi comment en faisant travailler plus ceux qui ont deja un travail on va faire baisser le chomage ??
      Une entreprise n’embauche que si elle a un carnet de commande bien rempli et pour avoir un carnet de commande bien rempli il lui faut une clientele qui puisse depenser et pour depenser il faut que le pouvoir d’achat des gens soit plus consequent qu’il ne l’est actuellement ,et ce n’est pas en creant plus de travailleurs pauvres et plus de chomeurs que l’on ira dans ce sens
      Quan je vois que les memes » tartufes« qui ont empoche des dizaines de milliards en promettant 1 million d’emplois que l’on n’a jamais vu , protestent parce qu’on debloque les »salaires« des fonctionnaires, bloques depuis 6 ans alors les insultes me viennent a la bouche
      En 6 ans ils ont perdu 8% de pouvoir d’achat on leur propose 1% et ces tartufes, qui ont empoches des dizaines de milliards sans rien donner, crient au charon ?????comme disait audiard »« les c§§§ ça ose tout , c’est d’ailleurs a cela qu’on les reconnait »".


    • Jep 22 mars 15:32

      Libéraliser le marché du travail, ça sonne bien. Il faut revenir à une notion de base, l’outil de travail est au service de l’homme et non pas le contraire. Bien sur il faut accepter des changements comme il faudrait accepter de taxer les machines ou d’appliquer une taxe Tobin.... Il faut vraiment aider les petites entreprises, les artisans mais faut il favoriser les uber et la grande distribution ? On nous parle de l’Italie avec son job act en oubliant de dire que ces cdi crées sont subventionnés à hauteur de 9000 Eur et je ne crois plus à ces solutions. Il faut taxer la machine et la finance, le monde à évolue, là dessus on est d’accord...


    • lermontov lermontov 21 mars 16:26

      Monsieur le dirigeant de l’Agence pour la Formation tout au long de la Vie nous pond un publireportage qui, comme par magie, correspond admirablement avec son fonds de commerce.

      Il oublie de préciser un point : le travail est le moyen de gagner sa vie, c’est-à-dire subvenir aux besoins fondamentaux tels que manger, se prémunir des intempéries, etc. (c’est du comique, ça : "Du fait d’1/2 siècle de société des loisirs et de la consommation, le travail n’est plus vital, certains de nos concitoyens (parmi les jeunes notamment) cherchent sans doute plus un revenu qu’un travail.*" Ca bouffe plus les jeunes, ça vit d’iphone et d’eau fraîche ? Qui c’est qui paie, d’après toi ? Elle vient d’où la thune ?)

      Pour comprendre le tableau idyllique que ce commercial nous vend de façon si enthousiaste, je recommande la lecture des ’raisins de la colère’ de Steinbeck, ou pour les flemmards au moins le film avec Peter Fonda. Tout est expliqué. La scène finale : ils prennent les travailleurs qu’ils veulent, comme ils veulent, au prix qu’ils veulent, tout ça sous le regard bienveillant du flic et de sa grosse matraque.Car il y a un irréductible qui s’appelle ’manger’ et celui qui n’est pas propriétaire est implicitement au bout du bout à la merci de celui qui possède. Et ne peut qu’obéir. Ou mourir.

      (*le fait que tous ces néolibéraux amalgament systématiquement travail et salariat est délibéré.)


      • Le421 Le421 23 mars 08:20

        @lermontov
        Deux précisions...

        Un, le Code du Travail doit sa complexité aux nombreuses jurisprudences causées par les amendements du Medef ou autre CNPF (Mr GATTAZ déjà !!).

        Deux, la flexibilité sera une bonne chose quand les factures de loyer, gaz, électricité et tout le reste le deviendront aussi. Un travailleur sans CDI n’a même pas droit à un logement en HLM. Vous avez dit « moderne » ??


      • Etbendidon 21 mars 16:26

        La meilleure formule pourrait être le code du travail à la danoise : ce code éphémère de 250 pages, renégocié intégralement tous les 3 ans
        Pas CON
        En tous cas pas sclérosé comme peut l’être notre pov’pays


        • Et hop ! Et hop ! 21 mars 21:13

          @Etbendidon : Si vous voulez vivre à la suédoise, allez vivre en Suède !


        • nours77 nours77 21 mars 16:39

          il peut être dangereux d oublier sont histoire, refaire les mêmes erreurs encore et encore...

          Un refuge non, je n est simplement pas l intention de niée nos droits obtenu par les combats sociaux passé...
          Le fait est la tout de même, la pauvreté est un fléau actuel directement lié aux droit du travail. Il est de plus en plus difficile de vivre avec son travail en France... Les chose évolue oui, mais toujours dans le bon sens, la cupidité est très puissante chez ceux d en haut...

          Je suis plus pour un code du travaille en béton, difficilement modifiable, difficile a accordé aux dicta du premier opportuniste politique ou financier venu...


          • Traroth Traroth 21 mars 17:09

            « Le faire évoluer » ? Tout évolution n’est pas une amélioration. En l’occurrence, il s’agit bien de faire régresser le droit du travail au XIXe siècle !


            Les faits sont têtus !

            • jaja jaja 21 mars 17:36

              Le code du travail a pour unique rôle la protection minimum des travailleurs contre l’arbitraire patronal.
              Mais bien sûr qu’il peut-être renégocié nous ne sommes pas butés...
              Ainsi dans cette période de chômage massif il serait bon d’y ajouter le passage aux 32 heures maximum, l’interdiction des licenciements et de l’embauche en CDD tous gages de précarité...

              En attendant que tous ensemble nous en finissions avec la sacro-sainte propriété privée des moyens de production et d’échange pour abolir la sujétion des travailleurs aux capitalistes détenteurs des richesses...

              En attendant il faut se battre pied à pied contre ceux (dont l’auteur et le gouvernement Hollande) qui tentent d’intensifier l’esclavage salarial en augmentant la durée du travail et la baisse de sa rémunération, en oubliant le repos du dimanche, en rognant sur les congés et en faisant passer des « accords » d’entreprise, négociés avec des jaunes, avant le code du travail ce qui fera que les conditions de travail pourront fortement varier d’une entreprise à l’autre...

              Ras-le-bol toutes et tous dans la rue dès jeudi 24 contre la loi PS-Médef !!!


              • Jean Keim Jean Keim 21 mars 19:17

                << Le travail n’est plus le même qu’au XIX ème siècle, le reformuler ce n’est pas revenir en arrière mais au contraire évoluer avec son temps >>

                La messe est dite, il ne reste plus qu’à s’incliner devant une sentence quasi divine ... pourtant la société humaine obéit à des règles et/ou à des usages qui sont le fait de certains des siens, cela n’est-il pas ?

                Il est possible et même probable que le code du travail ne soit plus adapté aux exigences modernes mais nous oublions pour la plupart que derrière les nouvelles règles qui veulent s’implanter dans le monde du travail mercantile et planétaire, il y a des individus qui façonnent ces règles à leurs convenances pour leur plus grand profit, et donc la multitude doit se plier aux diktats d’une caste ploutocratique qui n’a que faire des aspirations profondes et légitimes des êtres humains.

                Il est curieux que personne n’envisage qu’il soit possible de vivre autrement, de travailler moins, de produire mieux, solidaire, équitable, et que l’objectif d’une vie n’est pas - cela je l’affirme avec force - de vivre pour travailler, ni de travailler pour vivre mais de répondre à des aspirations profondes qui si elles ne sont pas entendues font de nous des individus névrosés voire carrément psychosés.


                • tonimarus45 22 mars 01:33

                  @Jean Keim——bonjour— voici ce que j’ai poste sur d’autres fils


                  « »« 
                  « » »-Il faut bien se mettre dans l’idee que du fait de la mecanisation, de l’automatisation, de l’intelligence artificielle au sujet de laquelle une etude venant « d’oxfor » dit qu’elle va suprimer 47% des emplois, le chomage de masse ne baissera pas et meme augmentera( et ce n’est pas en faisant travailler plus ceux qui ont deja un emploi que cela crera des emplois pour ceux qui n’en ont pas) 
                  Et alors, et des economistes le disent ( ’bien sur pas celui qui a pondu cette « bouse »’)
                  —SOIT on partage le travail qui reste, 
                  —Soit on donne de quoi vivre decemment a ceux qui n’ont pas de travail
                  Soit comme je disais a certain « tartufe » on euthanasie tous les ouvriers des qu’ils perdent leur emplois et on en fait du « »soleil vert« ( pour ceux qui ont une certaine culture cinematographique)
                  Je suis sur que cette derniere solution, plairait.au representant du « merdef » ainsi qu’a bien d’autres qui hante ce medias et qui n’ont pas de contre arguments a opposer
                  ET j’ajouterais que dire que je suis contre toute reforme est faux ;CELA DEPEND DU CONTENU DE LA REFORME

                • baron 21 mars 20:02

                  On va supprimer le code du travail, pour permettre d’acheter les portables à des prix adaptés, les ouvriers chinois se tueront un peu plus au travail et les français ne seront bientot pas beaucoup mieux lotis.


                  • Aristide 21 mars 20:13

                    L’auteur de cet article ignore que notre droit latin privilégie la loi exhaustive sur la jurisprudence et que le doit « simplifié » est un leurre, c’est la « common law » des pays du nord. Cette loi est au contraire de notre loi à minima, c’est la jurisprudence qui est hypertrophiée. Que gagne t’on à faire maigrir la loi, si la jurisprudence prend sa place. Le juge laisse la place aux avocats, le jugement à la négociation des parties, ... et comme dans le relation de travail salarié il y a un faible et un fort par définition, on voit bien à l’avantage de qui cette révolution de notre droit aboutira.


                    • tf1Groupie 21 mars 20:25

                      Enfin un article un peu creusé sur le sujet du droit du travail.

                      C’est-à-dire un article qui ne se limite à énoncer qui sont les bons et les méchants, qui ne fait dans la caricature parlant d’esclavage et de retour au moyen-âge.

                      On n’est pas forcément d’accord avec tout mais au moins il prête à réfléchir.

                      C’est sans doute cela qui déplait aux citoyens-lecteurs, d’autant plus qu’il ne flatte pas la pensée dominante de ce site.

                      Les citoyens n’aiment pas trop réfléchir, il faudrait mettre plus d’images et une conclusion manichéenne du genre « Flamby pas gentil » .


                      • tonimarus45 22 mars 01:44

                        @tf1Groupie—«  »« C’est-à-dire un article qui ne se limite à énoncer qui sont les bons et les méchants, qui ne fait dans la caricature parlant d’esclavage et de retour au moyen-âge. »«  »dites vous 

                        Non retour au moyen age non mais retour des dizaines d’annees en arriere oui ; un ex
                        Le travail de nuit des femmes etait interdit sauf metiers particuliers depuis 1892
                        La loi du 9 mai 2001 a totalement autorise le travail des femmes
                        Comptez ??



                      • tonimarus45 22 mars 13:22

                        @tonimarus45—«  »a totalement autorise le travail de nuit des femmes«  » fallait t’il lire


                      • Et hop ! Et hop ! 21 mars 20:58

                        Vous devriez nous faire un projet de loi pour abolir les dividendes des actionnaires (qui datent du XIXe siècle) et limiter le coût pharamineux du salaire et des avantages des dirigeants des grands groupes afin de faire baisser les coûts.


                        Je trouve que les salaires des cadres supérieurs et autres dirigeants devraient être strictement limités au niveau de la grille de la fonction publique : pas de salaires supérieurs à celui d’un médecin chef de service hospitalier, professeur au collège de France ou directeur général des Ponts-et-chaussée.

                        Cela provoquerait une énorme baisse des coûts de revient de ces entreprises.

                        • Et hop ! Et hop ! 21 mars 21:08

                          Les sociétés anonymes, ça date du XIXe siècle, l’économie a changé, il faut les supprimer et les remplacer par des sociétés mutuelles ou coopétatives, avec un directoire tournant élu par les salarié.


                          Cette disparition des actionnaires est inéluctable, que cela leur plaise ou non, c’est une mutation qui doit être faite de gré ou de force.

                          L’avantage des vraies sociétés mutuelles et vraies des sociétés copératives, c’est qu’elles versent rien à des actionnaires, ce qui constitue une réduction importante des coûts.

                          • Et hop ! Et hop ! 21 mars 21:10

                            PS : Vous devriez lire la Condition de l’homme moderne, de Hannah Arendt, ça donnera un peu de profondeur et de réalisme à vos ruminations.


                            • gogoRat gogoRat 22 mars 00:53

                               « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » ?
                               
                              ( Le bon sens des formateurs est-il alors le même que celui des formatés ? )
                                
                               
                               Demandons-nous d’abord si la « volonté générale » passe par la recherche d’un « refuge », (qui consisterait -forcément ?- en la protection d’un « travail » ... désiré par chaque citoyen ?) ;
                               
                               
                               N’est-il pas bien plus naturel de se rendre compte que le besoin d’un revenu est bien plus incontournable que celui, supposé, d’un
                              contrat de subordination !
                               
                               D’autres suggèrent l’invention et la mise en œuvre d’un Revenu de base inconditionnel ...
                               
                               
                               En tous cas le volume des textes officiels visant à régenter ce « travail » laisse bien entendre que ce concept ne coule pas de source ;
                               qu’il ne représente pas la même réalité pour chaque citoyen ;
                               et que, puisqu’il se diversifie au point de donner lieu à des traitements de justice différents selon le type de ’travail’ considéré,
                              il infirme honteusement l’égalité en droit prétendument visée par notre dite « démocratie » !
                               
                               Noter surtout qu’il a été démontré (par un mathématicien émérite) que ce qui a permis les heureux aspects de nos civilisations avancées est imputable non pas au « travail » mais au loisir !
                               ( Ne pas oublier toutefois de bien comprendre que ce philosophe savait ranger ses
                              cogitations mathématiques au rang des loisirs plutôt que d’un fumeux « travail » polysémique au point d’’atteindre à une incohérence confondante !)


                              • Robert GIL Robert GIL 22 mars 08:38

                                Au lieu du catalogue de mesures nostalgiques d’un temps où le travail n’était pas ou peu protégé, une telle ambition aurait pu et dû constituer une dimension importante d’un code réformé pour faire face aux besoins d’aujourd’hui. En choisissant de se concentrer sur des attaques du droit existant, au lieu d’affronter les défis qui se posent aujourd’hui, le projet de loi révèle ce qu’il est : un ensemble de mesures régressives et passéistes.
                                .
                                petite précision :
                                En 1981, les dividendes versés aux actionnaires représentaient
                                10 jours de travail par salarié .En 2012, ils en représentent 45 jours soit,4,5 fois de plus, soit l’équivalent de 9 semaines de congé, et aujourd’hui …qui a la réponse ?


                                • Jason Jason 22 mars 09:17

                                  Si vous remontez aux Gaulois, vous aurez encore plus de simplifications. L’histoire du travail, c’est l’histoire des salariés. Plongez-vous dedans avant de faire des propositions simplistes.

                                  Une ou deux lectures sur le sujet ne vous feraient pas de mal. Tenez, je cite au hasard : Dominique Méda ou encore François Ewald,« L’Etat Providence », sur les accidents du travail et l’histoire des assurances dans ce domaine.

                                  Certains de vos propos me font bondir quand vous dites que certains cherchent plus un revenu qu’un travail. Je ne sais pas quel est l’imbécile qui a pondu cette distinction. Le mineur ou l’OS de chez Renault travaillaient pour l’amour de l’Art, avec un grand A ?

                                  Bonnes lectures.


                                  • gogoRat gogoRat 22 mars 11:23

                                    Remarques concernant le chmilblik ’travail’ ( cf wikipédia)

                                    • « Apparu au XIIe siècle, selon Alain Rey, le mot « travail » est un déverbal de « travailler », issu du latin populaire « tripaliare », signifiant « tourmenter, torturer avec le trepalium ». Au XIIe siècle, le mot désigne aussi un tourment (psychologique) ou une souffrance physique (le travail d’accouchement). »
                                    • Le travail forcé comprend l’esclavage, les corvées, et les peines de travaux forcés.
                                      Dans le cadre d’activités marchandes, le travail libre est fourni par les travailleurs indépendants.
                                      [*]
                                      Dans le cadre d’activités non marchandes, le travail libre comprend le travail domestique et le travail militant ; le travail salarié comprend les salariés des administrations publiques et des ménages.

                                    •  [*] :  "Un travailleur indépendant ... doit toutefois s’adapter aux demandes de sa clientèle.« 
                                      [ ... indépendant ? ! ]

                                     

                                     CQFD : il n’y a pas que dans les textes officiels de notre Etat d’inégalités en droit que ce vocable n’a absolument pas la même signification pour tout le monde !

                                     
                                     
                                     Pourquoi ne pas appeler un chat »un chat«  ? Si l’on veut vraiment se comprendre ou débattre de ce qui est ou non »refuge", pourquoi ne pas réfléchir à partir des notions de corvées et de loisir ?!


                                    • Jeekes Jeekes 22 mars 12:20

                                      << Le travail n’est plus le même qu’au XIX ème siècle"


                                      J’sais pas.
                                      Mais une chose est sûre, le patronat est bien toujours le même. Toujours à chialer et à se plaindre, et toujours à se gaver honteusement ! 

                                      • tonimarus45 22 mars 13:31

                                        bonjour -Ce qui m’intrigue c’est qu’il y a eu sur « france 3 » je crois trois emisions le lundi soir sur l’histoire de la classe ouvriere le dernier est ce lundi et personne ne semble avoir vu ces emissions pourtant tres constructives et qui permettraient a certains « tartufes d’eviter de dire n’importe quoi

                                        Oui je sais le »merdias« fr3 » a programme cela vers 23 heures il ne fallait quand meme pas lui demander de programmer ces emissions au combien instructives a une heure de grande ecoute ??????

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