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Accueil du site > Tribune Libre > Le hasard comme politique économique

Le hasard comme politique économique

J’avais commencé un « essai » statistique destiné à prouver l’inutilité (ou plutôt la malfaisance) des calculs de probabilité en économie. C’était une théorie absurde fondée sur une réalité qui l’est tout autant, à savoir qu’un événement a statistiquement toujours (et à peu près) une chance sur deux de se produire, ou presque – le presque étant un élément essentiel à la compréhension de cette théorie.

Et puis, n’étant jamais totalement satisfait de celui-ci (et aussi fatigué des incohérences mathématiques de cette théorie) je m’apprêtais à laisser tomber ma démonstration… jusqu’à ce que la « Providence » médiatique me remette sur les rails : coup sur coup, des informations soutenant ma thèse principale (à savoir que les mathématiques, les calculs de probabilité, les discours des experts, les statistiques, les analyses, etc… ne servent à rien) m’ont remis le pied à l’étrier - et les doigts sur le clavier.

JPEG - 37.8 ko
Dés 421 ! (CC BY-NC-SA 2.0)
Crédit : Antoine Millet http://www.flickr.com/photos/naps/

Tout d’abord il y a eu une étude sur la bourse : des singes à qui l’on a demandé de miser sur des titres cotés en bourse ont fait mieux que les traders les plus avertis, et ce de manière totalement hasardeuse (ils ne lisent sans doute pas toutes les analyses).

Ensuite, une autre étude récente montre elle-aussi que le hasard fait « aussi bien » (ou aussi mal c’est selon) que l’analyste le plus chevronné : il aurait un taux de réussite moyen de -tenez-vous bien, c’est de la science- « autour de… 50 % » !

Cela signifie donc que tous les calculs qui sont faits pour, avec, autour et dans le « marché » ont en définitive autant de chances d’être justes que la pièce de tomber sur pile ou face, ou autrement dit que la probabilité qu’un événement boursier (une hausse ou une baisse d’un panier d’actions ou d’obligations) arrive est environ d’une chance sur deux, ou presque…

Voilà qui n’est guère rassurant : on paye donc (très cher souvent) des gens dont le métier est de tirer à pile ou face (je vous avais dit que c’était absurde !), et dont les paris sont considérés par tout un chacun comme « scientifiquement prouvés », le tout avec des conséquences cette fois réelles sur la vie des populations qui acceptent sans sourciller -ou presque- une telle aberration.

 

Mais ce n’est pas tout : car pour expliquer et justifier leurs conseils, les économistes se fondent justement sur les analyses de ces petits génies du pile ou face, analyses elles-mêmes appuyées sur le travail de grands mathématiciens comme ceux du FMI ou d’ailleurs, qu’on croyait jusqu’à il y a peu intouchables. Sauf qu’un autre événement a fait voler en éclat toutes nos incertitudes :

le FMI s’est (encore) « trompé », et reconnaît officiellement son erreur, à tel point qu’on est en droit de se demander si en définitive toute notre science économique, exclusivement fondée sur la mathématique, ne serait pas une vaste fumisterie destinée à faire accepter aux peuples des conclusions considérées comme scientifiques alors qu’elles ne sont en réalité que des « arrangements » politiques ou financiers destinés à justifier leur ignorance sur la complexité (incalculable) d’un système qui fonctionne tout seul et sans raison.

 

Car c’est bien sur les conseils de nos chers économistes que s’appuient tous nos politiques de tous bords pour justifier leur incompétence. Étant incapables de proposer une alternative idéologique crédible ou valable face à une crise dont ils perçoivent le caractère inextricable, s’apercevant jour après jour de l’erreur fondamentale du système (les mathématiques n’expliqueront ni ne détermineront jamais les comportements humains), ils tentent désormais de préserver comme un dogme religieux le caractère « scientifique » de l’économie afin de faire perdurer la « foi » du peuple dans ce qu’ils savent être une supercherie : La religion était l’opium du peuple, la science économique l’a remplacée. Et elle est fondée sur le hasard (moi, une chance sur deux j’appelle cela le hasard !).

Et cela à droite comme à gauche qui, pour faire correspondre son discours social avec une réalité injuste, doit faire montre de contorsions philosophiques incroyables (elle qui à force de vouloir crédibiliser une idéologie différente s’est mise en tête de la justifier « économiquement », c’est-à-dire mathématiquement).
Mais comment pourraient-ils faire émerger l’alternative qui nous fait défaut -celle dans laquelle les mathématiques seraient considérées comme secondaires par rapport à la satisfaction des besoins humains, alors même que ce sont les mathématiques qui déterminent aujourd’hui leurs revendications ?

Regardez aujourd’hui où nous en sommes arrivés : faut il sortir de l’Europe ou pas, ou de l’Euro ? Vaut-il mieux se confronter à madame Merkel ou à son propre peuple ? La situation se rapproche-t-elle de 1789 ou de 1930 ? Et faut-il supprimer 20 000 militaires, ou mettre fin à l’obsolescence programmée, et réaliser « l’Union Sacrée » ou s’allier avec les extrêmes ? Et peut-on réformer la monnaie, ou supprimer la démocratie, et doit-on aller le fédéralisme ou le nationalisme ?

Perdus au milieu de considérations politiques majeures dont ils ne savent comment se dépêtrer et incapables de se réunir pour y réfléchir, nos politiques commencent en réalité à comprendre que la faillite du système est inévitable et que l’économie ne nous sauvera pas. Que ni l’austérité ni la relance, ni l’or ni le bancor, ni le fédéralisme ni le nationalisme ne sauveront un système totalement déconnecté de la réalité. Il est déjà trop tard, et tout est beaucoup trop compliqué : alors, faute de savoir comment repartir sur d’autres bases, nos dirigeants, nos financiers, et même les peuples qui les subissent préfèrent faire semblant de croire que ce ne sont que des erreurs de calculs ; et ils comptent et recomptent encore, avec une probabilité de se tromper -encore une fois- qui doit largement dépasser les 50 % …

En attendant le temps passe et les calculs ne seront jamais justes : car l’erreur n’est pas dans le calcul lui-même mais bien dans le fait de vouloir calculer l’incalculable. Et au lieu de nous apitoyer sur nos faibles politiques, ou même sur nos génies mathématiques, nous ferions mieux de nous préoccuper nous-mêmes de notre avenir et de celui de nos enfants. Et avant de leur apprendre à compter, nous devrions leur apprendre à réfléchir, ce ne serait peut-être pas du temps de perdu… Bon, le taux de probabilité de réalisation d’une telle politique non économiquement rentable est certes proche de zéro, mais celui de son utilité pour l’humanité avoisine pourtant les 100 %.

Dommage que la réalité ressemble parfois curieusement à l’absurde.

 

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr


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51 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 1er mai 2013 17:58

    Bonjour, Caleb Irri.

    Les expérimentations réalisées avec des singes confirment celles qui ont été faites avec des bambins, des chats ou des jeux de dés : la plupart du temps, les choix aléatoires effectués par ces ignares en matière d’économie se révèlent plus performants.

    Il n’y a pourtant pas de quoi s’en étonner. Le singe à qui l’on demande de choisir une action dans un panier se fiche de savoir si elle se nomme Eads, Samsung, Volkswagen ou Walmart. Pas les économistes. Eux savent ce qui est bon. Du moins le croient-ils car ces pauvres gens, victimes de leur suffisance et de leur expertise encensée dans les médias, se laissent, le plus souvent de manière inconsciente, aveugler par l’effet de mode. Un effet de mode aussi redoutable en économie que dans la plupart des autres secteurs de l’activité humaine. Or, plus l’on fait partie des élites (fussent-elles autoproclamées) et plus on a de difficultés à s’en affranchir.

    Cordialement.


    • Prometheus Jeremy971 2 mai 2013 04:26

      Pour avoir travaillé dans la finance, faites moi confiance. LES SINGES SONT PLUS COMPETENTS.

      Concrètement on fait ce que tout le monde fait et on empoche les commissions qui tombent quelque soit la conjoncture...


    • tf1Goupie 1er mai 2013 19:32

      Y a aussi des études qui montrent que les études socio-économiques se trompent une fois sur deux ...


      • malcolm 1er mai 2013 21:41

        Il y a aussi des études qui montrent que toutes les études se trompent une fois sur deux smiley


      • Haze 1er mai 2013 23:12

        Une étude a démontré que les études ne démontre rien !


      • caleb irri 2 mai 2013 13:11

        @ tf1Goupie et suivants

        Ce serait à calculer, mais je pencherai pour environ une chance sur deux que vous ayez tort... ou presque !  :)


      • Traroth Traroth 3 mai 2013 14:01

        D’après une statistique récente, 84,235344456% des statistiques seraient fausses...


         smiley

      • epicure 1er mai 2013 20:15

        un secteur à la mode voit ses actions grimper en flèche, une rumeur peut faire chuter des cours, des opérations stratégiques font monter ou descendre les cours selon l’objectif etc...
        Bref c’est sûr qu’il y a plein de paramètres qui peuvent être importants qui jouent un rôle dans les évolutions de l’économie.
        Mais puisque le dogme libéral dit que les agents économiques font des choix rationels, c’est que cela doit être vrai puisqu’il l’affirme.


        • alinea Alinea 1er mai 2013 21:09

          Il y a bien longtemps que je pense cela ! Mais c’était l’alibi incontournable des libéraux qui avaient besoin de « preuves » ; comme on peut " m’esbrouffer’ avec quelques chiffres, je n’y crois pas , et,, comme vous le dîtes, la vie et les chiffres, hein....
          Il faut expliquer ça à ceux qui pensent que le tirage au sort en politique est la plantade garantie !!
          Merci pour ce bol d’air


          • caleb irri 2 mai 2013 13:13

            @ Alinea

            c’est vrai que ça coûterait sans doute moins cher de tirer au sort que d’organiser des élections, et pour la représentativité nous serions au moins aussi bien lotis.


          • alinea Alinea 2 mai 2013 23:51

            caleb irri : on économiserait surtout sur les campagnes ( la je crois que ce n’est pas une chance sur deux.. ou presque !!, hein 100% de chances).
            Ça serait beaucoup moins drôle remarquez et surtout cela mettrait au chômage beaucoup de journalistes, de juges et d’avocats puisqu’il ne serait plus question d’enquêter sur les dérives et les financements illicites !!
            Les probabilités, qui je pense peuvent s’estimer de manière « scientifique » (sans pour autant être sûres) demandent, pour ce faire, probablement (!) un peu de temps ; en une seconde, aucun cerveau humain peut faire mieux que le hasard ! De toutes façons, on sait bien que tout ça est un jeu ! le plus grand casino du monde, et le jeu, c’est le hasard, n’est-ce-pas ? Le hasard et la triche.


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 4 mai 2013 19:32

            @ Alinea. 


             Vous vous trompez et le hasard n’’a rien a y voir. Celui à qui le pouvoir échoit « par hasard » et de façon précaire tendra seulement à rentabiliser sa bonne fortune sans délai en se vendant au plus offrant aussitôt que possible. La seule petite parcelle d’honnêteté d’un élu est généralement celle que lui inspire son analyse de ses chances de faire que ça dure en en abusant de manière moins éhontée.  C’est le problème des produit génériques. Si vous ne misez pas sur une image que vous bâtissez pour faire plus de profit a terme, il n’y a que votre conscience pour vous empêcher de vendre des saletés. Vous trouvez ca rassurant... ? Bon, si vous le dites...

            PJCA 

          • crétin alpestre 1er mai 2013 21:11

            Bonjour caleb irri


            « Tout d’abord il y a eu une étude sur la bourse ... »

            En conséquence, la bonne question ne serait-elle pas : A quoi sert la bourse ?

            • Fergus Fergus 1er mai 2013 23:07

              Bonsoir, CA.

              La bourse a son utilité lorsqu’elle fonctionne à bon escient : en cotant les valeurs industrielles, elle attire des investisseurs et permet aux entreprises bien gérées de se développer. Cela, c’est la théorie de base.

              En pratique et de manière , le problème posé par les bourses actuelles est double : d’une part - et c’est leur plus grosse tare - elles fonctionnent de moins en moins sur des valeurs industrielles et de plus en plus sur des valeurs financières totalement déconnectées de l’économie réelle ; d’autre part, les ordres sont de plus en plus souvent donnés par des automates pilotés à la nano-seconde par des algoritmes financiers d’une extrême complexité, le but étant de réaliser des plus-values, souvent sur des transferts de titres très largement fictifs.


            • caleb irri 2 mai 2013 13:15

              @ crétin alpestre et Fergus

              Vous oubliez les « grands spéculateurs » qui conservent par exemple des milliers de tonnes de riz jusqu’à la famine, et une fois que les cours ont monté, les revendent à prix d’or à des gens qui ont faim. C’est ça aussi la bourse


            • Fergus Fergus 3 mai 2013 09:11

              Bonjour, Caleb Irri.

              Vous avez raison. En l’occurrence, je ne parlais pas d’une bourse dévoyée par la spéculation, mais de la bourse telle qu’elle devrait fonctionner, dans un système régulé interdisant les dérives spéculatives.


            • Traroth Traroth 3 mai 2013 14:03

              Il y aurait beaucoup à dire sur les différences entre investissement et spéculation...


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 2 mai 2013 00:23

              L’auteur a en partie raison : « etudier » les causes et les effets des faits économiques ne change rien ; ce qui est aléatoire le demeure. Quand je faisait mon doctorat en Sciences Eco à Paris, dans les années soixante, je disais que je préférais l’économie à l’astrologie car elle laissait une plus grande part à l’imagination. 


              Mais l’auteur a totalement tort sur le fond de la question ; la part de l’aléatoire dans ce qui arrive sur le plan économique est bien réduit. Ce qui arrive est, à peu de chose près, ce qu’ont prévu ceux qui gouvernent et, s’il y a une erreur, elle est rapidement corrigée. On refuse simplement d’admettre que ce qui arrive, crise et appauvrissement systémique inclus, est précisément ce qu’on veut qu’il arrive.

              Ce que l’on « prévoit » sur le plan économique est simplement ce qu’on croit la meilleure façon de laisser supposer que c’est le destin et non pas ceux qui ont le pouvoir qui font tant de mal . Il n’y a apparemmentt pas de limite à la crédulité humaine. I

              Si vous voulez croire que nous sommes victimes de mauvais calculs... libre à vous Il y a même encore des imbéciles pour parler de ’complotite"... alors qu’il est évident que TOUTE la gouvernance ne peut être autre chose qu’un réseau dense de complots.


              Pierre JC Allard





               

              • lautrecote 2 mai 2013 08:33

                ah ouais, ça j’aime bien !

                plusssssssssss

              • Fergus Fergus 2 mai 2013 09:27

                Bonjour, Pïerre.

                D’accord avec ce message : il ne faut pas mettre sur le même pied l’économie boursière à la petite semaine et la ligne politique économique suivie dans la durée par la plupart des pays occidentaux. Cette dernière est en effet avant tout le résultat d’une volonté de domination totale des peuples au profit d’une minorité via la collusion entre les donneurs d’ordre de l’ombre et leurs relais politiques (j’ai failli écrire « valets »).

                Cordialement.


              • lejules lejules 2 mai 2013 12:06

                bonjour

                je ne pense pas que l’auteur parle d economie .mais de finance.et plus particulerement de cotation bousiere. ceci dit j approuve particulièrement votre petite phrase « On refuse simplement d’admettre que ce qui arrive, crise et appauvrissement systémique inclus, est précisément ce qu’on veut qu’il arrive. »

                 


              • caleb irri 2 mai 2013 13:29

                @ Pierre JC Allard et suivants

                Je ne suis qu’à moitié d’accord avec votre distinction, et c’est une des raisons qui m’ont conduit à laisser tomber la démonstration : car si dans l’économie « réelle » tout est savamment calculé, prévu, anticipé et même corrigé, ces calculs ne peuvent être que fondés sur des théories « tronquées », du fait de l’immensité des paramètres à prendre en compte pour établir une théorie solide.

                Je m’explique :

                Pour savoir quelles conséquences économiques peut avoir une mesure sur l’emploi, il faudrait pouvoir établir une liste exhaustive de toutes les interactions qui entrent en jeu avec cette mesure, sur le court terme et sur le long terme, et en intégrant des projections comportementales qui ne peuvent décemment être déterminées par la « rationalité » du consommateur. J’affirme qu’il est donc impossible de calculer les conséquences de la moindre mesure économique, car avec une mondialisation indéniable, le calcul est tout simplement à abandonner ; enfin si l’on veut éviter une probabilité d’erreur avoisinant les 50 %... ou presque !


              • tf1Goupie 2 mai 2013 13:45

                C’est exactement ce que dira un déçu de la meteo.

                En tout cas il faudra qu’on m’explique un jour en quoi l’appauvrissement peut être un objectif intéressant.

                La seule science exacte qui plaira à certains c’est la religion : c’est ainsi parce que Dieu l’a voulu.


              • caleb irri 2 mai 2013 13:51

                @ tf1Goupie

                Ce n’est pas la volonté d’appauvrissement qu’il faut condamner, mais celle d’enrichissement qui, dans un système capitaliste, fait que ceux qui s’enrichissent le font inévitablement sur le dos des autres...


              • JL JL 2 mai 2013 14:00

                ’’Ce qui arrive est, à peu de chose près, ce qu’ont prévu ceux qui gouvernent et, s’il y a une erreur, elle est rapidement corrigée. On refuse simplement d’admettre que ce qui arrive, crise et appauvrissement systémique inclus, est précisément ce qu’on veut qu’il arrive.’’ (PJCA)

                Et encore, ce n’est même pas évident : leur compétence n’est pas de faire qu’il arrive ou non des crises ; leur seule compétence est de faire que, quoi qu’il advienne, ce sera bon pour eux.

                C’est ce qu’on peut appeler le terrorisme pragmatique : faire tout son possible pour que le résultat des courses soit toujours payent. Une autre façon de dire : socialisation des pertes, privatisation des profits.


              • tf1Goupie 2 mai 2013 14:32

                @ L’auteur,

                Si vous cueillez une pomme vous vous enrichissez au détriment du pommier, alors arrêtez de manger des pommes.

                Votre ideologie vous fait perdre votre bon sens ; vous êtes complètement dépassé par l’absurdité de la vie.
                Vous en venez à dire que l’appauvrissement c’est bien !
                Faites attention, à force de lire des livres vous en devenez inhumain. Vous feriez mieux de cultiver votre jardin.


              • pergolese 3 mai 2013 09:54

                En somme vous nous expliquez que l’économie n’est ni prévisible ni « contrôlable » (car c’est lié). Comme la météo et probablement pour les mêmes raisons.

                Essayez d’expliquer cela (j’ai essayé de le faire un jour) et on vous regarde d’un drôle d’air en vous prenant pour un fou...


              • Traroth Traroth 3 mai 2013 14:09

                « Si vous cueillez une pomme vous vous enrichissez au détriment du pommier »


                On est comme ça quelques-uns à ne pas reconnaitre aux pommiers les mêmes droits qu’aux être humains...

              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 4 mai 2013 20:39

                @ l’auteur.


                Je crois que vos conclusions sous-estiment les progrès des sciences du comportement.. Mais je ne suis pas persuadé que ce soit un mal. Comme certains philosophes, il faut parfois choisir entre le bien, le beau et le vrai ...


                PJCA

              • Prometheus Jeremy971 2 mai 2013 04:23

                le FMI s’est (encore) « trompé », et reconnaît officiellement son erreur, à tel point qu’on est en droit de se demander si en définitive toute notre science économique, exclusivement fondée sur la mathématique, ne serait pas une vaste fumisterie destinée à faire accepter aux peuples des conclusions considérées comme scientifiques alors qu’elles ne sont en réalité que des « arrangements » politiques ou financiers destinés à justifier leur ignorance sur la complexité (incalculable) d’un système qui fonctionne tout seul et sans raison.

                Bien très, très bien. Vous êtes tombé juste. Vous avez un début de réponse avec ces articles :

                L’économie comportementale : l’économie de demain
                L’Homo economicus contre l’Homo irrationalis
                Théorie économique pour un homme irrationnel
                Le principe de Lucifer

                ou encore

                Economie comportementale : Homo economicus repensé

                ou cette vidéo

                L’économie comportementale peut elle faire le bonheur des c
                itoyens

                "L’approche classique de la théorie économique consiste à postuler la rationalité des acteurs. Mais la psychologie expérimentale des décisions a généré, depuis les années 1960, un courant d’études, l’économie comportementale, qui montre la pluralité des normes qui guident nos choix. "


                • Ruut Ruut 2 mai 2013 07:28

                   Pierre JC Allard , c’est quoi l’intérêt de détruire économiquement son peuple ?

                  J’espère ne pas déjà connaitre la réponse.


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 4 mai 2013 19:53

                    La réponse d’école, c’est que l’on ne veut pas détruire économiquement son peuple mais simplement en rendre certains éléments un peu plus « égaux » ( riches) que d’autre. Simple...


                    Simple, mais faux. Un monde en croissance technologique n’est pas un jeu à somme nulle. La science nous a donné une société d’abondance où nous pourrions, en collaborant, être TOUS beaucoup plus riches.

                    On ne le fait pas, parce que ceux qui ont tout, y compris le pouvoir et plus de richesse qu’ils pourraient en consommer, JOUENT à s’arnaquer les uns les autres pour donner un sens à leur vie. Le jeu des uns est devenu plus important que la vie des autres. C’est ça, la véritable horreur.

                    PJCA

                  • daniel paul 2 mai 2013 08:09

                    Merci beaucoup caleb, on en redemande smiley

                     Vivre ensemble, enfin nous vivons les uns contre les autres, en opposition aux autres ,sauf si je peux en tirer un profit , psychologique et ou matériel.....profit le mot est lâché.. !!
                    la vie de couple est aussi une économie miniature....tant que la balance profit perte sexuelle et pseudo affective est équilibrée ça va, des qu’elle passe en case perte donc au rouge, c’est fini..

                    Contrairement à ce que une analyse même sérieuse mais toujours superficielle peut révéler,il y a derrière chaque action réaction, un ou des motifs précis...

                    Hélas notre superficialité de plus en plus grandissante due entre autre à la spécialisation à outrance,fait de nous tous de parfaits crétins, dans la plupart des domaines ,tout en ayant l’impression d’en comprendre un maximum....c’est ça l’avantage des mots , ça n’a pas besoin d’être vrai..

                    L’économie c’est simplement le vol du travail collectif fait par de vrais travailleurs pour une classe dirigeante mégalo, perdue dans sa vie en général,terrorisée par demain donc la mort comme tous mais en pire,bien pire , se contentent d’être purement intellectuelle ,parasitaire tout en ayant l’impression de tout faire ,ce qui est entièrement faux,un architecte n’a jamais en fait rien construit......bref au niveau de la tribu c’est le schéma du chef totalitaire et faitneant , qui quand il parle travail, parle de celui que les autres font faire pour sa richesse personnelle..
                    pourquoi ce désir forcené d’accumuler serait une bonne question.....
                    Mais là encore une approche de compréhension du sujet n’est pas pour aujourd’hui ni pour demain...faut bosser pour l’empire actuel comme pour ceux du passé et de demain jusqu’à la dernière goutte d’or noir..après ce sera sauf qui peut pour chacun...je vous avoue que ça commence à m’amuser ,car la peur n’est plus dans le camps de l’opprimé seulement mais de cette formidable élite que l’univers nous envie et qui jours après jours gagne la partie de monopoly..bien sur en trichant sans arrêt..grâce à ? la banque bien sur !! CQFD

                    Je l’ai vu en songe, la ficelle qui maintient l’empire à flot est si ténu que ,elle peu casser même avec un incident mineur.....et comme c’est un château de carte , le moindre courant d’air peut être fatal...bon si c’est pour refaire la même chose, autant laisser l"empire gagner je pense...


                    • gaijin gaijin 2 mai 2013 09:17

                      « .c’est ça l’avantage des mots , ça n’a pas besoin d’être vrai »
                      ++++++++++++++++++
                      c’est tout a fait ça : on pense le réel au lieu de le vivre
                      la plupart des mots « complexes » ne désignent rien de réel mais recouvrent un fatras ( c’est un joli mot fatras ça rime avec fracas ) de préconceptions sur lesquelles on n’est en général pas foutus d’être d’accord.
                      « rationalité » en est un exemple a un certain moment on a postulé que l’homme pouvait être rationnel et que ça irais mieux s’il l’était ......
                      a partir de là chacun s’est ingénié a faire croire qu’il l’était malgré des comportements individuels et collectifs qui démontrent l’évidence du contraire a chaque instant.

                      ainsi nos dirigeants :
                      de petits êtres mesquins animés de pulsions primaires : peur, avidité, colère .....
                      un grand nombre d’individu animés des mêmes pulsions semblent avoir un comportement complexe et organisé c’est ce que l’on constate par exemple dans un banc de sardines :
                      https://www.youtube.com/watch?v=24Zs4r6rhLA
                      a partir de là on peut avoir l’impression qu’une pensée cohérente ( voire un démiurge ) est a l’ oeuvre .......
                      mais ce n’est qu’une illusion mentale tout a fait similaire a une illusion d’optique
                      ( pour les ésotéristes merci de vous souvenir qu’un égrégore n’est jamais d’un « niveau » très supérieur a celui de la moyenne des individus qui le composent )

                      en bref toutes nos analyses sociales, politiques, économiques sont des illusions d’optique engendrées par notre incompréhension du langage et de son rapport a la pensée.
                      la « science » qui nous permettrait de sortir de cette impasse existe pourtant depuis un siècle
                      il s’agit de la sémantique générale .......

                      daniel paul
                      « .bon si c’est pour refaire la même chose, autant laisser l »empire gagner je pense..."
                      oui et non ( enfin peut être non )
                      il est évident que l’on ne peut que faire la même chose, la seule issue possible étant celle de la prise de conscience et de l’évolution individuelle .
                      cela dit il faut aussi tenir compte des dégats humains : tous les empires sont structurellement les mêmes mais certains sont pires que d’autres ........
                       


                    • caleb irri 2 mai 2013 13:45

                      @ daniel paul

                      il existe aussi le « don gratuit » , qui ne nécessite pas de retour, au moins dans l’intention : j’en avais fait une ébauche http://calebirri.unblog.fr/2010/04/25/lexperience-de-la-gratuite/ ...


                    • daniel paul 2 mai 2013 14:24

                       Salut gaijin

                      on en reparlera je pense..

                      @+


                    • daniel paul 2 mai 2013 14:34

                       Salut caleb...merci du lien que je viens de parcourir à grandes enjambées ..trop vite donc...je le lirais à tête reposée ..

                      tu sais l’argent, je le perçois très clairement comme n’ayant pas d’existence du tout, il n’existe pas, il est l’illusion voulu par beaucoup , une illusion , un mirage qui prends une forme de papier et qui représente le désir cupide de...voler ..les autres..sans l’argent seule la violence physique permet de voler...l’argent fait croire a l’exploité qu’il peut être lui aussi riche à milliards...

                      Comme je le dis souvent dans le troupeau de mouton qui a un besoin vital de l’autre pour exister ? le berger ou les moutons ?

                      Il n’ y aura jamais de capitalisme sage car il ne s’ arretera jamais parce que par nature il rends les gens de plus en plus insatisfait car ce qu’ils trouvent dans un tel comportement ne leur amène pas le merveilleux paradis espéré mais l’enfer du + toujours+ et sa frustration permanente....sa nature est perverse....par capitalisme j’entends aussi bien sur toute forme de pouvoir pyramida, à la russe , à la chinoise etc etc etl..
                      re salutations..
                      le troupeau n’a pas besoin de berger....


                    • JL JL 2 mai 2013 09:05

                      Bonjour caleb irri,

                      je ne peux que vous approuver.

                      Les gouvernements de la Communauté internationale - ceux qui sont inféodés à l’Empire - ont deux objectifs occultes : détruire les États nations, et pratiquer la ’bonne gouvernance’ au profit de la banquocratie. De fait, ces deux objectifs n’en font qu’un.

                      Rappelons que la gouvernance se fait par les chiffres et le gouvernement par les lois.

                      Ce que les médias industriels nous présentent comme la bonne gouvernance est toujours celle qui est pratiquée mais chut, il ne faut pas le dire, au nom du principe de Cocteau qui s’exprime par la formule  : « Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs. »

                      Le savoir faire de la banquocratie est non seulement de savoir tirer un grand profit personnel de cette médiocrité, mais de surcroit, d’organiser cette ruine. Les pompes à phynance et la déliquescence des économies occidentales sont comme la poule et l’œuf.

                      A titre d’exemple, cette information : L’Eurex, plus grand marché mondial des produits à terme s’apprêtait à commercialiser, à partir du 16 avril 2012, un nouveau contrat à terme sur la dette française à long terme, baptisé FOAT (pour French Obligations Assimilables du Trésor).

                      Ce genre de contrat est une sorte de ’contrat’ dans le sens qu’il a dans la mafia, passé avec les spéculateurs sur la tête de l’État nation. Nul doute que si Hollande s’est fait gentil avec la finance, c’est pour dissuader Eurex de lancer ce maudit contrat.

                      Les médias industriels nous soutiennent que les gouvernants des États nations de la fameuse ’Communauté internationale’, appelés démocratie pratiquent une bonne gouvernance quand ladite gouvernance détruit leur propre État nation.

                      Le plus cocasse c’est que, dans le même temps, les mêmes médias nous soutiennent que les dirigeants des pays non alignés appelés pour la circonstance, dictateurs, détruisent, non pas leurs pays, mais leurs peuples, avec des armes de destruction massive.

                      Comme la Pravda en son temps, les médias industriels occidentaux nous énoncent la vérité, à condition de comprendre le contraire de ce qu’ils disent et écrivent.

                      « La liberté de la presse est entière ; il suffit d’avoir les milliards nécessaires.  » (Alfred Sauvy)

                      Ceci explique cela.


                      • JL JL 2 mai 2013 09:20

                        Objectif : destruction des Etats nations :

                        ’’La politique de la City, de Wall-Street, et de l’oligarchie financière en général, est de détruire les Etats nations" (Jacques Cheminade)


                      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 4 mai 2013 20:19

                        @ JL in re : Cheminade


                        On peut dire, mais lentement et en faisant durer le plaisir, car le pouvoir est déjà tout entier dans les mains de l’oligarchie financière et les risques que ce soit contesté sont minimes. La seule révolte à laquelle on peut penser devrait s’appuyer sur un mouvement religieux. Une croyance irrationnelle qui convaincrait une majorité effective des gens - au mépris de leurs intérêts immédiats - de NE PAS obéir aux diktats de l’oligarchie véhiculés pas les médias et soutenus par une corruption illimitée. Ni l’Islam ni les fondamentalistes n’en sont là... et s’ils y parvenaient le remède pourrait être pire que le mal.

                        En fait, l’oligarchie a le système qu’elle veut et ne cherche qu’à le garder en bon état de marche. Nous avons le petit pain que nous voulons et ne demandons qu’à le bouffer tranquilles.Tout ce qui est prévisible est sous contrôle. Seul un imprévu changera la donne.

                        PJCA




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